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26/03/2013

Quand le Qatar recrute au Maghreb pour Jabhat Al Nosra

Des centaines de jeunes Tunisiens ont déjà perdu la vie dans Syrie, Tunisie, Quatar, Al Nosra, Algérie, El Watan, Djihad, Riadh Sidaoui, Ennahda, Turquie, Bachar Al Assad, Moncef Marzouki, Nouredine Khademi, Lybie,l’enfer syrien, suscitant un tollé grandissant auprès de la société civile et, surtout, des familles qui s’inquiètent sur le sort de plusieurs autres centaines de jeunes partis pour le djihad.

Le gouvernement tarde pourtant à réagir. Durant les deux dernières semaines, la société civile et les familles ne cessent de Syrie, Tunisie, Quatar, Al Nosra, Algérie, El Watan, Djihad, Riadh Sidaoui, Ennahda, Turquie, Bachar Al Assad, Moncef Marzouki, Nouredine Khademi, Lybie,multiplier les actions afin de dissuader les jeunes Tunisiens de rallier le front du djihad en Syrie pour chasser Bachar Al Assad du pouvoir et combattre aux côtés des salafistes de Jabhat Al Nosra. Il est vrai que les nouvelles venant du front n’encouragent pas à en faire partie.

Les victimes tunisiennes connues se comptent par dizaines et l’on parle de plusieurs centaines de victimes, si l’on croit certaines sources, sans compter ceux qui sont emprisonnés dans les geôles du régime syrien.

Un tel sort obscur, finalement dévoilé, a aidé à briser le tabou édifié autour de cette question, malgré le silence complice des autorités qui font la sourde oreille face à cette problématique.

Les langues n’ont commencé que dernièrement à se délier Syrie, Tunisie, Quatar, Al Nosra, Algérie, El Watan, Djihad, Riadh Sidaoui, Ennahda, Turquie, Bachar Al Assad, Moncef Marzouki, Nouredine Khademi, Lybie,concernant les réseaux djihadistes menant les jeunes Tunisiens en Syrie. Ce n’était d’ailleurs pas facile. Il a fallu le courage de certaines mères, qui craignent pour la vie de leur progéniture, pour oser s’interroger sur la légitimité de ces départs.

La signature et l’argent de Doha

L’opinion publique a pris ensuite le relais et plusieurs enquêtes ont été diligentés concernant les filières de recrutement des djihadistes en Syrie. Depuis, de multiples vérités cachées ont été mises à nu. Le djihadisme ne se limite pas à cette piété apparente.

Syrie, Tunisie, Quatar, Al Nosra, Algérie, El Watan, Djihad, Riadh Sidaoui, Ennahda, Turquie, Bachar Al Assad, Moncef Marzouki, Nouredine Khademi, Lybie,Des sources concordantes affirment que le Qatar monnaie le «recrutement» des brigades de djihadistes étrangers. On parle même de cours pouvant aller jusqu’à 2000 euros par tête de combattant.

En opposition à la guerre en Libye, dont les acteurs étaient exclusivement locaux du côté des rebelles, l’opposition syrienne n’est pas parvenue à s’attirer la sympathie de ses concitoyens.

Plusieurs dérapages des combattants de l’opposition ont terni son image auprès de la population. Face à ce déni local, les monarchies du Golfe se sont rabattues sur les mafias du djihadisme international pour recruter les jeunes volontaires. Lesquels réseaux puisent essentiellement en Arabie, Libye et Tunisie.

Les chiffres montrent toutefois que ce sont les néophytes tunisiens, «djihadistes» de la 25e heure qui présentent le plus grand lot. Leur amateurisme a fait d’eux les principales victimes.

Face à la croissance du nombre de victimes parmi les jeunes Syrie, Tunisie, Quatar, Al Nosra, Algérie, El Watan, Djihad, Riadh Sidaoui, Ennahda, Turquie, Bachar Al Assad, Moncef Marzouki, Nouredine Khademi, Lybie,Tunisiens, la société civile a sonné l’alarme. Il y a une condamnation ouverte de ce recrutement. Le président Marzouki s’est joint lui-même à cette condamnation presqu’unanime.

Le parti Ennahda est le seul à se taire sur ces départs sans oser défendre ce choix de rallier les combats en Syrie, encouragé par les «sponsors qataris».

Cette prudence d’Ennahda indique que l’on n’est plus dans les moments d’euphorie de l’été 2011, quand Noureddine Khademi, alors qu’il n’était pas encore ministre, appelait les jeunes à rallier le djihad en Syrie. Il s’est aujourd’hui rétracté et a appelé, pas plus tard qu’hier, sur les ondes de la radio Shems FM à dévoiler les parties qui sont derrière cet enrôlement des jeunes Tunisiens en Syrie.

Certaines sources affirment toutefois que des organisations Syrie, Tunisie, Quatar, Al Nosra, Algérie, El Watan, Djihad, Riadh Sidaoui, Ennahda, Turquie, Bachar Al Assad, Moncef Marzouki, Nouredine Khademi, Lybie,caritatives liées à Ennahda seraient très actives dans «l’exportation des djihadistes tunisiens vers la Syrie». De tels propos ne vont pas à l’encontre de la tendance préconisée par un gouvernement qui a abrité le premier congrès international des amis de la révolution syrienne, et a été le premier à rompre ses relations diplomatiques avec le régime de Bachar.

«Nuançons toutefois un peu les propos puisque le président Marzouki, jadis fer de lance de cette attaque de front en soutien à l’opposition syrienne, dénonce aujourd’hui ces vagues d’enrôlement des jeunes Tunisiens dans les réseaux djihadistes», rappelle l’islamologue Néji Jalloul.

«La question est très complexe. Regardez un peu comment la France part en guerre contre AQMI au Mali et soutient l’opposition syrienne, alliée d’AQMI», ajoute-t-il.

Chocs émotionnels

Syrie, Tunisie, Quatar, Al Nosra, Algérie, El Watan, Djihad, Riadh Sidaoui, Ennahda, Turquie, Bachar Al Assad, Moncef Marzouki, Nouredine Khademi, Lybie,Ennahda est toutefois sur la défensive surtout après le buzz médiatique créé par les histoires de djihadistes ramenés in extremis alors qu’ils s’apprêtaient à se rendre au front en Syrie. Il s’agissait de chocs émotionnels très influents sur la population.

Une fois, la mère et l’épouse d’un jeune ont pu le rejoindre à temps à Istanbul, avant qu’il ne prenne l’avion qui devait le conduire en «terre du djihad». Une autre fois, plusieurs membres des familles de cinq jeunes de Hergla les ont rejoints à Benghazi et les ont récupérés avant leur départ en Turquie.

La dernière révélation porte sur un handicapé sur chaise roulante qui est rentré avant-hier de Syrie où il s’était rendu pour le djihad. Invraisemblable mais vrai ! Il y a donc de quoi faire douter Ennahda, surtout que ceux qui sont rentrés n’ont pas manqué de révéler plusieurs dérapages dans les rangs des djihadistes.

En plus, la société civile n’est plus prête à se taire.

Elle crie haut et fort son désarroi. Dans ses interventions sur les plateaux médiatiques, l’universitaire Riadh Sidaoui attire l’attention sur les risques encourus par la Tunisie avec le retour de ces centaines de djihadistes partis en Syrie et endoctrinés par la culture de la violence.

«L’exemple de l’Algérie et de ses jeunes, rentrés d’Afghanistan après y avoir combattu, ne saurait être ignoré», ne cesse-t-il de rappeler. «Toute la société doit se dresser pour lutter contre ce phénomène», appellent plusieurs ONG.

Un imam a même osé s’attaquer au phénomène dans son prêche de vendredi dernier, acceptant d’avoir sur le dos les hordes de salafistes. Les familles des jeunes Tunisiens partis en Syrie s’interrogent sur le silence des autorités par rapport à leurs inquiétudes quant au sort de leur progéniture.

Elles réclament que le gouvernement installe une cellule de crise au ministère des Affaires étrangères pour répondre à leurs interrogations concernant leurs enfants. «Les autorités doivent assumer leurs responsabilités en la matière», pensent les parents.

La guerre est donc lancée contre ce danger qui hante la société. Espérons qu’il ne soit pas déjà trop tard.

Source El Watan Algérie

Mardi 26 mars 2013

http://www.elwatan.com/international/quand-le-qatar-recrute-au-maghreb-pour-jabhat-al-nosra-26-03-2013-207989_112.php

Mourad Sellami correspondant El Watan à Tunis

 

26/02/2012

Présidentielles : Les affaires internationales concernent les Français. 2ème partie les questions qui se posent.

 Après plus de 10 ans de conflit la haine dans les populations afghanes et pakistanaise envers les forces de l’Isaf est Karzaï, Afghanistan, France, Obama,Léon Panetta, Islam, Isaf, Pakistan, Irak, Tunisie, Egypte, Quatar, Arabie Saoudite, Lybie, Mali, Yémen, Israël, Iran, Hillary Clinton, Nicolas Makarov, Russie, Chine, Sunnites, Chiites, Palestiniens, Israéliens, désormais à un point d’incandescence particulièrement dangereux pour la stabilité régionale et mondiale. Les excuses mercredi du secrétaire d’état à la défense américain, Léon Panetta, celles de Barack Obama jeudi, l’appel au calme lancé vendredi par Hamid Karzaï rien ne semble calmer le ressentiment afghan.

Il est vrai que les trop nombreuses bavures des forces Karzaï, Afghanistan, France, Obama,Léon Panetta, Islam, Isaf, Pakistan, Irak, Tunisie, Egypte, Quatar, Arabie Saoudite, Lybie, Mali, Yémen, Israël, Iran, Hillary Clinton, Nicolas Makarov, Russie, Chine, Sunnites, Chiites, Palestiniens, Israéliens, militaires occidentales qui ont enlevé la vie à des civils afghans ou pakistanais ainsi que les récentes affaires de profanations et d’actes blasphématoires contre l’islam perpétrées par des soldats de l’Isaf sans que les responsables n’aient fait l’objet de jugements et de sanctions exemplaires ne sont pas à porter au crédit d’une coalition engagée, sans l’accord des Nations-Unies, au nom «de la défense du bien et de la liberté contre l’axe du mal».

Karzaï, Afghanistan, France, Obama,Léon Panetta, Islam, Isaf, Pakistan, Irak, Tunisie, Egypte, Quatar, Arabie Saoudite, Lybie, Mali, Yémen, Israël, Iran, Hillary Clinton, Nicolas Makarov, Russie, Chine, Sunnites, Chiites, Palestiniens, Israéliens, Ce soulèvement afghan doit interpeller les citoyens américains et européens sur les agissements diplomatiques de leurs dirigeants respectifs?

 

Point d’angélisme en la matière de géopolitique et de politique internationale. Chacun en convient que ce domaine ne peux jamais en rien être affaire de sentiments ni de sensibilités! A défaut la raison, la mémoire historique et le pragmatisme doivent permettre d’agir efficacement et intelligemment.

Car comment justifier de tels comportements à l’endroit de civils qui subissent? Au-delà des débordements inacceptables, comment justifier que ces 10 ans de conflits vont au final se traduire par un retour des Talibans, contre qui l’opération afghane a été lancée, aux commandes de l’Etat afghan ? Ce que négocient actuellement en sous-main les diplomates américains ? Comment ?

Quels sont les ressorts qui ont conduits les puissances occidentales sous la bannière américaine à favoriser, dans ces Karzaï, Afghanistan, France, Obama,Léon Panetta, Islam, Isaf, Pakistan, Irak, Tunisie, Egypte, Quatar, Arabie Saoudite, Lybie, Mali, Yémen, Israël, Iran, Hillary Clinton, Nicolas Makarov, Russie, Chine, Sunnites, Chiites, Palestiniens, Israéliens, innombrables quartiers de violences que sont devenus, que deviennent ou que vont devenir l’Irak, la Tunisie, l’Egypte, la Lybie, le Mali, le Yémen, la déstabilisation de régimes jusqu’alors soutenus à grands renforts de logistiques, politiques et financiers. Nicolas Sarkozy prévoyait de fournir  des centrales nucléaire à la Lybie !!!!!

A quelle logique de fond répond aujourd’hui, la volonté d’abattre le régime syrien, dernier défenseur au Moyen-Orient d’une organisation de l’état sur une base laïque, pour y Karzaï, Afghanistan, France, Obama,Léon Panetta, Islam, Isaf, Pakistan, Irak, Tunisie, Egypte, Quatar, Arabie Saoudite, Lybie, Mali, Yémen, Israël, Iran, Hillary Clinton, Nicolas Makarov, Russie, Chine, Sunnites, Chiites, Palestiniens, Israéliens, installer des régimes soutenus par le Qatar et l’Arabie Saoudite, dont la seule qualité est d’être des alliés ni sûrs, ni modérés, et encore moins respectueux des Droits de l’Homme portés en drapeau pour justifier les opérations d’agressions qui sont engagées avec force «mensonges » – on cherche encore les armes de destruction massives de Saddam Hussein – ?

La Chine au lendemain de la conférence internationale des «Amis de la Syrie» qui s’est déroulée à Tunis accuse les US et Karzaï, Afghanistan, France, Obama,Léon Panetta, Islam, Isaf, Pakistan, Irak, Tunisie, Egypte, Quatar, Arabie Saoudite, Lybie, Mali, Yémen, Israël, Iran, Hillary Clinton, Nicolas Makarov, Russie, Chine, Sunnites, Chiites, Palestiniens, Israéliens, l’Europe « d’ambitions hégémoniques » en Syrie pendant que la secrétaire d’Etat de l’Oncle Sam, Hillary Clinton, condamne en termes vifs les choix de Pékin et de Moscou décidés lors de l’examen de la question syrienne aux Nation-Unies. «Ils (la Chine et la Russie ndlr) ne sont clairement pas du côté du peuple syrien».

Franchement à qui Hillary Clinton, dans cette affaire, fera-t-elle croire que son pays est préoccupé par le Peuple syrien ? Quand cessera-ton de mentir aux Peuples ?

Plus grave et sérieux, la Russie vient de déclarer qu’elle utiliserait en cas de besoin son arsenal nucléaire. Cela s’est karzaï,afghanistan,france,obama,léon panetta,islam,isaf,pakistan,irak,tunisie,egypte,quatar,arabie saoudite,lybie,mali,yémen,israël,iran,hillary clinton,nicolas makarov,russie,chine,sunnites,chiites,palestiniens,israélienspassé le 15 février sur une radio moscovite, « notre doctrine militaire indique clairement les conditions selon lesquelles nous avons le droit d'utiliser les armes nucléaires. Si l'intégrité de la Russie s'avère menacée, nous pouvons avoir recours aux armes nucléaires et nous le ferons », a indiqué le chef d’Etat-major général des forces armées russes  le général Nicolas Makarov

Comment, Russes et Chinois ne se feraient-ils pas accusateurs menaçants, alors que semble à nouveau se préparer une nouvelle campagne d’intervention en solitaire des forces coalisées européennes et américaines sans accord de la communauté internationale?

N’y aurait-il pas mieux à faire que de systématiquement viser l’affrontement et la guerre de position? La recherche et la conclusion d’un consensus intelligent respectant les intérêts bien compris des uns et des autres, entre les grandes puissances ne serait-il pas plus profitables aux populations civiles du monde entier?

Qu’auraient à gagner les Peuples d’un remake de guerre froide ou d’une expérimentation moyen-orientale ou européenne du feu nucléaire?

N’y a-t-il pas mieux à faire que de monter les tensions religieuses entre Sunnites et Chiites, Musulmans et Chrétiens, ou entretenir le souffle du vent de la discorde l’Iran et Israël ou entre Israéliens et Palestiniens pour mieux les instrumentaliser dans les rapports de forces internationaux et des conflits secondaires ruineux?

Quoi qu’il en soit les Français pour leur part seraient, en tout cas, particulièrement intéressés de connaître sur ces questions de politique internationale, la position des différents candidats à la prochaine élection présidentielle.

Karzaï, Afghanistan, France, Obama,Léon Panetta, Islam, Isaf, Pakistan, Irak, Tunisie, Egypte, Quatar, Arabie Saoudite, Lybie, Mali, Yémen, Israël, Iran, Hillary Clinton, Nicolas Makarov, Russie, Chine, Sunnites, Chiites, Palestiniens, Israéliens, Faut-il le rappeler ces questions sont du domaine réservé du chef de l’Etat, la représentation nationale ayant quant à elle à se prononcer sur les entrées en opération militaires sur le terrain. Autant savoir ce que pense celui qui est constitutionnellement susceptible de poser le doigt sur le bouton rouge du feu nucléaire français.

«Qui sème le vent récolte la tempête!», dit l’adage ! La situation de crise économique mondiale que traverse en ce moment l’humanité dans son ensemble crée un climat électrique qui pourrait bien devenir explosif et dégénérer en une conflagration généralisée que personne ne souhaite à commencer par les Français et les Européens.

Karzaï, Afghanistan, France, Obama,Léon Panetta, Islam, Isaf, Pakistan, Irak, Tunisie, Egypte, Quatar, Arabie Saoudite, Lybie, Mali, Yémen, Israël, Iran, Hillary Clinton, Nicolas Makarov, Russie, Chine, Sunnites, Chiites, Palestiniens, Israéliens, «Dire la Vérité aux Français» durant cette campagne c’est aussi leur parler des menaces de conflits qui pèsent sur leur avenir commun au moment où ils doivent se choisir leurs dirigeants.

24/01/2012

Afghanistan: Partir au plus vite, oui ! Mais en bon ordre.

Nicolas Sarkozy, Hamid Karzaï, Afghanistan, USA, Etats-Unis, François Hollande, Talibans, François Bayrou, Pakistan, Iran, Russie, Allemagne, Angleterre, Europe, Doha, Quatar, Georges Bush, New-York Times, OTAN, ANA, Armée Nationale Afghane, ISAF, Soldats français, En moins d’un mois six nouveaux militaires français ont été tués en Afghanistan. Deux le 29 décembre, et quatre ce vendredi 20 janvier. Ce qui porte à 82 le nombre de morts français depuis 2001 pour un contingent militaire qui compte 3600 hommes – troisième par le nombre des forces de la coalition –. Ce contingent, qui participe à l’entraînement de l’ANA – Armée Nationale Afghane – devrait quitter le théâtre des opérations fin 2013.

Partir, fin 2013 au terme de la mission que la France, PS et UMP confondus, a acceptée aux côtés des Allemands, des Anglais et des Américains ou partir dès la fin 2012 comme le réclame François Hollande, n’est pas vraiment la question. Les militaires français doivent quitter l’Afghanistan, en bon ordre, en toute sécurité et, oui, le plus tôt sera le mieux.

Nicolas Sarkozy, Hamid Karzaï, Afghanistan, USA, Etats-Unis, François Hollande, Talibans, François Bayrou, Pakistan, Iran, Russie, Allemagne, Angleterre, Europe, Doha, Quatar, Georges Bush, New-York Times, OTAN, ANA, Armée Nationale Afghane, ISAF, Soldats français, Visiblement la position de la France, exprimée vendredi par le Chef de l’Etat – constitutionnellement chef des armées – semble s’être infléchie. Nicolas Sarkozy a toujours considéré l’engagement des troupes françaises en Afghanistan comme un « combat des démocraties pour défendre leurs valeurs » contre « la barbarie ».

En août 2010, il rassurait les membres de la coalition, en indiquant que la France resterait «en Afghanistan, avec ses alliés, aussi longtemps que nécessaire» tout en précisant que les décisions qu’il pourrait être amené à prendre ne seraient «pas soumises à des calendriers artificiels ou à des humeurs médiatiques».

Le voilà, vendredi 20 janvier, qu’il annonce une « suspension de toutes les opérations de formation et d’aides au combat de l’armée afghane » allant même jusqu’à poser «la question d’un retour anticipé des troupes françaises».

Que se passe-t-il ? Sommes-nous une fois de plus confrontés au travers de Nicolas Sarkozy aussi prompt dire tout et le contraire  du tout dès lors que ses intérêts du moment lui semblent en cause ?

Ce dossier mérite sans doute un examen un peu plus approfondi et un jugement moins tranché.

D’abord, les quatre soldats ont été tués par un membre de l’ANA alors que ceux-ci n’étaient pas armés. Cela est parfaitement inacceptable, comme l’a dit très justement Nicolas Sarkozy lors de la cérémonie des vœux aux corps constitués « l’armée française n’est pas en Afghanistan pour que les soldats afghans lui tirent dessus »

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Cette animosité meurtrière s’est progressivement développée au point qu’entre mai 2007 et mai 2011 elle serait la cause de 6% des pertes totales occasionnées par les opérations de combat.

L’infiltration d’insurgés talibans dans les forces de l’ANA, même si des cas existent, ne suffirait pas à expliquer un phénomène plus global qui s’est accéléré brutalement depuis 2009.

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Le climat de haine qui s’est installé entre les forces afghanes et celles de la coalition est en train d’apparaître au grand jour. Il inquiète y compris dans les rangs de l’ANA.

Un officier de cette armée, dont les propos ont été repris par le New-York Times, qualifie ses soldats de « voleurs, des menteurs et des drogués » et désigne les américains comme « des brutes grossières et arrogantes ». Il dit craindre que ce contexte « ne devienne bientôt un problème majeur dans les rangs subalternes des deux armées ».

Alors que Gérard Longuet – le ministre français de la défense – s’en tient à la version officielle, l’auteur de la fusillade qui a tué 4 de nos compatriotes et blessé 15 autres est « un taliban manifestement infiltré de puis longtemps » dans l’armée afghane, une des sources locales indiquent de son côté : « c’était un vrai soldat, enregistré. Pendant ses premiers interrogatoires par des soldats français, il leur a dit qu’il avait fait cela – la fusillade ndlr – à cause de la vidéo sur laquelle des soldats américains urinaient sur des cadavres ».

Enfin, pour ce qu’il est possible d’en savoir à l’heure actuelle, il apparaît très nettement que la position française au sein de la coalition à propos des conditions de sortie d’Afghanistan ne soit pas identique à celle envisagée par les américains.

L’équation actuelle retenue pour se dépatouiller  du bourbier dans lequel Nicolas Sarkozy, Hamid Karzaï, Afghanistan, USA, Etats-Unis, François Hollande, Talibans, François Bayrou, Pakistan, Iran, Russie, Allemagne, Angleterre, Europe, Doha, Quatar, Georges Bush, New-York Times, OTAN, ANA, Armée Nationale Afghane, ISAF, Soldats français, Georges BUSH a entrainé l’Amérique et ses alliés britanniques, allemands et français peut se résumer d’une trait synthétique: sortir au plus vite – fin 2014 – au moindre coût humain et en laissant le pays assurer seul sa destinée en donnant aux autorités afghanes – le régime de l’actuel président KARZAÏ – les moyens de contenir les Talibans sans l’aide de l’Otan à un coût financier le plus réduit.

Hors à ce jour non seulement la situation financière du pays n’est pas assurée – 90% du budget afghan provient de l’aide extérieure – mais Nicolas Sarkozy, Hamid Karzaï, Afghanistan, USA, Etats-Unis, François Hollande, Talibans, François Bayrou, Pakistan, Iran, Russie, Allemagne, Angleterre, Europe, Doha, Quatar, Georges Bush, New-York Times, OTAN, ANA, Armée Nationale Afghane, ISAF, Soldats français, Washington, bien que souhaitant maintenir après 2014 cinq bases militaires en Afghanistan, renâcle à maintenir sa participation au niveau actuel et tente d’imposer à ses alliés une nouvelle répartition de l’aide plus à son avantage. Ce que ceux-ci refusent en proposant que les pays du Golfe soient mis à contribution.

De plus les Etats-Unis qui continuent unilatéralement de dérouler leur plan de sortie d’Afghanistan ont engagé à Doha au Qatar des négociations avec les Talibans en vue d’explorer la possibilité de leur intégration dans un futur gouvernement d’union nationale.

Au regard du contexte général extérieur – montée de la haine à l’endroit des occidentaux, augmentations des pertes humaines, détricotage des solidarités à l’intérieur de la coalition – la diplomatie française doit trouver un juste équilibre qui permette à notre pays de ne pas se laisser imposer une ligne qui ne préserve pas ses intérêts dès lors qu’elle s’aligne sur les positions de l’Oncle Sam.

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Faut-il vraiment que les soldats français fassent les frais d’une politique qui viserait à l’intégration des Talibans dans un gouvernement d’union nationale contre le souhait d’une partie des fractions afghanes qui les ont combattus jusqu’à ce jour ?

Faut-il vraiment que la France, qui doit emprunter pour couvrir son déficit primaire, se laisse imposer une augmentation de la part financière qu’elle assume dans cette guerre où elle s’est laissée entraîner?

Faut-il vraiment que la France se brouille avec ses alliés de la coalition en particulier ses alliés européens ?

A ces quatre questions la réponse est non !

Cette détestable période de 10 ans de guerre, dont l’issue, à ce jour, est largement incertaine –  la guerre civile et le chaos en Afghanistan ne sont pas à exclure – exige de tous les responsables politiques français exemplarité et solidarité dans la manière d’aborder les faits qui nous parviennent d’Afghanistan.

Les enjeux sont d’une grande gravité. Le respect que nous devons à ceux de nos soldats qui sont morts ou blessés gravement commande de ne pas céder à la tentation d’instrumentaliser à des fins électorales les difficultés qui sont celles du Pays tout entier.

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