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19/07/2011

Crise de la dette: Bayrou Borloo même combat!

1263d0d6-54ca-11e0-9cf7-aca042536d20.jpgLe 12 juillet 2011, le Président du Modem, le centriste François Bayrou, déclarait lors d’une interview sur RTL à propos de la crise de l’Euro, «Je pense que c’est nécessaire aujourd’hui que tous les responsables politiques prennent leurs responsabilités.

J’ai demandé audience au président de la République car il faut absolument que la France ait un message différent de celui qu’elle a eu jusqu’à ce jour pour qu’on ne tombe pas dans cet énorme risque qui nous est envoyé. "

jean-louis-borloo-le-14-mai-2011-10458921zvrgr_1902.jpgDe son côté, lundi 18 juillet, s’appuyant sur les nouvelles prérogatives ouvertes par l’article 18 de la Constitution, Le Président du Parti Radical, Jean-Louis Borloo, a adressé une lettre au président de la République, pour l’inviter à s’exprimer devant le Parlement réuni en Congrès» avant la rencontre des chefs d’État et de gouvernement de la zone Euro à propos du soutien à la Grèce.

{71D8BED2-0057-4A12-962C-02E30836EEFE}Picture.jpg«J'ai adressé une lettre au président de la République pour lui demander que le Parlement soit convoqué, que le Congrès se réunisse pour informer les Français de la situation de la crise, qui n'est pas seulement une crise grecque mais une crise de la zone euro, de la zone dollar», a-t-il déclaré lors d’un déplacement à Poitiers.

Jean-Louis Borloo, considère, en effet, que les décisions qui seront prises lors de cette réunion engageront la France «pour les décennies à venir» et que cela justifie «un débat démocratique» avec la représentation nationale ainsi qu’une «information transparente» en direction des citoyens.

Il estime que toutes les options doivent mises sur la table devant les Français ceux-ci devant connaître le jugement précis que le gouvernement fait sur la crise. L’ancien ministre de l’écologie demande également que nos concitoyens soient informés de façon précise quant à l’exposition des banques et des institutions françaises face à la dette grecque.

article_euros.JPGDans sa lettre au Président de la République le leader centriste pose très directement la question de savoir «Comment seront précisément engagés les 400 milliards d'euros du Fond européen de stabilité financière (FESF)?»

Pourquoi cette démarche de Jean-Louis Borloo, complémentaire de celle de François Bayrou, est-elle à la fois intéressante et justifiée?

S’agissant de la Construction européenne force est de constater que celle-ci s’est faite progressivement d’abord le charbon et l’acier puis l’agriculture puis la justice enfin les frontières et la monnaie. Tout cela en passant de 6 à 27 pays.

A quel moment les citoyens ont-ils vraiment pu débattre des options choisies? Très rarement et à la marge et quand ils ont été consultés leur vote a été jeté à la poubelle – Traité de Lisbonne –.

merkel-und-sarkozy-lehren-aus-der-krise-ziehenpropertyposter1-300x208.jpgA force d’être mis de côté, les citoyens qui ne comprennent plus ce qui se joue sans eux, faisant le constat que tout va de mal en pis se retournent vers un «populisme» de désespérance né de leur impuissance à agir sur les mécanismes dont les effets les concerne au premier chef.

D'un autre côté la responsabilité des partis de gouvernement de gauche comme de droite est patente.

Quel fût le temps consacré, lors des dernières élections présidentielles et législatives, au débat sur l’Europe et son avenir face à la crise des dettes souveraines qui déjà étaient d’actualités? Rien nada!

Si l’on souhaite faire prospérer l’idée européenne et si l’on ne veut pas céder au repli sur soi que nous proposent les tenants d’une France rabougrie, il faut s’appuyer sur une «opinion publique commune» qui s’impose à la machine bruxelloise nourrie au carburant des lobbies dont l’intérêt premier n’est pas la démocratie mais le montant des profits qu’il pourront tirer d’un marché taillé à leurs convenances.

Si nous voulons que dans cette Europe, la France puisse jouer son rôle et faire valoir les valeurs qui sont les nôtres, alors il faut que les Français soient consultés informés et éclairés et mobilisés.

Pour cela l’initiative de Jean-Louis Borloo, mais également celle de François Bayrou, sont à soutenir et à saluer. Ces initiatives sont constructives et responsable.

On aimerait que l’ensemble de la classe politique s’en inspire au lieu de conserver le nez dans le guidon de la prochaine séquence électorale en ne proposant aux Français que des débats qui sont à mille lieux des défis que nous impose un monde aujourd’hui devenu volatile et dangereux.

09/05/2011

Rencontre avec Jean-Louis BORLOO et Corinne Lepage

Dans un communiqué du 22/04/2011 l’Alliance Ecologiste Indépendante indiquait son regret de voir Nicolas Hulot choisir de participer aux «primaires verrouillées» organisées par EE-Les Verts faisant de lui «que» le candidat des écologistes de gauche et sa décision de favoriser les rencontres avec les principaux mouvements du Centre politique actuellement émancipés de l’UMP et du Parti Socialiste.

L’Alliance Ecologiste Indépendante partage en effet le sentiment général exprimé en France, tant par des écologistes et des humanistes que par la grande famille des délaissés de la finance mondialisée, de la nécessité pour la France que puisse se dégager en 2012 un(e) candidat(e), débarrassé du réflexe pavlovien binaire Droite/Gauche, à même de tracer une voie majoritaire nouvelle construite sur une synthèse des valeurs qui sont au cœur de l’Humanisme, de l’Écologie et de la République.

Pour évoquer cette question, en cohérence avec ses dernières déclarations, Bernard FRAU, Secrétaire National de l’Alliance Ecologiste Indépendante a rencontré Jean-Louis BORLOO, lundi 2 mai 2011 au siège du Parti Radical. Une démarche identique a été menée auprès de Corinne Lepage Présidente de CAP 21.

929879-1102495.jpgCes premiers entretiens, tant avec le Parti Radical qu’avec Cap21 ont permis de dégager des points positifs de convergence de nature à conforter l’idée, exprimée unanimement, que, sur fond de conflits armés, le contexte particulier de crise générale – idéologique, économique, sociale et écologique – dans lequel se déroulera l’élection présidentielle de 2012 impose que de nouveaux choix fondateurs soient portés au débat pour être tranchés, devant les Français, dès le 1er tour de la consultation.

Copie de corinne_lepage.jpgSi, sur un plan général les proximités ont pu être mise en évidence assez facilement, il reste désormais à approfondir les échanges, à travers la rencontre de délégations sur des thématiques/objectifs afin de pouvoir envisager construire les bases d’une plate-forme programmatique qui, pour l’Alliance Ecologiste Indépendante, doivent nécessairement prendre en compte les questions relatives à la production et la distribution d’énergie, à la grande distribution, à la préservation de la biodiversité, à la reconquête de la ruralité, ainsi qu’aux orientations en matière sanitaires et d’éducation.

article_centristes.jpgL’Alliance Ecologiste Indépendante consciente du danger de la montée en France des extrêmes alimentés par les peurs et les angoisses générées par les crises, plus que jamais favorable à la construction d’une réelle force alternative aux conservateurs de gauche comme de droite, se déclare favorable à la poursuite des contacts engagés avec le Parti Radical et Cap 21 qu’elle compte élargir rapidement en direction du Modem, de République Solidaire, de la Gauche Moderne de l’Alliance Centriste et du Nouveau Centre.

Bernard FRAU

 

 

 
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