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14/09/2013

Fukushima : à nouveau de la vapeur au-dessus du réacteur 3itre de la note

Quand c’est fini, ça recommence ! 

Vendredi matin 13 septembre à 8 heures (heure de Tokyo) un dégagement de vapeur a été constaté au-dessus du réacteur 3 de la centrale de Fukushima dévasté par le tsunami ravageur du 11 mars 2011 dont le bâtiment avait été gravement endommagé lors d’une très forte explosion d’hydrogène.

vapeur.jpg

Cette information a été annoncée par TEPCO (Tokyo Electric Power) qui, tout en précisant avoir la situation sous contrôle, indique ne pas connaitre la ou les raisons de ce nième incident.

Depuis le 18 juillet de cette année jusqu’au 7 aout des dégagements avait été observés sans que soient identifiées les raisons de ces défaillances........Lire la suite de l'article sur:

 HER V3 SOLEIL.jpg

 

 

 

 

 

 

http://humanisme-ecologie-republique.blog4ever.com/blog/l... 

 

 


Comprendre la situation à Fukushima en deux... par lemondefr

12:14 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International, Energie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fukushima, tepco, dégaements de vapeurs, her | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

05/06/2013

Nouvelles fuites d'eau contaminée à Fukushima

De source Europe 1 et Reuters en date du 5 juin l'opérateur TEPCO, FUKUSHIMA, Fuites radioactives, Césium, Japon, Les blaireaux du monde pronucléaire,japonais Tepco gestionnaire de la centrale nucléaire de Fukushima a fait état de nouvelles fuites d’eau contaminée en provenance d’un réservoir repérées par un des technicien du site.

Déjà en début de semaine l’opérateur japonais – TEPCO – avait signalé  un épanchement de césium radioactif dans l’eau du sol environnant la centrale.

Comme toujours depuis la catastrophe les deux dysfonctionnements ont été qualifiés de négligeables par les autorités en charge de la centrale.

Le directeur du nouveau régulateur nucléaire japonais – TEPCO, FUKUSHIMA, Fuites radioactives, Césium, Japon, Les blaireaux du monde pronucléaire,Shunichi Tanaka – installé à la place de l'organisme totalement discrédité lors de la catastrophe de mars 2011 où un tremblement de terre suivi d'un tsunami avait  entraîné une fusion des réacteurs et des explosions multiples à la centrale, a demandé que TEPCO règle immédiatement ce nième problème.

Il s’est empressé par ailleurs d’indiquer que le régulateur ne semblait pas accorder un caractère de gravité particulier à cette fuite d’eau contaminée.

Vous avez bien lu «ne semblait pas» !!!!

Il faut noter que depuis les mois de mars et avril 2013, une série d'incidents identiques ainsi que des pannes de courant se sont produite à la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi.

Ces incidents et pannes récurrentes confortent auprès de l’opinion publique et des pouvoirs politiques japonais dans l’idée que l’opérateur est dans l’incapacité de maîtriser réellement la situation s’agissant des questions relatives à la gestion du confinement de l'eau contaminée afin d’éviter les pollutions du sol et eaux marines.

Et pendant ce temps-là, tous «les blaireaux du monde pro-nucléaire» nous amusent avec leur blabla sur la qualité et la compétence des autorités en charge du nucléaire en général et de celles du Japon en particulier.

TEPCO, FUKUSHIMA, Fuites radioactives, Césium, Japon, Les blaireaux du monde pronucléaire,On ne le redira jamais assez, outre le fait que la production d’énergie nucléaire est coûteuse sale et dangereuse, le nucléaire n’est pas à la dimension de l’homme ni sur le fond ni dans sa forme.

17:55 Écrit par Bernard FRAU dans Energie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tepco, fukushima, fuites radioactives, césium, japon, les blaireaux du monde pronucléaire | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

19/03/2013

Fukushima : Ça chauffe dans les piscines

502720.jpgUn nouvel incident vient de se produire à la centrale atomique de Fukushima, ravagée le 11 mars 2011 qui provoque l’inquiétude des Japonais. De quoi s’agit-il ?

L’alimentation en courant électrique des équipements destinés à assurer le fonctionnement des installations sensibles de la centrale, est interrompue depuis 24 heures.

A l’heure actuelle TEPCO, l’opérateur responsable de la Centrale, est dans l’incapacité d’expliquer cette panne qui affecte notamment les systèmes de refroidissement des piscines de stockage de combustibles usés de la centrale.

Avant la coupure la température dans le bassin du réacteur N° 4 se situait à 25° Celsius. Sans le système de refroidissement cette température monte régulièrement de 0,37 degré par heure soit près de 9 degrés par Jour.

Ce qui laisse aux techniciens de Tepco 4 jours pour rétablir la situation dans ce bassin dans lequel sont stockés un peu plus de 1500 crayons de combustibles ce qui équivaut à trois cœurs de réacteurs.

Le seuil de 65° degré Celsius est considéré comme seuil potentiellement critique pouvant déclencher des réactions difficilement contrôlables.

963952-1141146.jpgQuestionné à propos de la gravité de cette panne dont personne à l’heure actuelle ne sait ou ne veut dire l’origine, le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga, s’est contenté de dire l’habituel discours de circonstance ; il comprend l’inquiétude à propos de la situation au réacteur N°4, il assure que Tepco a le temps pour rétablir le courant électrique.

Il convient de noter que ce n’est pas la première fois que depuis 2011 les installations électriques de la centrale sont défaillantes.

En janvier 2012, une panne a provoqué l’arrêt du système de refroidissement de trois piscines pendant une heure. En juin de la même année, la défaillance d’une pompe dans le bassin du réacteur 4 avait conduit à un arrêt de 30 heures du refroidissement, provoquant une augmentation de la température de l’eau jusqu’à 43° degrés Celsius.

Ce nouvel incident est l’illustration patente que la filière nucléaire est porteuse d’une maladie congénitale dont les manifestations peuvent dégénérer en catastrophe. Même à l’arrêt les réacteurs d’une centrale constitue un risque pour les habitants et les écosystèmes naturels.

480797.jpgUne fois de plus, au Japon mais cela vaut également pour la France, les autorités se répandent en discours rassurants, quand ils ne tentent pas de nous persuader des bienfaits du nucléaire. Pas de dégagement de gaz à effets de serre disent-il, quand d’autres expliquent : « c’est bon pour l’économie et nos exportations ».

Il faut cesser de prendre l’opinion publique pour une bille. Une centrale nucléaire c’est sale, c’est cher, c’est éthiquement pourri toujours : avant, pendant et après.

Avant parce que ceux qui les construisent en connaissent tous les dangers.

le-nucleaire-10738976njnkn_1713.jpgPendant parce que les travailleurs de la filière y sont exposés aux radiations depuis l’extraction de l’uranium, jusqu’au transport et au stockage des déchets de production.

Pendant encore, parce que le risque de catastrophe que le discours officiel voulu nous persuader qu’il était « impossible », puis «improbable» existe bel et bien ; la preuve Tchernobyl et Fukushima.

Il faut au contraire avoir en permanence à l’esprit, que le facteur risque n’est pas aussi négligeable que les pro-nucléaire veulent bien nous le dire. De plus qu’aussi minime soit ce risque, l’ampleur des dégâts humains, économique et écologiques, en cas de catastrophe sont tels que cela exige qu’il ne soit pas pris.

La région de Fukushima est économiquement dévastée, la mer est polluée, la ressource halieutique est impropre à la consommation, les populations qui ont été exposées développeront des tumeurs cancéreuses à plus ou moins long terme. Cela nous le savons et l’on se demande bien au nom de quelle logique et de quel dogme  les autorités ne portent pas un coup d’arrêt définitif à cette «horreur technologique».

Si la filière nucléaire est dangereuse avant et pendant son exploitation, elle l’est tout autant après, parce qu’une fois la centrale fermée les choses n’en restent pas là.

Commencent alors les travaux de décontamination et de démantèlement des installations  qui s’étalent sur plusieurs décennies sans compter les encombrants déchets de production à longue durée de vie dont on ne sait que faire.

En France la question doit impérativement dépasser le cadre du débat «Sortir immédiatement ou sortir à terme du Nucléaire» dans lequel les pro-nucléaires et les anti-nucléaires se débattent à longueur d’antennes et de manifestations pendant que les centrales vieillissent et se fragilisent rendant encore plus réel le risque d’une catastrophe majeure.

Il importe que les citoyens se saisissent de cette question et LogoSDN-100.pngqu’ils imposent aux autorités politiques et publiques et privées, dont la responsabilité est désormais engagée, l’évidence qui découle des catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima.

Il faut sortir au plus vite du nucléaire. C'est possible!

13/11/2012

Transition énergétique : ça commence mal !

Alors que va s’engager le débat sur la transition énergétique, voulu par le Président de la République, acté lors de la  conférence nationale sur l'environnement François Hollande, Delphine Batho, Cécile Duflot, Cécile cannabis-Duflot, Jean-Vincent Placé, Bruno Rebelle, Atomic-Anne, Anne Lauvergeon, Pascal Colombani, Areva, CEA, Jean Jouzel, Laurence Tubiana, Jean-François Julliard, Transition énergétique, Fukushima, TEPCO, Front de gauche, PCF, Noël Mamère, Stéphane Lhomme, RSN, de septembre dernier et que la polémique se focalise sur la composition du comité qui, sous la présidence de la ministre de l'Ecologie Delphine Batho animera ce débat peut-être est-il nécessaire d’indiquer quelques données incontournables.

Tout d’abord il convient de rappeler l’objectif assigné à ce débat : François Hollande candidat, avait lors de sa François Hollande, Delphine Batho, Cécile Duflot, Cécile cannabis-Duflot, Jean-Vincent Placé, Bruno Rebelle, Atomic-Anne, Anne Lauvergeon, Pascal Colombani, Areva, CEA, Jean Jouzel, Laurence Tubiana, Jean-François Julliard, Transition énergétique, Fukushima, TEPCO, Front de gauche, PCF, Noël Mamère, Stéphane Lhomme, RSN, campagne promis s’il était élu de réduire de 75 à 50% la part du nucléaire dans la production électrique de notre pays et de jeter les bases d’une réforme en profondeur de la consommation électrique dans un souci permanent de « sobriété ».

François Hollande est aujourd’hui président de la République il entend que sa promesse soit tenue l’on ne peut que s’en féliciter.

La polémique lancée par ceux qui, à juste titre dans notre pays, mènent le « combat anti-nucléaire » à propos de la composition de ce « comité de pilotage des débats » dont Delphine Batho nous dit qu’il « est une bonne alchimie » a-t-elle vraiment la place que veulent bien lui donner les médias.

Chacun sait que sur ce sujet comme dans bien d’autres notre pays est très partagé. Il y a les pros et les anti-nucléaire.

Il est vrai que la nomination simultanée dans ce comité François Hollande, Delphine Batho, Cécile Duflot, Cécile cannabis-Duflot, Jean-Vincent Placé, Bruno Rebelle, Atomic-Anne, Anne Lauvergeon, Pascal Colombani, Areva, CEA, Jean Jouzel, Laurence Tubiana, Jean-François Julliard, Transition énergétique, Fukushima, TEPCO, Front de gauche, PCF, Noël Mamère, Stéphane Lhomme, RSN, d’Atomic-Anne – Anne Lauvergeon ancienne patronne d’Areva –  et de  Pascal Colombani – ancien administrateur général du Commissariat à l'énergie atomique – a de quoi énerver tant ces deux personnes sont la représentation symbolique de ce contre quoi les militants écologistes se sont toujours battus.

Un seul aurait largement suffit. Mais  la présence de Bruno Rebelle ancien responsable de Greenpeace France, du climatologue Jean Jouzel et de l’universitaire spécialiste du développement durable, Laurence Tubiana devrait rassurer.

Par contre l’absence d’une personnalité spécialiste du risque nucléaire en terme technique et économique est clairement une lacune à laquelle il conviendrait de palier.

Passons maintenant au cœur du sujet : la réduction à horizon 2020 de la part du nucléaire de 75 à 50% dans la production électrique et la réforme de la consommation d’énergie !

Parler de transition énergétique suppose très clairement l’abandon à terme du nucléaire. C’est dans cette perspective que doivent être orientés les débats et la butée 2020 ne doit pas être une fin en soi mais bien un jalon posé pour une sortie à terme.

L’expertise d’Anne Lauvergeon et de Pascal Colombani doit permettre de tracer clairement les pistes de cette sortie et en aucun cas de faire valoir dans le cadre du débat à venir un quelconque avantage du nucléaire en matière de moindre rejet de gaz à effet de serre.  

François Hollande, Delphine Batho, Cécile Duflot, Cécile cannabis-Duflot, Jean-Vincent Placé, Bruno Rebelle, Atomic-Anne, Anne Lauvergeon, Pascal Colombani, Areva, CEA, Jean Jouzel, Laurence Tubiana, Jean-François Julliard, Transition énergétique, Fukushima, TEPCO, Front de gauche, PCF, Noël Mamère, Stéphane Lhomme, RSN, D’ici à 2020 puis pour notre pays à la sortie à terme du nucléaire personne ne peut exclure un accident en France du type Fukushima, personne ce serait mentir au Français que de vouloir le faire croire le contraire.

Cette question est incontournable tout simplement parce que certains voudront encore nous faire prendre pour argent comptant leurs certitudes mais aussi les camouflages dont sont trop souvent l’objet les incidents plus ou moins important au jour le jour.

Nos centrales vont ou ont déjà dépassé la durée de vie pour laquelle elles ont été construites et quoi qu’on en dise la probabilité d’un accidentel loin de diminuer ne fait qu’augmenter.

A ce propos  l’examen public durant les débats du rapport officiel sur la catastrophe de Fukushima qui est accablant pour le monde fermé du nucléaire japonais serait un exercice de transparence inédit dans notre Pays. Il serait intéressant de voir  Bruno Rebelle et Atomic-Anne débattre sur le sujet.

Rappelons tout de même qu’à ce jour la facture ne cesse de s’alourdir. 100 milliards d'euros c'est la somme astronomique que pourrait coûter cette catastrophe nucléaire.

Cette somme correspond au double du montant estimé initialement par l’opérateur « Tokyo Electric Power ». Si elle intègre la décontamination et les dédommagements des victimes il ne prend pas en revanche les charges liées au démantèlement des quatre réacteurs détruits sur les six que compte la centrale.

Pour mémoire les opérations devraient durer au moins 40 ans et nécessiteront le développement de technologies non actuellement disponible et sans évoquer la nécessaire formation de milliers de techniciens. La facture du nucléaire au Japon n’a pas fini d’augmenter ce au dépend de plusieurs générations de Japonais qui se seraient bien passé d’un tel handicap.

François Hollande, Delphine Batho, Cécile Duflot, Cécile cannabis-Duflot, Jean-Vincent Placé, Bruno Rebelle, Atomic-Anne, Anne Lauvergeon, Pascal Colombani, Areva, CEA, Jean Jouzel, Laurence Tubiana, Jean-François Julliard, Transition énergétique, Fukushima, TEPCO, Front de gauche, PCF, Noël Mamère, Stéphane Lhomme, RSN, A l’heure française de la transition énergétique pour une sortie du nucléaire il ne serait pas raisonnable de ne pas prendre en compte ces éléments de la réalité nucléaire.

Vouloir s’accrocher à la présence de telle ou telle personnalité dans un comité de pilotage qui quoi qu’il arrive sera très surveillé est dérisoire au regard des enjeux de la transition énergétique de notre pays. Encore une fois les leader de l’Ecologie Politique ont mieux à faire que de caqueter à chaque décision du gouvernement pour tenter d’exister et de faire semblant de peser sur le sens des choses.

Aujourd’hui EE Les Verts, comme le Front de Gauche et François Hollande, Delphine Batho, Cécile Duflot, Cécile cannabis-Duflot, Jean-Vincent Placé, Bruno Rebelle, Atomic-Anne, Anne Lauvergeon, Pascal Colombani, Areva, CEA, Jean Jouzel, Laurence Tubiana, Jean-François Julliard, Transition énergétique, Fukushima, TEPCO, Front de gauche, PCF, Noël Mamère, Stéphane Lhomme, RSN, le PCF ont soutenu François Hollande contre Nicolas Sarkozy qui sur le plan du nucléaire a été d’une intransigeance crasse. Mieux EE Les Verts a des ministres dans le gouvernement Ayrault.

Il faut donc pour EE Les Verts assumer ou partir.

Sans compter que contester la présence d’Anne Lauvergeon de Pascal Colombani sonne comme une sorte de déclaration d’impuissance à priori des autres membres du Comité.

Il faut être raisonnable et responsable ce Comité ne pouvait pas être constitué de Jean-Vincent Placé, Stéphane Lhomme, Cécile cannabis-Duflot, Noël Mamère ….

François Hollande, Delphine Batho, Cécile Duflot, Cécile cannabis-Duflot, Jean-Vincent Placé, Bruno Rebelle, Atomic-Anne, Anne Lauvergeon, Pascal Colombani, Areva, CEA, Jean Jouzel, Laurence Tubiana, Jean-François Julliard, Transition énergétique, Fukushima, TEPCO, Front de gauche, PCF, Noël Mamère, Stéphane Lhomme, RSN, Laissons au Mouvement associatif faire son boulot et travaillons à trouver  les voies pour conforter nos thèses et infléchir les positions dans un sens plus favorables à nos idées

11/06/2011

Fukushima le scandale!

Centrale FUKUSHIMA en ruines.jpgLe gouvernement japonais vient de décider la création d’une commission indépendante pour enquêter sur la catastrophe nucléaire qui s’est produite à la centrale de Fukushima. Il était temps.

Chaque jour, ces dernières semaines, a apporté son lot d’informations nouvelles qui laissent pantois quant à la transparence des autorités japonaises en charge de la communication sur les évènements qui se sont déroulées sur le site nucléaire ravagé par le tsunami consécutif au violent séisme du 11 mars.

D’abord ont été révélés: «une suite d’erreurs de jugement et de manques au principe de précaution» dans la conduite des processus de décisions dans la prise en charge des réactions pour faire face aux difficultés nées au moment de la catastrophe.

262981.jpgEnsuite il a été fait état «d’une sous-estimation des émissions radioactives émises dès les premiers jours». La quantité d’émissions radioactives rejetées dans l’atmosphère a été en réalité de 750000 térabecquerels (TBq) et non de 370000 comme cela avait été annoncé jusqu’à maintenant.

Dans son rapport à l’AIEA – Agence Internationale pour l’Énergie Atomique – Tokyo reconnaît désormais formellement l’incapacité de la direction de la Centrale à réagir dans le temps aux dégâts crées par le séisme. En d’autres termes les équipes en place ont été dépassées par les événements, débordées, impuissantes voir mal formées à la gestion de crise.

Sont visées en particuliers les prises de décisions d’ouverture des évents de vapeurs qui ont provoqué une augmentation de la pression d’hydrogène jusqu’à entrainer l’explosion du bâtiment du réacteur N°1.

Plus grave encore et ceci constitue un scandale inacceptable! Le rapport du e32bf178-4c94-11e0-905a-6befb113463d.jpggouvernement fait état de l’entrée en fusion du combustible dans le réacteur N°1, 5 heures après le séisme et dans les 3 jours suivants pour les autres réacteurs endommagés (N° 2 et N°3). La possibilité d’un percement des cuves et l’accumulation du combustible en fusion au fond des enceintes de confinement est évoquée.

Aujourd’hui de nouvelles évacuations de population sont à l’ordre du jour ainsi que des augmentations des périmètres de sécurité autour de la centrale.

Toutes ces nouvelles informations portées à la connaissance du public confirment bien que les autorités japonaises et TEPCO (l’opérateur propriétaire de la centrale de Fukushima) ont délibérément minimisés voir bloqué la diffusion des véritables données touchant à l’étendue du désastre en cours à la Centrale atomique.

Il est important de noter qu’avant le gravissime accident du 11 mars une mission d’enquête de l’AIEA avait pointé l’insuffisance des mesures de préparation des équipes en place en cas de tsunami. Elle avait également pointé le manque d’indépendance de l’Agence de Sécurité Industrielle et Nucléaire japonaise. Cette agence est en effet placée sous la tutelle du ministère de l’économie, du commerce et de l’industrie – le METI – dont l’une des grandes missions est de promouvoir l’énergie atomique.

52e038acd5.jpgPour le philosophe japonais Kenichi Mishima «la catastrophe de Fukushima résulte de l'échec du contrôle démocratique sur la technologie industrielle».

Faut-il aller jusqu’à faire un rapprochement avec la manière dont est actuellement encadrée la filière nucléaire française entièrement sous la tutelle et l’autorité du Président de la République dont la détermination à défendre les intérêts du lobby de l’atome sont connus?

N'est-il pas venu le temps pour les Français qui n'ont jamais eu leur mot à dire sur les questions qui touchent à l'industrie nucléaire militaire et civile d'exiger enfin qu'ils soient mis en situation de décider souverainement de ce qu'ils souhaitent? Cette question devra être posée lors des prochaines présidentielles et la réponse des candidats sera déterminante pour la désignation du prochain président de la République Française

12:47 Écrit par Bernard FRAU dans 12. Point de vue | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fukushima, aiea, tepco, meti | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

 
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