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30/06/2013

Du matériel d’écoute américain dans les bureaux de l’UE.

Pour paraphraser un général bien connu et avisé, « en matière de géopolitique mondiale les nations n’ont pas d’amis ou d’ennemis, elles n’ont que des intérêts ».

Depuis toujours la Nation américaine s’est attachée de façon très pragmatique et cynique à appliquer cette doctrine.

morsi-obama2.jpgQue fait Barack Obama lorsqu’il demande aux opposants égyptiens de ne pas manifester contre le Président Morsi et les Frères Musulmans?. Il défend les intérêts des Etats-Unis au Moyen-Orient menacés par les Russes de Vladimir Poutine et l’Iran Chiite qui entend contrebalancer dans cette Région, l’Arabie Saoudite, le Qatar et Israël.

Ce Pays est prêt à tout pour préserver ses intérêts y compris à lâcher ses amis politique. Israël à ce propos ferait bien de méditer à propos du jeu d’Obama avec l’Islam Sunnite fondamentaliste wahhabite d’Arabie Saoudite et avec les Talibans aujourd’hui installés à Doha avec le soutien des implicite de l’Angleterre.

Souvenons-nous de la volonté des américains de négocier avec le vichyste Giraud plutôt qu’avec le Général de Gaulle et la résistance ?

Dans ce terrain de manœuvre géopolitique qu’est la planète, les sipa-1647008-jpg_1534489.jpgEtats-Unis, qu’il faut appeler par leur nom, «la Nation américaine» se doivent d’avoir de grandes oreilles. Oreilles qu’ils ont en effet particulièrement grandes et orientées tout-azimut.

Alors que vient de s’engager un cycle de négociations commerciales pour la mise en place, à la demande des américains, d’une zone de libre-échange entre la Nation américaine et l’Union Européenne l’hebdomadaire allemand Der Spiegel a révélé samedi 29 juin que la National Security Agency espionnait à leur insu les échanges internet de nombreux citoyens dans le monde mais que les services d’espionnage de ce pays considéré comme l’allié des pays européen membre de l’Otan avaient réussi à s’introduire dans des réseaux informatiques de l’Union.

5341_129970720__421157c_1_460x230.jpgCette information figure dans un des documents secrets dévoilé par le jeune informaticien Edward Snowden, ancien agent de la CIA, qui a fait connaître au monde entier l’existence de Prism (*).

Dans ce document de 2010, il apparaît, selon le Spiegel que du matériel d’écoute aurait été installé par la NSA dans les bureaux de l'Union européenne (UE) à Washington ainsi qu’aux Nations unies.

Qui plus est que ce matériel permet aux services 580945_0202863111455_web_tete.jpgd’espionnage américains non seulement d'écouter les conversations téléphoniques, mais que de plus il permet également d'accéder aux documents et échanges courriels des diplomates européens, qualifiés de « cible » dans le document en question.

Toujours selon le Spiegel, la NSA avait du matériel de surveillance connecté aux  systèmes de communication de l'immeuble Justus Lipsius, où est installé le Conseil européen à Bruxelles où sont mis à disposition des représentants des gouvernements des Membres de l'UE des bureaux d’où ils peuvent passer des appels censés être sécurisés.

Après Bruxelles et Berlin, la France à la traine s’est enfin décidée, ce dimanche 30 juin, à demander des explications à Washington.

Le ministre français des affaires étrangères Laurent Fabius vient 2065968.jpgmollement de s’exprimer: « Nous attendons des autorités américaines qu'elles lèvent dans les plus brefs délais les inquiétudes légitimes suscitées par les révélations de la presse …..Ces faits, s'ils étaient confirmés, seraient tout à fait inacceptables ».

La ministre de la Justice Christiane Taubira de son côté s’est montrée un peu plus combative en estimant sur BFM TV que s’ils étaient avérées ces faits seraient constitutifs d' «un acte d'hostilité inqualifiable».

Visiblement le gouvernement de notre pays est à quatre pattes devant le faucon américain, comme en témoigne la différence de ton utilisée par Sabine Leutheusser-Schnarrenberge, la ministre allemande de la Justice, dans son communiqué pour exiger des explications « Il faut que du côté américain on nous explique immédiatement et en détail si ces informations de presse à propos d'écoutes clandestines totalement disproportionnées par les Etats Unis dans l'Union européenne sont exactes ou non ».

De son côté le président du parlement européen l'Allemand Martin Schulz, ne s’est pas montré moins dur « profondément inquiet et choqué …..Au nom du parlement européen, j'exige tous les éclaircissements et demande aux autorités américaines de fournir rapidement un complément d'informations concernant ces accusations, a-t-il indiqué dans un communiqué.

Il est plus que temps pour les européens de faire évoluer la construction de l’Union Fédérale Européenne en renforçant la gouvernance de la zone euro qui doit devenir une véritable puissance souveraine dotée de moyens diplomatiques et de défense en capacité d’imposer un point de vue européen dans les affaires du monde.

FAUNE-VautourFauve-iparla-Ph__Benat_.jpgNous n’avons en effet rien attendre des autres et surtout pas des américains, lorsqu’il s’agit de nos intérêts et de notre sécurité.

(*) Programme américain d’espionnage et de surveillance des informations à l’échelle planétaire

Plus sur le dossier :

Espionnage : Il n’y plus d’amis réels, seulement de vrais ennemis!

http://www.francetvinfo.fr/espionnage-il-ny-plus-damis-reels-seulement-de-vrais-ennemis_359870.html

 

24/02/2013

Royaume-Uni: « triple A » pan sur le bec !

C’est la première fois depuis 1978, alors que le pays est Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,sous la menace de retomber en récession, que l'agence de notation Moody's vient de sanctionner Londres en lui retirant son triple A. Cette décision intervient un an après un premier avertissement qui avait été notifié au gouvernement britannique.

Pour justifier sa décision – baisse de la note d’un cran de «AAA à Aa1» – Moody's a avancé «la faiblesse continue des perspectives à moyen terme » de la Grande-Bretagne, et a indiqué qu’il fallait s'attendre à ce que la faiblesse de l'activité économique du pays «s'étende à la deuxième moitié de la décennie».

La note est toutefois assortie d’une perspective «stable» eu égard à la solvabilité «extrêmement élevée»  de l'économie britannique qui a été jugée solide. On peut penser que cette appréciation conduira l’agence à ne pas retoucher à court terme la note de la Grande Bretagne.

Au quatrième trimestre 2012 avait fait un premier pas vers un retour en direction de la récession qui s’était traduit par un recul de son PIB – Produit intérieur brut – de 0,3%. Les résultats du 1er trimestre sont attendus avec inquiétude.

Si la tendance devait se confirmer les Britanniques devront subir une troisième récession de la crise de 2008-2009. 

Cette perte du AAA n’est en fait pas une surprise, déjà au mois de décembre George Osborne, le patron des Finances britanniques, avait dû avouer que le plan d’austérité devrait se poursuivre au moins jusqu’en 2018 et que les objectifs de réduction de la dette ne serait pas atteints.

Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,Le chef du gouvernement David Cameron, qui lors des dernières négociations du budget européen s’était montré si intraitable sur la nécessité d’imposer aux européens une cure d’austérité, est désormais sous forte pression. Son budget doit être présenté  le 20 mars.

De façon particulièrement éclairante l’analyste en chef de Moody's pour la Grande-Bretagne  a indiqué à l’AFP «Plusieurs facteurs se combinent mais il y a principalement un processus de désendettement du secteur privé et public qui a sans aucun doute étouffé la croissance».

On peut se demander quel «démon» titille tous ces experts économistes qui poussent des schémas de resserrement des budgets, dont ils constatent les résultats qu’ils sanctionnent malgré tout.

L’agence s’inquiète du niveau de la dette publique du Pays tout en signalant une «inflation élevée».

De qui se moque-t-on ?

Personne n’ignore que produire de l’inflation est pour un état un moyen bien connu de  réduire la valeur absolue de sa dette souveraine.

Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,Le gouvernement britannique le sait fort bien, qui hypocritement fait filer l’affaire en laissant la banque centrale anglaise l’alimenter en faisant fonctionner la planche à billet.

Ce mécanisme de dévaluation camouflé de la livre, censé freiner la consommation intérieure tout en dopant les exportations est une arnaque particulièrement déloyale vis-à-vis des européens de la zone euro, permise par le fait que Londres précisément n’appartient pas cette zone euro.

«Loin d'affaiblir notre détermination à mettre en oeuvre notre plan de relance, cette décision la redouble», s’est empressé de déclarer à la presse a aussitôt réagi, George Osborne.

On peut là encore se demander de qui se moque ce ministre du gouvernement Cameron.

De quel plan de relance parle-t-il ? De celui que son premier ministre empêche de mettre en œuvre à Bruxelles ?

Comment veut-il faire repartir une économie dont l’activité se contracte sous l’effet conjugué d’un recul du PIB malgré une dévaluation de fait et une inflation qui pèse sur la consommation des ménages.

Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,David Cameron et son gouvernement n’auront pas d’autres possibilités que de laisser se creuser la dette publique que le FMI a déjà prévu qu’elle devrait atteindre 93,3% du PIB en 2013. Moody's, de son côté, ajoute qu’elle estime qu’elle ne devrait «pas s'inverser avant 2016 ».

Pour l’opposition travailliste cette perte du «AAA» est la preuve patente « que le plan (Cameron ndlr) n'a pas marché".

«Le gouvernement doit prendre de toute urgence des mesures pour relancer notre économie atone et réaliser que nous avons besoin de croissance pour réduire les déficits (...) au lieu de saigner le malade comme le faisaient les médecins au XVIIIe siècle» réclame Ed Balls, le responsable de l'opposition travailliste chargé de l'économie.

Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,Pour mémoire le FMI tout récemment avait suggéré à David Cameron mettre un bémol à son programme de rigueur lui conseillant «un assainissement budgétaire plus lent ». David Cameron a fait la sourde oreille.

En attendant, qu’il conduise la Grande Bretagne dans une nouvelle crise économique et sociale ne regarde que les Anglais à qui il finira par devoir rendre des comptes, mais qu’il s’autorise à donner des leçons aux Européens alors qu’il n’en a ni la légitimité – la Grande-Bretagne n’est pas dans la Zone Euro – ni les contraintes n’est pas acceptable.

L’attitude d’Angela Merkel qui, au dernier sommet Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,européen, a rangé l’Allemagne aux côtés des Britanniques contre la France est-elle le signe qu’à l’initiative des libéraux-conservateurs un retournement d’alliance serait en train de s’amorcer au sein du Vieux Continent ?

On peut légitimement poser la question après l’annonce Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,du soutien germano-britannique au projet américain de mise en place d’une zone de libre-échange entre les USA et l’UE qui porterait à n’en pas douter un coup fatal à l’agriculture française.

Le choix britannique de favoriser les fabricants d’avions Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,d’outre-Atlantique n’est pas non plus le signe d’une volonté de renforcement de l’UE en matière de défense qui est le seul moyen de garantir la souveraineté de toute  puissance politique ! Visiblement en la matière le Royaume-Uni ne regardent pas du même côté que la France.

Quant à l’Allemagne qui vit depuis toujours sous le parapluie militaire américain sans en avoir à payer le prix budgétaire, la situation présente assurément un côté confortable en période de crise qui pourrait inciter sa classe dirigeante à prendre une certaine distance avec le pacte historique passé entre le général De Gaulle et le chancelier Adenauer.

Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,Les semaines et les mois qui viennent permettront d’y voir un peu plus clair, mais il souffle en ce moment un vent mauvais sur les relations européennes.

Espérons que la perte du «triple A» britannique incitera les dirigeants du gouvernement de sa majesté à un peu moins de mépris, à un peu plus de réalisme.

29/07/2012

Syrie : Jusqu’où le soutien à la politique géostratégique de l’Amérique au Moyen-Orient ?

Bachar Al-Assad, Syrie, Liban, Tunisie, Irak, Iran, Egypte, Levant, Pacte de Quincy, Pacete de Bagdad, Russie, Vladimir Poutine, François Hollande, Jacques Chirac, Dominique De Villepin, UAS, Etats-Unis, UE, Union Européenne, Europe, Sunnites, Chiites. Liban, Frères musulmans, salafisres, wahabites, Arabie Saoudite, Ibn Saoud, Qatar, Alexandre Orlov, ONU, Homs, Alep, Chine, Russie, Fédération de Russie, Tchétchénie, Conseil de Sécurité, empire Ottoman, Moyen-Orient, Damas, Turquie, Printemps arabe. Tunisie, 16 mois d’affrontements, plus de 20000 morts, des villes dévastées, des milliers de réfugiés : rien n’y fait ! Ni les sanctions économiques, ni les résolutions du Conseil de sécurité ou les missions de l’ONU.

Comme à chaque fois, dès lors qu’ils considèrent que « leurs intérêts sont mis en cause » les Etats-Unis font donner la canonnière. Directement ou indirectement la machine se déploie et broie tout sur son passage. Les civils japonais, vietnamiens, irakiens pour ne citer qu’eux sont les innombrables témoignages incontestables des victimes tombées au nom des Droits de l’Homme, de la Liberté et de la Démocratie.

Toutes sont en réalité tombées au nom de la volonté Bachar Al-Assad, Syrie, Liban, Tunisie, Irak, Iran, Egypte, Levant, Pacte de Quincy, Pacete de Bagdad, Russie, Vladimir Poutine, François Hollande, Jacques Chirac, Dominique De Villepin, UAS, Etats-Unis, UE, Union Européenne, Europe, Sunnites, Chiites. Liban, Frères musulmans, salafisres, wahabites, Arabie Saoudite, Ibn Saoud, Qatar, Alexandre Orlov, ONU, Homs, Alep, Chine, Russie, Fédération de Russie, Tchétchénie, Conseil de Sécurité, empire Ottoman, Moyen-Orient, Damas, Turquie, Printemps arabe. Tunisie, hégémonique d’une puissance qui veut, à elle seule, depuis la fin de la dernière guerre mondiale, régenter la destinée de tous les peuples et contrôler à son bénéfice l’ensemble des ressources nécessaires à la pérennisation et au développement de son modèle de société.

Ce projet de suprématie absolue, un temps entrevu au moment de la chute de l’URSS – l’essayiste Fukuyama à l’époque parlait de «fin de l’histoire» –, est à nouveau contesté à la fois par la Chine et la Russie qui sont ses plus redoutables concurrents dans la compétition pour la mainmise sur les territoires et les ressources de la planète.

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Située sur une ligne de cassure entre les espaces sunnite et chiite, la Syrie multiconfessionnelle n’est ni la Tunisie, la Libye ou l’Egypte.

Ce point rend la situation bien plus complexe que ce à quoi veulent bien la réduire les chroniqueurs et éditorialistes, pour ne pas parler des responsables politiques européens et américains,  qui se gardent bien de donner tous les tenants et aboutissants de ce qui se joue sur le théâtre syrien.

En Syrie, nous n’avons pas affaire à un simple affrontement entre de bons révolutionnaires armés – par qui d’ailleurs ? – et un «abominable» dictateur «hitlérisé».

Dire cela ne constitue en rien une absolution de principe des carences du régime en place à Damas. Dire cela est la marque du refus de gober cette vision réductrice et orvellienne que nous servent en ce moment à longueur de reportages orientés les grands médias du monde occidental à propos d’une réalité qui est plus complexe que l’on veut bien le dire.

Bachar-Al-Assad, c’est un fait, n’a pas su, pu ou voulu continuer, après les premières années 2000, l’ouverture du Bachar Al-Assad, Syrie, Liban, Tunisie, Irak, Iran, Egypte, Levant, Pacte de Quincy, Pacete de Bagdad, Russie, Vladimir Poutine, François Hollande, Jacques Chirac, Dominique De Villepin, UAS, Etats-Unis, UE, Union Européenne, Europe, Sunnites, Chiites. Liban, Frères musulmans, salafisres, wahabites, Arabie Saoudite, Ibn Saoud, Qatar, Alexandre Orlov, ONU, Homs, Alep, Chine, Russie, Fédération de Russie, Tchétchénie, Conseil de Sécurité, empire Ottoman, Moyen-Orient, Damas, Turquie, Printemps arabe. Tunisie, « printemps de Damas » en menant les réformes qu’attendait une jeunesse syrienne impatiente de voir le pays évoluer. Travaillée par la propagande déversée par les chaines satellitaires qatarie d’Al-Jazeera et d’Al Arabia, cette jeunesse, comme cela s’est passé avec les mouvements sociaux déclencheurs des révoltes du printemps arabe, a porté dans la rue sa contestation du régime.

Très vite la revendication politique des Frères musulmans, concentrés dans les villes d’Homs et d’Alep, s’est manifestée provoquant un durcicement systématique de la contestation sociale.

Les tribus sunnites localisées à proximité des frontières et les Bachar Al-Assad, Syrie, Liban, Tunisie, Irak, Iran, Egypte, Levant, Pacte de Quincy, Pacete de Bagdad, Russie, Vladimir Poutine, François Hollande, Jacques Chirac, Dominique De Villepin, UAS, Etats-Unis, UE, Union Européenne, Europe, Sunnites, Chiites. Liban, Frères musulmans, salafisres, wahabites, Arabie Saoudite, Ibn Saoud, Qatar, Alexandre Orlov, ONU, Homs, Alep, Chine, Russie, Fédération de Russie, Tchétchénie, Conseil de Sécurité, empire Ottoman, Moyen-Orient, Damas, Turquie, Printemps arabe. Tunisie, filières de contrebande du Nord-Liban ont alors permis l’introduction  d’armes de guerre dans plusieurs villes facilitant l’apparition de «poches de guerres civiles» - Homs, Hama, Idleb, Deraa – La mèche était allumée et, de manifestations hostiles en répressions, le mouvement social initial s’est transformé en de multiples affrontements entre des bandes rebelles armées et l’armée régulière.

L’implication directe dans le conflit intérieur syrien du Qatar – la grenouille politique dégoulinante de pétrodollars aux ambitions invraisemblables – et de l’Arabie Saoudite, allié inconditionnel des Etats-Unis, – en 1945 un pacte, toujours respecté, a été signé avec Ibn Saoud chef d’une dynastie bédouine au terme duquel l’administration américaine a obtenu un monopole sur les plus grandes réserves de pétrole au détriment des Anglais et des puissance européennes – et soutenus par les puissances occidentales a fini de transformer la «révolte syrienne» en un affrontement confessionnel intra-islamique entre Sunnites et Chiites.

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«La seule solution qui permettra de réconcilier et de réunir les Syriens, ce sera le départ de Bachar el-Assad et la constitution d'un gouvernement de transition », vient d’indiquer le Président de la République, François Hollande, au journaliste de l’AFP qui l’interrogeait à propos des derniers développements des affrontements à Alep.

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Sans d’ailleurs, écarter l’hypothèse d’un départ de Bachar Al-Assad, Alexandre Orlov, l’ambassadeur de Russie en France, dans une interview publiée par le Parisien le 22 07 2012, a déjà répondu par avance à cette question : « S’ingérer dans les affaires intérieures d’un pays pour changer son dirigeant, cela remet en cause tout l’ordre international conçu et entériné par la Charte des Nations unies après la Seconde Guerre mondiale ».

Ajoutant : «Cela ouvre la boîte de Pandore : on a changé hier le dirigeant de la Yougoslavie, de l’Irak, de la Libye, aujourd’hui de la Syrie, demain de l’Iran, après-demain de la Corée du Nord… et ainsi de suite»

Que dire de plus ? Aujourd’hui, au point de blocage politique où en est la situation syrienne la question n’est pas de savoir si «Bachar Al-Assad tombera» comme le répète en permanence Bachar Al-Assad, Syrie, Liban, Tunisie, Irak, Iran, Egypte, Levant, Pacte de Quincy, Pacete de Bagdad, Russie, Vladimir Poutine, François Hollande, Jacques Chirac, Dominique De Villepin, UAS, Etats-Unis, UE, Union Européenne, Europe, Sunnites, Chiites. Liban, Frères musulmans, salafisres, wahabites, Arabie Saoudite, Ibn Saoud, Qatar, Alexandre Orlov, ONU, Homs, Alep, Chine, Russie, Fédération de Russie, Tchétchénie, Conseil de Sécurité, empire Ottoman, Moyen-Orient, Damas, Turquie, Printemps arabe. Tunisie, Laurent Fabius ou si Bachar Al-Assad surmontera la crise, la question est désormais de savoir jusque quand la France et l’Europe vont se faire les soutiens de la puissance américaine qui impose à l’agenda de ce conflit, sanctions, menaces diverses et présentations de résolutions au Conseil de Sécurité toutes rejetées par la Chine et la Russie le tout sans résultats probants.

La Russie ne laissera pas se casser le régime en place à Damas. C’est un fait, il n’est, pour s’en convaincre, que de se reporter à nouveau à l’interview d’Alexandre Orlov publiée le 22 07 2012 pour le comprendre.

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D’abord que la crise n’est pas que syrienne « c’est une crise internationale… mais surtout la crise de confiance entre les membres du Conseil de sécurité. C’est pour cela qu’il faut travailler avec les deux parties».

Ensuite que l’opposition à Bachar Al Assad ne constitue pas Bachar Al-Assad, Syrie, Liban, Tunisie, Irak, Iran, Egypte, Levant, Pacte de Quincy, Pacete de Bagdad, Russie, Vladimir Poutine, François Hollande, Jacques Chirac, Dominique De Villepin, UAS, Etats-Unis, UE, Union Européenne, Europe, Sunnites, Chiites. Liban, Frères musulmans, salafisres, wahabites, Arabie Saoudite, Ibn Saoud, Qatar, Alexandre Orlov, ONU, Homs, Alep, Chine, Russie, Fédération de Russie, Tchétchénie, Conseil de Sécurité, empire Ottoman, Moyen-Orient, Damas, Turquie, Printemps arabe. Tunisie, un bloc monolithique : il y a des opposants de l’extérieur, comme ceux du Conseil national syrien (CNS), et d’autres groupements qui sont basés en France, en Turquie ou ailleurs. Mais il y a aussi une opposition intérieure qui, elle, est prête à négocier avec le président actuel. C’est pourquoi nous avons toujours souligné que c’est le peuple syrien qui doit décider de son avenir et élire son président ».

De plus et c’est une donnée forte dont il faut tenir compte lorsque l’on parle avec les Russes, Alexandre Orlov  précise  « Ce n’est pas notre guerre, mais nous voyons chez les sunnites les tendances les plus radicales de l’islam, les salafistes et les wahhabites, que nous avons combattus en Tchétchénie. Cela nous inquiète, car nous avons dans la Fédération de Russie beaucoup de musulmans.

Enfin que « C’est une contre-vérité de dire que la Russie défend le régime d’Assad. Il n’y a aucun lien particulier qui lie la Russie au président Assad et à son clan…... Mais il est vrai que la Russie a des intérêts en Syrie qui est notre partenaire de très longue date. Du temps de l’Union soviétique, beaucoup de Syriens ont fait leurs études supérieures chez nous. Il y a beaucoup de mariages mixtes et la communauté russe compte plusieurs dizaines de milliers de personnes en Syrie ».

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La France ancienne puissance mandataire a toute légitimité pour proposer de changer de plan de discussion au risque de mettre un peu de tension dans ces relations avec les USA. Après tout François Hollande et sa majorité n’en sont qu’au début de leur mandat.

La stratégie de fragmentation des Etats arabes du Moyen-Orient en une multitude d’émirats tribaux sous tutelle de l’oncle Sam n’est l’intérêt de la France, ni de personne d’ailleurs et surtout pas de la Paix – que risque-t-on au plan international si les armes chimiques devaient échapper au contrôle d’un état encore responsable? –.

La libanisation des états arabes n’est pas une solution.

Faire comme en Irak et en Afghanistan la guerre pour au final partir sans avoir fait avancer d’un pouce les conditions d’une paix durable n’est plus acceptable, pour la crédibilité des démocraties occidentales mais aussi parce qu’en période de basses eaux économiques il y a mieux à faire pour les équilibres budgétaires que d’engager son Pays dans des opérations aux issues incertaines.

L’union Européenne a également intérêt à sortir de la spirale infernale syrienne. Ne vaut-il pas mieux pour l’Union cesser un Bachar Al-Assad, Syrie, Liban, Tunisie, Irak, Iran, Egypte, Levant, Pacte de Quincy, Pacete de Bagdad, Russie, Vladimir Poutine, François Hollande, Jacques Chirac, Dominique De Villepin, UAS, Etats-Unis, UE, Union Européenne, Europe, Sunnites, Chiites. Liban, Frères musulmans, salafisres, wahabites, Arabie Saoudite, Ibn Saoud, Qatar, Alexandre Orlov, ONU, Homs, Alep, Chine, Russie, Fédération de Russie, Tchétchénie, Conseil de Sécurité, empire Ottoman, Moyen-Orient, Damas, Turquie, Printemps arabe. Tunisie, soutien sans intérêt véritable et saisir au bond la main tendue d’Alexandre Orlov qui, dans cette décidément très riche interview, a dit : «le président Poutine a signé un décret fixant les priorités de sa politique étrangère et, parmi celles-ci, la définition d’un espace commun économique et humain entre la Russie et l’Europe. Cela va dans le sens de la fameuse phrase du général de Gaulle parlant de « l’Europe de l’Atlantique à l’Oural ». Le temps est venu de commencer à bâtir cette grande Europe.»

Le règlement de l’affaire syrienne à partir d’une solution russo-européenne négociée pourrait assurément constituer le point de départ d’un changement radical des relations internationales, d’abord tournées vers la paix et la collaboration juste et pacifique entre les Peuples.

Il manque face à la Chine et aux Etats-Unis une puissance d’équilibre. Séparément l’Europe actuelle et la Russie n’ont pas les moyens d’être cette force. Rassemblées elles auraient incontestablement la masse critique culturelle, économique scientifique et militaire pour le faire. Alors pourquoi se priver de tenter ce rapprochement?.

 

27/05/2012

Shame on You Ms Christine Lagarde !

6fe9e994-c7e7-11e0-be7b-3e283aca3183.jpgIl n’aura pas fallu très longtemps pour que de vives réactions se multiplient après que la directrice général du FMI, Christine Lagarde, dans une interview au Gardian ait invité les Grecs à acquitter leurs impôts.

Celle-ci ajoutant, pour illustrer un peu mieux ses propos, qu'elle « pense davantage à ces petits enfants d'une école d'un petit village du Niger qui n'ont que deux heures de cours par jour, qui partagent une chaise pour trois et qui cherchent passionnément à avoir accès à l'éducation ».

Sans introduire de sélectivité à propos de la compassion que tout un chacun est en droit d’avoir envers la souffrance humaine en général, pourquoi les enfants du Niger et pas les innombrables autres enfants qui souffrent.

Ceux, par exemple, du Tamil Nadu en Inde (*), qui ont vu leur emmacollage.JPGécole ravagée par le cyclone Thane le 30 décembre 2011, ou ceux des populations de l’état d’Alberta au Canada dont on détruit la forêt boréale pour le seul profit des compagnies pétrolières, ou ceux encore des régions de la Corne Somalienne voués depuis plusieurs années à la famine et à la mort prématurée.

Et encore enfonçant le clou, comme s’il fallait nous expliquer « Je pense à eux en permanence, parce que je pense qu'ils ont davantage besoin d'aide que la population d'Athènes.». Quelle ignoble manière d’argumenter pour faire passer le message de l’austérité dont les peuples ne veulent plus connaître à l’heure où les paradis fiscaux ont encore de beaux jours devant eux!

grece-503809-jpg_344511.JPG« Je pense qu'ils devraient s'aider mutuellement (...) en payant tous leurs impôts » a-t-elle expliqué au journaliste du Guardian, en parlant de « tous ces gens qui tentent en permanence d'échapper à l'impôt ».

Madame Lagarde pense ! Excellente nouvelle ! En tout état de cause si, l’avocate internationale, ancien ministre des finances de Nicolas Sarkozy, pense elle ne fait pas preuve d’un grand courage dans ses admonestations.

Car, si elle en avait eu ne serait-ce qu’un peu, de ce courage qui fait les grands dirigeants, elle se serait adressée plus particulièrement et de manière claire à ceux des Grecs qui effectivement ne payent pas l’impôt et qui pourtant sont richissimes, repus et assurés quoi qu’il arrive de s’en sortir.

Mais évidemment, personne n’ignore qu’il est plus facile de s’en prendre à la cohorte des humbles, des chômeurs, des salariés et des fonctionnaires, dont l’impôt en Grèce, faut-il le rappeler, est prélevé à la source, plutôt que de dénoncer les turpitudes des élites que l’on fréquente dans les grandes réunions internationales avec force risettes et congratulations hypocrites.

Christine Lagarde moins que personne n’ignore cela, c’est pourquoi ses propos sont minables!

Pourquoi l’Eglise Orthodoxe n’apporte-t-elle pas sa part 1646229_3_2232_le-pope-de-la-paroisse-sainte-sophie-une_1cfd27c94a086491e2b9616b3f762411.jpgcontributive à la solidarité de l’Etat ? Pourquoi les richissimes armateurs planquent-ils leurs avoirs en Suisse ou dans les paradis fiscaux européens et mondiaux ? Pourquoi ne prennent-ils pas leurs responsabilités en commençant par donner l’exemple de leur bonne foi et de leur confiance dans leur pays? Et pourquoi ne les oblige t-on pas ?

grece-crise-quotidien-inside_0.jpgEst-il raisonnable, comme le fait Christine Lagarde, de s’en prendre à un peuple qui lors des dernières élections législatives a sanctionné les partis qui soutiennent une politique d’austérité dont le résultat concret fait qu’en Grèce un jeune sur deux est au chômage ?

Décidemment nos élites, ou le personnel qui en sert, sont devenues autistes et incapables de sortir d’une idéologie fanatique qui les fait prendre l’équilibre financier, la compétitivité, et l’austérité pour l’alpha et l’oméga de la pensée politique moderne.

A moins qu’il ne faille comprendre à travers cette intervention brutale, immorale, irresponsable, honteuse et scandaleuse que le Fond Monétaire International pousse à l’exaspération la population grecque avec le secret espoir que celle-ci finira se déchainer et prendre la rue.

Ceci permettant de justifier par la suite un coup d’état, ourdi pour imposer une junte militaire favorable au plan des grandes autorités internationales financières à défaut de celles tenant de la conscience morale politique humaniste et universelle.

grece.jpgLa Grèce est en crise, les plans d’austérité, imposés par les « hommes en noir » de la troïka – BCE, FMI et UE  réunis –, se succèdent sans résultats concrets ni perspective de redressement économique.

Dans ce contexte de crise généralisé, en pleine campagne législatives, les déclarations de la directrice générale du Fond Monétaire International constituent une intrusion inacceptable dans le champ politique  et démocratique grec.

1537287_3_2d0f_evangelos-venizelos-au-parlement-grec-a.jpgDans un discours où il interpelle la directrice du FMI, lui demandant de « reconsidérer ses déclarations », le leader du Parti socialiste - Pasok - , Evangelos Venizélos, a accusé celle-ci d'avoir « humilié » le peuple grec. « Personne ne peut humilier le peuple grec en cette période de crise et je dis ça tout particulièrement à l'adresse de Mme Lagarde ». Comment ne pas lui donner raison ?

Devant le flot de critiques, Christine Lagarde s’est contentée d’expliquer sur sa page Facebook: « Ainsi que je l'ai dit à de nombreuses reprises par le passé, j'éprouve beaucoup de sympathie pour le peuple grec pour les défis auxquels il est confronté (...) Une part importante de cet effort réside dans le fait que chacun assume sa part du fardeau».

Bien peu de personnes ne sont convaincues par cette déclaration surréaliste qui ne fait que confirmer les propos initiaux de cette « dame patronnesse » qui voudrait nous faire croire qu’elle a du cœur en tentant de faire pleurer dans les chaumières sur le compte des enfants du Niger.

Cette nouvelle intervention, sur Facebook – quel mépris ! –, n’apporte aucun élément nouveau permettant de dire que le FMI est en mesure de proposer une contribution efficace au dénouement de la crise qui assaille la zone euro dans son ensemble.

La réalité et la lucidité aujourd’hui, au lieu de focaliser les débats sur le plus faible des 27, commande, aux chefs des états européens, de dire que la solution pour la zone euro réside prioritairement dans une renégociation générale des traités européens.

Il faut sortir de cette impasse qui est en train de faire de europe-crise-traite.jpgl’Europe  une vaste zone  de libre-échange inféodée, sous parapluie militaire de l’Otan, aux intérêts financiers du monde anglo-saxon et dirigée par une Allemagne inflexible et triomphante qui impose ses « nein » à répétition avec l’assentiment résigné de la France comme cela a été le cas avec Nicolas Sarkozy.

La solution doit être politique avant d’être financière !

Quoi qu’il arrive, la rigueur et l’orthodoxie dans la gestion des deniers de l’état sont nécessaires et tout manquement doit être sanctionné. Quel dirigeant conséquent, quel citoyen responsable pourrait ne pas être d’accord avec cela?

Mais quoi qu’il arrive aussi, rien ne pourra se faire sans que les peuples, qui n’ont que leur seule force de travail  à offrir comme contribution à la pérennisation de la solidarité collective, puissent être assurés de disposer, d’une activité qui leur permette, dans des conditions justes d’assurer le développement harmonieux et paisible de leurs familles.

Nos dirigeants, partie prenante à la crise européenne, auront-ils la sagesse, l’intelligence, la volonté et le sens des responsabilités pour, dans la transparence,  reconnaître que rien ne sera désormais possible sans une modification des traités européens effectuée dans un cadre pacifique et démocratique ?

En Grèce, le parti néo-nazi Chryssi Avghi – Aube Dorée –, a obtenu de 7% des voix aux dernières élections législatives, selon les derniers sondages sa présence au parlement grec serait assurée.

Les peuples à force d’être méprisés finissent toujours par se retourner contre leurs élites dirigeantes dont ils s’accommodaient bon gré mal gré jusqu’au moment ou ils décident qu’ils n’ont plus rien à perdre.

A force d’avoir méprisé l’Allemagne après 1914 en 220px-Bundesarchiv_Bild_102-13229,_Heinrich_Brüning.jpgs’époumonant « l’Allemagne paiera » les Européens et la France ont récupéré après que les Allemands, n’en pouvant plus ont choisit, en 1933, de porter au pouvoir Adolph Hitler alors que le chancelier Brüning scandait à longueur de discours depuis 1930 à un peuple allemand exsangue « austérité, austérité ».

Ceux qui ignorent leur histoire, sont condamner à la revivre dit l’adage. Allons-nous être suffisamment aveugles pour ne pas voir, toutes proportions gardées, les grandes similitudes entre la Grèce de nos années 2010-2012 et celles de l’Allemagne des années 30.

europe.jpgL’Europe de Maastricht nous a été vendue au nom de la Paix, prenons garde que demain une Grèce surarmée aux mains d’irresponsables nationalistes nous apporte la guerre en Méditerranée.

Madame Lagarde vous fûtes bien légère en vous laissant aller à proférer, du haut de votre poste directorial, ces propos d’une inqualifiable bêtise. Shame on You, Ms Christine Lagarde!

 

(*) APRES SCHOOL  à Pondichéry. « Une école pour changer l’avenir des enfants les plus défavorisés » http://www.apresschool.org/

Source photo enfants d'APRES SCHOOL    www.emmacollages.com

16/02/2012

Présidentielles 2012: Sarkozy régularise sa situation.

Comme si de rien n’était, il l’a dit hier à Laurence Ferrari : question : « Monsieur le Président êtes-vous candidat » réponse «  oui je suis candidat à l’élection présidentielle ». Puis Laurence Ferrari enchaîne « Monsieur le Président depuis quand avez-vous pris cette décision ? (d’être candidat ndlr) », sans se démonter Nicolas Sarkozy a répondu : « Depuis plusieurs semaines ».

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De plus plusieurs ministres en fonction – Nadine Morano, Nathalie Kossusco-Morizet, Laurent Vauquier, Eric Besson, Claude Guéant, Valérie Pécresse – en accompagnant le « candidat clandestin » dans ses tournées de représentation ont été complices de ce hold-up sur la démocratie dans le plus pur tripatouillage de l’esprit républicain.

Et qu’on ne vienne pas nous dire qu’il n’était pas possible à ce petit monde de séparer ce qui relevait dans leur quotidien de l’exercice de leur mission et de celui de la campagne de leur candidat.

L’épisode marquant, le plus intolérable de cette période, entre chien et loup, restera cette visite dans le Tarn où lors de l’arrivée du « Chef »  de « l’Etat » sur la place de l’Hôtel de Ville de Lavaur des écoliers, agitant un drapeau tricolore, auraient été invités à crier « Vive Sarkozy » !

Nicolas Sarkozy, Présidentielles 2012, François Hollande, Papandréou, La Grèce, FMI, UE, Chancelière allemande, bipolarisation, chômeurs, resto du coeur, Neuilly-sur-Seine, Tunisie, Maroc, Algérie, FNSEA, Bolloré, Fouquet's, modèle social allemand, Référendum, Lavaur, Laurence Ferrari,  A ceux qui pourrait s’étonner d’un tel reproche, il faut rappeler que des Français qui ont largement plus de cinquante ans racontent qu’en d’autres temps on leur a demandé de chanter « Maréchal nous voilà » avant de commencer les cours. Il n’est pas anormal qu’ils s’interrogent ! Ceux qui oublient leur histoire sont paraît-il condamnés à la revivre. Par ces temps de pétainisme rampant la vigilance n’est pas superflue bien au contraire.

Bref nous n’en sommes pas encore là et c’est heureux. Cette fois donc, ça y est ! Le « revoilou » candidat, le Sarko nouveau est arrivé ! Il aurait dit-il des choses à nous dire ! Encore…… ? C’est que ces cinq dernières années il ne s’est pas privé de faire usage du moulin à promesses. Depuis 2007, on peut même dire qu’il n’a pas arrêté de dire et de contre-dire. Certains se livrent à l’art du pipeau à dix-huit trous, il a préféré la trompette, c’est plus voyant !

Pour la campagne qui débute il a choisit, au moins pour le début, la mandoline c’est plus charmeur ! Qui peut aujourd’hui croire en la sincérité des propos de Nicolas Sarkozy en tout cas sur sa volonté de redonner la parole aux Français ?

 nicolas sarkozy,présidentielles 2012,françois hollande,papandréou,la grèce,fmi,ue,chancelière allemande,bipolarisation,chômeurs,resto du coeur,neuilly-sur-seine,tunisie,maroc,algérie,fnsea,bolloré,fouquet's,modèle social allemand,référendum,lavaur,laurence ferrariPendant la campagne de 2007 pour bien marquer son opposition au référendum il avait fermement indiqué au journal l’Express : « Croyez-vous que, si je suis élu, je vais aussitôt dire aux Français : « Excusez-moi, j'ai besoin de vous demander votre avis sur un autre sujet ? ». Le voilà aujourd’hui affirmant souhaiter « redonner la parole au Peuple » car « il ne faut pas avoir peur de la parole du Peuple ».

Encore faudrait-il qu’après avoir consulté et entendu le Peuple on respecte ses choix. Le verdict de la consultation de 2005 concernant la constitution européenne a été clair. Les Français avaient dit Non. Nicolas Sarkozy, sans état d’âme gaulliste ou républicain s’est assis sur leur volonté en faisant ratifier le texte par le Congrès.

Tout récemment les Grecs ont eu à faire l’expérience de l’amour débordant que voue Nicolas Sarkozy à la consultation des peuples Nicolas Sarkozy, Présidentielles 2012, François Hollande, Papandréou, La Grèce, FMI, UE, Chancelière allemande, bipolarisation, chômeurs, resto du coeur, Neuilly-sur-Seine, Tunisie, Maroc, Algérie, FNSEA, Bolloré, Fouquet's, modèle social allemand, Référendum, Lavaur, Laurence Ferrari,  lorsque leurs intérêts majeurs sont engagés. Les marchés, l’Europe, l’Allemagne et la France ont décidé du plan d’austérité qui doit être appliqué et les Grecs doivent se soumettre. Papandréou le 1er ministre en poste à l’époque à Athènes s’est vu imposer une décision dont aujourd’hui chacun peut mesurer les effets sur la situation économique et sociale de la Grèce et des Grecs.

Et puis en annonçant mielleusement qu’il veut maintenant redonner la parole aux Français Nicolas Sarkozy reconnaît qu’il la leur avait bien retirée. Certains pêchent par omission lui dit la vérité par effraction. Qui peut encore croire celui qui, durant son mandat, n’a fait en réalité que de se comporter comme un mauvais camelot de la République ?!

« Dans cette campagne, je vais essayer de dire la vérité ». La dira-t-il c’est moins sûr ! Il va essayer…et ça commencera comme pour le Grenelle de l’environnement.

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Nicolas Sarkozy qui a passé son temps à diviser les Français en appelle au Rassemblement le plus large de ceux qui aiment leur pays.

Qu’est-ce à dire ? Ceux qui ne se rassembleraient pas sous la protection de celui qui préfère se faire appeler « Chef de l’Etat » plutôt que « Président de la République » n’aimeraient pas la France ?

De quoi ce président qui s’est couché devant les marchés et la chancelière allemande a-t-il protégé les Français pendant son mandat ?

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Que les choses soient bien claires cet homme là est l’homme du consensus FMI-UE qui est entrain d’infliger aux classes populaires grecques, espagnoles, portugaises italiennes et demain françaises un régime d’austérité de cheval pendant que les multinationales, leurs dirigeants et leurs actionnaires se font les rognons bien gras.

Quelle audace pour cet homme aux promesses tonitruantes de 2007 et au triste bilan de 2012 de dire en direction de son soi-disant adversaire « On parle du rêve français ? J’en ai vu d’autre dans ma longue carrière des hommes qui parlent de rêve. Ca se termine toujours en cauchemar » !

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Ces familles de Tunisie, du Maroc et d’Algérie, qui ont dû refaire leur vie en France sous les quolibets de certains à qui les préjugés servaient de raisonnements n’ont pas de leçon à recevoir concernant les valeurs du travail, de l’autorité et de la responsabilité. Comme n’ont pas de leçons à recevoir sur ces sujets les millions de Français privés de leur emploi où ceux qui en ce moment dorment à la rue fréquentent les resto du cœur et qui voient au quotidien que l’avenir est mal barré.

Mal barré avec un candidat va-ten guerre qui propose déjà ses services pour aller faire le coup de poing en Syrie et ailleurs. Pour protéger qui et pour servir les intérêts de qui ?

Cette entrée en matière du candidat Sarkozy est une insulte à la vérité, une insulte aux classes populaires dont il se moque comme de sa première culotte.

Nicolas Sarkozy, Présidentielles 2012, François Hollande, Papandréou, La Grèce, FMI, UE, Chancelière allemande, bipolarisation, chômeurs, resto du coeur, Neuilly-sur-Seine, Tunisie, Maroc, Algérie, FNSEA, Bolloré, Fouquet's, modèle social allemand, Référendum, Lavaur, Laurence Ferrari,  Faire la leçon au compagnon de route François Hollande sur le thème « parlons des vrais problèmes et proposons de vrais solutions » est une imposture. Ces deux candidats sont complices et se confortent en poussant les feux de la bipolarisation.

Ni l’un ni l’autre ne méritent notre considération et encore moins notre suffrage. 

13/02/2012

Athènes: l'austérité et le chaos!

Lundi dans la nuit les Députés conservateurs et sociaux démocrates réunis ont voté un nouveau Plan d’austérité – autant dire une nouvelle cure de réduction du pouvoir d’achat et de souveraineté pour le Peuple.

70032_anti-austerity-protester-waves-a-greek-flag-in-front-of-the-heavily-guarded-parliament-in-athens.jpgDimanche la rue qui s’était manifestée pacifiquement et calmement dans un premier temps s’est enflammée après la charge des policiers anti-émeutes, qui semble-t-il s’en sont pris aux manifestants avec des cocktails Molotov.

 grece-manifestations-austerite.jpgAthènes a été mise à feu et à sang. Des scènes de guérilla urbaine ont embrasé la ville millénaire, berceau de la Démocratie et des manifestations se sont également déroulées à Salonique.

 

Pendant que le gouvernement se couchait et proposait à la représentation nationale d’en faire autant, dehors, sur la place Syntagma, devant le Parlement, chez les manifestants, venus dire leur rage et leur indignation drapeau national grec en main, un seul cri à l’adresse des parlementaires en train de les trahir, « kleftes, kleftes ! »  – voleurs, voleurs –

1642329_3_6be0_la-police-anti-emeute-prend-place-devant-le_9b7d4f1ae59a19249a39fa5279eee226.jpgLa nuit ensuite n’a été que jets de pierre et cocktails Molotov. En face, la police y a répondu avec force coups de matraque et bombes lacrymogènes. Des deux côtés plusieurs dizaines de blessés. Des immeubles ont été incendiés. Des agences bancaires et des commerces ont été saccagés. Des cinémas ont été ravagés par les flammes. En centre ville l’air est rapidement devenu irrespirable à cause des fumées dégagées par les incendies et tant il a été fait usage de bombes lacrymogènes.

Parmi les manifestants, malgré leur grand âge, le compositeur Mikis Theodorakis, 86 ans, fondateur d'un nouveau parti nationaliste, était Mikis théodorakis touché par les gazs lacrymo.jpgprésent. Il voulait voir dans les yeux « ceux qui s'apprêtent à condamner à mort la Grèce ». Avec lui le héros de la résistance Manolis Glezos, 89 ans, dont on dit qu’il a retiré le drapeau nazi accroché à l'Acropole en 1941. Le vieil homme indigné a déclaré : «Est-il possible d’imposer ces mesures à coups de gaz lacrymogènes ? Elles n'ont pas reçu le vote du peuple grec»  

Le Pasok – parti social-démocrate grec  de Papandréou – et la Nouvelle Démocratie – parti de droite libérale conservatrice –  et 1768c1a0-54cd-11e1-bcc1-796320d8122d-150x150.jpgdeux membres du LAOS – extrême-droite grecque – ont donc ensemble, ce lundi à une heure du matin, adopté, par 199 voix  sur 300, la potion de cheval imposée par Bruxelles. Quarante députés de la coalition ont refusé d’obtempérer. Ils ont été immédiatement exclus de leur groupe. De son côté le LAOS qui dès le 10 février s’était retiré de la coalition, s’est tenue à l’écart.

L’heure est maintenant à Athènes à la casse et à la révolte face à des élites complices d’un système qui lorsqu’il est en crise, ne voit son salut que dans la mise en coupe réglée des faibles avantages acquis après des années de dur labeur par ceux-là même qui n’ont aucune prise sur les ressorts du mécanisme financier qui les broie.

Qui peut blâmer ces gens qui ne veulent plus qu’on les traite de fainéants et de tricheurs ?

Jusqu’à quelle limite les stratèges de l’Union Européenne, du FMI et de BCE vont-ils exiger de faire marcher ce supplice du «presse purée» contre le Peuple Grec ?

Et puis d’abord, en quoi ce Peuple est-il responsable de la crise qu’on veut aujourd’hui lui faire payer ? Qui se tortore les intérêts exorbitants.de la dette grecque ?

8e14ebf4-e9bf-11e0-bbdf-8f61412ee623.jpgQui aujourd’hui vend à la Grèce un matériel militaire destiné à verrouiller l’espace européen méditerranéen face aux prétentions de la Turquie à faire main basse sur les réserves de gaz naturels que l’on vient d’y découvrir?

Pourquoi les instances Européennes n’exigent-elles pas du clergé orthodoxe grec repus, bourré d’or et d’argent, de mettre la main dans ses réserves et d’apporter sa part contributive à la sortie de crise du Pays sur lequel il vit grassement ?

772533361.13.jpgOn n’a laissé aux Grecs humiliés qu’un seul choix celui de la révolte, même celui de se prononcer par référendum lui a été refusé lorsqu’au G20 Papandréou a du se plier aux exigences de Nicolas Sarkozy et d’Angela Merkel les bons soldats du FMI et de l’Amérique.

Tout en se félicitant du vote du parlement, les capitales européennes se disent inquiètes de cette puissante révolte populaire. Elles ont raison de l’être.

by-default-2012-02-11-at-2.jpegDemain viendra le tour des masses espagnoles, portugaises, italiennes et françaises d’avoir à porter la révolte et à faire tomber les nouvelles Bastilles. Celles où l’on veut enfermer les peuples dans l’austérité et la régression sociales doivent être rasées et leur gardiens dégagés.

L’avenir que les élites nous dessinent à Bruxelles, Londres et Washington dans les temples de la finance internationale n’est en effet ni tolérable, ni acceptable.

La révolte est toujours au rendez-vous quand la colère des Peuples est poussée à son paroxysme face à des élites sourdes et aveugles, compromises, pourries et corrompues. De ce point de vue une réaction en France mérite d’être soulignée. Celle de Ségolène Royale.

h-4-2061491-1295541115.jpgEstimant que les événements grecs avaient pour cause : « la dégradation de la démocratie, un pouvoir contrôlé par quelques uns,  la collusion entre les intérêts financiers et politiques», elle a déclaré « Ce qui se passe aujourd'hui en Grèce est dramatique. On voit 20 % de diminution du smic et, à aucun moment, il n'est demandé à la Grèce de lutter contre la fraude fiscale qui atteint des sommets vertigineux de la part des grandes fortunes», enchaînant interrogative, « Ça flambe à Athènes où est M. Barroso, l'ultralibéral que les dirigeants ont remis à la tête de la commission européenne, que fait le Parlement européen, où sont les ministres du conseil des ministres européens ! ».

La charge de la Présidente de Poitou-Charentes est rude. Elle n’y va pas par quatre chemins «C'est encore le système financier qui dicte ses règles au peuple grec, qui va imposer de nouveaux sacrifices dont on sait à l'avance qu'ils ne produiront rien car c'est un nouveau plan d'austérité qui va aggraver la récession européenne. Et personne ne dit rien!».

860104_francois-hollande-socialist-party-presidential-candidate-for-the-2012-elections-attends-the-questions-to-the-government-session-at-the-national-assembly-in-paris.jpgReste maintenant à savoir si le camarade Hollande saura tirer les leçons de cette embardée grecque prémonitoire. Les déclarations-programmes  du candidat à la Présidence de la République pour le début de son prochain mandat à la tête du Pays (sic)  ne semblent pas vraiment, au-delà des mots aller, dans ce sens. Pas plus d’ailleurs que celles du couple Merkel-Sarkozy couple dans lequel on ne sait plus qui demain sera le président de la France.

Evangelos papademos.jpegLa révolte grecque est légitime, le premier ministre l’ex-banquier Loukas Papademos, et le ministre des Finances, le socialiste Evangelos Venizélos, ont beau promettre des élections législatives pour le mois d’Avril, rien n’y fera, la machine du rejet est en route et elle n’est pas prête de s’arrêter!

grèce,ue,fmi,loukas papadémos,evangélos venizélos,françois hollande,ségolène royale,pasok,nouvelle démocratie,laos,g20,manolis glesos,mikis theodorakisLes autres dirigeants européens devraient y réfléchir très sérieusement pour eux-mêmes. Nous sommes tous aujourd’hui des Athéniens en devenir.

 

21/12/2011

Génocide arménien: la loi doit être votée

L’Assemblée Nationale doit examiner jeudi une proposition de loi qui vise à condamner toute action de négation des turquie,arménie,génocide,génocide arménien,union européenne,de gaulle,moyen-orient,ue,recep tayyp erdogan,abdullah gül,ankara,henri morgentnau,empire ottoman,négationnisme,valérie boyer,umpgénocides dont le génocide arménien de 1915 à une peine de prison d’une durée de 1 an assortie d’une amende de 45000 euros.

La proposition de loi, portée par la Député UMP des Bouches du Rhône Valérie Boyer, est cosignée par plus d’une quarantaine de députés de la majorité présidentielle et aura le soutien des élus socialistes et communistes. Le temps de discussion de cette proposition de loi sera décompté de celui du gouvernement et non de celui des parlementaires, traduisant ainsi un soutien manifeste de l’exécutif à ce projet.

Quelques Députés et Sénateurs de droite se sont exprimés pour faire part de leur opposition à ce texte considérant qu’il n’était pas du ressort des parlementaires de faire des lois mémorielles et qu’il fallait laisser aux historiens, dont c’est le métier,  le soin d’étudier les évènements qui font ou ont fait la vie des Peuples et des Pays.

Turquie, Arménie, Génocide, Génocide arménien, Union européenne, De Gaulle, Moyen-Orient, UE, Recep Tayyp Erdogan, Abdullah Gül, Ankara, Henri Morgentnau, Empire Ottoman, négationnisme, Valérie Boyer, UMP, Il ne fait semble-t-il aucun doute, le texte sera adopté sans aucune difficulté. Il permettra d’aller au bout de la logique de la loi du 29 janvier 2001. En effet si à travers cette loi est reconnu en France la réalité du génocide arménien de 1915, rien dans son contenu ne permet à ce jour d’en réprimer les auteurs qui se rendraient coupable de négationnisme  à son propos.

Turquie, Arménie, Génocide, Génocide arménien, Union européenne, De Gaulle, Moyen-Orient, UE, Recep Tayyp Erdogan, Abdullah Gül, Ankara, Henri Morgentnau, Empire Ottoman, négationnisme, Valérie Boyer, UMP, La Turquie tout en reconnaissant la mort de 300 à 500000 morts entre 1915 et 1917 qu’elle impute aux aléas de la chute de l’Empire Ottoman lors de la première guerre mondiale, se refuse à reconnaître les faits qui pour la France, les Arméniens  une vingtaine d’autre pays sont constitutifs d’un véritable génocide dont ont été  victimes 1500000 personnes : hommes, femmes, enfants, vieillards lâchement massacrés, violés ou assassinés.

« Les faits relatés dans les rapports reçus par l’Ambassade de turquie,arménie,génocide,génocide arménien,union européenne,de gaulle,moyen-orient,ue,recep tayyp erdogan,abdullah gül,ankara,henri morgentnau,empire ottoman,négationnisme,valérie boyer,umptémoins oculaires absolument dignes de foi dépassent les plus bestiales et les plus diaboliques cruautés perpétrées ou imaginées dans l’histoire du monde » a écrit au sujet de ce génocide Henri Morgenthau qui fut ambassadeur des Etats-Unis à Constantinople dans un article publié en mars 1918 dans le Red Cross Magazine.

Aujourd’hui l’idée que l’Assemblée nationale puisse examiner turquie,arménie,génocide,génocide arménien,union européenne,de gaulle,moyen-orient,ue,recep tayyp erdogan,abdullah gül,ankara,henri morgentnau,empire ottoman,négationnisme,valérie boyer,umpun texte de loi tendant à réprimer et sanctionner tout auteur de négationnisme du génocide arménien soulève l’ire des principaux partis politiques d’Ankara qui dénoncent « une erreur historique inacceptable et grave ».

Le chef de l’Etat turc, Abdullah Gül dans un communiqué très ferme demande à Paris de retirer l’examen de ce projet de loi qu’il a qualifié d’«inacceptable», «Il n’est pas question pour nous d’accepter cette proposition de loi ………… qui dénie le droit de rejeter des accusations infondées et injustes contre notre pays et notre nation » y est-il ajouté.

De son côté le premier ministre Turc  Recep Tayyip Erdogan s’en prend au passé colonial de la France : « ceux qui veulent étudier un génocide feraient mieux de se retourner sur leur passé et de se pencher sur leur propre histoire, sale et sanglante »  et se fait menaçant. La Turquie « s’opposera par turquie,arménie,génocide,génocide arménien,union européenne,de gaulle,moyen-orient,ue,recep tayyp erdogan,abdullah gül,ankara,henri morgentnau,empire ottoman,négationnisme,valérie boyer,umptous les moyens diplomatiques à ces démarches populistes injustes et illégales » a-t-il déclaré, évoquant « des conséquences graves, irréparables ».

Relayant Recep Tayyip Erdogan, le président de la TOBB – Union des Chambres de commerces et des Bourses de Turquie – Rifat Hisarciklioglu s’est fait plus précis. Faisant allusion aux échanges importants entre la France et la Turquie dont le montant a été de 12 milliards d’euros en 2010 il a déclaré : « si cette loi est adoptée, il y aura beaucoup de dommages et de conséquences pour les deux pays ».

La réponse française n’a pas tardé. Elle est venue du ministère des Affaires Etrangères et en termes clairs a remis les choses à leur place : la Turquie, «est membre de l’OMC et est liée à l’Union européenne par un accord d’union douanière. Ces deux engagement juridiques impliquent un traitement non discriminatoire à l’égard des entreprises de l’UE».

Sans écarter les implications négatives que pourraient avoir pour la France un « clash diplomatique »  avec la Turquie au moment où se joue une importante redéfinition de la carte géopolitique au Moyen-Orient, sans nier l’importance des enjeux économiques – la Turquie est notre 5ème partenaire économique – il n’en reste pas moins que les faits sont les faits.

Turquie, Arménie, Génocide, Génocide arménien, Union européenne, De Gaulle, Moyen-Orient, UE, Recep Tayyp Erdogan, Abdullah Gül, Ankara, Henri Morgentnau, Empire Ottoman, négationnisme, Valérie Boyer, UMP, Ce qui s’est passé au début du siècle en Arménie anatolienne est, comme l’a dit le général De Gaulle, un « crime barbare condamnable que la conscience humaine doit bannir, ne jamais accepter, ni oublier».

Dès lors toutes ces déclarations, pressions, Turquie, Arménie, Génocide, Génocide arménien, Union européenne, De Gaulle, Moyen-Orient, UE, Recep Tayyp Erdogan, Abdullah Gül, Ankara, Henri Morgentnau, Empire Ottoman, négationnisme, Valérie Boyer, UMP, et autres menaces économiques, politique ou exécutives turques doivent être prises pour ce qu’elles sont : des ingérences choquantes dans la politique intérieure de la France mais également une prise de position indigne d’un pays qui prétend rejoindre l’Union Européenne et partager ses valeurs.

15/06/2011

Plusieurs dizaines de milliers de Grecs dans la rue: Papandreou impuissant, et l’Europe avec lui !

128900_des-milliers-de-personnes-manifestent-devant-le-parlement-grec-contre-les-mesures-d-austerite-lors-d-une-greve-generale-le-15-juin-2011.jpgLa fronde gronde à Athènes, place Syntagma, où des milliers de personnes, encadrées par un dispositif policier impressionnant, manifestent, devant le parlement, leur refus de la nouvelle cure d’austérité que veut imposer le gouvernement socialiste en place.

C’est la troisième fois depuis le début de l’année que les Grecs répondent «présent» aux syndicats qui les ont à nouveau appelés à descendre dans la rue. Plus important, et c’est nouveau, cette fois les citoyens grecs se sont mobilisés après que le mouvement de protestation populaire des «Indignés», lancé en Grèce le 25 mai sur le modèle espagnol, les ait sollicités pour manifester leur colère.

296647.jpgLes contacts avec les forces de police sont rugueux. Aux jets de pierres des protestataires qui s’en prenaient aux bâtiments publics et aux voitures officielles en criant «voleurs» à l’adresse de la classe politique, les policiers ont répondu par des coups de matraque et des jets de gaz lacrymogènes. Des blessés ont déjà été évacués!

Le premier ministre, Georges Papandreou, dans un entretien avec le chef de l’Etat grec, Carolos Papoulias, a confirmé que son gouvernement allait «assumer ses responsabilités, continuer d'avancer et prendre les mesures nécessaires pour sortir le pays de la crise»

Papaandréou.jpgAprès la vague de mesures d'austérité imposées en 2010 et sous la pression des marchés financiers Georges Papandreou présente, au parlement ce mercredi, un nouveau projet de loi de finance «presse-purée» qui doit être voté fin juin. Ce plan d’austérité renforcée prévoie des économies nouvelles à hauteur de 28,4 milliards d'euros d'ici à 2015 et un train de privatisations massives.

Selon le chef du gouvernement, le versement de la cinquième tranche du prêt de 110 milliards d'euros accordé en 2010 par l'UE et le FMI – 53 milliards ont déjà été versés à aujourd’hui – est subordonné au vote de ce projet de loi de finance par le parlement.

Tous les clignotants sont au rouge:

731043821.jpgLa majorité au parlement de Georges Papandreou est en train de se réduire des députés socialistes commencent à faire défection. Le dernier en date a quitté le groupe parlementaire mardi soir en déclarant que le gouvernement «avait échoué».

L’opposition refuse d’aller à une solution de consensus politique, que réclament les autorités financières bailleurs de fonds potentiels.

Les créanciers de la zone Euro et du FMI n’arrivent pas à se mettre d’accord sur les solutions à mettre en œuvre pour sauver la Grèce d’un naufrage financier.

Les Agences de notation ont décidés d’attribuer à la Grèce une note CCC négative qui place le pays en situation d’être déclaré en défaut de paiement et rend toute possibilité de solution quasi impossible.

1875654.jpgLa Grèce est désormais au bord de la faillite et cela met en grave danger l’ensemble de la communauté européenne.

Les agences de notation, bras armé des marchés financiers qui veulent soumettre les peuples et les démocraties à leurs lois se livrent en réalité, à travers le cas grec, à une attaque en règle contre l’euro mais aussi et surtout contre toute tentative de la part des états de se sortir des difficultés par des solutions politiques sur lesquelles par définition elles ne pourraient pas avoir prise.

Combien de temps encore allons-nous accepter de poursuivre avec un système qui, les mêmes causes produisant les mêmes effets, conduit inexorablement les Peuples européens plus profondément dans les crises sociales et politiques pendant que les grands spéculateurs et les grands argentiers internationaux continuent leur «buissness as usual»?

520614.jpgL’Europe qui a été la grande absente de la campagne présidentielle de 2007 devra en 2012 faire l’objet d’un débat sans tabou s’agissant de la remise en question du Traité scélérat de Lisbonne qui interdit toute solution politique régulatrice au profit d’un libre échangisme intégral et sans limite.

Il n’est pas juste que des grecs fortunés puissent mettre leurs avoirs à l’abri en Suisse pendant qu’il est demandé citoyen moyen des efforts pour sortir le pays de ses difficultés. Des règles doivent être mise en place pour la circulation des capitaux.

Il est anormal que les états soient contraints de refinancer leurs dettes auprès des organismes privés. La Banque centrale européenne doit avoir un rôle qui dépasse le simple fait de contenir l’inflation.

justice-300x200.jpgIl est incongru que dans la même zone monétaire la règle d’harmonisation fiscale ne soit pas rigoureusement établie. La concurrence et le dumping fiscaux doivent tout simplement être interdits.

Peut-être faudra-t’il se poser la question de la mise en place d’une monnaie commune stabilisée, dans le cadre d’un système européen, en remplacement d’une monnaie unique qui, de fait, fait de la question sociale et de l’emploi la variable d’ajustement de politiques économiques qui aujourd’hui n’ont de nationales que la dénomination.

europe.jpgLa liste n’est pas limitative des questions que la grave crise grecque soulève quand au devenir du projet européen qui reste dans un monde multipolaire une nécessité à la fois culturelle, politique et géostratégique. En 2012 il appartiendra aux futurs candidats de préciser sur quelles orientations ils entendront, au nom de la France, intervenir, dans les grandes instances mondiales et européennes, lorsque le temps des vraies réformes sera venu.

 

17:47 Écrit par Bernard FRAU dans 7. Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : athènes, papandréou, euro, crise, 2012, ue, fmi | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

26/02/2011

Libye: Il faut y aller!

ec1854fa-3dcd-11e0-a712-f20bfd96b055.jpg« Lorsque les jeunes seront arrêtés et punis, ils demanderont à être graciés – mais cette fois nous ne serons pas si cléments » ainsi s’est exprimé le colonel Kadhafi, chef d’un état libyen en proie à un déchaînement de violence orchestrée par un homme désormais pris de folie délirante.

Le sois-disant «guide de la révolution» qui a engagé une véritable guerre contre des civils en révolte est désormais disqualifié, il doit mis hors d'état de nuire.

Lorsqu'en effet les dirigeants d’un état, pour se maintenir au pouvoir, en dépit de la volonté de leur peuple, en arrivent à payer des mercenaires et à faire donner la mitraille avec des avions de chasse contre les femmes et les hommes qu’ils sont sensés représenter, il faut qu'une autorité s'élève et réagisse très fermement et très concrètement.

En l'occurrence la communauté internationale doit sans délai prendre les dispositions nécessaires et intervenir pour protéger les populations afin de faire cesser les massacres.

e8092d4a-3e4e-11e0-8172-3b98351b8af6.jpgL’UE doit exiger du Conseil de Sécurité une décision d’envoi à Tripoli d’un force d’interposition, sous commandement européen, pour d’abord mettre fin à une situation qui désormais risque de tourner à la guerre civile et ensuite amener à résipiscence le colonel Kadhafi et ceux qui avec lui se sont rendus coupables des crimes contre le peuple libyen.

Les opérations de retour à la paix sociale et l’ordre démocratique étant menée à bien il conviendra de faire traduire le Colonel Kadhafi et ses affidés devant le Tribunal International pour qu’ils rendent compte de leurs crimes et qu’ils soient jugés.

Tout plaide désormais pour décider de cette intervention: le pouvoir sans partage de la tribu des Kadhafi père et fils, le manque flagrant d’autonomie de l’armée, les rivalités tribales et civiles. L’heure n’est plus aux calculs et aux tergiversations il faut y aller.

Cette responsabilité échoit à l’UE, première concernée au regard de sa proximité le continent africain et les liens historiques qui marquent les relations entre les deux rives de la Méditerranée.

sarkozy-kadhafi_pics_180.jpgEspérons qu’après des décennies de compromissions avec le Colonel Kadhafi, les dirigeants européens, à commencer par ceux de la France, prendront leurs responsabilités sans faiblir et ne s’en remettront pas une fois de plus au gendarme américain dont chacun peut mesurer les dégâts qui entourent les interventions qu’il a mené au nom de la Paix et de la Liberté tant au Viêt-Nam de sinistre mémoire qu'en Irak ou en Afghanistan.

 

12:01 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : kadhafi, ue, folie, libye | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

 
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