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08/07/2012

Génocide arménien : François Hollande remet Fabius dans les clous.

Jeudi dernier lors d’un entretien officiel avec le chef de la Laurent Fabius, Fraçois Hollande, Génocide arménien,,,,Turquie, Syrie, Iran, Minorité Kurdes, Arménie, Alain Juppé, Bruno Lemaire, Damas, Téhéran, Président Gul, Recep Tayyip Erdogan, Otan, G, Afghanistan, Franck Papazian, CCAF, Conseil de coordination des organisations arméniennes, Conseil Constitutionnel, Paris Ankara,diplomatie turque, Laurent Fabius tout en évoquant « une nouvelle étape » dans les relations entre Paris et Ankara avait laissé à penser que la France excluait la possibilité d’adoption dans notre pays, d’une nouvelle loi destinée à punir la négation des génocides en général et en particulier celui des Arméniens perpétré entre 1915 et 1917 par les Turcs sous l’empire ottoman.

Laurent Fabius, Fraçois Hollande, Génocide arménien,,,,Turquie, Syrie, Iran, Minorité Kurdes, Arménie, Alain Juppé, Bruno Lemaire, Damas, Téhéran, Président Gul, Recep Tayyip Erdogan, Otan, G, Afghanistan, Franck Papazian, CCAF, Conseil de coordination des organisations arméniennes, Conseil Constitutionnel, Paris Ankara,Outre la très violente querelle diplomatique –  l’on a été  jusqu’à décider officiellement côté turc de mesures de rétorsion  avec rappel d’ambassadeur –  que le choix de la France avait suscité en Turquie, on se souvient que le texte présenté en 2011 et voté au Parlement avait finalement fait l’objet, en février dernier, d’une censure par le Conseil Constitutionnel.

Sur la base de cette décision Laurent Fabius a cru bon de s’autoriser à dire, cette instance – le Conseil Constitutionnel Laurent Fabius, Fraçois Hollande, Génocide arménien,,,,Turquie, Syrie, Iran, Minorité Kurdes, Arménie, Alain Juppé, Bruno Lemaire, Damas, Téhéran, Président Gul, Recep Tayyip Erdogan, Otan, G, Afghanistan, Franck Papazian, CCAF, Conseil de coordination des organisations arméniennes, Conseil Constitutionnel, Paris Ankara,ndlr –  « a décidé que la proposition de loi qui avait été présentée par les parlementaires (de la précédente majorité de droite) était contraire à notre Constitution donc il n'est pas possible de reprendre le même chemin sinon le résultat sera évidemment le même ».

Les réactions côté arménien ne se sont pas faites attendre. Les représentants de la communauté arménienne de France ont très vite fait part de leurs inquiétudes parlant même de « trahison » après les déclarations du numéro 2 du gouvernement Français. Notre pays compte près de 600000 français d’origine arménienne.

Laurent Fabius, Fraçois Hollande, Génocide arménien,,,,Turquie, Syrie, Iran, Minorité Kurdes, Arménie, Alain Juppé, Bruno Lemaire, Damas, Téhéran, Président Gul, Recep Tayyip Erdogan, Otan, G, Afghanistan, Franck Papazian, CCAF, Conseil de coordination des organisations arméniennes, Conseil Constitutionnel, Paris Ankara,François Hollande, avait en avril 2012,  lors de la commémoration du 97e anniversaire du génocide arménien rappelé en tant que candidat à l’élection présidentielle  sa promesse d’une loi de pénalisation des auteurs de négationnisme en la matière.

De même il avait rappelé son engagement de toujours en faveur  de la mémoire du génocide arménien, déclarant aux membres  présents à cette manifestation : « Chaque année, je viendrai participer à l'hommage, chaque année je partagerai votre combat pour la vérité et la justice », ajoutant, « j'aimerais être le président qui, en 2015, pourra une nouvelle fois s'incliner pour le centenaire de ce qui a été le premier génocide du siècle ».

Selon un communiqué, sans équivoque du Conseil de coordination des organisations arméniennes de France  l’on a appris samedi que le chef de l’Etat n’avait pas fait une croix sur sa promesse de campagne : « Pour couper court à toutes les rumeurs consécutives aux déclarations de Laurent Fabius qui a semblé remettre en cause l'engagement de François Hollande de proposer une nouvelle loi de pénalisation du négationnisme, le Président de la République a téléphoné ce matin à M. Franck Papazian – coprésident du CCAF –  pour lui confirmer qu'il n'avait pas changé d'avis sur le sujet ».

Le chef de l’Etat devrait, toujours selon ce communiqué, recevoir avant « la fin du mois une délégation du CCAF pour envisager les modalités de la mise en place d'un tel texte ». Sollicitées, par les agences de presse, les services de la Présidence de la République ont confirmé : « Le président a fait part de ses engagements pendant la campagne. Il les tiendra »

Si certains ont pu en douter, qu’ils se rassurent, il n’y aura pas, sur le sujet, de divergence au sommet de l’Etat! Laurent Fabius vient d’être recadré. En France le patron c’est le Président, pas le ministre.

Ce faisant on peut légitimement s’interroger sur les motivations de Laurent Fabius dans cette affaire qui est loin d’être anodine.

Avec cette  déclaration,  très maladroite sur le plan diplomatique tellement elle est inopportune, Laurent Fabius, d’habitude si prudent, a pris le risque de perturber un climat plutôt favorable à un processus de normalisation des relations entre la Turquie et la France.  Curieux, non ?

L’arrivée de François Hollande  a été saluée à Ankara comme « une nouvelle plutôt positive ». Confirmation cette amélioration est venue lors du dernier sommet de l’Otan de la bouche même Laurent Fabius, Fraçois Hollande, Génocide arménien,,,,Turquie, Syrie, Iran, Minorité Kurdes, Arménie, Alain Juppé, Bruno Lemaire, Damas, Téhéran, Président Gul, Recep Tayyip Erdogan, Otan, G, Afghanistan, Franck Papazian, CCAF, Conseil de coordination des organisations arméniennes, Conseil Constitutionnel, Paris Ankara,du Président GUL. De même au dernier G20 à Rio, le Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan a fait état de sa volonté de voir s’ « ouvrir  un nouveau chapitre » des relations franco-turques, allant jusqu’à inviter François Hollande en Turquie.

Une des marques importantes de cette évolution du climat entre les deux pays a été la récente levée des  sanctions qui avaient été décidées contre la France au moment du débat parlementaire sur le projet de loi concernant la question de la négation du génocide.

Doit-on rappeler à Laurent Fabius que parmi ces sanctions figurait l’accès pour les militaires français aux espaces aériens et maritimes turcs ouvrant ainsi à l’Etat-major un itinéraire de plus pour l’évacuation des soldats français d’Afghanistan ?

Alors à quel jeu et à quelles forces politiques et diplomatiques Laurent Fabius se prête-t-il ?

Evoquant les questions syriennes et iraniennes Laurent Fabius a déclaré : «Il est important de renouer les fils avec la Turquie ».

Faut-il comprendre qu’en échange d’un soutien turc à l’Occident dans la bataille engagée contre Damas et Téhéran , certains – politiques,  diplomates, hommes d’affaires ou militaires –  serait prêts à s’assoir sur les crimes abjectes commis en Arménie au début du siècle dernier ?

Laurent Fabius, Fraçois Hollande, Génocide arménien,,,,Turquie, Syrie, Iran, Minorité Kurdes, Arménie, Alain Juppé, Bruno Lemaire, Damas, Téhéran, Président Gul, Recep Tayyip Erdogan, Otan, G, Afghanistan, Franck Papazian, CCAF, Conseil de coordination des organisations arméniennes, Conseil Constitutionnel, Paris Ankara,La Turquie est un grand pays qui doit être respecté et il est normal que l’on cherche à construire avec lui un cadre de relations, diplomatique, militaire et commercial, de nature à favoriser un climat constructif d’échanges et de dialogues bilatéraux. Mais cette volonté ne saurait en aucun cas se fonder sur le reniement, comme les déclarations de Laurent Fabius le laisse à penser.

Laurent Fabius, Fraçois Hollande, Génocide arménien,,,,Turquie, Syrie, Iran, Minorité Kurdes, Arménie, Alain Juppé, Bruno Lemaire, Damas, Téhéran, Président Gul, Recep Tayyip Erdogan, Otan, G, Afghanistan, Franck Papazian, CCAF, Conseil de coordination des organisations arméniennes, Conseil Constitutionnel, Paris Ankara,La question du génocide arménien n’est en aucun cas négociable.

La Turquie doit le savoir une bonne fois pour toutes ! La question du génocide arménien n’est en aucun cas négociable.

Avec elle, Laurent Fabius, Alain Juppé, Bruno Lemaire et tous Laurent Fabius, Fraçois Hollande, Génocide arménien,,,,Turquie, Syrie, Iran, Minorité Kurdes, Arménie, Alain Juppé, Bruno Lemaire, Damas, Téhéran, Président Gul, Recep Tayyip Erdogan, Otan, G, Afghanistan, Franck Papazian, CCAF, Conseil de coordination des organisations arméniennes, Conseil Constitutionnel, Paris Ankara,ceux qui aujourd’hui parmi les décideurs français sont prêts à baisser la garde avec un pays qui  est loin de montrer une appétence particulière pour garantir sur son territoire le droit des défenseurs des droits de l’homme, des journalistes et des minorités.

Laurent Fabius, Fraçois Hollande, Génocide arménien,,,,Turquie, Syrie, Iran, Minorité Kurdes, Arménie, Alain Juppé, Bruno Lemaire, Damas, Téhéran, Président Gul, Recep Tayyip Erdogan, Otan, G, Afghanistan, Franck Papazian, CCAF, Conseil de coordination des organisations arméniennes, Conseil Constitutionnel, Paris Ankara,En particulier ceux de la minorité kurde dont il conviendra d’observer la place qui leur sera attribuée dans la future constitution turque actuellement en cours d’élaboration.

07/05/2011

Possibles retombées de la liquidation de Ben Laden - Par Michel Garroté

 Vendredi 6 mai 2011 5 06 /05 /Mai /2011 16:05

 

1744961.jpgDans L’Orient-le-Jour, notre ami libano-américain Walid Pharès, Conseiller auprès du Groupe parlementaire sur le Terrorisme au Congrès américain et Professeur à la National Defense University de Washington, fait le point sur les possibles retombées sur le Liban et le monde, de la liquidation de Ben Laden, évoquant, par la même occasion, les tenants et les aboutissants de l'opération américaine qui a décapité el-Qaëda. Walid Pharès indique notamment qu'une bonne partie du réseau salafiste implanté au Liban a été récupérée par le régime syrien par le biais d'officiers sunnites syriens totalement acquis au pouvoir en place à Damas. Cette entreprise de récupération, précise-t-il, s'est faite avec le soutien, voire à l'instigation, de la République islamique iranienne et du Hezbollah libanais qui ne peuvent se livrer à une telle démarche pour des raisons communautaires évidentes. Walid Pharès souligne à cet égard que parallèlement à cette faction salafiste encadrée et récupérée par le régime syrien, il existe au Liban un autre courant salafiste, beaucoup moins important au niveau des effectifs, relié directement au commandement d'el-Qaëda (et qui était donc en relation avec Ben Laden), échappant au contrôle du régime syrien. Cette branche est implantée principalement à Saïda, dans certains secteurs de Beyrouth, ainsi qu'au Akkar, alors que la faction « proche » de Damas se trouve principalement à Tripoli.

Dans le contexte présent marqué par le soulèvement populaire auquel est confronté le régime de Bachar el-Assad, principal soutien stratégique de Téhéran dans la région, M. Pharès exprime la crainte que l'axe syro-iranien exploite la liquidation de Ben Laden pour inciter les salafistes manipulés par le pouvoir syrien à mener au Liban des opérations terroristes contre les intérêts américains et occidentaux, en général. L'objectif sur ce plan serait double : détourner l'attention des troubles en Syrie, ce qui permettrait à l'appareil de répression syrien de poursuivre et de mener à bien son action répressive contre les opposants ; et tenter de « marchander » avec les États-Unis et l'Occident un contrôle, par Damas, des groupes salafistes...contrôlés par Damas ! « Nous avons déjà été témoins d'une telle attitude par le passé (de la part du régime syrien), déclare Walid Pharès. Et aujourd'hui, le pouvoir de Bachar el-Assad étant en difficulté, il pourrait tenter de saisir cette opportunité qui s'offre à lui pour pousser Washington à relâcher sa pression contre Damas et Téhéran ». Une telle manœuvre, qui s'inscrit parfaitement dans le sillage de la traditionnelle politique syrienne de pyromane-pompier, n'exclut pas dans le même temps que la faction salafiste non inféodée à Damas tente aussi de se livrer à des actions terroristes anti-occidentales au Liban, relève Walid Pharès qui souligne que la menace est donc double : celle émanant d'une possible manipulation syrienne, et celle du courant relié au commandement d'el-Qaëda.

manif à gaza 6 mai.jpgEt dans ce cadre, indique aussi Walid Pharès, le régime syrien pourrait également se livrer à un autre jeu tout aussi cynique et traditionnel, qu'il a déjà pratiqué : transmettre aux services de renseignements américains et occidentaux des informations sur des éléments salafistes...mais ceux relevant de la faction échappant à son contrôle. D'une manière plus générale, quelles pourraient être les retombées de la liquidation de Ben Laden sur les mouvements de soulèvement dans les pays arabes ? Walid Pharès estime à ce sujet que l'opération ayant décapité el-Qaëda ne devrait pas influer négativement sur le cours de l'insurrection populaire arabe, d'autant, précise Walid Pharès, que ces insurrections sont en grande partie l'œuvre « des forces de la société civile, lesquelles, par essence, sont hostiles aux méthodes et à l'idéologie d'el-Qaëda ». « Quant aux islamistes, et plus particulièrement les Frères musulmans, qui sont partie prenante dans les mouvements de soulèvement arabes, ils pourraient sans doute être entraînés dans des débats internes au sujet de l'attitude qui devrait être adoptée après la liquidation de Ben Laden », déclare Walid Pharès qui relève toutefois à cet égard que c'est surtout pour des « raisons d'ordre idéologique » que les Frères musulmans ont condamné l'opération contre Ben Laden. « Mais dans le même temps, souligne-t-il, les Frères musulmans pourraient faire parvenir discrètement des messages aux États-Unis pour souligner qu'ils n'ont pas l'intention de réagir à la liquidation de Ben Laden.

L'objectif des Frères musulmans actuellement, indique Walid Pharès, est de grignoter le pouvoir et non pas de soutenir el-Qaëda ». En tout état de cause, M. Pharès souligne que dans le contexte présent, les factions démocratiques et les forces de la société civile dans les pays arabes ont tout intérêt à accentuer l'insurrection populaire afin de ne pas laisser le champ libre aux courants radicaux, de manière à pousser les pays occidentaux à soutenir davantage les soulèvements populaires, notamment en Syrie, et à s'opposer à la répression sanglante à laquelle continuent de se livrer certains régimes arabes. En ce qui concerne les retombées de la liquidation de Ben Laden sur la situation d'el-Qaëda, M. Pharès a prédit un éclatement de l'organisation terroriste. « L'organisation centrale traditionnelle, a-t-il notamment déclaré dans ce cadre, sera vraisemblablement dirigée pour un certain temps par Ayman Zawahiri, mais sans doute pas pour un long laps de temps. L'organisation centrale a été affaiblie et la liquidation de Ben Laden ne lui permettra pas de regagner la place qu'elle occupait par le passé. Le gros d'el-Qaëda se situera au niveau des commandements régionaux, notamment au Yémen avec al-Awlaki, en Somalie avec les "shabab", au Maghreb, au Sahel, en Irak, en Indonésie, et évidemment en Afghanistan et au Pakistan avec les talibans. Ces réseaux continueront à être opérationnels et un leader pourrait émerger éventuellement ».

Pour Walid Pharès, ce sont ces commandements régionaux qui pourraient principalement se livrer à des opérations terroristes de représailles pour venger la liquidation de Ben Laden. Parallèlement, des groupuscules plus ou moins proches d'el-Qaëda pourraient également tenter de mener des attaques de représailles. En tout état de cause, précise Walid Pharès, les responsables américains concernés disent s'attendre effectivement à des actes de vengeance. Abordant ensuite la conjoncture globale dans la région, Walid Pharès note que le timing de l'opération qui a abouti à la décapitation d'el-Qaëda a été dans une large mesure choisi à la lumière des bouleversements qui ébranlent l'ensemble de la région à la faveur des soulèvements populaires.

artoff34402-7b8e5.jpgLes principaux pays arabes sont en effet tous préoccupés par les crises internes qui les secouent, de l'Égypte à la Libye, en passant par la Tunisie, la Syrie, Bahreïn, la Jordanie, l'Arabie saoudite, le Yémen, sans compter l'Iran, souligne M. Pharès. De ce fait, le timing n'aurait pas pu être plus favorable. L'important dans une telle conjoncture reste que la liquidation du symbole et du leader emblématique d'el-Qaëda n'aboutisse pas à une relance d'un cycle terroriste qui aurait pour fâcheuse conséquence d'occulter les mouvements d'insurrection populaire susceptibles de donner naissance à un nouveau Moyen-Orient.

 

Michel Garroté

 

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01:49 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : damas, ben laden, terrorisme, hezbollah, al qaëda, beyrouth, téhéran | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

08/06/2010

On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif!

GAZA humanitaire.jpgL’attaque sanglante et meurtrière du 31 mai du commando de la marine Israélienne contre le cargo de la « Flottille de la Liberté » qui faisait route vers Gaza a suscité un grand mouvement d’indignation partout dans le monde, y compris en Israël.

Après les premières réactions de Tel Aviv pour soutenir ses soldats, Benjamin NETANYAHOU a rejeté dimanche soir toute idée de mise en place d’une commission d’enquête internationale à propos de l’assaut contre le cargo Turc Mavi Marmara.

Ce rejet a été connu tout de suite après que Michael Oren l'ambassadeur d'Israël aux Etats-Unis a déclaré "Israël est un Etat démocratique. Israël a la capacité et le droit d'enquêter par lui-même, de n'être un objet d'enquête pour aucune commission internationale".

2009-09-06T193943Z_01_APAE585130H00_RTROPTP_3_OFRWR-PROCHE-ORIENT-20090906.jpgBenjamin NETANYAHOU qui a choisi de s’allier à l’extrême droite pour former son gouvernement, compte parmi les plus radicaux des dirigeants du pays depuis la création de l’Etat d’Israël est incapable de sortir de sa prison idéologique qui lui fait refuser tout ce qui ne va pas dans le sens des options les plus radicales du projet des pères fondateurs de la patrie.

Il est vrai que jusqu’à ce jour la politique du fait accomplie menée par les faucons de Tel Aviv n’a pas rencontré d’obstacle bien solide.

L’arrogance et la duplicité de ces dirigeants dont la propagande tente de faire croire qu’ils veulent la paix pendant qu’ils construisent le mur de la « nouvelle honte planétaire » vient de trouver ses limites.

Que peut-on porter au crédit de Benjamin NETANYAHOU en termes d’effort pour faire aboutir une solution pacifique du conflit israélo-palestinien ?

lieberman.jpgSon alliance avec le parti de l’extrémiste de droite Avigdor Liberman, Israël Beitenou dont le gros de la plate-forme politique se résume un plan de déplacement des populations arabes en dehors d’Israël ? La nomination du même Avigdor Liberman comme ministre des affaires étrangères d’Israël ? La présence dans sa coalition gouvernementale du parti religieux ultra orthodoxe Shas ?

Ou encore, le refus de procéder au gel définitif de la colonisation en territoire palestinien occupé dont chacun sait qu’il constitue un préalable chez les Palestiniens pour reprendre les négociations de paix?

Et encore, la provocation de l’annonce de la construction de nouvelles colonies Cisjordanie au moment même où le vice-président américain, Joe BINDEN, se rendait à Jérusalem pour relancer le processus de paix ? L’intransigeance et les provocations concernant le statut de Jérusalem, ville sainte des religions musulmane chrétienne et juive ?

La liste est longue des manquements de cet homme en faveur de la Paix.

Tout le mondeconnaît le proverbe qui dit qu’ « on ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif ».

Si Benjamin NETANYAHOU, n’est bien sur pas assimilable physiquement à un âne, on peut à bon droit estimer que pour l’instant il ne veut pas boire et surtout pas boire à la Paix.

2 peuples 2 états.jpgQu’il n’ait pas soif de Paix, après tout ce ne serait pas grave en soi s’il n’engageait que lui et les électeurs qui l’ont élu! Mais ce n’est pas ou plus le cas ! Ce qui s’est passé avec cet assaut « de malheur » c’est qu’aujourd’hui Benjamin NETANYAHOU n’engage pas que lui-même et la sécurité d’Israël tout entier.

Benjamin NETANYAHOU, alors que d’autres moyens existent pour assurer les intérêts et la sécurité d’Israël, est en train de se couper des ses alliés traditionnels et de mettre en danger la sécurité mondiale ! Et cela n’est pas acceptable !

La radicalisation Turque, et surtout la constitution d’un axe Moscou-Ankara-Téhéran ne présage rien de bon! Le climat de crise dans lequel se débat l’ensemble du monde est propice à toutes les aventures et désastres aux conséquences les plus imprévisibles.

Planète.jpgLa fermeté est aujourd’hui plus que jamais de rigueur. Il faut que cesse cette escalade qui voit les belliqueux l’emporter sur les pacifiques. L’union européenne, les USA, la Russie et la Chine doivent désormais imposer les solutions auxquelles le gouvernement NETANYAHOU ne veut pas se plier.

20:08 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : jérusalem, liberman, ankara, téhéran, moscou | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

 
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