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27/08/2013

Syrie: l’Occident sous la botte américaine!

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Cette requête-exigence n’a pour seul but pour les occidentaux: justifier  aux yeux de l’opinion publique de leur pays respectifs une intervention à l’irakienne en Syrie.

La Chine et de la Russie se refusent à tout accord négocié d’intervention après l’entourloupe en Lybie qui a vu la France et l’Angleterre, soutenues par les USA intervenir en dehors du cadre arrêté par le Conseil de Sécurité de l’ONU.  

Le Président syrien, qui nie toute utilisation de ces armes par les troupes du régime et qui renvoie la responsabilité de cette abomination, interdite par les conventions internationales, à la coalition hétéroclite rebelle (*) a fait droit à cette demande cinq jours après le « massacre ».

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A proximité du site, le convoi de cinq voitures et son escorte constituée par des membres des services de sécurité du régime syrien, a été l’objet d’une attaque. «Le premier véhicule de l’équipe d’enquête sur les armes chimiques a été délibérément touché à plusieurs reprises par des tirs de snipers non identifiés» a indique l’ONU dans son communiqué.

Qui sont les auteurs de ces tirs ? Peu importe !

On ne le saura sans doute jamais, mais avant même de connaître les conclusions de la mission de l’ONU qui actuellement est sur le terrain pour enquêter à leur demande, les occidentaux ont déjà désigné le coupable de l’abominable massacre de civils victimes d’armes chimiques.

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Dans l’insupportable concert de violons que donnent à entendre les responsables occidentaux en pointe sur le dossier syrien, les arguments sonnent faux les nez s’allongent.

Sur Europe 1 notre impuissant ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, joue lui sa partition au trombone : «Il y a un massacre chimique qui est établi, il y a la responsabilité de Bachar al-Assad, il faut une réaction, nous en sommes là. (...) Il y a un devoir de réaction.»

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Après une intense période de propagande médiatique les occidentaux, qui arguent maintenant que les autorisations accordées aux experts de l’ONU de se rendre dans le secteur touché par les armes chimiques sont arrivées trop tard, haussent le ton d’un cran et en fait montrent que depuis toujours ils avaient  un objectif clair «en découdre avec le régime de Bachar Al-Assad», trop proche des Iraniens et des Russes.

Tout y passe ! L’accès au site de Gouta est « trop tardif pour être crédible », la zone concernée a été « bombardé », cela a eu pour effet une destruction  « systématique » des preuves sur le terrain disent-ils tous en chœur.

Interrogé lundi par un journaliste de la BBC, William Hague, le ministre britannique des Affaires a posé une question à laquelle il a apporté une réponse argumentée: «Est-il possible de répondre à l’usage d’armes chimiques sans unité complète au Conseil de sécurité de l’ONU ? Je dirais que oui, sinon bien sûr ce pourrait être impossible de répondre à de telles atrocités, à de tels crimes, et je ne pense  pas que ce serait une situation acceptable».

Ce matin les média se font écho d’une déclaration sans équivoque du Secrétaire d’état américain : «Des armes chimiques ont été utilisées en Syrie, c'est indéniable. Ce que nous avons vu la semaine dernière en Syrie choque la conscience mondiale. Cela défie tout code de moralité. Le massacre aveugle de civils, la tuerie de femmes et d'enfants et de passants innocents par des armes chimiques est moralement indécent. Le président Obama pense que ceux qui ont recours aux armes les plus atroces contre les populations les plus vulnérables de la planète doivent rendre des comptes»

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Peu leur importent les traités internationaux. Peu leur importe la vérité.

Peu leurs importent même les mises en garde toutes très claires de l’Iran, de la Russie et de la Syrie même.

Les américains veulent la guerre.

La présence de leur force navale en Méditerranée a été renforcée. Un 4ème destroyer, avec à son bord des missiles de croisière Tomahawk, est arrivé. La CIA est sur le terrain aux côtés des Laurent Fabius, ONU, Russie, Chine, Syrie, armes chimiques, gaz sarin, destroyers , missiles tomawaks, Conseil de Sécurité, Bachar Al-Assad, Gouta, Damas, ONU, experts ONU, Chuk Hagel, Willaim Hague, Obama, Iran, Saddam Husein, bourbier irakien, bourbier afghan, bourbier libyen, bourbier égyptien, Tunisie, Palestine, Iran, Somalie, accords Sykes-Picot djihadistes rebelles dont certains veulent le rétablissement d’un califat en Syrie.

Ce mardi 27 août les américains, par la voix d’un responsable du département d’Etat, ont fait connaître dans une déclaration lapidaire leur décision unilatérale de reporter une réunion  programmée avec la Russie sur la crise syrienne sans plus de précision : «Compte tenu des consultations en cours pour apporter une réponse appropriée aux attaques chimiques du 21 août en Syrie, nous avons décidé de reporter la rencontre »

Depuis quand la Nation américaine est-elle légitime à dire le droit au nom de la planète au mépris des conventions internationales ?

 Au nom de quel principe la nation américaine s’arroge-t-elle ce droit au mépris des Nations et des Peuples qui n’ont pas le même point de vue qu’elle sur les équilibres diplomatiques et stratégiques mondiaux?

Les conditions de déclenchement d’un conflit mondial sont désormais réunies. Les Occidentaux sous la poigne et l’influence de l’Oncle Sam craqueront-ils l’allumette qui embrasera le Moyen-Orient ?

Si tel devait être le cas il faut que les Français exigent de leurs dirigeants qu’ils se comportent comme se sont comportés ceux qui dirigeaient la France qui ont refusé de participer à la dernière guerre Irakienne où le mensonge, le cynisme et la lâcheté l’on emporté sur le droit international, le bon sens et le pragmatisme.

Certes à l’instar de Saddam Hussein, Bachar Al-Assad n’est surement pas le démocrate que l’on pourrait souhaiter pour un pays, mais que veut-on pour la Syrie et son Peuple?  Le bourbier irakien, afghan, libyen, égyptien !

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Les milliards de dollars et les centaines de milliers de morts engloutis dans les conflits d’Irak, d’Afghanistan, de Libye, d’Egypte, de Tunisie,  de Palestine, d’Iran, de Somalie manquent à la cause de la Nature et du Droit des Peuples à pouvoir espérer vivre en bonne intelligence, en Paix protégés par une Justice et un Droit applicable à tous et appliqués par tous.

Il faut une issue politique à la crise syrienne, non une descente soi-disant punitive de cow-boys arrogants et prédateurs.

Dans le camp occidental, la France s’honorerait de soutenir une politique de non alignement et de pousser, en accord avec la Russie et la Chine, à la recherche d’une résolution de crise qui permette à l’ensemble du Moyen-Orient de retrouver une stabilité perdue depuis la chute de l’Empire ottoman et des accords Sykes-Picot.

 

(*) Les Frères Musulmans opposants de toujours au régime, les groupes islamistes radicaux d’Al Qaïda, du Qatar, de l’Arabie Saoudite  et ceux que l’on appelle désormais les djihadistes aux yeux bleus en provenance de l’Union Européenne

17/08/2011

Afghanistan: non aux polémiques politiciennes!

afghanistan,retrait,kaboul,tora,jean-louis borloo,françois bayrou,dominique devillepin,nicolas sarkozy,laurent fabius,lionel jospin,onu hervé morin,somalie,talibans,ben ladenEn un mois 11 soldats français sont tombés en Afghanistan. Ce qui porte à 74 le nombre de victimes françaises de ce conflit, depuis le début des opérations en 2001.

L’annonce du 11ème décès, lundi 15 août, a été l’occasion pour certains de réclamer «un changement de stratégie» tout en rappelant à l’organisation d’un débat avec la représentation nationale sur «les objectifs, la nature et la poursuite de l’intervention française en Afghanistan».

afghanistan,retrait,kaboul,tora,jean-louis borloo,françois bayrou,dominique devillepin,nicolas sarkozy,laurent fabius,lionel jospin,onu hervé morin,somalie,talibans,ben ladenDébut juillet une première réponse a été donnée par le Président de la République, qui a annoncé que le contingent français – 4000 hommes au total – aurait quitté le pays en 2014. L’information a été confirmée le 12 juillet depuis la base de Tora où il a été annoncé un premier retrait de 1000 soldats avant la fin de 2012.

afghanistan,retrait,kaboul,tora,jean-louis borloo,françois bayrou,dominique devillepin,nicolas sarkozy,laurent fabius,lionel jospin,onu hervé morin,somalie,talibans,ben ladenSi en 2001, avec l’accord de Lionel Jospin – 1er ministre de l’époque –, la France a engagé, sous mandat de l’ONU, ce «combat pour la liberté, pour les droits de l’Homme et pour la Paix» comme le qualifie Jean-Louis Borloo, il apparaît désormais qu’un nouveau consensus se fait jour visant au retrait de la France d’Afghanistan.

De Dominique De Villepin qui considère que «dix ans de guerre c’est assez» à François Bayrou pour qui «il faut partir, le plus vite possible, mais en ordre, en ayant transmis à la sécurité afghane la sécurité du pays», la réponse est claire, il faut envisager de mettre un terme à l’engagement militaire en Afghanistan!

afghanistan,retrait,kaboul,tora,jean-louis borloo,françois bayrou,dominique devillepin,nicolas sarkozy,laurent fabius,lionel jospin,onu hervé morin,somalie,talibans,ben ladenReste que si, comme le dit Hervé Morin, nous sommes arrivés au «moment de vérité», nous devons également nous souvenir, comme il l’ajoute d’ailleurs lui-même, que «nous avons fait un immense effort de sang et d’argent pour la stabilisation de l’Afghanistan».

Par voie de conséquences pour l’honneur de nos soldats morts ou blessés gravement comme pour celui des troupes en place auquel il convient de rendre un hommage commun – morts et vivants réunis – et celui de notre pays, il serait honteux que ce retrait s’opère de manière précipitée, sans autre but que de partir.

Se retirer dans ces conditions reviendrait à agir avec les 25 millions d’Afghan, comme cela a été fait en Somalie où le pays et sa population ont été abandonnés au chaos, livrés aux bandes au prise avec la minorité talibane terroriste manipulée par des puissances qui avancent masquées.

afghanistan,retrait,kaboul,tora,jean-louis borloo,françois bayrou,dominique devillepin,nicolas sarkozy,laurent fabius,lionel jospin,onu hervé morin,somalie,talibans,ben ladenQue pour des raisons d’agenda électoral – campagne présidentielle oblige – certains croient bon, comme Laurent Fabius, d’expliquer qu’il faut retirer nos troupes sans attendre parce que «nous savons bien qu’il n’y a pas de succès possible en Afghanistan», «que les soviétiques et les britanniques s’y sont cassés les dents et que c’est la même chose pour nous» pour faire monter la pression sur Nicolas Sarkozy dont le positionnement atlantiste et suiviste mérite désapprobation. Soit!

Mais affirmer comme l’a fait lundi Laurent Fabius sur I. Télé qu’«il serait tout à fait possible, souhaitable, nécessaire pour qu’on arrête cette hémorragie, qu’avant la fin de cette année l’ensemble de nos troupes ait quitté l’Afghanistan» relève de ce point de vue d’une rhétorique lamentablement démagogique pour auditeurs et téléspectateurs que l’on cherche à tromper.

afghanistan,retrait,kaboul,tora,jean-louis borloo,françois bayrou,dominique devillepin,nicolas sarkozy,laurent fabius,lionel jospin,onu hervé morin,somalie,talibans,ben ladenPosons-nous une question: les Afghans sont-ils aujourd’hui en mesure d’assumer seuls la sécurité du Pays? La réponse est non! Ben Laden est mort mais les Talibans sont encore vivants et actifs.

Posons-nous une autre question: notre engagement en Afghanistan est-il un acte solitaire? La réponse est non, nous agissons dans le cadre d’un mandat de l’ONU et nous avons des alliés!

Alors il faut cesser de faire comme si, pour la France, tout serait possible, tout de suite. La situation politique, diplomatique et militaire dans cette partie du monde réclame discrétion, sang froid, détermination.

afghanistan,retrait,kaboul,tora,jean-louis borloo,françois bayrou,dominique devillepin,nicolas sarkozy,laurent fabius,lionel jospin,onu hervé morin,somalie,talibans,ben ladenLa mission de la France doit aller à son terme! Nous sommes engagés et ce depuis 10 ans. Que cette mission nécessite de nouvelles orientations plus civiles, sûrement. Que celles-ci doivent faire l'objet d'une concertation républicaine entre la majorité et l'opposition avec le chef de l'état, chef des armée, cela ne fait aucun doute!

Mais il est une règle en matière diplomatique et militaire à la quelle doivent se plier des femmes et des hommes politiques qui aspirent à gouverner un État: les polémiques politiciennes sur ces questions sont à bannir.

afghanistan,retrait,kaboul,tora,jean-louis borloo,françois bayrou,dominique devillepin,nicolas sarkozy,laurent fabius,lionel jospin,onu hervé morin,somalie,talibans,ben ladenOn ne galéje pas avec ces choses là car la vie des hommes en opération sur le terrain peut en pâtir.

05/08/2011

Somalie: il faut agir d'urgence!

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A l’heure qu’il est, la vie de près de onze millions d’êtres humains, hommes, femmes et enfants de tous âges est menacée par la famine qui sévit en Somalie.

La sécheresse, qui s’est abattue dans cette région du monde avec une intensité particulière cette année, n’est pas la seule cause de la crise alimentaire qui tue les Somaliens. Celle-ci se nourrit de l’échec absolu et coordonné de deux phénomènes qui ensemble conduisent le pays dans l’impasse face à la crise.

La Somalie est sur le plan de la gouvernance complètement sinistrée, il n’y a pas d’état de droit souverain. Par ailleurs, rien d’efficace au niveau diplomatie internationale n’a jusqu’à ce jour pu aboutir à des résultats concrets acceptables par tous les protagonistes en cause.

Tout a-t-il été mis en œuvre pour sortir de l’impasse? Probablement pas!

sécheresse,somalie,somaliens,shebab,émirats arabes unis,crise,famine,onuu,conseil de sécuritéLes Shebabs, rebelles islamistes liés à la mouvance terroriste contrôlent les régions sinistrées. Le conflit qui les oppose aux chefs locaux somaliens et à la communauté internationale rend impossible l’acheminement du gros de l’aide disponible pour enrayer la famine.

Quelques pays, dont les Émirats Arabes Unis, entretiennent encore des relations commerciales avec les Shebabs. La voie est certes étroite mais la possibilité d’un accord, par leur intermédiaire, avec les Shebabs, doit être explorée dans le cadre des instances internationales pour mettre un terme à la crise.

sécheresse,somalie,somaliens,shebab,émirats arabes unis,crise,famine,onuu,conseil de sécuritéLes Somaliens, ne peuvent pas être les victimes collatérales d’un conflit, la «guerre contre le terrorisme», qui les dépasse largement. Il est temps d’agir!

Le moment est venu pour la communauté internationale en général et les grandes puissances en particulier, d’aboutir à un accord, négocié avec les Shebab, qui fixe les conditions acceptables par les uns et les autres afin que l’aide alimentaire disponible parvienne sans délai au peuple somalien en souffrance.

Une réunion du Conseil de Sécurité de l'ONU doit se tenir incessamment il importe qu’à l’ordre du jour de cette réunion figure une initiative appelant les pays arabes, en capacité d’agir, à engager des négociations en vue prioritairement d’instaurer une coopération pour mettre fin à la famine en Somalie et plus largement de tenter d’ouvrir la voie à l’examen avec les parties concernées d’une solution politique pour la Paix.

sécheresse,somalie,somaliens,shebab,émirats arabes unis,crise,famine,onuu,conseil de sécuritéCette première étape franchie il conviendrait ensuite de se préoccuper activement des autres foyers de famine qui se développent dans les pays de cette partie de l’Afrique particulièrement touchée.

Étant entendu qu’en cette matière, comme dans d’autres, les solutions à mettre en œuvre doivent être de nature à agir à la racine des causes des crises et non à se limiter à des démonstrations médiatiques ponctuelles sur les effets visibles des maux à traiter.

 

25/07/2011

Somalie: l'horrible scandale!

 7eb5ddf4-a7b0-11e0-ab3e-ab72206b9938.jpgLa situation sanitaire et sociale dans la corne de l’Afrique – Afrique de l’Est – est devenue problématique! La sécheresse, la plus dure depuis 60 ans, qui frappe cette région du globe est telle que des milliers de personnes, en particulier des enfants, vont sans doute mourir de faim et de déshydratation dans les semaines à venir.

Les enfants de Somalie, pays, peuplé de 12 millions d’habitants, qui va depuis 1991 de dérive en dérive, seront encore une fois les victimes innocentes d’une «plaie» qui les frappe de plein fouet et qui vient se surajouter à une crise désormais endémique depuis la chute du Président Siad Barré.

Le Président de la Banque africaine de développement, Donald Kabéruka, a sans doute quelques bonnes raisons pour déclarer: «La crise alimentaire de cette année est totalement liée aux destructions provoquées par l'insurrection».

somalie8.jpgDepuis 1991, la guerre civile, l’inorganisation du pays, l’opposition de la rébellion islamiste à la mise en place d’un gouvernement central à Mogadiscio et le refus de toute assistance en provenance des organisations humanitaires de l’ONU sont autant de causes majeures dans l’ampleur de la dramatique hécatombe qui s’annonce.

1982881 Camp de dolo Abo Ethiopie 05 07 2011.jpgPériodiquement la sécheresse touche la région – Kenya, Éthiopie, Djibouti, Somalie, Érythrée – et les belles déclarations succèdent aux belles déclarations. Par exemple ces propos avancés par la Banque Mondiale. «A long terme, il est important pour les pays de la Corne de l'Afrique de se préparer aux sécheresses récurrentes que les changements climatiques rendront encore plus intenses. Une approche transversale intégrant la sécurité alimentaire, la pauvreté et le changement climatique est nécessaire» .

somalie6.jpgCertes mais la situation est loin d’être nouvelle cela dure depuis plus de 20 ans, les mécanismes sont connus. Le cycle de la famine commence avec l’insuffisance de pluies, qui affectent les récoltes, du coup le prix des céréales s’envolent sur le marché – plus 270% d’augmentation – l’accès à la nourriture devient problématique, tant pour les populations mais également pour le bétail qui lui aussi finit par mourir. La boucle est bouclée, il n’y a plus de ressources.

Depuis juin 2010 c’est cette malédiction qui conduit à une pauvreté extrême et pèse sur le devenir de ces millions de personnes malmenées par la vie.

Il manquerait 1,5 milliard de dollars pour permettre à la Somalie de s’en sortir! Cela est dérisoire comparé aux gâchis que se permet le monde développé. Et puis s’en sortir jusqu’à la prochaine fois ne suffit pas!

Il faut cesser de travailler sous la contrainte de l’urgence et passer de la parole aux actes. Il faut en finir avec la famine et agir en profondeur sur ses causes !

somalie9.jpg«Décréter la famine, comme le font les Nations unies, est un acte politique. Il n'y a pas de famine, juste une sécheresse» a déclaré Cheik Ali Mohamed Rage le chef rebelle islamiste en place en Somalie. Il faut à ce genre de propos apporter des réponses fermes, appropriées et concrètes. Il faut d'abord dire que la famine est une question politique et s'y atteler pour l'éradiquer.

La France qui préside le G20 a demandé à la FAO la convocation ce lundi à Rome une réunion ministérielle sur la crise dans la Corne d’Afrique.

c2bd3a6a-a7b0-11e0-ab3e-ab72206b9938.jpgAux enfants qui meurent en Somalie les banalités qu’énonce le ministre français de l’agriculture ne sont que blablabla, «Si nous ne prenons pas les mesures nécessaires, la faim sera le scandale de ce siècle», la «communauté internationale a échoué à assurer la sécurité alimentaire» et n'apporte pas d'espoir de règlement au fond.

Que va t-il sortir de ses conciliabules entre gens qui mangent à leur faim et dont les poubelles regorgent des déchets des repas qu’ils n’ont pas pu terminer?

Cette réunion servirait-elle, une fois de plus, à faire mousser quelques dirigeants, suivez mon regard, déjà en campagne électorale pour se faire réélire?

Au delà de l’aide d’urgence à apporter immédiatement à ce coin sinistré de la planète, un plan global assorti des financements correspondants et traitant des questions essentielles à la pérennité de la vie dans la corne de l’Afrique – ressource en eau, régulation du prix des denrées alimentaires, démographie, sécurité des populations, mise en place d’une administration solide – va t-il y être décidé?

Si tel n’était pas le cas alors, comme toujours, nous passerions à côté des questions que nous posent globalement ce monde des pauvres qui nous regarde nous empiffrer et parce qu’il se sent disparaître se laisse doucement mais sûrement envahir par la haine.

Modadicio insurgés islamistes.jpgLa guerre pour se nourrir, pour boire, sera pire que la guerre pour l’appropriation du pétrole! Nous aurons à veiller, nous populations dites développées, à ne pas rester trop longtemps sourds à la, encore silencieuse, complainte des affamés et des assoiffés.

C’est aussi à l’aune de ces questions qu’il nous faudra demain choisir nos dirigeants et représentants.

 
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