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11/03/2013

Situation politique en Syrie

Eviter le scenario somalien

MOSCOU, 11 mars 2013 - RIA Novosti

197696927.jpgLe règlement politique constitue la seule option pour empêcher que la Syrie ne connaisse une «somalisation», c’est-à-dire la disparition du gouvernement central doublée d'une lutte entre factions rivales, a déclaré lundi à Moscou le membre du Comité de coordination de l'opposition syrienne à l'étranger Haytham Manaa.

«Nous sommes fermement attachés à l'idée que seul le dialogue politique peut sauver la Syrie de la somalisation. Heureusement, cette opinion est partagée aujourd'hui par plusieurs responsables de la Coalition nationale de l'opposition, ainsi que par un nombre important de commandants militaires et de fonctionnaires d'Etat», a estimé l'opposant syrien lors de négociations avec le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

L’UE invite la Russie à adopter une approche plus constructive2

Syrie: l'UE invite la Russie à adopter une approche plus constructive© AFP/ Georges GobeBRUXELLES, 11 mars - RIA Novosti

196299006.jpgL'Union européenne souhaite que la Russie assume un rôle «plus constructif » dans le règlement du conflit syrien, a déclaré lundi à Bruxelles le ministre irlandais des Affaires Eamon Gilmore.

«Nous avons l'intention de discuter des possibilités pour la Russie de jouer un rôle plus constructif face à ce problème », a annoncé M. Gilmore aux journalistes au seuil d'une réunion des chefs des diplomaties des 27.

Réunis à Bruxelles, les ministres européens envisagent d'évoquer la situation en Syrie avec l'émissaire spécial des Nations unies et de la Ligue arabe pour la Syrie Lakhdar Brahimi.

Plus tôt dans la journée, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a reproché aux « sponsors étrangers de l'opposition intransigeante» de freiner le lancement d'un dialogue politique en Syrie.

Depuis la mi-mars 2011, la Syrie est secouée par un puissant mouvement de contestation du régime en place qui a fait, selon l'Onu, près de 70.000 morts et plus d'un million de réfugiés.

Les pays occidentaux soutiennent les rebelles et cherchent à obtenir le départ du président Bachar el-Assad. La Russie prône un règlement politique et appelle les parties à entamer d'urgence un dialogue inter syrien.

Les sponsors de l'opposition freinent le lancement d'un dialogue

Situation en Syrie© REUTERS/ Giath TahaMOSCOU, 11 mars 2013- RIA Novosti

197501225.jpgLe lancement du dialogue politique inter syrien est freiné par ceux qui financent les représentants de l'opposition la plus intransigeante, a déclaré lundi à Moscou le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

« La situation en Syrie ne s'améliore pas, bien que toutes les parties en conflit soient plus convaincues que jamais de la nécessité de mettre immédiatement fin aux violences et d'entamer un dialogue. Mais ceux qui s'y opposent restent nombreux, notamment les sponsors étrangers de l'opposition intransigeante », a déclaré le ministre lors d'une rencontre avec Haytham Manna, responsable à l'étranger du Comité national de coordination pour le changement démocratique (CNCD) en Syrie.

Depuis la mi-mars 2011, la Syrie est secouée par un puissant mouvement de contestation du régime en place qui a fait, selon l'Onu, près de 70.000 morts et plus d'un million de réfugiés.

Les pays occidentaux soutiennent les rebelles et cherchent à obtenir le départ du président Bachar el-Assad. La Russie prône un règlement politique et appelle les parties à entamer d'urgence un dialogue inter syrien.

Source : RIA Novosti

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24/02/2013

Royaume-Uni: « triple A » pan sur le bec !

C’est la première fois depuis 1978, alors que le pays est Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,sous la menace de retomber en récession, que l'agence de notation Moody's vient de sanctionner Londres en lui retirant son triple A. Cette décision intervient un an après un premier avertissement qui avait été notifié au gouvernement britannique.

Pour justifier sa décision – baisse de la note d’un cran de «AAA à Aa1» – Moody's a avancé «la faiblesse continue des perspectives à moyen terme » de la Grande-Bretagne, et a indiqué qu’il fallait s'attendre à ce que la faiblesse de l'activité économique du pays «s'étende à la deuxième moitié de la décennie».

La note est toutefois assortie d’une perspective «stable» eu égard à la solvabilité «extrêmement élevée»  de l'économie britannique qui a été jugée solide. On peut penser que cette appréciation conduira l’agence à ne pas retoucher à court terme la note de la Grande Bretagne.

Au quatrième trimestre 2012 avait fait un premier pas vers un retour en direction de la récession qui s’était traduit par un recul de son PIB – Produit intérieur brut – de 0,3%. Les résultats du 1er trimestre sont attendus avec inquiétude.

Si la tendance devait se confirmer les Britanniques devront subir une troisième récession de la crise de 2008-2009. 

Cette perte du AAA n’est en fait pas une surprise, déjà au mois de décembre George Osborne, le patron des Finances britanniques, avait dû avouer que le plan d’austérité devrait se poursuivre au moins jusqu’en 2018 et que les objectifs de réduction de la dette ne serait pas atteints.

Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,Le chef du gouvernement David Cameron, qui lors des dernières négociations du budget européen s’était montré si intraitable sur la nécessité d’imposer aux européens une cure d’austérité, est désormais sous forte pression. Son budget doit être présenté  le 20 mars.

De façon particulièrement éclairante l’analyste en chef de Moody's pour la Grande-Bretagne  a indiqué à l’AFP «Plusieurs facteurs se combinent mais il y a principalement un processus de désendettement du secteur privé et public qui a sans aucun doute étouffé la croissance».

On peut se demander quel «démon» titille tous ces experts économistes qui poussent des schémas de resserrement des budgets, dont ils constatent les résultats qu’ils sanctionnent malgré tout.

L’agence s’inquiète du niveau de la dette publique du Pays tout en signalant une «inflation élevée».

De qui se moque-t-on ?

Personne n’ignore que produire de l’inflation est pour un état un moyen bien connu de  réduire la valeur absolue de sa dette souveraine.

Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,Le gouvernement britannique le sait fort bien, qui hypocritement fait filer l’affaire en laissant la banque centrale anglaise l’alimenter en faisant fonctionner la planche à billet.

Ce mécanisme de dévaluation camouflé de la livre, censé freiner la consommation intérieure tout en dopant les exportations est une arnaque particulièrement déloyale vis-à-vis des européens de la zone euro, permise par le fait que Londres précisément n’appartient pas cette zone euro.

«Loin d'affaiblir notre détermination à mettre en oeuvre notre plan de relance, cette décision la redouble», s’est empressé de déclarer à la presse a aussitôt réagi, George Osborne.

On peut là encore se demander de qui se moque ce ministre du gouvernement Cameron.

De quel plan de relance parle-t-il ? De celui que son premier ministre empêche de mettre en œuvre à Bruxelles ?

Comment veut-il faire repartir une économie dont l’activité se contracte sous l’effet conjugué d’un recul du PIB malgré une dévaluation de fait et une inflation qui pèse sur la consommation des ménages.

Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,David Cameron et son gouvernement n’auront pas d’autres possibilités que de laisser se creuser la dette publique que le FMI a déjà prévu qu’elle devrait atteindre 93,3% du PIB en 2013. Moody's, de son côté, ajoute qu’elle estime qu’elle ne devrait «pas s'inverser avant 2016 ».

Pour l’opposition travailliste cette perte du «AAA» est la preuve patente « que le plan (Cameron ndlr) n'a pas marché".

«Le gouvernement doit prendre de toute urgence des mesures pour relancer notre économie atone et réaliser que nous avons besoin de croissance pour réduire les déficits (...) au lieu de saigner le malade comme le faisaient les médecins au XVIIIe siècle» réclame Ed Balls, le responsable de l'opposition travailliste chargé de l'économie.

Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,Pour mémoire le FMI tout récemment avait suggéré à David Cameron mettre un bémol à son programme de rigueur lui conseillant «un assainissement budgétaire plus lent ». David Cameron a fait la sourde oreille.

En attendant, qu’il conduise la Grande Bretagne dans une nouvelle crise économique et sociale ne regarde que les Anglais à qui il finira par devoir rendre des comptes, mais qu’il s’autorise à donner des leçons aux Européens alors qu’il n’en a ni la légitimité – la Grande-Bretagne n’est pas dans la Zone Euro – ni les contraintes n’est pas acceptable.

L’attitude d’Angela Merkel qui, au dernier sommet Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,européen, a rangé l’Allemagne aux côtés des Britanniques contre la France est-elle le signe qu’à l’initiative des libéraux-conservateurs un retournement d’alliance serait en train de s’amorcer au sein du Vieux Continent ?

On peut légitimement poser la question après l’annonce Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,du soutien germano-britannique au projet américain de mise en place d’une zone de libre-échange entre les USA et l’UE qui porterait à n’en pas douter un coup fatal à l’agriculture française.

Le choix britannique de favoriser les fabricants d’avions Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,d’outre-Atlantique n’est pas non plus le signe d’une volonté de renforcement de l’UE en matière de défense qui est le seul moyen de garantir la souveraineté de toute  puissance politique ! Visiblement en la matière le Royaume-Uni ne regardent pas du même côté que la France.

Quant à l’Allemagne qui vit depuis toujours sous le parapluie militaire américain sans en avoir à payer le prix budgétaire, la situation présente assurément un côté confortable en période de crise qui pourrait inciter sa classe dirigeante à prendre une certaine distance avec le pacte historique passé entre le général De Gaulle et le chancelier Adenauer.

Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,Les semaines et les mois qui viennent permettront d’y voir un peu plus clair, mais il souffle en ce moment un vent mauvais sur les relations européennes.

Espérons que la perte du «triple A» britannique incitera les dirigeants du gouvernement de sa majesté à un peu moins de mépris, à un peu plus de réalisme.

21/12/2012

François Hollande en Algérie : Le regard de Janus (***)!

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françois hollande,abdelaziz bouteflika,nicolas sarkozy,gerre d'indépendance,guerre d'algérie,algérie,france,maroc,mali,mauritanie,libye,sahel,union européenne,europe saélo-méditérranéenne,maurice audin,jeanette bougrab,eric ciotti,lionel lucas,ump,mrump,harkis,pieds-noirs,torture,colonisation,sétifLe Président de la République, né en 1954, énarque stagiaire à l’ambassade d’Alger en 1978, qui a pour lui le privilège de ne pas avoir été acteur de cette période difficile de la guerre d’indépendance et à fortiori de celle de la colonisation, disposait des atouts pour tenter, non pas de faire table rase du passé mais devant l’histoire d’ouvrir des perspectives nouvelles.

A travers ses interventions, il a su en pacificateur intelligent trouver les mots justes et forts pour répondre enfin aux attentes des Algériens.

Cinq ans après Nicolas Sarkozy, dès son arrivée sur le sol algérien où il avait été invité par, Abdelaziz françois hollande,abdelaziz bouteflika,nicolas sarkozy,gerre d'indépendance,guerre d'algérie,algérie,france,maroc,mali,mauritanie,libye,sahel,union européenne,europe saélo-méditérranéenne,maurice audin,jeanette bougrab,eric ciotti,lionel lucas,ump,mrump,harkis,pieds-noirs,torture,colonisation,sétifBouteflika, son homologue algérien, acclamé par de très nombreux Algérois, François Hollande a lancé, mercredi soir, un message en direction tant des Français que des Algériens: «Je ne viens pas ici faire repentance ou excuses, je viens dire la vérité, et la vérité vaut aussi pour ce qu'a été la gauche dans l'Histoire».

Le cadre fixé, il a ensuite, sous les applaudissements des membres des deux chambres de la représentation algérienne réunis jeudi en la circonstance (*), déclaré : «Je reconnais ici les souffrances infligées par la colonisation (...), pendant 132 ans, l'Algérie a été soumise à un système profondément injuste et brutal».

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Tout le monde n’est pas pleinement satisfait. Comme toujours certains estiment que le Président en a trop fait, d’autres qu’il n’en pas fait assez. Des attentes légitimes qui ont été exprimées trouveront à n’en pas douter réponse plus tard. Tout ne pouvait pas être réglé de suite.

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De même celle de l’épouse de Maurice Audin – jeune françois hollande,abdelaziz bouteflika,nicolas sarkozy,gerre d'indépendance,guerre d'algérie,algérie,france,maroc,mali,mauritanie,libye,sahel,union européenne,europe saélo-méditérranéenne,maurice audin,jeanette bougrab,eric ciotti,lionel lucas,ump,mrump,harkis,pieds-noirs,torture,colonisation,sétifmilitant communiste mort sous la torture des autorités en place au moment des « évènements – qui réclame la vérité sur l’assassinat de son mari.

Implicitement, sur ces sujets le discours du Président a valeur de promesse. Ces questions ne resteront pas ignorées. 

Pour les autres, les deuxièmes couteaux du MRUMP – Eric Ciotti, Thierry Mariani, Lionel Lucas, Geoffroy Didier – qui instrumentalisent harkis et pieds-noirs de peur d’être à la ramasse aux prochaines élections municipales, régionales ou législatives la prestation est «pitoyable» car ce n’est pas aimer la France que de ne pas savoir reconnaître ce qui est bon pour Elle et son avenir.

D’ailleurs, il faut avoir la vue courte comme l’ont toujours les politiciens qui chaussent les lunettes petitement partisanes de la « baston électoraliste », pour ne pas reconnaître que François Hollande a parlé de ces difficultés qui sont encore comme un fer chaud sur le bras des relations franco-algériennes.

Certes de façon discrète, mais de façon audible, François Hollande a évoqué ces questions douloureuses pour certains de nos compatriotes qui ont été contraints à l’exil, dans des conditions difficiles et inoubliables.

La France attend de l'Algérie « qu'elle ouvre plus largement ses portes aux Français qui souhaitent se rendre sur votre territoire», a dit le Président de la République à Abdelaziz Bouteflika.

De même Il a parlé de ceux qui « ont des souvenirs, des attaches familiales, affectives ou des projets professionnels ou personnels à réaliser», dans une allusion explicite aux pieds noirs et aux harkis.

On ne naît pas sur une terre sans en garder la marque profonde dans sa chair et dans son cœur, cette attente doit trouver sa paix.

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françois hollande,abdelaziz bouteflika,nicolas sarkozy,gerre d'indépendance,guerre d'algérie,algérie,france,maroc,mali,mauritanie,libye,sahel,union européenne,europe saélo-méditérranéenne,maurice audin,jeanette bougrab,eric ciotti,lionel lucas,ump,mrump,harkis,pieds-noirs,torture,colonisation,sétifOn attend de François Fillon qu’il clarifie sa position et qu’il fasse taire ses «hommes du sud» qui craignent tellement le FN qu’ils en adoptent les discours et en oublient les valeurs gaullistes qui devraient les inspirer.

Et puis peu importe si certains « politiciens », qui ne voient pas plus loin que le bout du bulletin de vote des citoyens au point d’en oublier l’intérêt premier de la françois hollande,abdelaziz bouteflika,nicolas sarkozy,gerre d'indépendance,guerre d'algérie,algérie,france,maroc,mali,mauritanie,libye,sahel,union européenne,europe saélo-méditérranéenne,maurice audin,jeanette bougrab,eric ciotti,lionel lucas,ump,mrump,harkis,pieds-noirs,torture,colonisation,sétifNation au service de laquelle ils sont censés se dévouer, limitent leurs appréciation de ces moments à une posture de pisses-vinaigres, d’éternels insatisfaits et d’opposants de principe, cette visite et les discours qui l’ont ponctuée, en particulier celui devant la représentation nationale algérienne, sont historiques.

Tant pis pour les politiciens grincheux qui devant l’histoire mentent à leurs compatriotes ! Le train de françois hollande,abdelaziz bouteflika,nicolas sarkozy,gerre d'indépendance,guerre d'algérie,algérie,france,maroc,mali,mauritanie,libye,sahel,union européenne,europe saélo-méditérranéenne,maurice audin,jeanette bougrab,eric ciotti,lionel lucas,ump,mrump,harkis,pieds-noirs,torture,colonisation,sétifl’Avenir est sur les rails. Ces moments vécus sous les applaudissements et la chaleur de l’accueil fait à François Hollande par les Algériens sont, il ne faut pas se priver de le répéter.

Ils sont historiques, d’abord parce que, construits sur la «reconnaissance du passé, la solidarité entre les deux nations, et l'espérance pour la jeunesse».

Ils sont historiques  ensuite parce qu’ils posent les termes d’une synthèse tout à fait  acceptable par une très large majorité des citoyens qui vivent des deux côtés de la Méditerranée.

Ils sont historiques enfin parce qu’ils permettent françois hollande,abdelaziz bouteflika,nicolas sarkozy,gerre d'indépendance,guerre d'algérie,algérie,france,maroc,mali,mauritanie,libye,sahel,union européenne,europe saélo-méditérranéenne,maurice audin,jeanette bougrab,eric ciotti,lionel lucas,ump,mrump,harkis,pieds-noirs,torture,colonisation,sétifd’envisager concrètement la construction entre les deux puissances souveraines que sont l’Algérie et la France une relation bilatérale de confiance réciproque, solide et équilibrée.

L’histoire rendra compte de l’importance de ce qui résultera de l’initiative que vient de prendre François Hollande, permise par l’invitation de son homologue Abdelaziz Bouteflika, à la réussite de laquelle le pays doit aujourd’hui se rallier.

Dans la crise structurelle qui se joue actuellement à l’échelle mondiale globale, crise où il faut convenir que, non seulement la France ne joue pas ou plus les premiers rôles – nous sommes «out» au Moyen-Orient, nous n’existons pas dans le Pacifique – mais, qui plus est, qui est directement menacée dans ses intérêts, cette mise à plat du passé douloureux franco-algérien et l’ouverture vers un futur apaisé, durablement coopératif et fructueux est d’une importance capitale.

L’Algérie constitue, par sa géographie d’une part et par    un pôle central de rayonnement régional stratégique au sein du Maghreb du Makresh et de l’Afrique noire.

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Le rôle de l’Algérie dans la résolution de cette crise sera déterminant à la fois pour l’Algérie et la France mais aussi pour l’ensemble des pays de la région : Tunisie, Maroc, Mauritanie, Mali, Niger, Libye, au Sahel et au-delà.

«Nous devons affronter ensemble la crise du Sahel» a dit François Hollande à Abdelaziz Bouteflika.

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Il est un second point qui milite en faveur d’un soutien solide à l’initiative de « réconciliation sincère » engagée par François Hollande, soutenue par Abdelaziz Bouteflika et, il ne faut pas craindre de le dire, l’immense majorité du Peuple Algérien.

Ce «nouvel âge entre la France et l’Algérie»,  gravé dans  «une déclaration d’amitié et de coopération» et «un document cadre de partenariat» dans les grands secteurs  politique, économique, culturel, et de la défense, doit permettre de jeter les bases, à l’initiative de l’Algérie et de la France, d’un grand projet d’avenir de construction d’une «Europe sahélo-méditerranéenne».

Ainsi se réaliserait un salutaire rééquilibrage de l’Union Européenne quelquefois trop tentée de jeter ses regards en direction des PECO –  Pays d’Europe Centrale et Orientale – sous parapluie américain de défense, confinant la diplomatie à un avenir d’impuissance impotente jouet des grandes puissances américaine, russe et chinoise.  

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Parlant de l’intervention de notre Président devant le Parlement algérien celui-ci a dit : «c'est un discours qui n'a occulté ni le passé ni l'avenir. M. Hollande a mis au coeur de son intervention l'injustice du système colonial et la grande souffrance du peuple algérien».

Poursuivant «François Hollande a mis en relief dans son discours la culture de la paix et du respect de l'autre» pour conclure en estimant que «Nous ne pouvons que nous reconnaître dans ces principes et les accompagner sur le terrain».

(*) Conseil de la Nation - Chambre haute - : composé de françois hollande,abdelaziz bouteflika,nicolas sarkozy,gerre d'indépendance,guerre d'algérie,algérie,france,maroc,mali,mauritanie,libye,sahel,union européenne,europe saélo-méditérranéenne,maurice audin,jeanette bougrab,eric ciotti,lionel lucas,ump,mrump,harkis,pieds-noirs,torture,colonisation,sétif144 membres dont le tiers est désigné par le président de la République et l’Assemblée populaire nationale - Chambre basse - : composée de 389 membres élus au suffrage universel direct pour une mandature de cinq ans.

(**)http://www.franceculture.fr/emission-les-enjeux-internationaux-sahara-un-sahel-de-plus-en-plus-conflictuel-2012-11-23

(***) Janus est le dieu romain des portes et des commencements –  de françois hollande,abdelaziz bouteflika,nicolas sarkozy,gerre d'indépendance,guerre d'algérie,algérie,france,maroc,mali,mauritanie,libye,sahel,union européenne,europe saélo-méditérranéenne,maurice audin,jeanette bougrab,eric ciotti,lionel lucas,ump,mrump,harkis,pieds-noirs,torture,colonisation,sétifjanua, qui selon Tertullien signifie porte en latin –. Il est le gardien des portes du ciel. On le représente avec deux visages, l'un tourné vers le passé et l'autre tourné vers le futur. Son règne fut pacifique, c’est pourquoi il est aussi considéré dans la mythologie romaine comme le dieu de la paix. Rome a été placé sous sa protection.

http://www.universalis.fr/encyclopedie/janus/

29/07/2012

Syrie : Jusqu’où le soutien à la politique géostratégique de l’Amérique au Moyen-Orient ?

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Comme à chaque fois, dès lors qu’ils considèrent que « leurs intérêts sont mis en cause » les Etats-Unis font donner la canonnière. Directement ou indirectement la machine se déploie et broie tout sur son passage. Les civils japonais, vietnamiens, irakiens pour ne citer qu’eux sont les innombrables témoignages incontestables des victimes tombées au nom des Droits de l’Homme, de la Liberté et de la Démocratie.

Toutes sont en réalité tombées au nom de la volonté Bachar Al-Assad, Syrie, Liban, Tunisie, Irak, Iran, Egypte, Levant, Pacte de Quincy, Pacete de Bagdad, Russie, Vladimir Poutine, François Hollande, Jacques Chirac, Dominique De Villepin, UAS, Etats-Unis, UE, Union Européenne, Europe, Sunnites, Chiites. Liban, Frères musulmans, salafisres, wahabites, Arabie Saoudite, Ibn Saoud, Qatar, Alexandre Orlov, ONU, Homs, Alep, Chine, Russie, Fédération de Russie, Tchétchénie, Conseil de Sécurité, empire Ottoman, Moyen-Orient, Damas, Turquie, Printemps arabe. Tunisie, hégémonique d’une puissance qui veut, à elle seule, depuis la fin de la dernière guerre mondiale, régenter la destinée de tous les peuples et contrôler à son bénéfice l’ensemble des ressources nécessaires à la pérennisation et au développement de son modèle de société.

Ce projet de suprématie absolue, un temps entrevu au moment de la chute de l’URSS – l’essayiste Fukuyama à l’époque parlait de «fin de l’histoire» –, est à nouveau contesté à la fois par la Chine et la Russie qui sont ses plus redoutables concurrents dans la compétition pour la mainmise sur les territoires et les ressources de la planète.

Bachar Al-Assad, Syrie, Liban, Tunisie, Irak, Iran, Egypte, Levant, Pacte de Quincy, Pacete de Bagdad, Russie, Vladimir Poutine, François Hollande, Jacques Chirac, Dominique De Villepin, UAS, Etats-Unis, UE, Union Européenne, Europe, Sunnites, Chiites. Liban, Frères musulmans, salafisres, wahabites, Arabie Saoudite, Ibn Saoud, Qatar, Alexandre Orlov, ONU, Homs, Alep, Chine, Russie, Fédération de Russie, Tchétchénie, Conseil de Sécurité, empire Ottoman, Moyen-Orient, Damas, Turquie, Printemps arabe. Tunisie, La Syrie de Bachar-Al-Assad est aujourd’hui le point chaud de cette «confrontation des ogres» pour qui l’Iran qui a été désigné par les «néocons américains» comme l’axe du mal  constituant une menace globale au Moyen-Orient.

Située sur une ligne de cassure entre les espaces sunnite et chiite, la Syrie multiconfessionnelle n’est ni la Tunisie, la Libye ou l’Egypte.

Ce point rend la situation bien plus complexe que ce à quoi veulent bien la réduire les chroniqueurs et éditorialistes, pour ne pas parler des responsables politiques européens et américains,  qui se gardent bien de donner tous les tenants et aboutissants de ce qui se joue sur le théâtre syrien.

En Syrie, nous n’avons pas affaire à un simple affrontement entre de bons révolutionnaires armés – par qui d’ailleurs ? – et un «abominable» dictateur «hitlérisé».

Dire cela ne constitue en rien une absolution de principe des carences du régime en place à Damas. Dire cela est la marque du refus de gober cette vision réductrice et orvellienne que nous servent en ce moment à longueur de reportages orientés les grands médias du monde occidental à propos d’une réalité qui est plus complexe que l’on veut bien le dire.

Bachar-Al-Assad, c’est un fait, n’a pas su, pu ou voulu continuer, après les premières années 2000, l’ouverture du Bachar Al-Assad, Syrie, Liban, Tunisie, Irak, Iran, Egypte, Levant, Pacte de Quincy, Pacete de Bagdad, Russie, Vladimir Poutine, François Hollande, Jacques Chirac, Dominique De Villepin, UAS, Etats-Unis, UE, Union Européenne, Europe, Sunnites, Chiites. Liban, Frères musulmans, salafisres, wahabites, Arabie Saoudite, Ibn Saoud, Qatar, Alexandre Orlov, ONU, Homs, Alep, Chine, Russie, Fédération de Russie, Tchétchénie, Conseil de Sécurité, empire Ottoman, Moyen-Orient, Damas, Turquie, Printemps arabe. Tunisie, « printemps de Damas » en menant les réformes qu’attendait une jeunesse syrienne impatiente de voir le pays évoluer. Travaillée par la propagande déversée par les chaines satellitaires qatarie d’Al-Jazeera et d’Al Arabia, cette jeunesse, comme cela s’est passé avec les mouvements sociaux déclencheurs des révoltes du printemps arabe, a porté dans la rue sa contestation du régime.

Très vite la revendication politique des Frères musulmans, concentrés dans les villes d’Homs et d’Alep, s’est manifestée provoquant un durcicement systématique de la contestation sociale.

Les tribus sunnites localisées à proximité des frontières et les Bachar Al-Assad, Syrie, Liban, Tunisie, Irak, Iran, Egypte, Levant, Pacte de Quincy, Pacete de Bagdad, Russie, Vladimir Poutine, François Hollande, Jacques Chirac, Dominique De Villepin, UAS, Etats-Unis, UE, Union Européenne, Europe, Sunnites, Chiites. Liban, Frères musulmans, salafisres, wahabites, Arabie Saoudite, Ibn Saoud, Qatar, Alexandre Orlov, ONU, Homs, Alep, Chine, Russie, Fédération de Russie, Tchétchénie, Conseil de Sécurité, empire Ottoman, Moyen-Orient, Damas, Turquie, Printemps arabe. Tunisie, filières de contrebande du Nord-Liban ont alors permis l’introduction  d’armes de guerre dans plusieurs villes facilitant l’apparition de «poches de guerres civiles» - Homs, Hama, Idleb, Deraa – La mèche était allumée et, de manifestations hostiles en répressions, le mouvement social initial s’est transformé en de multiples affrontements entre des bandes rebelles armées et l’armée régulière.

L’implication directe dans le conflit intérieur syrien du Qatar – la grenouille politique dégoulinante de pétrodollars aux ambitions invraisemblables – et de l’Arabie Saoudite, allié inconditionnel des Etats-Unis, – en 1945 un pacte, toujours respecté, a été signé avec Ibn Saoud chef d’une dynastie bédouine au terme duquel l’administration américaine a obtenu un monopole sur les plus grandes réserves de pétrole au détriment des Anglais et des puissance européennes – et soutenus par les puissances occidentales a fini de transformer la «révolte syrienne» en un affrontement confessionnel intra-islamique entre Sunnites et Chiites.

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«La seule solution qui permettra de réconcilier et de réunir les Syriens, ce sera le départ de Bachar el-Assad et la constitution d'un gouvernement de transition », vient d’indiquer le Président de la République, François Hollande, au journaliste de l’AFP qui l’interrogeait à propos des derniers développements des affrontements à Alep.

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Sans d’ailleurs, écarter l’hypothèse d’un départ de Bachar Al-Assad, Alexandre Orlov, l’ambassadeur de Russie en France, dans une interview publiée par le Parisien le 22 07 2012, a déjà répondu par avance à cette question : « S’ingérer dans les affaires intérieures d’un pays pour changer son dirigeant, cela remet en cause tout l’ordre international conçu et entériné par la Charte des Nations unies après la Seconde Guerre mondiale ».

Ajoutant : «Cela ouvre la boîte de Pandore : on a changé hier le dirigeant de la Yougoslavie, de l’Irak, de la Libye, aujourd’hui de la Syrie, demain de l’Iran, après-demain de la Corée du Nord… et ainsi de suite»

Que dire de plus ? Aujourd’hui, au point de blocage politique où en est la situation syrienne la question n’est pas de savoir si «Bachar Al-Assad tombera» comme le répète en permanence Bachar Al-Assad, Syrie, Liban, Tunisie, Irak, Iran, Egypte, Levant, Pacte de Quincy, Pacete de Bagdad, Russie, Vladimir Poutine, François Hollande, Jacques Chirac, Dominique De Villepin, UAS, Etats-Unis, UE, Union Européenne, Europe, Sunnites, Chiites. Liban, Frères musulmans, salafisres, wahabites, Arabie Saoudite, Ibn Saoud, Qatar, Alexandre Orlov, ONU, Homs, Alep, Chine, Russie, Fédération de Russie, Tchétchénie, Conseil de Sécurité, empire Ottoman, Moyen-Orient, Damas, Turquie, Printemps arabe. Tunisie, Laurent Fabius ou si Bachar Al-Assad surmontera la crise, la question est désormais de savoir jusque quand la France et l’Europe vont se faire les soutiens de la puissance américaine qui impose à l’agenda de ce conflit, sanctions, menaces diverses et présentations de résolutions au Conseil de Sécurité toutes rejetées par la Chine et la Russie le tout sans résultats probants.

La Russie ne laissera pas se casser le régime en place à Damas. C’est un fait, il n’est, pour s’en convaincre, que de se reporter à nouveau à l’interview d’Alexandre Orlov publiée le 22 07 2012 pour le comprendre.

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D’abord que la crise n’est pas que syrienne « c’est une crise internationale… mais surtout la crise de confiance entre les membres du Conseil de sécurité. C’est pour cela qu’il faut travailler avec les deux parties».

Ensuite que l’opposition à Bachar Al Assad ne constitue pas Bachar Al-Assad, Syrie, Liban, Tunisie, Irak, Iran, Egypte, Levant, Pacte de Quincy, Pacete de Bagdad, Russie, Vladimir Poutine, François Hollande, Jacques Chirac, Dominique De Villepin, UAS, Etats-Unis, UE, Union Européenne, Europe, Sunnites, Chiites. Liban, Frères musulmans, salafisres, wahabites, Arabie Saoudite, Ibn Saoud, Qatar, Alexandre Orlov, ONU, Homs, Alep, Chine, Russie, Fédération de Russie, Tchétchénie, Conseil de Sécurité, empire Ottoman, Moyen-Orient, Damas, Turquie, Printemps arabe. Tunisie, un bloc monolithique : il y a des opposants de l’extérieur, comme ceux du Conseil national syrien (CNS), et d’autres groupements qui sont basés en France, en Turquie ou ailleurs. Mais il y a aussi une opposition intérieure qui, elle, est prête à négocier avec le président actuel. C’est pourquoi nous avons toujours souligné que c’est le peuple syrien qui doit décider de son avenir et élire son président ».

De plus et c’est une donnée forte dont il faut tenir compte lorsque l’on parle avec les Russes, Alexandre Orlov  précise  « Ce n’est pas notre guerre, mais nous voyons chez les sunnites les tendances les plus radicales de l’islam, les salafistes et les wahhabites, que nous avons combattus en Tchétchénie. Cela nous inquiète, car nous avons dans la Fédération de Russie beaucoup de musulmans.

Enfin que « C’est une contre-vérité de dire que la Russie défend le régime d’Assad. Il n’y a aucun lien particulier qui lie la Russie au président Assad et à son clan…... Mais il est vrai que la Russie a des intérêts en Syrie qui est notre partenaire de très longue date. Du temps de l’Union soviétique, beaucoup de Syriens ont fait leurs études supérieures chez nous. Il y a beaucoup de mariages mixtes et la communauté russe compte plusieurs dizaines de milliers de personnes en Syrie ».

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La France ancienne puissance mandataire a toute légitimité pour proposer de changer de plan de discussion au risque de mettre un peu de tension dans ces relations avec les USA. Après tout François Hollande et sa majorité n’en sont qu’au début de leur mandat.

La stratégie de fragmentation des Etats arabes du Moyen-Orient en une multitude d’émirats tribaux sous tutelle de l’oncle Sam n’est l’intérêt de la France, ni de personne d’ailleurs et surtout pas de la Paix – que risque-t-on au plan international si les armes chimiques devaient échapper au contrôle d’un état encore responsable? –.

La libanisation des états arabes n’est pas une solution.

Faire comme en Irak et en Afghanistan la guerre pour au final partir sans avoir fait avancer d’un pouce les conditions d’une paix durable n’est plus acceptable, pour la crédibilité des démocraties occidentales mais aussi parce qu’en période de basses eaux économiques il y a mieux à faire pour les équilibres budgétaires que d’engager son Pays dans des opérations aux issues incertaines.

L’union Européenne a également intérêt à sortir de la spirale infernale syrienne. Ne vaut-il pas mieux pour l’Union cesser un Bachar Al-Assad, Syrie, Liban, Tunisie, Irak, Iran, Egypte, Levant, Pacte de Quincy, Pacete de Bagdad, Russie, Vladimir Poutine, François Hollande, Jacques Chirac, Dominique De Villepin, UAS, Etats-Unis, UE, Union Européenne, Europe, Sunnites, Chiites. Liban, Frères musulmans, salafisres, wahabites, Arabie Saoudite, Ibn Saoud, Qatar, Alexandre Orlov, ONU, Homs, Alep, Chine, Russie, Fédération de Russie, Tchétchénie, Conseil de Sécurité, empire Ottoman, Moyen-Orient, Damas, Turquie, Printemps arabe. Tunisie, soutien sans intérêt véritable et saisir au bond la main tendue d’Alexandre Orlov qui, dans cette décidément très riche interview, a dit : «le président Poutine a signé un décret fixant les priorités de sa politique étrangère et, parmi celles-ci, la définition d’un espace commun économique et humain entre la Russie et l’Europe. Cela va dans le sens de la fameuse phrase du général de Gaulle parlant de « l’Europe de l’Atlantique à l’Oural ». Le temps est venu de commencer à bâtir cette grande Europe.»

Le règlement de l’affaire syrienne à partir d’une solution russo-européenne négociée pourrait assurément constituer le point de départ d’un changement radical des relations internationales, d’abord tournées vers la paix et la collaboration juste et pacifique entre les Peuples.

Il manque face à la Chine et aux Etats-Unis une puissance d’équilibre. Séparément l’Europe actuelle et la Russie n’ont pas les moyens d’être cette force. Rassemblées elles auraient incontestablement la masse critique culturelle, économique scientifique et militaire pour le faire. Alors pourquoi se priver de tenter ce rapprochement?.

 

18/05/2012

Ecouter ce cri qui monte depuis Athènes

grèce,europe,athènes,papandréou,françois hollande,weimar,etat-nation,economie,démocratie,austérité,parti syriza,union européenne Au lieu de traiter les responsables grecs comme des parias et leurs électeurs comme des pestiférés, les dirigeants européens, allemands en tête, feraient mieux de les écouter. Car à force de faire prévaloir les exigences de l’économie sur la démocratie, ils sapent les fondements de l’Union.

Nous nous habituons tellement vite aux clichés que nous n'en voyons plus les effets pervers, et nous les répétons machinalement, comme si c'étaient des vérités irréfutables, Indice-boursier_pics_180.jpgalors que leur rôle est justement de nous remettre dans les rangs. Le danger de suivre le même chemin que la Grèce, par exemple : c'est désormais devenu le mot d'ordre qui nous transforme tous en spectateurs ahuris d'un rite de pénitence, où l'on sacrifie le bouc émissaire pour le bien collectif.

Le différent, le difforme, n'a pas de place dans notre cité. Et si les nouvelles élections qui viennent d'être convoquées ne donnent pas la majorité voulue par les partenaires, le destin hellénique sera tout tracé.

Combien de fois avons-nous entendu les dirigeants insinuer de manière ténébreuse: «Vous ne souhaitez pas, n'est-ce pas, subir le destin de la Grèce ?» La sortie de la zone euro n'est pas prévue par les traités, mais elle peut être subrepticement intimée, facilitée. En réalité, Athènes est déjà tombée dans la zone crépusculaire de la non-Europe, elle est déjà le loup-garou invoqué pour effrayer les enfants.

Les vraies racines du mal ignorées 

Peut-être la sécession grecque est-elle inévitable, mais faisons au moins la lumière sur les vraies raisons : si c'est inéluctable, ce n'est pas parce que le sauvetage est trop coûteux, mais parce que la démocratie est entrée en conflit avec les stratégies qui devaient prétendument sauver le pays.

Bruxelles-Union-europeenne-mobilisation-manifestation-Europe_pics_180.jpgLors des élections du 6 mai, la majorité des votants ont rejeté la pilule d'austérité que le pays avale depuis deux ans sans succès et qui, au contraire, précipite la Grèce dans une récession funeste pour la démocratie. Une récession qui rappelle Weimar, avec des coups d'Etat militaires à l'horizon.

Contraints de repartir aux urnes en l'absence d'accord entre les partis, les électeurs réaffirmeront leur rejet et donneront encore plus de poids à la gauche radicale, le parti Syriza d'Alexis Tsipras. Et encore une fois, les clichés proliféreront : Syriza est une puissance néfaste, contraire à l'austérité et à l'Union, et Tsipras est dépeint comme l'antieuropéen par excellence.

La réalité est tout autre. Tsipras ne veut pas sortir de l'euro, ni de l'Union. Il demande une autre Europe, exactement comme François Hollande. Il sait que 80 % des Grecs veulent garder la monnaie unique, mais pas de cette manière, pas avec ces politiciens nationaux et européens qui les ont appauvris, tout en ignorant les vraies racines du mal : la corruption des partis dominants, l'Etat et les services publics esclaves de la politique, les riches épargnés [par l’austérité].

Tsipras est la réponse à ces maux et pourtant, personne ne veut se griller en discutant avec lui. Pas même Hollande, qui a refusé de rencontrer le leader du Syriza lorsque celui-ci s'est précipité à Paris après les élections. 

Et avez-vous entendu les gauches européennes, qui prétendent 1695522_photo-1320086848358-1-0_640x280.jpgavoir la solidarité dans le sang, soutenir Georges Papandréou quand il affirmait qu'il fallait européaniser la crise grecque pour trouver la solution ? Qui avait pris au sérieux les paroles qu'il avait adressées aux Verts allemands en décembre, après sa démission du poste de Premier ministre ?

L'idée qu'il avait exposée reste aujourd'hui encore la meilleure solution pour sortir de la crise : "Aux Etats membres, la rigueur ; à l'Europe, les politiques nécessaires de croissance".

Les paroles de Papandreou sont restées lettre morte : comme s'il était honteux d'écouter un Grec de nos jours. Comme s'il 1875654.jpgn'y avait aucune conséquence à la désinvolture ébahie avec laquelle on transforme en paria le pays qui a donné naissance à la démocratie et on analyse de manière impitoyable les dégénérations : l'oligarchie, le règne des marchés qui se traduit par la plutocratie, la liberté avec laquelle la loi et la justice sont méprisées.

L'expulsion d'Athènes, un échec de l'Europe

Si nous avions un minimum de mémoire, nous comprendrions mieux l'âme grecque. Nous comprendrions l'écrivain Nikos Dimou quand il exprime dans ses aphorismes le malheur d'être grec : "Le peuple grec ressent le poids terrible de son propre héritage. Il a saisi le niveau surhumain de perfection auquel sont liées les paroles et les formes des anciens. Cela nous accable : plus nous sommes fiers de nos ancêtres (sans les connaître), plus nous sommes inquiets pour nous-mêmes".

Ceux qui évoquent les racines chrétiennes de l'Europe en oublient les racines grecques et l'enthousiasme avec lequel Athènes, une fois sortie de la dictature des colonels en 1974, a été accueillie en Europe en tant que pays symboliquement essentiel.

Ce que nos dirigeants ne disent pas, c'est que l'expulsion d'Athènes ne sera pas uniquement le fruit de son échec. Ce sera l'échec de l'Europe, une sale histoire d'impuissance volontaire. Nous n'avons pas su conjuguer les nécessités économiques et celles de la démocratie. Nous n'avons pas été capables, même en rassemblant nos ressources et notre intelligence, de surmonter la première ruine exemplaire des vieux États nation.

1863279.jpgL'Europe n'a pas fait bloc comme le fit le secrétaire au Trésor Alexander Hamilton au sortir de la guerre d'indépendance américaine, quand il décréta que le gouvernement central allait assumer les dettes de chaque Etat, les unissant ainsi en une fédération forte. L'Europe n'a pas fait de la Grèce une affaire européenne.

Elle n'a pas vu le lien entre les crises de l'économie, de la démocratie, de la nation et de la politique. Pendant des années, elle a fait la cour à un establishment grec corrompu et aujourd'hui, la voilà bouche bée devant un peuple qui rejette les responsabilités de ce désastre.

Cet éloignement entre Union et démocratie, entre Nous et Eux, aura des conséquences douloureuses. Leur mort serait un peu la nôtre, mais il manque dans ce déclin la connaissance de soi qu'Athènes nous a enseignée.

Ce n'est pas la mort grecque qu'Ajax le Grand invoque dans l'Iliade* : "Un brouillard noir nous enveloppe tous, les hommes et les chevaux. Père Zeus, délivre de cette obscurité les fils des Akhaiens ; rends-nous la clarté, que nos yeux puissent voir ; et si tu veux nous perdre dans ta colère, que ce soit du moins à la lumière !"

*Iliade (XVII 645- 647)

Source : La Repubblica Rome

Journaliste : Barbara Spinelli 17 mai 2012

Traduction : Laurent Laget

Illustration : D'après "Le Cri", d'Edvard Munch Steve Bell

 

22/12/2011

Génocide arménien : la loi est votée.

Turquie, Arménie, Génocide, Kurdes, AKP, Ankara, Comité Talat Pacha, CUP, Valérie Boyer, Droits de l'Homme, Recep Tayyip Erdogan, Union Européenne, Anatolie, Organisation spéciale,Abdülhamid II,Rien n’y aura fait, en dépit des menaces très directes du Premier Ministre turc, Recep Tayyip Erdogan,  le leader de l’AKP de centre droit en place au pouvoir depuis 2002, et les gesticulations de quelques chefs d’entreprises turcs venus pour peser sur le choix des députés et du gouvernement de la France.

Turquie, Arménie, Génocide, Kurdes, AKP, Ankara, Comité Talat Pacha, CUP, Valérie Boyer, Droits de l'Homme, Recep Tayyip Erdogan, Union Européenne, Anatolie, Organisation spéciale,Abdülhamid II,La position de la Turquie dans cette affaire est totalement intenable. Faut-il le rappeler les faits sont établis. Au moment de l’entrée en guerre de l’empire ottoman aux côtés de l’Allemagne, en novembre 1914, les minorités indépendantistes arméniennes ont été accusées de pactiser avec les forces militaires russes.

Des centaines de milliers de personnes ont été victimes de massacres en Anatolie et de déportation en Syrie, au Liban, en Palestine et en Irak. Tout cela n’a rien eu de spontané mais a été mis en œuvre par les membres d’une organisation criminelle l’ « Organisation spéciale».   

Turquie, Arménie, Génocide, Kurdes, AKP, Ankara, Comité Talat Pacha, CUP, Valérie Boyer, Droits de l'Homme, Recep Tayyip Erdogan, Union Européenne, Anatolie, Organisation spéciale,Abdülhamid II,En 1915, les persécutions d’Arméniens dans l’empire ottoman n’étaient pas nouvelles. Déjà à la fin du 19ème siècle, sous le sultanat d’Abdülhamid II, les relations s’étaient dégradées entre le pouvoir et la minorité arménienne. L’entrée en guerre a été l’occasion pour « les jeunes turcs », au pouvoir depuis 1908 et opposés à la création d’une Arménie autonome, de résoudre définitivement le problème arménien.

En 1915, à l’heure du nationalisme turc et pan-turc, les arméniens ont été les victimes d’une «extermination» parce qu’ils étaient  différents et considérés comme des infidèles. Ils n’étaient plus considérés comme des citoyens à part entière.

Des intellectuels, des diplomates, des chefs d’état ont rapporté les preuves des massacres qui ont été perpétrés. Les autorités turques sont bien mal venues de prétendre, aujourd’hui, presque 100 ans après les faits, qu’il faut laisser aux historiens le soins de trancher et que des lois mémorielles ne devraient pas être votées.

Certes il appartient aux historiens d’étudier l’histoire, d’en rapporter les faits, et d’en débattre. Mais le soin doit être laissé aux politiques de décider de légiférer. En l’occurrence sur le sujet, le pouvoir turc qui réclame la liberté d’expression pour les négationnistes ferait mieux de faire « pédale douce », lui qui finance et soutient des associations favorables au déni du génocide de 1915.

Turquie, Arménie, Génocide, Kurdes, AKP, Ankara, Comité Talat Pacha, CUP, Valérie Boyer, Droits de l'Homme, Recep Tayyip Erdogan, Union Européenne, Anatolie, Organisation spéciale,Abdülhamid II,Jeudi à Ankara était déployée devant l’ambassade de France une banderole sur laquelle était écrit « il n’y a pas eu de génocide. Nous avons défendu la Patrie ». Cette manifestation était organisée par « le Comité Talat Pacha ». Pour mémoire Talat Pacha fut le ministre de l’Intérieur du  CUP – Comité Union et Progrès – qui en février 1915 a mis au point le plan destiné à résoudre la question arménienne.

D’ailleurs s’agissant de la liberté d’expression les autorités turques en général et Recep Tayyip Erdogan, en particulier, qui vient d’évoquer « le retour en France des tribunaux de l’inquisition » à propos du vote de ce jour, feraient mieux d’éviter de se donner en spectacle. La Turquie, mardi 20 décembre 2011, a embastillé au moins 38 journalistes à la suite d’une rafle opérée contre les médias kurdes installés en Turquie.

Turquie, Arménie, Génocide, Kurdes, AKP, Ankara, Comité Talat Pacha, CUP, Valérie Boyer, Droits de l'Homme, Recep Tayyip Erdogan, Union Européenne, Anatolie, Organisation spéciale,Abdülhamid II,Erdogan et les seins ont sans doute leurs bonnes raisons à nous avancer à propos de ces opérations «liberticides», qui sont autant d’actes attentatoires à la bonne marche démocratique de tout état moderne.

L’Assemblée Nationale a voté, à une très large majorité, la proposition de loi, déposée par la Député UMP des Bouches du Rhône Valérie Boyer, qui vise à criminaliser le négationnisme en matière de génocide dont celui de l’Arménie, c’est tout à leur honneur.

Turquie, Arménie, Génocide, Kurdes, AKP, Ankara, Comité Talat Pacha, CUP, Valérie Boyer, Droits de l'Homme, Recep Tayyip Erdogan, Union Européenne, Anatolie, Organisation spéciale,Abdülhamid II,La Turquie, dès le vote  des Députés connu, a rappelé son ambassadeur et menace de rétorsions diplomatiques et économiques notre Pays. La France en a vu d’autres. Elle ne se laissera pas impressionner par les gesticulations de dirigeants d’une puissance étrangère qui ignorent les valeurs attachées aux Droits de l’Homme et au respect de la dignité humaine.

De plus en décidant de rétorsions économiques contre la France, le Premier Ministre turc Erdogan voudrait imaginer qu’au fond ce serait l’offre et la demande des marchés qui devraient régler les questions de valeurs et de civilisation. Il s’est lourdement trompé  et il n’est d’ailleurs pas sur que ces décisions ne se retourneront pas contre la Turquie.

On le voit les dirigeants actuels de ce pays, qui aujourd’hui cherche à devenir une puissance régionale de poids au Moyen-Orient, ont encore un grand chemin à faire pour nous assurer de leur capacité à respecter et faire respecter les valeurs démocratiques sur lesquelles s’est construite l’Union Européenne.

Turquie, Arménie, Génocide, Kurdes, AKP, Ankara, Comité Talat Pacha, CUP, Valérie Boyer, Droits de l'Homme, Recep Tayyip Erdogan, Union Européenne, Anatolie, Organisation spéciale,Abdülhamid II,Parler de rétorsions est intolérable, inacceptable et, pour tout dire au final, parfaitement disqualifiant s’agissant d’un pays qui prétend franchir demain les portes de l’Union Européenne.

21/12/2011

Génocide arménien: la loi doit être votée

L’Assemblée Nationale doit examiner jeudi une proposition de loi qui vise à condamner toute action de négation des turquie,arménie,génocide,génocide arménien,union européenne,de gaulle,moyen-orient,ue,recep tayyp erdogan,abdullah gül,ankara,henri morgentnau,empire ottoman,négationnisme,valérie boyer,umpgénocides dont le génocide arménien de 1915 à une peine de prison d’une durée de 1 an assortie d’une amende de 45000 euros.

La proposition de loi, portée par la Député UMP des Bouches du Rhône Valérie Boyer, est cosignée par plus d’une quarantaine de députés de la majorité présidentielle et aura le soutien des élus socialistes et communistes. Le temps de discussion de cette proposition de loi sera décompté de celui du gouvernement et non de celui des parlementaires, traduisant ainsi un soutien manifeste de l’exécutif à ce projet.

Quelques Députés et Sénateurs de droite se sont exprimés pour faire part de leur opposition à ce texte considérant qu’il n’était pas du ressort des parlementaires de faire des lois mémorielles et qu’il fallait laisser aux historiens, dont c’est le métier,  le soin d’étudier les évènements qui font ou ont fait la vie des Peuples et des Pays.

Turquie, Arménie, Génocide, Génocide arménien, Union européenne, De Gaulle, Moyen-Orient, UE, Recep Tayyp Erdogan, Abdullah Gül, Ankara, Henri Morgentnau, Empire Ottoman, négationnisme, Valérie Boyer, UMP, Il ne fait semble-t-il aucun doute, le texte sera adopté sans aucune difficulté. Il permettra d’aller au bout de la logique de la loi du 29 janvier 2001. En effet si à travers cette loi est reconnu en France la réalité du génocide arménien de 1915, rien dans son contenu ne permet à ce jour d’en réprimer les auteurs qui se rendraient coupable de négationnisme  à son propos.

Turquie, Arménie, Génocide, Génocide arménien, Union européenne, De Gaulle, Moyen-Orient, UE, Recep Tayyp Erdogan, Abdullah Gül, Ankara, Henri Morgentnau, Empire Ottoman, négationnisme, Valérie Boyer, UMP, La Turquie tout en reconnaissant la mort de 300 à 500000 morts entre 1915 et 1917 qu’elle impute aux aléas de la chute de l’Empire Ottoman lors de la première guerre mondiale, se refuse à reconnaître les faits qui pour la France, les Arméniens  une vingtaine d’autre pays sont constitutifs d’un véritable génocide dont ont été  victimes 1500000 personnes : hommes, femmes, enfants, vieillards lâchement massacrés, violés ou assassinés.

« Les faits relatés dans les rapports reçus par l’Ambassade de turquie,arménie,génocide,génocide arménien,union européenne,de gaulle,moyen-orient,ue,recep tayyp erdogan,abdullah gül,ankara,henri morgentnau,empire ottoman,négationnisme,valérie boyer,umptémoins oculaires absolument dignes de foi dépassent les plus bestiales et les plus diaboliques cruautés perpétrées ou imaginées dans l’histoire du monde » a écrit au sujet de ce génocide Henri Morgenthau qui fut ambassadeur des Etats-Unis à Constantinople dans un article publié en mars 1918 dans le Red Cross Magazine.

Aujourd’hui l’idée que l’Assemblée nationale puisse examiner turquie,arménie,génocide,génocide arménien,union européenne,de gaulle,moyen-orient,ue,recep tayyp erdogan,abdullah gül,ankara,henri morgentnau,empire ottoman,négationnisme,valérie boyer,umpun texte de loi tendant à réprimer et sanctionner tout auteur de négationnisme du génocide arménien soulève l’ire des principaux partis politiques d’Ankara qui dénoncent « une erreur historique inacceptable et grave ».

Le chef de l’Etat turc, Abdullah Gül dans un communiqué très ferme demande à Paris de retirer l’examen de ce projet de loi qu’il a qualifié d’«inacceptable», «Il n’est pas question pour nous d’accepter cette proposition de loi ………… qui dénie le droit de rejeter des accusations infondées et injustes contre notre pays et notre nation » y est-il ajouté.

De son côté le premier ministre Turc  Recep Tayyip Erdogan s’en prend au passé colonial de la France : « ceux qui veulent étudier un génocide feraient mieux de se retourner sur leur passé et de se pencher sur leur propre histoire, sale et sanglante »  et se fait menaçant. La Turquie « s’opposera par turquie,arménie,génocide,génocide arménien,union européenne,de gaulle,moyen-orient,ue,recep tayyp erdogan,abdullah gül,ankara,henri morgentnau,empire ottoman,négationnisme,valérie boyer,umptous les moyens diplomatiques à ces démarches populistes injustes et illégales » a-t-il déclaré, évoquant « des conséquences graves, irréparables ».

Relayant Recep Tayyip Erdogan, le président de la TOBB – Union des Chambres de commerces et des Bourses de Turquie – Rifat Hisarciklioglu s’est fait plus précis. Faisant allusion aux échanges importants entre la France et la Turquie dont le montant a été de 12 milliards d’euros en 2010 il a déclaré : « si cette loi est adoptée, il y aura beaucoup de dommages et de conséquences pour les deux pays ».

La réponse française n’a pas tardé. Elle est venue du ministère des Affaires Etrangères et en termes clairs a remis les choses à leur place : la Turquie, «est membre de l’OMC et est liée à l’Union européenne par un accord d’union douanière. Ces deux engagement juridiques impliquent un traitement non discriminatoire à l’égard des entreprises de l’UE».

Sans écarter les implications négatives que pourraient avoir pour la France un « clash diplomatique »  avec la Turquie au moment où se joue une importante redéfinition de la carte géopolitique au Moyen-Orient, sans nier l’importance des enjeux économiques – la Turquie est notre 5ème partenaire économique – il n’en reste pas moins que les faits sont les faits.

Turquie, Arménie, Génocide, Génocide arménien, Union européenne, De Gaulle, Moyen-Orient, UE, Recep Tayyp Erdogan, Abdullah Gül, Ankara, Henri Morgentnau, Empire Ottoman, négationnisme, Valérie Boyer, UMP, Ce qui s’est passé au début du siècle en Arménie anatolienne est, comme l’a dit le général De Gaulle, un « crime barbare condamnable que la conscience humaine doit bannir, ne jamais accepter, ni oublier».

Dès lors toutes ces déclarations, pressions, Turquie, Arménie, Génocide, Génocide arménien, Union européenne, De Gaulle, Moyen-Orient, UE, Recep Tayyp Erdogan, Abdullah Gül, Ankara, Henri Morgentnau, Empire Ottoman, négationnisme, Valérie Boyer, UMP, et autres menaces économiques, politique ou exécutives turques doivent être prises pour ce qu’elles sont : des ingérences choquantes dans la politique intérieure de la France mais également une prise de position indigne d’un pays qui prétend rejoindre l’Union Européenne et partager ses valeurs.

04/12/2011

Pour Nicolas Sarkozy et Angela Merkel les peuples ne comptent-ils plus ?

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Philippe Seguin, Charles Pasqua, Jacques Chirac, François Mitterrand, Euro, Zone Euro, Grèce, Union Européenne, Laurent Fabius, Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Pierre Chevènement, Traité de Maastricht, Goldman Sach, BCE, Euro-bond, Toulon 1, Toulon 2, PartiSocialiste, UMP, Cris, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, boucs émissaires, parlement, peuples, référendum,Le « Chef de l’Etat déjà candidat » était cette semaine à l’affiche au Zénith de Toulon !  Devant des milliers de militants UMP – la salle contient 5350 places assises – venus « sans tambours ni trompettes »  écouter la bonne parole, le Président-candidat s’est adressé aux Français pour un second discours de Toulon en trois ans. Lors du précédent, qui s’est tenu en septembre 2008, le sujet était déjà la crise et les mesures pour en sortir.

Le Président candidat qui, à l’époque, s’était fait le chevalier blanc européen face à la crise s’est bien gardé de faire un bilan de son action et de ses engagements.

Durant ces trois dernières années on s’est beaucoup réunit, les mini sommets ont succédés aux mini sommets. On – les puissants gouvernants et la cohorte des conseillers et experts qui les accompagnent –   a beaucoup parlé, beaucoup promis, à l’occasion on a même désignés des boucs émissaires et l’on s’est amusé de chefs de gouvernements, on en a même poussés à la démission.

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Philippe Seguin, Charles Pasqua, Jacques Chirac, François Mitterrand, Euro, Zone Euro, Grèce, Union Européenne, Laurent Fabius, Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Pierre Chevènement, Traité de Maastricht, Goldman Sach, BCE, Euro-bond, Toulon 1, Toulon 2, PartiSocialiste, UMP, Cris, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, boucs émissaires, parlement, peuples, référendum,Mais au final la cruelle réalité est là en face de nous. La crise s’est aggravée et Nicolas Sarkozy continue, sans succès,  de rouler des mécaniques.

Les marchés continuent de régner en maître, les paradis fiscaux continuent d’accueillir l’argent des plus puissants, la dette privée s’est transformée en dette publique, le chômage ainsi que la récession guettent et menacent la paix sociale, voir peut-être la paix mondiale. La Grèce est au tapis. La colère gagne en Belgique, en Espagne, au Portugal, en Italie….et même en Allemagne, le modèle du bon élève européen que l’on veut à toute force nous faire imiter.

De tout cela il n’a pas été question. Quand on s’appelle Nicolas Sarkozy, on ne peut pas se tromper et surtout pour cet homme politique, sans cesse en réaction, qui ne vit que dans le présent, le passé ne compte pas. Sauf pour y puiser des éléments à charge  contre ses opposants supposés être à la source de tous les malheurs de la terre.

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Philippe Seguin, Charles Pasqua, Jacques Chirac, François Mitterrand, Euro, Zone Euro, Grèce, Union Européenne, Laurent Fabius, Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Pierre Chevènement, Traité de Maastricht, Goldman Sach, BCE, Euro-bond, Toulon 1, Toulon 2, PartiSocialiste, UMP, Cris, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, boucs émissaires, parlement, peuples, référendum,Comme si le PS dans cette crise que traversent la France et l’Europe toute entière, était le seul responsable des politiques, menées ces 30 dernières années qui ont conduit à la situation catastrophique présente. Cela dit sans exonérer le Parti socialistes des fautes qu’il a pu commettre en ne mettant pas en œuvre les réformes nécessaires lorsque la conjoncture économique mondiale le permettait à la fin des années 90.

Que faut-il retenir du Sarko-show  de ce jeudi 1er décembre?

D’abord le Président candidat ne parle plus de sortir de la crise. Selon lui, la crise c’est derrière nous, désormais il faut démarrer un nouveau cycle pour sauver l’Europe et l’Euro. Pour cela il n’y aurait guère qu’une solution : accepter d’être entre-nous – les 27 pays de l’union – plus solidaires et plus disciplinés.

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Philippe Seguin, Charles Pasqua, Jacques Chirac, François Mitterrand, Euro, Zone Euro, Grèce, Union Européenne, Laurent Fabius, Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Pierre Chevènement, Traité de Maastricht, Goldman Sach, BCE, Euro-bond, Toulon 1, Toulon 2, PartiSocialiste, UMP, Cris, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, boucs émissaires, parlement, peuples, référendum,Traduction en langage Angela Merkel : il faut impérativement respecter des règles communes en matière d’équilibre budgétaire et doter l’Union des moyens de sanctionner ceux des pays qui prendraient des libertés avec ces règles.

Toulon 1 c’était : il faut moraliser le capitalisme et la dérégulation, c’était sus aux agences de notation qui n’ont pas été capable de voir venir les ennuis.

Toulon 2 c’est : tout est de la faute à l’Europe qui est dans l’incapacité d’imposer «  le travail, l’effort et la maîtrise de nos dépenses ». Il faut un nouveau Traité.

La messe est dite Nicolas Sarkozy s’est aligné.

« Instaurons des sanctions plus rapides, plus automatiques et plus sévères pour ceux qui ne respectent pas leurs engagements » a dit Nicolas Sarkozy jeudi à Toulon. « Je souhaite la mise en place de sanctions »  lui a répondu vendredi depuis le Bundestag Angela Merkel qui finira par obtenir du Président français l’essentiel de ce qu’elle veut, sans lâcheNicolas Sarkozy, Angela Merkel, Philippe Seguin, Charles Pasqua, Jacques Chirac, François Mitterrand, Euro, Zone Euro, Grèce, Union Européenne, Laurent Fabius, Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Pierre Chevènement, Traité de Maastricht, Goldman Sach, BCE, Euro-bond, Toulon 1, Toulon 2, PartiSocialiste, UMP, Cris, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, boucs émissaires, parlement, peuples, référendum,r sur le principal : les euro-bonds et la modification du statut de la BCE. 

« Il faut avoir confiance en elle (ndlr la BCE)  pour la stabilité de la monnaie. (...) Celui qui soutient les euro-bonds n'a pas compris l'essence de la crise »  a-t-elle ajouté. Si avec cette sortie, Nicolas Sarkozy n’a pas compris !!!!!

Pendant qu’Angela Merkel avance ses pions et construit une Europe sous gouvernance allemande – oui sous gouvernance allNicolas Sarkozy, Angela Merkel, Philippe Seguin, Charles Pasqua, Jacques Chirac, François Mitterrand, Euro, Zone Euro, Grèce, Union Européenne, Laurent Fabius, Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Pierre Chevènement, Traité de Maastricht, Goldman Sach, BCE, Euro-bond, Toulon 1, Toulon 2, PartiSocialiste, UMP, Cris, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, boucs émissaires, parlement, peuples, référendum,emande et expertise Goldman Sach, quoi qu’en disent  ceux qui aujourd’hui considèrent que vouloir résister politiquement à la machine allemande ferait preuve de germanophobie – Nicolas Sarkozy, en réalité, tente de son côté d’user de tous les stratagèmes pour gagner du temps et réussir à s’imposer dans la course présidentielle qui vient.

Un nouveau traité est nécessaire pour conforter l’Union Européenne et la mettre en situation de souveraineté. Mais ce doit être un véritable de traité de fond.

Ce traité ne saurait être un arrangement bancale de circonstance, imposé par une puissance dominante sous influence libérale-conservatrice, conclu sur un bout de table et annoncé sous les sunlights avec force sourires et poignées de mains les plus insincères les uns que les autres.

Un traité qui avant d’être ratifié par les chefs d’états et de gouvernement aura fait l’objet d’un large débat démocratique comNicolas Sarkozy, Angela Merkel, Philippe Seguin, Charles Pasqua, Jacques Chirac, François Mitterrand, Euro, Zone Euro, Grèce, Union Européenne, Laurent Fabius, Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Pierre Chevènement, Traité de Maastricht, Goldman Sach, BCE, Euro-bond, Toulon 1, Toulon 2, PartiSocialiste, UMP, Cris, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, boucs émissaires, parlement, peuples, référendum,me cela fût le cas au moment du référendum pour la ratification du Traité de Maastricht quand le regretté Philippe Seguin avait mené campagne avec Charles Pasqua et Jean-Pierre Chevènement contre Laurent Fabius, François Mitterrand, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et Valéry Giscard d’Estaing.

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Philippe Seguin, Charles Pasqua, Jacques Chirac, François Mitterrand, Euro, Zone Euro, Grèce, Union Européenne, Laurent Fabius, Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Pierre Chevènement, Traité de Maastricht, Goldman Sach, BCE, Euro-bond, Toulon 1, Toulon 2, PartiSocialiste, UMP, Cris, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, boucs émissaires, parlement, peuples, référendum,Il n’aura échappé à personne que la consolidation de la zone euro, la mise en place de procédure de contrôles budgétaires et la mise en œuvre d’un nouveau traité de l’Union sont des réformes qui imposent des modifications constitutionnelles importantes et surtout qui vont prendre du temps.

Hors la situation est aujourd’hui particulièrement grave et nécessitNicolas Sarkozy, Angela Merkel, Philippe Seguin, Charles Pasqua, Jacques Chirac, François Mitterrand, Euro, Zone Euro, Grèce, Union Européenne, Laurent Fabius, Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Pierre Chevènement, Traité de Maastricht, Goldman Sach, BCE, Euro-bond, Toulon 1, Toulon 2, PartiSocialiste, UMP, Cris, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, boucs émissaires, parlement, peuples, référendum,e des réponses quasi immédiates. Nicolas Sarkozy et Angela Merkel n’ont, sur ces deux points, pas encore dit un seul mot !

A croire que pour Nicolas Sarkozy et Angela Merkel les peuples ne comptent plus!

 

21/11/2011

Merkel veut une modification des traités de l’UE. La France doit parler !

Berlin, Angela Merkel, Union Européenne, Bruxelles, Jean-Claude Juncker, Traité de Maastricht, automatisation des sanctions,Zone Euro, cour de justice européenne, Commissaire de stabilité, Mécanisme européenn de stabilité, MES, faillite ordonnée des Etats, Article 48 traité de l'Union, Volker Kauder, DDU-CSU, Bundestag,Royaume-Uni, BCE, Natixis, Sondervermögen, Eurogroupe, Espagne, Italie, Grèce, Nicolas Sarkozy,Selon le journal britannique « The Daily Telegraph»  un document de travail détaillé concernant un plan de relance de la construction européenne aurait été élaboré par le gouvernement allemand. Globalement, pour sortir de la crise, Berlin entend fixer à ses partenaires une l’application plus dure des critères de Maastricht ainsi qu’un approfondissement du fédéralisme européen.

S’appuyant sur la crise grecque, Berlin plaide en faveur d’une accélération, à l’intérieur de la zone euro, de l’intégration budgétaire au moyen d’un transfert de souveraineté, seule garantie, selon les techniciens experts allemands qui ont rédigés  ce document, d’obtenir une discipline budgétaire de l’ensemble des pays concernés. 

Le document liste de façon assez précise les moyens nécessaires à l’Europe, pour « ancrer fermement et définitivement une solide culture budgétaire » voie unique pour établir « une véritable union de la stabilité ». Les rédacteurs insistent sur la nécessité de créer « une politique budgétaire et économique intégrée »  pour que la zone euro puisse à «  long terme devenir financièrement et économiquement viable ».

Entre autre mesure pour parvenir à ce résultat, il est préconisé dans cBerlin, Angela Merkel, Union Européenne, Bruxelles, Jean-Claude Juncker, Traité de Maastricht, automatisation des sanctions,Zone Euro, cour de justice européenne, Commissaire de stabilité, Mécanisme européenn de stabilité, MES, faillite ordonnée des Etats, Article 48 traité de l'Union, Volker Kauder, DDU-CSU, Bundestag,Royaume-Uni, BCE, Natixis, Sondervermögen, Eurogroupe, Espagne, Italie, Grèce, Nicolas Sarkozy,e rapport « l’automatisation de sanctions » à l’endroit des pays qui auraient des déficits excessifs. En d’autres termes et pour être clair cela signifie que la commission serait demain dotée d’un pouvoir de sanctionner un état sans même en référer au Conseil des chefs d’états et de gouvernement de la Zone Euro.

Après les robots-spéculateurs à la Bourse, les experts allemands proposent d’installer à Bruxelles des robots-sanctionneurs financiers. 

L’idée est d’utiliser les sanctions financières comme « arme préventive» destinées à permettre un traitement « à la racine»  de ce qui est considéré par Berlin comme le mal absolu – le déficit budgétaire – en matière de gestion publique. Il est même envisagé que la commission ou un état membre puisse saisir la Cour de justice européenne.

L’arsenal des procédures est assez complet en ce qu’il évoque même la possibilité de création d’un « commissaire de stabilité» chargé des pays sanctionnés,  qui pourrait « décider directement » de l’utilisation des fonds structurels européens.

L’Allemagne de son côté pourrait aller jusqu’à demander une « réduction de souveraineté automatique » pour les pays qui ferait appel au « mécanisme européen de stabilité » – MES –. Cette mesure pourrait être mise en application à partir de 2013. Dès lors l’UE sur proposition du MES détiendrait de facto un « droit de veto»  sur les décisions des parlements nationaux en matière budgétaire allant jusqu’à la possibilité « d’imposer » au pays demandeur d’aides européennes des réductions de dépenses ou de nouvelles recettes.

En langage clair il va falloir se serrer la ceinture.

Berlin, Angela Merkel, Union Européenne, Bruxelles, Jean-Claude Juncker, Traité de Maastricht, automatisation des sanctions,Zone Euro, cour de justice européenne, Commissaire de stabilité, Mécanisme européenn de stabilité, MES, faillite ordonnée des Etats, Article 48 traité de l'Union, Volker Kauder, DDU-CSU, Bundestag,Royaume-Uni, BCE, Natixis, Sondervermögen, Eurogroupe, Espagne, Italie, Grèce, Nicolas Sarkozy,Au menu il faut s’attendre à des impôts supplémentaires, des baisses de salaire dans le privé et le public, des baisses de retraites et des réductions de droits.

 

Les auteurs du rapport poussent le raisonnement jusqu’à estimer possible  « d’imposer des mesures administratives » sans aller jusqu’à en donner concrètement des exemples.

Dernier élément de l’édifice, ce rapport prévoit explicitement la possibilité de mise en place d’un mécanisme de « faillite ordonnée des Etats » dans le cadre du MES ainsi que la possibilité pour les pays qui refuseraient d’obtempérer de faire le choix de la sortie.

En termes de calendrier de mise en œuvre de toutes ces dispositions, il n’est pas envisagé de trainer. La pose des « jalons »  des réformes envisagées dans ce rapport est prévue sous quelques semaines.

Pour aller dans ce sens, les auteurs, s’appuyant sur l’Article 48 du Traité de l’Union Européenne, préconisent l’utilisation de la « procédure simplifiée » de révision au moyen d’une convocation « rapide »  d’une « Convention »  des principales instances concernées – représentants des parlements nationaux, des gouvernements, de la commission, et du parlement européen –  pour valider les propositions qui devront être ensuite ratifiées par les pays membres.

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S’agissant de la ratification de la réforme le rapport indique que celle-ci serait limitée aux seuls membres de la zone euro, excluant de facto le Royaume Uni. Enfin  est entendu que dans l’esprit du texte cette « union de la stabilité »  réalisée, pourrait s’ouvrir le grand « débat sur la voie à choisir pour parvenir à l’union politique ». Quid de ceux des pays qui n’auront pas ratifié les réformes ?

 

Berlin, Angela Merkel, Union Européenne, Bruxelles, Jean-Claude Juncker, Traité de Maastricht, automatisation des sanctions,Zone Euro, cour de justice européenne, Commissaire de stabilité, Mécanisme européenn de stabilité, MES, faillite ordonnée des Etats, Article 48 traité de l'Union, Volker Kauder, DDU-CSU, Bundestag,Royaume-Uni, BCE, Natixis, Sondervermögen, Eurogroupe, Espagne, Italie, Grèce, Nicolas Sarkozy,Angela Merkel qui aujourd’hui, après l’échec du dernier conseil européen qui s’est tenu avant le G20, veut reprendre l’initiative sur le dossier de la crise de la dette souveraine des états de la zone euro va faire monter d’un cran la pression sur ses partenaires en général et sur la France en particulier.

Dans sa dernière intervention devant le Congrès de la CDU, la Chancelière allemande a adopté une posture offensive posant son pays – la République Fédérale d’Allemagne – dans un rôle de leader de fait de la zone euro.

« Maintenant l’Europe parle allemand ».

berlin,angela merkel,union européenne,bruxelles,jean-claude juncker,traité de maastricht,automatisation des sanctions,zone euro,cour de justice européenne,commissaire de stabilité,mécanisme européenn de stabilité,mes,faillite ordonnée des etats,article 48 traité de l'union,volker kauder,ddu-csu,bundestag,royaume-uni,bce,natixis,sondervermögen,eurogroupe,espagne,italie,grèce,nicolas sarkozyVolker Kauder, le président du groupe parlementaire CDU/CSU ne prend d’ailleurs pas de gants sur cette question, pour lui il n’y a plus de doute. Dans une déclaration faite au Bundestag mardi 15 novembre il a tout simplement déclaré : « Maintenant l’Europe parle allemand ».

Moins maladroite, mais toute aussi déterminée la Chancelière s’est bien gardée d’aller jusque là. Ses déclarations ont été nettesberlin,angela merkel,union européenne,bruxelles,jean-claude juncker,traité de maastricht,automatisation des sanctions,zone euro,cour de justice européenne,commissaire de stabilité,mécanisme européenn de stabilité,mes,faillite ordonnée des etats,article 48 traité de l'union,volker kauder,ddu-csu,bundestag,royaume-uni,bce,natixis,sondervermögen,eurogroupe,espagne,italie,grèce,nicolas sarkozy et précises, totalement inspirées du texte récupéré par le Daily Telegraph. Trois d’entres elles paraissent représentatives des choix qui l’animent.

D’abord à destination de son propre pays car les réformes envisagées, notamment celles concernant l’automaticité des procédures, risquent de poser problème  au regard des dispositions de la constitution allemande qui prévoient l’autonomie budgétaire du Bundestag : « une avancée vers une nouvelle Europe ne pourra se faire que si nous sommes prêts à changer nos traités » 

Ensuite à destination du Royaume-Uni qui aujourd’hui joue sur le fait qu’il est partie prenante de l’Union sans être dans la Zone euro et qui jouant sur les deux tableaux refuse par exemple l’instauration d’une taxe à l’échelle de l’Union sur les mouvements financiers : «  les gouvernements nationaux doivent se préparer à se lier de manière contraignante à la communauté »

Enfin à destination de la France qui s’oppose au principe de « l’automatisation des sanctions » et qui souhaite la monétisation des dettes souveraines via la BCE : « si les politiciens pensent que la BCE peut résoudre la crise de l’Euro, alors ils se trompent ».

En première analyse la situation de l’Allemagne peut inciter ses dirigeants à vouloir donner des leçons à ses partenaires et surtout les amener à profiter du contexte pour imposer une manière allemande de concevoir les relations intereuropéennes.

Berlin, Angela Merkel, Union Européenne, Bruxelles, Jean-Claude Juncker, Traité de Maastricht, automatisation des sanctions,Zone Euro, cour de justice européenne, Commissaire de stabilité, Mécanisme européenn de stabilité, MES, faillite ordonnée des Etats, Article 48 traité de l'Union, Volker Kauder, DDU-CSU, Bundestag,Royaume-Uni, BCE, Natixis, Sondervermögen, Eurogroupe, Espagne, Italie, Grèce, Nicolas Sarkozy,Le déficit public serait à 1,7% du PIB en 2011, une dette à 82,6% en diminution, un chômage à 6% de la population active – rappelons que la prévision se situe à 9,6% pour la France – et pour couronner le tout un solde de la balance commerciale excédentaire. Qui dit mieux ? Pas la France en tout cas !

Les choses, à y  regarder de plus près, ne sont pas aussi engageantes qu’on veut bien en Allemagne le laisser croire!

« Son déficit public est honteusement truqué »  a dénoncé récemment un économiste de chez Natixis, qui met en cause une « astuce » technique qui a permi en 2008 à Berlin de créer un fond spécial de relance « Sondervermögen»  qui n’affecte pas le déficit public alors que la dette du pays augmente.

berlin,angela merkel,union européenne,bruxelles,jean-claude juncker,traité de maastricht,automatisation des sanctions,zone euro,cour de justice européenne,commissaire de stabilité,mécanisme européenn de stabilité,mes,faillite ordonnée des etats,article 48 traité de l'union,volker kauder,ddu-csu,bundestag,royaume-uni,bce,natixis,sondervermögen,eurogroupe,espagne,italie,grèce,nicolas sarkozyJean-Claude Juncker – Président de l’Eurogroupe –  en a remis une couche sur le sujet en déclarant : « En Allemagne, on fait comme si le pays n’avait aucun problème, comme si l’Allemagne était exempte de dettes tandis que les autres auraient des dettes excessives » ajoutant pour illustrer un peu mieux son propos : « l’Allemagne a une dette plus élevée que celle de l’Espagne. Seulement personne ne veut le savoir ici»

L’autre facteur qui devrait inciter les dirigeants Allemands  à plus de d’humilité est celui du déclin démographique, qui s’il permet l’affichage d’un faible taux de chômage n’en n’est pas moins très inquiétant. Le vieillissement de la population va contribuer à une explosion des dépenses d’assurance-maladie et de sécurité sociale soins et plus directement le déclin démographique va se traduire par « une baisse massive des recettes de l’état ».

Au fond la réussite affichée du modèle allemand est très relative et, dans un contexte généralisé de baisse de croissance de la zone euro, l’Allemagne pas plus que ses autres partenaires n’est pas à l’abri d’une attaque prochaine des spéculateurs qui pour l’instant l’épargnent encore et s’occupent de la Grèce de l’Italie, de l’Espagne et maintenant de la France. 

berlin,angela merkel,union européenne,bruxelles,jean-claude juncker,traité de maastricht,automatisation des sanctions,zone euro,cour de justice européenne,commissaire de stabilité,mécanisme européenn de stabilité,mes,faillite ordonnée des etats,article 48 traité de l'union,volker kauder,ddu-csu,bundestag,royaume-uni,bce,natixis,sondervermögen,eurogroupe,espagne,italie,grèce,nicolas sarkozyLe modèle Allemand mis en place avant la crise par les sociaux-démocrates n’est pas une assurance tout risque face aux assauts des spéculateurs d’outre-Atlantique dont l’Allemagne a depuis sa création été l’alliée tactique en Europe. La France doit être plus vigilante que jamais. L’Allemagne pays nationaliste de tradition ne cherche qu’à conforter ses positions et sa zone d’influence en Europe continentale.

Il est temps de dire à Madame Angela Merkel que la France n’entend pas que « l’Europe parle Allemand ».

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Force est de constater que nous voilà désormais avec une nouvelle tentative de l’Allemagne de placer l’Europe à sa botte. Certes cette fois cela se passe pacifiquement, mais tout de même les berlin,angela merkel,union européenne,bruxelles,jean-claude juncker,traité de maastricht,automatisation des sanctions,zone euro,cour de justice européenne,commissaire de stabilité,mécanisme européenn de stabilité,mes,faillite ordonnée des etats,article 48 traité de l'union,volker kauder,ddu-csu,bundestag,royaume-uni,bce,natixis,sondervermögen,eurogroupe,espagne,italie,grèce,nicolas sarkozydégâts sociaux risquent d’être particulièrement violents.

L’heure est à la hiérarchisation des priorités pour la France et parmi celles-ci figure au rang premier, le Rassemblement des Français afin que le chef de l’Etat, aujourd’hui Nicolas Sarkozy demain celui qui sortira des urnes, soit dans tous les cas en mesure de faire prévaloir au sein de berlin,angela merkel,union européenne,bruxelles,jean-claude juncker,traité de maastricht,automatisation des sanctions,zone euro,cour de justice européenne,commissaire de stabilité,mécanisme européenn de stabilité,mes,faillite ordonnée des etats,article 48 traité de l'union,volker kauder,ddu-csu,bundestag,royaume-uni,bce,natixis,sondervermögen,eurogroupe,espagne,italie,grèce,nicolas sarkozyl’Union européenne les valeurs et la vision du monde qui sont les nôtres en ayant l’assurance du soutien indéfectible des Français.

09/11/2011

Présidentielles 2012: Faux dur contre Vrai mou?

A peine deux mois après son 1er plan François Fillon, le fidèle porteur d’eau de Nicolas Sarkozy, vient de nous présenter une nicolas sarkozy,angela merkel,françois fillon,union européenne,g20,rigueur,plan de rigueur,faux dur,vrai mou,caramenlis,grèce,niches fiscales,marine le pen,françois hollande,réduction déficits,ump,triple a,aaa,agence de notation,austérité,faillite,wall-street,city,palais brognard,jean launay,parti socialiste,ps,obama,banque centrale européenne, austérité, Chinenouvelle douloureuse : un plan d’économies et de hausses d’impôts dont l’enveloppe totale représente 18,6 milliards d’euros d’ici à 2013. Ce nouveau budget de rigueur et d'austérité, dont on nous dit qu’il est le plus dur depuis 1945 vise, à donner l’impression que la France respectera les objectifs fixés concernant le déficit prévu pour 2012.

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Nous sommes nombreux à savoir que ce quinquennat est l’exemple type d’une faillite totale. La pire de la 5ème République. Celle de Nicolas Sarkozy et de ses innombrables promesses de sa campagne 2007 non tenues dès son arrivée à l’Elysée. 

Si cette faillite ne devait toucher que Nicolas Sarkozy et l’UMP, cela n’aurait pas grande importance. Mais c’est de la France qu’il s’agit.

L’aveuglement coupable du Président de la République, sa soumission à la religion des marchés qui dictent tout – y compris le comportement des représentants du Peuple –, son nicolas sarkozy,angela merkel,françois fillon,union européenne,g20,rigueur,plan de rigueur,faux dur,vrai mou,caramenlis,grèce,niches fiscales,marine le pen,françois hollande,réduction déficits,ump,triple a,aaa,agence de notation,austérité,faillite,wall-street,city,palais brognard,jean launay,parti socialiste,ps,obama,banque centrale européenne, austérité, Chineobsession à conserver l’adoubement triple A attribué par les agences de notation – à la solde de Wall-Street, de la City et du Palais Brognard,  aux bons soldats de la finance privée internationale –  font que ce plan sur le fond n’est que cautère sur jambe de bois.

Il est clair que la perte du triple A complétant une récession  à laquelle nous n’échapperons pas avec ce mauvais plan, ne sera pas pardonné à un Nicolas Sarkozy plus accroché que jamais aux ors de l’Elysée et aux avantages qu’il peut en tirer. Alors avec force éléments de langage et présence médiatique tout azimut, on tente de faire croire que l’on est résolument engagé dans la bataille de la réduction des déficits.

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Pensez donc on invite la France à se serrer la ceinture mais pour soi  on n’envisage que le gel d’un salaire qui en 2007 était passé de 8000 euros brut à 16544 euros pour atteindre en 2010, selon le rapport présenté à l’assemblée nationale , par le nicolas sarkozy,angela merkel,françois fillon,union européenne,g20,rigueur,plan de rigueur,faux dur,vrai mou,caramenlis,grèce,niches fiscales,marine le pen,françois hollande,réduction déficits,ump,triple a,aaa,agence de notation,austérité,faillite,wall-street,city,palais brognard,jean launay,parti socialiste,ps,obama,banque centrale européenne, austérité, Chinedéputé PS Jean Launay, 18638,26 euros net. A ce salaire il convient d’ajouter les indemnités non imposables de résidence et de fonction de président. Le gel vaut également pour les membres du gouvernement et les patrons du Cac 40 sont invités à suivre ce bel exemple de contribution « civique » à l’effort national de nos dirigeants.

Tout cela n’est que poudre aux yeux et Injustice

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"Je préfère apparaître comme un président sérieux que comme un candidat mou » fanfaronne le président de la République en moquant François Hollande. Si le président, face au candidat du PS, peut à juste titre ne pas apparaître comme un candidat mou, quoique ces derniers temps, face à Angela Merkel et à Obama il n’ait pas été vraiment d’une dureté remarquable, avec ce plan il pourrait se voir taxé de faux-dur et surtout de peu sérieux.

Etre sérieux aurait nécessité de prendre en compte le fait que vouloir éviter la récession, à quoi que ce plan va de toute façon  conduire la France, est, dans l’état actuel des contraintes imposées par le traité de Lisbonne, est contradictoire avec la volonté de réduction des déficits publics. C’est l’un ou l’autre mais pas les deux en même temps.

Etre sérieux c’est aujourd’hui de décider que Angela Merkel ou pas Angela Merkel il faut en passer par la nécessité de sortir du carcan qui interdit de donner à la  Banque Centrale Européenne les mêmes moyens que ceux de la Banque nicolas sarkozy,angela merkel,françois fillon,union européenne,g20,rigueur,plan de rigueur,faux dur,vrai mou,caramenlis,grèce,niches fiscales,marine le pen,françois hollande,réduction déficits,ump,triple a,aaa,agence de notation,austérité,faillite,wall-street,city,palais brognard,jean launay,parti socialiste,ps,obama,banque centrale européenne, austérité, ChineCentrale américaine ou de celle du Royaume Uni. Cette condition étant indispensable afin de casser la spéculation et de soutenir une relance intelligente et moderne de ré-industrialisation en Europe en général et donc en France en particulier.

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Cette attitude est au moins aussi coupable que celle qui a consisté, pour le gouvernement grec de Caramanlis – aidé par nicolas sarkozy,angela merkel,françois fillon,union européenne,g20,rigueur,plan de rigueur,faux dur,vrai mou,caramenlis,grèce,niches fiscales,marine le pen,françois hollande,réduction déficits,ump,triple a,aaa,agence de notation,austérité,faillite,wall-street,city,palais brognard,jean launay,parti socialiste,ps,obama,banque centrale européenne,austérité,chinela complicité de DeutchBank et Goldman Sachs – à faire croire, en trafiquant les comptes de la Grèce, que celle-ci respectait les critères d’entrée dans la Communauté Européenne. Ajoutons que dans cette affaire l’attitude des dirigeants européens très complaisants qui ont fait comme s’ils ne s’étaient aperçus de rien est tout aussi condamnable.

Ne pas être mou

Dans l’élaboration de ce 2ème plan en deux mois, aurait consisté à revenir par exemple sur l’exonération des heures nicolas sarkozy,angela merkel,françois fillon,union européenne,g20,rigueur,plan de rigueur,faux dur,vrai mou,caramenlis,grèce,niches fiscales,marine le pen,françois hollande,réduction déficits,ump,triple a,aaa,agence de notation,austérité,faillite,wall-street,city,palais brognard,jean launay,parti socialiste,ps,obama,banque centrale européenne,austérité,chinesupplémentaires, cela aurait rapporté 3,3 milliards d’euros. De même la suppression de l’exonération des plus-values consécutives à la vente de filiale aurait, elle, rapporté 7 milliards d’euros de plus. La suppression de l’allègement des charges sociales sur les bas salaires qui représentent 22 milliards d’euros aurait été une mesure significative d’économie.

Au lieu de cela il a été décidé de continuer à poursuivre cette nicolas sarkozy,angela merkel,françois fillon,union européenne,g20,rigueur,plan de rigueur,faux dur,vrai mou,caramenlis,grèce,niches fiscales,marine le pen,françois hollande,réduction déficits,ump,triple a,aaa,agence de notation,austérité,faillite,wall-street,city,palais brognard,jean launay,parti socialiste,ps,obama,banque centrale européenne,austérité,chinecourse infernale à l’austérité bête et méchante qui ne fait que pousser les gouvernements qui s’y adonnent à plonger plus et plus dans l’abime des plans de rigueurs successifs aussi inopérant les uns que les autres . L’exemple de la Grèce qui en est à son 4ème plan doit être médité, comme celui des pays qui sont en dehors des contraintes de la zone euro.

Vouloir à tout prix conforter l’axe franco-allemand n’est évidemment pas une mauvaise chose bien au contraire. Mais il y faut une condition : que la relation entre nos deux pays soit équilibrée  et construite sur la base d’un compromis intelligent qui ne met pas l’un des deux pays à la botte de l’autre.

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De la même façon que comme le dit Maurice Allais qui fut Prix Nobel français d’économie, « on ne peut faire du libre échange qu’entre pays de niveau de vie comparable », on ne peut tenir en milieu concurrentiel qu’en disposant de moyens équivalents.

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Etre sérieux et en capacité à se montrer et à agir comme « un dur » aurait consisté pour Nicolas Sarkozy à se montrer, à l’occasion des discussions au G20, d’une fermeté totale vis-à-vis d’Angela Merkel sur ce sujet capital qui aujourd’hui plombe toute vraie possibilité pour l’Europe de se sortir de la crise dans un délai raisonnable.

 
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