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02/10/2013

États-Unis. L'État fédéral au chômage technique

Voilà un pays, qui ne cesse de donner des leçons au monde entier et qui, de surcroit à travers un FMI à sa botte, entend imposer son modèle économique et financier libéral à la planète entière, en est à mettre au chômage technique non rémunéré ses fonctionnaires faute d’un accord de ses parlementaires.

C’est incroyable !

Ce pays dont les élites, droite et gauche confondues, poussées par les lobbies de l’armement et de la finance qui les cornaquent, savent se mettre d’accord pour ouvrir des conflits interminables et meurtriers à travers le monde, et n’arrivent à aboutir à un compromis acceptable afin d’éviter de mettre leur Nation au bord de la faillite.

Le point nodal du désaccord tient à la politique de santé voulue par le Président OBAMA et combattue par les partisans d’une droite dure, égoïste, antisociale, sans scrupule prête à tout pour arriver à ses fins. Quitte pour cela à mettre le Pays en situation de cessation de paiement.

Tout ceci est lamentable et mérite que l’on s’interroge sur ce pays qui prétend défendre la liberté et les droits de l’Homme, dont nous sommes les alliés au Moyen-Orient.

L’article ci-dessous repris de télégramme.fr répond à un certain nombre de questions que pose le blocage de la situation au Congrès, il m’est apparu intéressant à titre d’information d’en faire une diffusion in extenso.

Bernard FRAU  - Humanisme – Ecologie – République

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2 octobre 2013 à 11h30 -

"Faute d'un accord trouvé sur le budget, l'État fédéral américain se retrouve paralysé depuis hier matin. Des centaines de milliers de fonctionnaires fédéraux ont été mis en congés sans solde. Une situation de blocage qui, si elle était amenée à durer, pourrait coûter cher.

Comment les Américains en sont-ils arrivés là ?

Malgré d'intenses tractations et d'interminables allers retours, lundi soir, entre le Sénat (à majorité démocrate) et la Chambre des représentants (dominée par les républicains), aucun projet de loi de finances n'a pu être adopté à temps pour le début de l'exercice budgétaire 2014, qui a commencé hier, à minuit.

La raison du blocage n'est autre que l'« Obamacare », le surnom de la réforme du système de santé de Barack Obama. Les républicains exigeaient que tout accord budgétaire revienne, d'une manière ou d'une autre, sur cette loi emblématique du premier mandat de Barack Obama, votée en 2010.

Plus généralement, cet échec du Congrès marque la culmination de 33 mois d'un bras de fer continu sur le budget entre les démocrates et les républicains, ces derniers ayant repris le contrôle de la Chambre des représentants en janvier 2011.

Une telle situation est-elle envisageable en France ?

Non. La France ne court aucun risque de « shutdown ».

Le pouvoir exécutif a, en effet, la possibilité de mettre en œuvre - par ordonnance - une partie du budget pour éviter la paralysie. Une telle situation ne s'est d'ailleurs jamais présentée.

Existe-t-il des précédents ?

Oui. Depuis 1976, les États-Unis ont connu 17 « shutdown » similaires. Le dernier en date a eu lieu en 1995-96 sous la présidence de Bill Clinton et avait duré 28 jours.

Qu'implique cette fermeture des administrations ?

Du département de la Défense à l'agence de protection de l'environnement, tous les services fédéraux ont été sommés de réduire au plus vite leurs effectifs au minimum vital, parfois à seulement 5 % de leur personnel.

Si la sécurité nationale et les services essentiels sont exemptés, environ 800.000 fonctionnaires jugés non essentiels, sur plus de deux millions, ont eu quatre heures, hier matin, pour se présenter à leurs bureaux, ranger leurs affaires, annuler leurs réunions et rentrer chez eux.

Jusqu'à ce que le Congrès s'accorde pour allouer des crédits finançant les agences fédérales. Les touristes ont, eux aussi, très fortement ressenti ce blocage. La totalité des 368 parcs (dont les immenses parcs Yosemite et le Grand Canyon) et musées nationaux ont été fermés, y compris les grands musées d'art et d'histoire et la Statue de la Liberté.

Autre conséquence, les cimetières américains dans le monde ont, eux aussi, été contraints de fermer leurs portes au public.

Quelles conséquences sur l'économie américaine ?

«Le shutdown va évidemment être coûteux pour la croissance interne en terme de perte de demande», prédisent les analystes de Rabobank. Mais ce coût dépendra essentiellement de la durée de la paralysie de l'administration fédérale.

Toute durée «supérieure à cinq jours aura probablement un impact matériel sur la croissance du quatrième trimestre», estiment ceux de Forex.com. Selon les analystes d'Alpari, «un shutdown de trois semaines pourrait retrancher 0,5 % au PIB du trimestre ». Pour ceux de Moody's Analytics, trois ou quatre semaines d'immobilisme coûteraient 1,4 point de pourcentage sur le PIB réel du quatrième trimestre.

Quel impact sur l'économie mondiale ?

L'économie mondiale n'a, pour l'heure, pas grand-chose à craindre de cette paralysie temporaire de l'État fédéral américain. Mais elle vit toutefois sous la menace grandissante d'une impasse persistante sur le relèvement du plafond de la dette.

Celui-ci doit faire l'objet d'un accord d'ici au 17 octobre, faute de quoi les États-Unis ne pourront plus faire face à toutes leurs obligations financières.

Quoi qu'il en soit, les marchés financiers asiatiques et européens ont, hier, réagi avec flegme à l'annonce, largement anticipée, de la fermeture provisoire des services de l'État américain.

Le shutdown de 1995 à l'origine de l'affaire Monica Lewinsky ?

Lors du précédent shutdown, en 1995, le personnel de la Maison-Blanche était passé de 430 à 90. Seuls ceux qui avaient un poste à haute responsabilité et les stagiaires étaient restés, rappelait, hier, le site d'informations Slate.

Dans une Maison-Blanche étrangement vide, les stagiaires ont ainsi eu, du jour au lendemain, accès à des lieux et des personnes qui leur étaient jusque-là interdits. Comme une certaine Monica Lewinsky qui, deux jours après le début du blocage, a eu l'opportunité de rencontrer Bill Clinton. On connait la suite..."

Source : Le Télégramme.fr

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/france-monde/monde/etats-unis-l-etat-federal-au-chomage-technique-02-10-2013-2253412.php?xtor=EPR-3-[quotidien]-20131002-[detailarticle]

 

28/09/2013

Syrie, victoire diplomatique russe à l’ONU : Fillon 1, Fabius 000

François Fillon considère à juste titre que  l'adoption cette nuit d'une résolution sur la Syrie par le Conseil de sécurité de l'ONU lui donnait raison, taclant au passage François Hollande : «face au drame syrien» le Président a «fait preuve de précipitation» en se positionnant «sans prudence dans les sillage» des Etats-Unis en «oubliant le rôle de la Russie »

«Comme je l'avais indiqué, le rôle de la Russie a été déterminant et les autorités américaines ont su le comprendre », a indiqué sur son blog l’ancien premier ministre. 

Fabius, François Fillon, Iran, Russie, USA, Syrie, Bachar Al-Assad, armes chimiques, résolution ONU, Chine , François Hollande, Genève 2, Vladimir Poutine,

Le 19 septembre, en présence du président russe Vladimir Poutine, François Fillon dans une classique posture gaullienne avait souhaité que « la France retrouve cette indépendance et cette liberté de jugement et d'action qui, seules, lui confèrent une autorité ».

Ses propos avaient soulevé une polémique de la part des va-t’en guerre de la diplomatie française,  de l’opposition interne copéiste de la droite dure et décomplexée ainsi que celle des soutiens inconditionnels de l’opposition syrienne à Bachar El-Assad composée d’islamistes radicaux et d’anciens militaires qui ont déserté l’armée loyaliste.

Que cela plaise ou non, l’adoption à l’unanimité d’une résolution sur la crise syrienne par le Conseil de Sécurité de l’ONU donne raison à François Fillon contre le belliciste obsessionnel Laurent Fabiusqui, jusqu’au bout, a tenté d’imposer contre vents et marées, un projet  d’intervention militaire en Syrie sans mandat international, alors même que les USA avaient changé de ligne depuis les premières déclarations russes ouvrant la voie à une résolution politique de la crise.

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Jeudi encore, à la veille du vote, la France a organisé une réunion avec l’opposition rebelle syrienne à laquelle participait Laurent Fabius s’attirant, après le vote de la résolution, les foudres de l’ambassadeur syrien Bachar Jaafari qui a fustigé l’amateurisme de la diplomatie française.

«Je conseille aussi au ministre français des Affaires étrangères de lire la résolution avec attention», a indiqué l'ambassadeur syrien

«Le ministre conclura qu'à partir de maintenant, ni lui ni son pays ne seront autorisés à violer la provision de cette résolution. Elle  interdit au gouvernement français d'inciter au terrorisme, d'inciter à la violence en Syrie. Elle interdit à Paris et au ministre des Affaires étrangères de contribuer à aggraver la situation militaire en Syrie en procurant des armes et un soutien politique" à l'opposition, martelant «La diplomatie française a commis beaucoup d'erreurs».

Certes aujourd’hui avec cette résolution, il n’est pas mis fin au conflit syrien – dont il convient de rappeler qu’il a fait à ce jour plus de  110000 victimes –.

Probablement que d’âpres et longues négociations seront encore nécessaires pour dénouer les fils des enjeux géostratégiques dans lesquels sont emprisonnées les malheureuses populations syriennes  sans oublier celles du Liban frontalier où les risques sont grands de voir la guerre civile se propager.

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L’acquis principal  de ce vote unanime, qui vient après que ces deux dernières années Moscou et Pékin aient usé de leur droit de veto à des textes qui proposaient des sanctions contre le régime du Président Bachar Al-Assad, tient au fait que soit consacrée, dans un texte validé par la totalité des membres du Conseil de Sécurité, la destruction de l’arsenal chimique syrien dans une région éminemment sensible.

C’est à n’en pas douter une avancée capitale et l’on peut aisément imaginer que Moscou ne laissera pas Damas en contourner l’application tant sa crédibilité diplomatique sur la scène internationale en serait entachée.

Cela compense largement la non-inscription de sanctions automatiques à l’égard de la Syrie en cas de non-respect de ses engagements.

François Fillon conclue « Cette résolution doit être un tremplin pour d'autres initiatives ».

Oui cette victoire du bons sens diplomatique qui a prévalu au Conseil de sécurité de l’ONU grâce aux initiatives russes doit rapidement se concrétiser par de nouvelles avancées pour la Paix de la Région.

Genève 2 doit rapidement démarrer.

La participation des forces  parties prenantes au conflit doit officiellement y être actée. Cela vaut pour tant pour l’Iran que pour l’opposition nationaliste laïque  syrienne et la Ligue arabe.

Quant à la France, le Président Hollande serait bien avisé de procéder à une inflexion de la ligne diplomatique de la France lui donnant les coudées plus franches pour tenter de revenir dans un jeu où pour l’instant  notre Pays fait figure de petit pantin excité et désarticulé.

Ultime démonstration s’il en était de ce lamentable état de fait, la dernière déclaration de Laurent Fabius, plus malin à trouver des formules qu’à faire avancer des solutions concrètes et valorisantes pour la France et pour la Paix.

Ce dernier,  après le vote de la résolution historique, a affiché sa satisfaction en soulignant que cette résolution s’inscrivait dans «l’esprit» du chapitre 7 » de la Charte des Nations Unies.

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L’  «esprit» c’est peut-être ce qui manque le plus à notre pitoyable ministre des Affaires Etrangères qui sur ce dossier a été constamment à côté de la plaque.

S’il fallait à la manière des agences de notation attribuer une note à sa gestion du dossier syrien, on ne voit pas très bien comment on pourrait hésiter à lui attribuer un triple zéro

15/09/2013

Il y a 40 ans un autre 11 septembre: Salvador Allende est renversé!

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Au Chili l’on évoque la mémoire d’une des grandes figures incontestée de la gauche  socialiste. Salvador Allende qui fut le 32ème président du Chili de 1970 à 1973.

Dans les villes françaises où existe une rue ou une avenue à son nom les municipalités, communistes en général, ont déposé le 11 septembre 2013 un bouquet de fleurs sur les plaques qui portent le nom de Salvador Allende le 32ème président du Chili de 1970 à 1973.

"Merci à la vie", morceau que joue Maria Paz en ce 40ème anniversaire de la mort de Salvador Allende

A l’heure l’on évoque la mémoire de cette grande et  incontestée figure de la gauche  socialiste il paraît opportun de revenir sur les évènements qui ont marqué de manière indélébile l’histoire de la nation chilienne.

Le 4 septembre 1970 après avoir mené une campagne sur le thème des nationalisations et de la souveraineté du pays vis-à-vis du capital étranger Salvador Allende est, démocratiquement, élu président du Chili.

Cette élection n’était pas du goût des USA qui avaient des intérêts commerciaux au Chili qu’ils considéraient être menacés. Avant la victoire d’Allende,  le 27 juin 1970 Henry Kissingerconseiller à la Sécurité Nationale du président Richard Nixon, avait eu cette phrase incroyable « Je ne vois pas pourquoi nous devrions rester sans rien faire pendant qu’un pays sombre dans le communisme à cause de l’irresponsabilité de son peuple» (*)

A coup de millions de dollars, durant trois ans, avec cynisme et cruauté, la CIA et ses relais dans l’armée et la droite dure chilienne aux ordres de Washington, furent à la manœuvre pour saborder le gouvernement d’Union Populaire d’Allende.

Le 13 aout 1973, alors qu’une vague d’attentats se répand et ensanglante la nation chilienne, Salvador Allende indique : «Le pays est au bord de la guerre civile»

L’opération de déstabilisation bien entamée, le terrain bien préparé il ne restait plus qu’à porter l’estocade.

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Le Président Salvador Allende et son gouvernement d’Union Populaire renversés, il s’en suivit alors une terrible répression dans tout le pays.

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Le Peuple chilien, sous la poigne de fer du général Pinochet, dans les griffes des séides, tortionnaires et assassins, du dictateur, vivra alors de trop longs moments de  misère, de terreur et de torture sadique victime d’un état policier et d’une économie ultra libérale.

Durant toutes ces années de plomb qui dureront de 1973 à 1990, 3 216 personnes ont officiellement été recensées comme victimes de « disparition » ou de meurtre politique et plus de 38 000 citoyens opposés à la dictature seront soumis à la torture.

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Le 19 avril 1978, la dictature militaire pour se dédouaner, adoptera, sans scrupule aucun, un décret-loi d’amnistie pour dispenser de leur responsabilité pénale la totalité des « bouchers image.jpgde la dictature» –  militaires, policiers et agents de sécurité du régime –  accusés de s’être prêtés  à des actes de violation des droits de l’homme, des crimes et des délits durant la période du 11 septembre 1973 au 10 mars 1978.

Ce 11 septembre1973, ayant compris l’issue fatale pour la démocratie de son pays que constituait l’assaut du général et des militaires félons, Salvador Allende s’adressera une dernière fois à son peuple dans un message d’une extraordinaire puissance éthique: "Je ne démissionnerai pas et paierai de ma vie la loyauté au peuple".  

Porté par une exigence personnelle de loyauté envers son pays, préférant perdre la vie plutôt que de rendre les armes, Salvador Allende se donnera la mort dans le salon Toesca, un des salons du palais présidentiel de la Moneda, à Santiago.

Ainsi finira celui qui le 4 novembre 1970 lors de son installation à la Présidence du Chili, avait déclaré au grand dam des dirigeants américains de l’époque : « Nous en finirons avec les monopoles qui livrent à quelques familles le contrôle de l’économie….Nous allons mettre en œuvre une authentique réforme agraire. Nous en terminerons avec le processus de dénationalisation de nos industries qui nous soumet à l’exploitation étrangère. Nous allons restituer à notre peuple les grandes mines de cuivre, de charbon et de salpêtre» (**).

Au cours des trois ans que durera sa présidence, Salvador Allende en dépit des menaces, des retraits massifs de capitaux, des grèves, une atmosphère de guerre dans le pays et l’organisation du chaos par la coalition créée pour l’abattre, ne lâchera pas et surtout ne vendra pas son âme dans quelque compromission ou arrangement politicien sordide que ce soit.

Pour agir ainsi il a fallu à cet homme exceptionnel faire preuve de grandes qualités intellectuelles et morales. Qualités dont on peut chaque jour constater qu’elles font généralement cruellement défaut à la grande majorité de la classe politique actuelle de notre pays.

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Salvador Allende avait une haute opinion de sa fonction au service de la Patrie et de son Peuple, un respect indéfectible pour les engagements pris vis-à-vis du Peuple dont on tient ses mandats. Il avait surtout chevillés au corps un idéal politique et philosophique construits à partir de convictions inébranlables.

 

Pour cela il était prêt à donner sa vie, il l’a prouvé, nous devons lui en rendre hommage.

Combien de nos hommes politiques actuels seraient prêts aujourd’hui à faire ce sacrifice suprême ? Eux qui au premier revers de sondage s’inquiétant  de la pérennisation de leur mandat n’hésitent pas à renvoyer aux calendes grecques la réalisation de leurs promesses de campagne. Combien ?

Au moment de son allocution interrompue qui a précédé l’assaut du palais présidentiel de la Moneida, Salvador Allende dira à son Peuple une dernière fois : « Vous aurez au moins le souvenir d’un homme digne qui fut loyal avec la patrie » ajoutant «Allez de l’avant, sachant que bientôt s’ouvriront de grandes avenues où passera l’homme libre pour construire une société meilleure».

Ce message résonne fort à la conscience de ceux qui pensent qu’il appartient aux citoyens de ne pas abandonner leur destin entre les mains de représentants, même en Démocratie, qui auront vite fait de s’installer et d’oublier qui les a faits « roi » au point de tourner le dos aux promesses électorales et d’ignorer ce à quoi la majorité du corps de la Nation attend d’eux.

Savoir, une humanité meilleure et plus éclairée  prélude à un monde juste fait d’hommes et de femmes libres partageants durablement les ressources d’une planète enfin pacifiées.

http://www.legrandsoir.info/le-renversement-d-allende-raconte-par-washington.html (*)

http://www.liberation.fr/monde/1998/11/14/chili-les-annees-pinochet-pinochet-seize-ans-de-dictature_250885 (**)

 

Sources :

http://www.mondialisation.ca/allende-le-mythe-vivant-une-inspiration-pour-ceux-qui-sont-epris-dun-monde-juste/5349778

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/40-ans-apres-salvador-allende-la-memoire-schizophrene-du-chili_1280414.html#hjGK4XjlvvxTS4HL.99

http://new.humanite.fr/monde/pourquoi-ont-ils-tue-salvador-allende-548807

http://www.leparisien.fr/reactions/val-de-marne-94/celebration-de-l-anniversaire-de-la-mort-de-salvador-allende-10-09-2013-3124575.php

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/le-chili-de-pinochet-dictature-ou-regime-militaire_1068799.html

http://www.ndf.fr/article-2/15-09-2013/strategie-du-toc

http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/Chili-2013/p-26228-Il-y-a-quarante-ans-l-autre-11-septembre.htm

 

A suivre :

 

AllendeHuchon.jpgUn documentaire « Allende, c'est une idée qu'on assassine »(Upside Télévision), réalisé par Thomas Huchon, sera diffusé sur la chaîne Public Sénat les 9, 14, 15, 16, 21 et 22 septembre.

 

Sciences Po organise un colloque international, "Chili, 11 septembre 1973 : un événement mondial", les 17, 18 et 19 septembre, à Paris, en collaboration avec l'Institut des hautes études d'Amérique latine, l'Institut des Amériques et l'université de Versailles-Saint-Quentin. Parmi les participants figurent Manuel Antonio Garreton, Jacques Chonchol, Alain Touraine et Armand Mattelart.

 

 

"Le sacrifice ne sera pas vain"

 

 

Les dernières paroles d'Allende

11 septembre, 8 h 45. «Camarades qui m'écoutez. La situation est critique. Nous faisons face à un coup d'Etat auquel participe la majorité des Forces armées. En cette heure funeste, je veux vous rappeler quelques-unes de mes paroles prononcées en 1971, je vous les dis avec calme, avec une totale tranquillité, je n'ai pas vocation d'apôtre ni de messie.

Je n'ai pas l'âme d'un martyr; je suis un lutteur social qui remplit une tâche que lui a confié le peuple. Mais que ceux qui veulent arrêter l'Histoire et ignorer la volonté majoritaire du Chili l'entendent: sans avoir l'âme d'un martyr, je ne ferais pas un pas en arrière. Qu'ils le sachent, qu'ils l'entendent, qu'on le leur grave profondément: je quitterais La Moneda quand mon mandat sera terminé. Je défendrais cette révolution chilienne et je défendrais le gouvernement. Je n'ai pas d'autre choix. Il faudra me cribler de balles pour m'empêcher de réaliser le programme du peuple. Et si on m'assassine, le peuple suivra sa route. Peut-être sera-ce plus difficile, plus violent, car ce sera une leçon objective très claire pour les masses: ces gens ne reculent devant rien. (...)»

9 h 03. «En ce moment, des avions nous survolent. Il est possible qu'ils nous mitraillent. (...) Au nom des plus sacrés intérêts du peuple, au nom de la Patrie, je vous appelle à avoir la foi. L'Histoire ne se détient ni par la répression ni par le crime. (...) Il est possible qu'ils nous écrasent. Mais le futur appartiendra au peuple, aux travailleurs. L'humanité avance vers la conquête d'une vie meilleure. (...)»

9 h 10. «C'est certainement la dernière opportunité que j'ai de vous parler. L'aviation a bombardé les antennes de Radio Magallanes. Mes paroles ne sont pas amères mais déçues. Qu'elles soient une punition morale pour ceux qui ont trahi leur serment. (...) Face à ces évènements, je ne peux dire qu'une chose aux travailleurs: Je ne renoncerai pas! Dans cette étape historique, je paierai par ma vie ma loyauté au peuple. J'ai la certitude que la graine que l'on a confiée à la conscience de milliers et de milliers de Chiliens ne pourra pas être détruite définitivement. Ils ont la force, ils pourront nous asservir mais ne bloqueront pas les processus sociaux, ni avec le crime, ni avec la force. L'Histoire est à nous, c'est le peuple qui la fait!

Travailleurs de ma Patrie, je veux vous remercier pour la loyauté dont vous avez toujours fait preuve, de la confiance que vous avez déposé sur un homme qui n'a été que l'interprète du grand désir de justice, qui a juré de respecter la Constitution et la loi, et qui l'a fait.

En ce moment crucial, la dernière chose que je voudrais vous dire est que j'espère que la leçon sera retenue: le capital étranger, l'impérialisme, unis à la réaction ont créé le climat qui a poussé les Forces armées à rompre leur tradition (...).

Je me dirige à vous, et en particulier à la modeste femme de notre terre, à la paysanne qui a cru en nous, à la mère qui comprit notre préoccupation pour les jeunes.

Je m'adresse aux fonctionnaires, à ces patriotes qui ont continué à travailler contre la sédition promue par ceux qui ne défendent que les avantages d'une société capitaliste.

Je m'adresse à la jeunesse, à ceux qui ont chanté et ont transmis leur gaieté et leur esprit de lutte.

Je m'adresse au Chilien, ouvrier, paysan, intellectuel, à tous ceux qui seront persécutés parce que dans notre pays le fascisme est présent, déjà depuis un moment, dans les attentats terroristes, en faisant sauter des ponts, en coupant les voies ferrées, en détruisant les oléoducs et gazoducs; face au silence de ceux qui avaient l'obligation d'intervenir. L'Histoire les jugera.

Ils vont sûrement faire taire Radio Magallanes et vous ne pourrez plus entendre le son métallique de ma voix tranquille. Peu importe. Vous continuerez à m'écouter, je serai toujours près de vous. Au moins vous aurez le souvenir d'un homme digne, loyal à la Patrie.

Le peuple doit se défendre, mais ne pas se sacrifier. Il ne doit pas se laisser écraser, mais ne pas non plus se laisser humilier.

Travailleurs de ma Patrie, j'ai confiance dans le Chili et en son destin. D'autres hommes dépasseront ce moment gris et amer où la trahison prétend s'imposer. Allez de l'avant en sachant que bientôt s'ouvriront de grandes avenues où passera l'homme libre pour construire une société meilleure.

Vive le Chili! Vive le peuple! Vive les travailleurs!

Ce sont mes dernières paroles, j'ai la certitude que le sacrifice ne sera pas vain et qu'au moins ce sera une punition morale pour la lâcheté et la trahison

 

30/06/2013

Du matériel d’écoute américain dans les bureaux de l’UE.

Pour paraphraser un général bien connu et avisé, « en matière de géopolitique mondiale les nations n’ont pas d’amis ou d’ennemis, elles n’ont que des intérêts ».

Depuis toujours la Nation américaine s’est attachée de façon très pragmatique et cynique à appliquer cette doctrine.

morsi-obama2.jpgQue fait Barack Obama lorsqu’il demande aux opposants égyptiens de ne pas manifester contre le Président Morsi et les Frères Musulmans?. Il défend les intérêts des Etats-Unis au Moyen-Orient menacés par les Russes de Vladimir Poutine et l’Iran Chiite qui entend contrebalancer dans cette Région, l’Arabie Saoudite, le Qatar et Israël.

Ce Pays est prêt à tout pour préserver ses intérêts y compris à lâcher ses amis politique. Israël à ce propos ferait bien de méditer à propos du jeu d’Obama avec l’Islam Sunnite fondamentaliste wahhabite d’Arabie Saoudite et avec les Talibans aujourd’hui installés à Doha avec le soutien des implicite de l’Angleterre.

Souvenons-nous de la volonté des américains de négocier avec le vichyste Giraud plutôt qu’avec le Général de Gaulle et la résistance ?

Dans ce terrain de manœuvre géopolitique qu’est la planète, les sipa-1647008-jpg_1534489.jpgEtats-Unis, qu’il faut appeler par leur nom, «la Nation américaine» se doivent d’avoir de grandes oreilles. Oreilles qu’ils ont en effet particulièrement grandes et orientées tout-azimut.

Alors que vient de s’engager un cycle de négociations commerciales pour la mise en place, à la demande des américains, d’une zone de libre-échange entre la Nation américaine et l’Union Européenne l’hebdomadaire allemand Der Spiegel a révélé samedi 29 juin que la National Security Agency espionnait à leur insu les échanges internet de nombreux citoyens dans le monde mais que les services d’espionnage de ce pays considéré comme l’allié des pays européen membre de l’Otan avaient réussi à s’introduire dans des réseaux informatiques de l’Union.

5341_129970720__421157c_1_460x230.jpgCette information figure dans un des documents secrets dévoilé par le jeune informaticien Edward Snowden, ancien agent de la CIA, qui a fait connaître au monde entier l’existence de Prism (*).

Dans ce document de 2010, il apparaît, selon le Spiegel que du matériel d’écoute aurait été installé par la NSA dans les bureaux de l'Union européenne (UE) à Washington ainsi qu’aux Nations unies.

Qui plus est que ce matériel permet aux services 580945_0202863111455_web_tete.jpgd’espionnage américains non seulement d'écouter les conversations téléphoniques, mais que de plus il permet également d'accéder aux documents et échanges courriels des diplomates européens, qualifiés de « cible » dans le document en question.

Toujours selon le Spiegel, la NSA avait du matériel de surveillance connecté aux  systèmes de communication de l'immeuble Justus Lipsius, où est installé le Conseil européen à Bruxelles où sont mis à disposition des représentants des gouvernements des Membres de l'UE des bureaux d’où ils peuvent passer des appels censés être sécurisés.

Après Bruxelles et Berlin, la France à la traine s’est enfin décidée, ce dimanche 30 juin, à demander des explications à Washington.

Le ministre français des affaires étrangères Laurent Fabius vient 2065968.jpgmollement de s’exprimer: « Nous attendons des autorités américaines qu'elles lèvent dans les plus brefs délais les inquiétudes légitimes suscitées par les révélations de la presse …..Ces faits, s'ils étaient confirmés, seraient tout à fait inacceptables ».

La ministre de la Justice Christiane Taubira de son côté s’est montrée un peu plus combative en estimant sur BFM TV que s’ils étaient avérées ces faits seraient constitutifs d' «un acte d'hostilité inqualifiable».

Visiblement le gouvernement de notre pays est à quatre pattes devant le faucon américain, comme en témoigne la différence de ton utilisée par Sabine Leutheusser-Schnarrenberge, la ministre allemande de la Justice, dans son communiqué pour exiger des explications « Il faut que du côté américain on nous explique immédiatement et en détail si ces informations de presse à propos d'écoutes clandestines totalement disproportionnées par les Etats Unis dans l'Union européenne sont exactes ou non ».

De son côté le président du parlement européen l'Allemand Martin Schulz, ne s’est pas montré moins dur « profondément inquiet et choqué …..Au nom du parlement européen, j'exige tous les éclaircissements et demande aux autorités américaines de fournir rapidement un complément d'informations concernant ces accusations, a-t-il indiqué dans un communiqué.

Il est plus que temps pour les européens de faire évoluer la construction de l’Union Fédérale Européenne en renforçant la gouvernance de la zone euro qui doit devenir une véritable puissance souveraine dotée de moyens diplomatiques et de défense en capacité d’imposer un point de vue européen dans les affaires du monde.

FAUNE-VautourFauve-iparla-Ph__Benat_.jpgNous n’avons en effet rien attendre des autres et surtout pas des américains, lorsqu’il s’agit de nos intérêts et de notre sécurité.

(*) Programme américain d’espionnage et de surveillance des informations à l’échelle planétaire

Plus sur le dossier :

Espionnage : Il n’y plus d’amis réels, seulement de vrais ennemis!

http://www.francetvinfo.fr/espionnage-il-ny-plus-damis-reels-seulement-de-vrais-ennemis_359870.html

 

25/06/2013

Syrie : Colloque du 19 juin à l'Assemblée Nationale, Intervention du Colonel Alain Corvez

rtx10r8d_si.jpg«La crise syrienne n’est pas une guerre civile entre Syriens mais une guerre entre grandes puissances au travers des Syriens

C’est ainsi que présentait la crise syrienne de façon magistralement synthétique un homme qui ne peut être accusé d’être un suppôt du régime de Damas, lui qui dénonça en son temps l’occupation militaire  de son pays par Damas. Je veux parler du Patriarche maronite du Liban et de tout l’Orient, Béchara El Raï lors de la venue du pape Benoît XVI à Beyrouth en septembre 2012.

Cette affirmation est chaque jour vérifiée un peu plus.

Le nombre de combattants «takfiristes» de nationalités étrangères, notamment européennes, soutenus et armés principalement par le Qatar et l’Arabie Saoudite avec le soutien de la Turquie, de la Jordanie et des services occidentaux ayant atteint des dizaines de milliers de non syriens, prouve que nous sommes en présence d’un complot international pour renverser le régime en place à Damas, jugé indésirable par les monarchies du Golfe dont la doctrine féodale wahhabite est à l’opposé de l’islam sunnite modéré qui a toujours caractérisé la Syrie, comme la cohabitation harmonieuse entre de nombreuses confessions religieuses différentes.

Bien sûr, une frange irréductible de Syriens sunnites proches ou membres des Frères Musulmans, héritiers des insurgés de 1982 à Hama, ajoutés à ceux de la révolte commencée il y a deux ans sont décidés à renverser le pouvoir par les armes,  moins pour établir la démocratie, déjà proposée dans les nouveaux textes constitutionnels, mais par hostilité fondamentale à  Bachar El Assad.

Il faut en effet prendre un peu de recul pour porter un regard serein et objectif sur cette crise dramatique qui continue à tuer de nombreux innocents en plus des combattants des deux bords, souvent de façon inhumaine et odieuse, et remonter aux origines.

Dès son arrivée au pouvoir en 2000 alors qu’il ne l’avait pas cherché, le jeune Président Bachar El Assad s’est attelé à la tâche énorme de moderniser son pays pour l’adapter au monde présent, gêné par la conjoncture internationale qui le confrontait à d’autres priorités, comme l’assassinat de Rafic Hariri en février 2005 puis la guerre entre Israël et le Liban à l’été 2006, et par une « vieille garde », lucide contrairement à ce qui a été dit, mais  obnubilée par la crainte que les libertés accordées trop vite dans divers domaines ne débouchent sur une «perestroïka» qui entraînerait le même écroulement qu’en URSS.

Le «printemps arabe» qui éclata en Tunisie puis en Egypte  fin 2010 ne devait pas se produire en Syrie qui ne présentait pas le même immobilisme dictatorial que ces pays.

Pourtant en mars 2011 des manifestations pacifiques au nom de la démocratie se produisirent à Deraa, ville aux confins jordano-israéliens, rapidement instrumentées afin de tuer manifestants et forces de l’ordre et provoquer l’enchaînement de la violence.

Conscient de la gravité des évènements le régime engagea alors un train de réformes accélérées pour déboucher sur une nouvelle Constitution totalement démocratique avec la suppression du parti unique et l’attribution des libertés dans tous les domaines.

Ces réformes furent noyées par ceux qui n’étaient pas intéressés par la démocratisation de la Syrie mais par le renversement d’un régime qui défend depuis longtemps la cause arabe face à Israël, accueillant des réfugiés palestiniens et iraquiens par millions.

Paradoxalement, ce sont les états les moins démocratiques au monde qui sont le fer de lance des attaques pour renverser le pouvoir de Damas, états qui se voient encouragés par un Occident semblant avoir perdu ses repères, armant ou facilitant l’armement de djihadistes qu’il combat partout ailleurs dans le monde, notamment au Mali.

Mais le régime a montré sa force et sa cohésion en résistant depuis plus de deux ans à ces attaques brutales. L’Armée constituée majoritairement de sunnites est, dans son immense majorité, restée fidèle et disciplinée, aux ordres de ses chefs et avec le soutien de la population qui l’appelle souvent pour la protéger des exactions des rebelles ; quant au monde politique et diplomatique il est aussi globalement resté à son poste.

Les takfiristes dominant depuis des mois les mouvements rebelles, et l’opposition politique extérieure, créée et soutenue par les occidentaux, ne parvenant ni à s’entendre ni à s’organiser, de nombreux opposants déposent les armes depuis quelques semaines, conscients que l’islam prôné par les rebelles n’est pas celui qu’ils souhaitent pour leur pays et ne veulent plus être associés à ces extrémistes.

D’autant plus qu’il existe maintenant une quinzaine de partis politiques  qui proposent des programmes inspirés par la démocratie et les libertés fondamentales, et qu’un ministère de la réconciliation nationale sous l’égide duquel un dialogue constructif s’est installé est à l’œuvre depuis plus d’un an.

Le caractère international de la crise syrienne est renforcé par les soutiens extérieurs de Damas, Russie et Chine ayant clairement signifié qu’elles n’accepteraient pas un changement de régime provoqué en Syrie, jugeant que le nouvel ordre mondial multi polarisé imposait la fin de ces affrontements par une solution négociée entre les grandes puissances. 

Après avoir cru possible  une chute rapide du régime, l’Amérique en a convenu depuis peu et nous nous dirigeons désormais vers cette issue pacifique.

Il faut enfin que cesse la désinformation propagée par les médias d’un tyran sanguinaire qui prendrait plaisir à tirer sur son peuple, et même à employer les armes chimiques, pour aller plus vite ou plus loin dans son œuvre.

La vérité est que le régime se défend contre un complot international visant à le renverser et qu’il combat des forces militaires commettant des exactions souvent insoutenables, avec l’appui de la majorité de son peuple, toutes confessions et ethnies confondues.

La « paix des braves » a été déjà proposée aux rebelles syriens et, comme je viens de le dire a été acceptée par certains ; mais reste à régler le sort des milliers de combattants islamistes étrangers qui pourraient transporter ailleurs dans le monde leur soif de sang et de massacres odieux, au nom d’un dévoiement pervers des principes de l’Islam, alimentant dramatiquement les haines pour la noble religion des fidèles du Coran.

Source :internationalnews

http://www.internationalnews.fr/article--la-crise-syrienne-n-est-pas-une-guerre-civile-entre-syriens-mais-une-guerre-entre-grandes-puissance-118654778.html

Plus d’info :

« Un complot contre la Syrie »

http://www.lejsl.com/edition-de-chalon/2013/06/09/un-complot-contre-la-syrie

« Crise en Syrie : défi à la diplomatie mondiale »

http://www.solidariteetprogres.org/actualites-001/Crise-syrie-defi-diplomatie-mondiale-9679.html

Une vidéo à voir : « Exécution de trois Syriens parce qu'ils sont Alaouites »

Pour comprendre que les choses sont plus complexes que le Ministre Laurent Fabius veut bien tenter de nous le faire croire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

06/01/2013

Bachar Al-Assad : «la nation est pour tous»

Alors que les premiers missiles Patriot sont déployés à la frontière turco-syrienne et que les combats meurtriés se Bachar Al-Assad, Syrie, Laurent Fabius, William Hague, Rouyaume-Uni, France, Russie, Egypte, Iran, Arabie Saoudite, USA, Etats-Unis, Lakhdar Brahimi, Vincent Floreani, Ministère des Affaires étrangères, Walid Al-Bunni, Coalition de l'opposition syrienne, Ligue Arabe, ONU, Emissaire international de la ligue arabe et de l'ONU, Iran, Damas, Le Caire, Riad, Missile Patriot à la frontière tuco-syrienne, La nation est pour tous,poursuivent sur le terrain, le Président Bachar Al-Assad, dans un discours prononcé à Damas devant une salle qui lui était acquise, a proposé «aux Syriens qui ont du vrai sang syrien dans les veines» l’organisation d’une conférence de réconciliation avec «ceux qui n’ont pas trahi la Syrie».

Lors de son intervention, retransmise à la Télévision syrienne, se posant en chef de la Nation,  il s’est adressé à ses concitoyens martelant «la nation est pour tous et nous devons tous la protéger».

Bachar Al-Assad, Syrie, Laurent Fabius, William Hague, Rouyaume-Uni, France, Russie, Egypte, Iran, Arabie Saoudite, USA, Etats-Unis, Lakhdar Brahimi, Vincent Floreani, Ministère des Affaires étrangères, Walid Al-Bunni, Coalition de l'opposition syrienne, Ligue Arabe, ONU, Emissaire international de la ligue arabe et de l'ONU, Iran, Damas, Le Caire, Riad, Missile Patriot à la frontière tuco-syrienne, La nation est pour tous,«Nous faisons face à une agression étrangère», «le conflit est entre le pays et ses ennemis, entre le peuple et les criminels assassins», a-t-il expliqué, ajoutant : «nous ne sortirons pas de cette crise sans une mobilisation totale de la nation». Il a par ailleurs indiqué que des tentatives de «partition de la Syrie» pesaient sur le Pays.

Au-delà de cet appel aux accents mobilisateurs pour défendre la Nation menacée par des forces au service d’intérêts étrangers, Bachar al-Assad a tracé un plan de sortie de crise qui est destiné à se fondre dans une «Charte nationale» avant d'être soumise au Peuple syrien par voie référendaire.

Ce plan en 3 étapes conditionnelles, prévoit  d’abord  l’arrêt des opérations armées  et le retour de réfugiés, en échange de la fermeture par les pays étrangers du robinet à finance de la rébellion, de la mise en place d’un mécanisme de contrôle aux frontières et un droit de réplique en cas d’agression terroriste.  

Cette étape réalisée le plan aborde ensuite l’ouverture, sous l’égide du gouvernement actuel, d’une conférence Bachar Al-Assad, Syrie, Laurent Fabius, William Hague, Rouyaume-Uni, France, Russie, Egypte, Iran, Arabie Saoudite, USA, Etats-Unis, Lakhdar Brahimi, Vincent Floreani, Ministère des Affaires étrangères, Walid Al-Bunni, Coalition de l'opposition syrienne, Ligue Arabe, ONU, Emissaire international de la ligue arabe et de l'ONU, Iran, Damas, Le Caire, Riad, Missile Patriot à la frontière tuco-syrienne, La nation est pour tous,de dialogue national entre toutes les forces, la rédaction d’une Charte où seront inscrits la défense de la souveraineté syrienne, l’organisation d’un  referendum de validation par le Peuple de la charte et la formation d’un gouvernement ouvert à toutes les composantes de la société après l’organisation d’élections législatives.

Enfin le plan aborde les aspects de remise sur pied du pays. Savoir la formation d’un gouvernement selon la Constitution syrienne, la tenue d’une  conférence nationale de réconciliation visant une amnistie générale pour les personnes qui ont fait, en raison des évènements l’objet d’une détention, et enfin la mise en chantier de la reconstruction des infrastructures.  

Il est tout à fait clair que ce discours dans l’esprit correspond à la solution préconisée par l’allié russe de la Bachar Al-Assad, Syrie, Laurent Fabius, William Hague, Rouyaume-Uni, France, Russie, Egypte, Iran, Arabie Saoudite, USA, Etats-Unis, Lakhdar Brahimi, Vincent Floreani, Ministère des Affaires étrangères, Walid Al-Bunni, Coalition de l'opposition syrienne, Ligue Arabe, ONU, Emissaire international de la ligue arabe et de l'ONU, Iran, Damas, Le Caire, Riad, Missile Patriot à la frontière tuco-syrienne, La nation est pour tous,Syrie qui depuis le début de cette affaire a indiqué sa volonté de mettre en avant une solution syro-syrienne à la crise écartant toute ingérence étrangère, conformément aux entretiens de Genève !

La proposition du président, régulièrement élu de la Syrie, a d’abord un grand mérite celui d’exister et de proposer un arrêt des combats – rappelons que l’ONU considère que plus de 60000 personnes auraient déjà perdu la vie ces derniers 21 mois –.

Bachar Al-Assad, Syrie, Laurent Fabius, William Hague, Rouyaume-Uni, France, Russie, Egypte, Iran, Arabie Saoudite, USA, Etats-Unis, Lakhdar Brahimi, Vincent Floreani, Ministère des Affaires étrangères, Walid Al-Bunni, Coalition de l'opposition syrienne, Ligue Arabe, ONU, Emissaire international de la ligue arabe et de l'ONU, Iran, Damas, Le Caire, Riad, Missile Patriot à la frontière tuco-syrienne, La nation est pour tous,Il faut  voir ensuite  qu’elle propose un schéma de sortie de crise et de retour à la normale parfaitement cohérent du point de vue de la souveraineté nationale syrienne, en prenant soin de ne pas évoquer les sujets qui fâchent.

En réalité « le » sujet qui aurait annihilé toute possibilité d’engager le processus de sortie de crise, savoir le rôle passé, présent et futur de Bachar El-Assad a été soigneusement évacué.

Bachar Al-Assad, Syrie, Laurent Fabius, William Hague, Rouyaume-Uni, France, Russie, Egypte, Iran, Arabie Saoudite, USA, Etats-Unis, Lakhdar Brahimi, Vincent Floreani, Ministère des Affaires étrangères, Walid Al-Bunni, Coalition de l'opposition syrienne, Ligue Arabe, ONU, Emissaire international de la ligue arabe et de l'ONU, Iran, Damas, Le Caire, Riad, Missile Patriot à la frontière tuco-syrienne, La nation est pour tous,Lakhdar Brahimi doit se féliciter de la tournure que prennent  les évènements car les navettes diplomatiques ont recommencé.

Ryad et le Caire, opposants ferme au régime syrien et partie prenante au conflit, appellent chacun de leur côté à une «issue pacifique» dont les bases doivent être discutées entre syriens.

Bachar Al-Assad, Syrie, Laurent Fabius, William Hague, Rouyaume-Uni, France, Russie, Egypte, Iran, Arabie Saoudite, USA, Etats-Unis, Lakhdar Brahimi, Vincent Floreani, Ministère des Affaires étrangères, Walid Al-Bunni, Coalition de l'opposition syrienne, Ligue Arabe, ONU, Emissaire international de la ligue arabe et de l'ONU, Iran, Damas, Le Caire, Riad, Missile Patriot à la frontière tuco-syrienne, La nation est pour tous,Mieux encore, une rencontre au Caire semble également arrêtée  en vue d’entretiens, en présence de l’émissaire de la Ligue arabe et de l’ONU,  entre le chef de la Diplomatie iranienne  et   les égyptiens.

Les pacifiques du monde entier ne peuvent que se réjouir du vent frais qui semble vouloir souffler sur le Moyen-Orient et pourtant certains continuent à se tenir en dehors du sens normal de l’histoire.

La «Coalition de l’opposition syrienne», bric à brac imaginé par la diplomatie française contre la volonté américaine et russe, plus ou moins sous influence salafiste, a fait connaître son rejet de la «solution politique» qui vient d’être mise sur la table par Bachar Al-Assad.

«Nous avons dit lors de la formation de la Coalition que Bachar Al-Assad, Syrie, Laurent Fabius, William Hague, Rouyaume-Uni, France, Russie, Egypte, Iran, Arabie Saoudite, USA, Etats-Unis, Lakhdar Brahimi, Vincent Floreani, Ministère des Affaires étrangères, Walid Al-Bunni, Coalition de l'opposition syrienne, Ligue Arabe, ONU, Emissaire international de la ligue arabe et de l'ONU, Iran, Damas, Le Caire, Riad, Missile Patriot à la frontière tuco-syrienne, La nation est pour tous,nous souhaitions une solution politique, mais l'objectif pour les Syriens est de le – Bachar Al Assad ndlr – sortir du pays et ils ont déjà perdu pour cela plus de 60.000 martyrs (...) ils n' - ont pas fait tous ces sacrifices pour permettre le maintien du régime tyrannique», a déclaré, Walid Al-Bunni, le porte-parole de la Coalition à l’appui de son rejet.

«Notre première condition pour eux – la famille Assad et les hauts responsables du régime, NDLR –  c'est qu'ils quittent le pays » a-t-il ajouté faisant écho au porte-parole adjoint Français du ministère des Affaires étrangères.

Vincent Floreani, a en effet donné la position de la diplomatie française, dirigée par Laurent Fabius, lequel Bachar Al-Assad, Syrie, Laurent Fabius, William Hague, Rouyaume-Uni, France, Russie, Egypte, Iran, Arabie Saoudite, USA, Etats-Unis, Lakhdar Brahimi, Vincent Floreani, Ministère des Affaires étrangères, Walid Al-Bunni, Coalition de l'opposition syrienne, Ligue Arabe, ONU, Emissaire international de la ligue arabe et de l'ONU, Iran, Damas, Le Caire, Riad, Missile Patriot à la frontière tuco-syrienne, La nation est pour tous,continue de s’en prendre, de façon totalement improductive, au Président syrien en affirmant que celui-ci «poursuit une répression toujours plus féroce contre son peuple et qui porte la responsabilité des 45.000 victimes de ce conflit, ne peut faire partie de la transition politique».

Cette position est également partagée par les Britanniques. L’homologue de Laurent Fabius,William Hague, a considéré que les propos de Bachar Al-Assad allaient «au-delà de l’hypocrisie».

Bachar Al-Assad, Syrie, Laurent Fabius, William Hague, Rouyaume-Uni, France, Russie, Egypte, Iran, Arabie Saoudite, USA, Etats-Unis, Lakhdar Brahimi, Vincent Floreani, Ministère des Affaires étrangères, Walid Al-Bunni, Coalition de l'opposition syrienne, Ligue Arabe, ONU, Emissaire international de la ligue arabe et de l'ONU, Iran, Damas, Le Caire, Riad, Missile Patriot à la frontière tuco-syrienne, La nation est pour tous,Parlant du Président syrien il a indiqué dans un message sur Twitter : «Il est responsable des morts, de la violence et de l'oppression qui engloutissent la Syrie et ses vaines promesses de réformes ne trompent personne».

Pour ceux qui connaissent un peu l’histoire de cette Bachar Al-Assad, Syrie, Laurent Fabius, William Hague, Rouyaume-Uni, France, Russie, Egypte, Iran, Arabie Saoudite, USA, Etats-Unis, Lakhdar Brahimi, Vincent Floreani, Ministère des Affaires étrangères, Walid Al-Bunni, Coalition de l'opposition syrienne, Ligue Arabe, ONU, Emissaire international de la ligue arabe et de l'ONU, Iran, Damas, Le Caire, Riad, Missile Patriot à la frontière tuco-syrienne, La nation est pour tous,région entre 1914 et 1947, où le  Royaume-Uni a été au cœur du découpage du Moyen-Orient,  cette saillie du chef de la  diplomatie britannique à propos de «vaines promesses» prend une saveur amère toute particulière.

Les Britanniques feraient bien de faire profil bas tant, au regard de l’histoire, ils sont disqualifiés pour décider de l’avenir de cette région.

 

 

29/12/2012

On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif !

194294938lavrov.jpgAlors que la situation continue de se dégrader en Syrie, le ministre russe des affaires étrangères,Sergueï Lavrov, a déclaré «Nous sommes unanimes pour dire que les chances d’atteindre une solution politique existent toujours».

Cette déclaration intervient alors que se terminent ce samedi des entretiens avec l'émissaire international de l'Onu et de la Ligue arabe pour la paix en Syrie, Lakhdar Brahimi, qui était en visite à Moscou à la recherche de solutions.

Le chef de la diplomatie russe, n’a pas caché qu’en l’état il était impossible de convaincre Bachar Al-Assad de se retirer du pouvoir. Ce que les Etats-Unis et la cohorte des pays alliés, occidentaux et arabes, posent comme condition préalable à toute sortie du conflit.

4147575.jpgBachar Al-Assad « a dit à maintes reprises qu’il n’avait l’intention d’aller nulle part, qu’il resterait à son poste jusqu’au bout (...). Il n’est pas possible de changer cette position», a indiqué Sergueï Lavrov.

La Russie alliée de longue date du régime continue d’entretenir des relations étroites avec la Syrie, quand bien même ces derniers temps il a semblé qu’une certaine distance était en train de s’installer tout en insistant : «Placer le départ d'un président élu en pierre angulaire de tout dialogue est une violation de tous les accords obtenus».

Est-il dans la tradition politique de la France Républicaine de nous ingérer dans les affaires d’un pays souverain en décidant qui doit être ou ne pas être son président?

Une solution pourrait être acceptable pour le pouvoir en place. Celle-ci résiderait dans la mise en œuvre de l’accord international conclu à Genève en juin dont l’objectif vise  une solution politique au conflit.

C419271_l-emissaire-international-pour-la-syrie-lakhdar-brahimi-le-16-septembre-2012-avant-son-depart-de-damas.jpg’est visiblement à cette solution que s’accroche Lakhdar Brahimi lorsqu’il déclare : «S’il faut choisir entre l’enfer et une solution politique, nous devons tous travailler sans relâche en vue d’une solution politique».

Jeudi  dernier il a appelé, une fois de plus, à la création d'un gouvernement de transition ayant tous les pouvoirs en Syrie, avec l’organisation d'élections, «présidentielles» ou «parlementaires», selon les termes de l’accord négocié pour la sortie du conflit, insistant sur l’absolue nécessité pour le pays d’un changement  «réel».

Cet appel n’a pas été entendu par la diplomatie française qui maintient sa volonté de faire tomber le régime du président Assad, qui selon elle, « porte la responsabilité des 45.000 victimes de ce conflit » et « ne peut faire partie de la transition politique».

2100438_photo-1343111298583-1-0_640x280.jpgLaurent Fabius n’a-t-il pas dit le 16 décembre  dans une déclaration alambiquée à RFI-TV5-Le Monde : «Je pense que la fin se rapproche pour Monsieur Bachar al-Assad, vous avez vu, même si c'est controversé, que même les Russes l'envisagent».

La Russie qui, elle ne ménage pas ses efforts pour aboutir à mettre un terme à ce conflit, qui a fait au moins 45000 morts, a de son côté appelé à «des initiatives énergiques et déterminées pour faire cesser le bain de sang» en Syrie.

Cela paraît tout de même un peu plus responsable.

Dans le droit fil de ses initiatives Moscou a invité la Coalition de l’opposition syrienne à venir négocier en vue d’un règlement du conflit.

Cette dernière,  à la grande surprise de la Russie, a catégoriquement rejeté cette initiative. Moaz al-Khatib, le chef de la coalition est allé même jusqu’à réclamer à la Russie des excuses concernant sa position dans le conflit.

On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif dit fort pertinemment la sagesse populaire. Il faut croire que le chef de la coalition, n’a plus soif. Qu’il est désaltéré du sang qui coule abondamment en Syrie  depuis près de 21 mois maintenant.

reuters.jpgLe conflit a fait  45.000 victimes que les Occidentaux et les Arabes veulent imputer au seul Bachar Al-Assad, sans prendre en compte la responsabilité des pétromonarchies Arabie-Saoudite et Qatar en tête, de la Turquie et des islamistes à la solde d’Al-Qaïda qui voient dans la chute du pouvoir syrien l’occasion de conforter leur propre pouvoir et hégémonie régionale.

L’après Assad risque bien d’être chaotique !

C’est probablement ce que veut dire entre les lignes l’émissaire international Lakhdar Brahimi lorsqu’il émet ce qui peut être considéré comme une mise en garde aux occidentaux : «De mon point de vue, le problème est qu’un changement de régime – en Syrie – n’aboutira pas obligatoirement à une régularisation de la situation» ajoutant que la situation en Syrie pourrait dériver vers une situation à la somalienne.

"Il faut éviter tout ce qui pourrait entraîner une déflagration régionale", a insisté M. Fabius dans son intervention du 16 décembre à RFI-TV5-Le Monde. Certes !

Mais concrètement  que fait-il pour faire avancer une  solution aménagée de l’accord de Genève qui permettrait de ne pas reconduire Bachar Al-Assad à la tête de la Syrie au terme de son actuel mandat et laisserait aux Syriens le soin de se déterminer souverainement ?

Est-ce si compliqué pour la France d’agir librement et souverainement en faisant une ouverture diplomatique en direction de la Russie avec qui, quoi qu’il arrive nous aurons, à traiter dans les années futures sur le continent africain et au Maghreb.

Notre alliance avec les USA, c’est bien connu, n’a qu’une limite, celle des intérêts américains. Cela a toujours été ainsi avec ce pays dont les politiciens n’ont au final au bout de leur viseur qu’une religion celle de la prospérité américaine.

C’est bien pourquoi la position de la France devrait être de revenir dans le jeu en Syrie, en adoptant une posture franco-française ouverte à la diplomatie Russe en soutien de l’action de Lakhdar Brahimi.

amérique,sergueï lavrov,syrie,qatar,arabie saoudite,russie,turquie,moyen-orient,lakhdar brahimi,laurent fabius,usa,maghreb,afrique,bachar al-assad,accords de genève,moaz al-khatib,coalition de l'opposition syrienne,rfi,tv5,le mondeLa politique de la France  n’est-elle pas toujours d’œuvrer partout pour la coopération entre les Peuples et la Paix dans le monde ? Nous avons là une bonne occasion d’en faire la démonstration.

Rappelons-nous bien l’Amérique a été partie prenante de tous les conflits mondiaux  des cent dernières années et qu’au Moyen Orient elle est mal placée pour organiser la Paix pour avoir pris la relève en pire de l’Angleterre.

Toujours en guerre ou en préparation de guerre, prétendant agir au nom de la liberté et des droits de gaza-930manif anti amérique.jpgl’homme elle s’est toujours arrangée pour que le feu et le sang ne touchent jamais son territoire mais celui des autres en étant toujours très attentive aux intérêts du complexe militaro-industriel sur lequel s’appuie sa puissance méphitique.

 

14/12/2012

Syrie : derrière l’écran de fumée, c’est parti pour négocier la reddition d'Assad!

Depuis plusieurs jours après avoir agité le chiffon rouge d’une possible utilisation, par l’armée de Bachar El Syrie, Tunisie, Irak, Egypte, Libye, Bachar Al-Assad, Front Al-Nosra, Al-Qaïda, Mali, Afrique, Turquie, Hilary Clinton, Sergueï Lavrof, USA, Russie, Golfe Persique, Empire Ottoman, Qatar, Arabie Saoudite, Sunites, Druzes, Chrétiens, Allaouites, Alep, Damas, Figaro, Nouvel Observateur, Geogrges Malbrunot, Lakhdar Brahimi, Ligue arabe, Victoria Nuland, Frères Musulmans, ASL, Armée Syrienne Libre, Laurent Fabius, OTAN, Céline Lussato, Salafistes, Mikhaël Bogdanov, William Burns, Dublin, Genève, Missiles Patriot,    Assad, d’armes chimiques, les USA dénoncent désormais l’utilisation de missiles et de bombes incendiaires. «Au moment où le régime est de plus en plus désespéré, nous le voyons avoir recours à des armes de plus en plus vicieuses», vient de déclarer la porte-parole du département d'Etat américain Victoria Nuland.

Le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, relaye le propos et y va de sa sinistre chanson en appuyant toujours dans le même sens : «L'idée même que le régime syrien puisse lancer des missiles sur son propre peuple, à l'intérieur de ses frontières, est une escalade militaire stupéfiante, désespérée et totalement disproportionnée», explique-t-il comme pour nous expliquer qu’une intervention militaire des occidentaux est désormais nécessaire.

La réalité est sans aucun doute bien plus compliquée que veulent bien nous l’a décrire les organes de propagande américains.

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Un ancien étudiant syrien a déclaré récemment à Céline Syrie, Tunisie, Irak, Egypte, Libye, Bachar Al-Assad, Front Al-Nosra, Al-Qaïda, Mali, Afrique, Turquie, Hilary Clinton, Sergueï Lavrof, USA, Russie, Golfe Persique, Empire Ottoman, Qatar, Arabie Saoudite, Sunites, Druzes, Chrétiens, Allaouites, Alep, Damas, Figaro, Nouvel Observateur, Geogrges Malbrunot, Lakhdar Brahimi, Ligue arabe, Victoria Nuland, Frères Musulmans, ASL, Armée Syrienne Libre, Laurent Fabius, OTAN, Céline Lussato, Salafistes, Mikhaël Bogdanov, William Burns, Dublin, Genève, Missiles Patriot,    Lussato du Nouvel Observateur qui effectuait un reportage à Alep la prospère ville historique transformée en champ de ruines dévastées : «Les silos de grain de la ville ont été pillé par les rebelles et le contenu revendu pour acheter des armes».

Qui croire ? Assad, l’ASL, les djihadistes affiliés à Al-Qaïda, les Journalistes, les diplomates, les ministres ?

Ce mouvement de protestation, pacifique au départ, déclenché le 15 mars 2011 puis récupéré par les Frères Musulmans, qui ont vu là un moyen de fomenter une révolution pour renverser le régime, s’est désormais transformé en guerre civile meurtrière.

Une guerre civile, chacun le sait, est toujours une tragédie où ce sont les civils qui payent letribu le plus lourd à l’aveuglement des puissants. Le plus lourd, cela est indéniable !

En attestent les attentats suicides des rebelles Syrie, Tunisie, Irak, Egypte, Libye, Bachar Al-Assad, Front Al-Nosra, Al-Qaïda, Mali, Afrique, Turquie, Hilary Clinton, Sergueï Lavrof, USA, Russie, Golfe Persique, Empire Ottoman, Qatar, Arabie Saoudite, Sunites, Druzes, Chrétiens, Allaouites, Alep, Damas, Figaro, Nouvel Observateur, Geogrges Malbrunot, Lakhdar Brahimi, Ligue arabe, Victoria Nuland, Frères Musulmans, ASL, Armée Syrienne Libre, Laurent Fabius, OTAN, Céline Lussato, Salafistes, Mikhaël Bogdanov, William Burns, Dublin, Genève, Missiles Patriot,    succédant ou précédant les opérations militaires des troupes loyalistes qui tuent indifféremment chrétiens syriens, druzes, allaouites, sunnites et civils.  En Syrie on compte désormais plus de 42 000 victimes et l’on peut penser que le bilan n’est pas clos.  

Mais dans le cas précis qui nous occupe, ce qui est également indéniable c’est que cette souffrance imposée au syriens, quoi qu’en disent les diplomates des grandes Syrie, Tunisie, Irak, Egypte, Libye, Bachar Al-Assad, Front Al-Nosra, Al-Qaïda, Mali, Afrique, Turquie, Hilary Clinton, Sergueï Lavrof, USA, Russie, Golfe Persique, Empire Ottoman, Qatar, Arabie Saoudite, Sunites, Druzes, Chrétiens, Allaouites, Alep, Damas, Figaro, Nouvel Observateur, Geogrges Malbrunot, Lakhdar Brahimi, Ligue arabe, Victoria Nuland, Frères Musulmans, ASL, Armée Syrienne Libre, Laurent Fabius, OTAN, Céline Lussato, Salafistes, Mikhaël Bogdanov, William Burns, Dublin, Genève, Missiles Patriot,    puissances occidentales, est due en grande partie à l’obstination intéressée de la diplomatie étasunienne qui souhaite une victoire radicale par les armes contre le Régime de Bachar Al-Assad et ses proches, dans le but d’assurer la préservation des intérêts américains.  

Pour cela cette diplomatie est prête à toutes les tromperies et aux enfumages de toutes sortes! Hier les armes chimiques, aujourd’hui les Scuds et les bombes incendiaires.

Faut-il rappeler à cette Amérique si prompte à donner des leçons de morale universelle à toutes les nations du monde, qu’elle est la seule puissance à avoir osé balancer des bombes atomiques sur des civils qui pour certains portent encore dans leur chair les marques de cette abomination ?

Faut-il rappeler les avions US survolant le Viêt-Nam en y déversant leur cargaison de défoliants sur des populations civiles elles-aussi marquées à jamais?

Que reprochent à Bachar Al-Assad les Américains ? De pilonner, dans le cadre d’une guerre civile, une région, jusqu’à récemment aux mains de rebelles,  qui est Syrie, Tunisie, Irak, Egypte, Libye, Bachar Al-Assad, Front Al-Nosra, Al-Qaïda, Mali, Afrique, Turquie, Hilary Clinton, Sergueï Lavrof, USA, Russie, Golfe Persique, Empire Ottoman, Qatar, Arabie Saoudite, Sunites, Druzes, Chrétiens, Allaouites, Alep, Damas, Figaro, Nouvel Observateur, Geogrges Malbrunot, Lakhdar Brahimi, Ligue arabe, Victoria Nuland, Frères Musulmans, ASL, Armée Syrienne Libre, Laurent Fabius, OTAN, Céline Lussato, Salafistes, Mikhaël Bogdanov, William Burns, Dublin, Genève, Missiles Patriot,    aujourd’hui passée, depuis la bataille qui a vu tomber la base 111, sous le contrôle du puissant groupement de jihadistes radicaux, affiliés à Al-Qaïda, du Front Al-Nosra que les Etats-Unis ont inscrit sur sa liste noire des organisations terroristes.

Cet enfumage est insupportable ! Oui Bachar Al-Assad est un dictateur aux méthodes que l’on réprouve ! Mais cela ne signifie pas que nous sommes des veaux à qui l’on peut faire avaler tout et n’importe quoi.

Oui il faut désormais que Bachar Al-Assad entende raison ! Des indices montrent d’ailleurs que les lignes sont en train de se déplacer!

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Une nouvelle rencontre toujours en présence de Lakhdar Brahimi s’est tenue à Genève entre Russes et Américains – les vice-ministres Mikhaël Bogdanov et William Burns–

A l’issue de cette dernière entrevue, il apparaît que Washington et Moscou se seraient mis d’accord pour une mission de  Lakhdar Brahimi auprès du président syrien.

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«Pour Moscou, Bachar peut rester président, mais sans compétence, et il ne pourrait pas se présenter à l'élection présidentielle de 2014, contrairement à ce que les Russes souhaitaient à Dublin», indique Georges Malbrunot, journaliste au Figaro citant une source proche des négociateurs.

C’est donc en réalité une nouvelle partie qui se joue désormais sur le front syrien.

Une déclaration du 6 décembre faite à la Douma – chambre basse du parlement russe – par Vladimir Vassiliev, le Président du groupe Russie Unie, parti présidentiel : «Nous avons partagé et partageons l'avis que le gouvernement actuel en Syrie doit assumer ses fonctions. Mais le temps a montré que cette tâche est au-dessus de ses forces» le montre très clairement.

Le fond de l’histoire en train de s’écrire est bien celui-là. Tout le reste n’est que pantalonnade en direction de l’opinion publique, pour organiser les pressions, justifier les sorties en bon ordre, dissimuler les tractations et les répartitions  honteuses sur le dos des populations …..

Les USA et la Russie sont maintenant à table pour tracer les lignes de force à partir desquelles vont se construire les équilibres de la Région et où va se jouer l’impact de l’Islam radical et son influence sur les populations syriennes et plus largement celles acquises au sunnisme «modéré» incarné par les Frères Musulmans soutenus par l’Arabie Saoudite et le Qatar.

Tant pour la Russie que pour les USA l’Islam salafiste constitue une menace qu’il faut à tout prix empêcher de s’imposer.

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Les conditions sont donc réunies pour un accord entre les deux grandes puissances.

Les Américains, avec l’aide sur le terrain de leurs alliés Syrie, Tunisie, Irak, Egypte, Libye, Bachar Al-Assad, Front Al-Nosra, Al-Qaïda, Mali, Afrique, Turquie, Hilary Clinton, Sergueï Lavrof, USA, Russie, Golfe Persique, Empire Ottoman, Qatar, Arabie Saoudite, Sunites, Druzes, Chrétiens, Allaouites, Alep, Damas, Figaro, Nouvel Observateur, Geogrges Malbrunot, Lakhdar Brahimi, Ligue arabe, Victoria Nuland, Frères Musulmans, ASL, Armée Syrienne Libre, Laurent Fabius, OTAN, Céline Lussato, Salafistes, Mikhaël Bogdanov, William Burns, Dublin, Genève, Missiles Patriot,    du Golfe persique et des sunnites « modérés » à qui sera sous-traité le maintien de l’ordre, finiront avec cet accord de compléter à leur avantage le cycle de renversement des « dictatures» irakienne, tunisienne, libyenne et égyptienne.

Les Russes vont gagner des garanties sur le maintien d’un statu quo aux frontières de la Russie et des pays situés dans sa sphère d’influence. La question de l’installation des missiles Patriot à la frontière turque sera âprement discutée.

La France dans tout cela est larguée, piétinée voire  même menacée par les USA au Mali et en Afrique en général.

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Notre appartenance à l’Otan, l’inexistence d’une véritable diplomatie européenne capable de s’imposer face à une Amérique qui ne joue qu’en fonction de ses seuls intérêts capitalistiques et qui se moque comme d’une guigne de cette vieille Europe et de ces petits français qu’elle n’a jamais respectés, sont pour beaucoup dans ce naufrage diplomatique.

La France va désormais sortir complètement du jeu moyen-oriental alors que les petits valets américains, l’Angleterre et l’Allemagne, y sont encore pour grappiller quelques miettes et que la Turquie y revient après une longue absence consécutive à la chute de l’empire Ottoman il y a presque un siècle.

Le jeu toutefois n’est jamais définitivement fermé. Nous verrons bien, l’exemple de la Turquie est là pour nous le rappeler.

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07/05/2012

Nicolas Sarkozy a perdu, ainsi en ont décidé les Français!

 

Nicolas Sarkozy, François Hollande, Alain Juppé, Nadine Morano, Nathalie Kossusco-Morizet, Jean-François Coppé, Front National, UMP, PS, Les Ecologistes, Otan, Afghanistan, USA, Allemagne, Angela Merkel, Les affaires,   Après décompte effectué par le Ministère de l’Intérieur François Hollande obtient 51,62% des suffrages exprimés contre 48,38% à Nicolas Sarkozy.

Les Français ont choisi d’élire un nouveau Président de la République et de remplacer Nicolas Sarkozy dans un scrutin où la participation a été supérieure à 80%.

Inutile de préciser qu’à la Mutualité, où s’étaient réunis les partisans du Président sortant les mines n’étaient guères réjouies. On peut le comprendre. Mais en même temps pouvaient-ils s’attendre à autre chose que ce résultat ? Non !

Les Français ont, à juste titre, sanctionné un président qui durant son quinquennat a globalement affaibli la Nation.

Au plan économique, ils ont condamné le soutien inconditionnel accordé aux marchés financiers, la politique de Nicolas Sarkozy, François Hollande, Alain Juppé, Nadine Morano, Nathalie Kossusco-Morizet, Jean-François Coppé, Front National, UMP, PS, Les Ecologistes, Otan, Afghanistan, USA, Allemagne, Angela Merkel, Les affaires,   soumission au modèle économique allemand – qui s’est traduite par une augmentation insupportable du chômage, un appauvrissement généralisé des plus démunis –  et une dégradation des comptes de la Nation – endettement et déficit de la balance commerciale historiques –.

Au plan international ils n’ont pas supporté la mise sous tutelle américaine de la France – retour dans le commandement intégré de l’Otan – et le renforcement de l’engagement de la France en Afghanistan.

A titre personnel le Président sortant porte une lourde responsabilité dans la défaite de son camp.

Nombreux ont été les hommes et les femmes de conviction qui Nicolas Sarkozy, François Hollande, Alain Juppé, Nadine Morano, Nathalie Kossusco-Morizet, Jean-François Coppé, Front National, UMP, PS, Les Ecologistes, Otan, Afghanistan, USA, Allemagne, Angela Merkel, Les affaires,   n’ont pas apprécié ses proximités idéologiques affichées lors de la campagne électorale, son omniprésence échevelée  et ses changements de pied déconcertants dans la gestion des dossiers de l’état, son mépris des écologistes et sa conception anglo-saxonne de la république ainsi que le parfum de scandales financiers qui durant tout le mandat ont plané autour de sa personne.

Ses soutiens, amers et revanchards, peuvent bien se plaindre et redouter pour la suite de leur carrière la vérité est sans Nicolas Sarkozy, François Hollande, Alain Juppé, Nadine Morano, Nathalie Kossusco-Morizet, Jean-François Coppé, Front National, UMP, PS, Les Ecologistes, Otan, Afghanistan, USA, Allemagne, Angela Merkel, Les affaires,   appel, Nicolas Sarkozy les a fait perdre. Plutôt que de continuer à nier cette évidence, en continuant de déverser haine et jugements péremptoires sur le vainqueur tout en pariant sur un futur échec de sa part, ils feraient mieux de regarder en conscience leurs erreurs pour reconstruire une opposition républicaine en cessant de loucher vers l’extrême droite.

Nicolas Sarkozy, François Hollande, Alain Juppé, Nadine Morano, Nathalie Kossusco-Morizet, Jean-François Coppé, Front National, UMP, PS, Les Ecologistes, Otan, Afghanistan, USA, Allemagne, Angela Merkel, Les affaires,   Nicolas Sarkozy s’en va, mais les problèmes sont pendants. François Hollande est désormais le nouveau chef de l’Etat. Il aura besoin pour les années à venir d’une majorité pour mener à bien les engagements qu’il a pris devant tous les Français.

Nul doute que ceux qui viennent de le porter à la Présidence de la République sauront lui accorder cette majorité. Mais en même temps la bonne continuité démocratique et républicaine de la France nécessite l’existence d’une opposition respectable et digne.

Les premières déclarations de ses proches, Nadine Morano, Nathalie Kossusco-Morizet, Jean-François Coppé, Alain Juppé et autres ne laisse rien augurer de bon pour l’avenir. Sauront-ils se reprendre ? Vont-ils, dans un souci de revanche, ouvrir grand les portes au Front National?

Réponse au cours de la campagne législative qui dès hier soir s’est engagée.

 

24/01/2012

Afghanistan: Partir au plus vite, oui ! Mais en bon ordre.

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Partir, fin 2013 au terme de la mission que la France, PS et UMP confondus, a acceptée aux côtés des Allemands, des Anglais et des Américains ou partir dès la fin 2012 comme le réclame François Hollande, n’est pas vraiment la question. Les militaires français doivent quitter l’Afghanistan, en bon ordre, en toute sécurité et, oui, le plus tôt sera le mieux.

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En août 2010, il rassurait les membres de la coalition, en indiquant que la France resterait «en Afghanistan, avec ses alliés, aussi longtemps que nécessaire» tout en précisant que les décisions qu’il pourrait être amené à prendre ne seraient «pas soumises à des calendriers artificiels ou à des humeurs médiatiques».

Le voilà, vendredi 20 janvier, qu’il annonce une « suspension de toutes les opérations de formation et d’aides au combat de l’armée afghane » allant même jusqu’à poser «la question d’un retour anticipé des troupes françaises».

Que se passe-t-il ? Sommes-nous une fois de plus confrontés au travers de Nicolas Sarkozy aussi prompt dire tout et le contraire  du tout dès lors que ses intérêts du moment lui semblent en cause ?

Ce dossier mérite sans doute un examen un peu plus approfondi et un jugement moins tranché.

D’abord, les quatre soldats ont été tués par un membre de l’ANA alors que ceux-ci n’étaient pas armés. Cela est parfaitement inacceptable, comme l’a dit très justement Nicolas Sarkozy lors de la cérémonie des vœux aux corps constitués « l’armée française n’est pas en Afghanistan pour que les soldats afghans lui tirent dessus »

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Cette animosité meurtrière s’est progressivement développée au point qu’entre mai 2007 et mai 2011 elle serait la cause de 6% des pertes totales occasionnées par les opérations de combat.

L’infiltration d’insurgés talibans dans les forces de l’ANA, même si des cas existent, ne suffirait pas à expliquer un phénomène plus global qui s’est accéléré brutalement depuis 2009.

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Le climat de haine qui s’est installé entre les forces afghanes et celles de la coalition est en train d’apparaître au grand jour. Il inquiète y compris dans les rangs de l’ANA.

Un officier de cette armée, dont les propos ont été repris par le New-York Times, qualifie ses soldats de « voleurs, des menteurs et des drogués » et désigne les américains comme « des brutes grossières et arrogantes ». Il dit craindre que ce contexte « ne devienne bientôt un problème majeur dans les rangs subalternes des deux armées ».

Alors que Gérard Longuet – le ministre français de la défense – s’en tient à la version officielle, l’auteur de la fusillade qui a tué 4 de nos compatriotes et blessé 15 autres est « un taliban manifestement infiltré de puis longtemps » dans l’armée afghane, une des sources locales indiquent de son côté : « c’était un vrai soldat, enregistré. Pendant ses premiers interrogatoires par des soldats français, il leur a dit qu’il avait fait cela – la fusillade ndlr – à cause de la vidéo sur laquelle des soldats américains urinaient sur des cadavres ».

Enfin, pour ce qu’il est possible d’en savoir à l’heure actuelle, il apparaît très nettement que la position française au sein de la coalition à propos des conditions de sortie d’Afghanistan ne soit pas identique à celle envisagée par les américains.

L’équation actuelle retenue pour se dépatouiller  du bourbier dans lequel Nicolas Sarkozy, Hamid Karzaï, Afghanistan, USA, Etats-Unis, François Hollande, Talibans, François Bayrou, Pakistan, Iran, Russie, Allemagne, Angleterre, Europe, Doha, Quatar, Georges Bush, New-York Times, OTAN, ANA, Armée Nationale Afghane, ISAF, Soldats français, Georges BUSH a entrainé l’Amérique et ses alliés britanniques, allemands et français peut se résumer d’une trait synthétique: sortir au plus vite – fin 2014 – au moindre coût humain et en laissant le pays assurer seul sa destinée en donnant aux autorités afghanes – le régime de l’actuel président KARZAÏ – les moyens de contenir les Talibans sans l’aide de l’Otan à un coût financier le plus réduit.

Hors à ce jour non seulement la situation financière du pays n’est pas assurée – 90% du budget afghan provient de l’aide extérieure – mais Nicolas Sarkozy, Hamid Karzaï, Afghanistan, USA, Etats-Unis, François Hollande, Talibans, François Bayrou, Pakistan, Iran, Russie, Allemagne, Angleterre, Europe, Doha, Quatar, Georges Bush, New-York Times, OTAN, ANA, Armée Nationale Afghane, ISAF, Soldats français, Washington, bien que souhaitant maintenir après 2014 cinq bases militaires en Afghanistan, renâcle à maintenir sa participation au niveau actuel et tente d’imposer à ses alliés une nouvelle répartition de l’aide plus à son avantage. Ce que ceux-ci refusent en proposant que les pays du Golfe soient mis à contribution.

De plus les Etats-Unis qui continuent unilatéralement de dérouler leur plan de sortie d’Afghanistan ont engagé à Doha au Qatar des négociations avec les Talibans en vue d’explorer la possibilité de leur intégration dans un futur gouvernement d’union nationale.

Au regard du contexte général extérieur – montée de la haine à l’endroit des occidentaux, augmentations des pertes humaines, détricotage des solidarités à l’intérieur de la coalition – la diplomatie française doit trouver un juste équilibre qui permette à notre pays de ne pas se laisser imposer une ligne qui ne préserve pas ses intérêts dès lors qu’elle s’aligne sur les positions de l’Oncle Sam.

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Faut-il vraiment que les soldats français fassent les frais d’une politique qui viserait à l’intégration des Talibans dans un gouvernement d’union nationale contre le souhait d’une partie des fractions afghanes qui les ont combattus jusqu’à ce jour ?

Faut-il vraiment que la France, qui doit emprunter pour couvrir son déficit primaire, se laisse imposer une augmentation de la part financière qu’elle assume dans cette guerre où elle s’est laissée entraîner?

Faut-il vraiment que la France se brouille avec ses alliés de la coalition en particulier ses alliés européens ?

A ces quatre questions la réponse est non !

Cette détestable période de 10 ans de guerre, dont l’issue, à ce jour, est largement incertaine –  la guerre civile et le chaos en Afghanistan ne sont pas à exclure – exige de tous les responsables politiques français exemplarité et solidarité dans la manière d’aborder les faits qui nous parviennent d’Afghanistan.

Les enjeux sont d’une grande gravité. Le respect que nous devons à ceux de nos soldats qui sont morts ou blessés gravement commande de ne pas céder à la tentation d’instrumentaliser à des fins électorales les difficultés qui sont celles du Pays tout entier.

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