Avertir le modérateur

29/12/2012

On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif !

194294938lavrov.jpgAlors que la situation continue de se dégrader en Syrie, le ministre russe des affaires étrangères,Sergueï Lavrov, a déclaré «Nous sommes unanimes pour dire que les chances d’atteindre une solution politique existent toujours».

Cette déclaration intervient alors que se terminent ce samedi des entretiens avec l'émissaire international de l'Onu et de la Ligue arabe pour la paix en Syrie, Lakhdar Brahimi, qui était en visite à Moscou à la recherche de solutions.

Le chef de la diplomatie russe, n’a pas caché qu’en l’état il était impossible de convaincre Bachar Al-Assad de se retirer du pouvoir. Ce que les Etats-Unis et la cohorte des pays alliés, occidentaux et arabes, posent comme condition préalable à toute sortie du conflit.

4147575.jpgBachar Al-Assad « a dit à maintes reprises qu’il n’avait l’intention d’aller nulle part, qu’il resterait à son poste jusqu’au bout (...). Il n’est pas possible de changer cette position», a indiqué Sergueï Lavrov.

La Russie alliée de longue date du régime continue d’entretenir des relations étroites avec la Syrie, quand bien même ces derniers temps il a semblé qu’une certaine distance était en train de s’installer tout en insistant : «Placer le départ d'un président élu en pierre angulaire de tout dialogue est une violation de tous les accords obtenus».

Est-il dans la tradition politique de la France Républicaine de nous ingérer dans les affaires d’un pays souverain en décidant qui doit être ou ne pas être son président?

Une solution pourrait être acceptable pour le pouvoir en place. Celle-ci résiderait dans la mise en œuvre de l’accord international conclu à Genève en juin dont l’objectif vise  une solution politique au conflit.

C419271_l-emissaire-international-pour-la-syrie-lakhdar-brahimi-le-16-septembre-2012-avant-son-depart-de-damas.jpg’est visiblement à cette solution que s’accroche Lakhdar Brahimi lorsqu’il déclare : «S’il faut choisir entre l’enfer et une solution politique, nous devons tous travailler sans relâche en vue d’une solution politique».

Jeudi  dernier il a appelé, une fois de plus, à la création d'un gouvernement de transition ayant tous les pouvoirs en Syrie, avec l’organisation d'élections, «présidentielles» ou «parlementaires», selon les termes de l’accord négocié pour la sortie du conflit, insistant sur l’absolue nécessité pour le pays d’un changement  «réel».

Cet appel n’a pas été entendu par la diplomatie française qui maintient sa volonté de faire tomber le régime du président Assad, qui selon elle, « porte la responsabilité des 45.000 victimes de ce conflit » et « ne peut faire partie de la transition politique».

2100438_photo-1343111298583-1-0_640x280.jpgLaurent Fabius n’a-t-il pas dit le 16 décembre  dans une déclaration alambiquée à RFI-TV5-Le Monde : «Je pense que la fin se rapproche pour Monsieur Bachar al-Assad, vous avez vu, même si c'est controversé, que même les Russes l'envisagent».

La Russie qui, elle ne ménage pas ses efforts pour aboutir à mettre un terme à ce conflit, qui a fait au moins 45000 morts, a de son côté appelé à «des initiatives énergiques et déterminées pour faire cesser le bain de sang» en Syrie.

Cela paraît tout de même un peu plus responsable.

Dans le droit fil de ses initiatives Moscou a invité la Coalition de l’opposition syrienne à venir négocier en vue d’un règlement du conflit.

Cette dernière,  à la grande surprise de la Russie, a catégoriquement rejeté cette initiative. Moaz al-Khatib, le chef de la coalition est allé même jusqu’à réclamer à la Russie des excuses concernant sa position dans le conflit.

On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif dit fort pertinemment la sagesse populaire. Il faut croire que le chef de la coalition, n’a plus soif. Qu’il est désaltéré du sang qui coule abondamment en Syrie  depuis près de 21 mois maintenant.

reuters.jpgLe conflit a fait  45.000 victimes que les Occidentaux et les Arabes veulent imputer au seul Bachar Al-Assad, sans prendre en compte la responsabilité des pétromonarchies Arabie-Saoudite et Qatar en tête, de la Turquie et des islamistes à la solde d’Al-Qaïda qui voient dans la chute du pouvoir syrien l’occasion de conforter leur propre pouvoir et hégémonie régionale.

L’après Assad risque bien d’être chaotique !

C’est probablement ce que veut dire entre les lignes l’émissaire international Lakhdar Brahimi lorsqu’il émet ce qui peut être considéré comme une mise en garde aux occidentaux : «De mon point de vue, le problème est qu’un changement de régime – en Syrie – n’aboutira pas obligatoirement à une régularisation de la situation» ajoutant que la situation en Syrie pourrait dériver vers une situation à la somalienne.

"Il faut éviter tout ce qui pourrait entraîner une déflagration régionale", a insisté M. Fabius dans son intervention du 16 décembre à RFI-TV5-Le Monde. Certes !

Mais concrètement  que fait-il pour faire avancer une  solution aménagée de l’accord de Genève qui permettrait de ne pas reconduire Bachar Al-Assad à la tête de la Syrie au terme de son actuel mandat et laisserait aux Syriens le soin de se déterminer souverainement ?

Est-ce si compliqué pour la France d’agir librement et souverainement en faisant une ouverture diplomatique en direction de la Russie avec qui, quoi qu’il arrive nous aurons, à traiter dans les années futures sur le continent africain et au Maghreb.

Notre alliance avec les USA, c’est bien connu, n’a qu’une limite, celle des intérêts américains. Cela a toujours été ainsi avec ce pays dont les politiciens n’ont au final au bout de leur viseur qu’une religion celle de la prospérité américaine.

C’est bien pourquoi la position de la France devrait être de revenir dans le jeu en Syrie, en adoptant une posture franco-française ouverte à la diplomatie Russe en soutien de l’action de Lakhdar Brahimi.

amérique,sergueï lavrov,syrie,qatar,arabie saoudite,russie,turquie,moyen-orient,lakhdar brahimi,laurent fabius,usa,maghreb,afrique,bachar al-assad,accords de genève,moaz al-khatib,coalition de l'opposition syrienne,rfi,tv5,le mondeLa politique de la France  n’est-elle pas toujours d’œuvrer partout pour la coopération entre les Peuples et la Paix dans le monde ? Nous avons là une bonne occasion d’en faire la démonstration.

Rappelons-nous bien l’Amérique a été partie prenante de tous les conflits mondiaux  des cent dernières années et qu’au Moyen Orient elle est mal placée pour organiser la Paix pour avoir pris la relève en pire de l’Angleterre.

Toujours en guerre ou en préparation de guerre, prétendant agir au nom de la liberté et des droits de gaza-930manif anti amérique.jpgl’homme elle s’est toujours arrangée pour que le feu et le sang ne touchent jamais son territoire mais celui des autres en étant toujours très attentive aux intérêts du complexe militaro-industriel sur lequel s’appuie sa puissance méphitique.

 

22/08/2012

La Syrie serait prête à discuter les termes d’une démission de Bachar El-Assad

Qadri Jamil, Syrie, Bachar El-Assad, démission du Président Assad, Sergueï Lavrov, Ministre des affaires étrangères de Russie, avertissemt de Barak Obama, Conseil de sécurité, Nation Unies, Charte des Nations Unies, Lakhdar Brahimi, François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Laurent Fabius, Moahamed Morsi, Groupe de contact Egypte Iran Arabie saoudite Turquie, CNS, Le vice-Premier ministre syrien Qadri Jamil lors d’une visite qu’il effectuait à Moscou mardi 21 Août a, pour la première fois évoqué l’idée que son Pays était prêt à parler d'une démission du président Bachar al-Assad dans le cadre d'un processus global de négociations avec l'opposition.

« Pendant le processus de négociations, on peut étudier toutes les questions et nous sommes prêts à étudier même cette question », a déclaré Qadri Jamil.

Cette déclaration a été prononcée lors d'une conférence de Qadri Jamil, Syrie, Bachar El-Assad, démission du Président Assad, Sergueï Lavrov, Ministre des affaires étrangères de Russie, avertissemt de Barak Obama, Conseil de sécurité, Nation Unies, Charte des Nations Unies, Lakhdar Brahimi, François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Laurent Fabius, Moahamed Morsi, Groupe de contact Egypte Iran Arabie saoudite Turquie, CNS, presse, après la rencontre entre le dirigeant syrien et  le ministre russe des Affaires étrangères  Sergueï Lavrov précisant que l'idée «d'une démission comme condition pour mener un dialogue, cela signifie de facto qu'il est impossible d'ouvrir ce dialogue».

Selon le quotidien Lacroix – lui-même tenant son information de sources politiques à Damas dont l’identité n’est pas précisée –, Qadri Jamil se serait «rendu à Moscou pour discuter d'un projet d'organiser une élection présidentielle anticipée avec la participation de tous les candidats qui le souhaitent, y compris Bachar al-Assad, sous une supervision internationale».

Ces derniers mois les Etats-Unis, les pays européens et le monde arabe ont, régulièrement, appelé à le président syrien à se démettre tout comme l’opposition, excluant – toujours selon les sources du quotidien Lacroix – «tout dialogue avant le départ du pouvoir de Bachar El-Assad»  et refusant «une candidature de Bachar el-Assad au scrutin prévu normalement en 2014 ».

Qadri Jamil, Syrie, Bachar El-Assad, démission du Président Assad, Sergueï Lavrov, Ministre des affaires étrangères de Russie, avertissemt de Barak Obama, Conseil de sécurité, Nation Unies, Charte des Nations Unies, Lakhdar Brahimi, François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Laurent Fabius, Moahamed Morsi, Groupe de contact Egypte Iran Arabie saoudite Turquie, CNS, Washington très sceptique à propos des déclarations du Vice-premier Ministre syrien a réitéré lundi cet appel à démissionner en direction de Bachar El-Assad ; cette fois en brandissant – propos du Président américain en campagne Barak Obama – la menace d'une possible intervention militaire, en cas de déplacement ou d'utilisation d'armes chimiques par le régime syrien.

L’on se souvient que la possession d’armes chimiques par le régime de Saddam Hussein, armes chimiques encore à ce jour introuvables, avait servi de prétexte à Washington pour déclencher, sans accord du Conseil de Sécurité et en total contradiction avec la Charte des Nations Unie, la guerre d’Irak avec le résultat que l’on connait.

Qadri Jamil, Syrie, Bachar El-Assad, démission du Président Assad, Sergueï Lavrov, Ministre des affaires étrangères de Russie, avertissemt de Barak Obama, Conseil de sécurité, Nation Unies, Charte des Nations Unies, Lakhdar Brahimi, François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Laurent Fabius, Moahamed Morsi, Groupe de contact Egypte Iran Arabie saoudite Turquie, CNS, S’agissant de la France, la position a été précisée lors de la visite de Lakhdar Brahimi, le nouveau  médiateur de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie.

Rappelant l'engagement de la République  «en faveur d'une Syrie libre, démocratique et respectueuse des droits de chacune de ses communautés», François Hollande a indiqué que pour se faire il convenait de parvenir en Syrie à la mise en place d’un «gouvernement de transition qui associe toutes les composantes de la société syrienne pour éviter des règlements de comptes, notamment vis-à-vis des minorités».

Qadri Jamil, Syrie, Bachar El-Assad, démission du Président Assad, Sergueï Lavrov, Ministre des affaires étrangères de Russie, avertissemt de Barak Obama, Conseil de sécurité, Nation Unies, Charte des Nations Unies, Lakhdar Brahimi, François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Laurent Fabius, Moahamed Morsi, Groupe de contact Egypte Iran Arabie saoudite Turquie, CNS, Le Président de la République a ajouté qu’il ne pouvait «y avoir de solution politique – en Syrie – sans le départ de Bachar al-Assad» du pouvoir.

Ce mardi, après que François Hollande ait reçu à l’Elysée  une délégation de représentants du Conseil National Syrien, –  principale coalition de l'opposition au régime en place à Damas – conduite par son président Abdel Basset Sayda, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a rappelé que « la position du président de la République depuis sa prise de fonction », exclue tout «engagement militaire – de la France –  sans qu'il y ait une décision des Nations unies».

Ces dernières mises au point permettent de nuancer les récentes positions péremptoires, manichéennes ou belliqueuses des diplomates américains ainsi que celles de certains en Europe et en France – responsables politiques passés ou actuellement en charge, et philosophes en mal de publicité –.

Qadri Jamil, Syrie, Bachar El-Assad, démission du Président Assad, Sergueï Lavrov, Ministre des affaires étrangères de Russie, avertissemt de Barak Obama, Conseil de sécurité, Nation Unies, Charte des Nations Unies, Lakhdar Brahimi, François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Laurent Fabius, Moahamed Morsi, Groupe de contact Egypte Iran Arabie saoudite Turquie, CNS, Elles ont le mérite de ne pas faire l’impasse à la fois sur la gravité de la situation des populations civiles syriennes qui appelle à trouver d’urgence, dans le cadre des instances internationales, une paix juste et durable pour l’ensemble des parties concernées directement ou indirectement.

Peut-on désormais raisonnablement espérer une rémission des violences en Syrie et un retour au calme  général dans cette région «explosive» ?

L’expérience de Lakhdar Brahimi, le diplomate qui avait réussi à ramener le calme au Liban, les critiques en creux récentes du ministre russe des Affaires étrangères , Sergueï Lavrov, à l’encontre du régime en place à Damas – «les efforts du régime syrien pour mettre un terme aux violences qui font rage dans le pays depuis près de 17 mois sont encore insuffisants –,  l’annonce du Vice 1er Ministre Syrien , Qadri Jamil, ne fermant pas la porte à une sortie du pouvoir de Bachar El-Assad, constituent autant d’éléments qui vont dans le bon sens.

Qadri Jamil, Syrie, Bachar El-Assad, démission du Président Assad, Sergueï Lavrov, Ministre des affaires étrangères de Russie, avertissemt de Barak Obama, Conseil de sécurité, Nation Unies, Charte des Nations Unies, Lakhdar Brahimi, François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Laurent Fabius, Moahamed Morsi, Groupe de contact Egypte Iran Arabie saoudite Turquie, CNS, A ces facteurs, il convient également de ne pas oublier l’initiative égyptienne du Président Mohamed Morsi, annoncée lors du dernier sommet islamique de la Mecque, qui vise à la création d’un groupe de contact qui comprendrait l'Egypte, l'Iran, l'Arabie Saoudite et la Turquie – principales puissances régionales arabes et musulmanes –  pour rechercher une sortie de crise en Syrie.

Il faut le dire et le redire, la Syrie n’a rien à voir avec la Libye.

Tous ceux qui imaginent aujourd’hui pouvoir mettre un terme à la crise syrienne en s’engageant dans une intervention armée en Syrie aux côtés des rebelles insurgés et dans le dos des Nations-Unies, se trompent lourdement.

Une telle initiative transformerait la crise syrienne en un conflit ouvert entre puissances extérieures aux conséquences incalculables tant en pertes humaines qu’en répercussions planétaires.

Les développements d’une telle initiative irresponsable, s’avèreraient en effet très vite non maitrisables et nul, à l’heure actuelle, ne saurait en prévoir l’issue.

L’heure est bien à la nécessité du déverrouillage des situations de blocage, sans préalable d’aucune sorte d’où qu’ils viennent et sans déclarations intempestives et va-t-en guerre.

De ce point de vue le récent communiqué des responsables du CNS – «Nous ne mènerons pas des négociations sur les conditions de son départ du pouvoir. Assad doit partir. C’est tout » n’est pas recevable.

Comme ne sont d’ailleurs pas plus recevables les propos de Laurent Fabius parlant de Bachar El-Assad sur RTL «On essaie de le serrer au cou, si je puis dire, par tous les canaux possibles ».

Qadri Jamil, Syrie, Bachar El-Assad, démission du Président Assad, Sergueï Lavrov, Ministre des affaires étrangères de Russie, avertissemt de Barak Obama, Conseil de sécurité, Nation Unies, Charte des Nations Unies, Lakhdar Brahimi, François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Laurent Fabius, Moahamed Morsi, Groupe de contact Egypte Iran Arabie saoudite Turquie, CNS, De même sont totalement contreproductifs et inutilement provocateurs, l’affirmation péremptoire du même selon laquelle – « le régime syrien doit être abattu et rapidement » –  ainsi que son  jugement à l’emporte-pièce – « Bachar al-Assad ne mériterait pas d'être sur la terre » – lancés lors de sa récente tournée au Moyen-Orient.

L’heure est aujourd’hui au déploiement intelligent de tous les efforts politiques et diplomatiques en vue d’une réconciliation Qadri Jamil, Syrie, Bachar El-Assad, démission du Président Assad, Sergueï Lavrov, Ministre des affaires étrangères de Russie, avertissemt de Barak Obama, Conseil de sécurité, Nation Unies, Charte des Nations Unies, Lakhdar Brahimi, François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Laurent Fabius, Moahamed Morsi, Groupe de contact Egypte Iran Arabie saoudite Turquie, CNS, nationale en Syrie et au maintient de l’intégrité du Pays. La France, sur ce sujet, a un rôle important à jouer. Notre diplomatie doit veiller à y être en pointe comme elle l’est actuellement dans son engagement au plan humanitaire auprès des civils refugiés aux frontières.

Pour le reste, la question du renvoi ou du maintien de Bachar El Assad est une affaire qui ne regarde que les Syriens. Que dirions-nous d’ailleurs nous Français, si par exemple Washington s’avisait de se prononcer pour le départ de François Hollande de la Présidence de la République et son remplacement par Nicolas Sarkozy?

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu