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03/05/2013

Jean-Pierre Chevènement dit « halte au Hollande bashing »

Dépêche AFP du 2 05 2013

afp.jpgJean-Pierre Chevènement, président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), s'élève contre le «Hollande bashing» de l'opposition, dans un entretien à paraître vendredi dans les «Echos» (*), jugeant «impossible» de juger le chef de l'Etat au terme de sa première année de mandat.

«Il est impossible de juger François Hollande sur un laps de temps aussi court car il a fait le choix du long terme», fait valoir le sénateur du Territoire de Belfort, qui compte pourtant parmi les observateurs critiques de l'action de l'exécutif.

A ses yeux, «imputer la crise particulièrement à François Hollande n'a pas de sens : elle est la responsabilité partagée des gouvernements de gauche et de droite depuis plus de vingt ans».

Aussi l'ancien ministre de François Mitterrand et Lionel Jospin lance-t-il un «Halte au Hollande bashing!», souhaitant qu'il ne soit jugé «qu'à la fin de son mandat» de cinq ans.

M. Chevènement dénonce en particulier les attaques visant la François Hollande, Lionel Jospin, Jean-Pierre Chevènement, Jean-Marc Ayrault, Mariage pour tous, Hollande bashing, AFP, MRC, rapport Gallois, PS, Clémenceau,«personne» du président. «L'opposition présente François Hollande comme quelqu'un d'indécis or il a été capable de prendre une décision prompte, courageuse et justifiée sur l'intervention militaire au Mali», relève-t-il, constatant que le chef de l'Etat «sait faire preuve de persévérance, d'endurance et (...) démontrera sa capacité de rebond».

Au crédit de François Hollande, il cite la Banque publique d'investissement, «une bonne chose», l'accord sur la sécurisation de l'emploi, «un bon équilibre», le crédit impôt compétitivité, «une solution habile», et la sauvegarde du budget de la Défense, «un bon point».

En revanche, il considère la politique industrielle du gouvernement «trop défensive» et regrette le «temps perdu sur le mariage gay», estimant que «l'essentiel est dans l'économie».

Jean-Pierre Chevènement rappelle également son opposition au traité budgétaire européen, que le candidat Hollande s'était engagé à renégocier. «J'ai voté contre le TSCG car il engage l'Europe sur la voie de la récession économique, sociale et donc politique», réaffirme-t-il. Selon lui, ce texte d'inspiration allemande «a des effets directement contraires aux objectifs affichés de réduction des déficits et de la dette».

Au final, il assure que «pour devenir un grand président», François Hollande devra «rompre avec les dogmes qui, depuis trois décennies, ont enfermé notre pays dans une nasse redoutable».

Jean-Pierre Chevènement était l'invité de "Zemmour et Naulleau" sur Paris Première vendredi 26 avril 2013 à 22h45.

Extraits:

A propos de la première année de présidence de François Hollande

  • Un point positif, c'est incontestablement l'adoption du rapport Gallois et le pacte national pour la croissance, la compétitivité et l'emploi. Je pense que le vrai problème c'est le développement de notre base productive qui conditionne absolument tout le reste.
  • Quand on vous dit l'ennemi numéro un, c'est la dette, c'est idiot, c'est le doigt qui montre la lune et c'est l'imbécile qui regarde le doigt.
  • Le fond de l'affaire, c'est la stagnation voire la récession qui creuse les déficits : moins-values fiscales, déficits, dette.
  • Et le fond de l'affaire, c'est la ré-industrialisation, le redéveloppement de l'économie française.
  • Le point le plus négatif, c'est l'absence je ne dis pas de communication - car je n'ai pas de considération pour la communication, c'est l'absence de pédagogie continue.
  • Je ne dis pas que l'action est bonne. J'ai dit que l'axe, l'orientation générale est juste. Le problème c'est de savoir comment la France qui avait en 2011 un déficit commercial de 73 milliards d'euros - alors que l'Allemagne avait un excédent de 168 milliards - va remonter la pente.

On voit bien l'axe de l'effort. Les mesures prises en vertu du rapport Gallois : le crédit d'impôt aux entreprises, mais aussi la politique d'innovation, de recherche, de formation, la canalisation de l'épargne vers l'industrie, la Banque publique d'investissement : est-ce que tout cela va suffire ?

  • Je pense qu'il faut aussi comprendre et respecter qui est François Hollande. Il ne fait pas partie de la même génération que moi. Nous n'avons pas partagé les mêmes points de vue. Il a accommodé le PS à la sauce libérale dans une enveloppe démocrate chrétienne : l'Acte unique et la monnaie unique qui est une erreur, un contre-sens majeur car elle a mis ensemble des économies hétérogènes.
  • Quand j'ai apporté mon soutien à François Hollande "les yeux ouverts", j'ai dit que je n'entendais pas revenir au gouvernement. Il y a des gens jeunes ! Clémenceau est revenu aux affaires à 77 ans, j'ai donc encore une marge, mais pour un gouvernement de salut public si vous voulez.

François Hollande est le chef de l'Etat. Il a été élu pour 5 ans. françois hollande,lionel jospin,jean-pierre chevènement,jean-marc ayrault,mariage pour tous,hollande bashing,afp,mrc,rapport gallois,ps,clémenceauPour le moment, il ne me l'a pas proposé et la politique que je propose c'est une politique de salut public, qui donne un choix à l'Allemagne, parce que je pense qu'il faut discuter avec les Allemands. Je pense qu'il faut aller plus loin dans la conception de ce que peut être l'Europe de demain.

Sur le "mariage pour tous":

  • Je ne me suis pas abstenu. J'ai annoncé dans un entretien au monde en décembre que je ne voterai pas ce projet de loi, parce qu'il brouillait en effet la filiation. Je pense qu'un enfant doit avoir sinon un père et une mère, mais l'idée d'un père et l'idée d'une mère.
  • S'agissant des droits des homosexuels, j'ai été à l'origine du PACS, en déposant un projet de loi dès 1992 pour une union civile avec Jean-Pierre Michel et Georges Sarre.
  • J'ai refusé de participer au vote car je ne veux pas être instrumenté par des groupes homophobes ou par des chefs de parti qui donnent des consignes de vote.
  • Dans mon parti, le MRC, c'est la liberté de conscience qui a prévalu.

J'ai beaucoup de sympathie pour Jean-Marc Ayrault. Il agit dans le cadre des institutions. Il n'appartient pas au Premier ministre de fixer les orientations stratégiques. Il fait ce qu'il peut dans les limites étroites qui sont les siennes.

Sur le même sujet :

http://www.chevenement.fr/Arretons-d-enflammer-la-France-avec-des-idees-marginales_a1452.html

http://www.chevenement.fr/Francois-Hollande-doit-approfondir-les-tensions-amicales-avec-l-Allemagne_a1483.html?TOKEN_RETURN

(*)http://www.chevenement.fr/Halte-au-Hollande-bashing-_a1485.html?TOKEN_RETURN

Jean-Pierre Chevènement était l’invité du « Talk Orange le Figaro » du 18 03 2013

06/11/2012

Gaz de schiste : Pour l’instant c’est plié!

François Hollande, Laurence Parisot, Alain Vidalies, Arnaud Montebourg, Delphine Batho, Gaz de chiste, Rapport Gallois, Conférence Environnementale, Jean-Marc Ayrault, Sarkozy, Fillon, Louis Gallois,Au nom de la sacro-sainte compétivité la patronne des patrons avait, avec un groupe de 19 dirigeants industriels, signé, jeudi 19 septembre, un appel pour la relance du débat sur l’exploitation en France des gaz de schiste.

Cet appel venait après que le chef de l'Etat, lors de la conférence environnementale du 14 septembre se soit de son côté officiellement engagé, prononçant l’annulation de tout permis d’exploiter les gaz de schiste par fracturation hydraulique sur la totalité de la durée de son mandat.

François Hollande, Laurence Parisot, Alain Vidalies, Arnaud Montebourg, Delphine Batho, Gaz de chiste, Rapport Gallois, Conférence Environnementale, Jean-Marc Ayrault, Sarkozy, Fillon, Louis Gallois,«Personne ne peut affirmer» que cette technique d'extraction « est exempte de risques lourds pour la santé et l'environnement », avait indiqué François Hollande pour justifier son choix.

A la faveur d’une baisse passagère de popularité et d’un moment difficile pour le pays, de tension économique et sociale, à l’heure où la rumeur médiatique laissait à François Hollande, Laurence Parisot, Alain Vidalies, Arnaud Montebourg, Delphine Batho, Gaz de chiste, Rapport Gallois, Conférence Environnementale, Jean-Marc Ayrault, Sarkozy, Fillon, Louis Gallois,croire que le « Rapport Gallois » plaiderait avec succès en faveur du gaz de schiste la présidente du Medef, Laurence Parisot, s’est laissé aller à faire une dernière pression sur le gouvernement «Nous avons sous nos pieds un atout qui serait un avantage compétitif considérable, pourquoi le refuser ?»

La réponse est tombée cet après-midi, selon le quotidien les Echos les services du chef du gouvernement ont fait François Hollande, Laurence Parisot, Alain Vidalies, Arnaud Montebourg, Delphine Batho, Gaz de chiste, Rapport Gallois, Conférence Environnementale, Jean-Marc Ayrault, Sarkozy, Fillon, Louis Gallois,savoir que la proposition du rapport de Louis Gallois sur la reprise des recherches sur l'exploitation du gaz de schiste n’était pas retenue. «La ligne édictée par le président de la République lors de la conférence environnementale reste inchangée ».

Incontestablement cette prise de position vient conforter François Hollande, Laurence Parisot, Alain Vidalies, Arnaud Montebourg, Delphine Batho, Gaz de chiste, Rapport Gallois, Conférence Environnementale, Jean-Marc Ayrault, Sarkozy, Fillon, Louis Gallois,la ministre de l’environnement Delphine Batho et l’ensemble des associations qui se sont opposées au projet d’exploitation des gaz de schiste, pour le quel sept demandes de permis avait été déjà déposés auprès de l'Etat sous la présidence Sarkozy et le gouvernement Fillon.

Belle victoire donc, mais la vigilance reste de mise, François Hollande, Laurence Parisot, Alain Vidalies, Arnaud Montebourg, Delphine Batho, Gaz de chiste, Rapport Gallois, Conférence Environnementale, Jean-Marc Ayrault, Sarkozy, Fillon, Louis Gallois,Arnaud Montebourg et Alain Vidalies qui vient de déclarer lors du dernier Talk Orange-Le Figaro que la question du gaz de schiste ne devait pas être écartée "pour l'éternité" n’ont pas dit leur dernier mot. On peut leur faire confiance pour revenir à la charge à la moindre ouverture.  

François Hollande, Laurence Parisot, Alain Vidalies, Arnaud Montebourg, Delphine Batho, Gaz de chiste, Rapport Gallois, Conférence Environnementale, Jean-Marc Ayrault, Sarkozy, Fillon, Louis Gallois,

 
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