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26/12/2011

Génocide arménien : « piratage de site » et « menaces de mort et de viol" contre Valérie Boyer et escalade diplomatique contre le chef de l’Etat et la France.

Génocide arménien, Arménie, Kurdes, Turquie, Valérie Boyer, Nicolas Sarkozy, Abdullah Gül, Azerbaïdjan, Nagorny Karabakh, Groupe de Minsk, Russie, Etats-Unis, Rcep Tayyip Erdogan, Algérie, Pal Sarkozy, Ali Babacan, ONU, Douma russe, Parlement Européen, Israël, A l’origine de la proposition de loi déposée par le gouvernement et approuvée par l’Assemblée Nationale jeudi dernier, réprimant la négation des génocides dont celui des Arméniens de 1915, Valérie Boyer a été victime dimanche 25 décembre du piratage de son site officiel par des hackers turcs.

Génocide arménien, Arménie, Kurdes, Turquie, Valérie Boyer, Nicolas Sarkozy, Abdullah Gül, Azerbaïdjan, Nagorny Karabakh, Groupe de Minsk, Russie, Etats-Unis, Rcep Tayyip Erdogan, Algérie, Pal Sarkozy, Ali Babacan, ONU, Douma russe, Parlement Européen, Israël, Le contenu du site a été remplacé par un message, signé Grayhatz sur fond d’écran noir et drapeau de la Turquie, qui dénonce, en turc et en anglais, le caractère électoraliste du texte de loi.

 

De plus le Député UMP des Bouches du Rhône a indiqué avoir reçu des « menaces de mort et de viol » pour lesquelles elle dit vouloir « déposer plainte ».

Ces actions, particulièrement violentes et intolérables, s’inscrivent dans une démarche d’accompagnement de la démarche diplomatique plus générale des dirigeants de la Turquie qui n’acceptent pas le choix de la France en matière de traitement du négationnisme des génocides au sein de la République.

Génocide arménien, Arménie, Kurdes, Turquie, Valérie Boyer, Nicolas Sarkozy, Abdullah Gül, Azerbaïdjan, Nagorny Karabakh, Groupe de Minsk, Russie, Etats-Unis, Rcep Tayyip Erdogan, Algérie, Pal Sarkozy, Ali Babacan, ONU, Douma russe, Parlement Européen, Israël, Le Président Turc, Abdullah Gül, a indiqué que la France devrait se retirer des travaux du groupe de Minsk qui a été crée en 1992 par l’OSCE en vue de trouver une issue pacifique et négociée au conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan sur le Nagorny Karabakh.

Ce groupe est actuellement coprésidé par la France, les Etats-Unis et la Russie dont les chambres représentatives ont reconnus l’existence du génocide arménien. Personne ne comprend très bien où veut en venir le Président Turc.

Plus concrètement, la Turquie a pris la décision de geler sa coopération militaire avec la France et a demandé à son ambassadeur à Paris de rentrer à Ankara.

Ces deux mesures ont été prises après que le Premier Ministre turc Recep Tayyip Erdogan s’en soit pris directement «au passé Génocide arménien, Arménie, Kurdes, Turquie, Valérie Boyer, Nicolas Sarkozy, Abdullah Gül, Azerbaïdjan, Nagorny Karabakh, Groupe de Minsk, Russie, Etats-Unis, Rcep Tayyip Erdogan, Algérie, Pal Sarkozy, Ali Babacan, ONU, Douma russe, Parlement Européen, Israël, colonial de la France» et à Nicolas Sarkozy sur le mode : « Si le président Sarkozy ne sait pas qu’il y a eu génocide (en Algérie ndlr) , il peut demander à son père, Pal Sarkozy (…) qui a été légionnaire en Algérie durant les années 40 (...) Je suis sûr qu’il a beaucoup de choses à dire à son fils sur les massacres commis par les Français en Algérie ».

Puis d’ajouter que pour lui le texte voté par l’Assemblée Nationale, droite et gauche confondue, était un texte de caractère raciste, discriminatoire et xénophobe à l’endroit « des Turcs et des Musulmans ».

Génocide arménien, Arménie, Kurdes, Turquie, Valérie Boyer, Nicolas Sarkozy, Abdullah Gül, Azerbaïdjan, Nagorny Karabakh, Groupe de Minsk, Russie, Etats-Unis, Rcep Tayyip Erdogan, Algérie, Pal Sarkozy, Ali Babacan, ONU, Douma russe, Parlement Européen, Israël, L’on peut à juste titre raisonnablement se demander ce que ce Premier Ministre Turc a derrière la tête pour se laisser aller de la sorte : « Ce vote qui a eu lieu en France, une France où vivent environ cinq millions de musulmans, a clairement montré à quel point le racisme, la discrimination et l'islamophobie ont atteint des dimensions dangereuses en France et en Europe».

Au niveau diplomatique, d’où parle Recep Tayyip Erdogan, l’on a pour pratique générale de mieux calibrer les discours. Ces phrases là, quelle que soit la colère qui pourraient les motiver, sont lourdes d’un sens qui n’a plus rien à voir avec un reproche fait au Président français « d’électoralisme à bon compte»!

Elles ne visent en tout état de cause qu’à créer les conditions d’un climat détestable de haine et de fanatisme propices à Génocide arménien, Arménie, Kurdes, Turquie, Valérie Boyer, Nicolas Sarkozy, Abdullah Gül, Azerbaïdjan, Nagorny Karabakh, Groupe de Minsk, Russie, Etats-Unis, Rcep Tayyip Erdogan, Algérie, Pal Sarkozy, Ali Babacan, ONU, Douma russe, Parlement Européen, Israël, toutes les exactions. C’est avec de telles méthodes qu’ont été massacrés les Arméniens au début du 20ème siècle. On pourrait presque leur faire reproche d’avoir pour projet de fomenter une solidarité « religieuse » autour de la Turquie contre un Pays européen, pour ne pas dire un pays occidental.

Les dirigeants Turcs sont en train de faire la démonstration que le régime actuel est loin d’offrir toutes les garanties requises en matière de droits de l’homme et de démocratie. D’ailleurs, les dernières arrestations de militants kurdes, avocats ou journalistes,  sont là pour en attester.

Sur ce plan là ils n’ont rien à envier à leurs ainés de 1915 qui avaient jeté l’anathème sur les arméniens avant de les massacrer.

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Des discussions sont engagées actuellement en Israël qui vont également dans le sens de la reconnaissance politique du génocide arménien de 1915

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Quoi que fassent Recep Tayyip Erdogan et les siens, ils doivent savoir que les menaces, les attaques contre Nicolas Sarkozy, Valérie Boyer ou quelque autre Français que ce soit ne seront d’aucun effet pour inverser le sens du vote de jeudi dernier. Au contraire, le processus est engagé, cette loi sera votée au Sénat, tout simplement parce que tel est le souhait des Français de gauche ou de droite d’ailleurs.

Pour le reste, la France est une véritable démocratie qui saura à son heure décider dans les urnes du choix de ses représentants.

Génocide arménien, Arménie, Kurdes, Turquie, Valérie Boyer, Nicolas Sarkozy, Abdullah Gül, Azerbaïdjan, Nagorny Karabakh, Groupe de Minsk, Russie, Etats-Unis, Rcep Tayyip Erdogan, Algérie, Pal Sarkozy, Ali Babacan, ONU, Douma russe, Parlement Européen, Israël, A l’instant en tant que Français menacés et attaqués pour avoir agit dans le sens qu’ils considèrent être le mieux selon leur conscience, Nicolas Sarkozy, Valérie Boyer et les Députés ou Sénateurs qui soutiennent le texte présenté par le gouvernement, ont droit au soutien que la République ne manquera pas légitiment de leur accorder en cas de besoin.

19/10/2011

Libération de Guilad Shalit: le Hamas triomphe mais qui a gagné?

 

Hamas, Fatah, Mahmoud Abbas, Mahmoud Zahar, Palestine, Guilad Shalit, Benjamin Netanyahu, Egypte, Shimon Pérez, Iran, Syrie, Assad, Yasser Arafat, Obama, ONU, Etat de Palestine, Gaza, Frères Musulmans, Allemagne, Europe, US, Israël, Moyen-Orient, Egypte,Cinq ans après sa capture, le 26 juin 2006, par un commando palestinien du Hamas, le soldat israélien Gilad Shalit vient enfin d’être libéré.

Si les négociations entre Israël et le Hamas n’ont jamais cessé durant sa captivité, à deux reprises aux moins les Israéliens ont tenté de procéder à une libération par la force de leur soldat placé, dans un endroit de la bande de Gaza tenu secret « sous la responsabilité d’un groupe spécial ». Mahmoud Zahar, une des principales personnalités palestiniennes du Hamas à Gaza, dira d’ailleurs « Je n’ai moi-même aucune idée de l’endroit il se trouve ».

Les négociations ont été particulièrement difficiles. Les délégations du Hamas et celles d’Israël ne se sont pratiquement jamais parlé directement et n’ont communiqué, durant tout ce temps, qu’à travers des intermédiaires égyptiens. Un membre des services secrets allemands a été au cœur des nombreuses tractations et réunions, à la grande satisfaction semble-t’il des responsables du Hamas. « Il a joué un rôle crucial dans cet accord et je l’en remercie personnellement » a expliqué Mahmoud Zahar, ajoutant, « beaucoup de gens ont contribué au succès de ces négociations, mais les Allemands ont été les plus importants». Nicolas Sarkozy peut bien vouloir récuérer l'affaire ce sont les allemands qui ont été à la maneuvre.

Hamas, Fatah, Mahmoud Abbas, Mahmoud Zahar, Palestine, Guilad Shalit, Benjamin Netanyahu, Egypte, Shimon Pérez, Iran, Syrie, Assad, Yasser Arafat, Obama, ONU, Etat de Palestine, Gaza, Frères Musulmans, Allemagne, Europe, US, Israël, Moyen-Orient, Egypte,Le Hamas, au pouvoir à Gaza, a réservé un accueil triomphal à ses 477 premiers prisonniers libérés en échange de la libération de Gilad Shalit. L’organisation concurrente du Fatah  a de bonnes raisons d’être satisfaite, elle a gagné sur l’essentiel de ses revendications. Au terme du processus c’est 1027 ressortissants Palestiniens qui seront libérés et reçus comme des héros de la résistance palestinienne.

De plus le Hamas qui, depuis sa victoire aux élections législatives du 25 janvier 2006 face au Fatah de Mahmoud Abbas, avait été mis au ban de la diplomatie vient aujourd’hui de retrouver une légitimité. « C’est un grand succès » relève Mahmoud Zahar triomphant qui ajoute «  Ce n’est pas seulement celui du Hamas : seuls 60% des prisonniers libérés sont de notre mouvement, les autres appartiennent au Fatah, au Djihad islamique et à d’autres organisations ».

Comment dire autrement : « nous avons gagné et avec nous tout le Peuple palestinien ». Interviewé il aura cette phrase qui en dit long sur l’ambition du mouvement : «C’est la différence entre le Hamas et l’autorité palestinienne. Le Hamas reste ferme sur ses positions, négocie patiemment et obtient des résultats. Mahmoud Abbas parle, perd son temps et n’obtient rien. Abbas et Arafat n’ont jamais obtenu la libération d’un seul prisonnier, nous, si»   

Incontestablement, le Président de l’autorité palestinienne Mahmoud Abbas en réclamant la création d’un Etat de Palestine, en refusant de céder aux pressions américaines, israéliennes et européennes s’est taillé un net succès d’estime à la tribuHamas, Fatah, Mahmoud Abbas, Mahmoud Zahar, Palestine, Guilad Shalit, Benjamin Netanyahu, Egypte, Shimon Pérez, Iran, Syrie, Assad, Yasser Arafat, Obama, ONU, Etat de Palestine, Gaza, Frères Musulmans, Allemagne, Europe, US, Israël, Moyen-Orient, Egypte,ne de l’ONU. Cette intervention a eu un prolongement au-delà de l’enceinte internationale et s’est traduit par un triomphe auprès des populations de Cisjordanie. Pour autant à quoi a-telle abouti concrètement et matériellement ?

Mahmoud Abbas n’a rien obtenu et cette libération de prisonniers sonne comme un avertissement au successeur de Yasser Arafat qui voit sa position affaiblie dans le rapport de force qui l’oppose au Hamas tant en interne qu’au plan international.

Côté israélien les événements ne sont pas vécus de la même manière, et cela n’a rien d’anormal. Certes le retour du jeune franco-israélien Gilad Shalit, dont la libération était réclamée en Israël mais par toutes les communautés juives à travers le monde, est une sorte de soulagement. Ce soldat qui avait 20 ans lorsqu’il a été capturé à un poste frontière était de venu une figure « emblématique » de la cause nationale israélienne pour ce pays où sont très rares les familles qui n’ont pas un enfant ou un parent dans l’armée.

Personne en Israël ne viendra dire qu’il n’est pas heureux de le voir libHamas, Fatah, Mahmoud Abbas, Mahmoud Zahar, Palestine, Guilad Shalit, Benjamin Netanyahu, Egypte, Shimon Pérez, Iran, Syrie, Assad, Yasser Arafat, Obama, ONU, Etat de Palestine, Gaza, Frères Musulmans, Allemagne, Europe, US, Israël, Moyen-Orient, Egypte,re aujourd’hui. Mais pour de nombreux Israélien les termes de l’échange apparaissent quelque peu déséquilibrés.  

Dès la publication officielle de la liste des prisonniers palestiniens libérables des protestations des familles de victimes d’attentats se sont élevées pour dire leur « émoi » voir leur « indignation ». Les Hamas, Fatah, Mahmoud Abbas, Mahmoud Zahar, Palestine, Guilad Shalit, Benjamin Netanyahu, Egypte, Shimon Pérez, Iran, Syrie, Assad, Yasser Arafat, Obama, ONU, Etat de Palestine, Gaza, Frères Musulmans, Allemagne, Europe, US, Israël, Moyen-Orient, Egypte,familles des victimes d’attentas, estiment être les « oubliées » de la négociation. Parmi ces ressortissants palestiniens figurent en effet des hommes ou des femmes condamnés pour « crime de sang » perpétrés lors d’attentat meurtriers auxquels ils ont participés.

Cela ne passe pas ! Cette fête du retour ne peut pas être totale. Les plaies sont encore trop vives, trop apparentes pour tous ceux, et ils sont nombreux, qui ont laissé un membre de leur famille dans ce conflit interminable fait de violences, d’attentats, de guerres.

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De son côté, dans la lettre qu’il a adressée aux familles des viHamas, Fatah, Mahmoud Abbas, Mahmoud Zahar, Palestine, Guilad Shalit, Benjamin Netanyahu, Egypte, Shimon Pérez, Iran, Syrie, Assad, Yasser Arafat, Obama, ONU, Etat de Palestine, Gaza, Frères Musulmans, Allemagne, Europe, US, Israël, Moyen-Orient, Egypte,ctimes au moment où il a signé la grâce des prisonniers palestiniens libérés, le Président Shimon Pérez, a tenu à préciser : « qu’Israël ne pardonne ni n’oublie les actes commis »

Chaque observateur non impliqué directement dans le conflit peut évidemment s’interroger sur les raisons qui ont pu décider Israël de permettre au Hamas d’apparaître comme le vainqueur d’une partie de bras de fer qui dure depuis 2006. Libérer autant de prisonniers dont plusieurs sont considérés comme dangereux n’est pas une mince décision. L’enjeu est donc ailleurs et il  dépasse évidemment la seule personne du Soldat Gilad Shalit et des prisonniers palestiniens libérés !

Un premier élément de réponse peut être trouvé dans la déclaration de Mahmoud Zahar, le négociateur du Hamas : « NouHamas, Fatah, Mahmoud Abbas, Mahmoud Zahar, Palestine, Guilad Shalit, Benjamin Netanyahu, Egypte, Shimon Pérez, Iran, Syrie, Assad, Yasser Arafat, Obama, ONU, Etat de Palestine, Gaza, Frères Musulmans, Allemagne, Europe, US, Israël, Moyen-Orient, Egypte,s avons fini par arriver à un accord essentiellement parce que les Israéliens ont voulu améliorer leurs relations avec l’Egypte, notamment après la crise de cet été. C’est sans doute le facteur le plus important ».

Facteur important mais probablement insuffisant car le Hamas et l’Egypte c’est aussi « les Frères musulmans » qui aujourd’hui sont partout présents dans les révolutions arabes notamment en Syrie où ils constituent la base de la révolution contre le Président Assad lui-même allié de l’Iran.

Hamas, Fatah, Mahmoud Abbas, Mahmoud Zahar, Palestine, Guilad Shalit, Benjamin Netanyahu, Egypte, Shimon Pérez, Iran, Syrie, Assad, Yasser Arafat, Obama, ONU, Etat de Palestine, Gaza, Frères Musulmans, Allemagne, Europe, US, Israël, Moyen-Orient, Egypte,Cette libération de Guilad Shalit ne marquerait-elle pas, au final, le début du desserrement de l’étau et de l’isolement dans lequel se trouvait jusqu’à maintenant Israël et la porte ouverte à un durcissement dans les relations entre Israël et l’Iran shiite? Si tel est le cas cette négociation constitue un élément majeur de la situation au Moyen-Orient.

Mahmoud Zahar peut dire que la fermeté dans les Territoires Palestiniens est aujourd’hui du côté du Hamas, force lui est de constater que globalement au Moyen-Orient  la ténacité est tout de même toujours du côté d’Israël. Le Hamas Triomphe mais qui a gagné?

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20/09/2011

Dominique de Villepin : Relaxe définitive !

relaxe, Dominique de Villepin, République Solidaire, France, ONU, Clearstream, Parquet général, Présidentielles 2012, Nicolas Sarkozy,Le Parquet général, qui, à l’issue de l’audience de mercredi 14 septembre, avait 5 jours pour se pouvoir contre l’arrêt de la cour d’appel de Paris dans l’affaire Clearstream a annoncé ce lundi sa décision de ne pas poursuivre.

Le ministère public a fait connaître sa décision dans un bref communiqué non assorti de commentaires : «Le parquet général de la cour d'appel de Paris ne formera pas de pourvoi auprès de la Cour de cassation contre la décision rendue le 14 septembre 2011 par la cour d'appel de Paris dans le dossier Clearstream».

relaxe, Dominique de Villepin, République Solidaire, France, ONU, Clearstream, Parquet général, Présidentielles 2012, Nicolas Sarkozy,Mis en examen en 2006 pour « complicité de dénonciation calomnieuse » Dominique de Villepin, déjà relaxé en première instance est donc définitivement libéré des accusations portées contre lui dans cette affaire de faux listings dans laquelle Nicolas Sarkozy avait cru bon de se porter partie civile.

A l’issue du délibéré Clearstream de mercredi Dominique de Villepin avait fait une déclaration en forme d’avertissement formant le vœu que sa relaxe « puisse servir de leçon pour la présidentielle de 2012 ».

Aujourd’hui l’on apprend que l’ancien premier ministre qui veut « se consacrer pleinement à la définition d’une politique de rassemblement national » a décidé de « se placer en dehors de toute responsabilité partisane ».

Dominique de Villepin quitte donc la présidence de République Solidaire, qu’il a crée il y a un an, tout en y restant adhérent ; nul doute que l’ancien Premier Ministre, va désormais se consacrer à la préparation d’une candidature à la magistrature suprême de la France.

relaxe, Dominique de Villepin, République Solidaire, France, ONU, Clearstream, Parquet général, Présidentielles 2012, Nicolas Sarkozy,Dans la période difficile que traverse aujourd’hui le monde, l’homme d’état de stature internationale, l’homme du Non aux Etats-Unis à l’Assemblée générale de l’ONU au moment de la dernière guerre d’Irak, compte parmi les rares personnalités en capacité de présider, avec succès, aux destinées de la France, de son indépendance, de sa puissance et de sa souveraineté.

 

18/09/2011

Palestine : avis de tempête à l’ONU

Etats-Unis, France,Israël, Canada, ONU, Mahmoud Abbas, Benjamin Netanyahu, Turquie, Empire Ottoman, Ramallah, Plan de partage, Etat de Palestine, Russie, Quartet pour le Proche-Orient, Autorité palestinienne,Vendredi 16 septembre, le Président de l’Autorité palestienne, Mahmoud Abbas, a fait savoir qu’il allait présenter, le 23 de ce mois, une demande d’adhésion d’un Etat de Palestine à l’ONU.

 

L’annonce a été prononcée devant la direction palestienne réunie à Ramallah en Cisjordanie. « Nous allons au Conseil de Sécurité ….. Après mon discours, je présenterai la demande d’adhésion au Secrétaire Général afin qu’il la transmette au Président du Conseil de Sécurité ».

 

Etats-Unis, France,Israël, Canada, ONU, Mahmoud Abbas, Benjamin Netanyahu, Turquie, Empire Ottoman, Ramallah, Plan de partage, Etat de Palestine, Russie, Quartet pour le Proche-Orient, Autorité palestinienne, Canada,Israël a rejeté la déclaration de Ramallah. Un communiqué émanant du Premier ministre de l’Etat hébreux, Benjamin Netanyahu indique « la Paix ne s’obtiendra pas par une démarche unilatérale à l’ONU».

 

Les Etats-Unis de leur côté ont indiqué leur hostilité au projet palestinien annonçant qu’il opposerait leur veto au Conseil de Sécurité. « Tout mouvement dans ce sens à New-York serait contre productif vis-à-vis de la vraie priorité, qui est une négociation entre les partie » a précisé le Département d’Etat.

 

Sourd aux demandes des envoyés américains, européens et ceux du Quartet pour le Proche-Orient – ONU, Russie, UE et Etats-Unis –  le Président de l’Autorité palestienne s’est montré  ferme sur ses intentions. Il a insisté sur son choix politique et affirmé : « C’est notre droit légitime de demander l’adhésion à part entière de l’Etat de Palestine à l’ONU » explicitant son objectif, « mettre fin à une injustice historique en accédant à l’indépendance comme tous les autres peuples de la Terre dans un Etat palestinien sur les lignes de 1967 ».

 

Quoi de plus logique pour les Palestiniens que de vouloir se mettre en position de négocier d’état à état?

 

Etats-Unis, France,Israël, Canada, ONU, Mahmoud Abbas, Benjamin Netanyahu, Turquie, Empire Ottoman, Ramallah, Plan de partage, Etat de Palestine, Russie, Quartet pour le Proche-Orient, Autorité palestinienne, Canada,En procédant comme il se propose d’agir, le successeur de Yasser Arafat peut, en effet, envisager sur le plan intérieur de mieux avancer le processus de réconciliation nationale engagé avec le Hamas, pour ensuite revenir à la table des négociations avec Israël afin dit-il « traiter sur des bases claires les questions de statut final : Jérusalem, les réfugiés, l’eau, la sécurité, les colonies et nos valeureux prisonniers».

 

Etats-Unis, France,Israël, Canada, ONU, Mahmoud Abbas, Benjamin Netanyahu, Turquie, Empire Ottoman, Ramallah, Plan de partage, Etat de Palestine, Russie, Quartet pour le Proche-Orient, Autorité palestinienne, Canada,Il faut observer que, d’une certaine manière, Mahmoud Abbas, en agissant comme il le fait, ouvre une voie d’un retour à des négociations directes avec Israël, totalement bloquées depuis un an, tout menant une opération de correction du déséquilibre incontestable du rapport de force qui existe entre l’Etat Hébreux et les Palestiniens.

 

La manœuvre est particulièrement intéressante d’autant que ce conflit n’a que trop duré et que la situation dans cette région du monde demande des solutions urgentes et durables.

 

Etats-Unis, France,Israël, Canada, ONU, Mahmoud Abbas, Benjamin Netanyahu, Turquie, Empire Ottoman, Ramallah, Plan de partage, Etat de Palestine, Russie, Quartet pour le Proche-Orient, Autorité palestinienne, Canada,Faut-il croire Mahmoud Abbas lorsqu’il affirme « Nous n’allons pas à l’ONU pour isoler ou délégitimer Israël mais l’occupation israélienne »? La question n’est plus là ! La question qui est posée aujourd’hui est : pouvons-nous prendre le risque d’un nouvel embrasement ?

 

Israël et les Etats-Unis ne pourront pas éternellement s’opposer à la création d’un Etat de Palestine.

 

Etats-Unis, France,Israël, Canada, ONU, Mahmoud Abbas, Benjamin Netanyahu, Turquie, Empire Ottoman, Ramallah, Plan de partage, Etat de Palestine, Russie, Quartet pour le Proche-Orient, Autorité palestinienne, Canada,Le retour, sur fond de renouveau d’un islam politique « ottoman », de la Turquie d'Erdogan, dans la géopolitique de la Région devrait inciter les puissances européennes, canadiennes et américaines à un peu de sagesse stratégique!

 

La reconfiguration du Moyen-Orient sur fond de chute de l’empire ottoman après la 1ère guerre mondiale et de promesses « foireuses » de la diplomatie anglaise et française de l’époque doivent encore alimenter bien des rancœurs qui ne demandent qu’à être réactivées.

 

Etats-Unis, France,Israël, Canada, ONU, Mahmoud Abbas, Benjamin Netanyahu, Turquie, Empire Ottoman, Ramallah, Plan de partage, Etat de Palestine, Russie, Quartet pour le Proche-Orient, Autorité palestinienne, Canada,Les grandes puissances doivent finir le boulot ! La création de l’Etat d’Israël prévoyait un plan de partage de la Palestine.

 

L’heure est arrivée, tout en veillant, scrupuleusement  à garantir la pérennité et la souveraineté de l’Etat d’Israël, de créer les conditions pour faire droit à la demande légitime des populations arabes palestiniennes de vivre dans un Etat souverain aux frontières sûres durables et reconnues.

 

Etats-Unis, France,Israël, Canada, ONU, Mahmoud Abbas, Benjamin Netanyahu, Turquie, Empire Ottoman, Ramallah, Plan de partage, Etat de Palestine, Russie, Quartet pour le Proche-Orient, Autorité palestinienne, Canada,La France dans ce dossier diplomatique majeur doit œuvrer dans cette direction et pousser ainsi au renforcement à l’ONU du poids diplomatique de l’Europe actuellement encore trop souvent sous influence américaine.

 

04/04/2011

Non à l'OTAN en LIBYE

Par Jean-Luc Mélenchon

L’OTAN, dont je condamne l’existence et dont je souhaite que la France se retire, n’a rien à faire en Libye. La résolution 1973 de l’ONU concernant la Libye doit être fidèlement appliquée. Son objet est clairement délimité. Il s’agit de mettre en place une zone d’exclusion aérienne, actuellement effective, pour protéger les civils libyens.

La résolution 1973 n’a pas d’autre objectif et exclut clairement toute autre intervention militaire. Le Conseil de Sécurité de l’ONU dispose d’un organe militaire chargé de mettre en œuvre ses décisions, le comité d’État-major établi par l’article 47 de la Charte de l’ONU. C’est à lui et à lui seul de piloter les opérations. Le respect du strict périmètre de cette résolution est la condition de sa pérennité. Faute de quoi dans les heures qui viennent, l’intervention changeant de signification, l’accord international qui a permis l’absence de veto au sein du Conseil de Sécurité, sera remis en cause. Pour ma part, comme beaucoup de ceux qui ont approuvé la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne, je ne soutiendrai pas davantage que par le passé une nouvelle guerre de l’OTAN.

Dès lors, c’est le moment de constater la faute qu’a été le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN et la nomination d’officiers français dans la chaine de commandement que dirigent les Nord-américains. La pression qui s’exerce pour imposer la présence de l’OTAN dans l’action en Libye ne correspond à aucune nécessité militaire pour les Français. Elle signale seulement l’avilissement de ceux qui s’y soumettent, leur perte d’indépendance. Elle rappelle le caractère impérial de cette alliance belliciste dirigée par les États Unis d’Amérique. La sortie de l’OTAN et le retrait de l’aventure sans principe en Afghanistan figurent au même agenda que la ferme volonté d’empêcher cette organisation de prendre la direction d’une opération dont nous attendons seulement qu’elle protège la révolution populaire en Libye.


01:52 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : civils, résolution 1973, onu | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

27/02/2010

Israël : 600 nouveaux logements en territoire occupé

2009-09-06T193943Z_01_APAE585130H00_RTROPTP_3_OFRWR-PROCHE-ORIENT-20090906.jpgA l’heure où des efforts de relance de pourparlers sont engagés en vue de conclure une paix israélo-palestinienne, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a exclu Jérusalem du moratoire de 10 mois qu’il avait annoncé en novembre sur les constructions de nouveaux logements dans les implantations juives de Cisjordanie et annonce la construction de 600 nouveaux logements dans Jérusalem Est occupé depuis 1967.

De source bien informée – quotidien Haaretz – l’on « précise que les nouveaux logements doivent être construits près du quartier de Pisgat Zeev et le secteur palestinien de Chouafat. Le projet initial prévoyait 1.100 nouveaux logements, un nombre ramené à 600 quand il s’est avéré qu’une partie de la terre était détenue à titre privé par des Palestiniens ».

 

De son côté le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, s’appuyant sur la "feuille de route" validée en 2003, en préalable à une reprise des négociations, réaffirme l’absolue nécessité d’un gel total des activités de colonisation de la part de l’Etat d’Israël.

 

Une vague de protestations s’est élevée dans le monde arabe après l’annonce dimanche, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, son projet d’inscrire au patrimoine d’Israël, le caveau des Patriarches, à Hébron, et le tombeau de Rachel, à Bethléem. Ces deux lieux sont considérés comme des « lieux saints » à la fois pour les juifs et les musulmans. Hébron est désormais à nouveau le théâtre d’affrontements entre Palestiniens et forces de l’ordre israéliennes et c’est à nouveau l’impasse et le désordre.

 

Combien de temps encore le monde va-til assister, impuissant à ce drame qui n’en finit pas de semer la révolte, la haine, la mort et l’indignité ? Chacun peut aujourd’hui s’interroger sur les motivations réelles de l’actuel gouvernement d’Israël dont il est patent qu’il montre chaque jour un peu plus sa non-volonté d’aboutir une quelconque solution de Paix.

 

2 peuples 2 états.jpgCette posture politique de maintien d’un climat permanent de guerre n’est plus acceptable et ne doit plus être acceptée par la communauté internationale. Celle-ci doit désormais imposer au gouvernement  Nétanyahou-Libermann d’abord de cesser toutes nouvelles implantations en territoires occupés et de respecter le droit international.

 

Peut-être est-il venu pour l’ONU le moment de se montrer ferme et de décider l’envoi dans les territoires occupés d’une mission destinée à faire respecter ses décisions ?

Hébron d’affrontements entre Palestiniens et forces de l’ordre israéliennes

11:46 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lieux saints, hebron, onu, paix, territoires occupés, 1967 | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

20/09/2009

COPENHAGUE 2009

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Monsieur le Président,


Au mois de décembre de cette année se tiendra à Copenhague le Sommet de l’ONU sur le climat. Confrontés au péril climatique, les dirigeants du monde entier devront parvenir à surmonter leurs divergences d’intérêts de court terme pour se rassembler autour d’un projet politique mondial fondé sur un constat scientifique objectif et ainsi donner une suite au protocole de Kyoto qui soit à la hauteur des enjeux que nous allons devoir tous ensemble affronter dans les décennies à venir. Le résultat de cette conférence dessinera l’avenir climatique de l’humanité. Or comme le rappelait il y a un an le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon, « nous sommes au bord d’une catastrophe si nous n’agissons pas ».


Acteurs reconnus de la protection de l’environnement, des droits humains et de la solidarité internationale, conscients des responsabilités qui sont les nôtres, nous avons décidé pour la première fois de parler d’une seule voix pour vous exprimer publiquement notre préoccupation et vous appeler à agir avec ambition et détermination lors de la Conférence de Copenhague. Au regard de l’ultimatum climatique auquel l’humanité est confrontée aujourd’hui, Monsieur le Président, vous aurez rendez-vous avec l’Histoire en décembre 2009.

Le réchauffement du système climatique est sans équivoque. L’activité humaine en est la cause. Ses impacts se font déjà ressentir en différents points du globe, notamment par la multiplication des catastrophes climatiques. Si nous n’agissons pas maintenant, ils seront sans aucun doute encore plus dévastateurs. C’est le constat sans appel de 2 500 scientifiques du monde entier qui ont reçu collectivement le Prix Nobel de la Paix en 2007 pour leurs travaux sur le phénomène des changements climatiques. Depuis, de nouveaux éléments scientifiques montrent, chaque jour, que le climat se dérègle au-delà des prévisions les plus pessimistes, avec des conséquences bien plus précoces que prévues et d’ores et déjà visibles.


S’il est encore difficile d’évaluer avec précision l’amplitude des impacts, le danger est en revanche déjà certain. Ecosystèmes ravagés, variabilité climatique extrême, hausse du niveau des océans… : les premières victimes de ces catastrophes en chaîne sont les populations déjà vulnérables en Afrique subsaharienne, en Asie centrale, du Sud Est ou dans de nombreux pays insulaires. La sécurité alimentaire, l’accès à l’eau ou à la terre sont gravement menacés et des centaines de millions de personnes risquent d’être poussées à l’exode, grossissant les rangs de ceux que l’on nomme les « réfugiés climatiques ». Dans un monde de crises, nous craignons que la guerre, l’autoritarisme, les inégalités, la misère  et la souffrance humaine prennent encore un peu plus le pas sur la paix, la dignité humaine et la démocratie.


L’urgence climatique nous commande donc d’agir à la hauteur des périls qui sont devant nous. Nous maîtrisons déjà la plupart des technologies nécessaires pour relever le défi d’un mode de développement qui intègrerait à sa juste mesure l’impératif climatique. De plus, cette rupture avec un modèle de développement hérité d’un passé révolu recèle des opportunités d’économies, d’emplois et d’innovations considérables. Encore faut-il que nous prenions la décision politique de le faire.


Tout d’abord, il faut impérativement parvenir à stopper la croissance des émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici à 2015 avant de les faire décroitre. C’est la seule voie pour limiter le réchauffement des températures bien en-dessous de 2°C, seuil au-delà duquel la capacité à s’adapter de nos sociétés et des écosystèmes est menacée. Pour ce faire, Les pays industrialisés, dont la France, doivent s’engager collectivement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40% d’ici à 2020 par rapport à 1990.

Mais cela ne sera pas suffisant. Les pays en développement doivent, eux aussi, mettre en place les politiques industrielles, énergétiques et agricoles qui limiteront la croissance de leurs émissions avant de les réduire, sans compromettre leur légitime aspiration au développement économique et social. L’accord de Copenhague devra permettre à ces pays d’évoluer vers des modèles sobres en carbone. Il devra aussi leur permettre de s’adapter aux conséquences inévitables du changement climatique.


Pour nombre d’entre eux, en particulier les plus vulnérables, ces actions ne pourront se faire sans le soutien financier et technique des pays industrialisés. Les besoins d’ici à 2020 sont évalués à plus de 100 milliards d’euros par an. C’est moins de 10% des dépenses militaires mondiales.

Responsables de la majorité des émissions de gaz à effet de serre aujourd’hui dans l’atmosphère, munis de capacités d’action plus fortes, les pays industrialisés portent la responsabilité morale, légale et économique de mener le combat contre le dérèglement du climat. Monsieur le Président, vous vous devez de prendre la tête de ce combat qui est sans aucun doute l’enjeu de ce siècle. Notre avenir commun dépendra dans deux cents jours des choix politiques qui seront faits.

 

Serge Orru, WWF-France
Pascal Husting, Greenpeace France
François Danel, Action contre la Faim
Olivier Braunsteffer
, Care France

Souhayr Belhassen, FIDH
Nicolas Hulot, Fondation Nicolas Hulot
Anne Bringault, Les amis de la terre
Michel Bruguière
, Médecins du Monde

Luc Lamprière, Oxfam France Agir Ici
Sandrine Mathy, Réseau Action Climat
Michel Roy, Secours Catholique

 

 

 

 

 

 

11:20 Écrit par Bernard FRAU dans 4. Mes engagements | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : sommet, onu, copenhague, climat, gaz, effet de serre | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

07/09/2009

Afghanistan : sortir enfin de ce bourbier infernal !

le 20 décembre 2001, après l’adoption, par le Conseil de sécurité des Nations-Unies,  de la résolution 1386 était décidée la création d’une Force internationale d’assistance à la sécurité (Isaf) en Afghanistan, à la quelle la France a apporté sa contribution en envoyant dans ce pays un contingent.

L’objectif assigné à cette force sous mandat de l’ONU était « d’aider les autorités afghanes à maintenir la sécurité à Kaboul et dans ses environs, de telle sorte que l’Autorité intérimaire afghane et le personnel des Nations-Unies puissent travailler dans un environnement sûr ».  La décision est intervenue après les attentats du 11 septembre 2001, perpétrés par le groupe terroriste Al-Qaïda dirigé par Oussama Ben Laden, à l’origine de l’opération « Liberté immuable »  des Etats-Unis contre l’Afghanistan dirigé par les Talibans.

Le 28 mars 2002, conformément aux termes de la résolution 1401 de l’ONU a été crée une Mission d’assistance des Nations-Unies en Afghanistan (MANUA), composée d’éléments civils, destinée à soutenir la reconstruction de l’Etat de droit dans le pays. Le 13 octobre 200,3 après qu’une nouvelle résolution 1510 ait été prise par l’ONU, le mandat de l’Isaf a été étendu à l’ensemble du pays. Aujourd’hui, l’Isaf, sous commandement OTAN, reconduite dans ses missions  année après année, travaille de concert avec la MANUA.

Les missions assignées à l'Isaf ne sont pas remplies!

La coalition internationale - 42 pays contributeurs - qui compte environ, à ce jour, 100 000 hommes, dont 62 000 américains, est en grande difficulté. Et force est de constater que les missions qui lui ont été assignées sont très loin d’être remplies ce en raison de l’absence d’une stratégie cohérente construite sur les réalités du terrain!

Chaque jour qui passe voit l’Afghanistan s’enfoncer un peu plus profondément dans un bourbier infernal où est acculée  l’Isaf soumise aux raids incessants lancés par les Talibans à partir de leurs positions dans les montagnes et de leurs postes arrière du Pakistan. Les morts, qui se chiffrent par centaines au sein de la coalition des forces internationales, succèdent aux morts, sans que pour autant les bombardements de l’Isaf, qui ont provoqués de nombreuses victimes parmi les civils afghans, ne viennent à bout des Talibans.

La société afghane en  proie à une corruption généralisée

Alors que l’état de droit était censé s’y établir, la société afghane est plus que jamais en proie à une corruption généralisée qui gangrène tout y compris son administration. Il faut rappeler que 93 % de la production mondiale d’héroïne provient du pavot afghan, entièrement sous contrôle des seigneurs de guerre du Pays.

A tout cela il convient d’ajouter que la présence militaire étrangère est de plus en plus considérée par les populations locales, dont le niveau de vie est très faible, comme une armée d’occupation dont il faut se débarrasser. 

C’est dans ce contexte que deux soldats français sont morts, ces derniers jours, au cours d’une mission de reconnaissance destinée à sécuriser le parcours que devait emprunter un convoi logistique, entre Nijrab et Bagram où se trouve une base aérienne de l’Otan. Avec eux 8 autres militaires français ont été blessés dont trois très gravement au cours de cette mission. Dans le même temps une opération de bombardement dans le nord de l'Afghanistan, qualifiée de « grosse erreur par Bernard Kouchner, a fait plus de 50 morts dont des civils afghans.

En avril 2007, Nicolas Sarkozy, alors candidat à la présidence de la République, avait pris position pour un retrait des forces françaises d’Afghanistan ! N’est-il pas temps de tirer les conclusions d’une affaire militaire qui avec le temps n’en finit pas de pourrir !

Il est temps désormais de mettre fin à cette aventure bushienne, pourquoi?

Parce que cette aventure, une de plus, ne fait que démontrer jour après jour, l’impuissance dans laquelle se trouvent les soi-disant tenants du nouvel ordre international !

Malgré les milliards engagés et la liste des morts qui grandit, la sécurité,   la démocratie, les droits de l’homme et la mise au pas des extrémistes terroristes, n’est toujours pas au rendez-vous à Kaboul !

Alors que faire ?

Augmenter les effectifs militaires comme semble vouloir le décider, contre son opinion publique, le Président américain ? Porter la guerre contre les Talibans jusque dans le territoire du Pakistan, qui dispose de l’arme nucléaire et dont le régime totalement instable est à la merci d’un renversement au profit d’islamistes fanatiques ?

Huit ans de guerre pour se retrouver dans l’impasse lamentable devant laquelle se trouvent aujourd’hui les forces militaires sur le terrain n’est pas digne des puissances engagées dans cette aventure. Cela devrait inciter les uns et les autres à changer rapidement  de stratégie ! Il faut avoir le courage de reconnaître que la décision d’engager cette guerre a été une erreur et mettre en œuvre avec les Afghans, eux-mêmes, les voies et moyens d’une sortie du bourbier.

 

La priorité doit être désormais d’engager un dialogue avec les forces afghanes qui souhaitent dialoguer. Bien sur il ne s’agit pas de vouloir pactiser avec les fanatiques. Mais il s’agit de s’asseoir à une table de négociation avec ceux des Talibans qui se montreront capables de poser les armes et de parler.

 

En son temps la France en  traitant avec le FLN a fini par mettre un terme à la guerre en Algérie ! Pourquoi ne pourrait-on pas aujourd’hui négocier avec les Talibans ?

Une initiative des Etats européens pour changer de startégie!

 

La diplomatie des Etats européens doit être le moteur puissant d’une telle initiative de changement stratégique en Afghanistan pour mettre fin à ce conflit dont l’issue victorieuse, pour les forces de l’Isaf, devient chaque jour de plus en plus  incertaine quoi qu’en disent les experts de l’Otan sous influence américaine.

 

La crise économique fait porter monde un fardeau de misères déjà trop lourd pour que l’on y ajoute le poids d’une guerre qui menace de dégénérer et de s’étendre sans pour autant laisser entrevoir la possibilité d’atteindre les objectifs qui ont prévalus à son déclenchement.

 

Il faut désormais envisager calmement et sereinement de mettre fin à l’aventure afghane !

 

02:29 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : onu, otan, initiative, forces militaires, objectifs | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

 
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