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24/02/2013

Royaume-Uni: « triple A » pan sur le bec !

C’est la première fois depuis 1978, alors que le pays est Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,sous la menace de retomber en récession, que l'agence de notation Moody's vient de sanctionner Londres en lui retirant son triple A. Cette décision intervient un an après un premier avertissement qui avait été notifié au gouvernement britannique.

Pour justifier sa décision – baisse de la note d’un cran de «AAA à Aa1» – Moody's a avancé «la faiblesse continue des perspectives à moyen terme » de la Grande-Bretagne, et a indiqué qu’il fallait s'attendre à ce que la faiblesse de l'activité économique du pays «s'étende à la deuxième moitié de la décennie».

La note est toutefois assortie d’une perspective «stable» eu égard à la solvabilité «extrêmement élevée»  de l'économie britannique qui a été jugée solide. On peut penser que cette appréciation conduira l’agence à ne pas retoucher à court terme la note de la Grande Bretagne.

Au quatrième trimestre 2012 avait fait un premier pas vers un retour en direction de la récession qui s’était traduit par un recul de son PIB – Produit intérieur brut – de 0,3%. Les résultats du 1er trimestre sont attendus avec inquiétude.

Si la tendance devait se confirmer les Britanniques devront subir une troisième récession de la crise de 2008-2009. 

Cette perte du AAA n’est en fait pas une surprise, déjà au mois de décembre George Osborne, le patron des Finances britanniques, avait dû avouer que le plan d’austérité devrait se poursuivre au moins jusqu’en 2018 et que les objectifs de réduction de la dette ne serait pas atteints.

Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,Le chef du gouvernement David Cameron, qui lors des dernières négociations du budget européen s’était montré si intraitable sur la nécessité d’imposer aux européens une cure d’austérité, est désormais sous forte pression. Son budget doit être présenté  le 20 mars.

De façon particulièrement éclairante l’analyste en chef de Moody's pour la Grande-Bretagne  a indiqué à l’AFP «Plusieurs facteurs se combinent mais il y a principalement un processus de désendettement du secteur privé et public qui a sans aucun doute étouffé la croissance».

On peut se demander quel «démon» titille tous ces experts économistes qui poussent des schémas de resserrement des budgets, dont ils constatent les résultats qu’ils sanctionnent malgré tout.

L’agence s’inquiète du niveau de la dette publique du Pays tout en signalant une «inflation élevée».

De qui se moque-t-on ?

Personne n’ignore que produire de l’inflation est pour un état un moyen bien connu de  réduire la valeur absolue de sa dette souveraine.

Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,Le gouvernement britannique le sait fort bien, qui hypocritement fait filer l’affaire en laissant la banque centrale anglaise l’alimenter en faisant fonctionner la planche à billet.

Ce mécanisme de dévaluation camouflé de la livre, censé freiner la consommation intérieure tout en dopant les exportations est une arnaque particulièrement déloyale vis-à-vis des européens de la zone euro, permise par le fait que Londres précisément n’appartient pas cette zone euro.

«Loin d'affaiblir notre détermination à mettre en oeuvre notre plan de relance, cette décision la redouble», s’est empressé de déclarer à la presse a aussitôt réagi, George Osborne.

On peut là encore se demander de qui se moque ce ministre du gouvernement Cameron.

De quel plan de relance parle-t-il ? De celui que son premier ministre empêche de mettre en œuvre à Bruxelles ?

Comment veut-il faire repartir une économie dont l’activité se contracte sous l’effet conjugué d’un recul du PIB malgré une dévaluation de fait et une inflation qui pèse sur la consommation des ménages.

Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,David Cameron et son gouvernement n’auront pas d’autres possibilités que de laisser se creuser la dette publique que le FMI a déjà prévu qu’elle devrait atteindre 93,3% du PIB en 2013. Moody's, de son côté, ajoute qu’elle estime qu’elle ne devrait «pas s'inverser avant 2016 ».

Pour l’opposition travailliste cette perte du «AAA» est la preuve patente « que le plan (Cameron ndlr) n'a pas marché".

«Le gouvernement doit prendre de toute urgence des mesures pour relancer notre économie atone et réaliser que nous avons besoin de croissance pour réduire les déficits (...) au lieu de saigner le malade comme le faisaient les médecins au XVIIIe siècle» réclame Ed Balls, le responsable de l'opposition travailliste chargé de l'économie.

Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,Pour mémoire le FMI tout récemment avait suggéré à David Cameron mettre un bémol à son programme de rigueur lui conseillant «un assainissement budgétaire plus lent ». David Cameron a fait la sourde oreille.

En attendant, qu’il conduise la Grande Bretagne dans une nouvelle crise économique et sociale ne regarde que les Anglais à qui il finira par devoir rendre des comptes, mais qu’il s’autorise à donner des leçons aux Européens alors qu’il n’en a ni la légitimité – la Grande-Bretagne n’est pas dans la Zone Euro – ni les contraintes n’est pas acceptable.

L’attitude d’Angela Merkel qui, au dernier sommet Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,européen, a rangé l’Allemagne aux côtés des Britanniques contre la France est-elle le signe qu’à l’initiative des libéraux-conservateurs un retournement d’alliance serait en train de s’amorcer au sein du Vieux Continent ?

On peut légitimement poser la question après l’annonce Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,du soutien germano-britannique au projet américain de mise en place d’une zone de libre-échange entre les USA et l’UE qui porterait à n’en pas douter un coup fatal à l’agriculture française.

Le choix britannique de favoriser les fabricants d’avions Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,d’outre-Atlantique n’est pas non plus le signe d’une volonté de renforcement de l’UE en matière de défense qui est le seul moyen de garantir la souveraineté de toute  puissance politique ! Visiblement en la matière le Royaume-Uni ne regardent pas du même côté que la France.

Quant à l’Allemagne qui vit depuis toujours sous le parapluie militaire américain sans en avoir à payer le prix budgétaire, la situation présente assurément un côté confortable en période de crise qui pourrait inciter sa classe dirigeante à prendre une certaine distance avec le pacte historique passé entre le général De Gaulle et le chancelier Adenauer.

Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,Les semaines et les mois qui viennent permettront d’y voir un peu plus clair, mais il souffle en ce moment un vent mauvais sur les relations européennes.

Espérons que la perte du «triple A» britannique incitera les dirigeants du gouvernement de sa majesté à un peu moins de mépris, à un peu plus de réalisme.

20/07/2012

Les « heures sup » défiscalisées c’est fini !

 

3887983.jpgFrançois Hollande s’y était engagé durant sa campagne. C’est fait désormais ! Après l’augmentation de la TVA sociale, les parlementaires ont enterré, dans la nuit de mercredi à jeudi par 89 voix contre 64, le dispositif concocté pour répondre au slogan « Sarkozy » « travailler plus pour gagner plus » mis en place par l’ancienne majorité au titre de la loi dite TEPA en juillet 2007.

fisc-impots_paysage360.jpgCette mesure prise dans le cadre de l’examen du projet de la loi de finance rectificative 2012 vise à engager, dans un contexte global particulièrement tendu, le redressement des finances de la France. Elle rapportera en année pleine environs 5 milliards d’euros répartis entre 1,5 milliards pour le volet fiscal et 3.5 milliards pour le volet social.

Les figures de proue de l’opposition de la droite dure s’étranglent de rage !

Le combat a d’abord été mené frontalement  à l’Assemblée où les débats ont donné lieu à de très vifs accrochages et dans les médias où chacun des passés ministres et soutiens de Nicolas Sarkozy ont rivalisé d’ingéniosité lourdingue pour stigmatiser qui le Président de la République, qui les membres de la majorité.

A ce jeu stupide et peu crédible, François Fillon Jean-François 148704-lellouche-tribune-une-jpg_54101.jpgCopé, Xavier Bertrand et Laurent Wauquiez rejoints par Pierre Lellouche ont été les plus en vue. Sans omettre le pauvre Eric Woerth – qui ferait mieux de se faire oublier et de se consacrer au nettoyage de ses casseroles municipales –  y est allé de sa formule à propos de date de mise en application de la loi : « "C'est une reculade du gouvernement sous notre pression" !

Quelle reculade ? Une commission parlementaire a travaillé, le premier ministre a tranché pour une application de la loi au 1er Aout et au final les parlementaires ont décidé et voté. Point !

A entendre les Copé, Fillon et Bertrand  il n’y aurait que la droite sarkozyste pour proposer des réformes qui soient profitables aux citoyens de ce pays?

Ces gens-là sont extraordinaires, les électeurs viennent de les  renvoyer dans l’opposition pour maltraitance de la France et ils continuent comme si de rien était à nous abreuver de leurs boniments ! On en serait presque à leur demander un peu de décence, un peu d’humilité et un peu moins suffisance d’arrogance et de violences verbales mensongères.

Petit rappel du passé aux combattants d’arrière garde.

1613211_3_7fb6_francois-fillon-a-loue-la-langue-subtile-et.jpgLa défaite a probablement fait perdre la mémoire à l’ex-collaborateur de Nicolas Sarkozy, François Fillon, qui nous avait expliqué en son temps que son gouvernement prenait en main une France en « quasi faillite ».

Trois comparaisons chiffrées permettent de vérifier que dans leur action  pour sortir le pays de la faillite, François Fillon et son gouvernement ont été d’une redoutable efficacité !!!

Le taux de chômage d’abord : il  est passé de 8,44% en 2007 à 2877594.jpg9,22% en 2012. La dette de l’Etat ensuite: elle a été portée de 1200 milliards d’euros en 2007 à 1800 milliards en 2012. Quand au déficit de la balance commerciale enfin, il s’est envolé, passant de 40 milliards d’euros à 70 milliards d’€ à fin 2011. Sans oublier la sanction de la perte du triple A.

C’est sans appel ! Et au lieu de parler d’  « erreur terrifiante » comme le dit Patrick Balkany – le député bien propre sur lui – de « décision scandaleuse » dixit Xavier Bertrand ou de « cynisme effrayant » comme le fait Laurent Wauquiez, peut-être vaudrait-il mieux à ces «minables petits loubards de la politique » aller prendre quelques leçons de savoir vivre d’intelligence et de justice républicaine .

Et surtout qu’ils n’oublient pas au passage de prendre avec eux l’inénarrable député de Paris, Pierre Lellouche, qui a lancé à l’adresse des députés de la majorité : «Vous êtes en train de vous scotcher l'étiquette de ceux qui piquent de l’argent aux pauvres !» qui en matière « d’escroquerie politique » a, au cours de ces débats mais il est coutumier du fait, battu des records de stupidité.

En faisant, dans ce dossier, le choix, de se tenir mordicus à une ligne d’attaque au premier degré, au point de perdre toute crédibilité, les mauvais perdants de droite se sont fourvoyés.

La mesure miracle de l’ancien président de la République avait fait l’objet d’un rapport parlementaire conjoint – élus de droite et de gauche confondus, qui a été publié fin juin 2011.

Que disait ce rapport ?

14660.jpgD’abord d’un point de vue général que le bilan de la défiscalisation des heures supplémentaires était plutôt mitigé – belle formule pour une habile concession au politiquement correct –.

Ensuite, que oui incontestablement un nombre important de salariés – 9 millions selon Bercy - ont à travers la défiscalisation des heures supplémentaires gagné plus – 500 euro de gain annuel par salarié ou agent public, soit 42 euros par mois et un gain médian de 350 euros (*) –

Mais cette défiscalisation a-telle été pour autant un encouragement à « travailler plus », c'est-à-dire à permettre la création d’emplois durables par amélioration de la compétitivité des entreprises et l’augmentation du pouvoir d’achat des salariés ? La réponse donnée par les auteurs est moins qu’évidente voir carrément douteuse.

En effet le dispositif aurait permi pour une grande part à exonérer des heures qui en tout état de cause ont été réalisées sans exonération sans avoir été déclarées. La sous déclaration concernerait 12% des salariés à temps complet pour qui 96% des heures supplémentaires n’étaient pas déclarées (**).

Sur ce point le rapport parlementaire se contente d’indiquer : Web-Chomage-demandeur-novembre-01.jpg« Cette sous-déclaration a pu conduire après le 1er octobre 2007 à une hausse du nombre d’heures supplémentaires déclarées sans que la durée du travail effective n’augmente » –  effet d’aubaine fiscale – puis entre 2007 et 2010, le nombre supplémentaire s’est infléchit car «  il reste déterminé par les variations de l’activité ».

Enfin cerise sur le gâteau le rapport signale que : « Constituant un moyen de flexibilité supplémentaire pour l’employeur, la mesure a pu contribuer à réduire l’offre d’emplois en période de récession ».

Comment ne pas mieux dire tout, même en ne disant pas?

Avec la défiscalisation certains ont "gagné plus" pendant que d’autres ont travaillé moins ; d’ailleurs l’augmentation du taux de chômage depuis 2007 en France est là pour l’attester.

Quels ont été les bénéficiaires de la mesure?

Toujours selon la même source, le rapport parlementaire : « Le profil-type serait plutôt un homme, dans un emploi stable, à la rémunération médiane – soit 1.600 euros mensuels –, travaillant dans la métallurgie ou dans les secteurs de l’hôtellerie, des cafés et des restaurants ». La mesure conçue pour toucher très largement les salariés « n’a pas bénéficié aux travailleurs indépendants : artisans, commerçants, membres des professions libérales, auto-entrepreneurs ».

De manière générale est-il précisé, « la mesure est favorable aux personnes disposant d’un emploi salarié, et elle contribue donc à dégrader relativement la situation des autres catégories – actifs non-salariés ou actifs sans emploi notamment –. « De plus, parmi les salariés, elle ne bénéficiait pas aux foyers non imposables : les plus modestes, représentant le tiers des salariés ».

Par ailleurs, la défiscalisation des heures supplémentaires a été jugée très couteuse par les parlementaires – plus de 4,5 milliards d’euros par an – dont le financement était injuste quoi qu’il arrive

« Si la mesure devait être financée par l’impôt plutôt que par la dette, le salarié non imposable, le non-salarié n’effectuant pas d’heures supplémentaires ou les inactifs pourraient se retrouver en situation de financer le dispositif via les impôts directs ou indirects dont ils s’acquittent »

Voilà une mesure qui, loin d’être la panacée qu’on voulu et veulent encore nous faire avaler les grognards de Nicolas Sarkozy, était en réalité très contestable tant dans ses résultats que dans son principe et son financement?

Injuste, car elle ne bénéficiait qu’à une partie des Français, inefficace car elle n’a pas tenu ses promesses en matière de création d’emploi – effet d’aubaine pour les entreprises qui, plutôt que d’embaucher, ont préféré faire faire des heures supplémentaires – cette mesure devait être abrogée

Personne en Europe n’a imaginé de mettre en œuvre cette défiscalisation car elle était totalement inadaptée au contexte économique du moment.

euros_argent_billets__2113b.jpgDe plus son coût exorbitant eu égard aux faibles effets positifs constatés – 4,5 milliards d’euros par an – en période de basses eaux des rentrées fiscales ne pouvait que la rendre intolérable et impropre à la mise en œuvre d’une politique de redressement.

Au fond il est probable que les différents « camelots politiques » vaseline250.jpgde l’opposition savaient tout cela et que le tapage qu’ils ont mené avec force « indignations simulées » et « propos vengeurs » n’avait pour seul but que d’éviter à leur ancien commandeur déchu une claque politique monumentale à propos de la mesure phare de son début de mandat en 2007.

Tout cela est bien triste car les Français eux ne s’y trompent pas, intuitivement ils sentent bien tout cela n’est que de l’esbroufe et que l’on essaye de les embobiner, de les instrumentaliser !

Qui peut croire que les amis de Nicolas Sarkozy ont aujourd’hui à cœur la défense des pauvres, des précaires et des classes que l’ont dits moyennes – c’est qui d’abord un Français moyen – ?

La situation globale du pays est alarmante.

La rentrée sociale sur fond de plans de licenciements et de grèves dures risque d’être d’une violence que la France n’a pas connue depuis bien longtemps ! Les évènements de 1968 ne seront rien à côté de ce qui fermente en ce moment !

1642330_3_6a84_manifestation-devant-le-parlement-a-athenes-le_decd3385d1ec630f8bdf7c79335b0d45.jpgDans un contexte général international « électrique » le règlement des défis imposés à notre Pays réclament du sang froid, de l’intelligence et une confiance retrouvée faute de quoi le chaos social et économique sera devant nous.

D’autres débats vont venir au parlement, s’il reste deux sous de bon sens aux républicains de la représentation nationale des deux bords, qu’ils en fassent usage pour éviter une fracture entre les citoyens et leurs élites qui ne profitera qu’aux forces de la division, des replis identitaires et obscurantistes, ainsi que de l’autoritarisme anti-démocratique.

La responsabilité politique des parlementaires est engagée car lorsque le feu sera allumé il sera bien difficile de l’éteindre sans assemblée nationale.jpgqu’il n’y ait de casse importante. Les Français au fur et à mesure du temps et des difficultés tolèreront de moins en moins le spectacle confondant d’une Assemblée Nationale transformée en lieu d’affrontements non constructifs et pour tout dire profondément inutiles à la République et à ses citoyens.

16/01/2012

Triple A: Cette fois c'est plié!

Nicolas Sarkozy, Laurent Fabius, François Hollande, Martine Aubry, Eric Ciotti, Valérie Pecresse, Nadine Morano, Roselyne Bachelot, François Baroin, Claude Bartolone, Jean-Michel Baylet, Julien Dray, François Bayrou, Jack Lang, Nathalie Kossusco-Moriset, Triple A, Standard and Poor's, S&P, Europe, parti socialiste, PS, UMP, FN, Front National, Modem, EE-Les Verts, Front de Gauche,  Vendredi en fin de journée Standard and Poor's  a dégradé la note de la France ! Le Triple A. dont Nicolas Sarkozy avait fait le cheval de bataille de son gouvernement c’était hier !

Pour l’heure, les politiques font feu de tout bois, c’est haro sur les agences de notations.

Nicolas Sarkozy, Laurent Fabius, François Hollande, Martine Aubry, Eric Ciotti, Valérie Pecresse, Nadine Morano, Roselyne Bachelot, François Baroin, Claude Bartolone, Jean-Michel Baylet, Julien Dray, François Bayrou, Jack Lang, Nathalie Kossusco-Moriset, Triple A, Standard and Poor's, S&P, Europe, parti socialiste, PS, UMP, FN, Front National, Modem, EE-Les Verts, Front de Gauche,  Le Parti Socialiste, ses satellites – Front de Gauche et EE-Les Verts –  et le Front National, s’en prennent au gouvernement sans faire l’ombre d’une proposition constructive pour sortir du marasme dans lequel est plongé le Pays.

A l’UMP on tente, sans convaincre, de minimiser l’importance de l’évènement et en guise de  justification on réplique que la France n’est pas la seule à voir sa politique sanctionnée.

Nicolas Sarkozy, Laurent Fabius, François Hollande, Martine Aubry, Eric Ciotti, Valérie Pecresse, Nadine Morano, Roselyne Bachelot, François Baroin, Claude Bartolone, Jean-Michel Baylet, Julien Dray, François Bayrou, Jack Lang, Nathalie Kossusco-Moriset, Triple A, Standard and Poor's, S&P, Europe, parti socialiste, PS, UMP, FN, Front National, Modem, EE-Les Verts, Front de Gauche,  Côté Modem, François Bayrou a beau jeu de taper et sur les uns et sur les autres et c’est bien normal. Il est le seul à avoir été clairvoyant tant sur la question des déficits de la balance commerciale de la France que sur les dérives de sa dette souveraine.

A moins de 100 jours d’une élection capitale, l’UMP et le PS peuvent bien tenter de se refiler la « patate chaude » en reportant sur l’autre la responsabilité de l’échec que constitue pour la France cette sanction, François Bayrou a raison de dire que les deux parrains de la 5ème République sont coresponsables de la situation dont ils sont, l’un et l’autre, bien incapables de proposer une solution pour en sortir.

Dans l’immédiat il faut bien se convaincre que cette affaire est plus grave que ce que les autorités politiques et économiques en place veulent ou voudront bien nous en dire jusqu’aux prochaines élections. Les effets de cette décision, s’ils ne sont pas visibles en l’état, n’en impacteront pas moins en profondeur le quotidien des Français.

La dégradation de la note de la France va se répercuter sur celles des banques avec pour conséquence une hausse probable des taux d’emprunts qui rendra plus difficile l’investissement et la consommation des ménages. Un nouveau plan de rigueur est à prévoir même si le ministre Baroin ne cesse de s’en défendre.

Nicolas Sarkozy, Laurent Fabius, François Hollande, Martine Aubry, Eric Ciotti, Valérie Pecresse, Nadine Morano, Roselyne Bachelot, François Baroin, Claude Bartolone, Jean-Michel Baylet, Julien Dray, François Bayrou, Jack Lang, Nathalie Kossusco-Moriset, Triple A, Standard and Poor's, S&P, Europe, parti socialiste, PS, UMP, FN, Front National, Modem, EE-Les Verts, Front de Gauche,  Le poids de la dette sera encore plus lourd à porter car son financement sur les marchés coûtera plus cher. Ceci remet en cause les objectifs de retour à l’équilibre prévu pour 2016 par Nicolas Sarkozy et 2017 par François Hollande.

L’austérité, quoi qu’en dise le clan des sarkozystes, est au bout de la perte du Triple AAA et les mois à venir vont être durs pour les plus fragiles des Français.

Nicolas Sarkozy, Laurent Fabius, François Hollande, Martine Aubry, Eric Ciotti, Valérie Pecresse, Nadine Morano, Roselyne Bachelot, François Baroin, Claude Bartolone, Jean-Michel Baylet, Julien Dray, François Bayrou, Jack Lang, Nathalie Kossusco-Moriset, Triple A, Standard and Poor's, S&P, Europe, parti socialiste, PS, UMP, FN, Front National, Modem, EE-Les Verts, Front de Gauche,  Dans les motivations de Standard and Poor's, pour dégrader la note de la France et celle de 8 autres pays sur 16 que compte la zone euro, la question de la dette n’est pas le point le plus critique. A la base de cette dégradation est d’abord l’écart de compétitivité entre les économies des pays de la zone Euro depuis la création de la monnaie unique et bien sûr l’incapacité des gouvernements de ces pays à réagir.

S’agissant de la France, en plus de l’augmentation de 600 milliards d’€, entre 2007 et aujourd’hui, ce qui a pesé le plus dans cette décision est le déficit croissant de notre balance commerciale qui est l’indicateur premier de la compétitivité d’un pays, donc de sa capacité à rembourser sa dette.

Nicolas Sarkozy, Laurent Fabius, François Hollande, Martine Aubry, Eric Ciotti, Valérie Pecresse, Nadine Morano, Roselyne Bachelot, François Baroin, Claude Bartolone, Jean-Michel Baylet, Julien Dray, François Bayrou, Jack Lang, Nathalie Kossusco-Moriset, Triple A, Standard and Poor's, S&P, Europe, parti socialiste, PS, UMP, FN, Front National, Modem, EE-Les Verts, Front de Gauche,  Pour mémoire, positif en 2004, ce déficit, qui depuis n’a cessé d’augmenter, se situe aujourd’hui à un niveau compris entre 6 et 7 milliards d’euros par mois.

Inutile de préciser qu’en matière de compétitivité les solutions habituelles connues ne laissent pas imaginer des jours faciles et  désormais la question se pose : « et maintenant que faut-il faire? »

Des tôliers de la 5ème République, il ne faut rien attendre d’autre que de l’austérité, façon Grèce, Italie, Espagne pour ne pas dire Argentine. La France est dans un tunnel, au bout de la perte du Triple AAA les mois à venir vont être durs.

Nicolas Sarkozy, Laurent Fabius, François Hollande, Martine Aubry, Eric Ciotti, Valérie Pecresse, Nadine Morano, Roselyne Bachelot, François Baroin, Claude Bartolone, Jean-Michel Baylet, Julien Dray, François Bayrou, Jack Lang, Nathalie Kossusco-Moriset, Triple A, Standard and Poor's, S&P, Europe, parti socialiste, PS, UMP, FN, Front National, Modem, EE-Les Verts, Front de Gauche,  Au plan politique un choix s’impose prioritairement, en aucun cas il ne faut reconduire à la direction de la France, Nicolas Sarkozy et ses «valets»: Pécresse, Morano, Baroin, Bachelot, Kossusco- Moriset, Ciotti…..

Nicolas Sarkozy, Laurent Fabius, François Hollande, Martine Aubry, Eric Ciotti, Valérie Pecresse, Nadine Morano, Roselyne Bachelot, François Baroin, Claude Bartolone, Jean-Michel Baylet, Julien Dray, François Bayrou, Jack Lang, Nathalie Kossusco-Moriset, Triple A, Standard and Poor's, S&P, Europe, parti socialiste, PS, UMP, FN, Front National, Modem, EE-Les Verts, Front de Gauche,  Ceci ne veut pas dire qu’il faudra pour autant confier la destinée de notre Pays à François Hollande et ses « vrais ou faux copains »: Fabius, Baylet, Aubry, Dray, Lang, Bartolone…..

A condition qu’il soit en mesure de fédérer autour de lui, les compétences nécessaires pour impulser en France et en Europe la mise en place d’un modèle européen de société en rupture avec le modèle néolibéral poussé depuis 30 ans par l’Allemagne, l’Angleterre et la France, François Bayrou pourrait, dans cette élection présidentielle, être un bon candidat.

Nicolas Sarkozy, Laurent Fabius, François Hollande, Martine Aubry, Eric Ciotti, Valérie Pecresse, Nadine Morano, Roselyne Bachelot, François Baroin, Claude Bartolone, Jean-Michel Baylet, Julien Dray, François Bayrou, Jack Lang, Nathalie Kossusco-Moriset, Triple A, Standard and Poor's, S&P, Europe, parti socialiste, PS, UMP, FN, Front National, Modem, EE-Les Verts, Front de Gauche,  Le 1er et le 2ème tour de l’élection présidentielle passé il restera aux Français à doter l’Assemblée Nationale d’une majorité en capacité de mettre en œuvre le changement dont il dit vouloir être le moteur. Changement qu'il appartient, à François Bayrou, de définir dès à présent.

11/11/2011

Le deuxième plan de rigueur a du plomb dans l'aile

 

Nicolas Sarkozy, François Fillon, Valérie Pécresse, François Barouin, Zone Euro, Standard & Poor's, Moody's, Grèce, Irlande, Espagne, Portugal, Italie, Commission de Bruxelles, Olli Rehn, Triple A, Il y a tout juste  trois jours sur ce même blog j’avais introduit l’article rédigé à propos du deuxième plan SarKozy/Fillon en émettant quelques doutes sur la fiabilité de celui-ci : « …..Ce nouveau budget de rigueur et d'austérité, dont on nous dit qu’il est le plus dur depuis 1945 vise, à donner l’impression que la France respectera les objectifs fixés concernant le déficit prévu pour 2012 ».

Ajoutant un peu plus loin dans le corps du texte : «  Il est clair que la perte du triple A complétant une récession  à laquelle nous n’échapperons pas avec ce mauvais plan, ne sera pas pardonné à un Nicolas Sarkozy plus accroché que jamais aux ors de l’Elysée et aux avantages qu’il peut en tirer. Alors avec force éléments de langage et présence médiatique tout azimut, on tente de faire croire que l’on est résolument engagé dans la bataille de la réduction des déficits ».

Nicolas Sarkozy, François Fillon, Valérie Pécresse, François Barouin, Zone Euro, Standard & Poor's, Moody's, Grèce, Irlande, Espagne, Portugal, Italie, Commission de Bruxelles, Olli Rehn, Triple A, Les choses n’ont pas tardé à se vérifier. Le deuxième plan de rigueur a du plomb dans l'aile. Cela est parti de Bruxelles où il a été annoncé pour la France une croissance de 0,6% en 2012 alors que le denier plan Fillon table désormais sur 1%, chiffre qui avait déjà été révisé à la baisse par rapport au plan d’il y a deux mois qui lui tablait sur 1,75%.

Olli Rehn – Commissaire européen aux affaires économiques – dans une formule toute diplomatique s’est plutôt critique concernant nos finances publiques : « Nous saluons le fait que le gouvernement (français) ait annoncé récemment des mesures de consolidation budgétaire. Pour ce qui concerne 2013, des mesures supplémentaires sont nécessaires pour corriger le déficit public excessif.»

François Baroin – ministre des finances – et Valérie Pécresse – ministre du budget – se sont empressés dans un communiqué commun d’indiquer que les engagements français seront respectés : «l’engagement de ramener le déficit à 3% du PIB en 2013 puis à l’équilibre en 2016 sera tenu».

Qui peut encore croire des gens qui il y a trois jours à peine nous assuraient, croix de bois croix de fer si je mens je vais en enfer, que ce gouvernement allait protéger les Français ? Les protéger de quoi?

Jeudi 10 novembre les taux français se sont envolés au point que sur le marché de la dette, l’écart entre les taux d’obligations à 10 ans de l’Allemagne et de la France a atteint un niveau historique.  Ce taux de financement a atteint 3,45% soit 1,7 point de pourcentage de différence avec l’Allemagne dont le taux est à 1,77%. Du jamais vu !

nicolas sarkozy,françois fillon,valérie pécresse,françois barouin,zone euro,standard & poor's,moody's,grèce,irlande,espagne,portugal,italie,commission de bruxelles,olli rehn,triple aCe qu’il faut bien avoir en mémoire lorsque l’on parle de la dette c’est que celle-ci a atteint aujourd’hui 1700 milliards d’euros soit 86% du PIB – elle était de  663,5 milliards d’euros fin 1995 (55,5% du PIB) et de 1211,6 milliards fin 2007(64,2% du PIB) –   et que passé 90% du PIB la dette devient ingérable tout simplement parce que au delà de ce seuil c’est la croissance du PIB qui est touchée.

La ligne budgétaire prévue au budget de l’état pour couvrir la charge de la dette représente à elle seule le 2ème poste de dépenses, juste après le budget consacré à l’éducation nationale et avant le budget de la défense et se situe à un montant de l’ordre de 48 à 50 milliards d’euros soit 2.5% du PIB.

Nicolas Sarkozy, François Fillon, Valérie Pécresse, François Barouin, Zone Euro, Standard & Poor's, Moody's, Grèce, Irlande, Espagne, Portugal, Italie, Commission de Bruxelles, Olli Rehn, Triple A, C’est dans ce contexte bien particulier que l’Agence Standard & Poor’s a annoncé que la France avait perdu son « triple A » suscitant l’ire du gouvernement français et la demande d’ouverture d’une enquête du de l’office de contrôle des marchés.

Valéry Pécresse et François Baroin peuvent bien gigoter, si erreur il yNicolas Sarkozy, François Fillon, Valérie Pécresse, François Barouin, Zone Euro, Standard & Poor's, Moody's, Grèce, Irlande, Espagne, Portugal, Italie, Commission de Bruxelles, Olli Rehn, Triple A, a pu y avoir de la part de l’Agence de notation c’est bien sur le timing de l’officialisation de la communication et non sur le fond du sujet qui est que la France désormais est entrée comme la Grèce, l’Irlande, l’Espagne, le Portugal et l’Italie dans une phase sérieuse d’incertitudes.

nicolas sarkozy,françois fillon,valérie pécresse,françois barouin,zone euro,standard & poor's,moody's,grèce,irlande,espagne,portugal,italie,commission de bruxelles,olli rehn,triple aD’ailleurs chacun se souvient que mi-octobre une autre agence de notation, l’agence Moody’s, avait fait savoir qu’elle se donnait trois mois avant de réviser ou pas sa perspective de notation AAA pour la France. En d’autres termes la France était sous surveillance accrue des marchés de puis 1 mois.

Pour un Président qui a déclaré qu’il préférait « être un président sérieux qu’un candidat mou » Nicolas Sarkozy aurait été mieux inspiré de ne pas prêter le flanc à une critique officielle de la Commission de Bruxelles en tentant de minimiser le défaut de croissance de la France pour 2012 – 1% au lieu de 0,6% – rendant ainsi un bien mauvais service à la crédibilité  de son plan d’austérité présenté il y a trois jours.

Nicolas Sarkozy, François Fillon, Valérie Pécresse, François Barouin, Zone Euro, Standard & Poor's, Moody's, Grèce, Irlande, Espagne, Portugal, Italie, Commission de Bruxelles, Olli Rehn, Triple A, Les marchés que nos gouvernants « idolâtrent » sont implacables, leur argent prime tout. Cette fois plus question de repousser à plus tard ce qui aurait dû être fait dès hier, l’heure n’est plus à rafistoler les budgets de dépenses pour ne pas toucher à sa clientèle électorale et prendre le risque de la défaite bref il va falloir à Nicolas Sarkozy se comporter autrement qu’en « président mou ».

Depuis 2007 la dette de la France a augmenté de 500 milliards d'euros. Tout n’est pas imputable au gouvernement en place et il faut reconnaître que la crise de 2008 a fait mal au budget de la France comme à celui de tous les autres. Mais plusieurs décisions politiques ont été prises par lui. Elles se sont traduites par une diminution nette des recettes fiscales – dépenses fiscales – sur les quelles il faut d’urgence revenir.

Nicolas Sarkozy, François Fillon, Valérie Pécresse, François Barouin, Zone Euro, Standard & Poor's, Moody's, Grèce, Irlande, Espagne, Portugal, Italie, Commission de Bruxelles, Olli Rehn, Triple A, Les Français les plus modestes – classes moyennes et classes populaires à revenus plus que modestes – n’accepteront pas sans réagir un troisième plan qui leur ferait supporter l’essentiel de la note. Ils attendent du sérieux de la fermeté et de la justice.

Il y a urgence à réagir tant en interne qu’au plan européen pour qu’au-delà des mesures proprement françaises soient trouvées les solutions de compromis avec l’Allemagne concernant la monétisation des dettes souveraines.

Nicolas Sarkozy, François Fillon, Valérie Pécresse, François Barouin, Zone Euro, Standard & Poor's, Moody's, Grèce, Irlande, Espagne, Portugal, Italie, Commission de Bruxelles, Olli Rehn, Triple A, L’heure est grave car un défaut de la Grèce ou de l’Italie viendrait impacter l’ensemble du dispositif de la Zone Euro aussi il est temps pour l’Allemagne de prendre conscience qu’aujourd’hui son attitude intransigeante ne sert que les intérêts financiers des banques et de l’état américains.

09/11/2011

Présidentielles 2012: Faux dur contre Vrai mou?

A peine deux mois après son 1er plan François Fillon, le fidèle porteur d’eau de Nicolas Sarkozy, vient de nous présenter une nicolas sarkozy,angela merkel,françois fillon,union européenne,g20,rigueur,plan de rigueur,faux dur,vrai mou,caramenlis,grèce,niches fiscales,marine le pen,françois hollande,réduction déficits,ump,triple a,aaa,agence de notation,austérité,faillite,wall-street,city,palais brognard,jean launay,parti socialiste,ps,obama,banque centrale européenne, austérité, Chinenouvelle douloureuse : un plan d’économies et de hausses d’impôts dont l’enveloppe totale représente 18,6 milliards d’euros d’ici à 2013. Ce nouveau budget de rigueur et d'austérité, dont on nous dit qu’il est le plus dur depuis 1945 vise, à donner l’impression que la France respectera les objectifs fixés concernant le déficit prévu pour 2012.

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Nous sommes nombreux à savoir que ce quinquennat est l’exemple type d’une faillite totale. La pire de la 5ème République. Celle de Nicolas Sarkozy et de ses innombrables promesses de sa campagne 2007 non tenues dès son arrivée à l’Elysée. 

Si cette faillite ne devait toucher que Nicolas Sarkozy et l’UMP, cela n’aurait pas grande importance. Mais c’est de la France qu’il s’agit.

L’aveuglement coupable du Président de la République, sa soumission à la religion des marchés qui dictent tout – y compris le comportement des représentants du Peuple –, son nicolas sarkozy,angela merkel,françois fillon,union européenne,g20,rigueur,plan de rigueur,faux dur,vrai mou,caramenlis,grèce,niches fiscales,marine le pen,françois hollande,réduction déficits,ump,triple a,aaa,agence de notation,austérité,faillite,wall-street,city,palais brognard,jean launay,parti socialiste,ps,obama,banque centrale européenne, austérité, Chineobsession à conserver l’adoubement triple A attribué par les agences de notation – à la solde de Wall-Street, de la City et du Palais Brognard,  aux bons soldats de la finance privée internationale –  font que ce plan sur le fond n’est que cautère sur jambe de bois.

Il est clair que la perte du triple A complétant une récession  à laquelle nous n’échapperons pas avec ce mauvais plan, ne sera pas pardonné à un Nicolas Sarkozy plus accroché que jamais aux ors de l’Elysée et aux avantages qu’il peut en tirer. Alors avec force éléments de langage et présence médiatique tout azimut, on tente de faire croire que l’on est résolument engagé dans la bataille de la réduction des déficits.

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Pensez donc on invite la France à se serrer la ceinture mais pour soi  on n’envisage que le gel d’un salaire qui en 2007 était passé de 8000 euros brut à 16544 euros pour atteindre en 2010, selon le rapport présenté à l’assemblée nationale , par le nicolas sarkozy,angela merkel,françois fillon,union européenne,g20,rigueur,plan de rigueur,faux dur,vrai mou,caramenlis,grèce,niches fiscales,marine le pen,françois hollande,réduction déficits,ump,triple a,aaa,agence de notation,austérité,faillite,wall-street,city,palais brognard,jean launay,parti socialiste,ps,obama,banque centrale européenne, austérité, Chinedéputé PS Jean Launay, 18638,26 euros net. A ce salaire il convient d’ajouter les indemnités non imposables de résidence et de fonction de président. Le gel vaut également pour les membres du gouvernement et les patrons du Cac 40 sont invités à suivre ce bel exemple de contribution « civique » à l’effort national de nos dirigeants.

Tout cela n’est que poudre aux yeux et Injustice

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"Je préfère apparaître comme un président sérieux que comme un candidat mou » fanfaronne le président de la République en moquant François Hollande. Si le président, face au candidat du PS, peut à juste titre ne pas apparaître comme un candidat mou, quoique ces derniers temps, face à Angela Merkel et à Obama il n’ait pas été vraiment d’une dureté remarquable, avec ce plan il pourrait se voir taxé de faux-dur et surtout de peu sérieux.

Etre sérieux aurait nécessité de prendre en compte le fait que vouloir éviter la récession, à quoi que ce plan va de toute façon  conduire la France, est, dans l’état actuel des contraintes imposées par le traité de Lisbonne, est contradictoire avec la volonté de réduction des déficits publics. C’est l’un ou l’autre mais pas les deux en même temps.

Etre sérieux c’est aujourd’hui de décider que Angela Merkel ou pas Angela Merkel il faut en passer par la nécessité de sortir du carcan qui interdit de donner à la  Banque Centrale Européenne les mêmes moyens que ceux de la Banque nicolas sarkozy,angela merkel,françois fillon,union européenne,g20,rigueur,plan de rigueur,faux dur,vrai mou,caramenlis,grèce,niches fiscales,marine le pen,françois hollande,réduction déficits,ump,triple a,aaa,agence de notation,austérité,faillite,wall-street,city,palais brognard,jean launay,parti socialiste,ps,obama,banque centrale européenne, austérité, ChineCentrale américaine ou de celle du Royaume Uni. Cette condition étant indispensable afin de casser la spéculation et de soutenir une relance intelligente et moderne de ré-industrialisation en Europe en général et donc en France en particulier.

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Cette attitude est au moins aussi coupable que celle qui a consisté, pour le gouvernement grec de Caramanlis – aidé par nicolas sarkozy,angela merkel,françois fillon,union européenne,g20,rigueur,plan de rigueur,faux dur,vrai mou,caramenlis,grèce,niches fiscales,marine le pen,françois hollande,réduction déficits,ump,triple a,aaa,agence de notation,austérité,faillite,wall-street,city,palais brognard,jean launay,parti socialiste,ps,obama,banque centrale européenne,austérité,chinela complicité de DeutchBank et Goldman Sachs – à faire croire, en trafiquant les comptes de la Grèce, que celle-ci respectait les critères d’entrée dans la Communauté Européenne. Ajoutons que dans cette affaire l’attitude des dirigeants européens très complaisants qui ont fait comme s’ils ne s’étaient aperçus de rien est tout aussi condamnable.

Ne pas être mou

Dans l’élaboration de ce 2ème plan en deux mois, aurait consisté à revenir par exemple sur l’exonération des heures nicolas sarkozy,angela merkel,françois fillon,union européenne,g20,rigueur,plan de rigueur,faux dur,vrai mou,caramenlis,grèce,niches fiscales,marine le pen,françois hollande,réduction déficits,ump,triple a,aaa,agence de notation,austérité,faillite,wall-street,city,palais brognard,jean launay,parti socialiste,ps,obama,banque centrale européenne,austérité,chinesupplémentaires, cela aurait rapporté 3,3 milliards d’euros. De même la suppression de l’exonération des plus-values consécutives à la vente de filiale aurait, elle, rapporté 7 milliards d’euros de plus. La suppression de l’allègement des charges sociales sur les bas salaires qui représentent 22 milliards d’euros aurait été une mesure significative d’économie.

Au lieu de cela il a été décidé de continuer à poursuivre cette nicolas sarkozy,angela merkel,françois fillon,union européenne,g20,rigueur,plan de rigueur,faux dur,vrai mou,caramenlis,grèce,niches fiscales,marine le pen,françois hollande,réduction déficits,ump,triple a,aaa,agence de notation,austérité,faillite,wall-street,city,palais brognard,jean launay,parti socialiste,ps,obama,banque centrale européenne,austérité,chinecourse infernale à l’austérité bête et méchante qui ne fait que pousser les gouvernements qui s’y adonnent à plonger plus et plus dans l’abime des plans de rigueurs successifs aussi inopérant les uns que les autres . L’exemple de la Grèce qui en est à son 4ème plan doit être médité, comme celui des pays qui sont en dehors des contraintes de la zone euro.

Vouloir à tout prix conforter l’axe franco-allemand n’est évidemment pas une mauvaise chose bien au contraire. Mais il y faut une condition : que la relation entre nos deux pays soit équilibrée  et construite sur la base d’un compromis intelligent qui ne met pas l’un des deux pays à la botte de l’autre.

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De la même façon que comme le dit Maurice Allais qui fut Prix Nobel français d’économie, « on ne peut faire du libre échange qu’entre pays de niveau de vie comparable », on ne peut tenir en milieu concurrentiel qu’en disposant de moyens équivalents.

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Etre sérieux et en capacité à se montrer et à agir comme « un dur » aurait consisté pour Nicolas Sarkozy à se montrer, à l’occasion des discussions au G20, d’une fermeté totale vis-à-vis d’Angela Merkel sur ce sujet capital qui aujourd’hui plombe toute vraie possibilité pour l’Europe de se sortir de la crise dans un délai raisonnable.

 
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