Avertir le modérateur

02/07/2012

Fusillade en plein centre-ville à Lille: deux morts et cinq blessés

120701093716455_28_000_apx_470_.jpgDans la nuit de samedi à dimanche, après que l’entrée de la discothèque «Théatro» lui ait été refusée par le physionomiste de l’établissement, un individu, de retour peu après sur les lieux muni d’une  arme lourde «type kalachnikov », a tiré sans discernement faisant 7 victimes.

Bilan de la fusillade : deux morts – une employée au  vestiaire placé à l'entrée de la boîte de nuit, et un client – cinq blessés par balles, dont l’un est dans un état grave – le physionomiste et des clients –.

L’homme, âgé de 31 ans, a rapidement été identifié. Originaire de Tourcoing bien  connu  des services de police – impliqué par le passé dans plusieurs affaires de vols, d’abus de confiance, de violences volontaires et également de trafic de stupéfiants – est considéré comme un délinquant violent et dangereux.

Il aurait, à priori, agi seul, mais la participation éventuelle d’un complice à sa fuite n’est toutefois pas écartée. Il est recherché depuis ce dimanche matin par les services lillois compétents en la matière pour «assassinat», «tentative d'assassinat» et «détention d'arme de guerre de première catégorie».

L’homme qui pourrait avoir pris la fuite à l’étranger n’ayant pas encore été interpellé, il est pour l’heure difficile de se prononcer sur le fond de l’affaire.  Quoi qu’il en soit les forces de l’ordre sont convaincues «qu’il ne se laissera pas arrêter facilement».

Sans préjuger des suites judicaires de cette tragique affaire, d’ores et déjà des questions se posent.

D’abord, comment un individu connu des services de police peut-il sans difficulté apparente, après une altercation à l’entrée d’une boite de nuit, revenir sur les lieux du différend avec une arme de guerre et tirer à tout va ? Le bilan aurait pu être plus considérable. Au moment de la fusillade, il y avait, en effet, 200 à 300 personnes sur la piste de danse de la boite de nuit.

Cette question pour nombre de nos concitoyens – qui ne supportent plus les polémiques politiques stériles droite contre gauche, qui n’en finissent pas et au terme desquelles rien n’est vraiment résolu – revêt une importance capitale quant au futur de notre démocratie.

Pourquoi ? Parce que même en n’ayant pas fait de grandes études ils savent bien qu’on ne se procure pas une arme de norvège 22 juillet.jpgguerre comme on achète une baguette de pain. Ils savent aussi instinctivement qu’il faut être dans un état d’esprit bien particulier – qui n’a rien de commun avec l’esprit d’une collectivité démocratique normale –  pour s’en procurer et au-delà aller jusqu’à s’en servir. De plus ils redoutent pour leur propre sécurité.

422447.jpgEnsuite, comment se fait-il que de telles armes soient en circulation sur le territoire alors même que celles-ci y sont interdites, qu’elles n’y sont pas fabriquées – donc qu’on ne peut pas les voler - et que pourtant leur utilisation y est aussi répandue ?

Lille n’est pas la seule ville où il est fait état d’utilisation d’armes de guerre, ici pour s’attaquer à une banque ou un transport de fonds blindé, là pour un règlement de compte entre voyous, là encore pour perpétrer un crime raciste ou terroriste.

Hier Toulouse, Marseille, Paris, Lyon, Grenoble, aujourd’hui Grenoble.jpgLille; les grandes métropoles urbaines françaises sont toutes touchées par cette lèpre qui à chaque fois fait des victimes innocentes, crée un climat délétère de perte de confiance dans les services de l’état et pousse les gens à l’exaspération, la haine et les raisonnements à courte vue.

Enfin comment se fait-il qu’en l’état notre système de répression pénal ne soit pas plus dissuasif, que la situation se dégrade de jour en jour et  qu’une lente dérive à l’américaine de la vie au quotidien dans les grandes villes de l’hexagone se développe et tout laisse à penser que l’état est impuissant face à ce phénomène?

Même si à New-York par exemple une vigoureuse action a été menée dans les quartiers chauds avec quelques succès il y a quelques années, aux États-Unis – pays qui s’est construit dans la liberté, le colt à la ceinture et la violence au cœur – de telles tragédies sont presque banales et quotidiennes.

tuerie-toulouse-532490-jpg_363092.JPGEn France, on peut avancer sans risque de se tromper que les mêmes causes ne produiront pas les mêmes effets. Il faut s’attendre, à relativement brève échéance, si des solutions efficaces ne sont pas rapidement trouvées, à devoir face à une réaction du corps social en demande croissante d’autorité alimentée par une insidieuse propagande raciste et xénophobe qui ne pourra à terme qu’aboutir à l’instauration d’un état non républicain.

Au-delà des questions économiques et sociales dont on doit bien sûr tenir compte dans l’évaluation des situations dans tels ou tels quartiers et telles ou telles zones de non droit abandonnées, il est d’une absolue nécessité de regarder avec lucidité l’état de cloisonnement qui existe entre les différentes structures de l’état – justice, police, douane, gendarmerie, prisons  – et d’en tirer les conclusions qui s’imposent.

Trois+singes-300x209.jpgCe cloisonnement conduit à des blocages qui ne profitent aujourd’hui qu’aux criminels et aux récidivistes sans scrupules. Chacun sûr de son bon jugement campe sur ses positions pendant que la paix civile se dégrade et que montent en politique la notoriété des extrêmes.

Il n’est pas normal qu’à chaque fois qu’une tragédie se produit, il puisse être donné aux médias la possibilité de nous rejouer le film de l’éternelle et bêtement réductrice opposition entre le bon éducateur de rue contre le méchant policier, le juge laxiste contre le policier rigoureux, le pauvre délinquant victime et la méchante société coupable, la bonne gauche humaniste contre la méchante droite fasciste, et maintenant la gauche de droite contre la gauche vraiment de gauche.

Cela suffit ! Il y a aussi à se poser la question du rôle des médias de grande écoute dans le traitement de ces affaires sous l’angle quasi exclusif du fait divers et de la chicaya entre les hommes et les femmes en charge du maintien de l’ordre et de la loi.

A ce rythme c’est la société toute entière et son modèle qui finira par partir totalement en c…..e. «Le poids des mots le choc des photos» ne saurait à lui seul, au contraire, suffire à construire la stabilité d’une démocratie et d’un corps social juste et apaisé.

Une mission mixte et transversale rassemblant des citoyens, des fonctionnaires, des politiques,  des professionnels de l’audio- visuel et des médias doit pouvoir être désignée par le 1er ministre avec l’engagement de celui-ci de soumettre au parlement, en vue de leur immédiate application, les propositions qui auront été élaborées durant la période de travail dévolue.

Concrètement il s’agira de fixer à cette mission de conduire ses travaux en vue d’explorer toutes les solutions pour qu’un coup d’arrêt soit porté à la dérive qui, au plan sécuritaire et malgré les importants financements qui y sont consacrés, se développe sur notre territoire .

Aux coupables une mise au ban de la société durable et efficace.

Il ne peut y avoir de compromis ou de concession sur la question du respect de la loi collective. Les victimisations de quelque ordre qu’elles soient ne sont plus de mise. Il importe peu aux familles des victimes de savoir d’où vient celui qui a pris la vie de leurs parents. Ce à quoi chaque citoyen aspire c’est d’abord et avant tout de ne pas avoir à pleurer qui une fille, qui un fils qui un père une mère ou un ami.

Rien ne peut justifier, la violence, le crime, la récidive ainsi que le non-respect de la loi et de la force publique. Rien, pas plus le chômage et  la pauvreté que la richesse ou le pouvoir. Les voyous pleins aux as et « bien élevés » des beaux quartiers qui ont aussi leur part d’ignoble et cynique délinquance sont à mettre au même niveau que les soi-disant révoltés des zones de non droit pourvoyeurs d’armes et de drogues.

marianne_par_Bernard_Buffet-8-85063.jpgLa majorité et l’opposition républicaines doivent sur ce sujet cesser de s’agresser à polémiques perdues et fausses querelles. Il faut désormais ouvrir les yeux sur les réalités, faire bloc et faire face ensemble. Faute de quoi l’une et l’autre seront emportés comme fétu de paille aux prochaines échéances électorales pour le plus grand malheur de notre histoire.

Les solutions ne sont pas simples, personne ne le croit ! Mais diable, que l’on se donne enfin les moyens d’en finir avec cette plaie qui gangrène tout : les cerveaux, les rapports citoyens et les perspectives d’avenir!

Le Changement c’est probablement cela aussi et ce n’est pas être «facho» que de le dire!

 

11:37 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lille, police, théatro, tuerie de lille | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

19/06/2012

Victoire sans appel pour le PS et ses alliés 314 sièges sur 577

media_xll_4913554.jpgAu soir du 17 juin Jean-Marc Ayrault peut se féliciter des résultats du 2ème tour de scrutin des législatives. Son objectif d’assurer à François Hollande une majorité stable et cohérente est largement atteint.

 Les résultats bruts

PS-2-e09ba-cd4dc.jpgSelon les décomptes effectués par les services du Ministère de l’Intérieur pour la métropole et l’outremer, le Parti Socialiste a obtenu 280 sièges, ses alliés proches PRG et MDC 34 sièges soit au total au total 314 sièges pour une assemblée qui en compte 577.

François Hollande pourra donc compter sur une majorité absolue pour mettre en œuvre les 60 propositions de son « programme de changement dans la justice » qu’il a proposé aux Français.

A cette majorité absolue il convient, pour évaluer le nouveau 3985492-6040872.jpgrapport de force droite gauche au Palais Bourbon, d’ajouter les autres députés de gauche qui ont été élus ce dimanche. Ils sont 10 pour le Front de gauche de Mélanchon, 17 pour Europe Ecologie les Verts et 2 pour les indépendantistes martiniquais.

2010.12.06_logo-facebook.pngDe son côté l’opposition totalise 229 sièges. 194 pour l’UMP, le NC 14, les Radicaux de Jean-Louis Borloo 6 et les divers droite 15.

 

 

L’extrême-droite quant à elle comptera 3 élus dont 2 FN et le Modem 2 élus.

Les faits marquants

Le taux de participation enregistré à cette élection est le plus faible depuis des dizaines d’années. Cette situation est tout simplement préoccupante pour le bon fonctionnement démocratique des institutions.

A croire que, le Président de la République élu, les électeurs considèrent qu’il n’est pas utile de se déplacer pour la désignation de la représentation nationale. Le mode de scrutin majoritaire à deux tours et le choix du calendrier conforte probablement cette tendance à la baisse.

Pour le futur l’introduction d’une dose de proportionnelle, promise par le Président de la République devrait pallier cette dérive tout en assurant une meilleure représentativité des courants d’idées à l’Assemblée.

1699656_3_f3e9_francois-bayrou-le-10-mai-a-paris_fdcabd5f591d9a8380549c1e58850677.jpgLa défaite à Pau de François Bayrou entérine dans l’immédiat la disparition d’un Centre indépendant au cœur du paysage politique français. Ce recul du score centriste résulte du choix de Nicolas Sarkozy d’imprimer durant sa campagne présidentielle une chasse aux électeurs du Front National.

Les dirigeants de l’UMP obsédés par la menace « bleue marine » et la crainte de voir l’unité de leur mouvement éclater, n’ont pas cru devoir clarifier la situation. Tirant de cette situation ambiguë, qui a  laissé à penser aux électeurs modérés que les seuls alliés possibles de l’UMP pouvaient être le FN, ceux-ci ont reporté leur choix sur les candidats du Parti Socialiste.

Ce débat éludé pendant la campagne législative ressurgira à l’UMP lorsqu’il s’agira de désigner le prochain patron qui conduira la bataille des municipales en 2014. Là encore le mode de scrutin qui pousse à la bipolarisation n’a pas aidé.

Si la Présidente du FN, battue par le socialiste Philippe Kemel, n’a pas réussit son pari de gagner dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais à Hénin-Beaumont, l’entrée au parlement de trois membres de l’extrême-droite, dans un scrutin majoritaire à deux tours constitue pour le Front National une réussite indéniable qui va peser dans le débat durant le quinquennat.

De même il faut s’attendre à ce que cette incursion du FN ne soit sans conséquences à l’UMP où certaines figures n’ont pas fait mystère de leurs proximités idéologiques avec les thèses frontistes. Il reste toutefois que les plus en pointe des candidats UMP sur cette ligne, Nadine Morano à Toul et Claude Guéant dans la 9e circonscription des Hauts-de-Seine, ont été battus.

 

melenchon-henin-beaumont_scalewidth_630.jpgLa nette victoire, à ces élections législatives, du Parti Socialiste le dispensera de la nécessité d’être appuyé au Parlement par la gauche radicale de Jean-Luc Mélanchon dont les positions à la fois sur l’Europe et sur l’économie sont assez difficilement compatibles.

 

1504910_201106109877487-1_298x224.jpgIl en est de même pour les Verts qui, malgré un accord de gouvernement passé en échange de circonscriptions gagnables, ne semble pas très décidés à se comporter en alliés loyaux – l’épisode de la dépénalisation du cannabis entre les deux tours et les récentes déclarations de Noël Mamère à propos du vote des étrangers en sont les symboles représentatifs.

L’ensemble des ministres du Gouvernement Ayrault qui se sont 3470413227.jpgprésentés ont été élus confortablement avec une mention particulière pour Marie-Arlette Carlotti qui s’est imposée dans la 5ème circonscription des Bouches du Rhône, à Marseille face à Renaud Muselier et Stéphane Le Foll qui est allé s’imposer dans la 4ème circonscription de la Sarthe l’ancien fief de François Fillon.

Un regret

La défaite de Ségolène Royal dans la 1ère circonscription de Charente-Maritime restera comme une ombre sur la victoire du PS.

Battue par un dissident socialiste arrivé derrière elle au 1er tour, la Présidente de la Région Poitou-Charentes a été victime d’une « arnaque politique » – « une trahison politique » a-t-elle dit – qui ne bénéficiera à personne tant elle décrédibilise ceux qui l’ont ourdie.

Olivier Falorni, qui a bénéficié de la complicité active des dirigeants de la droite charentaise, ne doit son élection qu’à un report massif de voix de l’UMP et de l’extrême droite, ne siègera pas au sein du groupe socialistes pas plus qu’il ne pourra se prévaloir à terme d’un quelconque nouveau soutien de l’opposition. Sa carrière est largement compromise.

Il restera à jamais celui qui a fait mieux, dans cette législative 2012, qu’Eric Besson dont on se souvient qu’il fut ce membre félon de l’équipe Royal qui avait rejoint Nicolas Sarkozy en pleine campagne présidentielle en 2007 pour le prix d’une charge ministérielle.

h-4-2061491-1295541115.jpgSégolène Royal ne présidera pas l’Assemblée Nationale. Certains caciques du PS comme Lionel Jospin, Laurent Fabius ou Philippe Marchand s’en réjouiront peut-être. Ses concurrents de droite en Poitou-Charentes probablement aussi. Ils ont tord car Ségolène Royale, seule femme en France à d’être hissée jusqu’à une finale présidentielle, en avait les qualités.

Et maintenant

La victoire est nette, sans bavure. La question est désormais de savoir ce qu’il en sera fait.

 

media_xll_4913089.jpgFrançois Hollande a en main toutes les cartes pour mettre en œuvre son programme. Il dispose d’amis sûrs tant au Sénat qu’au Palais Bourbon pour faire avancer le changement. La campagne législative est terminée, l’opposition est semble-t-il décidée à remplir son rôle de façon constructive et intelligente. La voie pour agir en formant des majorités d’idée est ouverte. Elle peut  être une méthode pour agir et rassembler.

Les Français qui lui ont fait confiance, d’abord en l’élisant Président de la République puis en lui accordant une majorité absolue ne lui pardonneraient pas de ne pas honorer le mandat qu’ils lui ont accordé.

En 1981 François Mitterrand et ses amis avaient promis de changer la vie, il ne leur a pas fallu longtemps pour changer d’avis et se couler dans le moule du politiquement correct à la fois bruxellois et atlantiste.

En 2012 sans vouloir nier les contraintes des crises qui secouent la planète, mais aussi celles de la France – hollande.jpgdésindustrialisation, dette publique, déficit budgétaire, déficit commercial, chômage,  santé, environnement, transition énergétique – François Hollande doit, car il en a les moyens, imposer une voie social-démocrate nouvelle en Europe à ceux des dirigeants qui ne cessent de soutenir un modèle économique qui pour l’heure fait payer aux plus faibles et à la nature les dégâts d’une crise qui ne profite prioritairement qu’aux spéculateurs.

Pour conduire le changement dans la justice que les Français attendent, il faudra, par exemple, faire comprendre à la 3709284.jpgChancelière allemande mais également au Premier Ministre anglais, que le Président de la République française n’est pas un caniche que l’on ballade lors des réunions internationales ou un velléitaire à qui l’on peut imposer de se renier un mois après avoir été élu.

Plus qu’un chef de file des pays du Sud de l’Europe nous attendons de François Hollande qu’il agisse, face à la mécanique implacable des maîtres de la City, de la justice-300x200.jpgBundesbank et de Wall-Street, comme un dirigeant responsable qui impulse, en Europe et sur la scène internationale une politique de non alignement qui privilégie le sort des hommes et des femmes ainsi que celui de la nature avant celui de la folie spéculative actuelle des banques et les multinationales.

Saura-til le faire ? Pourra-t-il le faire? C’est le pari que nombre de nos concitoyens ont tenté en renvoyant Nicolas Sarkozy à ses amis du MEDEF, à ses futures entrevues avec la justice et à ses réunions au Conseil constitutionnel.

1693608_02-france-overseas-fire-69_140x80.jpgLa réussite est impérative car au bout d’un nouvel échec pointerait à coup sûr la révolte populaire et le museau pourri des dictatures et de la guerre.

La responsabilité est lourde. Le défi est exaltant. Le courage et l’abnégation sont nécessaires ainsi que l’unité et le rassemblement des forces citoyennes. 

17/06/2012

Le MEI d’Antoine Waechter a des vapeurs.

 

Antoine Waechter, président du Mouvement des Ecologistes Indépendants, soutien mou d’Eva Joly à 14.jpgl’élection présidentielle avait au soir du premier tour claironné que le MEI ne donnerait aucune consigne de vote pour finalement se raviser et annoncer du bout des lèvres un très tardif ralliement à François Hollande.

 

Pour la petite histoire au moment des primaires d’Europe-Ecologie Les Verts, alors que Nicolas Hulot avait le vent en poupe, «l’opportuniste du Sundgau» ne reculant devant rien, s’était mis à ses côtés disant pis que pendre d’Eva Joly. En octobre 2010 il avait pourtant fustigé ceux des militants au sein du MEI qui trouvait le promoteur du « Pacte Ecologique » plutôt représentatif.

 

Aujourd’hui voilà Antoine Waechter en désaccord avec son nouveau Vice-président alsacien Laurent Boitelle. Cette fois encore c’est la ligne politique qui a fait question.

antoine-waechter-et-jacques-fernique-photo-j-m-l.jpgLe stratège autoproclamé de ce qui reste du MEI, et son second ne se sont pas mis d’accord sur le candidat à soutenir dans la 6ème circonscription du Haut-Rhin. La confusion la plus totale règne désormais au «royaume de Lilliput» !

 

Le vice-président, Laurent Boitelle – candidat MEI dans la 6ème Mulhouse nord-Wittenheim-Illzach-Sierentz – a, jeudi dernier, appelé ses électeurs à soutenir, pour le second tour des législatives, le candidat de la droite NC/UMP Francis Hillmeyer.

 

De son côté, Antoine Waechter a décidé d’un choix différent. Il s’est prononcé pour un soutien à la candidate socialiste « le MEI apporte son soutien à Malika Schmidlin Ben M’Barek ». « Ce soutien traduit le souhait des écologistes de participer à une alternative majoritaire capable de mettre en œuvre leur projet » a-t-il ajouté n’hésitant pas à parler au nom des «écologistes».

 

Laurent Boitelle avait précisé dans son communiqué que son soutien résultait d’« un choix concerté motivé par la personnalité, l’expérience et l’esprit d’ouverture du député sortant ».

 

Faut-il comprendre qu’Antoine Waechter, inventeur de la glisse en zigzag alsacienne, avait dans un premier temps donné un accord à son second pour ensuite le lui retirer ? On peut faire confiance à Laurent Boitelle pour ne pas avoir décidé seul de la conduite à tenir. Ceux qui le fréquentent lui reconnaissent généralement de grandes qualités d’honnêté de probité intellectuelle et de fidélité à la parole donnée! Alors ……. ?

 

Quoi qu’il en soit ça chauffe maintenant dans ce qui reste de la maisonnette alsacienne occupée par les derniers obstinés du fan-club waechterien. Ils sont encore quelques-uns aux côtés de celui – ndlr Antoine Waechter – qui ces deux dernières années a tout raté et qui doit se demander aujourd’hui comment il va payer demain le loyer de la boutique.

 

C’est que le «grand stratège politique», qui il n’y a pas si longtemps, contre vents et marées, revendiquait encore plus de sept cents personnes au listing des adhérents, malgré l’apport conséquent des candidats de Cap 21 de Corine Lepage, n’a pas été capable de présenter 50 candidats en mesure d’obtenir plus de 1% au 1er tour des élections législatives.


article_euros.JPGCette condition n’étant pas remplie le MEI grâce à son champion de Président ne sera pas éligible au financement des partis politiques.

 

Autant dire que la fin est proche pour ce mouvement qui a vu passé tant et tant de militants sincères repartis dégoutés par l’incapacité «du taulier» à faire du mouvement dont il est encore le responsable autre chose qu’une petite cour sans projet au service de son unique personne et de ses desseins.

 

Les médiocres passent, les idées restent, dit l’adage ! Les Ecologistes sincères qui ont milité au MEI et qui ont été « débarqués » ou interdit de parole ne pleurent pas sur le lait répandu.

 

Pour eux l’heure est désormais à la refondation d’un mouvement écologiste digne, respectable et respecté déterminé à faire avancer les propositions pour faire face aux exigences nées de la crise sociale, économique, écologique et politique qui touchent nos générations et celles à venir.


image.pngUn mouvement où se retrouveront toutes celles et ceux qui ont à cœur de servir et non de se servir comme cela a malheureusement trop longtemps été le cas avec MEI d’Antoine Waechter.


Ont signé cette article

Jacques Maret, Bernard FRAU,


Source: DNA Dernières Nouvelles d’Alsace 15 06 2012 Grégoire Gauchet

 

 

 

12/06/2012

Législatives 1er tour : la majorité présidentielle devant!

De ce premier tour des élections législatives qui s’est déroulé dimanche il est possible d’ores et déjà de tirer un premier bilan, ce  à plusieurs niveaux.

Au plan général et global d’abord.

Trois faits marquants sont à prendre en compte dans ce scrutin : d’une part l’abstention record – 57,52% des électeurs se sont déplacés pour voter,  alors qu’ils avaient été 79,46 % à François Hollande, Ségolène Royal, Valérie Trierweiler, Jean-François Coppé, Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen, François Bayrou, Jean-Luc Mélanchon, Martine Aubry, Nadine Morano, Nathalie Kosciusko Morizet, Georges Tron, Eric Raoult, Gérard Longuet, Dominique Bussereau, Jean-Pierre Raffarin, Cécile Duflot, Maxime Bono, Jean Urbaniak, Jean-Marc Ayrault, PS, UMP, Front de Gauche, Europe-Ecologie Les Verts, Modem, Humanisme-Ecologie-République, Ecologie Politique, Front National, Ni Front National- Ni Front de Gauche, Mairie de La Rochelle, deuxième tour législatives, 17 juin 2012,     le faire pour l’élection présidentielle et 60,98% aux législatives 2007 –,  d’autre part la forte poussée de la bipolarisation des suffrages exprimés – PS et UMP réalisent chacune un score de 35% – et enfin pour le  Front National un résultat qui laisse espérer à ses dirigeants d’avoir des élus à l’Assemblée Nationale à l’occasion d’un scrutin majoritaire.

Au plan plus particulier ensuite

Quatre points méritent ici d’être soulignés.

François Hollande, Ségolène Royal, Valérie Trierweiler, Jean-François Coppé, Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen, François Bayrou, Jean-Luc Mélanchon, Martine Aubry, Nadine Morano, Nathalie Kosciusko Morizet, Georges Tron, Eric Raoult, Gérard Longuet, Dominique Bussereau, Jean-Pierre Raffarin, Cécile Duflot, Maxime Bono, Jean Urbaniak, Jean-Marc Ayrault, PS, UMP, Front de Gauche, Europe-Ecologie Les Verts, Modem, Humanisme-Ecologie-République, Ecologie Politique, Front National, Ni Front National- Ni Front de Gauche, Mairie de La Rochelle, deuxième tour législatives, 17 juin 2012,     En premier lieu, la bonne tenue du Front de Gauche qui malgré l’élimination de Jean-Luc Mélenchon, son courageux leader, permet à ce mouvement néo-communiste d’espérer un nombre  de sièges suffisants pour peser sur les choix futurs du gouvernement.

François Hollande, Ségolène Royal, Valérie Trierweiler, Jean-François Coppé, Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen, François Bayrou, Jean-Luc Mélanchon, Martine Aubry, Nadine Morano, Nathalie Kosciusko Morizet, Georges Tron, Eric Raoult, Gérard Longuet, Dominique Bussereau, Jean-Pierre Raffarin, Cécile Duflot, Maxime Bono, Jean Urbaniak, Jean-Marc Ayrault, PS, UMP, Front de Gauche, Europe-Ecologie Les Verts, Modem, Humanisme-Ecologie-République, Ecologie Politique, Front National, Ni Front National- Ni Front de Gauche, Mairie de La Rochelle, deuxième tour législatives, 17 juin 2012,     En second lieu il faut enregistrer l’effondrement total, l’échec, du Modem dont le leader François Bayrou, arrivé en troisième position à Pau, devra livrer bataille dans le cadre d’une triangulaire de tous les dangers –  11 points de  retard derrière la candidate du PS et 2 points derrière le candidat de l’UMP –.

Troisième point, la déconvenue d’Europe Ecologie Les Verts qui François Hollande, Ségolène Royal, Valérie Trierweiler, Jean-François Coppé, Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen, François Bayrou, Jean-Luc Mélanchon, Martine Aubry, Nadine Morano, Nathalie Kosciusko Morizet, Georges Tron, Eric Raoult, Gérard Longuet, Dominique Bussereau, Jean-Pierre Raffarin, Cécile Duflot, Maxime Bono, Jean Urbaniak, Jean-Marc Ayrault, PS, UMP, Front de Gauche, Europe-Ecologie Les Verts, Modem, Humanisme-Ecologie-République, Ecologie Politique, Front National, Ni Front National- Ni Front de Gauche, Mairie de La Rochelle, deuxième tour législatives, 17 juin 2012,     malgré un accord « en or » avec le PS de Martine Aubry n’a réussi à capter que 5,46% des suffrages exprimés et voit ainsi la possibilité de constituer un groupe à l’Assemblée Nationale assez largement compromise.

Quatrième et dernier point, ce scrutin a fait disparaitre des écrans radars le courant indépendant de l’Ecologie Politique qui lors des dernières élections européennes avait réussi, dans des conditions similaires de taux de participation, un score significatif à 4%. Ce courant est désormais à reconstruire complètement.

Les perspectives pour le second tour.

Sauf retournement de situation spectaculaire fort improbable – depuis toujours, quand les élections législatives suivent immédiatement l’élection présidentielle les électeurs François Hollande, Ségolène Royal, Valérie Trierweiler, Jean-François Coppé, Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen, François Bayrou, Jean-Luc Mélanchon, Martine Aubry, Nadine Morano, Nathalie Kosciusko Morizet, Georges Tron, Eric Raoult, Gérard Longuet, Dominique Bussereau, Jean-Pierre Raffarin, Cécile Duflot, Maxime Bono, Jean Urbaniak, Jean-Marc Ayrault, PS, UMP, Front de Gauche, Europe-Ecologie Les Verts, Modem, Humanisme-Ecologie-République, Ecologie Politique, Front National, Ni Front National- Ni Front de Gauche, Mairie de La Rochelle, deuxième tour législatives, 17 juin 2012,     confirment le choix qu’ils ont exprimé pour donner au nouveau président les moyens de mettre en application son programme – François Hollande, le 17 juin au soir, disposera d’une majorité stable et confortable à l’Assemblée Nationale, « pour conduire le changement » qu’il a promis aux Français lors de la campagne présidentielle.

Le total cumulé des voix de gauche au soir du 1er tour, 46,77%  – Cumul PS et ses alliés radicaux, les « divers » gauche,  EELV, le Front de Gauche –, soit plus de 10 points d’avance par rapport à l’opposition de droite le laisse à penser.

Restent quelques questions

Que feront dimanche les électeurs du Front National dans les circonscriptions où leurs candidats ne seront plus candidats, n’ayant pas été en mesure de franchir en suffrages la barre des 12,5% d’électeurs inscrits? Se désintéresseront-ils de ce 2ème tour ? Feront-ils battre les candidats UMP restés en course ?

François Hollande, Ségolène Royal, Valérie Trierweiler, Jean-François Coppé, Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen, François Bayrou, Jean-Luc Mélanchon, Martine Aubry, Nadine Morano, Nathalie Kosciusko Morizet, Georges Tron, Eric Raoult, Gérard Longuet, Dominique Bussereau, Jean-Pierre Raffarin, Cécile Duflot, Maxime Bono, Jean Urbaniak, Jean-Marc Ayrault, PS, UMP, Front de Gauche, Europe-Ecologie Les Verts, Modem, Humanisme-Ecologie-République, Ecologie Politique, Front National, Ni Front National- Ni Front de Gauche, Mairie de La Rochelle, deuxième tour législatives, 17 juin 2012,     Répondront-ils à l’appel de ceux qui comme Nadine Morano, l’ex-ministre de Nicolas Sarkozy en Meurthe et Moselle, ont explicitement déclarés qu’ils partageaient les mêmes valeurs que celles prônées par le Front National ?

Malgré les affirmations répétées des leaders nationaux de l’UMP qui disent rejeter tout accord avec le FN, notamment celles de Jean-François Coppé, qui au 2ème tour de l’élection François Hollande, Ségolène Royal, Valérie Trierweiler, Jean-François Coppé, Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen, François Bayrou, Jean-Luc Mélanchon, Martine Aubry, Nadine Morano, Nathalie Kosciusko Morizet, Georges Tron, Eric Raoult, Gérard Longuet, Dominique Bussereau, Jean-Pierre Raffarin, Cécile Duflot, Maxime Bono, Jean Urbaniak, Jean-Marc Ayrault, PS, UMP, Front de Gauche, Europe-Ecologie Les Verts, Modem, Humanisme-Ecologie-République, Ecologie Politique, Front National, Ni Front National- Ni Front de Gauche, Mairie de La Rochelle, deuxième tour législatives, 17 juin 2012,     présidentielle, pour faire élire son président, n’avait pas hésité à braconner durement sur les terres du parti d’extrême-droite, les discussions vont bon train localement. Il n’est que d’entendre les arguments développés par Gérard Longuet, Eric Raoult sur la question.

Qu’adviendra-t-il de la bataille de la Rochelle qui oppose Ségolène Royal à un candidat dissident PS, Olivier Falorni, qui refuse d’appliquer la règle républicaine à gauche qui veut que le candidat arrivé second au 1er tour se  retire au profit de celui arrivé en tête.

Olivier Falorni bénéficie aujourd’hui du soutien « vicieux » de Dominique Bussereau, Jean-Pierre Raffarin et de celui plus surprenant de…….  Valérie Trierweiler dont on se demande bien ce qu’elle vient faire dans ce débat alors que François François Hollande, Ségolène Royal, Valérie Trierweiler, Jean-François Coppé, Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen, François Bayrou, Jean-Luc Mélanchon, Martine Aubry, Nadine Morano, Nathalie Kosciusko Morizet, Georges Tron, Eric Raoult, Gérard Longuet, Dominique Bussereau, Jean-Pierre Raffarin, Cécile Duflot, Maxime Bono, Jean Urbaniak, Jean-Marc Ayrault, PS, UMP, Front de Gauche, Europe-Ecologie Les Verts, Modem, Humanisme-Ecologie-République, Ecologie Politique, Front National, Ni Front National- Ni Front de Gauche, Mairie de La Rochelle, deuxième tour législatives, 17 juin 2012,     Hollande, son compagnon dans la vie, la totalité du PS, Martine Aubry et Cécile Duflot en tête ainsi que Maxime Bono, le Maire de la Rochelle, sont aux côtés de la Présidente de la Région Poitou-Charentes et ex-candidate PS à l’élection présidentielle en 2007.

Quelques prises de positions claires néanmoins

Il faut noter qu’à Hénin-Beaumont dans la 11ème circonscription du Pas-de-Calais, Jean URBANIAK, le candidat du Modem soutenu par l’UMP, vient d’appeler à « empêcher l'entrée à l'Assemblée nationale » de Marine Le Pen et implicitement à voter pour le candidat du PS Philippe Kemel.

A ce moment précis Marine Le Pen a confirmé qu’elle appelait les électeurs frontistes à faire battre les ex-ministres de droite  Nathalie Kosciusko-Morizet et Georges Tron.

Roland Chassain, candidat UMP dans la 16e circonscription des Bouches-du-Rhône, a lui annoncé son soutien au second tour en faveur du candidat FN pour faire barrage au socialiste Michel Vauzelle.

François Hollande, Ségolène Royal, Valérie Trierweiler, Jean-François Coppé, Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen, François Bayrou, Jean-Luc Mélanchon, Martine Aubry, Nadine Morano, Nathalie Kosciusko Morizet, Georges Tron, Eric Raoult, Gérard Longuet, Dominique Bussereau, Jean-Pierre Raffarin, Cécile Duflot, Maxime Bono, Jean Urbaniak, Jean-Marc Ayrault, PS, UMP, Front de Gauche, Europe-Ecologie Les Verts, Modem, Humanisme-Ecologie-République, Ecologie Politique, Front National, Ni Front National- Ni Front de Gauche, Mairie de La Rochelle, deuxième tour législatives, 17 juin 2012,     De son côté, alors que le PS a choisi de faire appliquer face au FN la stratégie de désistement  républicain, l’UMP au plan national a décidé d’adopter la ligne, « ni FN, ni FG », édictée par Nicolas Sarkozy aux dernières élections cantonales

Pour le 17 juin un choix cohérent et responsable

Visiblement  en faisant ce choix, les leaders de  l’UMP ont décidé de faire une croix sur le deuxième tour des législatives 2012 au profit de la préparation de la prochaine bataille des chefs pour la direction de l’UMP. Chacun ayant en ligne de mire la future présidentielle en 2017…. si d’ici-là ce parti n’explose pas en vol miné par les ambitions personnelles et déchiré par le choix  idéologique que va leur imposer le Parti de Marine Le Pen.

Au-delà de l’écume politique des petites ambitions personnelles et des mauvais coups tordus, qui n’ont rien à voir avec l’intérêt général de la France, dimanche prochain François Hollande et Jean-Marc Ayrault devraient avoir en main toutes les cartes pour faire face à la double tâche qui leur incombent.

François Hollande, Ségolène Royal, Valérie Trierweiler, Jean-François Coppé, Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen, François Bayrou, Jean-Luc Mélanchon, Martine Aubry, Nadine Morano, Nathalie Kosciusko Morizet, Georges Tron, Eric Raoult, Gérard Longuet, Dominique Bussereau, Jean-Pierre Raffarin, Cécile Duflot, Maxime Bono, Jean Urbaniak, Jean-Marc Ayrault, PS, UMP, Front de Gauche, Europe-Ecologie Les Verts, Modem, Humanisme-Ecologie-République, Ecologie Politique, Front National, Ni Front National- Ni Front de Gauche, Mairie de La Rochelle, deuxième tour législatives, 17 juin 2012,     Faire vivre le changement dans la justice qu’attendent les Français de gauche, du centre et de l’écologie politique réaliste, tout en permettant à notre pays de reconquérir en Europe face à une Allemagne trop sure d’elle-même, un rôle que Nicolas Sarkozy n’aurait jamais dû lui faire perdre.

François Hollande, Ségolène Royal, Valérie Trierweiler, Jean-François Coppé, Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen, François Bayrou, Jean-Luc Mélanchon, Martine Aubry, Nadine Morano, Nathalie Kosciusko Morizet, Georges Tron, Eric Raoult, Gérard Longuet, Dominique Bussereau, Jean-Pierre Raffarin, Cécile Duflot, Maxime Bono, Jean Urbaniak, Jean-Marc Ayrault, PS, UMP, Front de Gauche, Europe-Ecologie Les Verts, Modem, Humanisme-Ecologie-République, Ecologie Politique, Front National, Ni Front National- Ni Front de Gauche, Mairie de La Rochelle, deuxième tour législatives, 17 juin 2012,     Dans la période très difficile de crise internationale écologique, économique, sociale et financière à laquelle sont confrontées les démocraties, dont celle de notre pays, faire le choix d’assurer à François Hollande une majorité stable est un choix de cohérence institutionnelle et républicaine qui doit mobiliser un maximum de citoyens responsables.

07/06/2012

Cannabis Duflot et les tontons fumeurs

Cécile Duflot, dépénalisation du Cannabis, Daniel Vaillant, François Rebsamen, Manuel Vals, François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Daniel Cohn-Bendit, Noël Mamère, Xavier Bertrand, Henri Guaino, EELV, Europe-Ecologie Les Verts, PS, UMP, Ecologie Politique, Nicolas Sarkozy, France Inter, BFMTV-RMC, AFP, drogues dures, drogues douces, légaliser le cannabis, dépénalisation contrôlée, tabac, alcool., La ministre du Logement Cécile Duflot, à quatre jours du 1er tour des élections législatives, vient  de se prononcer pour la dépénalisation du cannabis.


La droite s’étrangle.

Cécile Duflot, dépénalisation du Cannabis, Daniel Vaillant, François Rebsamen, Manuel Vals, François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Daniel Cohn-Bendit, Noël Mamère, Xavier Bertrand, Henri Guaino, EELV, Europe-Ecologie Les Verts, PS, UMP, Ecologie Politique, Nicolas Sarkozy, France Inter, BFMTV-RMC, AFP, drogues dures, drogues douces, légaliser le cannabis, dépénalisation contrôlée, tabac, alcool., Sur LCI, indigné, Henri Guaino, le passé conseiller du président de la République désormais en retraite Nicolas Sarkozy, a déclaré : « C'est vraiment un désastre moral, cette idée de légaliser le cannabis, les drogues douces comme si elles étaient douces, comme s'il n'y avait pas de rapport entre drogues douces et drogues dures ! ».

Alarmiste en diable, Xavier Bertrand, sur BFMTV-RMC, s’est lui empressé de souffler le vent nauséabond des affirmations sans fondement : « si la gauche l’emporte – ndlr aux législatives –, il y aura légalisation du cannabis. J’en suis persuadé » a-t-il affirmé.

Le gouvernement reste stoïque.

Côté gouvernement les propos incongrus de la Ministre du Logement, au regard de ses fonctions ministérielles, ont permis quelques mises au point de circonstance.

Cécile Duflot, dépénalisation du Cannabis, Daniel Vaillant, François Rebsamen, Manuel Vals, François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Daniel Cohn-Bendit, Noël Mamère, Xavier Bertrand, Henri Guaino, EELV, Europe-Ecologie Les Verts, PS, UMP, Ecologie Politique, Nicolas Sarkozy, France Inter, BFMTV-RMC, AFP, drogues dures, drogues douces, légaliser le cannabis, dépénalisation contrôlée, tabac, alcool., Ce jeudi, au cours d’un point de presse consacré à l’éducation, le Président de la République à propos de la dépénalisation du cannabis a très fermement  fait savoir : «Il n’est pas question qu’il y ait d’autres positions que celles que j’ai présentées aux Français pendant la campagne présidentielle»

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault ne s’est pas embarrassé de nuance, prenant nettement et rapidement ses distances il s’est borné à indiquer : «Le gouvernement n'a rien dit sur ce sujet!».

Le Ministre de l’intérieur, Manuel Vals a également été très clair, se déclarant «fermement opposé, au nom même des valeurs de la gauche (...), à toute concession dans ce domaine».

Cécile Duflot, dépénalisation du Cannabis, Daniel Vaillant, François Rebsamen, Manuel Vals, François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Daniel Cohn-Bendit, Noël Mamère, Xavier Bertrand, Henri Guaino, EELV, Europe-Ecologie Les Verts, PS, UMP, Ecologie Politique, Nicolas Sarkozy, France Inter, BFMTV-RMC, AFP, drogues dures, drogues douces, légaliser le cannabis, dépénalisation contrôlée, tabac, alcool., La porte-parole du gouvernement,  Najat Vallaud-Belkacem, a simplement  rappelé mercredi que la ministre du Logement «n’occupe pas de fonction» au gouvernement liée au sujet.

De quoi river le clou d’une opposition qui cherche, à travers la dénonciation de «cette déclaration inopinée» à faire diversion et à cacher les conflits ouverts de pouvoirs et les ambitions rentrées qui minent ce qui reste d’unité du parti de l’ancien président dans l’incapacité d’avancer une quelconque proposition crédible pour sortir la France de ses difficultés.

Au PS on précise les choses.

Cécile Duflot, dépénalisation du Cannabis, Daniel Vaillant, François Rebsamen, Manuel Vals, François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Daniel Cohn-Bendit, Noël Mamère, Xavier Bertrand, Henri Guaino, EELV, Europe-Ecologie Les Verts, PS, UMP, Ecologie Politique, Nicolas Sarkozy, France Inter, BFMTV-RMC, AFP, drogues dures, drogues douces, légaliser le cannabis, dépénalisation contrôlée, tabac, alcool., Plus positives sont les interventions sur le sujet de Daniel Vaillant et de François Rebsamen qui l’un comme l’autre, prenant acte du fait qu’en Europe, la France est le pays qui «pénalise» le plus l’usage du cannabis tout en étant celui où la consommation est la plus importante, n’ont pas fermé la porte à un débat futur qu’ils ont jugé nécessaire mais inopportun à l’instant.

Daniel Vaillant, l'ancien ministre socialiste de l'Intérieur dans le gouvernement Jospin – auteur dans un rapport interne au groupe socialiste à l'Assemblée nationale d’une proposition de «légalisation contrôlée» du cannabis – a balayé les accusations des leaders de l’UMP. «Est-ce que la lutte contre le cannabis est une réussite en France ? La réponse est non. La droite nous a mis dans l'échec... Ils sont mal placés pour venir parler du bilan», a-t-il dit sur France Inter.

Le député-maire du XVIIIe arrondissement de Paris souhaite un «débat pour voir comment on peut mieux lutter contre le cannabis». Il promet d’ailleurs des «initiatives» au cours du prochain quinquennat en  vue d’une utilisation «thérapeutique» du cannabis.

Quant à François Rebsamen – le  président du groupe PS au Sénat –, tout en indiquant que ce n’est «pas le moment» d’évoquer le sujet, celui-ci a, comme Daniel Vaillant, fait part de son souhait de voir à l’avenir la question débattue.

«Dans ce pays, on se voile les yeux et aujourd'hui des jeunes qui fument du cannabis dans la rue sont fichés au fichier des empreintes génétiques comme des grands bandits alors qu'en réalité, c'est de soins thérapeutiques et de prévention qu'on a besoin», a-t-il avancé sur i-Télé.  Ajoutant «En faisant semblant d'être répressif, on a 120000 fumeurs de cannabis qui ne sont condamnés à rien».

Quel est l’objectif de Cécile Duflot ?

Cécile Duflot, dépénalisation du Cannabis, Daniel Vaillant, François Rebsamen, Manuel Vals, François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Daniel Cohn-Bendit, Noël Mamère, Xavier Bertrand, Henri Guaino, EELV, Europe-Ecologie Les Verts, PS, UMP, Ecologie Politique, Nicolas Sarkozy, France Inter, BFMTV-RMC, AFP, drogues dures, drogues douces, légaliser le cannabis, dépénalisation contrôlée, tabac, alcool., Dès lors on peut à juste titre s’interroger sur les objectifs poursuivis par Cécile Duflot en ouvrant ce débat sur la «dépénalisation du cannabis».

Pourquoi, à ce moment précis de la campagne législative, s’est-elle décidée à ouvrir un débat sur un sujet dont elle ne peut pas ignorer qu’il est ultra polémique, dont l’examen est tellement secondaire au regard des priorités de ce début de mandat – réorientation du projet de construction européenne, pouvoir d’achat, reconquête rurale, emploi, restauration des finances publiques –?

A quoi joue-t-elle?

Actuelle ministre du gouvernement de la France, supposée être au service de tous les Français, sachant, selon ses propres déclarations, que la ligne politique qu’elle annonce «n’est pas la position du gouvernement», la voilà, qui tout à trac se répand sans retenue dans les médias.

Cette femme politique, à l’heure où il importe de donner au Président de la République les moyens du changement en lui assurant une majorité forte, stable et incontestable à l’Assemblée Nationale, est politiquement irresponsable et particulièrement déloyale envers un allié qui s’est montré plutôt généreux.

La réponse claire et limpide à l’interrogation qui se pose, est entièrement contenue dans la déclaration même de Cécile Duflot et celles des soutiens que lui ont apportés Noël Mamère et Daniel Cohn-Bendit.

Faisant fi de ses responsabilités gouvernementales elle s’est exprimée en qualité de secrétaire nationale du parti Europe Ecologie les Verts, sans se préoccuper de savoir si ses propos allaient fragiliser ou pas la majorité présidentielle.

La petite musique de Noël Mamère et Daniel Cohn-Bendit.

Cécile Duflot, dépénalisation du Cannabis, Daniel Vaillant, François Rebsamen, Manuel Vals, François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Daniel Cohn-Bendit, Noël Mamère, Xavier Bertrand, Henri Guaino, EELV, Europe-Ecologie Les Verts, PS, UMP, Ecologie Politique, Nicolas Sarkozy, France Inter, BFMTV-RMC, AFP, drogues dures, drogues douces, légaliser le cannabis, dépénalisation contrôlée, tabac, alcool., Sur le sujet par lui-même  et le choix du moment pour en traiter, le député-maire de Bègles a dit à l’AFP, «Il faut lever un tabou, on est là pour lever des tabous. Et pour lever des tabous, il n'y a pas de moments particuliers».

Cécile Duflot, dépénalisation du Cannabis, Daniel Vaillant, François Rebsamen, Manuel Vals, François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Daniel Cohn-Bendit, Noël Mamère, Xavier Bertrand, Henri Guaino, EELV, Europe-Ecologie Les Verts, PS, UMP, Ecologie Politique, Nicolas Sarkozy, France Inter, BFMTV-RMC, AFP, drogues dures, drogues douces, légaliser le cannabis, dépénalisation contrôlée, tabac, alcool., Noël Mamère estimant que la position de Cécile Duflot est «conforme à celle des écologistes depuis plus de trente ans», a cru bon de préciser, que la leader d’EELV est «dans son rôle» et que somme toute elle «ne demande rien d'autre que d'aligner le cannabis sur l'alcool et le tabac, qui sont finalement des drogues tolérées qui coûtent très cher à la société».

Interprétant, à sa manière, les positions de Daniel Vaillant et celles de Manuel Vals – l’actuel patron de la Place Beauvau – «qui campe sur des positions très répressives», dit-il, Noël Mamère croit pouvoir affirmer «nos partenaires socialistes sont plus que divisés sur la question», «il va bien falloir qu’on sorte de cette contradiction et qu’il y ait enfin un vrai débat».

Cécile Duflot, dépénalisation du Cannabis, Daniel Vaillant, François Rebsamen, Manuel Vals, François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Daniel Cohn-Bendit, Noël Mamère, Xavier Bertrand, Henri Guaino, EELV, Europe-Ecologie Les Verts, PS, UMP, Ecologie Politique, Nicolas Sarkozy, France Inter, BFMTV-RMC, AFP, drogues dures, drogues douces, légaliser le cannabis, dépénalisation contrôlée, tabac, alcool., De son côté Daniel Cohn-Bendit s’est contenté d’une formule pour le moins curieuse «je trouve normal que Cécile Duflot soit une ministre ouverte qui donne son opinion tout en disant que ce n'est pas la position du gouvernement». «Est-ce qu’on veut des ministres hypocrites ?» interroge-t-il.

Alors même que les électeurs ne se sont pas encore prononcés, le député européen vient de déclaré ce jeudi : «J'espère qu'un groupe EELV à l'Assemblée déposera un projet de loi. Je crois qu'il faut sortir de l'ambiguïté et de l'hypocrisie de la situation dans laquelle nous vivons».

Sans foi ni loi, rien que les postes et les avantages

Une fois de plus, aujourd’hui, comme lors de la campagne présidentielle, où Eva Joly s’était posée en adversaire résolue de François Hollande – allant même jusqu’à refuser de dire si elle appellerait à voter pour lui au second tour –, les Ecologistes du parti Vert – Europe-Ecologie les Verts – tentent, par la voix de Cécile Duflot cette fois, d’obtenir du partenaire majoritaire, à n’importe quel prix, tout et le contraire de tout.

Cécile Duflot, dépénalisation du Cannabis, Daniel Vaillant, François Rebsamen, Manuel Vals, François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Daniel Cohn-Bendit, Noël Mamère, Xavier Bertrand, Henri Guaino, EELV, Europe-Ecologie Les Verts, PS, UMP, Ecologie Politique, Nicolas Sarkozy, France Inter, BFMTV-RMC, AFP, drogues dures, drogues douces, légaliser le cannabis, dépénalisation contrôlée, tabac, alcool., Les postes et les avantages afférents sans retour de solidarité ni de loyauté politique. Ceci est minable et dramatique, bien loin de la défense de l’intérêt général et de celui de la cause écologiste en particulier!

A ce jeu c’est l’Ecologie Politique dans son ensemble qui est décrédibilisée. Avec EELV pas besoin d’adversaires pour détruire le mouvement écologiste, ses représentants et ses dirigeants actuels sans foi ni loi, font le boulot mieux que quiconque.

Voilà les Ecologistes sincères, réalistes et pragmatiques prévenus pour la suite des combats à mener. Cela vaut également pour François Hollande et Jean-Marc Ayrault dont la tâche risque bien d’être compliquées avec de pareils alliés!

30/05/2012

L’Écologie pour sortir de la crise.

4026073.image.jpgNicolas Hulot vient de lancer un appel sur le site internet Huffington Post. Accompagné de plusieurs intellectuels francophones il s'est adressé aux dirigeants de l'Union Européenne pour leur demander de «restaurer le primat du politique sur la toute-puissance des marchés».

Dans cet «Appel pour une sortie de crise par l'écologie», Nicolas Hulot fait le détail d'un programme écologico-économique. Il fait également part de son «indignation» de voir que cette question incontournable soit aussi peu prise en compte alors que celle-ci revêt un caractère prioritaire dans la perspective du futur immédiat.

Nicolas Hulot après avoir fait le constat des urgences, propose en «écologiste réaliste» des solutions concrètes pour agir et cesser de gémir. Bernard FRAU

Texte de la Tribune

La débâcle économique et écologique à laquelle nous assistons découle de la perte organisée du contrôle des instances politiques sur les grands choix collectifs. L'idéologie néolibérale qui domine en partie le monde politique est fondée sur la croyance, quasi religieuse, en la toute-puissance des marchés; elle marginalise la sphère démocratique.

Or, les conséquences du défaut de régulation, local et global, sont d'ores et déjà dramatiques: les inégalités explosent, les limites des ressources naturelles et la vulnérabilité des grands équilibres qui nous font vivre sont ignorées.

Nous appelons avec force à un éveil des consciences et de la solidarité mondiale, à un sursaut moral de tous. La solution ne peut passer que par le renouveau du civisme et la réaffirmation de la puissance publique.

Au lendemain de l'élection présidentielle, nous appelons:

À la reconnaissance des liens qui unissent les enjeux économiques et écologiques. L'ouverture d'un marché mondial de milliards d'individus, avec pour objectif la réduction des protections et régulations, n'a fait que renforcer les inégalités. Les élites politiques, économiques et financières, en captant la quasi-totalité de la richesse produite ont condamné à la misère les paysans du Sud, et au déclassement nombre des populations du Nord. Si les 30 dernières années ont été caractérisées par une croissance de la richesse produite, elles ont aussi connu un creusement des inégalités sans précédent.

Dans le même temps, une seconde catastrophe est en train de condamner l'essentiel de la population mondiale à des conditions d'existence nettement dégradées. L'élévation de 4°C de la température durant ce siècle, scénario hautement probable, excéderait nos capacités d'adaptation dans un grand nombre de régions du monde. Cela se traduirait notamment par une chute de la production agricole et alimentaire mondiale. Plus généralement, des ressources raréfiées, un climat de plus en plus hostile, une montée inexorable du niveau des mers, etc. ne faciliteront certes pas les activités économiques!

À contrecarrer la puissance court-termiste de la finance mondialisée. Il est temps de contrecarrer l'approche court-termiste des questions d'environnement et de développement. Il faut pour cela renforcer les capacités de régulation de la communauté internationale et lutter à l'échelle des États contre l'impuissance du politique. Force est de constater que sur une planète où le commerce est la fin suprême, c'est toujours le moins-disant social et environnemental qui l'emporte. Les biens circulent et sont consommés sans aucune considération, ni pour les conditions de travail des personnes qui les produisent, ni pour leur impact environnemental global.

À la condamnation de toute vision opportuniste des changements climatiques. Les données régionales de plus en plus précises fournies par les modèles climatiques rendent possibles des stratégies d'adaptation et d'investissement cyniques. Un petit nombre d'acteurs croit ainsi pouvoir tirer profit, au moins pour un temps, des changements en cours en déplaçant au fur et à mesure des opportunités nouvelles leurs investissements.

À une décroissance des flux physiques et à la fin du pillage des ressources naturelles du Sud. Les rapports Nord-Sud ne peuvent pas se limiter à faire envier aux classes moyennes des pays en développement le train de vie actuel des pays riches. Les limites physiques, que nous atteignons aujourd'hui (terres rares et autres minéraux, pétrole conventionnel, etc.) montrent qu'il faut ouvrir d'autres voies. Il est indispensable d'organiser rapidement, en commençant par les pays du Nord et les modes de vie les plus dispendieux, une décroissance des flux physiques sur lesquels reposent nos économies. Il convient de mettre fin au pillage quasi systématique des ressources naturelles du Sud qui prive la majeure partie de la population des conditions de satisfaction des besoins essentiels (eau, énergie, alimentation).

À une réaffirmation de la puissance publique pour sortir de la crise par l'écologie. La décision politique est l'unique voie, à condition d'être respectueuse des règles démocratiques, pour définir un intérêt général qui s'est largement lui aussi mondialisé. Elle permettra de mettre en œuvre une série de mesures indispensables pour réussir la transition vers une économie juste et équitable, sobre et soutenable.

Il est urgent:

D'imposer des règles environnementales et sociales à l'OMC, afin de faire du bien-être social et du respect des limites de la biosphère les principes fondateurs de l'économie soutenable.

De développer des normes financières nationales et internationales contraignantes pour mettre fin aux dérives du système financier et le réorienter vers le financement de l'économie réelle.

De concrétiser l'engagement de solidarité vis-à-vis des victimes des crises écologiques et des populations qui souffrent de l'extrême pauvreté, passant notamment par la mise en place du «Fonds Vert pour le climat » décidé à Copenhague, avec des modalités innovantes de financement et de contrôle de l'allocation des fonds.

De mobiliser la création monétaire publique pour financer la transition écologique et l'adaptation à un monde naturel en cours de changement rapide, mais aussi pour en finir avec la crise de la dette et revenir à l'équilibre budgétaire pour les dépenses courantes.

De faire basculer la fiscalité du travail et de l'investissement vers le prélèvement des ressources, pour asseoir une vraie fiscalité écologique, incitant au changement de comportement.

De réformer l'enseignement de l'économie et de créer au sein des universités des programmes de recherche sur de nouveaux modèles économiques et sociaux compatibles avec une consommation décroissante et équitable des ressources.

De transmettre par le système éducatif des valeurs civiques, de respect des êtres humains et de la nature, conditions au bien-vivre ensemble.

Face aux dérives collectives d'une société de plus en plus individualiste, nous appelons à rendre son rôle au pouvoir politique, démocratiquement désigné et exercé.

Liste complète des signataires:

Yohan Ariffin (Université de Lausanne, Suisse)

Christian Arnsperger (économiste, Université de Louvain, Belgique)

Floran Augagneur (philosophe, Sciences Po. Paris, France)

Guillemette Bolens (vice-rectrice de l'Université de Genève, Suisse)

Nicolas Bouleau (mathématicien, spécialiste de l'économie financière, Ecole Nationale des Ponts et Chaussées, France)

Dominique Bourg (philosophe, Université de Lausanne/vice-président Fondation Nicolas Hulot/ Suisse)

Isabelle Cassiers (économiste, FNRS et Université de Louvain, Belgique)

Gauthier Chapelle (biologiste, spécialiste du biomimétisme, directeur scientifique de Greenloop, Belgique)

Eric Duchemin (environnementaliste, directeur de la revue Vertigo, Université du Québec, Montréal, Canada)

Marc Dufumier (agronome, AgroParistech, France)

Benoît Faraco (Fondation Nicolas Hulot, France)

Augustin Fragnière (environnementaliste, Université de Lausanne, Suisse)

Benoît Frund (géographe, vice-recteur de l'Université de Lausanne, Suisse)

Jean-David Gerber (géographe et politiste, Université de Lausanne, Suisse)

Gaël Giraud (économiste, CNRS, France)

Pierre Henry Gouyon (biologiste, Muséum National d'Histoire Naturelle, biologiste de l'évolution, Paris, France)

Marek Hudon (économiste, professeur à la Solvay Business School, Université Libre de Bruxelles, Belgique)

Alain Grandjean (économiste et co-fondateur de Carbone4, FNH, Paris, France)

Gérald Hess (philosophe, Université de Lausanne, Suisse)

Marek Hudon (économiste, professeur à la Solvay Business School, Université Libre de Bruxelles, Belgique)

Nicolas Hulot (président Fondation Nicolas Hulot, France)

Claire Jaquier (professeure de littérature française, vice-rectrice de l'Université de Neuchâtel, Suisse)

Jean Jouzel (scientifique du climat, IPSL)

Alain Kaufmann (directeur de l'Interface Sciences Société, Université de Lausanne, Suisse)

Etienne Klein (physicien et philosophe, CEA, France)

Pietro Majno (chirurgien, hôpital universitaire de Genève, Suisse)

Jacques Mirenowicz (directeur de La Revue durable, Suisse)

Cécile Ostria (directrice Fondation Nicolas Hulot, France)

Déborah Philippe (sociologue des organisations, Université de Lausanne, Suisse)

Cécile Renouard (philosophe et économiste, Centre Sèvres et ESSEC, Paris)

Philippe Roch (ancien directeur de l'Office fédéral de l'environnement, ancien secrétaire d’État, Suisse)

Adèle Thorens Goumaz (philosophe, conseillère nationale les Verts /VD, Suisse)

Source 1:RTL.CH

http://www.rts.ch/la-1ere/programmes/le-journal-du-matin/?date=29-05-2012

Pour écouter: ctrl plus clic ou

http://www.rts.ch/audio/la-1ere/programmes/le-journal-du-matin/4010559-nicolas-hulot-plaide-pour-une-sortie-de-la-crise-par-l-ecologie-29-05-2012.html

Source 2 : HUFFINGTON POST

http://www.huffingtonpost.fr/nicolas-hulot/appel-pour-une-sortie-de-crise-par-ecologie_b_1536597.html

27/05/2012

Shame on You Ms Christine Lagarde !

6fe9e994-c7e7-11e0-be7b-3e283aca3183.jpgIl n’aura pas fallu très longtemps pour que de vives réactions se multiplient après que la directrice général du FMI, Christine Lagarde, dans une interview au Gardian ait invité les Grecs à acquitter leurs impôts.

Celle-ci ajoutant, pour illustrer un peu mieux ses propos, qu'elle « pense davantage à ces petits enfants d'une école d'un petit village du Niger qui n'ont que deux heures de cours par jour, qui partagent une chaise pour trois et qui cherchent passionnément à avoir accès à l'éducation ».

Sans introduire de sélectivité à propos de la compassion que tout un chacun est en droit d’avoir envers la souffrance humaine en général, pourquoi les enfants du Niger et pas les innombrables autres enfants qui souffrent.

Ceux, par exemple, du Tamil Nadu en Inde (*), qui ont vu leur emmacollage.JPGécole ravagée par le cyclone Thane le 30 décembre 2011, ou ceux des populations de l’état d’Alberta au Canada dont on détruit la forêt boréale pour le seul profit des compagnies pétrolières, ou ceux encore des régions de la Corne Somalienne voués depuis plusieurs années à la famine et à la mort prématurée.

Et encore enfonçant le clou, comme s’il fallait nous expliquer « Je pense à eux en permanence, parce que je pense qu'ils ont davantage besoin d'aide que la population d'Athènes.». Quelle ignoble manière d’argumenter pour faire passer le message de l’austérité dont les peuples ne veulent plus connaître à l’heure où les paradis fiscaux ont encore de beaux jours devant eux!

grece-503809-jpg_344511.JPG« Je pense qu'ils devraient s'aider mutuellement (...) en payant tous leurs impôts » a-t-elle expliqué au journaliste du Guardian, en parlant de « tous ces gens qui tentent en permanence d'échapper à l'impôt ».

Madame Lagarde pense ! Excellente nouvelle ! En tout état de cause si, l’avocate internationale, ancien ministre des finances de Nicolas Sarkozy, pense elle ne fait pas preuve d’un grand courage dans ses admonestations.

Car, si elle en avait eu ne serait-ce qu’un peu, de ce courage qui fait les grands dirigeants, elle se serait adressée plus particulièrement et de manière claire à ceux des Grecs qui effectivement ne payent pas l’impôt et qui pourtant sont richissimes, repus et assurés quoi qu’il arrive de s’en sortir.

Mais évidemment, personne n’ignore qu’il est plus facile de s’en prendre à la cohorte des humbles, des chômeurs, des salariés et des fonctionnaires, dont l’impôt en Grèce, faut-il le rappeler, est prélevé à la source, plutôt que de dénoncer les turpitudes des élites que l’on fréquente dans les grandes réunions internationales avec force risettes et congratulations hypocrites.

Christine Lagarde moins que personne n’ignore cela, c’est pourquoi ses propos sont minables!

Pourquoi l’Eglise Orthodoxe n’apporte-t-elle pas sa part 1646229_3_2232_le-pope-de-la-paroisse-sainte-sophie-une_1cfd27c94a086491e2b9616b3f762411.jpgcontributive à la solidarité de l’Etat ? Pourquoi les richissimes armateurs planquent-ils leurs avoirs en Suisse ou dans les paradis fiscaux européens et mondiaux ? Pourquoi ne prennent-ils pas leurs responsabilités en commençant par donner l’exemple de leur bonne foi et de leur confiance dans leur pays? Et pourquoi ne les oblige t-on pas ?

grece-crise-quotidien-inside_0.jpgEst-il raisonnable, comme le fait Christine Lagarde, de s’en prendre à un peuple qui lors des dernières élections législatives a sanctionné les partis qui soutiennent une politique d’austérité dont le résultat concret fait qu’en Grèce un jeune sur deux est au chômage ?

Décidemment nos élites, ou le personnel qui en sert, sont devenues autistes et incapables de sortir d’une idéologie fanatique qui les fait prendre l’équilibre financier, la compétitivité, et l’austérité pour l’alpha et l’oméga de la pensée politique moderne.

A moins qu’il ne faille comprendre à travers cette intervention brutale, immorale, irresponsable, honteuse et scandaleuse que le Fond Monétaire International pousse à l’exaspération la population grecque avec le secret espoir que celle-ci finira se déchainer et prendre la rue.

Ceci permettant de justifier par la suite un coup d’état, ourdi pour imposer une junte militaire favorable au plan des grandes autorités internationales financières à défaut de celles tenant de la conscience morale politique humaniste et universelle.

grece.jpgLa Grèce est en crise, les plans d’austérité, imposés par les « hommes en noir » de la troïka – BCE, FMI et UE  réunis –, se succèdent sans résultats concrets ni perspective de redressement économique.

Dans ce contexte de crise généralisé, en pleine campagne législatives, les déclarations de la directrice générale du Fond Monétaire International constituent une intrusion inacceptable dans le champ politique  et démocratique grec.

1537287_3_2d0f_evangelos-venizelos-au-parlement-grec-a.jpgDans un discours où il interpelle la directrice du FMI, lui demandant de « reconsidérer ses déclarations », le leader du Parti socialiste - Pasok - , Evangelos Venizélos, a accusé celle-ci d'avoir « humilié » le peuple grec. « Personne ne peut humilier le peuple grec en cette période de crise et je dis ça tout particulièrement à l'adresse de Mme Lagarde ». Comment ne pas lui donner raison ?

Devant le flot de critiques, Christine Lagarde s’est contentée d’expliquer sur sa page Facebook: « Ainsi que je l'ai dit à de nombreuses reprises par le passé, j'éprouve beaucoup de sympathie pour le peuple grec pour les défis auxquels il est confronté (...) Une part importante de cet effort réside dans le fait que chacun assume sa part du fardeau».

Bien peu de personnes ne sont convaincues par cette déclaration surréaliste qui ne fait que confirmer les propos initiaux de cette « dame patronnesse » qui voudrait nous faire croire qu’elle a du cœur en tentant de faire pleurer dans les chaumières sur le compte des enfants du Niger.

Cette nouvelle intervention, sur Facebook – quel mépris ! –, n’apporte aucun élément nouveau permettant de dire que le FMI est en mesure de proposer une contribution efficace au dénouement de la crise qui assaille la zone euro dans son ensemble.

La réalité et la lucidité aujourd’hui, au lieu de focaliser les débats sur le plus faible des 27, commande, aux chefs des états européens, de dire que la solution pour la zone euro réside prioritairement dans une renégociation générale des traités européens.

Il faut sortir de cette impasse qui est en train de faire de europe-crise-traite.jpgl’Europe  une vaste zone  de libre-échange inféodée, sous parapluie militaire de l’Otan, aux intérêts financiers du monde anglo-saxon et dirigée par une Allemagne inflexible et triomphante qui impose ses « nein » à répétition avec l’assentiment résigné de la France comme cela a été le cas avec Nicolas Sarkozy.

La solution doit être politique avant d’être financière !

Quoi qu’il arrive, la rigueur et l’orthodoxie dans la gestion des deniers de l’état sont nécessaires et tout manquement doit être sanctionné. Quel dirigeant conséquent, quel citoyen responsable pourrait ne pas être d’accord avec cela?

Mais quoi qu’il arrive aussi, rien ne pourra se faire sans que les peuples, qui n’ont que leur seule force de travail  à offrir comme contribution à la pérennisation de la solidarité collective, puissent être assurés de disposer, d’une activité qui leur permette, dans des conditions justes d’assurer le développement harmonieux et paisible de leurs familles.

Nos dirigeants, partie prenante à la crise européenne, auront-ils la sagesse, l’intelligence, la volonté et le sens des responsabilités pour, dans la transparence,  reconnaître que rien ne sera désormais possible sans une modification des traités européens effectuée dans un cadre pacifique et démocratique ?

En Grèce, le parti néo-nazi Chryssi Avghi – Aube Dorée –, a obtenu de 7% des voix aux dernières élections législatives, selon les derniers sondages sa présence au parlement grec serait assurée.

Les peuples à force d’être méprisés finissent toujours par se retourner contre leurs élites dirigeantes dont ils s’accommodaient bon gré mal gré jusqu’au moment ou ils décident qu’ils n’ont plus rien à perdre.

A force d’avoir méprisé l’Allemagne après 1914 en 220px-Bundesarchiv_Bild_102-13229,_Heinrich_Brüning.jpgs’époumonant « l’Allemagne paiera » les Européens et la France ont récupéré après que les Allemands, n’en pouvant plus ont choisit, en 1933, de porter au pouvoir Adolph Hitler alors que le chancelier Brüning scandait à longueur de discours depuis 1930 à un peuple allemand exsangue « austérité, austérité ».

Ceux qui ignorent leur histoire, sont condamner à la revivre dit l’adage. Allons-nous être suffisamment aveugles pour ne pas voir, toutes proportions gardées, les grandes similitudes entre la Grèce de nos années 2010-2012 et celles de l’Allemagne des années 30.

europe.jpgL’Europe de Maastricht nous a été vendue au nom de la Paix, prenons garde que demain une Grèce surarmée aux mains d’irresponsables nationalistes nous apporte la guerre en Méditerranée.

Madame Lagarde vous fûtes bien légère en vous laissant aller à proférer, du haut de votre poste directorial, ces propos d’une inqualifiable bêtise. Shame on You, Ms Christine Lagarde!

 

(*) APRES SCHOOL  à Pondichéry. « Une école pour changer l’avenir des enfants les plus défavorisés » http://www.apresschool.org/

Source photo enfants d'APRES SCHOOL    www.emmacollages.com

23/05/2012

En Europe, le pouvoir est à Goldman Sachs

 

François Hollande, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Mario Draghi, Goldman Sachs, Mario Monti, Lucas Papademos, Banque Centrale Européenne, Petros Christodoulos, National Bank of Greece, Henry Paulson, William C. Dudley, Swaps, Antonio Borges, Karel Van Miert, Ottmar Issing, Bundesbank, Peter Sutherland, Alessio Rastani, El Correo, Eduardo Febbro,François Hollande, dont l’élection vient de changer la donne en Europe, se rend à Bruxelles pour préparer avec les 27 chefs d’Etat européens le prochain sommet européen des 28 et 29 juin. Sur fond de crise en Grèce et de relance de l’économie en Europe le Président de la République va tenter de convaincre Angela Merkel, la Chancelière Allemande, d’accepter que soit mis en place à l’agenda de l’UE, les euro-obligations pour mutualiser la dette de chacun des partenaires.

Celle-ci reste indéfectiblement campée sur son traité de François Hollande, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Mario Draghi, Goldman Sachs, Mario Monti, Lucas Papademos, Banque Centrale Européenne, Petros Christodoulos, National Bank of Greece, Henry Paulson, William C. Dudley, Swaps, Antonio Borges, Karel Van Miert, Ottmar Issing, Bundesbank, Peter Sutherland, Alessio Rastani, El Correo, Eduardo Febbro,discipline budgétaire qu’en son temps elle avait réussit à faire avaler à Nicolas Sarkozy. A l’heure où les discussions vont s’enchaîner avec en arrière-plan les inévitables montées de tension entre Berlin et Paris, il m’est apparu intéressant de porter à la connaissance des lecteurs de ce blog, l’article rédigé par Eduardo Febbro, journaliste à El Correo le journal de la diaspora latino-américaine.

Nombre des acteurs de la scène européennes qui vont s’exprimer ces prochains jours y sont cités. Leurs propos et prises de position y seront éclairés d’une lumière inhabituelle.

Bernard FRAU : Humanisme – Ecologie – République.

François Hollande, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Mario Draghi, Goldman Sachs, Mario Monti, Lucas Papademos, Banque Centrale Européenne, Petros Christodoulos, National Bank of Greece, Henry Paulson, William C. Dudley, Swaps, Antonio Borges, Karel Van Miert, Ottmar Issing, Bundesbank, Peter Sutherland, Alessio Rastani, El Correo, Eduardo Febbro,« La BCE, la Grèce et l’Italie dans les mains de Goldman Sachs. Les techniciens de la société sont à la tête de deux gouvernements et de la Banque Centrale Européenne. Ceux-ci appartiennent au réseau que Sachs a tissé sur le Vieux Continent et, à divers degrés, ont participé aux opérations illicites les plus truculentes orchestrées par l’institution étasunienne. De plus, ce ne sont pas les seuls.

L’histoire pourrait combler toutes les attentes des adeptes des théories du complot. Où est le pouvoir mondial ?

La réponse tient dans un seul nom et lieu : au siège de la banque d’affaire Goldman Sachs. La banque étasunienne a réussi un exploit peu fréquent dans l’histoire politique François Hollande, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Mario Draghi, Goldman Sachs, Mario Monti, Lucas Papademos, Banque Centrale Européenne, Petros Christodoulos, National Bank of Greece, Henry Paulson, William C. Dudley, Swaps, Antonio Borges, Karel Van Miert, Ottmar Issing, Bundesbank, Peter Sutherland, Alessio Rastani, El Correo, Eduardo Febbro,mondiale : placer ses hommes à la tête de deux gouvernements européens et de la banque qui régit les destins des économies politiques de l’Union Européenne. Mario Draghi, l’actuel président de la Banque Centrale Européenne ; Mario Monti, le président du Conseil Italien qui a remplacé Silvio Berlusconi ; Lucas Papademos, le nouveau Premier ministre grec, tous appartiennent à la galaxie Goldman Sachs.

Ces trois responsables, dont deux Monti et Papademos, François Hollande, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Mario Draghi, Goldman Sachs, Mario Monti, Lucas Papademos, Banque Centrale Européenne, Petros Christodoulos, National Bank of Greece, Henry Paulson, William C. Dudley, Swaps, Antonio Borges, Karel Van Miert, Ottmar Issing, Bundesbank, Peter Sutherland, Alessio Rastani, El Correo, Eduardo Febbro,forment l’avant-garde de l’annexion de la politique à la technocratie économique, appartiennent au réseau que Sachs a tissé sur le Vieux Continent et, à divers degrés, ont participé aux opérations illicites les plus truculentes orchestrées par l’institution étasunienne.

De plus, ils ne sont pas les seuls. On peut mentionner aussi Petros Christodoulos, aujourd’hui à la tête de l’organisme qui administre la dette publique grecque et dans le passé président du National Bank of Greece, à qui Sachs a vendu le produit financier connu sous le nom de « Swap » et avec lequel les autorités grecques et Goldman Sachs ont orchestré le maquillage des comptes grecs.

Le dragon qui protège les intérêts de Wall Street dispose François Hollande, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Mario Draghi, Goldman Sachs, Mario Monti, Lucas Papademos, Banque Centrale Européenne, Petros Christodoulos, National Bank of Greece, Henry Paulson, William C. Dudley, Swaps, Antonio Borges, Karel Van Miert, Ottmar Issing, Bundesbank, Peter Sutherland, Alessio Rastani, El Correo, Eduardo Febbro,d’hommes clefs dans les postes les plus décisifs et pas seulement en Europe. Henry Paulson, ex-président de Goldman Sachs, a été nommé ensuite secrétaire du Trésor des États-Unis, tandis que William C. Dudley, autre cadre supérieur de Goldman Sachs, est l’actuel président de la Réserve fédérale de New York.

Mais le cas des responsables européens est plus paradigmatique. Mario Draghi emporte la palme d’or. L’actuel président de la Banque Centrale Européenne, BCE, a été vice-président de Goldman Sachs pour l’Europe entre les années 2002 et 2005. A ce poste, Draghi a eu un rôle plus qu’ambigu. L’intitulé de son poste était « entreprises et dettes souveraines ».

François Hollande, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Mario Draghi, Goldman Sachs, Mario Monti, Lucas Papademos, Banque Centrale Européenne, Petros Christodoulos, National Bank of Greece, Henry Paulson, William C. Dudley, Swaps, Antonio Borges, Karel Van Miert, Ottmar Issing, Bundesbank, Peter Sutherland, Alessio Rastani, El Correo, Eduardo Febbro,Précisément, à ce poste Draghi a eu pour mission de vendre le produit incendiaire « Swap ». Cet instrument financier est un élément déterminant dans l’occultation des dettes souveraines c’est-à-dire dans le maquillage des comptes grecs. Cette ruse fut l’astuce qui a permis à la Grèce de se qualifier pour faire partie des pays qui allaient utiliser l’euro, la monnaie unique européenne.

Techniquement, et avec Goldman Sachs comme opérateur, il s’est agi alors de transformer la dette extérieure de la Grèce de dollars en euros. Ainsi, la dette grecque a disparu des bilans négatifs et Goldman Sachs a emporté une juteuse commission.

Ensuite, en 2006, Goldman Sachs a vendu une partie de ce paquet de « Swaps » à la principale banque commerciale du pays, à National Bank of Greece, dirigée par un autre homme de la Goldman Sachs, Petros Christodoulos, ex-trader de la Goldman Sachs et qui est actuellement le directeur de l’organisme de gestion de la dette de la Grèce que lui même et les déjà mentionnés ont contribué à dissimuler d’abord et à augmenter après.

Mario Draghi a un historique lourd. L’ex-président de la République Italienne Francesco Cossiga a accusé Draghi François Hollande, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Mario Draghi, Goldman Sachs, Mario Monti, Lucas Papademos, Banque Centrale Européenne, Petros Christodoulos, National Bank of Greece, Henry Paulson, William C. Dudley, Swaps, Antonio Borges, Karel Van Miert, Ottmar Issing, Bundesbank, Peter Sutherland, Alessio Rastani, El Correo, Eduardo Febbro,d’avoir favorisé Goldman Sachs dans l’attribution de contrats importants quand Draghi était directeur du Tesoro e Italia était en plein processus de privatisation. Ce qui est certain c’est que celui qui est maintenant directeur de la Banque Centrale Européenne apparaît pleinement lié à la vente de « Swaps » dans toute l’Europe.

Dans cette mêlée de falsifications surgit le chef de l’Exécutif grec, Lucas Papademos. Le Premier ministre a été gouverneur de la banque Centrale grecque entre 1994 et 2002. C’est précisément la période pendant laquelle Goldman Sachs a été complice de l’occultation de la réalité économique grecque et en tant que responsable de l’établissement bancaire national, Papademos ne pouvait pas ignorer la ruse qui était monté.

Les dates où il a occupé la fonction font de lui un opérateur du montage. Dans la liste des remarquables Mario Monti le suit. L’actuel président du Conseil Italien fut conseillé international de Goldman Sachs dès 2005.

François Hollande, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Mario Draghi, Goldman Sachs, Mario Monti, Lucas Papademos, Banque Centrale Européenne, Petros Christodoulos, National Bank of Greece, Henry Paulson, William C. Dudley, Swaps, Antonio Borges, Karel Van Miert, Ottmar Issing, Bundesbank, Peter Sutherland, Alessio Rastani, El Correo, Eduardo Febbro,En résumé, plusieurs des hommes qui ont fabriqué la catastrophe ont été appelés à prendre maintenant les rênes de postes clefs et avec la mission de réparer, aux dépens des bénéfices sociaux des peuples, les conséquences des escroqueries qu’eux mêmes ont réalisées. Il n’y a aucun doute qu’il existe ce que les analystes nomment « un gouvernement européen Sachs ».

Le portugais Antonio Borges a dirigé jusqu’à il y a peu – il vient de démissionner – le Département Europe du Fonds monétaire international. Jusqu’à 2008, Antonio Borges a été vice-président de Goldman Sachs. Le disparu Karel Van Miert – Belge – fut commissaire européen à la Concurrence et aussi un cadre Goldman Sachs.

L’Allemand Ottmar Issing a successivement été le président de la Bundesbank, conseiller international de la banque d’affaire étasunienne et membre du Conseil de l’Administration de la Banque Centrale Européenne.

Jim O’Neill est un autre homme du sérail : le président de Goldman Sachs Asset Management, O’Neill, surnommé « Le Gourou » de Goldman Sachs, est l’inventeur du concept de Brics, le groupe de pays émergents composé par le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud. O’Neill est accompagné par un autre poids lourd, Peter Sutherland, ex-président de Goldman Sachs International, membre de la section Europe de la Commission Trilatérale– le même que Lucas Papademos – un ex-membre de la Commission de la Concurrence dans l’Union Européenne, ex procureur général de la République d’Irlande et médiateur influent dans le plan qui a débouché sur le sauvetage de l’Irlande.

Alessio Rastani a entièrement raison. Ce personnage qui s’est présenté à la BBC comme trader et qui a dit il y a quelques semaines : « Les hommes politiques ne gouvernent pas le monde. Goldman Sachs gouverne le monde ».

Son histoire est exemplaire, du double jeu, comme le sont les personnalités et les carrières de ces bras mondiaux de Goldman Sachs. Alessio Rastani a dit qu’il était un trader londonien, mais ensuite on a découvert que trader il n’était pas et qu’il pourrait bien faire partie de « Yes Men », un groupe d’activistes, qui à travers la caricature et l’infiltration des médias, dénoncent le libéralisme.

Restera pour les pages de l’histoire mondiale de l’impunité la figure de ces personnages. Employés par une société des États-Unis, elles ont orchestré l’une des plus grandes escroqueries connues à ce jour, dont les conséquences se paient aujourd’hui. Ils ont été récompensés en prenant le gouvernail de la crise avec celles qu’ils ont complotées.

Source journal de la diaspora latino-américaine: « El Correo ».

Rédacteur de l’article : Eduardo Febbro

Titre original : « En Europa el poder es de Goldman Sachs »

Publication : le 23 novembre 2011.

Traduit de l’espagnol pour El Correo par : Estelle et Carlos Debiasi

Version de cet article en: Español

18/05/2012

Ecouter ce cri qui monte depuis Athènes

grèce,europe,athènes,papandréou,françois hollande,weimar,etat-nation,economie,démocratie,austérité,parti syriza,union européenne Au lieu de traiter les responsables grecs comme des parias et leurs électeurs comme des pestiférés, les dirigeants européens, allemands en tête, feraient mieux de les écouter. Car à force de faire prévaloir les exigences de l’économie sur la démocratie, ils sapent les fondements de l’Union.

Nous nous habituons tellement vite aux clichés que nous n'en voyons plus les effets pervers, et nous les répétons machinalement, comme si c'étaient des vérités irréfutables, Indice-boursier_pics_180.jpgalors que leur rôle est justement de nous remettre dans les rangs. Le danger de suivre le même chemin que la Grèce, par exemple : c'est désormais devenu le mot d'ordre qui nous transforme tous en spectateurs ahuris d'un rite de pénitence, où l'on sacrifie le bouc émissaire pour le bien collectif.

Le différent, le difforme, n'a pas de place dans notre cité. Et si les nouvelles élections qui viennent d'être convoquées ne donnent pas la majorité voulue par les partenaires, le destin hellénique sera tout tracé.

Combien de fois avons-nous entendu les dirigeants insinuer de manière ténébreuse: «Vous ne souhaitez pas, n'est-ce pas, subir le destin de la Grèce ?» La sortie de la zone euro n'est pas prévue par les traités, mais elle peut être subrepticement intimée, facilitée. En réalité, Athènes est déjà tombée dans la zone crépusculaire de la non-Europe, elle est déjà le loup-garou invoqué pour effrayer les enfants.

Les vraies racines du mal ignorées 

Peut-être la sécession grecque est-elle inévitable, mais faisons au moins la lumière sur les vraies raisons : si c'est inéluctable, ce n'est pas parce que le sauvetage est trop coûteux, mais parce que la démocratie est entrée en conflit avec les stratégies qui devaient prétendument sauver le pays.

Bruxelles-Union-europeenne-mobilisation-manifestation-Europe_pics_180.jpgLors des élections du 6 mai, la majorité des votants ont rejeté la pilule d'austérité que le pays avale depuis deux ans sans succès et qui, au contraire, précipite la Grèce dans une récession funeste pour la démocratie. Une récession qui rappelle Weimar, avec des coups d'Etat militaires à l'horizon.

Contraints de repartir aux urnes en l'absence d'accord entre les partis, les électeurs réaffirmeront leur rejet et donneront encore plus de poids à la gauche radicale, le parti Syriza d'Alexis Tsipras. Et encore une fois, les clichés proliféreront : Syriza est une puissance néfaste, contraire à l'austérité et à l'Union, et Tsipras est dépeint comme l'antieuropéen par excellence.

La réalité est tout autre. Tsipras ne veut pas sortir de l'euro, ni de l'Union. Il demande une autre Europe, exactement comme François Hollande. Il sait que 80 % des Grecs veulent garder la monnaie unique, mais pas de cette manière, pas avec ces politiciens nationaux et européens qui les ont appauvris, tout en ignorant les vraies racines du mal : la corruption des partis dominants, l'Etat et les services publics esclaves de la politique, les riches épargnés [par l’austérité].

Tsipras est la réponse à ces maux et pourtant, personne ne veut se griller en discutant avec lui. Pas même Hollande, qui a refusé de rencontrer le leader du Syriza lorsque celui-ci s'est précipité à Paris après les élections. 

Et avez-vous entendu les gauches européennes, qui prétendent 1695522_photo-1320086848358-1-0_640x280.jpgavoir la solidarité dans le sang, soutenir Georges Papandréou quand il affirmait qu'il fallait européaniser la crise grecque pour trouver la solution ? Qui avait pris au sérieux les paroles qu'il avait adressées aux Verts allemands en décembre, après sa démission du poste de Premier ministre ?

L'idée qu'il avait exposée reste aujourd'hui encore la meilleure solution pour sortir de la crise : "Aux Etats membres, la rigueur ; à l'Europe, les politiques nécessaires de croissance".

Les paroles de Papandreou sont restées lettre morte : comme s'il était honteux d'écouter un Grec de nos jours. Comme s'il 1875654.jpgn'y avait aucune conséquence à la désinvolture ébahie avec laquelle on transforme en paria le pays qui a donné naissance à la démocratie et on analyse de manière impitoyable les dégénérations : l'oligarchie, le règne des marchés qui se traduit par la plutocratie, la liberté avec laquelle la loi et la justice sont méprisées.

L'expulsion d'Athènes, un échec de l'Europe

Si nous avions un minimum de mémoire, nous comprendrions mieux l'âme grecque. Nous comprendrions l'écrivain Nikos Dimou quand il exprime dans ses aphorismes le malheur d'être grec : "Le peuple grec ressent le poids terrible de son propre héritage. Il a saisi le niveau surhumain de perfection auquel sont liées les paroles et les formes des anciens. Cela nous accable : plus nous sommes fiers de nos ancêtres (sans les connaître), plus nous sommes inquiets pour nous-mêmes".

Ceux qui évoquent les racines chrétiennes de l'Europe en oublient les racines grecques et l'enthousiasme avec lequel Athènes, une fois sortie de la dictature des colonels en 1974, a été accueillie en Europe en tant que pays symboliquement essentiel.

Ce que nos dirigeants ne disent pas, c'est que l'expulsion d'Athènes ne sera pas uniquement le fruit de son échec. Ce sera l'échec de l'Europe, une sale histoire d'impuissance volontaire. Nous n'avons pas su conjuguer les nécessités économiques et celles de la démocratie. Nous n'avons pas été capables, même en rassemblant nos ressources et notre intelligence, de surmonter la première ruine exemplaire des vieux États nation.

1863279.jpgL'Europe n'a pas fait bloc comme le fit le secrétaire au Trésor Alexander Hamilton au sortir de la guerre d'indépendance américaine, quand il décréta que le gouvernement central allait assumer les dettes de chaque Etat, les unissant ainsi en une fédération forte. L'Europe n'a pas fait de la Grèce une affaire européenne.

Elle n'a pas vu le lien entre les crises de l'économie, de la démocratie, de la nation et de la politique. Pendant des années, elle a fait la cour à un establishment grec corrompu et aujourd'hui, la voilà bouche bée devant un peuple qui rejette les responsabilités de ce désastre.

Cet éloignement entre Union et démocratie, entre Nous et Eux, aura des conséquences douloureuses. Leur mort serait un peu la nôtre, mais il manque dans ce déclin la connaissance de soi qu'Athènes nous a enseignée.

Ce n'est pas la mort grecque qu'Ajax le Grand invoque dans l'Iliade* : "Un brouillard noir nous enveloppe tous, les hommes et les chevaux. Père Zeus, délivre de cette obscurité les fils des Akhaiens ; rends-nous la clarté, que nos yeux puissent voir ; et si tu veux nous perdre dans ta colère, que ce soit du moins à la lumière !"

*Iliade (XVII 645- 647)

Source : La Repubblica Rome

Journaliste : Barbara Spinelli 17 mai 2012

Traduction : Laurent Laget

Illustration : D'après "Le Cri", d'Edvard Munch Steve Bell

 

14/05/2012

Déculottée électorale pour Angela Merkel dans l'Etat régional de Rhénanie-du-Nord-Westphalie

1700544_3_e222_angela-merkel-est-toutefois-toujours-populaire_a1da191b9d1c0355f39485c8f1f2bb59.jpgCe dimanche on a voté dans l'Etat régional de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, en Allemagne. Les sociaux démocrates et les Verts allemands viennent d’infliger un sévère camouflet à la Chancelière Angéla Merkel, championne bornée de l’hyper-libéralisme européen, qui depuis 2 ans est entrain de conduire la zone euro dans le mur de l’austérité et de la régression économique et sociale.

Cette défaite des conservateurs allemands – la CDU est le parti majoritaire au Bundestag en Allemagne – constitue un revers très sérieux, le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, avec ses 18 millions d’habitants, est le land le plus peuplé du pays et constitue le cœur industriel de l’Allemagne.

La coalition Vert/SPD qui a recueilli 12% et 39% est désormais en mesure de former une majorité au Parlement de Düsseldorf avec 121 sièges sur 221.

63593_the-ecb-headquarters-is-pictured-in-frankfurt.jpgC’est la politique d’austérité qui a été sanctionnée par les électeurs, Norbert Röttgen la tête de liste CDU – grand perdant du scrutin avec 26%des voix – avait choisi comme axe principal de sa campagne la politique d’austérité chère à Berlin.

Politique d’ailleurs égratigné par Gerhard Schröder laissant entendre que voter CDU en Rhénanie-du-Nord-Westphalie c’était appuyer le dogme de discipline fiscale et budgétaire imposé sans succès par Angéla Merkel à la zone euro.

Toujours aussi bornée, la Chancelière désavouée, s’est contentée de déclarer à la presse que le résultat de ce scrutin« est important pour la Rhénanie du Nord-Westphalie, ni plus ni moins ».

Angéla Merkel peut bien être dans le déni, il n’en reste pas moins qu’à la veille de la visite officielle de François Hollande cette élection dans l'Etat régional de Rhénanie-du-Nord-Westphalie renforce considérablement la position du nouveau Président de la République française et affaibli celle de la Chancelière.

SAMPAIO_Merkozy.jpgLe SPD allemand menace déjà de ne pas ratifier le pacte fiscal européen  « Sarkozy-Merkel » si des aménagements n’y étaient pas apportés. Une majorité des 2/3 est nécessaire au Bundestag, Angéla Merkel devra donc composer avec ses opposants sociaux-démocrates.

Ces derniers, pour montrer leur détermination et leur capacité de nuisance, ont bloqué, vendredi deux décisions importantes au Bundesrat – la Chambre Haute du Parlement allemand –.

Bruxelles-Union-europeenne-mobilisation-manifestation-Europe_pics_180.jpgComme nous l’indiquions récemment Angela Merkel n’est plus en situation d’imposer une ligne d’austérité soutenue pour résoudre la crise générale qui est en train de tuer les démocraties européennes – la montée des votes d’extrême-droite, scrutin après scrutin, ne laisse pas d’inquiéter –.

La crise devait être solutionnée par la rigueur. Hors le remède semble bien pire que le mal qui touche la zone euro. L’austérité généralisée conduit même à ce que des économies qui n’étaient pas en difficulté le sont désormais – les Pays Bas en sont un exemple frappant –

L’heure est à un changement de cap concerté auquel l’Allemagne devra souscrire, sans, bien sûr, que ses intérêts soient ignorés. Mais il n’est désormais plus possible de continuer à danser, dans des réunions improductives, comme le faisaient les passagers du Titanic quelques heures avant le crash dans lequel ils se sont abimés.

60742_hollande-socialist-deputy-and-candidate-for-french-socialist-party-presidential-primary-delivers-speech-at-political-rally-during-visit-to-rennes.jpgMardi, le contexte sera favorable au Président de la République qui tout en usant de ses talents de conciliateur pourra faire valoir ses choix économiques pour l’Europe en même temps qu’il imposera sa marque au plan international en affichant un leadership pour le changement en Europe.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu