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26/10/2013

France : le Pays est sur une pente dangereuse

Eric Woerth, Bernard Tapie, Régionales 2015, municipales 2014, européennes 2014, Front National, PRG, Social-Démocratie, Ecologie punitive, EELV, UDI, Républicain sociaux, Gauchistes, Jean-Luc Melenchon, Nicolas Sarkozy,Alors que les épargnants viennent d’être informés qu’ils devront acquitter une taxe rétroactive de 15% sur les revenus de leur épargne longue pour rééquilibrer les comptes de la Sécurité sociale, l’on vient d’apprendre – source « Libération » –  qu’à la suite d’une intervention d’Eric Woerth – l’ex-ministre du budget du gouvernement Fillon sous Nicolas Sarkozy – Bernard Tapie aurait été bénéficiaire d’un rab
ais d’un montant évalué à plusieurs dizaines de millions d’euros sur l’arbitrage Adidas.

On parle d’une somme comprise entre 54 à 83 millions d’euros, qui aurait été décidée au mois d’avril 2009 par Eric Woerth, ce contre l’avis des services de l’administration fiscale.

Ils sont nombreux les petits épargnants à penser qu’une telle somme aurait été la bienvenue pour boucher le trou de la sécu, et qu’il y avait mieux à faire que de s’en prendre à l’épargne.

L’on aurait pu par exemple regarder ce qui se passe du côté de l’industrie pharmaceutique, de l’efficacité des médicaments mis  sur le marché et des conflits d’intérêt. Mais c’est ainsi ……

Eric Woerth, Bernard Tapie, Régionales 2015, municipales 2014, européennes 2014, Front National, PRG, Social-Démocratie, Ecologie punitive, EELV, UDI, Républicain sociaux, Gauchistes, Jean-Luc Melenchon, Nicolas Sarkozy,Comme toujours et avec la gouaille qu’on lui connaît bien, l’homme d’affaires, qui est mis en cause dans un grand nombre de dossiers fiscaux de ces dernières années, s’est immédiatement porté devant les médias pour réfuter les informations du quotidien « Libération ».

«Tout est absolument faux», a déclaré, en moulinant des bras, Tapie à l’AFP, assurant au contraire que le fisc  lui a réclamé de payer «7 millions de trop».

Pour son avocat fiscaliste, Patrick Philip qui dénonce «une accusation grotesque», l’affaire «paraît comme étant un cadeau, mais tout ça est complètement ridicule et ne tient pas. En plus, ça a été imposé par l'administration, ce n'est pas un régime qu'on a demandé, c'est un régime qu'on nous a imposé ».

Le quotidien affirme lui qu’au moins une des réunions, où les choses se sont discutées, a été organisée à l’initiative de Stéphane Richard – ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy, lui-même  mis en examen, tout comme  Bernard Tapie, pour «escroquerie en bande organisée» dans l’enquête pénale en cours concernant le fameux arbitrage rendu de 400 millions d’euros.

Eric Woerth a de son côté choisit de ne pas répondre aux journalistes qui le questionnaient sur cette affaire se contentant d’un laconique : «Un sujet après l'autre, non? ».

Il est vrai que déjà bien occupé devant la Cour de Justice de la République, pour un deuxième jour d'audition, où il devait répondre des «coupes» effectuées par ses soins pour  parvenir au montant anormalement bas de la transaction concernant la cession de l'hippodrome de Compiègne, Eric Woerth avait d’autres chats à fouetter.

Tout cela laisse planer une bien mauvaise odeur sur les pratiques de nos ministres et députés. Et chaque jour qui passe élargi encore plus le fossé qui sépare les élites « républicaines » des citoyens qu’elles sont censées représentés.

Soyons clairs les deux affaires – la bouillabaisse Adidas et le Eric Woerth, Bernard Tapie, Régionales 2015, municipales 2014, européennes 2014, Front National, PRG, Social-Démocratie, Ecologie punitive, EELV, UDI, Républicain sociaux, Gauchistes, Jean-Luc Melenchon, Nicolas Sarkozy,mauvais coup de l’état sur l’épargne longue – ne sont pas sur le fond de même nature et l’on aurait tort de jeter dans une même poubelle les dirigeants qui ont dirigé ou dirigent la République comme le fait l’extrême-droite anti-européenne, popularde, communautariste et franchouillarde.

Il n’en reste pas moins que la brèche s’élargi dans le pacte de confiance entre les gouvernements et les citoyens. Il faut craindre même qu’il ne soit désormais rompu ou en tout cas très proche de l’être

Il apparaît de plus en plus nécessaire de faire émerger une force nouvelle venant de tous les territoires politiques républicains de la Nation pour procéder à un renouvellement de fond des élites républicaines aujourd’hui très discréditées.

Le désaveu se concrétisera aux prochaines élections municipales et européennes à la suite desquelles l’extrême-droite lepéniste sortira en grand vainqueur.

Les conséquences en sont déjà prévisibles. Droite et gauche se renverront la balle, les opportunistes de l’UMP et certains de l’UDI rejoindront le FN, et EELV sera réduit à singer le PRG quémandant ici ou là des postes rémunérateurs en échange de leur docilité jamais acquise définitivement.

De ces élections  un paysage politique nouveau devrait donc se dessiner :

Eric Woerth, Bernard Tapie, Régionales 2015, municipales 2014, européennes 2014, Front National, PRG, Social-Démocratie, Ecologie punitive, EELV, UDI, Républicain sociaux, Gauchistes, Jean-Luc Melenchon, Nicolas Sarkozy,1) une radicalisation à l’extrême droite lepenniste renforcée par l’apport des « durs » de l’UMP et de l’UDI qui auront pactisé lors des deuxièmes tours des municipales.

Eric Woerth, Bernard Tapie, Régionales 2015, municipales 2014, européennes 2014, Front National, PRG, Social-Démocratie, Ecologie punitive, EELV, UDI, Républicain sociaux, Gauchistes, Jean-Luc Melenchon, Nicolas Sarkozy,2) une radicalisation opposée de la frange gauchiste emmenée par Jean-Luc Mélenchon, le Front de Gauche, une majorité des enragés de l’écologie punitive verte et des socialistes irresponsables d’opposition.

3) Une social-démocratie humaniste,  un centre droit démocrate, ce qui reste des républicains  gaullistes sociaux authentiques et la mouvance regroupée des écologistes réalistes d’avenir.

Les leaders de ce dernier groupe, encore majoritaire dans le pays, auront-il la sagesse de constituer une grande coalition à l’Allemande pour aborder les prochaines élections régionales en position de force et sortir la France du marasme politicien dans laquelle elle s’enfonce jour après jour ?

La question est posée.

La réponse n’est pas évidente, tant l’empreinte de la 5ème   république marque les esprits et les réflexes des dirigeants des forces politiques actuelles tant ils ont le nez dans le guidon et les œillères solidement attachées.

La perspective des Présidentielles 2017 et  des élections législatives et sénatoriales qui suivront devrait les amener à très vite prendre conscience de leur grande responsabilité. Il faut toujours et encore voir la bouteille à moitié pleine.

Pourquoi ? Parce que la prise par le Front National aux élections Régionales de 2015 d’une ou deux régions constituerait à l’évidence pour l’extrême-droite une dynamique irrésistible pour 2017 et lui permettrait de regarder avec grande confiance l’avenir.

Une catastrophe politique, économique, écologique et sociale pour, la République de cet ordre n’est pas à écarter en l’état actuel du climat entretenu tant à droite qu’à gauche pour le plus grand bonheur du Front National et de ses soutiens entrevus mais non encore déclarés.

La France, son image, sa diplomatie et ses citoyens ne se relèveraient pas avant plusieurs décennies  quant la construction de Europe politique n’en parlons pas.

 

Eric Woerth, Bernard Tapie, Régionales 2015, municipales 2014, européennes 2014, Front National, PRG, Social-Démocratie, Ecologie punitive, EELV, UDI, Républicain sociaux, Gauchistes, Jean-Luc Melenchon, Nicolas Sarkozy,La France est sur une pente dangereuse, l’heure est au ressaisissement rien n’est jamais définitivement écrit, il n’y a pas de fatalité du désastre annoncé à condition que les citoyens se lèvent et fassent entendre la voix du bien commun qui aujourd’hui appelle au secours.

19/06/2012

Victoire sans appel pour le PS et ses alliés 314 sièges sur 577

media_xll_4913554.jpgAu soir du 17 juin Jean-Marc Ayrault peut se féliciter des résultats du 2ème tour de scrutin des législatives. Son objectif d’assurer à François Hollande une majorité stable et cohérente est largement atteint.

 Les résultats bruts

PS-2-e09ba-cd4dc.jpgSelon les décomptes effectués par les services du Ministère de l’Intérieur pour la métropole et l’outremer, le Parti Socialiste a obtenu 280 sièges, ses alliés proches PRG et MDC 34 sièges soit au total au total 314 sièges pour une assemblée qui en compte 577.

François Hollande pourra donc compter sur une majorité absolue pour mettre en œuvre les 60 propositions de son « programme de changement dans la justice » qu’il a proposé aux Français.

A cette majorité absolue il convient, pour évaluer le nouveau 3985492-6040872.jpgrapport de force droite gauche au Palais Bourbon, d’ajouter les autres députés de gauche qui ont été élus ce dimanche. Ils sont 10 pour le Front de gauche de Mélanchon, 17 pour Europe Ecologie les Verts et 2 pour les indépendantistes martiniquais.

2010.12.06_logo-facebook.pngDe son côté l’opposition totalise 229 sièges. 194 pour l’UMP, le NC 14, les Radicaux de Jean-Louis Borloo 6 et les divers droite 15.

 

 

L’extrême-droite quant à elle comptera 3 élus dont 2 FN et le Modem 2 élus.

Les faits marquants

Le taux de participation enregistré à cette élection est le plus faible depuis des dizaines d’années. Cette situation est tout simplement préoccupante pour le bon fonctionnement démocratique des institutions.

A croire que, le Président de la République élu, les électeurs considèrent qu’il n’est pas utile de se déplacer pour la désignation de la représentation nationale. Le mode de scrutin majoritaire à deux tours et le choix du calendrier conforte probablement cette tendance à la baisse.

Pour le futur l’introduction d’une dose de proportionnelle, promise par le Président de la République devrait pallier cette dérive tout en assurant une meilleure représentativité des courants d’idées à l’Assemblée.

1699656_3_f3e9_francois-bayrou-le-10-mai-a-paris_fdcabd5f591d9a8380549c1e58850677.jpgLa défaite à Pau de François Bayrou entérine dans l’immédiat la disparition d’un Centre indépendant au cœur du paysage politique français. Ce recul du score centriste résulte du choix de Nicolas Sarkozy d’imprimer durant sa campagne présidentielle une chasse aux électeurs du Front National.

Les dirigeants de l’UMP obsédés par la menace « bleue marine » et la crainte de voir l’unité de leur mouvement éclater, n’ont pas cru devoir clarifier la situation. Tirant de cette situation ambiguë, qui a  laissé à penser aux électeurs modérés que les seuls alliés possibles de l’UMP pouvaient être le FN, ceux-ci ont reporté leur choix sur les candidats du Parti Socialiste.

Ce débat éludé pendant la campagne législative ressurgira à l’UMP lorsqu’il s’agira de désigner le prochain patron qui conduira la bataille des municipales en 2014. Là encore le mode de scrutin qui pousse à la bipolarisation n’a pas aidé.

Si la Présidente du FN, battue par le socialiste Philippe Kemel, n’a pas réussit son pari de gagner dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais à Hénin-Beaumont, l’entrée au parlement de trois membres de l’extrême-droite, dans un scrutin majoritaire à deux tours constitue pour le Front National une réussite indéniable qui va peser dans le débat durant le quinquennat.

De même il faut s’attendre à ce que cette incursion du FN ne soit sans conséquences à l’UMP où certaines figures n’ont pas fait mystère de leurs proximités idéologiques avec les thèses frontistes. Il reste toutefois que les plus en pointe des candidats UMP sur cette ligne, Nadine Morano à Toul et Claude Guéant dans la 9e circonscription des Hauts-de-Seine, ont été battus.

 

melenchon-henin-beaumont_scalewidth_630.jpgLa nette victoire, à ces élections législatives, du Parti Socialiste le dispensera de la nécessité d’être appuyé au Parlement par la gauche radicale de Jean-Luc Mélanchon dont les positions à la fois sur l’Europe et sur l’économie sont assez difficilement compatibles.

 

1504910_201106109877487-1_298x224.jpgIl en est de même pour les Verts qui, malgré un accord de gouvernement passé en échange de circonscriptions gagnables, ne semble pas très décidés à se comporter en alliés loyaux – l’épisode de la dépénalisation du cannabis entre les deux tours et les récentes déclarations de Noël Mamère à propos du vote des étrangers en sont les symboles représentatifs.

L’ensemble des ministres du Gouvernement Ayrault qui se sont 3470413227.jpgprésentés ont été élus confortablement avec une mention particulière pour Marie-Arlette Carlotti qui s’est imposée dans la 5ème circonscription des Bouches du Rhône, à Marseille face à Renaud Muselier et Stéphane Le Foll qui est allé s’imposer dans la 4ème circonscription de la Sarthe l’ancien fief de François Fillon.

Un regret

La défaite de Ségolène Royal dans la 1ère circonscription de Charente-Maritime restera comme une ombre sur la victoire du PS.

Battue par un dissident socialiste arrivé derrière elle au 1er tour, la Présidente de la Région Poitou-Charentes a été victime d’une « arnaque politique » – « une trahison politique » a-t-elle dit – qui ne bénéficiera à personne tant elle décrédibilise ceux qui l’ont ourdie.

Olivier Falorni, qui a bénéficié de la complicité active des dirigeants de la droite charentaise, ne doit son élection qu’à un report massif de voix de l’UMP et de l’extrême droite, ne siègera pas au sein du groupe socialistes pas plus qu’il ne pourra se prévaloir à terme d’un quelconque nouveau soutien de l’opposition. Sa carrière est largement compromise.

Il restera à jamais celui qui a fait mieux, dans cette législative 2012, qu’Eric Besson dont on se souvient qu’il fut ce membre félon de l’équipe Royal qui avait rejoint Nicolas Sarkozy en pleine campagne présidentielle en 2007 pour le prix d’une charge ministérielle.

h-4-2061491-1295541115.jpgSégolène Royal ne présidera pas l’Assemblée Nationale. Certains caciques du PS comme Lionel Jospin, Laurent Fabius ou Philippe Marchand s’en réjouiront peut-être. Ses concurrents de droite en Poitou-Charentes probablement aussi. Ils ont tord car Ségolène Royale, seule femme en France à d’être hissée jusqu’à une finale présidentielle, en avait les qualités.

Et maintenant

La victoire est nette, sans bavure. La question est désormais de savoir ce qu’il en sera fait.

 

media_xll_4913089.jpgFrançois Hollande a en main toutes les cartes pour mettre en œuvre son programme. Il dispose d’amis sûrs tant au Sénat qu’au Palais Bourbon pour faire avancer le changement. La campagne législative est terminée, l’opposition est semble-t-il décidée à remplir son rôle de façon constructive et intelligente. La voie pour agir en formant des majorités d’idée est ouverte. Elle peut  être une méthode pour agir et rassembler.

Les Français qui lui ont fait confiance, d’abord en l’élisant Président de la République puis en lui accordant une majorité absolue ne lui pardonneraient pas de ne pas honorer le mandat qu’ils lui ont accordé.

En 1981 François Mitterrand et ses amis avaient promis de changer la vie, il ne leur a pas fallu longtemps pour changer d’avis et se couler dans le moule du politiquement correct à la fois bruxellois et atlantiste.

En 2012 sans vouloir nier les contraintes des crises qui secouent la planète, mais aussi celles de la France – hollande.jpgdésindustrialisation, dette publique, déficit budgétaire, déficit commercial, chômage,  santé, environnement, transition énergétique – François Hollande doit, car il en a les moyens, imposer une voie social-démocrate nouvelle en Europe à ceux des dirigeants qui ne cessent de soutenir un modèle économique qui pour l’heure fait payer aux plus faibles et à la nature les dégâts d’une crise qui ne profite prioritairement qu’aux spéculateurs.

Pour conduire le changement dans la justice que les Français attendent, il faudra, par exemple, faire comprendre à la 3709284.jpgChancelière allemande mais également au Premier Ministre anglais, que le Président de la République française n’est pas un caniche que l’on ballade lors des réunions internationales ou un velléitaire à qui l’on peut imposer de se renier un mois après avoir été élu.

Plus qu’un chef de file des pays du Sud de l’Europe nous attendons de François Hollande qu’il agisse, face à la mécanique implacable des maîtres de la City, de la justice-300x200.jpgBundesbank et de Wall-Street, comme un dirigeant responsable qui impulse, en Europe et sur la scène internationale une politique de non alignement qui privilégie le sort des hommes et des femmes ainsi que celui de la nature avant celui de la folie spéculative actuelle des banques et les multinationales.

Saura-til le faire ? Pourra-t-il le faire? C’est le pari que nombre de nos concitoyens ont tenté en renvoyant Nicolas Sarkozy à ses amis du MEDEF, à ses futures entrevues avec la justice et à ses réunions au Conseil constitutionnel.

1693608_02-france-overseas-fire-69_140x80.jpgLa réussite est impérative car au bout d’un nouvel échec pointerait à coup sûr la révolte populaire et le museau pourri des dictatures et de la guerre.

La responsabilité est lourde. Le défi est exaltant. Le courage et l’abnégation sont nécessaires ainsi que l’unité et le rassemblement des forces citoyennes. 

 
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