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07/06/2011

Humanisme-Ecologie-République est né!

 A force d’avoir été, lors des échéances électorales, appelés à soutenir, avec force slogans, les plateforme-programmes des partis de droite ou de gauche les plus structurants de la vie citoyenne, la grande majorité de nos concitoyens déçus de voir qu’une fois passé le moment de l’élection rien ne changeait, travaillé par un désir d’autonomie, ont finit par s’éloigner du «politique» dont ils ne veulent plus désormais tant ils sont persuadés, pour ce qui les concernent, que les solutions à leurs problèmes sont ailleurs.

Qui en fait pourrait les en blâmer? Après les dégâts générés par la grande crise financière de 2007 qui est loin d’être jugulée et dont personne ne sait vraiment à quels abimes elle risque de finir par nous conduire collectivement ont-ils de vrai raison de faire confiance à nouveau?

Gauche et droite confondues, le PS et UMP, incapables de renouveler leurs analyses, accaparés par l’obsession de faire élire l’un des leurs à la présidence de la République et d’être majoritaire à la chambre des représentants du peuple qu’ils ne représentent plus, ont une part colossale dans le délabrement civique et citoyen auquel la France est confrontée. Il est vrai que les mécanismes imposés par les institutions de la 5ème République – absence de proportionnelle, présidentialisation du régime – ne sont pas de nature à favoriser une évolution des pratiques et des comportements des partis de gouvernement recroquevillés sur eux-mêmes.

La crise dans toutes ses dimensions, sociale, financière, écologique, énergétique et démographique exige pourtant que soit rétablit le lien distendu entre la société – les individus et les groupes – et le politique. Quel système proposer, sinon celui qui fait du contrôle du politique par la société, le moyen du contrôle des libres intérêts financiers qui aujourd’hui, dans l’indifférence la plus totale, s’accaparent de tout: du vivant, du social, du sanitaire et du culturel et même de la guerre.

L’émergence, lors de la dernière élection présidentielle, d’un vote «indépendant démocrate» significatif ainsi que celui «indépendant écologiste» aux récentes élections européennes pouvaient laisser imaginer une possible sortie par le haut qui verrait une offre citoyenne nouvelle permettre cette réconciliation de la société et du politique laissant à leur pitoyable impuissance les conservateurs de gauche comme de droite.

Le vote écologiste, indépendant par nature et par culture, avait laissé croire que les outils, moyens de la transition, étaient à portée de main. Force est de constater que même chez les Écologistes le mal de l’époque, qui veut que les groupes veillent d’abord à leurs propres intérêts immédiats avant ceux plus lointains de la collectivité qui les portent, fait son œuvre de dissolution.

Les récents développements du processus EE-Les Verts montrent à quel point les personnalités de ce qui aurait pu être la force structurante d’une majorité nouvelle sont en train de trahir l’espoir d’une évolution attendue pour se tourner pour 2012 au prix d’un accord politicien «alimentaire» vers l’une des branches de l’alternative conservatrice à savoir la gauche socialiste.

Ainsi loin de favoriser l’émergence d’une majorité nouvelle émancipée du PS et de l’UMP, la toute nouvelle formation EE-Les Verts qui n’est au fond que la version relookée de l’ancienne formation verte de Dominique Voynet, Noël Mamère, Yves Cochet, Marie-Christine Blandin et consorts, s’engage sans état d’âme dans une opération de renforcement du système pavlovien droite-gauche qu'elle est sensée combattre au nom de l’indépendance naturelle de son courant de pensée..

Comme le disait Guillaume le Taciturne, «Il n'est point besoin d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer» aussi des militants écologistes non résignés, s’inspirant d’une initiative de Jean-Pierre Chevènement qui en 1966 avait fondé le CERES – Centre d'études, de recherches et d'éducation socialiste – pour faire vivre un courant influent de gauche au cœur de la social-démocratie, ont décidé la création d’un projet associatif – Humanisme, Ecologie, République – pour faire vivre et prospérer dans le paysage politique français, un courant de pensée et d’actions indépendant, émancipé des forces conservatrices de droite comme de gauche.

Cette création répond à un impératif: faire bouger les lignes. Elle vise un objectif simple: rendre possible en France la constitution d’une «majorité politique nouvelle» rassemblant dans une coalition ouverte les républicains sociaux, les humanistes du centre - radicaux et démocrates - et les écologistes non inféodés à la gauche archaïque et non européenne.

Vivre sa citoyenneté c’est toujours s’engager, c’est toujours mener un combat politique face à un ennemi. Cet ennemi aujourd’hui a la figure du repli sur soi et du refus de l’engagement dans lequel nous tient enfermé le clivage droite/gauche désormais inapte à faire évoluer la société française.

Face à cet ennemi, la première bataille qu’il convient de livrer et de remporter est celle qui consistera à faire sauter ce verrou «droite contre gauche» que le PS et l’UMP veulent continuer d’imposer en brandissant l’épouvantail FN. La prochaine élection présidentielle de 2012 et les élections législatives qui se dérouleront en suivant en constituent le champ idéal.

A cette mission sont invités tous ceux celles qui ont à cœur de faire vivre les valeurs en France les belles valeurs de la démocratie républicaine et qui dans le même temps souhaitent voir le pays se moderniser et prendre à bras le corps les défits que nous proposent notre siècle.

Bernard FRAU

Délégué Général

Humanisme – Ecologie – République

Contact: 0663240066/0232610238

http://www.humanisme-ecologie-republique.com/

 
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