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05/09/2013

Syrie: le jour d'après

ingérence, libye, syrie, intervention au sénat, onu, maliIntervention de Jean-Pierre Chevènement, dans le cadre du débat sur la situation en Syrie au Sénat, le 04 septembre 2013.

Monsieur le Ministre,

Les circonstances nous donnent un peu de temps pour la réflexion. Sachons utiliser ce répit pour éviter des décisions précipitées qui pourraient s’avérer funestes. J’ai eu l’occasion à plusieurs reprises de vous exprimer ainsi qu’au Président de la République ma préoccupation, et cela dès juin 2012, quant à la définition de notre politique vis-à-vis de la Syrie.

Je n’exprime pas ma seule préoccupation. Elle est aussi celle de Robert Hue et de plusieurs sénateurs du groupe Rassemblement Démocratique Social et Européen (RDSE). En fait nous avons hérité de cette orientation politique. Quand vous êtes arrivé au Quai d’Orsay, notre ambassade à Damas avait déjà été fermée.

De même l’exigence, avant toute transition, du départ d’Assad, déclaré assassin de son peuple, affaiblissait toute démarche de négociation visant à faire pression sur le régime de Damas.

En réalité, c’est la nature même de la guerre engagée en Syrie qui faisait et fait encore problème aujourd’hui. C’est une guerre civile et plus que cela une féroce guerre interconfessionnelle. Assad, dictateur brutal, défend les prérogatives d’une minorité, celle des Alaouites qu’il sait soutenus par d’autres minorités, chrétiennes par exemple mais aussi par une fraction de la majorité sunnite qui a longtemps bénéficié de la stabilité des courants d’affaires.

L’expression « Assad doit partir ! » sous-estimait à l’évidence les appuis dont il disposait.

La seule issue de cette guerre civile barbare est une issue négociée entre les deux camps.

Les Sunnites ou du moins une majorité d’entre eux veulent l’effacement des Alaouites. Ils doutent d’y réussir par la force. Ils comptent sur l’intervention extérieure, à l’exemple de ce qui s’est passé en Libye. Mais comparaison n’est pas raison.

La résolution 1973 sur la Libye a été prise grâce à l’abstention de la Russie et de la Chine. Cette résolution a été évidemment interprétée dans le sens d’un changement de régime. Je me suis moi-même abstenu quand le gouvernement a demandé, le 12 juillet 2011, l’autorisation de prolonger l’intervention de nos forces.

Le résultat est là : si l’opération militaire a été brillamment conduite, Kadhafi a été assassiné. Les milices tribales et le plus souvent islamistes se sont rendues maîtresses du terrain. Le port de Derna est aux mains d’Al Qaïda, le Mali a été déstabilisé.

Sans l’intervention de la France dans le cadre des résolutions de l’ONU que j’ai soutenue fortement, le Mali serait devenu aujourd’hui un sanctuaire de l’islamisme radical, dominé par des groupes terroristes djihadistes.

Enfin, par l’interprétation qui a été faite en Libye de la résolution 1973, la notion de responsabilité de protéger a été passablement discréditée aux yeux de la Russie, de la Chine, mais aussi de la plupart des pays émergents qui refusent la notion d’ingérence, elle-même proscrite par la Charte des Nations Unies.

L’occidentalisme peut se camoufler en droit de l’hommisme. Celui-ci ignore ou, de manière plus perverse, veut occulter les réalités et les choix politiques.

Or, la France doit d’autant plus se placer sur le terrain du droit international qu’elle est elle-même l’un des cinq membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU. C’est son intérêt. Pour être une puissance repère, comme l’ont souhaité le Président de la République et vous-même, dans votre brillante intervention en conclusion de la Conférence des Ambassadeurs, la France ne doit pas s’affranchir du Droit.

Or, le droit d’ingérence n’existe pas au regard de la Charte des Nations Unies.

La mise en œuvre de la responsabilité de protéger, énoncée par l’Assemblée Générale des Nations Unies dans son document final de 2005, souligne que cette responsabilité incombe d’abord à chaque Etat et à défaut à la communauté internationale, je cite : « par une action collective résolue, par l’entremise du Conseil de Sécurité, conformément à la Charte, notamment son chapitre VII. Voilà ce que dit le droit.

ingérence, libye, syrie, intervention au sénat, onu, maliDes frappes aériennes sur la Syrie ne pourraient ainsi s’effectuer qu’en dehors du cadre de la légalité internationale.

Vous invoquez la légitimité et même vous essayez d’invoquer une autre source de droit en vous référant à la convention ancienne et aujourd’hui dépassée de 1925 interdisant l’utilisation, en temps de guerre, des armes chimiques dont la Syrie et pour cause – elle était alors sous mandat français – n’était pas partie prenante.

Quant à la Convention plus récente sur l’interdiction des armes chimiques signée à Paris le 13 janvier 1993, vous savez pertinemment que ni la Syrie ni l’Egypte ne l’ont signée, le négociateur égyptien de l’époque, M. Amr Moussa, ayant alors expliqué que son pays y adhérerait quand les armes de destruction massive, nucléaires, bactériologiques et chimiques auraient été éliminées du Proche-Orient, la détention d’une telle arme contribuant, selon lui, à un équilibre de dissuasion régional.

La Conférence d’examen du Traité de Non-Prolifération (TNP) de mai 2010 vise la création d’un Moyen-Orient dénucléarisé. C’est dans ce cadre général qu’il faut agir pour préserver dans cette région les équilibres de sécurité.

A l’heure actuelle, deux Etats ont signé mais n’ont pas ratifié la Convention d’interdiction des armes chimiques : la Birmanie et Israël, et six autres demeurent en dehors : Angola – Corée du Nord – Egypte – Somalie – Soudan du Sud – Syrie.

Vous évoquez la notion de crime contre l’humanité mais j’observe que le statut de Rome, portant création de la Cour Pénale Internationale (CPI), définit celui-ci très largement dans son article 7, mais ne mentionne pas spécifiquement l’utilisation d’armes chimiques.

Dans la logique morale où vous vous placez, qui ne faut-il pas punir ?

Les utilisateurs de bombes à fragmentation, de bombes au napalm, les pays qui refusent de signer les conventions d’interdiction des armes chimiques, bactériologiques, nucléaires, ceux qui n’ont pas ratifié le traité d’interdiction des essais nucléaires, ceux qui répriment par balles leur opposition ?

La liste serait longue des Etats qu’il faudrait punir.

Aussi bien est-on sûr à 100 % de l’origine des frappes ? Or, n’ont été produits jusqu’à présent, au dire même de nos autorités, que des « faisceaux d’indices ».

Exerçons le doute méthodique cher à Descartes.

ingérence, libye, syrie, intervention au sénat, onu, maliL’hypothèse qu’un groupe extrémiste comme le Front Al Nosra alimenté par des fournitures d’armes extérieures ou par des stocks qu’il aurait pu détourner, ait pu perpétrer ce crime abject pour entraîner une intervention occidentale n’a pas été sérieusement examinée.

Or, chacun sait que les déclarations du Président Obama d’août 2012 faisant de l’utilisation d’armes chimiques la ligne rouge légitimant une intervention militaire, ont provoqué depuis lors une surenchère d’accusations parmi les groupes d’opposition et leurs relais.

Nous savons depuis les guerres yougoslaves que des populations d’un des belligérants peuvent être choisies comme cibles pour justifier une intervention extérieure.

Dans une guerre intercommunautaire féroce comme celle-là, nous ne pouvons pas avoir un degré absolu de certitude. Aussi bien on ne discerne pas clairement quel eût été l’intérêt du régime syrien qui avait pris le dessus par des moyens conventionnels, d’ailleurs tout aussi barbares.

Ainsi la morale remplace le droit. Ce n’est pas un progrès car seul le droit protège tandis que la morale d’où procède la sanction est à l’appréciation des plus forts.

La France doit être le soldat du Droit. L’esprit de défense n’a rien à gagner à ce que la France confectionne un droit à sa mesure, en marge du droit international reconnu par l’ONU.

J’en viens maintenant au fond politique de cette affaire.

Quels sont nos objectifs politiques ?

L’opposition syrienne démocratique est divisée. La guerre l’a marginalisée au profit de groupes extrémistes. Le cours des révolutions arabes en Tunisie et plus encore en Egypte doit nous rendre prudents. Le premier acte ne pouvait que recueillir notre sympathie. Le second acte a vu l’islamisme politique prendre le pas sur les revendications démocratiques initiales et tendre à la confiscation du pouvoir. Des minorités de plus en plus importantes se sont senties menacées.

En Egypte, l’armée a interrompu le processus, avec d’ailleurs – je le note – le soutien de l’Arabie Saoudite. Est-ce là notre référence ?

Quelle cohérence y a-t-il entre notre combat justifié au Mali contre les groupes djihadistes armés et la complaisance dont nous ferions preuve à l’égard de ces mêmes groupes dans la guerre civile qui déchire la Syrie ? La France doit soutenir partout non pas l’islamisme politique mais la démocratie, au Mali, au Niger, en Libye, en Tunisie, en Egypte, en Syrie, en Arabie Saoudite, au Qatar, à Bahreïn, dans le respect du principe de non-ingérence, bien sûr, et sous le contrôle du Conseil de Sécurité des Nations Unies (CSNU).

Quel effet des frappes américaines et françaises, même brèves et limitées, auront-elles ? D’ores et déjà la menace des frappes a fait se gonfler le flot des réfugiés aux frontières du Liban et de la Jordanie. On ne pourra pas éviter les dommages collatéraux, surtout si les stocks d’armes chimiques sont visés.

Que se passera-t-il le jour d’après ?

D’autres frappes ? Sur la Syrie ? Il serait terriblement imprudent de cibler l’arsenal chimique syrien. Ou sur l’Iran ? Un engrenage incontrôlable risque de se mettre en marche. Encore une fois restons fidèles à Descartes et traitons séparément des dossiers dont la solution doit rester distincte : la Syrie, la Palestine, l’Iran.

La « fabrication d’un ennemi » est chose facile. Elle sert rarement la cause de la paix.

Le rôle de la France doit être de faire pression pour que l’opposition syrienne désigne ses représentants à la Conférence de Genève II et que celle-ci puisse se réunir dans les prochaines semaines. Cette négociation peut se faire par des rencontres bilatérales dans les couloirs du G20, à Saint-Pétersbourg, mais le G20 n’a pas vocation à remplacer le CSNU.

C’est dans le cadre de celui-ci que nous pouvons obtenir une trêve dans la guerre civile et un compromis qui préserve autant que possible l’unité de la Syrie. La balkanisation de la Syrie serait, comme nous le voyons aujourd’hui en Irak, la source de malheurs encore plus grands. Des frappes militaires risquent non de faciliter un compromis mais de reporter aux calendes la négociation nécessaire.

Il faut mettre un peu de cohérence dans notre politique :
C’est une facilité de crier « Munich ». C’est du même niveau que Guy Mollet assimilant Nasser à Hitler. Ce n’est pas digne des républicains que nous devrions être.

Le bilan des ingérences passées – Irak, Kosovo, Libye – n’est pas reluisant. Sachons tirer les leçons de l’expérience.

Pour définir notre attitude et le sens même de notre diplomatie, pensons à servir la France et à défendre la paix. Défions-nous de l’occidentalisme.

La France ne se définit pas, comme le disait M. Sarkozy, par son appartenance à la famille des nations occidentales. Elle ingérence, libye, syrie, intervention au sénat, onu, maliappartient avant tout à la grande famille des nations humaines. La Révolution de 1789 visait à l’universalité.

La France doit servir de pont entre toutes les nations et ne pas se couper des pays dits émergents. Le Président de la République souligne à juste titre la nécessité de préserver notre souveraineté. La souveraineté va avec l’indépendance qui est la condition de la grandeur de la France. Celle-ci n’est pas une question de taille mais de hauteur de vues.

Mais qu’en est-il, dans la situation présente, je ne dis pas de l’indépendance mais de l’autonomie même de la France ? Où sont passés nos alliés européens ?

ingérence, libye, syrie, intervention au sénat, onu, maliJe souhaite de tout cœur, Monsieur le Ministre, éviter l’enlisement de la France dans une guerre qui serait contraire à ses intérêts et j’ajoute à sa vocation. Je souhaite que vous usiez de votre influence qui est grande pour contribuer à la réunion aussi rapide que possible de la Conférence de Genève II.

La France vous en serait reconnaissante. Il ne faut pas effacer la brillante réussite malienne, qui nous doit aussi beaucoup, par une erreur qui, elle, serait gravissime pour l’ensemble de notre politique étrangère et pour nos intérêts dans le monde.

17:39 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International, 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ingérence, libye, syrie, intervention au sénat, onu, mali | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

28/08/2013

Syrie attaque chimique: les affirmations US reposent sur des écoutes téléphoniques

Syrie, RIA Novosti, Damas, John Kerry, ONU, Foreing Policy,

De MOSCOU, 28 août - RIA Novosti

Des écoutes menées par les Etats-Unis constituent le principal élément étayant l'usage d'armes chimiques par le régime syrien, lit-on mercredi sur le blog Cable hébergé sur le site du magazine américain Foreign Policy.

Citant une source au sein du renseignement américain, Cable affirme que les Etats-Unis sont parvenus à intercepter des conversations entre un fonctionnaire du ministère syrien de la Défense et le commandant d'une des troupes chargées des armes chimiques, survenue le jour de l'attaque.

Dans cet entretien téléphonique, le représentant du ministère tente avec émotion d'obtenir des éclaircissements concernant l'attaque chimique.

Ce matériau constitue le principal élément permettant à Washington d'affirmer que les troupes gouvernementales sont responsables de l'attaque, avec les vidéos des victimes diffusées auparavant.

Le site indique toutefois que cette conversation soulève de nouvelles questions, le commandant de l'unité en question ayant pu recourir aux armes chimiques sans aval de ses supérieurs.

La semaine dernière, plusieurs médias ont rapporté que les forces gouvernementales syriennes avaient lancé une vaste attaque chimique dans une banlieue de Damas faisant, selon diverses estimations, entre 350 et 1.300 morts.

Ces rapports ont provoqué en Occident une nouvelle vague d'appels à une intervention militaire dans le conflit syrien.

Lundi, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a estimé que l'utilisation d'armes chimiques près de Damas était "indéniable".

A l'heure actuelle, des experts de l'Onu recueillent des échantillons sur le site de l'attaque présumée, dans la banlieue sud-ouest de Damas.

Syrie, RIA Novosti, Damas, John Kerry, ONU, Foreing Policy,

Source :

Syrie, RIA Novosti, Damas, John Kerry, ONU, Foreing Policy,

 

Agence russe de presse  

http://fr.rian.ru/world/20130828/199129256.html

 

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27/08/2013

Syrie: l’Occident sous la botte américaine!

Laurent Fabius, ONU, Russie, Chine, Syrie, armes chimiques, gaz sarin, destroyers , missiles tomawaks, Conseil de Sécurité, Bachar Al-Assad, Gouta, Damas, ONU, experts ONU, Chuk Hagel, Willaim Hague, Obama, Iran, Saddam Husein, bourbier irakien, bourbier afghan, bourbier libyen, bourbier égyptien, Tunisie, Palestine, Iran, Somalie, accords Sykes-Picot Après l’utilisation d’armes chimiques dans le conflit syrien, le 21 aout 2013, qu’ils imputent aux troupes loyalistes, les puissances occidentales – Turquie, Angleterre, France, Etats-Unis et leurs alliés – ont réclamé à Bachar-Al-Assad l’autorisation pour des inspecteurs de l’ONU d’accéder au site de Gouta à l’est de Damas tenu par les rebelles.

Cette requête-exigence n’a pour seul but pour les occidentaux: justifier  aux yeux de l’opinion publique de leur pays respectifs une intervention à l’irakienne en Syrie.

La Chine et de la Russie se refusent à tout accord négocié d’intervention après l’entourloupe en Lybie qui a vu la France et l’Angleterre, soutenues par les USA intervenir en dehors du cadre arrêté par le Conseil de Sécurité de l’ONU.  

Le Président syrien, qui nie toute utilisation de ces armes par les troupes du régime et qui renvoie la responsabilité de cette abomination, interdite par les conventions internationales, à la coalition hétéroclite rebelle (*) a fait droit à cette demande cinq jours après le « massacre ».

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A proximité du site, le convoi de cinq voitures et son escorte constituée par des membres des services de sécurité du régime syrien, a été l’objet d’une attaque. «Le premier véhicule de l’équipe d’enquête sur les armes chimiques a été délibérément touché à plusieurs reprises par des tirs de snipers non identifiés» a indique l’ONU dans son communiqué.

Qui sont les auteurs de ces tirs ? Peu importe !

On ne le saura sans doute jamais, mais avant même de connaître les conclusions de la mission de l’ONU qui actuellement est sur le terrain pour enquêter à leur demande, les occidentaux ont déjà désigné le coupable de l’abominable massacre de civils victimes d’armes chimiques.

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Dans l’insupportable concert de violons que donnent à entendre les responsables occidentaux en pointe sur le dossier syrien, les arguments sonnent faux les nez s’allongent.

Sur Europe 1 notre impuissant ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, joue lui sa partition au trombone : «Il y a un massacre chimique qui est établi, il y a la responsabilité de Bachar al-Assad, il faut une réaction, nous en sommes là. (...) Il y a un devoir de réaction.»

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Après une intense période de propagande médiatique les occidentaux, qui arguent maintenant que les autorisations accordées aux experts de l’ONU de se rendre dans le secteur touché par les armes chimiques sont arrivées trop tard, haussent le ton d’un cran et en fait montrent que depuis toujours ils avaient  un objectif clair «en découdre avec le régime de Bachar Al-Assad», trop proche des Iraniens et des Russes.

Tout y passe ! L’accès au site de Gouta est « trop tardif pour être crédible », la zone concernée a été « bombardé », cela a eu pour effet une destruction  « systématique » des preuves sur le terrain disent-ils tous en chœur.

Interrogé lundi par un journaliste de la BBC, William Hague, le ministre britannique des Affaires a posé une question à laquelle il a apporté une réponse argumentée: «Est-il possible de répondre à l’usage d’armes chimiques sans unité complète au Conseil de sécurité de l’ONU ? Je dirais que oui, sinon bien sûr ce pourrait être impossible de répondre à de telles atrocités, à de tels crimes, et je ne pense  pas que ce serait une situation acceptable».

Ce matin les média se font écho d’une déclaration sans équivoque du Secrétaire d’état américain : «Des armes chimiques ont été utilisées en Syrie, c'est indéniable. Ce que nous avons vu la semaine dernière en Syrie choque la conscience mondiale. Cela défie tout code de moralité. Le massacre aveugle de civils, la tuerie de femmes et d'enfants et de passants innocents par des armes chimiques est moralement indécent. Le président Obama pense que ceux qui ont recours aux armes les plus atroces contre les populations les plus vulnérables de la planète doivent rendre des comptes»

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Peu leur importent les traités internationaux. Peu leur importe la vérité.

Peu leurs importent même les mises en garde toutes très claires de l’Iran, de la Russie et de la Syrie même.

Les américains veulent la guerre.

La présence de leur force navale en Méditerranée a été renforcée. Un 4ème destroyer, avec à son bord des missiles de croisière Tomahawk, est arrivé. La CIA est sur le terrain aux côtés des Laurent Fabius, ONU, Russie, Chine, Syrie, armes chimiques, gaz sarin, destroyers , missiles tomawaks, Conseil de Sécurité, Bachar Al-Assad, Gouta, Damas, ONU, experts ONU, Chuk Hagel, Willaim Hague, Obama, Iran, Saddam Husein, bourbier irakien, bourbier afghan, bourbier libyen, bourbier égyptien, Tunisie, Palestine, Iran, Somalie, accords Sykes-Picot djihadistes rebelles dont certains veulent le rétablissement d’un califat en Syrie.

Ce mardi 27 août les américains, par la voix d’un responsable du département d’Etat, ont fait connaître dans une déclaration lapidaire leur décision unilatérale de reporter une réunion  programmée avec la Russie sur la crise syrienne sans plus de précision : «Compte tenu des consultations en cours pour apporter une réponse appropriée aux attaques chimiques du 21 août en Syrie, nous avons décidé de reporter la rencontre »

Depuis quand la Nation américaine est-elle légitime à dire le droit au nom de la planète au mépris des conventions internationales ?

 Au nom de quel principe la nation américaine s’arroge-t-elle ce droit au mépris des Nations et des Peuples qui n’ont pas le même point de vue qu’elle sur les équilibres diplomatiques et stratégiques mondiaux?

Les conditions de déclenchement d’un conflit mondial sont désormais réunies. Les Occidentaux sous la poigne et l’influence de l’Oncle Sam craqueront-ils l’allumette qui embrasera le Moyen-Orient ?

Si tel devait être le cas il faut que les Français exigent de leurs dirigeants qu’ils se comportent comme se sont comportés ceux qui dirigeaient la France qui ont refusé de participer à la dernière guerre Irakienne où le mensonge, le cynisme et la lâcheté l’on emporté sur le droit international, le bon sens et le pragmatisme.

Certes à l’instar de Saddam Hussein, Bachar Al-Assad n’est surement pas le démocrate que l’on pourrait souhaiter pour un pays, mais que veut-on pour la Syrie et son Peuple?  Le bourbier irakien, afghan, libyen, égyptien !

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Les milliards de dollars et les centaines de milliers de morts engloutis dans les conflits d’Irak, d’Afghanistan, de Libye, d’Egypte, de Tunisie,  de Palestine, d’Iran, de Somalie manquent à la cause de la Nature et du Droit des Peuples à pouvoir espérer vivre en bonne intelligence, en Paix protégés par une Justice et un Droit applicable à tous et appliqués par tous.

Il faut une issue politique à la crise syrienne, non une descente soi-disant punitive de cow-boys arrogants et prédateurs.

Dans le camp occidental, la France s’honorerait de soutenir une politique de non alignement et de pousser, en accord avec la Russie et la Chine, à la recherche d’une résolution de crise qui permette à l’ensemble du Moyen-Orient de retrouver une stabilité perdue depuis la chute de l’Empire ottoman et des accords Sykes-Picot.

 

(*) Les Frères Musulmans opposants de toujours au régime, les groupes islamistes radicaux d’Al Qaïda, du Qatar, de l’Arabie Saoudite  et ceux que l’on appelle désormais les djihadistes aux yeux bleus en provenance de l’Union Européenne

03/02/2013

Syrie : Ahmed Moaz al-Khatib ouvre une perspective

Ahmed Moaz al-Khatib, Syrie, Bachar Al-Assad, Raid israélien, Joe Biden, 49ème conférence sur la sécurité à Munich, Rapport FAO situation agricole en Syrie, discutions directes en syrie, armes chimiques, Ban KI-moon, ONU, Pentagone, Chef du Pentagone, Léon Panetta, Laurent Fabius, Coalition nationale syrienne, diplomatie française, les amis de la syrie,Début janvier, déclarant qu’en Syrie le conflit n’était pas entre le pouvoir et son opposition mais entre «la patrie et ses ennemis» qui visent la partition du Pays, Bachar El-Assad avait appelé l’opposition au dialogue et proposé un plan pour sortir  de la crise meurtrière dans laquelle la Syrie est plongé depuis 22 mois.

Selon plusieurs sources, dont l’ONU,  le nombre de victimes avancé dans ce conflit, qu’il est en effet possible de voir comme une de guerre de déstabilisation civile pour partie pilotée de l’extérieur, est de 60000 morts sans compter les nombreux blessés et disparus.

L’accélération du rythme auquel de nombreuses personnes qui ont choisi de quitter la Syrie est un sujet Ahmed Moaz al-Khatib, Syrie, Bachar Al-Assad, Raid israélien, Joe Biden, 49ème conférence sur la sécurité à Munich, Rapport FAO situation agricole en Syrie, discutions directes en syrie, armes chimiques, Ban KI-moon, ONU, Pentagone, Chef du Pentagone, Léon Panetta, Laurent Fabius, Coalition nationale syrienne, diplomatie française, les amis de la syrie,d’inquiétude. «Il y a plus de 2000 personnes qui arrivent chaque jour au moins» a déclaré lors d’une interview accordée au journaliste du Blog B2Bruxelles2, Johannes Luchner, le chef d’unité «Moyen-Orient» à l’ECHO (*). Le nombre de réfugiés pourrait atteindre 1,8 millions de personnes d’ici à la fin de l’année.

Par ailleurs selon les conclusions d’experts des Nations Unies de retour d’une mission de cinq jours en Syrie font état à propos du secteur agricole du pays d’une situation catastrophique

Les deux ans de combats ont engendré des destructions très importantes des canaux d’irrigation, entrainant une chute de 50% de la production de fruits et légumes et de celle du secteur céréalier.

Ahmed Moaz al-Khatib, Syrie, Bachar Al-Assad, Raid israélien, Joe Biden, 49ème conférence sur la sécurité à Munich, Rapport FAO situation agricole en Syrie, discutions directes en syrie, armes chimiques, Ban KI-moon, ONU, Pentagone, Chef du Pentagone, Léon Panetta, Laurent Fabius, Coalition nationale syrienne, diplomatie française, les amis de la syrie,La situation sur le terrain est telle qu’elle commande aux responsables politiques syriens mais également à tous ceux qui, de l’extérieur, soutiennent l’un ou l’autre des deux camps, de favoriser une solution de nature à « faire cesser les massacres et les destructions en cours ».

S’appuyant notamment sur la promesse de mise en place d’un dialogue national à Damas, l’organisation d’élections démocratiques ouvertes à toutes les forces Ahmed Moaz al-Khatib, Syrie, Bachar Al-Assad, Raid israélien, Joe Biden, 49ème conférence sur la sécurité à Munich, Rapport FAO situation agricole en Syrie, discutions directes en syrie, armes chimiques, Ban KI-moon, ONU, Pentagone, Chef du Pentagone, Léon Panetta, Laurent Fabius, Coalition nationale syrienne, diplomatie française, les amis de la syrie,syriennes parties prenantes au conflit, et l’appel de Bachar El-ASSAD en direction de l’opposition pour que cessent les combats, au moins durant une période de transition dont il avait fixé le terme à la fin de son mandat actuel, Ahmed Moaz al-Khatib vient d’ouvrir une perspective.

Alors que dans un premier temps, posant le départ de Bachar El-Assad comme condition préalable à un début de négociation de fin du conflit armé, l’opposition avait exprimé un refus catégorique à la proposition du Président élu syrien, le chef de la Coalition de l’opposition syrienne a pris la responsabilité de créer la surprise en indiquant qu’ « en signe de bonne volonté » il était prêt, sous certaines conditions à dialoguer avec le régime.

C’est dans un texte posté sur le réseau Facebook qu’Ahmed Moaz al-Khatib a fait connaître qu’il était «prêt à des discussions directes avec des représentants du régime syrien au Caire, en Tunisie ou à Istanbul».

Le chef de l’opposition syrienne pose comme  condition à l’ouverture de ce dialogue, que soient libérées  les «160 000 personnes » actuellement retenues en détention dans le cadre du conflit.

Certes l’initiative n’est pas unanimement appréciée au sein de la coalition, mais Ahmed Moaz al-Khatib vient, Ahmed Moaz al-Khatib, Syrie, Bachar Al-Assad, Raid israélien, Joe Biden, 49ème conférence sur la sécurité à Munich, Rapport FAO situation agricole en Syrie, discutions directes en syrie, armes chimiques, Ban KI-moon, ONU, Pentagone, Chef du Pentagone, Léon Panetta, Laurent Fabius, Coalition nationale syrienne, diplomatie française, les amis de la syrie, en marge des travaux de la 49e Conférence sur la sécurité qui se tiennent jusqu’à dimanche à Munich, de rencontrer Sergueï Lavrov, le chef de la diplomatie russe, et Joe Biden, l’actuel vice-président américain. Ces discussions auraient porté sur l’urgente nécessité de relancer les efforts pour tenter de trouver une issue politique au conflit.

Si Américains et Russes bloquent toujours sur le préalable posé par les américains, qui continuent de vouloir imposer le départ immédiat de Bachar Al-Assad, des deux côtés l’on redoute une régionalisation toujours possible du conflit avec les incertitudes qu’il recèle.

La confirmation venant de l’administration américaine qu’un raid avait été effectué par Israël qui a bombardé Ahmed Moaz al-Khatib, Syrie, Bachar Al-Assad, Raid israélien, Joe Biden, 49ème conférence sur la sécurité à Munich, Rapport FAO situation agricole en Syrie, discutions directes en syrie, armes chimiques, Ban KI-moon, ONU, Pentagone, Chef du Pentagone, Léon Panetta, Laurent Fabius, Coalition nationale syrienne, diplomatie française, les amis de la syrie,des installations près de Damas, «un complexe militaire soupçonné d'abriter des armes chimiques», ne fait qu’ajouter aux inquiétudes dont celles de la Russie qui jeudi s’est déclarée « très préoccupée» !

Ban Ki-moon le secrétaire général de l’ONU, impuissant comme son institution, s’est lui attaché à rappeler toutes les parties à «respecter strictement les lois internationales, notamment la souveraineté et l’intégrité territoriale de tous les pays de la région».

Ce rappel vaut implicitement condamnation du raid Ahmed Moaz al-Khatib, Syrie, Bachar Al-Assad, Raid israélien, Joe Biden, 49ème conférence sur la sécurité à Munich, Rapport FAO situation agricole en Syrie, discutions directes en syrie, armes chimiques, Ban KI-moon, ONU, Pentagone, Chef du Pentagone, Léon Panetta, Laurent Fabius, Coalition nationale syrienne, diplomatie française, les amis de la syrie,israélien que le Chef du Pentagone, Léon Panetta, a lui justifié en indiquant que les USA partageaient l’idée d’Israël qu’il convenait de « tout » mettre en œuvre «pour s'assurer que des armes telles que les missiles SA-17, ou des armes chimiques, ne tombent pas entre les mains de terroristes».

Nul ne peut discuter le fait que la situation en Syrie se complexifie et que le temps semble venu de se mettre enfin à table et d’entamer un véritable round de négociation entre l’ensemble des diplomaties parties prenantes au dossier sur la base des accords de Genève de juin 2012.

Sur la lancée de l’intervention, plutôt réussie au Mali, au lieu de continuer à porter à bout de bras ce bidule de Ahmed Moaz al-Khatib, Syrie, Bachar Al-Assad, Raid israélien, Joe Biden, 49ème conférence sur la sécurité à Munich, Rapport FAO situation agricole en Syrie, discutions directes en syrie, armes chimiques, Ban KI-moon, ONU, Pentagone, Chef du Pentagone, Léon Panetta, Laurent Fabius, Coalition nationale syrienne, diplomatie française, les amis de la syrie,Laurent Fabius appellé les «amis de la Syrie», dont chaque réunion à Paris se résume à un pitoyable aveu d’impuissance et sur l’échec récurrent de la Coalition nationale syrienne à obtenir des moyens que personne ne s’avance à lui accorder, le France ferait bien de prendre une initiative dans ce sens.

Pour cela il faudrait d’abord que Laurent Fabius renonce Ahmed Moaz al-Khatib, Syrie, Bachar Al-Assad, Raid israélien, Joe Biden, 49ème conférence sur la sécurité à Munich, Rapport FAO situation agricole en Syrie, discutions directes en syrie, armes chimiques, Ban KI-moon, ONU, Pentagone, Chef du Pentagone, Léon Panetta, Laurent Fabius, Coalition nationale syrienne, diplomatie française, les amis de la syrie,à ses déclarations martiales et intempestives comme celles d’aout 2012 – «Bachar Al-Assad ne mériterait pas d’être sur terre», «le régime syrien doit être abattu et rapidement» – qui ne présentent strictement aucun intérêt et qui discrédite notre Pays au lieu de le grandir.

Faute de donner une chance à la Paix et au dialogue en Ahmed Moaz al-Khatib, Syrie, Bachar Al-Assad, Raid israélien, Joe Biden, 49ème conférence sur la sécurité à Munich, Rapport FAO situation agricole en Syrie, discutions directes en syrie, armes chimiques, Ban KI-moon, ONU, Pentagone, Chef du Pentagone, Léon Panetta, Laurent Fabius, Coalition nationale syrienne, diplomatie française, les amis de la syrie,Syrie les Etats occidentaux prendrait la responsabilité  de plonger la Région dans une phase de turbulences aux conséquences totalement imprévisibles localement bien sûr mais très probablement au plan mondial.

Ahmed Moaz al-Khatib, à travers sa courageuse initiative a montré la voie, certes en y mettant des conditions.

Pourquoi notre diplomatie, à son échelle, ne pourrait-elle Ahmed Moaz al-Khatib, Syrie, Bachar Al-Assad, Raid israélien, Joe Biden, 49ème conférence sur la sécurité à Munich, Rapport FAO situation agricole en Syrie, discutions directes en syrie, armes chimiques, Ban KI-moon, ONU, Pentagone, Chef du Pentagone, Léon Panetta, Laurent Fabius, Coalition nationale syrienne, diplomatie française, les amis de la syrie,pas faire de même. La France y gagnerait en crédibilité et affirmerait un peu plus une souveraineté diplomatique que les Etats-Unis et ses alliés allemands et anglais ne cessent de vouloir étouffer.

(*) Office européen d’aide humanitaire

Pour en savoir plus

Consulter les sources de l’article :

Bachar Al-Assad évoque un conflit qui oppose la Syrie à ses ennemis

http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0202481353769-syrie-bachar-al-assad-prononcera-un-discours-dimanche-sur-la-situation-du-pays-525684.php

La situation en Syrie : un scandale humanitaire 

http://www.bruxelles2.eu/zones/moyen-orient/lacces-en-syrie-se-rarefie.html

L'agriculture syrienne dévastée par deux ans de conflit, selon la FAO

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=29686&Cr=Syrie&Cr1=Amos

Syrie: le chef de l'opposition rencontre Russes et Américains

Syrie: le chef de l'opposition rencontre Russes et Américains

Syrie: Raid en territoire syrien

Raid aérien en Syrie: silence officiel en Israël

Accord à Genève sur les principes d'une transition en Syrie

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/06/30/accord-a-geneve-sur-les-principes-de-la-transition-pour-la-syrie_1727503_3218.html

Fabius estime que «Bachar al-Assad ne mériterait pas d'être sur la Terre»»

http://www.20minutes.fr/politique/987025-syrie-fabius-estime-bachar-al-assad-meriterait-etre-terre

 

 

14/01/2013

Mali : Consensus général pour l’intervention armée

Après avoir mené durant tout le week-end des opérations aériennes de combats contre les terroristes 2477313_mirage-mali_640x280.jpgislamistes armés installés au Nord Mali, l’armée française, déployée dans cette région, à la demande des autorités maliennes pour apporter un appui aux unités terrestres de l’armée malienne, a repris ses raids dans l’après-midi.

C’est le quatrième jour consécutif de combats.

Le bilan des  pertes en hommes et en matériel des jours précédents est  lourd du côté des terroristes,  un chef islamiste aurait été tué et l’on compte une centaine de morts et de nombreux blessés –  selon les Echos, «c'est surtout au camp militaire de Gao qu'il y a eu des morts. Les islamistes ont été surpris en pleine réunion. Il y a eu beaucoup de morts…Ils ont perdu énormément en logistique et des hommes. Le chiffre de 60 victimes n'est pas du tout exagéré à Gao. Le bilan est même certainement plus élevé» –. 

 

Aujourd’hui  les positions des terroristes sont à nouveau pilonnées. La progression des convois terroristes en direction de Bamako stoppée, les forces maliennes ont commencé à  progresser en direction du Nord en vue de reprendre du terrain.

La ville de Douentza, située à 800 km au nord de Bamako, a été la cible des avions de l’armée française. Selon un commerçant de la ville dont les propos sont rapportés par le journal Les Echos, «L'endroit bombardé, à l'entrée sud de la ville, était le siège du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'ouest, le Mujao. Tous les islamistes ont quitté aujourd'hui la ville». 

L’intervention française au Mali est globalement soutenue, au plan intérieur où selon une enquête IFOP des 12 et 13 janvier : « 63 % des Français se sont déclarés favorables à l'intervention militaire française au Mali, contre 37% qui s'y sont dits hostiles».

Chez les politiques, le soutien est assez unanime. Après 450841.jpgFrançois Fillon, c’est Alain Juppé qui dit son soutien à la politique du chef de l’Etat : «c'est le terrorisme qui nous fait la guerre….si les terroristes s'étaient emparés du pays, les conséquences auraient été incalculables sur l'ensemble de la zone sahélienne»

Au plan international, le soutien est également particulièrement marqué.

Au Mali d’abord où la population remercie «la France et son Président» d’avoir répondu favorablement au président Dioncounda Traoré mais également dans la Dioncounda1.jpgtotalité des pays proches du théâtre des opérations  – Sénégal, Niger, Bénin, Côte d’Ivoire, Burkina-Faso, Nigéria – qui participeront à la constitution de la force africaine armée pour déloger les rebelles islamistes dans le cadre de la MISMA – Mission internationale de soutien au Mali – approuvée par le Conseil de Sécurité de l’ONU.

L’Angleterre apporte un soutien logistique à l’intervention française et Berlin par la voie du porte-parole du ministère allemand des Affaire étrangères a fait savoir que «Pour le gouvernement fédéral et le ministre des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, il est clair que l'Allemagne ne laissera pas seule la France dans cette situation difficile». Un soutien «logistique», «médical» ou «humanitaire» est à l’étude.

La Chine tout en prenant soin prudemment de ne pas afficher un soutien  net à la France, loin de la condamner lui apporte un soutien indirect.

Prenant acte que l’intervention française répond «à la demande du gouvernement malien» le porte-parole de la diplomatie de Pékin a déclaré «La Chine défend toujours les efforts réalisés par le gouvernement malien pour sauvegarder sa souveraineté et son intégrité territoriale».

L’Amérique a également indiqué qu’elle apportera un soutien en matière de transport, de communication et de renseignement.

François Hollande,  dont l’Elysée dit que «même à d1213105_francois-hollande-le-17-decembre-2012-dans-son-bureau-de-l-elysee.jpgistance, les décisions sont prises par le président de la République, chef des armées», jouit donc d’un très large consensus pour agir ce qui fût loin d’être le cas lors de l’expédition libyenne de Nicolas Sarkozy.  

Il importe que les forces africaines soient, le plus rapidement possible, en état de marche. Ainsi les opérations de reconquête de la souveraineté malienne sur l’ensemble du territoire occupé par les rebelles islamistes pour y imposer un califat, pourront se dérouler dans le strict cadre des résolutions du Conseil de Sécurité.

C’est qu’a indiqué souhaiter la diplomatie chinoise qui a précisé: «nous espérons que les parties concernées vont mettre en oeuvre la résolution 2085 du Conseil de sécurité de l'ONU autorisant le déploiement d'une mission internationale de soutien à dominante africaine».

ansar-dine.jpgIl reste que les combattants jihadistes bien entrainés et disposant d’armement moderne, ne seront pas délogés facilement.

Venant de la frontière mauritanienne où ils avaient été bombardés, ils ont d’ailleurs engagé aujourd’hui même une contre-offensive  sous la direction d’Abou Zeid – un des chefs d'Al-Qaïda au Maghreb islamique –   en s’attaquant avec succès à la  ville de Diabali dans le centre du Mali. Il semble qu’elle soit désormais sous contrôle rebelle.

Il importe également que ce consensus général soit maintenu, à tous les niveaux, sur la nécessité de combattre les radicaux islamistes – Ansar dine, Mujao, Aqmi –afin d’éradiquer la menace de déstabilisation qu’ils font peser dans cette partie de l’Afrique du Nord et de l’Ouest d’où ils seraient en situation de programmer des attaquent contre l’Europe.

D’ores et déjà les menaces sont clairement formulées contre la France. Abou Dardar, un responsable du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest, joint téléphoniquement par l’AFP depuis Bamako  a indiqué «La France a attaqué l'islam. Nous allons frapper le coeur de la France»

09/01/2013

Au Mali, une tentative d'attaque des islamistes

Alors que devaient se tenir jeudi prochain à Ouagadougou des discussions diplomatiques entre Mali, Nord-Mali, Ansar Dine, Mujao, MNLA, Boko-Haram, Aqmi, Mopti, Ouagagougou, Afrique de l'Ouest, djihad, Bamako, Victoria Nuland, ONU, OTAN, Michelle Bachelet, Dioncounda Traoré, Thomas Boni Yayi, Quai d'Orsay, Libye, Maghreb, Charia, Bamako, les jihadistes d’Ansar Dine (*) et la rébellion touareg (**), une attaque islamiste armée a été menée  dans la région de Mopti. Celle-ci a été repoussée lundi et mardi par l’armée malienne.

Reprenant un communiqué du ministère malien de la Défense diffusé par les médias publics L’AFP a confirmé que : «Lundi après-midi, des terroristes et islamistes Mali, Nord-Mali, Ansar Dine, Mujao, MNLA, Boko-Haram, Aqmi, Mopti, Ouagagougou, Afrique de l'Ouest, djihad, Bamako, Victoria Nuland, ONU, OTAN, Michelle Bachelet, Dioncounda Traoré, Thomas Boni Yayi, Quai d'Orsay, Libye, Maghreb, Charia, armés d'Al-Qaïda au Maghreb islamique, d'Ansar Dine et du Mujao – Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest – ont tenté un mouvement de force sur les positions avancées de l'armée aux alentours de la localité de Kona, proche de Mopti »

La tentative a été stoppée après que des «tirs de sommation» de l'armée régulière, aient été effectués en direction des islamistes armés qui avaient fait mouvement vers la limite de la zone de protection.

mali,nord-mali,ansar dine,mujao,mnla,boko-haram,aqmi,mopti,ouagagougou,afrique de l'ouest,djihad,bamako,victoria nuland,onu,otan,michelle bachelet,dioncounda traoré,thomas boni yayi,quai d'orsay,libye,maghreb,charia«Les forces armées et de sécurité maliennes ont repoussé cette tentative d'attaque», elles n'«ont subi aucun dommage» et leurs effectifs «sont au grand complet sur la ligne de front», a précisé le communiqué des autorités maliennes.

Mopti est la dernière grande ville située à 600km de Bamako avant de n’atteindre les territoires sous contrôle des islamistes qui se sont installés, il y a neuf mois, au Nord Mali.

Les conditions d’un choc frontal armé entre les forces maliennes régulières et les mouvements islamistes, ont été pour la première fois réunies depuis neuf mois.

Mali, Nord-Mali, Ansar Dine, Mujao, MNLA, Boko-Haram, Aqmi, Mopti, Ouagagougou, Afrique de l'Ouest, djihad, Bamako, Victoria Nuland, ONU, OTAN, Michelle Bachelet, Dioncounda Traoré, Thomas Boni Yayi, Quai d'Orsay, Libye, Maghreb, Charia, L'AFP rapporte qu’à l'état-major de l'armée à Bamako on affirme que l’«Ordre a été donné à nos troupes qui patrouillent actuellement dans la région de Mopti sous contrôle gouvernemental de détruire toutes les cibles ennemies qui s'y manifesteraient».

Cette manifestation belliqueuse des forces islamistes armées du Nord-Mali peut être vue, dans un contexte général d’une montée globale de la tension dans la région, comme une façon de tester la capacité de réaction des troupes régulières maliennes et de vérifier le niveau de détermination des Pays qui, au plan international soutiennent le Mali.

L’AFP d’ailleurs fait état, dans son communiqué, de mouvements de regroupement sur le terrain : «Selon des Mali, Nord-Mali, Ansar Dine, Mujao, MNLA, Boko-Haram, Aqmi, Mopti, Ouagagougou, Afrique de l'Ouest, djihad, Bamako, Victoria Nuland, ONU, OTAN, Michelle Bachelet, Dioncounda Traoré, Thomas Boni Yayi, Quai d'Orsay, Libye, Maghreb, Charia, sources sécuritaires et des témoins, Ansar Dine, Aqmi et le Mujao, renforcés par des hommes de la secte islamiste nigériane Boko Haram (***), se sont regroupés début janvier dans une localité proche de Tombouctou dans le nord-ouest Mali».

Alors qu’une ouverture semblait s’opérer entre Bamako Mali, Nord-Mali, Ansar Dine, Mujao, MNLA, Boko-Haram, Aqmi, Mopti, Ouagagougou, Afrique de l'Ouest, djihad, Bamako, Victoria Nuland, ONU, OTAN, Michelle Bachelet, Dioncounda Traoré, Thomas Boni Yayi, Quai d'Orsay, Libye, Maghreb, Charia, et Ansar Dine qui avait donné comme signe de sa bonne disposition au dialogue, un engagement de prise de distance avec Aqmi (****) et le  Mujao (*****), Ansar Dine le 3 janvier fait reproche à Bamako de ne pas être en situation de dialoguer. Du coup tout en maintenant le principe d’une ouverture de discussions vient de retirer son offre de cessation des hostilités

«La tension a clairement augmenté et nous observons cela de très près tout en travaillant avec nos partenaires internationaux (...) pour appliquer rapidement la résolution de l'ONU adoptée le 20 décembre et autorisant le déploiement d'une force internationale au Mali», a fait savoir la porte-parole du département d'Etat américain Victoria Nuland.

Depuis Dakar, Michelle Bachelet,  la directrice exécutive d'ONU Femmes, en visite au Sénégal, a fait part de sa très grande préoccupation à propos de la situation des femmes dans le Nord Mali où dit-elle, elles sont «victimes de violences sexuelles».

mali,nord-mali,ansar dine,mujao,mnla,boko-haram,aqmi,mopti,ouagagougou,afrique de l'ouest,djihad,bamako,victoria nuland,onu,otan,michelle bachelet,dioncounda traoré,thomas boni yayi,quai d'orsay,libye,maghreb,chariaDans ce Nord-Mali qui, après qu’ils s’en soient rendus maîtres, est désormais devenu leur zone d’influence, les islamistes au quotidien se rendent en effet coupables de multiples exactions en vue  d’imposer la charia (******) dont ils font une interprétation doctrinaire radicale et  fondamentaliste. La destruction récente de mausolées soufis en atteste clairement.

mali,nord-mali,ansar dine,mujao,mnla,boko-haram,aqmi,mopti,ouagagougou,afrique de l'ouest,djihad,bamako,victoria nuland,onu,otan,michelle bachelet,dioncounda traoré,thomas boni yayi,quai d'orsay,libye,maghreb,chariaPendant que le Président de l’Union Africain Thomas Boni Yayi, depuis Ottawa appelle à un déploiement des forces de l’OTAN aux côtés des troupes africaines qui doivent sous mandat de l’ONU intervenir au Mali, où les Maliens plébiscitent la guerre, Dioncounda Traoré, le président malien en place jusqu’aux prochaines élections,  a affirmé, toujours selon l’AFP : «que le Mali se préparait à faire la guerre contre les terroristes (...) plus tôt qu'on ne le pense…. ce avec l'armée malienne aux premiers rôles».

La France quant à elle, se borne pour l’instant à appeler les djihadistes «à cesser» leur regroupement vers le sud et à «reprendre les négociations».

Pour Paris, où  l’on est favorable à une solution politique, la résolution du conflit par voie diplomatique reste une priorité. Il faut évidemment se souvenir que plusieurs otages français sont actuellement détenus dans la Région.

L’on compte beaucoup au Quai d’Orsay sur l’expression des démonstrations verbales de la détermination de la France  pour «contribuer à une prise de conscience» chez les protagonistes.

Les militaires, qui ont gardé en mémoire les effets mali,nord-mali,ansar dine,mujao,mnla,boko-haram,aqmi,mopti,ouagagougou,afrique de l'ouest,djihad,bamako,victoria nuland,onu,otan,michelle bachelet,dioncounda traoré,thomas boni yayi,quai d'orsay,libye,maghreb,chariacollatéraux désastreux de l’expédition sarkozienne en Libye en 2011 qui a largement contribué à la déstabilisation  du Mali,  sont méfiants et s’interrogent sur ce que pourraient être les suites d’une intervention au Mali.

«S'il s'agit de donner un coup de pied dans la fourmilière et que les fourmis partent partout, on aura déplacé le problème» aurait indiqué à l’AFP une source proche du dossier.

Il reste que la France principalement mais également l’Espagne, l’Italie et la Grèce ne peuvent pas laisser se développer, au Sahel une zone sous domination djiado-militaire pouvant servir, à leur porte, de base arrière à des groupes armés terroristes en situation de mener des actions de déstabilisation au Maghreb, en Afrique occidentale, mais aussi en Europe du sud.

L’islamisation du Mali est stratégiquement inacceptable, inéluctablement viendra le  moment où après les appels au dialogue, il conviendra de passer aux actes. Le mieux étant bien évidemment que les Pays africains concernés puissent assurer eux-mêmes leur sécurité quitte à apporter tous les soutiens logistiques et d’encadrement nécessaires.

mali,nord-mali,ansar dine,mujao,mnla,boko-haram,aqmi,mopti,ouagagougou,afrique de l'ouest,djihad,bamako,victoria nuland,onu,otan,michelle bachelet,dioncounda traoré,thomas boni yayi,quai d'orsay,libye,maghreb,chariaFaute de quoi il appartiendra aux Européens de prendre l’initiative d’agir, sous le contrôle de l’ONU, sans qu’il soit fait appel aux forces de l’OTAN ou à celles des  USA qui ont assez à faire au Moyen-Orient et dans le Pacifique. 

(*) Ansar Dine, milite pour l'instauration de la charia au Mali lié à Aqmi

(**) MNLA, Mouvement national de libération de l'Azawad

(***) Particulièrement active au Nigéria en matière d’actions anti-chrétiennes qui ont déjà fait de nombreuses victimes. Boko Haram signifie « L'éducation occidentale est un péché » source Wikipedia.

(****) Aqmi, Al Qaïda au Maghreb Islamique

(*****) Mujao, Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest

(******) Loi islamique

Source : AFP, Reuters, Nouvel Observateur, Afrik.com

06/01/2013

Bachar Al-Assad : «la nation est pour tous»

Alors que les premiers missiles Patriot sont déployés à la frontière turco-syrienne et que les combats meurtriés se Bachar Al-Assad, Syrie, Laurent Fabius, William Hague, Rouyaume-Uni, France, Russie, Egypte, Iran, Arabie Saoudite, USA, Etats-Unis, Lakhdar Brahimi, Vincent Floreani, Ministère des Affaires étrangères, Walid Al-Bunni, Coalition de l'opposition syrienne, Ligue Arabe, ONU, Emissaire international de la ligue arabe et de l'ONU, Iran, Damas, Le Caire, Riad, Missile Patriot à la frontière tuco-syrienne, La nation est pour tous,poursuivent sur le terrain, le Président Bachar Al-Assad, dans un discours prononcé à Damas devant une salle qui lui était acquise, a proposé «aux Syriens qui ont du vrai sang syrien dans les veines» l’organisation d’une conférence de réconciliation avec «ceux qui n’ont pas trahi la Syrie».

Lors de son intervention, retransmise à la Télévision syrienne, se posant en chef de la Nation,  il s’est adressé à ses concitoyens martelant «la nation est pour tous et nous devons tous la protéger».

Bachar Al-Assad, Syrie, Laurent Fabius, William Hague, Rouyaume-Uni, France, Russie, Egypte, Iran, Arabie Saoudite, USA, Etats-Unis, Lakhdar Brahimi, Vincent Floreani, Ministère des Affaires étrangères, Walid Al-Bunni, Coalition de l'opposition syrienne, Ligue Arabe, ONU, Emissaire international de la ligue arabe et de l'ONU, Iran, Damas, Le Caire, Riad, Missile Patriot à la frontière tuco-syrienne, La nation est pour tous,«Nous faisons face à une agression étrangère», «le conflit est entre le pays et ses ennemis, entre le peuple et les criminels assassins», a-t-il expliqué, ajoutant : «nous ne sortirons pas de cette crise sans une mobilisation totale de la nation». Il a par ailleurs indiqué que des tentatives de «partition de la Syrie» pesaient sur le Pays.

Au-delà de cet appel aux accents mobilisateurs pour défendre la Nation menacée par des forces au service d’intérêts étrangers, Bachar al-Assad a tracé un plan de sortie de crise qui est destiné à se fondre dans une «Charte nationale» avant d'être soumise au Peuple syrien par voie référendaire.

Ce plan en 3 étapes conditionnelles, prévoit  d’abord  l’arrêt des opérations armées  et le retour de réfugiés, en échange de la fermeture par les pays étrangers du robinet à finance de la rébellion, de la mise en place d’un mécanisme de contrôle aux frontières et un droit de réplique en cas d’agression terroriste.  

Cette étape réalisée le plan aborde ensuite l’ouverture, sous l’égide du gouvernement actuel, d’une conférence Bachar Al-Assad, Syrie, Laurent Fabius, William Hague, Rouyaume-Uni, France, Russie, Egypte, Iran, Arabie Saoudite, USA, Etats-Unis, Lakhdar Brahimi, Vincent Floreani, Ministère des Affaires étrangères, Walid Al-Bunni, Coalition de l'opposition syrienne, Ligue Arabe, ONU, Emissaire international de la ligue arabe et de l'ONU, Iran, Damas, Le Caire, Riad, Missile Patriot à la frontière tuco-syrienne, La nation est pour tous,de dialogue national entre toutes les forces, la rédaction d’une Charte où seront inscrits la défense de la souveraineté syrienne, l’organisation d’un  referendum de validation par le Peuple de la charte et la formation d’un gouvernement ouvert à toutes les composantes de la société après l’organisation d’élections législatives.

Enfin le plan aborde les aspects de remise sur pied du pays. Savoir la formation d’un gouvernement selon la Constitution syrienne, la tenue d’une  conférence nationale de réconciliation visant une amnistie générale pour les personnes qui ont fait, en raison des évènements l’objet d’une détention, et enfin la mise en chantier de la reconstruction des infrastructures.  

Il est tout à fait clair que ce discours dans l’esprit correspond à la solution préconisée par l’allié russe de la Bachar Al-Assad, Syrie, Laurent Fabius, William Hague, Rouyaume-Uni, France, Russie, Egypte, Iran, Arabie Saoudite, USA, Etats-Unis, Lakhdar Brahimi, Vincent Floreani, Ministère des Affaires étrangères, Walid Al-Bunni, Coalition de l'opposition syrienne, Ligue Arabe, ONU, Emissaire international de la ligue arabe et de l'ONU, Iran, Damas, Le Caire, Riad, Missile Patriot à la frontière tuco-syrienne, La nation est pour tous,Syrie qui depuis le début de cette affaire a indiqué sa volonté de mettre en avant une solution syro-syrienne à la crise écartant toute ingérence étrangère, conformément aux entretiens de Genève !

La proposition du président, régulièrement élu de la Syrie, a d’abord un grand mérite celui d’exister et de proposer un arrêt des combats – rappelons que l’ONU considère que plus de 60000 personnes auraient déjà perdu la vie ces derniers 21 mois –.

Bachar Al-Assad, Syrie, Laurent Fabius, William Hague, Rouyaume-Uni, France, Russie, Egypte, Iran, Arabie Saoudite, USA, Etats-Unis, Lakhdar Brahimi, Vincent Floreani, Ministère des Affaires étrangères, Walid Al-Bunni, Coalition de l'opposition syrienne, Ligue Arabe, ONU, Emissaire international de la ligue arabe et de l'ONU, Iran, Damas, Le Caire, Riad, Missile Patriot à la frontière tuco-syrienne, La nation est pour tous,Il faut  voir ensuite  qu’elle propose un schéma de sortie de crise et de retour à la normale parfaitement cohérent du point de vue de la souveraineté nationale syrienne, en prenant soin de ne pas évoquer les sujets qui fâchent.

En réalité « le » sujet qui aurait annihilé toute possibilité d’engager le processus de sortie de crise, savoir le rôle passé, présent et futur de Bachar El-Assad a été soigneusement évacué.

Bachar Al-Assad, Syrie, Laurent Fabius, William Hague, Rouyaume-Uni, France, Russie, Egypte, Iran, Arabie Saoudite, USA, Etats-Unis, Lakhdar Brahimi, Vincent Floreani, Ministère des Affaires étrangères, Walid Al-Bunni, Coalition de l'opposition syrienne, Ligue Arabe, ONU, Emissaire international de la ligue arabe et de l'ONU, Iran, Damas, Le Caire, Riad, Missile Patriot à la frontière tuco-syrienne, La nation est pour tous,Lakhdar Brahimi doit se féliciter de la tournure que prennent  les évènements car les navettes diplomatiques ont recommencé.

Ryad et le Caire, opposants ferme au régime syrien et partie prenante au conflit, appellent chacun de leur côté à une «issue pacifique» dont les bases doivent être discutées entre syriens.

Bachar Al-Assad, Syrie, Laurent Fabius, William Hague, Rouyaume-Uni, France, Russie, Egypte, Iran, Arabie Saoudite, USA, Etats-Unis, Lakhdar Brahimi, Vincent Floreani, Ministère des Affaires étrangères, Walid Al-Bunni, Coalition de l'opposition syrienne, Ligue Arabe, ONU, Emissaire international de la ligue arabe et de l'ONU, Iran, Damas, Le Caire, Riad, Missile Patriot à la frontière tuco-syrienne, La nation est pour tous,Mieux encore, une rencontre au Caire semble également arrêtée  en vue d’entretiens, en présence de l’émissaire de la Ligue arabe et de l’ONU,  entre le chef de la Diplomatie iranienne  et   les égyptiens.

Les pacifiques du monde entier ne peuvent que se réjouir du vent frais qui semble vouloir souffler sur le Moyen-Orient et pourtant certains continuent à se tenir en dehors du sens normal de l’histoire.

La «Coalition de l’opposition syrienne», bric à brac imaginé par la diplomatie française contre la volonté américaine et russe, plus ou moins sous influence salafiste, a fait connaître son rejet de la «solution politique» qui vient d’être mise sur la table par Bachar Al-Assad.

«Nous avons dit lors de la formation de la Coalition que Bachar Al-Assad, Syrie, Laurent Fabius, William Hague, Rouyaume-Uni, France, Russie, Egypte, Iran, Arabie Saoudite, USA, Etats-Unis, Lakhdar Brahimi, Vincent Floreani, Ministère des Affaires étrangères, Walid Al-Bunni, Coalition de l'opposition syrienne, Ligue Arabe, ONU, Emissaire international de la ligue arabe et de l'ONU, Iran, Damas, Le Caire, Riad, Missile Patriot à la frontière tuco-syrienne, La nation est pour tous,nous souhaitions une solution politique, mais l'objectif pour les Syriens est de le – Bachar Al Assad ndlr – sortir du pays et ils ont déjà perdu pour cela plus de 60.000 martyrs (...) ils n' - ont pas fait tous ces sacrifices pour permettre le maintien du régime tyrannique», a déclaré, Walid Al-Bunni, le porte-parole de la Coalition à l’appui de son rejet.

«Notre première condition pour eux – la famille Assad et les hauts responsables du régime, NDLR –  c'est qu'ils quittent le pays » a-t-il ajouté faisant écho au porte-parole adjoint Français du ministère des Affaires étrangères.

Vincent Floreani, a en effet donné la position de la diplomatie française, dirigée par Laurent Fabius, lequel Bachar Al-Assad, Syrie, Laurent Fabius, William Hague, Rouyaume-Uni, France, Russie, Egypte, Iran, Arabie Saoudite, USA, Etats-Unis, Lakhdar Brahimi, Vincent Floreani, Ministère des Affaires étrangères, Walid Al-Bunni, Coalition de l'opposition syrienne, Ligue Arabe, ONU, Emissaire international de la ligue arabe et de l'ONU, Iran, Damas, Le Caire, Riad, Missile Patriot à la frontière tuco-syrienne, La nation est pour tous,continue de s’en prendre, de façon totalement improductive, au Président syrien en affirmant que celui-ci «poursuit une répression toujours plus féroce contre son peuple et qui porte la responsabilité des 45.000 victimes de ce conflit, ne peut faire partie de la transition politique».

Cette position est également partagée par les Britanniques. L’homologue de Laurent Fabius,William Hague, a considéré que les propos de Bachar Al-Assad allaient «au-delà de l’hypocrisie».

Bachar Al-Assad, Syrie, Laurent Fabius, William Hague, Rouyaume-Uni, France, Russie, Egypte, Iran, Arabie Saoudite, USA, Etats-Unis, Lakhdar Brahimi, Vincent Floreani, Ministère des Affaires étrangères, Walid Al-Bunni, Coalition de l'opposition syrienne, Ligue Arabe, ONU, Emissaire international de la ligue arabe et de l'ONU, Iran, Damas, Le Caire, Riad, Missile Patriot à la frontière tuco-syrienne, La nation est pour tous,Parlant du Président syrien il a indiqué dans un message sur Twitter : «Il est responsable des morts, de la violence et de l'oppression qui engloutissent la Syrie et ses vaines promesses de réformes ne trompent personne».

Pour ceux qui connaissent un peu l’histoire de cette Bachar Al-Assad, Syrie, Laurent Fabius, William Hague, Rouyaume-Uni, France, Russie, Egypte, Iran, Arabie Saoudite, USA, Etats-Unis, Lakhdar Brahimi, Vincent Floreani, Ministère des Affaires étrangères, Walid Al-Bunni, Coalition de l'opposition syrienne, Ligue Arabe, ONU, Emissaire international de la ligue arabe et de l'ONU, Iran, Damas, Le Caire, Riad, Missile Patriot à la frontière tuco-syrienne, La nation est pour tous,région entre 1914 et 1947, où le  Royaume-Uni a été au cœur du découpage du Moyen-Orient,  cette saillie du chef de la  diplomatie britannique à propos de «vaines promesses» prend une saveur amère toute particulière.

Les Britanniques feraient bien de faire profil bas tant, au regard de l’histoire, ils sont disqualifiés pour décider de l’avenir de cette région.

 

 

30/11/2012

La Palestine Etat observateur à l'ONU : Pour 138, Contre 9, Abstention 41

Jeudi 29 novembre, jour oh combien symbolique qui ONU Timothy A clary.jpgmarquait le 65e anniversaire du vote en 1947, d'une résolution de l’ONU portant partage de la Palestine mandataire entre un Etat juif et un Etat arabe, Mahmoud Abbas  a plaidé avec  succès, à New York, devant les membres de cette même Assemblée, pour  faire aboutir une motion déposée en vue du rehaussement du statut de la Palestine.

Une très large majorité de 138 Etats, dont la France et la Russie, lui a répondu favorablement.

1794548_3_28d8_un-enfant-palestinien-a-gaza-le-22-novembre_ab37d8d80216c0c2c59a83cf4870f333.jpgJusqu'à ce jour  simple observateur, la Palestine acquiert à l’issu de ce votez un statut d’Etat observateur non membre, identique à celui dont dispose le Vatican.

Une majorité simple aurait suffi. Les Palestiniens ont rallié au-delà des deux tiers des délégués des pays représentés aux Nations unies.

C’est un succès diplomatique indéniable pour le président de l'Autorité palestinienne.

Neuf Etats ont voté contre, Israël, les Etats-Unis, le Canada et la République tchèque.  Quarante et un pays ont fait le choix de l'abstention. Parmi eux  une dizaine de pays de l’UE parmi lesquels l'Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Pologne, la Roumanie, la Slovaquie, la Slovénie et la Bulgarie.

Les débats qui ont précédés ce vote historique ont clairement marqués les positions respectives des parties en présence.

Des deux côtés, israélien et palestinien, ont été réaffirmés, parfois de façon virulente, les droits «inaliénables» de chacun à vivre indépendants et en paix  sur cette terre des fils d’Abraham !

1798182_3_b3e9_mahmoud-abbas-a-la-tribune-des-nations-unies_a4ec260fcca8a0259bed6b3c563753b3.jpgPour les Palestiniens il s’agissait d’accorder  "un certificat de naissance" à un Etat palestinien dans les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale et une solution négociée pour les réfugiés.

Côté Israélien l’intervention de l’ambassadeur chargé de répondre au leader palestinien a montré que l’état d’Israël n’était pas convaincu par l'initiative palestinienne qui selon lui  "ne fait pas avancer, mais reculer la paix".

Indiquant que sa démarche ne cherchait en aucune manière à délégitimer Israël, rappelant sa disponibilité à placer sa démarche comme une tentative pour  « un dernier effort sérieux pour faire la paix », Mahmoud Abbas n’en a pas moins dénoncé avec force la politique de Tel-Aviv dans les territoires occupés, mettant en garde les autorités israéliennes : « une fenêtre d'opportunité se referme, le temps commence à manquer »!

Ron Prosor, l'ambassadeur d'Israël aux Nations unies, sur le mode de la surprise feinte à propos du choix du Ron Prosor et Suzan Rice.jpgprésident de l’Autorité palestinienne de venir à New-York plutôt qu’à Jérusalem (*) pour faire valoir ses aspirations, s’est contenté de conclure, il faut le dire de façon un peu « méprisante» mais aussi «très politique» que celui-ci, Mahmoud Abbas, dans l’incapacité de se rendre dans une partie du territoire – Gaza sous contrôle du Hamas – qu’il revendique pour son état (**), ne souhaitait pas en réalité répondre positivement  à l’offre israélienne pour engager de véritables négociations.

Ron Prosor a conclu en direction de l’auditoire par une déclaration en forme d’avertissement : «N'encouragez pas les Palestiniens dans cette marche folle».

Il n’a pas été suivi ! Ce qui, le résultat connu, a déclenché l’ire de Benyamin Netanyahou qui a très 4759156.jpgvivement réagit à l’intervention du leader palestinien dont il a dénoncé «un discours diffamatoire et venimeux rempli de propagande fallacieuse contre l'armée israélienne et les citoyens d’Israël » ajoutant «Quelqu'un qui veut la paix ne parle pas comme cela»

Cette prise de position, qui sonne comme une fin de non470420.jpg-recevoir à toute ouverture au dialogue, d’un Premier ministre en campagne électorale, est intervenue au moment où dans un communiqué, comme  Susan Rice l'ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU et la Grande-Bretagne, la présidence française a appellé à «l'ouverture immédiate de négociations » sans conditions préalables.

Il faut espérer que, passé le temps de la campagne électorale et de ses excès,  Benyamin Netanyahou saura se mettre à la hauteur des enjeux supérieurs de la région – la sécurité des deux Etats garantis par une paix durable conclue après 65 ans de conflits permanents – et qu’il fera oublier tranquillement ses déclarations qu’il faut  mettre sur le compte de la mauvaise humeur du moment et de l’emballement médiatique qu’a pu susciter cette décision historique .

En tout état de cause, sur le fond, cette surenchère 1483533_3_8942_en-2007-la-conference-d-annapolis-aux_781b129d1624f51f4f5210436bc56515.jpgmédiatico-diplomatique, n’apporte rien car elle ne plaide pas en faveur de la paix. Une paix d’ailleurs voulue par de nombreux israéliens eux-mêmes. Elle n’est surtout n’est pas adaptée à la nouvelle donne née au Moyen-Orient des récentes révolutions arabes.

«La décision de l'ONU ne changera rien sur le terrain» ! Et pourquoi donc ?

«Il n'y aura pas d'Etat palestinien sans arrangements garantissant la sécurité des citoyens d'Israël». Qui oserait aujourd’hui affirmer le contraire ?

« En présentant leur demande à l'ONU, les Palestiniens ont violé leurs accords avec Israël, et Israël agira en conséquence », a indiqué le leader israélien, visiblement fermé à toute réouverture d’un dialogue interrompu depuis deux ans.

Cette position est intenable, comme est intenable celle  de Dany Ayalon – le vice-ministre des affaires étrangères israélien – qui, de son côté,  emboitant le pas de Netanyahou a été encore plus violent : «Aujourd'hui, nous ne sommes plus tenus par nos accords avec les Palestiniens, et nous agirons en fonction de nos intérêts... La Communauté internationale a une fois de plus fait la preuve de son irresponsabilité».

Le seul soutien des Etats-Unis ne suffira pas à Israël pour trouver les voies de la Paix et de la Sécurité. Surtout si les dirigeants israéliens se figent dans une posture d’intransigeance diplomatique !

29 11 2012.jpgQuoi qu’en disent Benyamin Netanyahou, Avigdor Libermann et les faucons du Likoud et des Partis religieux, ce vote ouvre aux Palestiniens des possibilités diplomatiques importantes. Israël devra en tenir compte à un moment ou à un autre.

(*) Si pour la communauté internationale Tel-Aviv est la capitale officielle de l’Etat d’Israël, dans l’esprit d’une large majorité de diplomates israéliens Jérusalem reste la seule véritable capitale possible de l’Etat hébreux. Dans son intervention Ron Prosor  a d’ailleurs rappelé avec force « les droits du peuple juif sur la terre d'Israël ».

(**) L’initiative de Mahmoud Abbas avait le soutien explicite des autorités du Hamas en place à Gaza ainsi que de celle de Khaled Mechaal, Le chef du Hamas en exil. «Le Hamas salue toute initiative, y compris celle consistant à aller aux Nations unies, tant que cela ne porte pas préjudice aux droits des Palestiniens», a déclaré à l'AFP le porte-parole officiel du mouvement palestinien à Gaza, Sami Abou Zouhri.

 

28/11/2012

ONU:La France votera pour la résolution ABBAS le 29 novembre 2012

C’était l’engagement N° 59 du programme du candidat François Hollande.

François Hollande, Mahmoud Abbas, ONU, Gaza, Tel-Aviv, Ramallah, Cisjordanie, AFP, Russie, Grande-Bretagne, Allemagne, Etat observateur non membre, Plan de partage 1947, Israël, Palestine, Autorité palestinienne, Fatah, Hamas, Organisation des Nations Unies, Gaza, Ligue Arabe, Accords de Paix d'Oslo de 1993, Hanane Achraoui,  La France, tout en soulignant  «le besoin urgent d'une reprise et d'une accélération du processus de paix» dans le conflit interminable qui oppose Israéliens et Palestiniens depuis plus de 60 ans, soutiendra le 20 novembre à New-York, l’initiative du président de l’Autorité palestinienne.

Ce jour-là Mahmoud Abbas sollicitera, des membres de l’Assemblée générale, la reconnaissance, pour la Palestine, du statut « d’Etat observateur non membre » de l’Organisation des Nations Unies et formulera «l'espoir que le Conseil de sécurité considérera de manière favorable » la candidature comme membre à part entière de son pays, qu’il avait déposée en septembre 2011.

Vitali Tchourkine, ambassadeur russe à l’ONU, dès le mois de septembre, avait fait savoir que la Russie serait aux côtés des Palestiniens pour faire aboutir la résolution que ces derniers présenteraient.

Cette démarche ne fait toutefois pas l’unanimité. Tel-Aviv et Washington  s’y opposent, au motif qu’aujourd’hui seul un traité de paix peut conduire à la reconnaissance d’un Etat Palestinien. De leur côté la Grande-Bretagne et l’Allemagne s’abstiendront.

Mahmoud Abbas devrait toutefois obtenir une majorité confortable pour sa résolution.

Par ricochet, le Fatah dont le siège est à Ramallah en François Hollande, Mahmoud Abbas, ONU, Gaza, Tel-Aviv, Ramallah, Cisjordanie, AFP, Russie, Grande-Bretagne, Allemagne, Etat observateur non membre, Plan de partage 1947, Israël, Palestine, Autorité palestinienne, Fatah, Hamas, Organisation des Nations Unies, Gaza, Ligue Arabe, Accords de Paix d'Oslo de 1993, Hanane Achraoui,  Cisjordanie et le Président de l’Autorité palestinienne devraient retrouver du crédit auprès des Palestiniens, face au Hamas de Gaza qui ces derniers temps s’est installé en leader actif, reconnu et incontestable de la cause palestinienne à travers le violent conflit qui l’a opposé tout récemment à Israël.

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De Selim SAHEB ETTABA (AFP) – il y a 1 heure 

RAMALLAH le 28 novembre 2012. Le président François Hollande, Mahmoud Abbas, ONU, Gaza, Tel-Aviv, Ramallah, Cisjordanie, AFP, Russie, Grande-Bretagne, Allemagne, Etat observateur non membre, Plan de partage 1947, Israël, Palestine, Autorité palestinienne, Fatah, Hamas, Organisation des Nations Unies, Gaza, Ligue Arabe, Accords de Paix d'Oslo de 1993, Hanane Achraoui,  palestinien Mahmoud Abbas va faire voter jeudi par l'Assemblée générale une résolution faisant de la Palestine un Etat observateur à l'ONU, victoire diplomatique qui l'expose néanmoins à des risques de sanctions.

Le projet de résolution, assuré de recueillir la majorité simple requise, demande à l'Assemblée générale d'accorder à la Palestine le statut "d'Etat observateur non membre" des Nations unies et "exprime l'espoir que le Conseil de sécurité considérera de manière favorable" sa candidature comme membre à part entière, déposée en septembre 2011 par Mahmoud Abbas.

Il appelle à une reprise des négociations pour parvenir à "un règlement pacifique", avec l'établissement d'un Etat de Palestine "vivant aux côtés d'Israël en paix et en sécurité, sur la base des frontières d'avant 1967".

"Nous aurons une vaste majorité, de plus des deux tiers" des 193 membres de l'Assemblée générale, a déclaré mercredi Hanane Achraoui, membre du Comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).

Le statut d'Etat observateur permettra à la Palestine d'adhérer à de nombreuses organisations ou traités internationaux, tels que la Cour pénale internationale (CPI) ou la Quatrième Convention de Genève sur la protection des civils, ou d'en devenir membre à part entière lorsqu'elle y siège déjà comme observateur.

François Hollande, Mahmoud Abbas, ONU, Gaza, Tel-Aviv, Ramallah, Cisjordanie, AFP, Russie, Grande-Bretagne, Allemagne, Etat observateur non membre, Plan de partage 1947, Israël, Palestine, Autorité palestinienne, Fatah, Hamas, Organisation des Nations Unies, Gaza, Ligue Arabe, Accords de Paix d'Oslo de 1993, Hanane Achraoui,  "Nous savons qu'Israël, bien sûr, tentait par l'intermédiaire des Etats-Unis et du Royaume-Uni, d'obtenir des engagements qu'il ne serait pas traduit devant la CPI", a précisé Mme Achraoui.

"Nous nous réservons ce droit comme nous l'entendons et au moment approprié. Si Israël s'abstient d'activités de colonisation, il n'y a pas de raison immédiate et pressante d'y recourir", a-t-elle ajouté.

Le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Malki a également affirmé que "certains Etats sont très inquiets de notre possible recours à la CPI et nous ont donc pressés de nous engager à ne pas emprunter une telle voie, mais nous avons refusé".

François Hollande, Mahmoud Abbas, ONU, Gaza, Tel-Aviv, Ramallah, Cisjordanie, AFP, Russie, Grande-Bretagne, Allemagne, Etat observateur non membre, Plan de partage 1947, Israël, Palestine, Autorité palestinienne, Fatah, Hamas, Organisation des Nations Unies, Gaza, Ligue Arabe, Accords de Paix d'Oslo de 1993, Hanane Achraoui,  "Le projet de résolution sera présenté au nom de 60 Etats membres, pas seulement la Palestine", a-t-il indiqué, estimant que le nombre d'Etats co-parrainant le texte atteindrait une centaine jeudi.

"Filet de sécurité" arabe

Parmi les pays européens dont le suffrage fait l'objet des sollicitations palestiniennes et israéliennes, la France a annoncé qu'elle voterait pour la résolution palestinienne, de même que l'Espagne, la Norvège, l'Autriche, le Danemark et la Suisse.

L'autre pays européen membre permanent du Conseil de sécurité, la Grande-Bretagne, a annoncé qu'elle comptait s'abstenir, faute de garantie d'un retour rapide aux négociations de paix abandonnées depuis plus de deux ans, et l'Allemagne a exclu de voter pour, la Lituanie choisissant l'abstention.

Israël et les Etats-Unis, qui s'opposent catégoriquement au projet, arguant qu'un Etat palestinien ne peut résulter que d'un accord de paix, ont menacé de sanctions.

Le département d'Etat américain a indiqué lundi que si la résolution passait, il ne faudrait pas "compter sur une réponse favorable du Congrès" sur le déblocage de 200 millions de dollars d'aide promis par Washington.

Israël a également brandi une panoplie de mesures de rétorsion, dont le blocage des taxes perçues pour le compte de l'Autorité palestinienne, la réduction du nombre de permis de travail pour les Palestiniens, voire une abrogation des accords de paix d'Oslo de 1993.

La Ligue arabe a promis un "filet de sécurité" de 100 millions de dollars (79 millions d'euros) par mois en cas de sanctions financières israéliennes et américaines, avait-il rappelé.

La date du 29 novembre a une haute portée symbolique, c'est l'anniversaire de l'adoption par l'Assemblée générale de l'ONU en 1947 du plan de partage de la Palestine mandataire qui prévoyait l'établissement d'un État juif et d'un État arabe.

Copyright © 2012 AFP. Tous droits réservés.

Photos :

-           L'Assemblée générale des Nations-Unies lors du discours du président palestinien Mahmoud Abbas, le 23 septembre 2012 (AFP/Archives, Timothy A. Clary)

-           Le président palestinien Mahmoud Abbas à l'ONU le 23 septembre 2011 (AFP/Archives, Emmanuel Dunand)

-           Hanane Achraoui, membre du Comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP). Lors d'une conférence de presse aux Nations unies le 28 novembre 2012 (AFP, Abbas Momani)

 

29/07/2012

Syrie : Jusqu’où le soutien à la politique géostratégique de l’Amérique au Moyen-Orient ?

Bachar Al-Assad, Syrie, Liban, Tunisie, Irak, Iran, Egypte, Levant, Pacte de Quincy, Pacete de Bagdad, Russie, Vladimir Poutine, François Hollande, Jacques Chirac, Dominique De Villepin, UAS, Etats-Unis, UE, Union Européenne, Europe, Sunnites, Chiites. Liban, Frères musulmans, salafisres, wahabites, Arabie Saoudite, Ibn Saoud, Qatar, Alexandre Orlov, ONU, Homs, Alep, Chine, Russie, Fédération de Russie, Tchétchénie, Conseil de Sécurité, empire Ottoman, Moyen-Orient, Damas, Turquie, Printemps arabe. Tunisie, 16 mois d’affrontements, plus de 20000 morts, des villes dévastées, des milliers de réfugiés : rien n’y fait ! Ni les sanctions économiques, ni les résolutions du Conseil de sécurité ou les missions de l’ONU.

Comme à chaque fois, dès lors qu’ils considèrent que « leurs intérêts sont mis en cause » les Etats-Unis font donner la canonnière. Directement ou indirectement la machine se déploie et broie tout sur son passage. Les civils japonais, vietnamiens, irakiens pour ne citer qu’eux sont les innombrables témoignages incontestables des victimes tombées au nom des Droits de l’Homme, de la Liberté et de la Démocratie.

Toutes sont en réalité tombées au nom de la volonté Bachar Al-Assad, Syrie, Liban, Tunisie, Irak, Iran, Egypte, Levant, Pacte de Quincy, Pacete de Bagdad, Russie, Vladimir Poutine, François Hollande, Jacques Chirac, Dominique De Villepin, UAS, Etats-Unis, UE, Union Européenne, Europe, Sunnites, Chiites. Liban, Frères musulmans, salafisres, wahabites, Arabie Saoudite, Ibn Saoud, Qatar, Alexandre Orlov, ONU, Homs, Alep, Chine, Russie, Fédération de Russie, Tchétchénie, Conseil de Sécurité, empire Ottoman, Moyen-Orient, Damas, Turquie, Printemps arabe. Tunisie, hégémonique d’une puissance qui veut, à elle seule, depuis la fin de la dernière guerre mondiale, régenter la destinée de tous les peuples et contrôler à son bénéfice l’ensemble des ressources nécessaires à la pérennisation et au développement de son modèle de société.

Ce projet de suprématie absolue, un temps entrevu au moment de la chute de l’URSS – l’essayiste Fukuyama à l’époque parlait de «fin de l’histoire» –, est à nouveau contesté à la fois par la Chine et la Russie qui sont ses plus redoutables concurrents dans la compétition pour la mainmise sur les territoires et les ressources de la planète.

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Située sur une ligne de cassure entre les espaces sunnite et chiite, la Syrie multiconfessionnelle n’est ni la Tunisie, la Libye ou l’Egypte.

Ce point rend la situation bien plus complexe que ce à quoi veulent bien la réduire les chroniqueurs et éditorialistes, pour ne pas parler des responsables politiques européens et américains,  qui se gardent bien de donner tous les tenants et aboutissants de ce qui se joue sur le théâtre syrien.

En Syrie, nous n’avons pas affaire à un simple affrontement entre de bons révolutionnaires armés – par qui d’ailleurs ? – et un «abominable» dictateur «hitlérisé».

Dire cela ne constitue en rien une absolution de principe des carences du régime en place à Damas. Dire cela est la marque du refus de gober cette vision réductrice et orvellienne que nous servent en ce moment à longueur de reportages orientés les grands médias du monde occidental à propos d’une réalité qui est plus complexe que l’on veut bien le dire.

Bachar-Al-Assad, c’est un fait, n’a pas su, pu ou voulu continuer, après les premières années 2000, l’ouverture du Bachar Al-Assad, Syrie, Liban, Tunisie, Irak, Iran, Egypte, Levant, Pacte de Quincy, Pacete de Bagdad, Russie, Vladimir Poutine, François Hollande, Jacques Chirac, Dominique De Villepin, UAS, Etats-Unis, UE, Union Européenne, Europe, Sunnites, Chiites. Liban, Frères musulmans, salafisres, wahabites, Arabie Saoudite, Ibn Saoud, Qatar, Alexandre Orlov, ONU, Homs, Alep, Chine, Russie, Fédération de Russie, Tchétchénie, Conseil de Sécurité, empire Ottoman, Moyen-Orient, Damas, Turquie, Printemps arabe. Tunisie, « printemps de Damas » en menant les réformes qu’attendait une jeunesse syrienne impatiente de voir le pays évoluer. Travaillée par la propagande déversée par les chaines satellitaires qatarie d’Al-Jazeera et d’Al Arabia, cette jeunesse, comme cela s’est passé avec les mouvements sociaux déclencheurs des révoltes du printemps arabe, a porté dans la rue sa contestation du régime.

Très vite la revendication politique des Frères musulmans, concentrés dans les villes d’Homs et d’Alep, s’est manifestée provoquant un durcicement systématique de la contestation sociale.

Les tribus sunnites localisées à proximité des frontières et les Bachar Al-Assad, Syrie, Liban, Tunisie, Irak, Iran, Egypte, Levant, Pacte de Quincy, Pacete de Bagdad, Russie, Vladimir Poutine, François Hollande, Jacques Chirac, Dominique De Villepin, UAS, Etats-Unis, UE, Union Européenne, Europe, Sunnites, Chiites. Liban, Frères musulmans, salafisres, wahabites, Arabie Saoudite, Ibn Saoud, Qatar, Alexandre Orlov, ONU, Homs, Alep, Chine, Russie, Fédération de Russie, Tchétchénie, Conseil de Sécurité, empire Ottoman, Moyen-Orient, Damas, Turquie, Printemps arabe. Tunisie, filières de contrebande du Nord-Liban ont alors permis l’introduction  d’armes de guerre dans plusieurs villes facilitant l’apparition de «poches de guerres civiles» - Homs, Hama, Idleb, Deraa – La mèche était allumée et, de manifestations hostiles en répressions, le mouvement social initial s’est transformé en de multiples affrontements entre des bandes rebelles armées et l’armée régulière.

L’implication directe dans le conflit intérieur syrien du Qatar – la grenouille politique dégoulinante de pétrodollars aux ambitions invraisemblables – et de l’Arabie Saoudite, allié inconditionnel des Etats-Unis, – en 1945 un pacte, toujours respecté, a été signé avec Ibn Saoud chef d’une dynastie bédouine au terme duquel l’administration américaine a obtenu un monopole sur les plus grandes réserves de pétrole au détriment des Anglais et des puissance européennes – et soutenus par les puissances occidentales a fini de transformer la «révolte syrienne» en un affrontement confessionnel intra-islamique entre Sunnites et Chiites.

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«La seule solution qui permettra de réconcilier et de réunir les Syriens, ce sera le départ de Bachar el-Assad et la constitution d'un gouvernement de transition », vient d’indiquer le Président de la République, François Hollande, au journaliste de l’AFP qui l’interrogeait à propos des derniers développements des affrontements à Alep.

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Sans d’ailleurs, écarter l’hypothèse d’un départ de Bachar Al-Assad, Alexandre Orlov, l’ambassadeur de Russie en France, dans une interview publiée par le Parisien le 22 07 2012, a déjà répondu par avance à cette question : « S’ingérer dans les affaires intérieures d’un pays pour changer son dirigeant, cela remet en cause tout l’ordre international conçu et entériné par la Charte des Nations unies après la Seconde Guerre mondiale ».

Ajoutant : «Cela ouvre la boîte de Pandore : on a changé hier le dirigeant de la Yougoslavie, de l’Irak, de la Libye, aujourd’hui de la Syrie, demain de l’Iran, après-demain de la Corée du Nord… et ainsi de suite»

Que dire de plus ? Aujourd’hui, au point de blocage politique où en est la situation syrienne la question n’est pas de savoir si «Bachar Al-Assad tombera» comme le répète en permanence Bachar Al-Assad, Syrie, Liban, Tunisie, Irak, Iran, Egypte, Levant, Pacte de Quincy, Pacete de Bagdad, Russie, Vladimir Poutine, François Hollande, Jacques Chirac, Dominique De Villepin, UAS, Etats-Unis, UE, Union Européenne, Europe, Sunnites, Chiites. Liban, Frères musulmans, salafisres, wahabites, Arabie Saoudite, Ibn Saoud, Qatar, Alexandre Orlov, ONU, Homs, Alep, Chine, Russie, Fédération de Russie, Tchétchénie, Conseil de Sécurité, empire Ottoman, Moyen-Orient, Damas, Turquie, Printemps arabe. Tunisie, Laurent Fabius ou si Bachar Al-Assad surmontera la crise, la question est désormais de savoir jusque quand la France et l’Europe vont se faire les soutiens de la puissance américaine qui impose à l’agenda de ce conflit, sanctions, menaces diverses et présentations de résolutions au Conseil de Sécurité toutes rejetées par la Chine et la Russie le tout sans résultats probants.

La Russie ne laissera pas se casser le régime en place à Damas. C’est un fait, il n’est, pour s’en convaincre, que de se reporter à nouveau à l’interview d’Alexandre Orlov publiée le 22 07 2012 pour le comprendre.

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D’abord que la crise n’est pas que syrienne « c’est une crise internationale… mais surtout la crise de confiance entre les membres du Conseil de sécurité. C’est pour cela qu’il faut travailler avec les deux parties».

Ensuite que l’opposition à Bachar Al Assad ne constitue pas Bachar Al-Assad, Syrie, Liban, Tunisie, Irak, Iran, Egypte, Levant, Pacte de Quincy, Pacete de Bagdad, Russie, Vladimir Poutine, François Hollande, Jacques Chirac, Dominique De Villepin, UAS, Etats-Unis, UE, Union Européenne, Europe, Sunnites, Chiites. Liban, Frères musulmans, salafisres, wahabites, Arabie Saoudite, Ibn Saoud, Qatar, Alexandre Orlov, ONU, Homs, Alep, Chine, Russie, Fédération de Russie, Tchétchénie, Conseil de Sécurité, empire Ottoman, Moyen-Orient, Damas, Turquie, Printemps arabe. Tunisie, un bloc monolithique : il y a des opposants de l’extérieur, comme ceux du Conseil national syrien (CNS), et d’autres groupements qui sont basés en France, en Turquie ou ailleurs. Mais il y a aussi une opposition intérieure qui, elle, est prête à négocier avec le président actuel. C’est pourquoi nous avons toujours souligné que c’est le peuple syrien qui doit décider de son avenir et élire son président ».

De plus et c’est une donnée forte dont il faut tenir compte lorsque l’on parle avec les Russes, Alexandre Orlov  précise  « Ce n’est pas notre guerre, mais nous voyons chez les sunnites les tendances les plus radicales de l’islam, les salafistes et les wahhabites, que nous avons combattus en Tchétchénie. Cela nous inquiète, car nous avons dans la Fédération de Russie beaucoup de musulmans.

Enfin que « C’est une contre-vérité de dire que la Russie défend le régime d’Assad. Il n’y a aucun lien particulier qui lie la Russie au président Assad et à son clan…... Mais il est vrai que la Russie a des intérêts en Syrie qui est notre partenaire de très longue date. Du temps de l’Union soviétique, beaucoup de Syriens ont fait leurs études supérieures chez nous. Il y a beaucoup de mariages mixtes et la communauté russe compte plusieurs dizaines de milliers de personnes en Syrie ».

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La France ancienne puissance mandataire a toute légitimité pour proposer de changer de plan de discussion au risque de mettre un peu de tension dans ces relations avec les USA. Après tout François Hollande et sa majorité n’en sont qu’au début de leur mandat.

La stratégie de fragmentation des Etats arabes du Moyen-Orient en une multitude d’émirats tribaux sous tutelle de l’oncle Sam n’est l’intérêt de la France, ni de personne d’ailleurs et surtout pas de la Paix – que risque-t-on au plan international si les armes chimiques devaient échapper au contrôle d’un état encore responsable? –.

La libanisation des états arabes n’est pas une solution.

Faire comme en Irak et en Afghanistan la guerre pour au final partir sans avoir fait avancer d’un pouce les conditions d’une paix durable n’est plus acceptable, pour la crédibilité des démocraties occidentales mais aussi parce qu’en période de basses eaux économiques il y a mieux à faire pour les équilibres budgétaires que d’engager son Pays dans des opérations aux issues incertaines.

L’union Européenne a également intérêt à sortir de la spirale infernale syrienne. Ne vaut-il pas mieux pour l’Union cesser un Bachar Al-Assad, Syrie, Liban, Tunisie, Irak, Iran, Egypte, Levant, Pacte de Quincy, Pacete de Bagdad, Russie, Vladimir Poutine, François Hollande, Jacques Chirac, Dominique De Villepin, UAS, Etats-Unis, UE, Union Européenne, Europe, Sunnites, Chiites. Liban, Frères musulmans, salafisres, wahabites, Arabie Saoudite, Ibn Saoud, Qatar, Alexandre Orlov, ONU, Homs, Alep, Chine, Russie, Fédération de Russie, Tchétchénie, Conseil de Sécurité, empire Ottoman, Moyen-Orient, Damas, Turquie, Printemps arabe. Tunisie, soutien sans intérêt véritable et saisir au bond la main tendue d’Alexandre Orlov qui, dans cette décidément très riche interview, a dit : «le président Poutine a signé un décret fixant les priorités de sa politique étrangère et, parmi celles-ci, la définition d’un espace commun économique et humain entre la Russie et l’Europe. Cela va dans le sens de la fameuse phrase du général de Gaulle parlant de « l’Europe de l’Atlantique à l’Oural ». Le temps est venu de commencer à bâtir cette grande Europe.»

Le règlement de l’affaire syrienne à partir d’une solution russo-européenne négociée pourrait assurément constituer le point de départ d’un changement radical des relations internationales, d’abord tournées vers la paix et la collaboration juste et pacifique entre les Peuples.

Il manque face à la Chine et aux Etats-Unis une puissance d’équilibre. Séparément l’Europe actuelle et la Russie n’ont pas les moyens d’être cette force. Rassemblées elles auraient incontestablement la masse critique culturelle, économique scientifique et militaire pour le faire. Alors pourquoi se priver de tenter ce rapprochement?.

 

 
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