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02/06/2013

Fukushima : Les blaireaux nous prennent pour des truffes!

Fukushima, Tchernobyl, OMS, UNSCEAR, Comité scientifique de l'ONU, Cancer de la Thyroïde,

Selon une dépêche AFP, vendredi 31 mai un comité de chercheurs de l’ONU, basé à Vienne  – l’UNSCEAR – a fait savoir dans un rapport officiel que les conséquences des émissions radioactives suite à la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi de 2011 ne devraient pas engendrer de conséquences sur la santé pour la population et la grande majorité des travailleurs.

Lors de la présentation de son rapport, dont la publication est à venir, le Comité scientifique de l’ONU est allé jusqu’à saluer la réaction des autorités gouvernementales dès le début de la catastrophe, allant jusqu’à indiquer que les mesures prises en Fukushima, Tchernobyl, OMS, UNSCEAR, Comité scientifique de l'ONU, Cancer de la Thyroïde, vue de la protection des populations auraient eu pour résultat de diviser par 10 l’exposition aux radiations.

S’agissant des travailleurs dépêchés sur le site – 25000 environs – le comité précise qu’aucun d’entre-eux n’est décédé et qu’il est peu probable, vu le faible nombre qui ont été très exposés, que l’on puisse noter dans le futur une augmentation des cancers de la thyroïde consécutifs aux radiations.

Rappelons qu’en mars 2011, suite à un tremblement de terre Fukushima, Tchernobyl, OMS, UNSCEAR, Comité scientifique de l'ONU, Cancer de la Thyroïde, séisme de magnitude 9 et à un tsunami gigantesque, l'accident à la centrale nucléaire de Fukushima avait provoqué le rejet de très importantes émissions radioactives polluant l'air, la mer et les sols de la région, située à 220 km au nord-est de Tokyo.

Plusieurs dizaines de milliers de personnes, environs 100000, avaient dû évacuer leur domicile et la catastrophe naturelle avait causé la mort de 19.000 personnes sans qu’il ait été établi un décompte officiel des décès occasionnés directement par les radiations nucléaires en provenance de la centrale.

Fukushima, Tchernobyl, OMS, UNSCEAR, Comité scientifique de l'ONU, Cancer de la Thyroïde, Contrairement aux conclusions du rapport de l'UNSCEAR, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) avait déclaré en mars 2013 que, dans les zones les plus contaminées, le risque de cancer a augmenté précisant que le reste de la population japonaise n'était pas affectée.

La catastrophe de Fukushima est à ce jour le pire accident nucléaire qui se soit produit depuis 1986 à la centrale de Tchernobyl  en Ukraine. Une augmentation du nombre de cancers de la thyroïde y avait été constatée.

Wolfgang Weiss, qui a supervisé l’élaboration du rapport de l'UNSCEAR aura beau nous déclaré que les doses de radiations reçues à Tchernobyl par les populations étaient supérieures à celles mesurées à Fukushima rien ne nous empêchera de penser que ce rapport n’est qu’une collection  d’informations douteuses qui ne visent qu’à faire croire au bon peuple japonais que son pays peut régénérer son parc nucléaire et faire comme si rien ne s’était passé.

Fukushima, Tchernobyl, OMS, UNSCEAR, Comité scientifique de l'ONU, Cancer de la Thyroïde, Ce lamentable rapport est à la fois un outil de propagande pro-nucléaire et une provocation pour les innombrables Japonais qui refusent de voir leur pays réinvestir dans cette filière énergétique hors de prix, sale et dangereuse pour les Hommes et la Nature!

Cela vaut d’ailleurs également pour la France qui s’obstine à vouloir à maintenir le choix nucléaire engagé par Valéry Giscard d’Estaing, consolidée par François Mitterrand, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et maintenant François Hollande.  

Les blaireaux nous prennent pour des truffes mais nous ne sommes pas dupes




12:51 Écrit par Bernard FRAU dans Energie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fukushima, tchernobyl, oms, unscear, comité scientifique de l'onu, cancer de la thyroïde | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

19/03/2013

Fukushima : Ça chauffe dans les piscines

502720.jpgUn nouvel incident vient de se produire à la centrale atomique de Fukushima, ravagée le 11 mars 2011 qui provoque l’inquiétude des Japonais. De quoi s’agit-il ?

L’alimentation en courant électrique des équipements destinés à assurer le fonctionnement des installations sensibles de la centrale, est interrompue depuis 24 heures.

A l’heure actuelle TEPCO, l’opérateur responsable de la Centrale, est dans l’incapacité d’expliquer cette panne qui affecte notamment les systèmes de refroidissement des piscines de stockage de combustibles usés de la centrale.

Avant la coupure la température dans le bassin du réacteur N° 4 se situait à 25° Celsius. Sans le système de refroidissement cette température monte régulièrement de 0,37 degré par heure soit près de 9 degrés par Jour.

Ce qui laisse aux techniciens de Tepco 4 jours pour rétablir la situation dans ce bassin dans lequel sont stockés un peu plus de 1500 crayons de combustibles ce qui équivaut à trois cœurs de réacteurs.

Le seuil de 65° degré Celsius est considéré comme seuil potentiellement critique pouvant déclencher des réactions difficilement contrôlables.

963952-1141146.jpgQuestionné à propos de la gravité de cette panne dont personne à l’heure actuelle ne sait ou ne veut dire l’origine, le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga, s’est contenté de dire l’habituel discours de circonstance ; il comprend l’inquiétude à propos de la situation au réacteur N°4, il assure que Tepco a le temps pour rétablir le courant électrique.

Il convient de noter que ce n’est pas la première fois que depuis 2011 les installations électriques de la centrale sont défaillantes.

En janvier 2012, une panne a provoqué l’arrêt du système de refroidissement de trois piscines pendant une heure. En juin de la même année, la défaillance d’une pompe dans le bassin du réacteur 4 avait conduit à un arrêt de 30 heures du refroidissement, provoquant une augmentation de la température de l’eau jusqu’à 43° degrés Celsius.

Ce nouvel incident est l’illustration patente que la filière nucléaire est porteuse d’une maladie congénitale dont les manifestations peuvent dégénérer en catastrophe. Même à l’arrêt les réacteurs d’une centrale constitue un risque pour les habitants et les écosystèmes naturels.

480797.jpgUne fois de plus, au Japon mais cela vaut également pour la France, les autorités se répandent en discours rassurants, quand ils ne tentent pas de nous persuader des bienfaits du nucléaire. Pas de dégagement de gaz à effets de serre disent-il, quand d’autres expliquent : « c’est bon pour l’économie et nos exportations ».

Il faut cesser de prendre l’opinion publique pour une bille. Une centrale nucléaire c’est sale, c’est cher, c’est éthiquement pourri toujours : avant, pendant et après.

Avant parce que ceux qui les construisent en connaissent tous les dangers.

le-nucleaire-10738976njnkn_1713.jpgPendant parce que les travailleurs de la filière y sont exposés aux radiations depuis l’extraction de l’uranium, jusqu’au transport et au stockage des déchets de production.

Pendant encore, parce que le risque de catastrophe que le discours officiel voulu nous persuader qu’il était « impossible », puis «improbable» existe bel et bien ; la preuve Tchernobyl et Fukushima.

Il faut au contraire avoir en permanence à l’esprit, que le facteur risque n’est pas aussi négligeable que les pro-nucléaire veulent bien nous le dire. De plus qu’aussi minime soit ce risque, l’ampleur des dégâts humains, économique et écologiques, en cas de catastrophe sont tels que cela exige qu’il ne soit pas pris.

La région de Fukushima est économiquement dévastée, la mer est polluée, la ressource halieutique est impropre à la consommation, les populations qui ont été exposées développeront des tumeurs cancéreuses à plus ou moins long terme. Cela nous le savons et l’on se demande bien au nom de quelle logique et de quel dogme  les autorités ne portent pas un coup d’arrêt définitif à cette «horreur technologique».

Si la filière nucléaire est dangereuse avant et pendant son exploitation, elle l’est tout autant après, parce qu’une fois la centrale fermée les choses n’en restent pas là.

Commencent alors les travaux de décontamination et de démantèlement des installations  qui s’étalent sur plusieurs décennies sans compter les encombrants déchets de production à longue durée de vie dont on ne sait que faire.

En France la question doit impérativement dépasser le cadre du débat «Sortir immédiatement ou sortir à terme du Nucléaire» dans lequel les pro-nucléaires et les anti-nucléaires se débattent à longueur d’antennes et de manifestations pendant que les centrales vieillissent et se fragilisent rendant encore plus réel le risque d’une catastrophe majeure.

Il importe que les citoyens se saisissent de cette question et LogoSDN-100.pngqu’ils imposent aux autorités politiques et publiques et privées, dont la responsabilité est désormais engagée, l’évidence qui découle des catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima.

Il faut sortir au plus vite du nucléaire. C'est possible!

06/04/2012

Grave évènement à la Centrale de Penly

 Centale de Penly, Tchernobyl, Fukushima, ASN, EDF, Circuit primaire, Départ de feux, Jean-Christophe Niel, Centrale de Cattenom, Centrale de Saint-Laurent des Eaux, réacteur N°2 centrale de Penly, gouvernement, Eric Besson, Nicolas Sarkozy, NKM, Stop EPR, RSN, Réseau Sortir du Nucléaire Grennpeace,Jeudi 5 avril à 12h 30 un grave incident s’est produit à Penly ! Deux départs de feux  sur une pompe du circuit primaire du réacteur n°2 de la centrale nucléaire ont détérioré l’étanchéité de l’installation en cause et provoqué une fuite d’eau radioactive.

Evoquant d’abord « un dégagement de fumée sans feu » EDF a bien été obligé de reconnaître plus tard la réalité des faits qui ont entraîné l’arrêt d’urgence du réacteur et sa mise à l’arrêt à froid.

A savoir la rupture de l'étanchéité du circuit primaire du réacteur et une fuite d’eau radioactive de 2300 litres/heure.

 Centale de Penly, Tchernobyl, Fukushima, ASN, EDF, Circuit primaire, Départ de feux, Jean-Christophe Niel, Centrale de Cattenom, Centrale de Saint-Laurent des Eaux, réacteur N°2 centrale de Penly, gouvernement, Eric Besson, Nicolas Sarkozy, NKM, Stop EPR, RSN, Réseau Sortir du Nucléaire Grennpeace,Rappelons qu’une fuite du circuit primaire d’un réacteur n’est en rien une banale anomalie de fonctionnement. Le fluide présent dans le circuit primaire d’un réacteur circule dans la cuve. Son rôle consiste à refroidir le combustible radioactif.

C’est pour éviter l’emballement de la réaction à l’intérieur du système qu’il importe que ce combustible soit refroidit de façon constante. L’absence de refroidissement peut, en effet, potentiellement générer une perturbation brutale de la réaction en chaine dans le cœur du réacteur avec pour conséquences une dégradation des structures de l’ensemble.

De plus le liquide qui s’échappe d’un circuit primaire de réacteur est chargé en radionucléides potentiellement dangereux pour l’environnement mais également pour la santé des intervenants sur incident qu’ils soient pompiers ou simples travailleurs du nucléaire.

Cette défaillance est donc extrême grave !

Comme à l’accoutumée l’opérateur EDF et l’ASN – Autorité de  Centale de Penly, Tchernobyl, Fukushima, ASN, EDF, Circuit primaire, Départ de feux, Jean-Christophe Niel, Centrale de Cattenom, Centrale de Saint-Laurent des Eaux, réacteur N°2 centrale de Penly, gouvernement, Eric Besson, Nicolas Sarkozy, NKM, Stop EPR, RSN, Réseau Sortir du Nucléaire Grennpeace,Sureté Nucléaire – y sont allés bon cœur en propos rassurants «les eaux provenant de la fuite ont été collectées par des circuits prévus à cet effet», ont-ils indiqué, ils sont situés «à l’intérieur du bâtiment réacteur», «Cet incident n’a eu aucune conséquence sur l’environnement» et tatata et tatata.

L’ASN a « provisoirement classé cet évènement en niveau 1 sur l’échelle INES", qui va de 1 – anomalie –  à 7 – accident majeur – »

Si l’on peut admettre un souci chez les «institutionnels» de chercher à rassurer les populations, il faut dire que ces discours récurrents, qui à chaque fois sont débités par des responsables dont l’expression mécanique donne à croire qu’ils ne croient même pas eux-mêmes à ce qu’ils disent, sont proprement insupportables !

Cette fois encore, on aura, côté opérateur EDF et ASN, tout tenté pour minimiser la gravité de ce qui s’est produit à Penly. Mais sur  le principal, l’origine des départs de feux, rien encore n’a été dit !

Et c’est pourtant bien là sur les raisons de ces départs de feux qu’il est important d’informer les citoyens et les consommateurs qui financent ces installations.

29 personnes ont été mobilisées pour maîtriser et éteindre les départs de feux, pas deux, pas trois, vingt-neuf. C’est dire si le feu était important ! Un des intervenants a été brûlé. « Il s’agit d’une blessure limitée » s’est empressé d’indiqué Jean-Christophe Niel, le directeur général de l’ASN.

 Centale de Penly, Tchernobyl, Fukushima, ASN, EDF, Circuit primaire, Départ de feux, Jean-Christophe Niel, Centrale de Cattenom, Centrale de Saint-Laurent des Eaux, réacteur N°2 centrale de Penly, gouvernement, Eric Besson, Nicolas Sarkozy, NKM, Stop EPR, RSN, Réseau Sortir du Nucléaire Grennpeace,Ce même jeudi un des réacteurs de la centrale de Saint Laurent des Eaux a été arrêté en urgence. Il y a peu c’est à la centrale de Cattenom qu’il était procédé à une série d’arrêts de réacteur non prévus au programme normal de maintenance.

L’ensemble des centrales du parc nucléaire français a subit avec succès, si l’on en croit EDF, les « stress tests » requis après la catastrophe de Fukushima !

Comment peut-on admettre ces incidents à répétition sans, d’une manière ou d’une autre, remettre en cause la fiabilité générale de la sureté des installations nucléaires françaises ?

Comment continuer à accepter sans réagir, les affirmations du gouvernement et des instances industrielles concernées qui ne cessent d’affirmer et de vanter la «qualité exceptionnelle» du savoir-faire hexagonal en la matière?

 Centale de Penly, Tchernobyl, Fukushima, ASN, EDF, Circuit primaire, Départ de feux, Jean-Christophe Niel, Centrale de Cattenom, Centrale de Saint-Laurent des Eaux, réacteur N°2 centrale de Penly, gouvernement, Eric Besson, Nicolas Sarkozy, NKM, Stop EPR, RSN, Réseau Sortir du Nucléaire Grennpeace,N’en déplaise à l’ASN, à EDF, à AREVA et au gouvernement, chaque nouvel événement du type de celui qui vient de se produire à Penly est une preuve flagrante que la sûreté du parc nucléaire français est désormais défaillante.

Ceci est d’ailleurs probablement dû à l’affaiblissement naturel des installations lié au vieillissement réel de celles-ci.

Plus que jamais s’impose, la fermeture des centrales en fin de vie, un débat national sur les choix politiques futurs de la France en matière d’énergie, débat à la conclusion duquel devra être proposé clairement aux Français de Sortir du Nucléaire.

S’agissant des décisions requises immédiatement.

Il convient d’abord d’inscrire à l’agenda de la direction de la centrale de Penly la mise en oeuvre d’une procédure complète et contradictoire de retour d’expérience concernant le très grave événement qui vient de se produire.

Puis d’imposer aux directions des centrales du parc nucléaire hexagonal, un audit complet de l’ensemble des joints de circuit primaire des réacteurs actuellement en service.

 Centale de Penly, Tchernobyl, Fukushima, ASN, EDF, Circuit primaire, Départ de feux, Jean-Christophe Niel, Centrale de Cattenom, Centrale de Saint-Laurent des Eaux, réacteur N°2 centrale de Penly, gouvernement, Eric Besson, Nicolas Sarkozy, NKM, Stop EPR, RSN, Réseau Sortir du Nucléaire Grennpeace,Enfin de planifier la réalisation des mesures correctives nécessaires à garantir un niveau de sûreté des installations, à la mesure du risque engendré par l’industrie nucléaire, largement connu depuis les catastrophes de Tchernobyl et Fukushima.

L’ensemble des conclusions des dispositions arrêtées, devront en outre être toutes rendues publiques.

10/03/2012

11 Mars 2012: «Sortir du Nucléaire c’est possible, décidons-le sans délais !»

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Le 11 mars 2011, cette date est encore bien présente dans la mémoire collective de la planète. Ce jour là, le Japon, déjà durement touché par une catastrophe naturelle d’une grande ampleur, devait faire face pour la troisième fois de son histoire au péril nucléaire. Soixante cinq ans après avoir été les victimes du nucléaire militaire américain, les Japonais étaient frappés par le nucléaire civil !

Le 11 mars 2011, le monde était rappelé à la réalité ! Contrairement à ce que nous en racontent les «aficionados du nucléaire», de tous bords, l’utilisation de cette technologie, dévoreuse d’argent public, potentiellement porteuse de mort et de longues maladies pour les hommes, de destruction massive et durable pour l’environnement, comporte des risques incontrôlables en cas de défaillances toujours imprévisibles et produit des déchets dont la durée de vie est très largement plus importante que celle de plusieurs dizaine de durée de vie d’un homme.

Un an après la catastrophe de Fukushima, pour que personne n’oublie, une chaîne humaine va se déployer dans la vallée du cesium_fukushima_3-ed610.jpgRhône, là où vivent des millions de personnes et où des «inconscients» ont cru bon de concentrer pas moins de 14 réacteurs nucléaires, les exposants ainsi de façon permanente et totalement inacceptable à risque majeur d’accident chaque jour de plus en plus probable eu égard à l’âge des centrales en service.

Plusieurs dizaines de milliers de personnes de toutes origines françaises et européennes convergeront entre Lyon et Avignon pour dire ensemble «Sortir du Nucléaire c’est possible

Hiroshima, Nagasaki, Tchernobyl, Fukushima, Areva, EDF, Eric BESSON, Nicolas Sarkozy, François Hollande, Parti Socialiste, PCF, Energie Renouvelable, Réseau sortir du Nucléaire, Penly, Paluel, EPR, Nogent sur Marne, Fessenhiem, Tricastin, Chaîne Humaine Lyon Avignon, 11 Mars 2011, 11 Mars 2012,  Etre solidaire des Japonais, soutenir l’initiative du Réseau Sortir du Nucléaire et des très nombreux relais qui ont rejoint la mobilisation en région, est certes un acte militant dont nous devons tous être fiers.

Mais au-delà, cette mobilisation doit aussi constituer un signal puissant en direction des décideurs politiques qui doivent se positionner clairement sur un sujet à propos duquel leurs décisions engagent leur responsabilité personnelle.

Les Français dans leur grande majorité refusent d’être sous la menace permanente d’un danger qui peut les anéantir, eux et leurs familles, immédiatement ou après de longues années de souffrances invalidantes.

Ce 11 mars 2012 nous soutiendrons ensemble si possible entre Lyon et Avignon où en rejoignant les différentes article_photo_1216369630302-3-0.jpgmanifestations locales qui se tiendront en région pour dire que nous ne voulons pas que demain sur la déjà trop longue liste des catastrophes nucléaires mondiales figure le nom de Penly, Paluel, Flamanville, Saint Laurent des Eaux, Fessenheim, Gravelines, Bugey, Nogent, Dampierre, Tricastin , Blayais, Chinon, Civaux, Golfech, Saint-Alban, Cruas, Belleville, Catenon ou Chooz.

Dimanche 11 mars 2012 doit être le jour de la «mobilisation générale» pour dire : «non à la folie industrielle du nucléaire», «oui à une consommation intelligente et rationnelle de l’énergie»  et «oui à l’entrée dans le monde moderne de l’énergie renouvelable, propre et sure».

Dimanche 11 mars 2012 faites l’histoire et rejoignez le mouvement pour libérer le Pays de ses ennemis de l’industrie française du nucléaire.

 

nucleaire-non-merci.jpgHiroshima 6 aout 1945, Nagasaki 9 aout 1945, Tchernobyl 26 avril 1986 et Fukushima 11 mars 2011. Comment, à moins d’être fou, peut-on encore imaginer poursuivre dans une voie qui conduira immanquablement à devoir vivre un drame identique?

 

«Sortir du Nucléaire c’est possible, décidons-le sans délais !»

 

24/05/2011

Qui se préoccupe encore de Fukushima?

nucleaire%20monde%20%20Kheng%20Guan%20Toh%20%20Fotolia_com.jpgDepuis plus d’une semaine c’est l’affaire DSK qui fait sans discontinuité la «une» des grands médias - presse, télévision et radio confondues -. Plus personne ne se pose de questions! Après avoir été sous le coup de la peur nucléaire, pendant une bonne quinzaine de jours. On a invité gentiment les Français à passer à autre chose.

Gloser sur le montant de la fortune de DSK et les moyens qu’il entend mettre pour tenter de sortir de sa sordide affaire, c’est pain béni pour ceux qui n’entendent rien changer au cours des choses et continuer comme si de rien n’était.

DSK-devant-la-cour-penale.jpgIl est vrai que les «comportements privés» de l’ex-candidat à la candidature à la magistrature suprême de la France, sont plus proches du format des histoires que les feuilletons américains nous dégueulent «en prime time» le soir sur les chaînes de la Télévision.

Du sang, de la chique, du cul et des mollards voilà ce qui depuis trop longtemps fait le pain et les jeux quotidiens offerts abondamment aux Français, qui en ont tellement pris l'habitude, au point qu'ils ne se rendent plus vraiment compte où le monde va.

1804596.jpgLes réacteurs 1,2 et 3 de la centrale atomique de Fukushima Daiichi sont rentrés en fusion et cela probablement très tôt après le tsunami, et la situation semble impossible à stabiliser avant de long mois.

Période durant laquelle la pollution radioactive va se poursuivre faisant et s'accumuler faisant de la catastrophe de Fukushima une catastrophe assurément plus importante que celle de Tchernobyl.

«Les retombées de Fukushima sont détectables à des niveaux significatifs jusqu'à Kanagawa, située à environ 270 km de la centrale», indique le laboratoire de l'Association pour le contrôle de la radioactivité dans l'Ouest – ARCO – dans un rapport consultable sur http://acro.eu.org .

Le laboratoire, expert reconnu pour son sérieux, s'est alarmé, vendredi 20 mai, des taux de pollution relevé sur terre et en mer près de la centrale dans des termes qui ne font aucun doute sur le niveau de gravité de ce qui se passe en ce moment au Japon et qui nous concerne très directement.

Faut-il rappeler qu’en matière de retombée de pollutions nucléaires, comme pour d’autres pollutions d’ailleurs, la planète est un grand village où personne n’est à l’abri.

1299927074.jpg«Dans la préfecture de Fukushima, les niveaux sont comparables à ceux que l'on trouve autour de Tchernobyl», ont affirmé les experts de l’ACRO à l’issue des analyses menées sur des échantillons envoyés à Caen par des bénévoles japonais.

Les légumes analysés à 80 km de la centrale sont impropres à la consommation, «Si l'on calcule la contamination en césium 137 en Bq/m2, toutes les valeurs relevées dans la préfecture de Fukushima sont supérieures à la limite de 185.000 becquerels par mètre carré qui ouvre le droit à la migration en Biélorussie», ont ajoutés les experts de l’ACRO..

Alors, deux questions m'interpellent directement:

Pourquoi ce silence de la part de nos autorités politiques?

Pourquoi cette insouciance de la part de nos concitoyens?

263212.jpgSi la question de la morale et de l’éthique devra trouver sa pleine place au moment du débat pour la prochaine campagne présidentielle, nul doute que celui de la question du choix politique de la France en matière énergétique devra s'imposer.

 

03:34 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : acro, fukushima, tchernobyl, pollutions | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

22/04/2011

25 ans après Tchernobyl: c’est toujours non au nucléaire!

nucleaire%20monde%20%20Kheng%20Guan%20Toh%20%20Fotolia_com.jpg25 ans après la catastrophe de Tchernobyl, la donne n’a pas changé. L’énergie nucléaire pose sans conteste possible en France mais également partout dans le monde la question fondamentale d’une technologie non maîtrisable à 100% par l’homme. Elle fait courir un risque majeur à l’Humanité toute entière pour aujourd’hui, pour demain mais également après demain.

intérieur Fukushima.jpgLa catastrophe de Fukushima, est l’illustration parfaite de l’effondrement du mythe de la sureté nucléaire. Depuis le 11 mars il a été donné au monde entier de constater qu’une centrale nucléaire n’est pas un sanctuaire à l’abri des aléas climatiques et des catastrophes naturelles. Faut-il attendre que la démonstration soit faite que de la même manière un acte terroriste contre un site nucléaire peut conduire au pire et exposer la nature les hommes et les animaux à des risques insensés.

logo_asn.pngL’Alliance Ecologiste Indépendante soutient les militants qui occupent actuellement les locaux de l’ASN et également ceux qui partout en France commémorent les 25 ans de Tchernobyl en mémoire de toutes les victimes civiles du nucléaire.

Les flick acceuille le train.jpgL’Alliance Ecologiste Indépendante dénonce les déploiements disproportionnés de forces de police destinés à faire pression sur les militants pacifiques et les empêcher d’alerter nos concitoyens sur les dangers de cette énergie maudite.

L’Alliance Ecologiste Indépendante réaffirme avec ces militants la nécessité de décider immédiatement la fermeture de tous les réacteurs situés en zones à 100210110738.jpgrisques sismiques ou d’inondation, l'annulation des projets de construction des EPR sur les sites de Flamanville et de Penly en Normandie et la mise en chantier d’un programme recherche développement pour engager une refonte de la politique énergétique de notre Pays.

18:57 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tchernobyl, fukushima, penly, flamenville, asn, epr | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

04/04/2011

L'entretien accordé par le patron de l'ASN au quotidien "Le Monde"

André-Claude Lacoste patron de la sécurité nucléaire en France a accordé une interview au quotidien Le Monde daté 31 mars 2011. Les choses de l’atome relèvent, dans notre beau pays, de l’opacité la plus dense quand elles ne flirte pas avec et le mensonge le plus grotesque – confère le nuage de Tchernobyl s'arrêtant à la frontière de la France – . Chacun aura noté que de ce point de vue le Japon n'est pas en reste. Les propos d' André-Claude Lacoste méritent une attention particulière tant ils sont différents des ministres Luc BESSON et Nathalie KOSSUSCO-MORISSET. En particulier il faut lire et méditer cette phrase du Président de l'Autorité française de sureté nucléaire (ASN): “On ne peut garantir qu’il n’y aura jamais d’accident grave en France”.

Japan_Nuclear.jpgTels des docteurs Frankenstein, les nucléocrates de tous bords, de droite comme de gauche – ici encore nous noterons les convergences entre DSK et NS –, en France mais aussi ailleurs dans le monde nous exposent à la folie de la créature dont ils sont impuissants à maîtriser les méfaits et les menaces.

Cet entretien est révélateur de cette réalité que l'on veut nous dissimuler, chaque nouvelle implantation d'un réacteur nucléaire dans le monde nous rapproche un peu plus de l'enfer.

*********

Le monde: Quel regard portez-vous sur la crise nucléaire à Fukushima ?

André-Claude Lacoste : Le Japon vit un drame absolu, effroyable. Le séisme et le tsunami ont fait au moins 25 000 morts, sans compter les sans-abri. L’accident nucléaire n’est qu’un élément de cette tragédie. Concernant l’état de la centrale, deux éléments sont positifs : les Japonais ont remplacé l’eau de mer par de l’eau douce pour refroidir les cuves des réacteurs et maintenir le niveau d’eau dans les piscines de combustibles usés ; et nous avons moins d’inquiétudes sur l’état de ces piscines. Pour autant, nous sommes toujours face à une crise majeure. L’issue dépend de deux facteurs : le rétablissement d’un refroidissement permanent des installations par de l’eau douce et la disponibilité d’une source froide. Il faudra un nombre considérable de semaines ou de mois, d’autant qu’il y a maintenant des fuites permanentes de radioactivité, sans qu’on sache très bien d’où elles émanent.

» Les conditions d’intervention sont extrêmement difficiles. Il ne s’agit pas d’”opérations suicide”: on n’envoie pas les travailleurs à la mort. Mais leur temps d’intervention est très limité: on parle d’une vingtaine de minutes, ce qui est très court.

Qu’en est-il de la contamination de la région de Fukushima ?

Sur le site, la radioactivité est très intense. Alentour, il faut attendre de disposer de chiffres pour se prononcer. Tout dépend des concentrations que l’on trouvera, notamment en iode et en césium radioactifs. J’ai le sentiment que la zone d’évacuation de la population [dans un rayon de 20 km] et celle de mise à l’abri [10 km supplémentaires] représentaient des périmètres raisonnables. Mais il est clair qu’il existe une dispersion de radioactivité au-delà des 30km en “taches de léopard”. La gestion de ces territoires contaminés va durer des années, sinon des décennies.

Quelle assistance la France peut-elle apporter ?

Areva a des compétences sur les réacteurs à eau bouillante, héritées de Siemens. Le Commissariat à l’énergie atomique a des capacités de recherche. Ces entreprises peuvent fournir des esprits neufs, moins englués dans la gestion quotidienne de cette crise effroyable.
En ce qui concerne l’ASN, nous menons depuis 2005 une réflexion sur les situations post-accidentelles, avec un comité directeur (Codirpa) qui associe une centaine de personnes. On n’a, Dieu merci, pas d’expérience pratique, mais des idées sur la façon de gérer le moins mal possible. Notre offre d’assistance intellectuelle sera confirmée à l’occasion du déplacement du président de la République et de la ministre de l’écologie, jeudi 31 mars à Tokyo.

» Concernant ce Codirpa, certaines associations regrettent que les scénarios étudiés ne soient pas assez graves… Il a toujours été dans notre intention de couvrir une gamme de scénarios allant du plus probable au plus extrême. Il me paraît évident qu’on va intégrer, typiquement, ce qui se passe au Japon.

Un accident nucléaire majeur peut-il survenir en France ?

Je l’ai toujours dit : personne ne peut garantir qu’il n’y aura jamais un accident grave en France. Il convient de faire deux choses: essayer de réduire la probabilité que cela arrive, ainsi que les conséquences, si cela arrive. C’est toute la philosophie de la sûreté nucléaire. Quand survient une crise comme au Japon, il faut en tirer un retour d’expérience. Deux initiatives politiques vont en ce sens, portées par la Commission européenne, avec des stress tests, et par le premier ministre, François Fillon, qui nous a demandé un audit des centrales françaises. Celui-ci portera sur l’aléa sismique, l’inondation, la perte d’alimentation électrique, la perte de source de refroidissement, la gestion de crise et le cumul de ces difficultés.

» Nous sommes en train de bâtir ce programme. Je veillerai à sa cohérence avec les tests de résistance demandés par la Commission européenne. Avec mes homologues d’Europe de l’Ouest, nous avons publié une première proposition sur le contenu de ces tests. Pour nous, c’est une vérification des marges de sûreté. Prenons l’aléa sismique: on a vérifié que l’installation y répondait, voyons comment elle réagirait à un aléa plus fort. Existe-t-il un risque que ces “stress tests” répondent au plus petit dénominateur commun entre les autorités de sûreté ? Je ne crois pas. Pour chacun des chefs d’autorité nucléaire, ce qui se passe au Japon est un vrai choc. Nous prenons très au sérieux les conditions d’analyse.

En 2003, en France, il y a eu conflit entre EDF et l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) sur cet aléa. Les antinucléaires vous accusent d’avoir tranché en faveur de l’électricien…

On va tout revisiter. En matière sismique, il y a des chapelles de spécialistes qui se battent avec furie. En l’occurrence, en 2003, j’ai tranché de façon que l’on arrive à une évaluation raisonnable du risque. Je n’ai strictement aucun regret. L’ASN a pour mission de trancher des débats techniques ou scientifiques.

Nicolas Sarkozy a dit que si un réacteur ne passait pas les tests, il n’hésiterait pas à le fermer. Quels sont ceux qui vous paraissent les plus faibles ?

Nous n’avons pas commencé ce travail. Si on trouvait matière à fermer, on le ferait. Mais en désigner à l’avance voudrait dire que nous n’avons pas fait notre travail par le passé. La déclaration du commissaire européen Günther Ottinger affirmant que certaines centrales ne vont pas passer le test me paraît de nature à décrédibiliser le système d’évaluation.

Avez-vous les moyens de conduire rapidement ces analyses ?

L’audit national et les stress tests porteront sur les cinq thèmes cités, à partir de données disponibles. S’il faut poursuivre les études, nous le ferons, mais il est légitime que nous rendions compte à la fin de l’année au Parlement. Il va falloir augmenter nos moyens pour éviter de baisser la garde sur nos contrôles habituels. On ne peut pas faire appel aux compétences étrangères, mobilisées sur leur propre terrain. Peut-on rappeler des retraités? Nous en sommes au tout début de la réflexion.

Vous attendiez-vous à ce qui s’est passé au Japon ?

Non, parce que la crise japonaise résulte d’un cumul d’agressions extérieures – un tremblement de terre, puis un tsunami – qui a surpris l’exploitant et nos homologues. En France, avec des phénomènes d’un ordre de grandeur très différent, nous n’avons pas étudié, par exemple, le cumul d’un tremblement de terre et d’une inondation. Il y a à l’évidence des problèmes nouveaux à se poser.

Comme la rupture de barrages…

Tout à fait. Mais ces questions dépassent, et de beaucoup, le seul domaine du nucléaire. Il faut avoir l’esprit totalement ouvert.

Source Le Monde : Propos recueillis par Pierre Le Hir et Hervé Morin

16:44 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : andré-claude lacoste, asn, fukushima, edf, tchernobyl | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

 
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