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02/10/2013

États-Unis. L'État fédéral au chômage technique

Voilà un pays, qui ne cesse de donner des leçons au monde entier et qui, de surcroit à travers un FMI à sa botte, entend imposer son modèle économique et financier libéral à la planète entière, en est à mettre au chômage technique non rémunéré ses fonctionnaires faute d’un accord de ses parlementaires.

C’est incroyable !

Ce pays dont les élites, droite et gauche confondues, poussées par les lobbies de l’armement et de la finance qui les cornaquent, savent se mettre d’accord pour ouvrir des conflits interminables et meurtriers à travers le monde, et n’arrivent à aboutir à un compromis acceptable afin d’éviter de mettre leur Nation au bord de la faillite.

Le point nodal du désaccord tient à la politique de santé voulue par le Président OBAMA et combattue par les partisans d’une droite dure, égoïste, antisociale, sans scrupule prête à tout pour arriver à ses fins. Quitte pour cela à mettre le Pays en situation de cessation de paiement.

Tout ceci est lamentable et mérite que l’on s’interroge sur ce pays qui prétend défendre la liberté et les droits de l’Homme, dont nous sommes les alliés au Moyen-Orient.

L’article ci-dessous repris de télégramme.fr répond à un certain nombre de questions que pose le blocage de la situation au Congrès, il m’est apparu intéressant à titre d’information d’en faire une diffusion in extenso.

Bernard FRAU  - Humanisme – Ecologie – République

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2 octobre 2013 à 11h30 -

"Faute d'un accord trouvé sur le budget, l'État fédéral américain se retrouve paralysé depuis hier matin. Des centaines de milliers de fonctionnaires fédéraux ont été mis en congés sans solde. Une situation de blocage qui, si elle était amenée à durer, pourrait coûter cher.

Comment les Américains en sont-ils arrivés là ?

Malgré d'intenses tractations et d'interminables allers retours, lundi soir, entre le Sénat (à majorité démocrate) et la Chambre des représentants (dominée par les républicains), aucun projet de loi de finances n'a pu être adopté à temps pour le début de l'exercice budgétaire 2014, qui a commencé hier, à minuit.

La raison du blocage n'est autre que l'« Obamacare », le surnom de la réforme du système de santé de Barack Obama. Les républicains exigeaient que tout accord budgétaire revienne, d'une manière ou d'une autre, sur cette loi emblématique du premier mandat de Barack Obama, votée en 2010.

Plus généralement, cet échec du Congrès marque la culmination de 33 mois d'un bras de fer continu sur le budget entre les démocrates et les républicains, ces derniers ayant repris le contrôle de la Chambre des représentants en janvier 2011.

Une telle situation est-elle envisageable en France ?

Non. La France ne court aucun risque de « shutdown ».

Le pouvoir exécutif a, en effet, la possibilité de mettre en œuvre - par ordonnance - une partie du budget pour éviter la paralysie. Une telle situation ne s'est d'ailleurs jamais présentée.

Existe-t-il des précédents ?

Oui. Depuis 1976, les États-Unis ont connu 17 « shutdown » similaires. Le dernier en date a eu lieu en 1995-96 sous la présidence de Bill Clinton et avait duré 28 jours.

Qu'implique cette fermeture des administrations ?

Du département de la Défense à l'agence de protection de l'environnement, tous les services fédéraux ont été sommés de réduire au plus vite leurs effectifs au minimum vital, parfois à seulement 5 % de leur personnel.

Si la sécurité nationale et les services essentiels sont exemptés, environ 800.000 fonctionnaires jugés non essentiels, sur plus de deux millions, ont eu quatre heures, hier matin, pour se présenter à leurs bureaux, ranger leurs affaires, annuler leurs réunions et rentrer chez eux.

Jusqu'à ce que le Congrès s'accorde pour allouer des crédits finançant les agences fédérales. Les touristes ont, eux aussi, très fortement ressenti ce blocage. La totalité des 368 parcs (dont les immenses parcs Yosemite et le Grand Canyon) et musées nationaux ont été fermés, y compris les grands musées d'art et d'histoire et la Statue de la Liberté.

Autre conséquence, les cimetières américains dans le monde ont, eux aussi, été contraints de fermer leurs portes au public.

Quelles conséquences sur l'économie américaine ?

«Le shutdown va évidemment être coûteux pour la croissance interne en terme de perte de demande», prédisent les analystes de Rabobank. Mais ce coût dépendra essentiellement de la durée de la paralysie de l'administration fédérale.

Toute durée «supérieure à cinq jours aura probablement un impact matériel sur la croissance du quatrième trimestre», estiment ceux de Forex.com. Selon les analystes d'Alpari, «un shutdown de trois semaines pourrait retrancher 0,5 % au PIB du trimestre ». Pour ceux de Moody's Analytics, trois ou quatre semaines d'immobilisme coûteraient 1,4 point de pourcentage sur le PIB réel du quatrième trimestre.

Quel impact sur l'économie mondiale ?

L'économie mondiale n'a, pour l'heure, pas grand-chose à craindre de cette paralysie temporaire de l'État fédéral américain. Mais elle vit toutefois sous la menace grandissante d'une impasse persistante sur le relèvement du plafond de la dette.

Celui-ci doit faire l'objet d'un accord d'ici au 17 octobre, faute de quoi les États-Unis ne pourront plus faire face à toutes leurs obligations financières.

Quoi qu'il en soit, les marchés financiers asiatiques et européens ont, hier, réagi avec flegme à l'annonce, largement anticipée, de la fermeture provisoire des services de l'État américain.

Le shutdown de 1995 à l'origine de l'affaire Monica Lewinsky ?

Lors du précédent shutdown, en 1995, le personnel de la Maison-Blanche était passé de 430 à 90. Seuls ceux qui avaient un poste à haute responsabilité et les stagiaires étaient restés, rappelait, hier, le site d'informations Slate.

Dans une Maison-Blanche étrangement vide, les stagiaires ont ainsi eu, du jour au lendemain, accès à des lieux et des personnes qui leur étaient jusque-là interdits. Comme une certaine Monica Lewinsky qui, deux jours après le début du blocage, a eu l'opportunité de rencontrer Bill Clinton. On connait la suite..."

Source : Le Télégramme.fr

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/france-monde/monde/etats-unis-l-etat-federal-au-chomage-technique-02-10-2013-2253412.php?xtor=EPR-3-[quotidien]-20131002-[detailarticle]

 

09/09/2013

Syrie: la lettre d'un ancien ambassadeur de France à François Hollande

HER V3 SOLEIL.jpgDepuis le Mexique où il réside, Pierre Charasse, ancien ambassadeur de France, désormais à la retraite, vient d'adresser à François Hollande, à propos de la crise syrienne, une lettre où l’ironie du ton le dispute à la cruauté cinglante du propos. Un modèle du genre, à la diffusion duquel je ne peux résister. Bernard FRAU Délégué général HER


Mexico, le 2 septembre 2013

Monsieur le Président de la République,

Dans l’épreuve que subit actuellement l’humanité du fait de la présence d’armes chimiques en Syrie, vous avez pris la tête d’un grand mouvement mondial au nom de « l’obligation de protéger » les populations civiles menacées. Vous avez très bien expliqué dans votre discours du 27 août devant vos Ambassadeurs que c’était là la vocation de la France, comme elle l’a fait en Libye récemment, et qu’elle ne manquerait pas à son devoir. Votre détermination exemplaire devrait rapidement convaincre vos partenaires européens flageolants et les opinions publiques pleutres, en France, en Grande Bretagne, aux Etats-Unis et partout dans le monde, du bien-fondé d’une  intervention militaire chirurgicale en Syrie.

Naturellement, comme vous l’avez rappelé le 27 août, « l’obligation de protéger »s’inscrit dans une démarche très réglementée par les Nations Unies et incombe en premier lieu aux Etats concernés : protéger leur propre population. En cas de défaillance de leur part, c’est au Conseil de Sécurité qu’il appartient de décider des modalités de mise en œuvre de ce principe. Sous votre conduite, la France s’honorera si elle fait respecter à la lettre cette avancée importante du droit international. Je suis sûr que le Président Poutine sera sensible à vos arguments tout comme le Président Xi Jiping et qu’ils ne feront pas obstacle à vos projets en opposant un veto au Conseil de Sécurité. Peu importe que l’objectif final soit encore un peu flou, ce qui compte c’est la défense énergique de principes clairs.

De même, je suis sûr que d’autres pays suivront la France dans son intention de livrer des armes aux rebelles syriens, malgré les risques que cela comporte. M. Laurent Fabius, Ministre des Affaires Etrangères, a annoncé qu’il exigerait des destinataires des armes françaises qu'ils signent un « certificat d’utilisateur final ». Avec une telle fermeté nous aurons l’assurance que nos armes ne tomberont pas entre les mains des combattants Jihadistes du Front Al Nusra-Al Qaeda, qui font partie de la Coalition rebelle (encore très hétéroclite mais que avez le mérite de vouloir unifier, bon courage !) et ne se retourneront pas contre les pays occidentaux qui les ont aidé ou leurs rivaux au sein de la Coalition, voire des populations civiles.

Nous voilà rassurés. Al Qaeda devrait comprendre le message fort que vous lui envoyez. Il est important de bien expliquer que notre ennemi reste le Terrorisme International, même si de temps en temps il faut se montrer pragmatique, comme disent nos amis anglo-saxons, et tendre la main à ceux qui veulent notre perte. Ceux-ci  ne devraient pas être insensibles à nos gestes amicaux. Vos services devraient pouvoir sans peine démentir l’information diffusée par l’agence Associated Press selon laquelle des armes chimiques livrées par notre allié l’Arabie Saoudite (le Prince Bandar Bin Sultan, chef des services saoudiens de renseignement) au Front Al Nusra-Al Qaeda auraient été manipulées maladroitement par ces apprentis-sorciers.

Une fois ce point éclairci vous aurez les mains libres pour agir sur la base des informations fournies par les Etats-Unis et Israël qui ont toute votre confiance. Toutefois il ne serait pas inutile d’éviter que se reproduise le scénario de 2003 aux Nations Unies lorsque Colin Powell a exhibé des photos truquées et un flacon de poudre de perlimpinpin comme preuves irréfutables de la présence d’armes de destruction massive en Irak ! Principe de précaution élémentaire. On vous fait confiance, c’est la crédibilité de la France qui est en jeu.

Quant aux objectifs militaires de cette opération, il paraît évident qu’ils doivent être en priorité de détruire par des moyens aériens les dépôts d’armes chimiques sans les faire exploser au nez de la population civile, ce qui serait un véritable désastre,  et de neutraliser tous les engins qui permettent leur utilisation (missiles, chars, lance-roquettes etc.), sans mettre en péril la vie de nos soldats sur un terrain incertain. Si les Américains ont du mal à identifier les cibles, les services français de renseignement se feront un plaisir de leur fournir toutes les informations dont ils disposent, de telle sorte que l’opération soit courte et cinglante et que grâce à vous les armes chimiques soient définitivement éradiquées de la planète.

Les populations que nous allons protéger auront un prix à payer pour le service rendu et doivent accepter d’avance les quelques centaines ou milliers de morts que peuvent provoquer les effets collatéraux de cette opération et leurs conséquences en cascade. Mais c’est pour leur bien. Si vous prenez la tête de la manœuvre à la place de vos collègues Obama et Cameron, qui semblent rétropédaler avant même que le coup d’envoi ait été donné, Bashar Al Assad comprendra très vite à qui il a affaire. L’Occident ne doit pas de mollir, ce serait un mauvais signal au reste du monde, on compte sur vous pour tenir la barre fermement.

Lorsque cette mission humanitaire sera terminée et que Bashar Al Assad aura fait amende honorable après la tripotée qu’on va lui mettre tout en le laissant au pouvoir, vous aurez la satisfaction d’avoir contribué à appliquer en Syrie la théorie du « chaos constructif » élaborée par des « think tanks » américains à l’époque de George Bush, en espérant que les grandes entreprises américaines, principales bénéficiaires du chaos, auront  la bonté de laisser  aux entreprises françaises la possibilité de tirer quelques avantages du désordre institutionnalisé qui a désormais vocation à se substituer à des Etats forts comme c’est le cas en Irak ou en Libye. Quelques contrats pétroliers feraient bien l’affaire de nos grands groupes.

Après cette victoire  pratiquement acquise d’avance, il vous appartiendra de porter ailleurs le message humanitaire universel de la France. Les crises sont nombreuses dans le monde, la liste des dictateurs sanguinaires est longue, et des millions d’hommes, de femmes et d’enfants attendent avec joie que la France puisse les protéger comme elle s’en est donné la mission. On pense toujours à l’Afrique qui arrive au premier rang de nos préoccupations. Mais il y a le feu dans de nombreuses régions du monde. Une intervention humanitaire en Palestine serait la bienvenue, vous y songez certainement.

Au Mexique, on estime à 70.000 les morts provoqués par  la violence des groupes criminels et des forces de sécurité et 26.000 disparus durant de sexennat du Président Calderón (2006-2012). Après la première année  du mandat du Président Peña Nieto, on dénombre déjà 13.000 morts. En toute logique avec de tels chiffres la population civile mexicaine devrait être éligible aux bénéfices du programme  « obligation de protéger » concocté par la « communauté internationale », même si celle-ci se réduit aujourd’hui à la France seule. Au point où nous en sommes, il faut bien qu’un pays  se dévoue pour être l’avant-garde agissante d’une communauté internationale amorphe et irresponsable, «ensemble gazeux et incertain» comme a dit Hubert Védrine à propos de l’Union Européenne. Mieux vaut être seul que mal accompagné. S’agissant du Mexique, on pourra tirer les leçons de l’intervention militaire française de 1862 et ne pas répéter l’erreur qui a conduit à la déconfiture les armées de Napoléon III : déclencher des opérations militaires injustifiées et lointaines qui dépassent nos forces.

Pour cela il faudra, mais vous l’avez évidement prévu, programmer davantage de  moyens budgétaires, par exemple pour la construction de nouveaux porte-avions nucléaires, les avions et missiles qui vont avec. Le «Charles de Gaulle» rend de brillants services lorsqu’il n’est pas immobilisé dans nos arsenaux pour de trop longues périodes de révision, mais il aura du mal à répondre seul à toutes les demandes d’intervention surtout lorsqu’il devra croiser dans des mers lointaines, exotiques et dangereuses.  Je suis sûr que vous saurez persuader nos compatriotes que dans les circonstances actuelles, le monde occidental, pour poursuivre sa mission civilisatrice, pilier de la globalisation, devra s’en donner les moyens budgétaires.

On se souvient des contraintes qui ont empêché les forces françaises de frapper encore plus massivement la Libye. Leurs stocks de missiles se sont rapidement épuisés et le budget de la Défense n’avait pas prévu que l’abominable Kadhafi, pourtant ami intime de votre prédécesseur,  serait aussi peu sensible à nos problèmes budgétaires en opposant une résistance aussi farouche qu’inutile. La population, si elle est  bien informée, acceptera certainement de bon gré l’augmentation des impôts et les coupes dans les dépenses publiques, notamment sociales, comme les bourses scolaires pour les français de l’étranger, ainsi que la réduction  des moyens  du réseau diplomatique, consulaire, éducatif et culturel français dans le monde si c’est le prix à payer pour que la France garde son statut de grande puissance mondiale. Tout est question de pédagogie.

Monsieur le Président, vous n’êtes pas sans savoir que nos amis et alliés américains n’ont pas toujours une très bonne image dans le monde. La France, avec les Présidents De Gaulle, Mitterrand et Chirac, a joui d’un grand prestige international, justement parce ce qu’elle parlait d’une voix différente de celle de ses alliés occidentaux. Le Président Sarkozy a mis fin à cette tradition diplomatique, pensant que la France avait tout intérêt, dans le contexte de la mondialisation et face à la montée en puissance de nouveaux acteurs, à se fondre dans « la famille occidentale » et à réintégrer l’appareil militaire de l’OTAN, c’est à dire à mettre ses forces conventionnelles sous le commandement américain.

« O tempora ! O mores ! » Comme a dit Cicéron en son temps. Mais vos Ambassadeurs ont déjà du vous signaler  que dans de nombreux pays la France est désormais perçue comme un relais servile de la politique américaine. Des épisodes récents, comme l’affaire Snowden avec l’interception du Président Evo Morales lors de son survol de l’Europe, ont pu donner cette impression fâcheuse, mais je suis convaincu que vous n’aurez  aucun mal à persuader vos interlocuteurs du monde entier que cette perception est erronée, car c’est en toute indépendance que vous avez confirmé l’ancrage de la France dans sa « famille occidentale ».

Enfin, je pense que vous avez réfléchi à la meilleure manière de protéger les populations mondiales des catastrophes humanitaires provoquées  par le capitalisme mafieux et prédateur à l’origine des dernières crises économiques et financières. Il est probablement dans vos intentions de proposer à vos collègues du G7 et du G20 que vous allez rencontrer au Sommet de Saint Pétersbourg de changer de cap pour  mettre fin à l’économie-casino et à l’empire de la finance sans contrôle. L’opinion publique mondiale, les chômeurs en Grèce, au Portugal, en Espagne, en France et ailleurs, apprécieraient vraisemblablement des frappes chirurgicales sur le FMI, la Banque Centrale européenne, la City de Londres, quelques paradis fiscaux « non-coopératifs » ou d’improbables agences de notation qui font plier les gouvernements.

Une telle cohérence dans l’application de «l’obligation de protéger» honorera la France et son Président. En continuant sans relâche sur cette voie et en défendant comme vous le faites le droit international et les normes fixées par les Nations Unies, il ne fait aucun doute qu’avant la fin de votre mandat vous rejoindrez votre collègue et ami Barack Obama dans le club très sélect des Prix Nobel de la Paix. Vous l’aurez bien mérité.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’assurance de ma très haute et respectueuse considération.

Pierre Charasse (*), Français de l'étranger, contribuable et électeur

Source : PAR LES INVITÉS DE MEDIAPART

(*) Diplomate de carrière de 1972 à 2009, Pierre Charasse fut ambassadeur, notamment au Pakistan, en Uruguay et au Pérou, et a représenté la France dans de nombreuses instances internationales

27/08/2013

Syrie: l’Occident sous la botte américaine!

Laurent Fabius, ONU, Russie, Chine, Syrie, armes chimiques, gaz sarin, destroyers , missiles tomawaks, Conseil de Sécurité, Bachar Al-Assad, Gouta, Damas, ONU, experts ONU, Chuk Hagel, Willaim Hague, Obama, Iran, Saddam Husein, bourbier irakien, bourbier afghan, bourbier libyen, bourbier égyptien, Tunisie, Palestine, Iran, Somalie, accords Sykes-Picot Après l’utilisation d’armes chimiques dans le conflit syrien, le 21 aout 2013, qu’ils imputent aux troupes loyalistes, les puissances occidentales – Turquie, Angleterre, France, Etats-Unis et leurs alliés – ont réclamé à Bachar-Al-Assad l’autorisation pour des inspecteurs de l’ONU d’accéder au site de Gouta à l’est de Damas tenu par les rebelles.

Cette requête-exigence n’a pour seul but pour les occidentaux: justifier  aux yeux de l’opinion publique de leur pays respectifs une intervention à l’irakienne en Syrie.

La Chine et de la Russie se refusent à tout accord négocié d’intervention après l’entourloupe en Lybie qui a vu la France et l’Angleterre, soutenues par les USA intervenir en dehors du cadre arrêté par le Conseil de Sécurité de l’ONU.  

Le Président syrien, qui nie toute utilisation de ces armes par les troupes du régime et qui renvoie la responsabilité de cette abomination, interdite par les conventions internationales, à la coalition hétéroclite rebelle (*) a fait droit à cette demande cinq jours après le « massacre ».

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A proximité du site, le convoi de cinq voitures et son escorte constituée par des membres des services de sécurité du régime syrien, a été l’objet d’une attaque. «Le premier véhicule de l’équipe d’enquête sur les armes chimiques a été délibérément touché à plusieurs reprises par des tirs de snipers non identifiés» a indique l’ONU dans son communiqué.

Qui sont les auteurs de ces tirs ? Peu importe !

On ne le saura sans doute jamais, mais avant même de connaître les conclusions de la mission de l’ONU qui actuellement est sur le terrain pour enquêter à leur demande, les occidentaux ont déjà désigné le coupable de l’abominable massacre de civils victimes d’armes chimiques.

Laurent Fabius, ONU, Russie, Chine, Syrie, armes chimiques, gaz sarin, destroyers , missiles tomawaks, Conseil de Sécurité, Bachar Al-Assad, Gouta, Damas, ONU, experts ONU, Chuk Hagel, Willaim Hague, Obama, Iran, Saddam Husein, bourbier irakien, bourbier afghan, bourbier libyen, bourbier égyptien, Tunisie, Palestine, Iran, Somalie, accords Sykes-Picot Un responsable proche du secrétaire américain à la Défense, Chuck Hagel, a déclaré à la presse «il y a des signes forts pointant en direction de l’utilisation d’armes chimiques» par le régime syrien.

Dans l’insupportable concert de violons que donnent à entendre les responsables occidentaux en pointe sur le dossier syrien, les arguments sonnent faux les nez s’allongent.

Sur Europe 1 notre impuissant ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, joue lui sa partition au trombone : «Il y a un massacre chimique qui est établi, il y a la responsabilité de Bachar al-Assad, il faut une réaction, nous en sommes là. (...) Il y a un devoir de réaction.»

Laurent Fabius, ONU, Russie, Chine, Syrie, armes chimiques, gaz sarin, destroyers , missiles tomawaks, Conseil de Sécurité, Bachar Al-Assad, Gouta, Damas, ONU, experts ONU, Chuk Hagel, Willaim Hague, Obama, Iran, Saddam Husein, bourbier irakien, bourbier afghan, bourbier libyen, bourbier égyptien, Tunisie, Palestine, Iran, Somalie, accords Sykes-Picot Déjà en juin, sur France 2, au journal de 20 heures évoquant l’utilisation de gaz sarin en Syrie par le régime syrien, Laurent Fabius, avait déclaré à David Pujadas  « Il y a une ligne qui est franchie incontestablement ». « Toutes les options sont sur la table », avait-il indiqué sur le ton martial-filandreux que tout le monde lui connaît : « Ou bien on décide de ne pas réagir, ou bien on décide de réagir, y compris de façon armée, [...] à l'endroit où le gaz est produit. Il faut réagit mais ne pas bloquer la conférence de la paix ».

Après une intense période de propagande médiatique les occidentaux, qui arguent maintenant que les autorisations accordées aux experts de l’ONU de se rendre dans le secteur touché par les armes chimiques sont arrivées trop tard, haussent le ton d’un cran et en fait montrent que depuis toujours ils avaient  un objectif clair «en découdre avec le régime de Bachar Al-Assad», trop proche des Iraniens et des Russes.

Tout y passe ! L’accès au site de Gouta est « trop tardif pour être crédible », la zone concernée a été « bombardé », cela a eu pour effet une destruction  « systématique » des preuves sur le terrain disent-ils tous en chœur.

Interrogé lundi par un journaliste de la BBC, William Hague, le ministre britannique des Affaires a posé une question à laquelle il a apporté une réponse argumentée: «Est-il possible de répondre à l’usage d’armes chimiques sans unité complète au Conseil de sécurité de l’ONU ? Je dirais que oui, sinon bien sûr ce pourrait être impossible de répondre à de telles atrocités, à de tels crimes, et je ne pense  pas que ce serait une situation acceptable».

Ce matin les média se font écho d’une déclaration sans équivoque du Secrétaire d’état américain : «Des armes chimiques ont été utilisées en Syrie, c'est indéniable. Ce que nous avons vu la semaine dernière en Syrie choque la conscience mondiale. Cela défie tout code de moralité. Le massacre aveugle de civils, la tuerie de femmes et d'enfants et de passants innocents par des armes chimiques est moralement indécent. Le président Obama pense que ceux qui ont recours aux armes les plus atroces contre les populations les plus vulnérables de la planète doivent rendre des comptes»

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Peu leur importent les traités internationaux. Peu leur importe la vérité.

Peu leurs importent même les mises en garde toutes très claires de l’Iran, de la Russie et de la Syrie même.

Les américains veulent la guerre.

La présence de leur force navale en Méditerranée a été renforcée. Un 4ème destroyer, avec à son bord des missiles de croisière Tomahawk, est arrivé. La CIA est sur le terrain aux côtés des Laurent Fabius, ONU, Russie, Chine, Syrie, armes chimiques, gaz sarin, destroyers , missiles tomawaks, Conseil de Sécurité, Bachar Al-Assad, Gouta, Damas, ONU, experts ONU, Chuk Hagel, Willaim Hague, Obama, Iran, Saddam Husein, bourbier irakien, bourbier afghan, bourbier libyen, bourbier égyptien, Tunisie, Palestine, Iran, Somalie, accords Sykes-Picot djihadistes rebelles dont certains veulent le rétablissement d’un califat en Syrie.

Ce mardi 27 août les américains, par la voix d’un responsable du département d’Etat, ont fait connaître dans une déclaration lapidaire leur décision unilatérale de reporter une réunion  programmée avec la Russie sur la crise syrienne sans plus de précision : «Compte tenu des consultations en cours pour apporter une réponse appropriée aux attaques chimiques du 21 août en Syrie, nous avons décidé de reporter la rencontre »

Depuis quand la Nation américaine est-elle légitime à dire le droit au nom de la planète au mépris des conventions internationales ?

 Au nom de quel principe la nation américaine s’arroge-t-elle ce droit au mépris des Nations et des Peuples qui n’ont pas le même point de vue qu’elle sur les équilibres diplomatiques et stratégiques mondiaux?

Les conditions de déclenchement d’un conflit mondial sont désormais réunies. Les Occidentaux sous la poigne et l’influence de l’Oncle Sam craqueront-ils l’allumette qui embrasera le Moyen-Orient ?

Si tel devait être le cas il faut que les Français exigent de leurs dirigeants qu’ils se comportent comme se sont comportés ceux qui dirigeaient la France qui ont refusé de participer à la dernière guerre Irakienne où le mensonge, le cynisme et la lâcheté l’on emporté sur le droit international, le bon sens et le pragmatisme.

Certes à l’instar de Saddam Hussein, Bachar Al-Assad n’est surement pas le démocrate que l’on pourrait souhaiter pour un pays, mais que veut-on pour la Syrie et son Peuple?  Le bourbier irakien, afghan, libyen, égyptien !

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Les milliards de dollars et les centaines de milliers de morts engloutis dans les conflits d’Irak, d’Afghanistan, de Libye, d’Egypte, de Tunisie,  de Palestine, d’Iran, de Somalie manquent à la cause de la Nature et du Droit des Peuples à pouvoir espérer vivre en bonne intelligence, en Paix protégés par une Justice et un Droit applicable à tous et appliqués par tous.

Il faut une issue politique à la crise syrienne, non une descente soi-disant punitive de cow-boys arrogants et prédateurs.

Dans le camp occidental, la France s’honorerait de soutenir une politique de non alignement et de pousser, en accord avec la Russie et la Chine, à la recherche d’une résolution de crise qui permette à l’ensemble du Moyen-Orient de retrouver une stabilité perdue depuis la chute de l’Empire ottoman et des accords Sykes-Picot.

 

(*) Les Frères Musulmans opposants de toujours au régime, les groupes islamistes radicaux d’Al Qaïda, du Qatar, de l’Arabie Saoudite  et ceux que l’on appelle désormais les djihadistes aux yeux bleus en provenance de l’Union Européenne

26/04/2013

Lettre ouverte du Dr Nicole Delépine(*) à Marisol Touraine

Drancy, le 16 mars 2013

Madame le Ministre,

Sous la présidence précédente votre groupe a dénoncé les conflits d’intérêt avec pugnacité et souligné que leur existence entraînait des choix souvent contraires à l'intérêt général. Les scandales du médiator et des pilules de dernières générations qui secouent actuellement l’opinion en sont des exemples démonstratifs.

Le même type de scandale sanitaire a frappé les USA où le président Obama a promulgué le Sunshine Act visant à instaurer une réelle transparence sur les conflits d’intérêts dans le domaine de la santé.

A la suite du rapport de la cour des comptes sur le sujet une loi destinée à assainir ces conflits a été votée en décembre 2011, sous la présidence précédente, reprenant la majorité des prescriptions du Sunshine Act et en particulier la publication des liens d’intérêts des experts sur Internet.

Malheureusement, sans aucune justification réelle, les décrets d’application publiés par votre ministère ont vidé cette loi de toute efficacité en rendant tout contrôle public très difficile au point qu’après les protestations des associations anti corruption, le Conseil de l’Ordre des médecins a publiquement déclaré ne plus pouvoir exercer le contrôle éthique qu’il est en charge d’exercer sur les médecins experts.

Sans au minimum transparence totale et au mieux éradication des conflits d’intérêts des experts de votre ministère et des agences de santé, de nouvelles catastrophes sanitaires sont inéluctables dont vous serez responsable.

Ce qui a été fait aux USA est possible en France !

Madame la Ministre,

Pensez-vous corriger les décrets incriminés et sinon quelles sont les motivations de vos décisions ?

Nous vous remercions de l’attention que vous prêterez à cette lettre qui met en cause des faits lourds de conséquences sur la santé de nos concitoyens. Je vous prie de croire, Madame en toute ma considération respectueuse.


(*) Le Dr Nicole Delépine est responsable de l'unité d'oncologie 2067749_14423969-delepine2colmax-20130412-r145g_298x224.jpgpédiatrique de l'Hôpital universitaire Raymond-Poincaré à Garches (92). Depuis 20 ans elle mène, dans des conditions particulièrement difficiles un combat pour l’amélioration de la prise en charge des malades atteints du cancer, pour le respect du droit des patients au choix thérapeutique et des soins personnalisés.

Avec l’association Amétist, Nicole Delépine mène le combat pour maintenir l’activité de l’unité d'oncologie pédiatrique de l'Hôpital universitaire Raymond-Poincaré à Garches menacé de fermeture.

Plus d’informations sur le sujet

http://www.jolpress.com/sante-chirurgie-paiement-a-lacte-hopitaux-article-818565.html

http://www.jolpress.com/blog/frederic-zenouda-et-kevin-finel-medicaments-visiteurs-medicaux-business-cholesterol-diabete-818235.html

 

26/02/2012

Présidentielles : Les affaires internationales concernent les Français. 2ème partie les questions qui se posent.

 Après plus de 10 ans de conflit la haine dans les populations afghanes et pakistanaise envers les forces de l’Isaf est Karzaï, Afghanistan, France, Obama,Léon Panetta, Islam, Isaf, Pakistan, Irak, Tunisie, Egypte, Quatar, Arabie Saoudite, Lybie, Mali, Yémen, Israël, Iran, Hillary Clinton, Nicolas Makarov, Russie, Chine, Sunnites, Chiites, Palestiniens, Israéliens, désormais à un point d’incandescence particulièrement dangereux pour la stabilité régionale et mondiale. Les excuses mercredi du secrétaire d’état à la défense américain, Léon Panetta, celles de Barack Obama jeudi, l’appel au calme lancé vendredi par Hamid Karzaï rien ne semble calmer le ressentiment afghan.

Il est vrai que les trop nombreuses bavures des forces Karzaï, Afghanistan, France, Obama,Léon Panetta, Islam, Isaf, Pakistan, Irak, Tunisie, Egypte, Quatar, Arabie Saoudite, Lybie, Mali, Yémen, Israël, Iran, Hillary Clinton, Nicolas Makarov, Russie, Chine, Sunnites, Chiites, Palestiniens, Israéliens, militaires occidentales qui ont enlevé la vie à des civils afghans ou pakistanais ainsi que les récentes affaires de profanations et d’actes blasphématoires contre l’islam perpétrées par des soldats de l’Isaf sans que les responsables n’aient fait l’objet de jugements et de sanctions exemplaires ne sont pas à porter au crédit d’une coalition engagée, sans l’accord des Nations-Unies, au nom «de la défense du bien et de la liberté contre l’axe du mal».

Karzaï, Afghanistan, France, Obama,Léon Panetta, Islam, Isaf, Pakistan, Irak, Tunisie, Egypte, Quatar, Arabie Saoudite, Lybie, Mali, Yémen, Israël, Iran, Hillary Clinton, Nicolas Makarov, Russie, Chine, Sunnites, Chiites, Palestiniens, Israéliens, Ce soulèvement afghan doit interpeller les citoyens américains et européens sur les agissements diplomatiques de leurs dirigeants respectifs?

 

Point d’angélisme en la matière de géopolitique et de politique internationale. Chacun en convient que ce domaine ne peux jamais en rien être affaire de sentiments ni de sensibilités! A défaut la raison, la mémoire historique et le pragmatisme doivent permettre d’agir efficacement et intelligemment.

Car comment justifier de tels comportements à l’endroit de civils qui subissent? Au-delà des débordements inacceptables, comment justifier que ces 10 ans de conflits vont au final se traduire par un retour des Talibans, contre qui l’opération afghane a été lancée, aux commandes de l’Etat afghan ? Ce que négocient actuellement en sous-main les diplomates américains ? Comment ?

Quels sont les ressorts qui ont conduits les puissances occidentales sous la bannière américaine à favoriser, dans ces Karzaï, Afghanistan, France, Obama,Léon Panetta, Islam, Isaf, Pakistan, Irak, Tunisie, Egypte, Quatar, Arabie Saoudite, Lybie, Mali, Yémen, Israël, Iran, Hillary Clinton, Nicolas Makarov, Russie, Chine, Sunnites, Chiites, Palestiniens, Israéliens, innombrables quartiers de violences que sont devenus, que deviennent ou que vont devenir l’Irak, la Tunisie, l’Egypte, la Lybie, le Mali, le Yémen, la déstabilisation de régimes jusqu’alors soutenus à grands renforts de logistiques, politiques et financiers. Nicolas Sarkozy prévoyait de fournir  des centrales nucléaire à la Lybie !!!!!

A quelle logique de fond répond aujourd’hui, la volonté d’abattre le régime syrien, dernier défenseur au Moyen-Orient d’une organisation de l’état sur une base laïque, pour y Karzaï, Afghanistan, France, Obama,Léon Panetta, Islam, Isaf, Pakistan, Irak, Tunisie, Egypte, Quatar, Arabie Saoudite, Lybie, Mali, Yémen, Israël, Iran, Hillary Clinton, Nicolas Makarov, Russie, Chine, Sunnites, Chiites, Palestiniens, Israéliens, installer des régimes soutenus par le Qatar et l’Arabie Saoudite, dont la seule qualité est d’être des alliés ni sûrs, ni modérés, et encore moins respectueux des Droits de l’Homme portés en drapeau pour justifier les opérations d’agressions qui sont engagées avec force «mensonges » – on cherche encore les armes de destruction massives de Saddam Hussein – ?

La Chine au lendemain de la conférence internationale des «Amis de la Syrie» qui s’est déroulée à Tunis accuse les US et Karzaï, Afghanistan, France, Obama,Léon Panetta, Islam, Isaf, Pakistan, Irak, Tunisie, Egypte, Quatar, Arabie Saoudite, Lybie, Mali, Yémen, Israël, Iran, Hillary Clinton, Nicolas Makarov, Russie, Chine, Sunnites, Chiites, Palestiniens, Israéliens, l’Europe « d’ambitions hégémoniques » en Syrie pendant que la secrétaire d’Etat de l’Oncle Sam, Hillary Clinton, condamne en termes vifs les choix de Pékin et de Moscou décidés lors de l’examen de la question syrienne aux Nation-Unies. «Ils (la Chine et la Russie ndlr) ne sont clairement pas du côté du peuple syrien».

Franchement à qui Hillary Clinton, dans cette affaire, fera-t-elle croire que son pays est préoccupé par le Peuple syrien ? Quand cessera-ton de mentir aux Peuples ?

Plus grave et sérieux, la Russie vient de déclarer qu’elle utiliserait en cas de besoin son arsenal nucléaire. Cela s’est karzaï,afghanistan,france,obama,léon panetta,islam,isaf,pakistan,irak,tunisie,egypte,quatar,arabie saoudite,lybie,mali,yémen,israël,iran,hillary clinton,nicolas makarov,russie,chine,sunnites,chiites,palestiniens,israélienspassé le 15 février sur une radio moscovite, « notre doctrine militaire indique clairement les conditions selon lesquelles nous avons le droit d'utiliser les armes nucléaires. Si l'intégrité de la Russie s'avère menacée, nous pouvons avoir recours aux armes nucléaires et nous le ferons », a indiqué le chef d’Etat-major général des forces armées russes  le général Nicolas Makarov

Comment, Russes et Chinois ne se feraient-ils pas accusateurs menaçants, alors que semble à nouveau se préparer une nouvelle campagne d’intervention en solitaire des forces coalisées européennes et américaines sans accord de la communauté internationale?

N’y aurait-il pas mieux à faire que de systématiquement viser l’affrontement et la guerre de position? La recherche et la conclusion d’un consensus intelligent respectant les intérêts bien compris des uns et des autres, entre les grandes puissances ne serait-il pas plus profitables aux populations civiles du monde entier?

Qu’auraient à gagner les Peuples d’un remake de guerre froide ou d’une expérimentation moyen-orientale ou européenne du feu nucléaire?

N’y a-t-il pas mieux à faire que de monter les tensions religieuses entre Sunnites et Chiites, Musulmans et Chrétiens, ou entretenir le souffle du vent de la discorde l’Iran et Israël ou entre Israéliens et Palestiniens pour mieux les instrumentaliser dans les rapports de forces internationaux et des conflits secondaires ruineux?

Quoi qu’il en soit les Français pour leur part seraient, en tout cas, particulièrement intéressés de connaître sur ces questions de politique internationale, la position des différents candidats à la prochaine élection présidentielle.

Karzaï, Afghanistan, France, Obama,Léon Panetta, Islam, Isaf, Pakistan, Irak, Tunisie, Egypte, Quatar, Arabie Saoudite, Lybie, Mali, Yémen, Israël, Iran, Hillary Clinton, Nicolas Makarov, Russie, Chine, Sunnites, Chiites, Palestiniens, Israéliens, Faut-il le rappeler ces questions sont du domaine réservé du chef de l’Etat, la représentation nationale ayant quant à elle à se prononcer sur les entrées en opération militaires sur le terrain. Autant savoir ce que pense celui qui est constitutionnellement susceptible de poser le doigt sur le bouton rouge du feu nucléaire français.

«Qui sème le vent récolte la tempête!», dit l’adage ! La situation de crise économique mondiale que traverse en ce moment l’humanité dans son ensemble crée un climat électrique qui pourrait bien devenir explosif et dégénérer en une conflagration généralisée que personne ne souhaite à commencer par les Français et les Européens.

Karzaï, Afghanistan, France, Obama,Léon Panetta, Islam, Isaf, Pakistan, Irak, Tunisie, Egypte, Quatar, Arabie Saoudite, Lybie, Mali, Yémen, Israël, Iran, Hillary Clinton, Nicolas Makarov, Russie, Chine, Sunnites, Chiites, Palestiniens, Israéliens, «Dire la Vérité aux Français» durant cette campagne c’est aussi leur parler des menaces de conflits qui pèsent sur leur avenir commun au moment où ils doivent se choisir leurs dirigeants.

09/11/2011

Présidentielles 2012: Faux dur contre Vrai mou?

A peine deux mois après son 1er plan François Fillon, le fidèle porteur d’eau de Nicolas Sarkozy, vient de nous présenter une nicolas sarkozy,angela merkel,françois fillon,union européenne,g20,rigueur,plan de rigueur,faux dur,vrai mou,caramenlis,grèce,niches fiscales,marine le pen,françois hollande,réduction déficits,ump,triple a,aaa,agence de notation,austérité,faillite,wall-street,city,palais brognard,jean launay,parti socialiste,ps,obama,banque centrale européenne, austérité, Chinenouvelle douloureuse : un plan d’économies et de hausses d’impôts dont l’enveloppe totale représente 18,6 milliards d’euros d’ici à 2013. Ce nouveau budget de rigueur et d'austérité, dont on nous dit qu’il est le plus dur depuis 1945 vise, à donner l’impression que la France respectera les objectifs fixés concernant le déficit prévu pour 2012.

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Nous sommes nombreux à savoir que ce quinquennat est l’exemple type d’une faillite totale. La pire de la 5ème République. Celle de Nicolas Sarkozy et de ses innombrables promesses de sa campagne 2007 non tenues dès son arrivée à l’Elysée. 

Si cette faillite ne devait toucher que Nicolas Sarkozy et l’UMP, cela n’aurait pas grande importance. Mais c’est de la France qu’il s’agit.

L’aveuglement coupable du Président de la République, sa soumission à la religion des marchés qui dictent tout – y compris le comportement des représentants du Peuple –, son nicolas sarkozy,angela merkel,françois fillon,union européenne,g20,rigueur,plan de rigueur,faux dur,vrai mou,caramenlis,grèce,niches fiscales,marine le pen,françois hollande,réduction déficits,ump,triple a,aaa,agence de notation,austérité,faillite,wall-street,city,palais brognard,jean launay,parti socialiste,ps,obama,banque centrale européenne, austérité, Chineobsession à conserver l’adoubement triple A attribué par les agences de notation – à la solde de Wall-Street, de la City et du Palais Brognard,  aux bons soldats de la finance privée internationale –  font que ce plan sur le fond n’est que cautère sur jambe de bois.

Il est clair que la perte du triple A complétant une récession  à laquelle nous n’échapperons pas avec ce mauvais plan, ne sera pas pardonné à un Nicolas Sarkozy plus accroché que jamais aux ors de l’Elysée et aux avantages qu’il peut en tirer. Alors avec force éléments de langage et présence médiatique tout azimut, on tente de faire croire que l’on est résolument engagé dans la bataille de la réduction des déficits.

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Pensez donc on invite la France à se serrer la ceinture mais pour soi  on n’envisage que le gel d’un salaire qui en 2007 était passé de 8000 euros brut à 16544 euros pour atteindre en 2010, selon le rapport présenté à l’assemblée nationale , par le nicolas sarkozy,angela merkel,françois fillon,union européenne,g20,rigueur,plan de rigueur,faux dur,vrai mou,caramenlis,grèce,niches fiscales,marine le pen,françois hollande,réduction déficits,ump,triple a,aaa,agence de notation,austérité,faillite,wall-street,city,palais brognard,jean launay,parti socialiste,ps,obama,banque centrale européenne, austérité, Chinedéputé PS Jean Launay, 18638,26 euros net. A ce salaire il convient d’ajouter les indemnités non imposables de résidence et de fonction de président. Le gel vaut également pour les membres du gouvernement et les patrons du Cac 40 sont invités à suivre ce bel exemple de contribution « civique » à l’effort national de nos dirigeants.

Tout cela n’est que poudre aux yeux et Injustice

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"Je préfère apparaître comme un président sérieux que comme un candidat mou » fanfaronne le président de la République en moquant François Hollande. Si le président, face au candidat du PS, peut à juste titre ne pas apparaître comme un candidat mou, quoique ces derniers temps, face à Angela Merkel et à Obama il n’ait pas été vraiment d’une dureté remarquable, avec ce plan il pourrait se voir taxé de faux-dur et surtout de peu sérieux.

Etre sérieux aurait nécessité de prendre en compte le fait que vouloir éviter la récession, à quoi que ce plan va de toute façon  conduire la France, est, dans l’état actuel des contraintes imposées par le traité de Lisbonne, est contradictoire avec la volonté de réduction des déficits publics. C’est l’un ou l’autre mais pas les deux en même temps.

Etre sérieux c’est aujourd’hui de décider que Angela Merkel ou pas Angela Merkel il faut en passer par la nécessité de sortir du carcan qui interdit de donner à la  Banque Centrale Européenne les mêmes moyens que ceux de la Banque nicolas sarkozy,angela merkel,françois fillon,union européenne,g20,rigueur,plan de rigueur,faux dur,vrai mou,caramenlis,grèce,niches fiscales,marine le pen,françois hollande,réduction déficits,ump,triple a,aaa,agence de notation,austérité,faillite,wall-street,city,palais brognard,jean launay,parti socialiste,ps,obama,banque centrale européenne, austérité, ChineCentrale américaine ou de celle du Royaume Uni. Cette condition étant indispensable afin de casser la spéculation et de soutenir une relance intelligente et moderne de ré-industrialisation en Europe en général et donc en France en particulier.

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Cette attitude est au moins aussi coupable que celle qui a consisté, pour le gouvernement grec de Caramanlis – aidé par nicolas sarkozy,angela merkel,françois fillon,union européenne,g20,rigueur,plan de rigueur,faux dur,vrai mou,caramenlis,grèce,niches fiscales,marine le pen,françois hollande,réduction déficits,ump,triple a,aaa,agence de notation,austérité,faillite,wall-street,city,palais brognard,jean launay,parti socialiste,ps,obama,banque centrale européenne,austérité,chinela complicité de DeutchBank et Goldman Sachs – à faire croire, en trafiquant les comptes de la Grèce, que celle-ci respectait les critères d’entrée dans la Communauté Européenne. Ajoutons que dans cette affaire l’attitude des dirigeants européens très complaisants qui ont fait comme s’ils ne s’étaient aperçus de rien est tout aussi condamnable.

Ne pas être mou

Dans l’élaboration de ce 2ème plan en deux mois, aurait consisté à revenir par exemple sur l’exonération des heures nicolas sarkozy,angela merkel,françois fillon,union européenne,g20,rigueur,plan de rigueur,faux dur,vrai mou,caramenlis,grèce,niches fiscales,marine le pen,françois hollande,réduction déficits,ump,triple a,aaa,agence de notation,austérité,faillite,wall-street,city,palais brognard,jean launay,parti socialiste,ps,obama,banque centrale européenne,austérité,chinesupplémentaires, cela aurait rapporté 3,3 milliards d’euros. De même la suppression de l’exonération des plus-values consécutives à la vente de filiale aurait, elle, rapporté 7 milliards d’euros de plus. La suppression de l’allègement des charges sociales sur les bas salaires qui représentent 22 milliards d’euros aurait été une mesure significative d’économie.

Au lieu de cela il a été décidé de continuer à poursuivre cette nicolas sarkozy,angela merkel,françois fillon,union européenne,g20,rigueur,plan de rigueur,faux dur,vrai mou,caramenlis,grèce,niches fiscales,marine le pen,françois hollande,réduction déficits,ump,triple a,aaa,agence de notation,austérité,faillite,wall-street,city,palais brognard,jean launay,parti socialiste,ps,obama,banque centrale européenne,austérité,chinecourse infernale à l’austérité bête et méchante qui ne fait que pousser les gouvernements qui s’y adonnent à plonger plus et plus dans l’abime des plans de rigueurs successifs aussi inopérant les uns que les autres . L’exemple de la Grèce qui en est à son 4ème plan doit être médité, comme celui des pays qui sont en dehors des contraintes de la zone euro.

Vouloir à tout prix conforter l’axe franco-allemand n’est évidemment pas une mauvaise chose bien au contraire. Mais il y faut une condition : que la relation entre nos deux pays soit équilibrée  et construite sur la base d’un compromis intelligent qui ne met pas l’un des deux pays à la botte de l’autre.

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De la même façon que comme le dit Maurice Allais qui fut Prix Nobel français d’économie, « on ne peut faire du libre échange qu’entre pays de niveau de vie comparable », on ne peut tenir en milieu concurrentiel qu’en disposant de moyens équivalents.

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Etre sérieux et en capacité à se montrer et à agir comme « un dur » aurait consisté pour Nicolas Sarkozy à se montrer, à l’occasion des discussions au G20, d’une fermeté totale vis-à-vis d’Angela Merkel sur ce sujet capital qui aujourd’hui plombe toute vraie possibilité pour l’Europe de se sortir de la crise dans un délai raisonnable.

19/10/2011

Libération de Guilad Shalit: le Hamas triomphe mais qui a gagné?

 

Hamas, Fatah, Mahmoud Abbas, Mahmoud Zahar, Palestine, Guilad Shalit, Benjamin Netanyahu, Egypte, Shimon Pérez, Iran, Syrie, Assad, Yasser Arafat, Obama, ONU, Etat de Palestine, Gaza, Frères Musulmans, Allemagne, Europe, US, Israël, Moyen-Orient, Egypte,Cinq ans après sa capture, le 26 juin 2006, par un commando palestinien du Hamas, le soldat israélien Gilad Shalit vient enfin d’être libéré.

Si les négociations entre Israël et le Hamas n’ont jamais cessé durant sa captivité, à deux reprises aux moins les Israéliens ont tenté de procéder à une libération par la force de leur soldat placé, dans un endroit de la bande de Gaza tenu secret « sous la responsabilité d’un groupe spécial ». Mahmoud Zahar, une des principales personnalités palestiniennes du Hamas à Gaza, dira d’ailleurs « Je n’ai moi-même aucune idée de l’endroit il se trouve ».

Les négociations ont été particulièrement difficiles. Les délégations du Hamas et celles d’Israël ne se sont pratiquement jamais parlé directement et n’ont communiqué, durant tout ce temps, qu’à travers des intermédiaires égyptiens. Un membre des services secrets allemands a été au cœur des nombreuses tractations et réunions, à la grande satisfaction semble-t’il des responsables du Hamas. « Il a joué un rôle crucial dans cet accord et je l’en remercie personnellement » a expliqué Mahmoud Zahar, ajoutant, « beaucoup de gens ont contribué au succès de ces négociations, mais les Allemands ont été les plus importants». Nicolas Sarkozy peut bien vouloir récuérer l'affaire ce sont les allemands qui ont été à la maneuvre.

Hamas, Fatah, Mahmoud Abbas, Mahmoud Zahar, Palestine, Guilad Shalit, Benjamin Netanyahu, Egypte, Shimon Pérez, Iran, Syrie, Assad, Yasser Arafat, Obama, ONU, Etat de Palestine, Gaza, Frères Musulmans, Allemagne, Europe, US, Israël, Moyen-Orient, Egypte,Le Hamas, au pouvoir à Gaza, a réservé un accueil triomphal à ses 477 premiers prisonniers libérés en échange de la libération de Gilad Shalit. L’organisation concurrente du Fatah  a de bonnes raisons d’être satisfaite, elle a gagné sur l’essentiel de ses revendications. Au terme du processus c’est 1027 ressortissants Palestiniens qui seront libérés et reçus comme des héros de la résistance palestinienne.

De plus le Hamas qui, depuis sa victoire aux élections législatives du 25 janvier 2006 face au Fatah de Mahmoud Abbas, avait été mis au ban de la diplomatie vient aujourd’hui de retrouver une légitimité. « C’est un grand succès » relève Mahmoud Zahar triomphant qui ajoute «  Ce n’est pas seulement celui du Hamas : seuls 60% des prisonniers libérés sont de notre mouvement, les autres appartiennent au Fatah, au Djihad islamique et à d’autres organisations ».

Comment dire autrement : « nous avons gagné et avec nous tout le Peuple palestinien ». Interviewé il aura cette phrase qui en dit long sur l’ambition du mouvement : «C’est la différence entre le Hamas et l’autorité palestinienne. Le Hamas reste ferme sur ses positions, négocie patiemment et obtient des résultats. Mahmoud Abbas parle, perd son temps et n’obtient rien. Abbas et Arafat n’ont jamais obtenu la libération d’un seul prisonnier, nous, si»   

Incontestablement, le Président de l’autorité palestinienne Mahmoud Abbas en réclamant la création d’un Etat de Palestine, en refusant de céder aux pressions américaines, israéliennes et européennes s’est taillé un net succès d’estime à la tribuHamas, Fatah, Mahmoud Abbas, Mahmoud Zahar, Palestine, Guilad Shalit, Benjamin Netanyahu, Egypte, Shimon Pérez, Iran, Syrie, Assad, Yasser Arafat, Obama, ONU, Etat de Palestine, Gaza, Frères Musulmans, Allemagne, Europe, US, Israël, Moyen-Orient, Egypte,ne de l’ONU. Cette intervention a eu un prolongement au-delà de l’enceinte internationale et s’est traduit par un triomphe auprès des populations de Cisjordanie. Pour autant à quoi a-telle abouti concrètement et matériellement ?

Mahmoud Abbas n’a rien obtenu et cette libération de prisonniers sonne comme un avertissement au successeur de Yasser Arafat qui voit sa position affaiblie dans le rapport de force qui l’oppose au Hamas tant en interne qu’au plan international.

Côté israélien les événements ne sont pas vécus de la même manière, et cela n’a rien d’anormal. Certes le retour du jeune franco-israélien Gilad Shalit, dont la libération était réclamée en Israël mais par toutes les communautés juives à travers le monde, est une sorte de soulagement. Ce soldat qui avait 20 ans lorsqu’il a été capturé à un poste frontière était de venu une figure « emblématique » de la cause nationale israélienne pour ce pays où sont très rares les familles qui n’ont pas un enfant ou un parent dans l’armée.

Personne en Israël ne viendra dire qu’il n’est pas heureux de le voir libHamas, Fatah, Mahmoud Abbas, Mahmoud Zahar, Palestine, Guilad Shalit, Benjamin Netanyahu, Egypte, Shimon Pérez, Iran, Syrie, Assad, Yasser Arafat, Obama, ONU, Etat de Palestine, Gaza, Frères Musulmans, Allemagne, Europe, US, Israël, Moyen-Orient, Egypte,re aujourd’hui. Mais pour de nombreux Israélien les termes de l’échange apparaissent quelque peu déséquilibrés.  

Dès la publication officielle de la liste des prisonniers palestiniens libérables des protestations des familles de victimes d’attentats se sont élevées pour dire leur « émoi » voir leur « indignation ». Les Hamas, Fatah, Mahmoud Abbas, Mahmoud Zahar, Palestine, Guilad Shalit, Benjamin Netanyahu, Egypte, Shimon Pérez, Iran, Syrie, Assad, Yasser Arafat, Obama, ONU, Etat de Palestine, Gaza, Frères Musulmans, Allemagne, Europe, US, Israël, Moyen-Orient, Egypte,familles des victimes d’attentas, estiment être les « oubliées » de la négociation. Parmi ces ressortissants palestiniens figurent en effet des hommes ou des femmes condamnés pour « crime de sang » perpétrés lors d’attentat meurtriers auxquels ils ont participés.

Cela ne passe pas ! Cette fête du retour ne peut pas être totale. Les plaies sont encore trop vives, trop apparentes pour tous ceux, et ils sont nombreux, qui ont laissé un membre de leur famille dans ce conflit interminable fait de violences, d’attentats, de guerres.

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De son côté, dans la lettre qu’il a adressée aux familles des viHamas, Fatah, Mahmoud Abbas, Mahmoud Zahar, Palestine, Guilad Shalit, Benjamin Netanyahu, Egypte, Shimon Pérez, Iran, Syrie, Assad, Yasser Arafat, Obama, ONU, Etat de Palestine, Gaza, Frères Musulmans, Allemagne, Europe, US, Israël, Moyen-Orient, Egypte,ctimes au moment où il a signé la grâce des prisonniers palestiniens libérés, le Président Shimon Pérez, a tenu à préciser : « qu’Israël ne pardonne ni n’oublie les actes commis »

Chaque observateur non impliqué directement dans le conflit peut évidemment s’interroger sur les raisons qui ont pu décider Israël de permettre au Hamas d’apparaître comme le vainqueur d’une partie de bras de fer qui dure depuis 2006. Libérer autant de prisonniers dont plusieurs sont considérés comme dangereux n’est pas une mince décision. L’enjeu est donc ailleurs et il  dépasse évidemment la seule personne du Soldat Gilad Shalit et des prisonniers palestiniens libérés !

Un premier élément de réponse peut être trouvé dans la déclaration de Mahmoud Zahar, le négociateur du Hamas : « NouHamas, Fatah, Mahmoud Abbas, Mahmoud Zahar, Palestine, Guilad Shalit, Benjamin Netanyahu, Egypte, Shimon Pérez, Iran, Syrie, Assad, Yasser Arafat, Obama, ONU, Etat de Palestine, Gaza, Frères Musulmans, Allemagne, Europe, US, Israël, Moyen-Orient, Egypte,s avons fini par arriver à un accord essentiellement parce que les Israéliens ont voulu améliorer leurs relations avec l’Egypte, notamment après la crise de cet été. C’est sans doute le facteur le plus important ».

Facteur important mais probablement insuffisant car le Hamas et l’Egypte c’est aussi « les Frères musulmans » qui aujourd’hui sont partout présents dans les révolutions arabes notamment en Syrie où ils constituent la base de la révolution contre le Président Assad lui-même allié de l’Iran.

Hamas, Fatah, Mahmoud Abbas, Mahmoud Zahar, Palestine, Guilad Shalit, Benjamin Netanyahu, Egypte, Shimon Pérez, Iran, Syrie, Assad, Yasser Arafat, Obama, ONU, Etat de Palestine, Gaza, Frères Musulmans, Allemagne, Europe, US, Israël, Moyen-Orient, Egypte,Cette libération de Guilad Shalit ne marquerait-elle pas, au final, le début du desserrement de l’étau et de l’isolement dans lequel se trouvait jusqu’à maintenant Israël et la porte ouverte à un durcissement dans les relations entre Israël et l’Iran shiite? Si tel est le cas cette négociation constitue un élément majeur de la situation au Moyen-Orient.

Mahmoud Zahar peut dire que la fermeté dans les Territoires Palestiniens est aujourd’hui du côté du Hamas, force lui est de constater que globalement au Moyen-Orient  la ténacité est tout de même toujours du côté d’Israël. Le Hamas Triomphe mais qui a gagné?

Hamas, Fatah, Mahmoud Abbas, Mahmoud Zahar, Palestine, Guilad Shalit, Benjamin Netanyahu, Egypte, Shimon Pérez, Iran, Syrie, Assad, Yasser Arafat, Obama, ONU, Etat de Palestine, Gaza, Frères Musulmans, Allemagne, Europe, US, Israël, Moyen-Orient, Egypte, Nicolas Sarkozy,La partie continue, espérons que la Paix et non la guerre en sera le terme final, pour le meilleur de l’avenir des populations qui peuplent le Moyen-Orient.

25/07/2011

Dette des US: négociations au point mort!

le congrès américain.jpgSi avant le 2 août les élus démocrates et républicains du Congrès américain n’arrivent pas à se mettre d’accord sur les modalités d’un relèvement du plafond de la dette de l’état, les Etats-Unis ne seront plus en mesure d’assurer le service de leur dette dont le montant est à l’heure actuelle de 14.300 milliards de dollars.

fitch_desc.jpgAlors que les négociations sont dans l’impasse les agences de notations menacent, faute de mesures radicales, de faire perdre aux Etats-Unis la fameuse note triple A qui jusqu’à maintenant leur est attribuée malgré la colossale dette souveraine du Pays qui résulte d’une politique récurrente de déficit public intenable désormais.

Du coup chacun s’est mis à travailler de son côté.

Le différent porte sur le fait que côté républicains l’on refuse obstinément la proposition de la Maison Blanche de faire participer les plus riches des contribuables à l’effort national à travers une augmentation des impôts de ces derniers venant s’ajouter à une baisse des dépenses publiques en contrepartie d’un accord d’un relèvement du plafond de la dette américaine.

Aujourd’hui démocrates et républicains semblent être d’accord pour ne plus parler de hausse des impôts.

Une nouvelle proposition démocrate vise à relever le plafond de la dette de 2700 milliards de dollars ce qui assurerait la couverture des besoins jusqu’à l’élection de 2012. Le plan démocrate serait assorti d’une baisse globale de 2700 milliards sur 10 ans. Il semble toutefois que les généralement les analystes considèrent que pour rester dans des conditions «admissibles» que le montant de l’enveloppe d’économies à réaliser se situe à 4000 milliards de dollars.

La proposition des républicains porte sur une progressivité du relèvement du plafond, de manière à maintenir une pression permanente sur l’administration afin que celle-ci poursuive sur la voie de la recherche de réduction des dépenses avant les élections de 2012.

Un amendement à la Constitution instaurant l’obligation de voter les budgets en équilibre est portée par l’aile la plus à droite des républicains.

Sont visées par les républicains, les mesures du système d'assurance santé cher au Président OBAMA – Medicare, Medicaid et Social Security – dont le coût risque d'exploser dans les dix ans à venir.

898933-1063220.jpgDu coup les marchés financiers mondiaux retrouvent une certaine fébrilité, alors que vendredi ils exultaient après l’annonce de l’accord européen pour aider la Grèce, les voilà, constatant l’enlisement américain, repartis à la baisse. Pire l’agence Fitch vient de placer le pays sous perfusion, en défaut partiel, l’agence Moody’s de son côté de descendre la dite note de 3 crans à un fil du défaut de paiement.

Titanic.jpgIl faut tout de même aujourd’hui prendre conscience que sous des aspects «feuilleton bagarres financières de séries B télévisées» quelques irresponsables – les indécrottables fêlés de la droite républicaine et les agences de notations – sont en train de faire prendre à la planète un risque de déclenchement d’une crise financière mondiale généralisée bien pire que celle à laquelle il a fallu faire face en 2008 avec la crise des «subprimes» et le dépôt de bilan de la banque Lehmann Brothers dont l’issue serait particulièrement incertaine.

Cette volonté de réduction permanente des coûts liés aux programmes en direction des moins favorisés et des classes moyennes des systèmes développés devient insupportable. Accompagnée d’une réticence de plus en plus affichée des nantis à ne pas vouloir prendre part aux efforts des membres des communautés nationales est tout simplement indécente.

Cette guerre, car s’en est une, des plus favorisés contre les moins pourvus qui payent le prix fort de la crise économique mondiale – baisse du pouvoir d’achat, augmentation des impôts, diminution des services, chômage des jeunes et des séniors, augmentation de la précarité et de l’insécurité – risque en tout cas de fort mal se terminer.

Plus que jamais le retour de l’état régulateur s’impose pour mettre fin au désordre économique et social actuel qui ne tardera pas à nous submerger. La situation présente ne peut pas perdurer.

La recherche d'un nécessaire et juste équilibre entre recettes fiscales, dépenses publiques et appel à l'emprunt ne peut pas être passée par pertes et profits. La responsabilité des représentations nationales dans les démocratie est engagée.

barack-obama-10496216taaoy_1713.jpgAux Etats-Unis le Président Obama, après avoir ouvert sans succès toutes les portes de la négociation, pourrait décider, devant l’incurie générale, de se passer de l’avis des membres du Congrès, et de poursuivre ses appels à l’emprunt pour financer la dette de son administration Pour ce faire il pourrait s’appuyer sur le 14ème amendement qui dispose que la dette publique du Pays ne peut pas être remise en cause.

On ne pourrait que se féliciter d'un tel comportement, courageux digne et responsable.

07/11/2009

"Tant va la cruche à l'eau, qu'elle finit par casser"

SIGE_02Aabbas_apx_470_.jpgJeudi soir, 5 novembre Mahmoud Abbas a annoncé sa décision de ne pas être candidat pour un second mandat à la présidence de l'Autorité palestinienne.

L’annonce solennelle en a été faite jeudi soir au siège de l'Autorité, à Ramallah en Cisjordanie occupée.

Le président israélien Shimon Peres, inquiet du vide de pouvoir que cette décision risque de créer aurait aussitôt décroché son téléphone, pour tenter de décider le président palestinien de revenir sur son choix.

« Si vous abandonnez le peuple palestinien, il perdra toute chance de créer son propre État » aurait dit Shimon Peres à  Mahmoud Abbas, ajoutant « Restez en place pour le salut du peuple palestinien ! »

images.jpgSi la douche semble froide au président israélien, est-elle pour autant inattendue ?

On craint aujourd’hui à Jérusalem, une crise majeure au sein de l'Autorité palestinienne et la prise de contrôle de la Cisjordanie par le Hamas !!!

Benjamin Netanyahou ne semble pas vouloir « s’immiscer » dans les affaires palestiniennes, mais dans son entourage on n’hésite semble-t-il pas à faire état d’une préférence : « Il est de l'intérêt d'Israël de renforcer Mahmoud Abbas à la tête de l'Autorité palestinienne. »

Il fut une époque pas si lointaine où l’on a cru bon à Jérusalem de soutenir le Hamas contre Yasser ARAFAT, avec le résultat que tout le monde connaît ! Voila qu’aujourd’hui on se mettrait à assurer Mahmoud Abbas d’un soutien bien encombrant dans la mesure où pour les Palestiniens Israël est un occupant détesté.

Cette décision pendait au bout du nez des dirigeants israéliens.

benjamin-netanyahu.jpgIsraël veut la Paix ! Alors il faut que ses dirigeants décident d’abord d’arrêter définitivement la colonisation en Cisjordanie afin d’en relancer le processus. Il n’y a pas d’autre solution raisonnable envisageable !

Pour la suite, les bases sont connues de tous. Elles ont reçu l’agrément des autorités internationales, il suffit donc de se mettre autour de la table des négociations avec une réelle volonté d’aboutir. Cela, même au prix de concessions qui pourraient être douloureuses.

Faute de quoi, il est à craindre que côté Palestinien on ne se résolve au bout du bout à considérer que la solution d’un Etat national est finalement devenue impossible par la colonisation et qu’il vaut mieux y renoncer en dépit des sacrifices faits pendant toutes les années de luttes et de résistances.

 

Les Palestiniens pourraient être enclins désormais  à réclamer des droits dans le cadre d'un seul État binational. État où la perspective pour les juifs serait à terme de devenir minoritaire.

Autant dire que dans ces conditions la Paix n’est pas encore pour demain au Moyen Orient.

Pour faire la paix il faut la vouloir

apreslavisite1.jpg

Il faut aussi être en mesure d’en déclencher le processus. L’offre de paix appartient à celui qui sur le terrain est le plus fort économiquement et militairement! C’est le cas d’Israël ! C’est donc tout naturellement à ses dirigeants  qu’il appartient maintenant de montrer qu’ils veulent en finir avec cette situation qui pourri la vie de ce bout de planète et qui empoisonne les relations internationales depuis trop longtemps.

 

Benjamin Netanyahou se rendra dimanche à Washington où l’attend le président Obama. La sortie de l’impasse est-elle envisageable ? Elle est en tout cas souhaitable et souhaitée. A minima il faudrait que le chef du gouvernement israélien annonce la fin de la colonisation en Cisjordanie.

 
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