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28/11/2013

Berlusconi : Jeté comme un vulgaire bout de papier cul usagé!

Le Parlement italien vient de signifier, enfin, à celui qui se 

Sylvio Berlusconi, la Stampa, Il Corriere della Sera, la Republica, Il Sole 24-Ore, Mediaset, Forza Italia, il Cavaliere,

laissait appeler le « Cavaliere », que tout doit avoir une fin en particulier lorsque ivre de pouvoir un homme politique s’autorise toutes les turpitudes.

Le vote intervenu le 27 novembre pose le point final d'un temps politique qui 20 ans durant a vu un homme, politicien retord, patron d’affaire sans scrupule et  homme à la morale douteuse se tenir sans vergogne sur le devant de la scène italienne et internationale.

C’est au terme d’une loi italienne destinée à l’assainissement de la vie politique qui dispose que tout élu ayant été condamné à plus de 2 ans de prison soit exclu de ses mandats pour 6 ans que le politicien de Forza Italia est tombé.

Sylvio Berlusconi, 77 ans, avait été récemment condamné à quatre ans de prison dont trois ont été amnistiés dans le procès Mediaset.

Stefano Folli  dans un article du journal des milieux financiers italiens, Il Sole 24-Ore indique : « Nous aurions tous préféré un épilogue différent et moins amer, pour nous-même et notre dignité nationale, pour l'image que nous offrons à l'étranger ».

Plus loin il ajoute , « Il n'y a aucun doute que la journée d'hier a marqué la fin d'une saison qui a duré une vingtaine d'années et dont le principal protagoniste, en bien et en mal, a été justement l'homme dont le Sénat a décrété hier l'expulsion ».

Du côté du Corriere della Sera la charge est plus rude : « Il peut considérer injuste autant qu'il veut sa condamnation pour fraude fiscale (...…...) mais il est évident qu'elle est incompatible avec une fonction publique ».

La presse de gauche, jubile,  ainsi à La Republica  on ne cache pas son plaisir et son optimisme, « même en Italie et même pour un leader politique, carrément l'un des hommes les plus puissants des 20 dernières années, à la fin valent les règles démocratiques de l'État de droit et la loi se confirme égale pour tous »

Enfin la Stampa reste malgré tout sur une position prudente :
« Il n'est pas acquis que la déchéance de Berlusconi corresponde à sa fin politique », souligne-t-elle. Elle ajoute tout de même en forme de conclusion,  "Mais son exclusion du Parlement le met dans des conditions précaires (...) et si ce n'est pas sa fin, c'est clairement le début d'un déclin qui pourrait être rapide".

Il n’empêche, pour l’heure, le triste sire gominé, aux accents parfois mussoliniens dans ses discours, grand amateur de « bunga, bunga » dans des parties fines organisées avec de jeunes filles, tricheur et fraudeur, vient d’être jeté par ses pairs comme un vulgaire bout de papier cul usagé.

 

Cela n’est qu’un juste retour et si l’on peut regretter une chose c’est que cette mise aux poubelles de l’histoire ne soit pas venue plus tôt.

09/12/2012

Silvio Berlusconi : Le virus du populisme à l’assaut de l’Italie

Sylvio Berlusconi, Italie, Mario Monti, Gianfranco Fini, Alliance Nationale, Giorgio Napolitano, Standard & Poors, Il Corriere de la Sera, La Republica, Cavaliere, Europe, Allemagne, Populisme, Démagogue, Iginio Ariemma, Palazzo Chigi, Quirinal, bunga-bunga, Angelino Alfano, Polo della Liberta, Pierluigi Bersani, «Le Président du Conseil n'estime pas possible de poursuivre l'exercice de son mandat et a par conséquent manifesté son intention de remettre sa démission», précise un communiqué du Quirinal, équivalent italien du Palais de l’Elysée après que Mario Monti se soit ouvert de son intention auprès de Giorgio Napolitano.

C’est que le vieux dinosaure «bunga-bunga» a en effet annoncé qu’il avait décidé de tenter à 76 ans un come-back sur la scène politique italienne. 

Sylvio Berlusconi, Italie, Mario Monti, Gianfranco Fini, Alliance Nationale, Giorgio Napolitano, Standard & Poors, Il Corriere de la Sera, La Republica, Cavaliere, Europe, Allemagne, Populisme, Démagogue, Iginio Ariemma, Palazzo Chigi, Quirinal, bunga-bunga, Angelino Alfano, Polo della Liberta, Pierluigi Bersani, Pour la sixième fois Silvio Berlusconi fait savoir qu’il sera présent avec sa coalition électorale en mars  ou en Février 2013 en vue de briguer le poste de Président du Conseil.

Mario Monti l’actuel locataire du Palazzo Chigi, considéré en Europe comme l’homme qui mène à bien une politique d’assainissement durable de l'économie italienne, s’est donc  résigné à présenter sa démission  au Président de la République Giorgio Napolitano en précisant qu’il partirait après le vote du budget 2013 indiquant « qu'il n'avait pas les moyens d'aller de l'avant ».

Cette décision de démissionner est intervenue après qu’Angelino Alfano, le secrétaire du PDL  – Popolo della Liberta –, se soit livré à une attaque publique du bilan du gouvernement  alors que pendant un an il l’avait soutenu.

Plus déterminantes dans la décision de Mario Monti sont probablement  les très violentes critiques portées sur son bilan par Sylvio Berlusconi soi-même : «Le pays est au bord du gouffre. L'économie est à bout de forces : un million de chômeurs en plus, une dette publique qui augmente, le pouvoir d'achat qui s'effondre, la pression fiscale à des niveaux insupportables», a dit Silvio Berlusconi pour justifier ce que, Pierluigi Bersani, le chef du Parti Démocrate – centre-gauche –  a qualifié d’ «irresponsabilité» d’une droite «qui a trahi l'engagement pris il y a un an».

C’est ainsi, en pleine période de pression des marchés, l’homme aux plaisanteries douteuses, l’homme à l’égo démesuré, le vieux beau connu  pour son appétit très prononcé pour les jolies et jeunes, très jeunes, femmes, a fait tomber, l’ancien commissaire européen, l’austère  technicien de l'économie respecté par ses pairs.

Devant des  journalistes il a lâché en forme de défi à ses futurs adversaires, «je suis là pour gagner». Expliquant sans se démonter : «quand je faisais du sport, je ne me suis jamais préparé pour obtenir un bon résultat, mais pour vaincre».

Le pari qu’il engage est tout de même pour le moins hasardeux. Les instituts de sondages créditent son parti de 18% d’intention de vote alors qu’en 2008 il se situait à 35%.

Plusieurs autres raisons rendent particulièrement aléatoire le jeu de l’homme d’affaire italien.

D’abord son âge, il a 76 ans et les années tumultueuses Sylvio Berlusconi, Italie, Mario Monti, Gianfranco Fini, Alliance Nationale, Giorgio Napolitano, Standard & Poors, Il Corriere de la Sera, La Republica, Cavaliere, Europe, Allemagne, Populisme, Démagogue, Iginio Ariemma, Palazzo Chigi, Quirinal, bunga-bunga, Angelino Alfano, Polo della Liberta, Pierluigi Bersani, se font lourdes. De plus les 16 années, pendant lesquelles il a présidé aux destinées de l’Italie n’ont pas été probantes quant aux résultats. Mais le plus dur pour ce politicien fanfaron et sans scrupule réside dans le rejet que commencent à lui manifester les responsables du parti qu’il a fondé.

En particulier le patron d’Alliance Nationale, Gianfranco Sylvio Berlusconi, Italie, Mario Monti, Gianfranco Fini, Alliance Nationale, Giorgio Napolitano, Standard & Poors, Il Corriere de la Sera, La Republica, Cavaliere, Europe, Allemagne, Populisme, Démagogue, Iginio Ariemma, Palazzo Chigi, Quirinal, bunga-bunga, Angelino Alfano, Polo della Liberta, Pierluigi Bersani, Fini, l’actuel président de la Chambre des Députés prenant quelques distances avec son allié, a commenté les déclarations de Berlusconi sur un ton pour le moins ironique, voir méprisant : «les dinosaures appartiennent à une autre ère géologique».

Enfin, et cela ne pourra que jouer fortement en sa défaveur, Sylvio Berlusconi risque encore une lourde condamnation au Tribunal de Milan dans le procès qui lui est intenté pour, excusez du peu : «concussion et prostitution de mineure».

Ce qui fait dire au politologue  Iginio Ariemma : «Il faut être ou inconscient ou malade pour tenter l’aventure dans de telles conditions».

Démagogue en diable, Silvio Berlusconi, passe outre et se met avant comme un chef responsable et dévoué. C’est dit-il «en désespoir de cause et avec tristesse qu’il s’intéresse à nouveau à la vie publique», ajoutant le faire  «uniquement par sens des responsabilités». Populisme ? oui populisme exécrable parce qu’il trompe ceux à qui il s’adresse.

Sa campagne, qui devrait tourner autour des  impôts qui plombent les budgets des classes moyennes, l'absence de croissance, et viser une Europe soumise à Sylvio Berlusconi, Italie, Mario Monti, Gianfranco Fini, Alliance Nationale, Giorgio Napolitano, Standard & Poors, Il Corriere de la Sera, La Republica, Cavaliere, Europe, Allemagne, Populisme, Démagogue, Iginio Ariemma, Palazzo Chigi, Quirinal, bunga-bunga, Angelino Alfano, Polo della Liberta, Pierluigi Bersani, l'Allemagne, pourrait toutefois rencontrer  un certain succès chez des italiens durement touchés par l’austérité imposée en vue du redressement des comptes publics : «il n'y a eu que des nouvelles taxes créées, les salaires sont restés ceux d'il y a dix ans, on n'arrive même plus à boucler les fins de mois» disent certains.

La presse italienne, elle, ne lui fera pas de cadeau. D’ores et déjà elle fustige le politicien retors qui ose se représenter alors  qu'il doit encore répondre de plusieurs procès et condamnations. Ainsi les Italiens ont pu lire  à la une de la Repubblica à propos de ce come-back « Un geste qui révèle les chantages du Cavaliere ».

Une note positive, à toute chose malheur peut être bon, selon «Il Corriere del la Sera » la situation permet  à Mario Monti d’avoir les mains libres pour s'engager en politique.

C’est apparemment un souhait des centristes et d’une partie de la droite qui rejettent résolument  une rupture avec le « berlusconisme » qui a pourri l'Italie durant 18 ans.

Comme quoi les figures providentielles du passé devraient sagement se garder de céder à la tentation de revenir sur le devant de la scène. N’est pas De Gaulle n’importe qui !

Quoi qu’il en soit une ère d’incertitude politique risque désormais de planer à nouveau  sur une Italie en proie à des difficultés qui, si elles devaient s’aggraver, ne ferait que rendre encore plus difficile la situation globale de la Zone Euro.

D’ores et déjà la décision de Berlusconi, qui oblige Sylvio Berlusconi, Italie, Mario Monti, Gianfranco Fini, Alliance Nationale, Giorgio Napolitano, Standard & Poors, Il Corriere de la Sera, La Republica, Cavaliere, Europe, Allemagne, Populisme, Démagogue, Iginio Ariemma, Palazzo Chigi, Quirinal, bunga-bunga, Angelino Alfano, Polo della Liberta, Pierluigi Bersani, Giorgio Napolitano à anticiper des élections qui étaient prévues au 7avril, a réveillé les tensions sur les marchés. Ce qui n’a pas échappé à l’agence de notation Standard & Poor's qui parle déjà  d’ «risque significatif» en lien avec l’après-Mario Monti.

04/11/2011

La Grèce, l’Italie………….. et après ?

 

Le G20 s’est terminé en début d’après-midi.

 

G20, Cannes, Nicolas Sarkozy, Sylvio Berlusconi, Chine, Italie, Bruno Lemaire, Traité de Lisbonne, Traité Constitutionel, Euro, Zone Euro, Georges Papandréou, Angéla Merkel, Quai d'Orsay,Comme toujours la photo de famille, celle qui restera dans les archives, immortalise un affichage de façade des chefs d’état et de gouvernement des grandes puissances entre lesquels règnerait une entente rassurante (sic). Aux millions de personnes inquiètes à propos de l’avenir,  restera comme d’habitude l’image d’un défilé de limousines blindées aux vitres teintées, escortées par des pandores aux allures de « Robocop » et des serviteurs zélés venant tenir la porte à ces messieurs.

Cette photo de famille fait désormais partie du rituel de ces grandes manifestations, elle est sensée traduire la solidité d’un groupe soudé, cohérent dans l’action, solidaire et déterminé à bien conduire les « affaires » de la planète. En fait elle n’est G20, Cannes, Nicolas Sarkozy, Sylvio Berlusconi, Chine, Italie, Bruno Lemaire, Traité de Lisbonne, Traité Constitutionel, Euro, Zone Euro, Georges Papandréou, Angéla Merkel, Quai d'Orsay,que le signal obligé, le témoignage, en guise de génuflexion, envoyé aux maîtres des « marchés » que l’on redoute en haut lieu et dont on tient à conserver l’onction. Le triple AAA, façon andouillettes, des Agences de notation américaines qui font la pluie et le beau temps sur la planète. Le beau temps pour les spéculateurs, la pluie pour les peuples qui n’ont plus voix au chapitre, il va sans dire.

 

G20, Cannes, Nicolas Sarkozy, Sylvio Berlusconi, Chine, Italie, Bruno Lemaire, Traité de Lisbonne, Traité Constitutionel, Euro, Zone Euro, Georges Papandréou, Angéla Merkel, Quai d'Orsay,Alors que la rigueur est le maître-mot de toutes les perspectives énoncées par Nicolas Sarkozy, à l’issue de ce grand déferlement de puissants « sûrs et contents d’eux » peut-être convient-il de dire un mot du montant de la facture de ce grand barnum pour lequel 3000 journalistes ont été accrédités.

L’information provient du porte-parole du ministère des affaires étrangères : « le coût du sommet du G20 de Cannes G20, Cannes, Nicolas Sarkozy, Sylvio Berlusconi, Chine, Italie, Bruno Lemaire, Traité de Lisbonne, Traité Constitutionel, Euro, Zone Euro, Georges Papandréou, Angéla Merkel, Quai d'Orsay,s’élève à environs 20 millions d’euro, prélevés sur le programme spécialement dédié à la présidence française du G8 et du G20, lequel relève du budget du quai d’Orsay ». Sans commentaire!

Les huit millions de personnes qui, en France, vivent en dessous du seuil de pauvreté, apprécieront. Mais il est vrai, comme on dit dans les états-majors des partis : « ces gens là ne votent pas ». Peut-être ! Mais peut-être aussi que la France du milieu, elle-même guettée par  les bonnes grâces des paganini du rabot social n’apprécieront pas non plus.

 

G20, Cannes, Nicolas Sarkozy, Sylvio Berlusconi, Chine, Italie, Bruno Lemaire, Traité de Lisbonne, Traité Constitutionel, Euro, Zone Euro, Georges Papandréou, Angéla Merkel, Quai d'Orsay,Car ne nous y trompons pas, la sortie de crise de l’euro et de la zone euro et elle seule, a en réalité occupé les esprits durant ce sommet de Cannes. Celle-ci n’a été envisagée qu’à travers des mesures imposées par ce qui fonde l’horizon des dirigeants européens à la traîne du couple Merkel- Sarkozy, ce moteur grippé de l’Europe, qui a été rappelé à l’ordre tant par les Etats-Unis que par la Chine.

 

G20, Cannes, Nicolas Sarkozy, Sylvio Berlusconi, Chine, Italie, Bruno Lemaire, Traité de Lisbonne, Traité Constitutionel, Euro, Zone Euro, Georges Papandréou, Angéla Merkel, Quai d'Orsay,Cet horizon est connu, c’est celui que le FMI a toujours utilisé, avec la réussite que l’on connaît dans les pays en voie de développement : mise sous tutelle budgétaire, baisses des salaires et des retraites, privatisations, plan de licenciements et réductions des acquis en matière de prestations de santé.

 

G20, Cannes, Nicolas Sarkozy, Sylvio Berlusconi, Chine, Italie, Bruno Lemaire, Traité de Lisbonne, Traité Constitutionel, Euro, Zone Euro, Georges Papandréou, Angéla Merkel, Quai d'Orsay,Comme si cela ne suffit pas les paganini du rabot social ont prévu des aides financières dont les sommes sont à lever par les Banques privées auprès de la Banque Centrale Européenne à des taux réduits puis à prêter aux Etats demandeurs à des taux largement plus élevés. 

Le cas de la Grèce est emblématique de ce désastre dans lequel cette soumission folle à la logique néo-libérale des marchés conduit. La Grèce en est à son troisième plan en 2 ans, sans l’ombre d’une amélioration de sa situation. Au mois de février le taux à deux ans consenti à la Grèce était de 25%.

Le coup de tonnerre du référendum :

C’est dans ce contexte que Nicolas Papandréou a décidé de soumettre à référendum l’acceptation du « Plan de sauvetage » (sic) imposé par L’UE. La pression dès lors a été fantastique pour le faire plier et le faire renoncer à son projet normal et légitime en démocratie.

G20, Cannes, Nicolas Sarkozy, Sylvio Berlusconi, Chine, Italie, Bruno Lemaire, Traité de Lisbonne, Traité Constitutionel, Euro, Zone Euro, Georges Papandréou, Angéla Merkel, Quai d'Orsay,Nicolas Sarkozy, martial y est allé de ses discours à l’emporte-pièce : « il est clair que la question qui se trouve posée, c’est celle de l’avenir européen de la Grèce. La Grèce veut-elle rester ou non dans la zone Euro ? ». « Avec l’Irlande, le programme européen a fonctionné parce que majorité et opposition étaient d’accord sur les grandes lignes du programme. Au Portugal, en Espagne, c’est la même chose » a-t-il déclaré par ailleurs.

En d’autres termes Nicolas Sarkozy ne conçoit la démocratie G20, Cannes, Nicolas Sarkozy, Sylvio Berlusconi, Chine, Italie, Bruno Lemaire, Traité de Lisbonne, Traité Constitutionel, Euro, Zone Euro, Georges Papandréou, Angéla Merkel, Quai d'Orsay,que lorsque majorité et opposition sont interchangeables et que rien ne bouge après une consultation du Peuple. C’est un peu cela car il a terminé son propos en disant : « L’Europe ne peut être efficace que si la classe politique est d’accord pour appliquer le programme européen. C’est ça la démocratie ».

Chacun en France se souvient du fameux référendum du 29 mai 2005 – Traité Constitutionnel Européen – auquel les Français avaient dit NON à 54,68% qui a finit par être adopté par la représentation nationale, contre le Peuple, sous la forme d’un traité simplifié dit traité de Lisbonne.

G20, Cannes, Nicolas Sarkozy, Sylvio Berlusconi, Chine, Italie, Bruno Lemaire, Traité de Lisbonne, Traité Constitutionel, Euro, Zone Euro, Georges Papandréou, Angéla Merkel, Quai d'Orsay,Bruno Lemaire le désormais porte valise de Nicolas Sarkozy a baissé le masque : «  Tout ce qui peut nous permettre d’aller rapidement, donc de ne pas laisser les marchés financiers dans un état de panique …… sera une bonne décision ».

Les héritiers du Général sont particulièrement en forme par les temps qui courent.

Le Belge Herman Van Rompuy lui a été encore plus clair à l’adresse de Georges Papandréou : « Quand l’Union européenne fait entendre sa voix souveraine, croyez-le bien, Monsieur Papandréou, il faudra se soumettre ou se démettre ».

G20, Cannes, Nicolas Sarkozy, Sylvio Berlusconi, Chine, Italie, Bruno Lemaire, Traité de Lisbonne, Traité Constitutionel, Euro, Zone Euro, Georges Papandréou, Angéla Merkel, Quai d'Orsay,Finalement, la pression a payé, le projet de référendum a été enterré. Le sort politique de Georges Papandréou va se jouer cette nuit au Parlement grec lors du vote de confiance qu’il va demander aux députés. Il aurait, en principe, obtenu le ralliement d’une partie de son opposition qui accepterait la constitution d’un gouvernement de large union, en échange de son départ.

Les thuriféraires de l’austérité généralisée et de la rigueur imposée aux Peuples crient victoire ! Ils ont deux fois tord! D’abord cette pression est une entorse grave à la Démocratie et ensuite cette soi-disant victoire ne règle pas les problèmes auxquels les Européens sont confrontés avec cette crise.

On explique d’ailleurs à Bruxelles «  le sujet n’est plus la Grèce : le véritable objectif, c’est de stabiliser l’Italie ».

Après la Grèce l’Italie

G20, Cannes, Nicolas Sarkozy, Sylvio Berlusconi, Chine, Italie, Bruno Lemaire, Traité de Lisbonne, Traité Constitutionel, Euro, Zone Euro, Georges Papandréou, Angéla Merkel, Quai d'Orsay,Le morceau est d’une autre taille : l’Italie est la 3ème économie de la zone euro, sa dette est colossale 1900 milliards d’Euros – 120% du PIB – et le nouveau plan de mesures que Sylvio Berlusconi a proposé n’arrive pas à rassurer ses partenaires européens. Il y a véritable déficit de confiance à l’égard du Président du Conseil Italien. Les taux d’emprunt flirtent le seuil de 7%, seuil jugé critique par les experts qui estiment que la situation est à peine sous contrôle.

En substance Sylvio Berlusconi n’est pas en mesure d’obtenir la confiance du Parlement – 313 voix sur un total de 632 – sur le gros des réformes qui sont exigées par Bruxelles – retraites et flexibilité de l’emploi – la rue lui a déjà répondu de façon assez vigoureuse et l’on doit s’attendre à un scénario à la sauce grecque. Quoi qu’il en soit l’économie transalpine a été mise aujourd’hui sous surveillance du FMI et de l’Union Européenne.

Pour Nicolas Sarkozy, désormais tonton flingueur néolibéral au service de l’Union Européenne, parlant du programme de sortie de crise de son  collègue Sylvio Berlusconi, « la question n’est pas tant le contenu du paquet que, est-ce que ce paquet sera mis en œuvre ».

Selon Nicolae Rossi, sénateur d’opposition de Sylvio Berlusconi, « la situation est extrêmement grave……l’Italie est le maillon faible de la chaine euro »

En France pour l’instant le Président de la République continue de faire le beau et de donner des leçons.

G20, Cannes, Nicolas Sarkozy, Sylvio Berlusconi, Chine, Italie, Bruno Lemaire, Traité de Lisbonne, Traité Constitutionel, Euro, Zone Euro, Georges Papandréou, Angéla Merkel, Quai d'Orsay,A l’heure où le G20 ferme ses portes il ne peut pas affirmer que concrètement ce sommet se soit traduit par des mesures tangibles, pour les millions de personnes qui survivent dans les pays pauvres, la taxe sur les produits financiers a été évoquée mais rien n’a été décidé.

A l’agenda de ce  G20 avait été inscrite la mise en place d’une stratégie coordonnée en vue d’un retour à la croissance. Décision que chacun se débrouille en fonction de sa situation économique, rigueur pour les pays en déficit, consommation pour les autres – les chinois qui n’ont rien lâché sur la convertibilité du Yuan –

G20, Cannes, Nicolas Sarkozy, Sylvio Berlusconi, Chine, Italie, Bruno Lemaire, Traité de Lisbonne, Traité Constitutionel, Euro, Zone Euro, Georges Papandréou, Angéla Merkel, Quai d'Orsay,Autre sujet important pour lequel de vagues promesses ont été faites, la défense de la zone euro. La Chine a promis d’étudier les modalités d’un éventuel investissement dans le FESF : « quand la situation sera plus claire ».

Sur ces deux points la présidence française du G20 a enregistré un échec. Ce n’est pas réjouissant pour l’avenir.

 
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