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28/11/2011

Présidentielles 2012 : Bonne nouvelle, François Bayrou sera candidat !

 

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La déclaration solennelle  de sa candidature est prévue pour le 7 Décembre avec intervention sur France 2 et premier meeting en fin semaine en Béarn.

La candidature de François Bayrou, entre celle de Nicolas Sarkozy qui, quoi qu’il en dise, représente les intérêts de la François Bayrou, Bearn, Eva Joly, François Hollande, Nicolas Sarkozy, Socialiste, France Unie, Jospin, Bayrou candidat, droite, gauche, ème République, FNSEA, Nucléaire, Allemagne, Jean Arthuis, Pierre Mahaignerie, Alain Lambert,U, Droit de Veto, Reconquête industrielle, Modem, Alain Juppé, Jean-Christophe Lagarde, Dominique Paillé, Lionel Jospin, Dominique De Villepin,droite de l’argent au détriment de l’intérêt général et celle de François Hollande bousculé par Eva Joly  et empêtré dans les méandres d’un programme socialiste tourné vers le passé, devrait incarner le rêve inabouti de tous ceux qui aujourd’hui encore aspirent, dans « une France Unie et Rassemblée »,  pouvoir enfin voir se mettre en place les réformes propres à « Changer d’horizon de Vie ».

Le temps est venu pour François Bayrou qui n’a jamais changé de cap quant à son refus de s’inscrire dans l’entonnoir imposé l’interprétation des institutions de la 5ème république renforcée depuis la réforme Jospin,   de proposer aux Français une candidature de large rassemblement et de tourner le dos à cette idée que pour gouverner il faut faire allégeance à l’un des deux partis majoritaire du système droite contre gauche.

François Bayrou qui le premier a su alerter les Français sur les dangers de l’endettement de la France est assurément plus crédible sur le sujet que  Nicolas Sarkozy dont le quinquennat porte la lourde responsabilité de ne pas avoir fait, par entêtement idéologique, ce qu’il convenait quand il fallait. Aujourd’hui la situation de la France est telle que sa crédibilité est entacFrançois Bayrou, Bearn, Eva Joly, François Hollande, Nicolas Sarkozy, Socialiste, France Unie, Jospin, Bayrou candidat, droite, gauche, ème République, FNSEA, Nucléaire, Allemagne, Jean Arthuis, Pierre Mahaignerie, Alain Lambert,U, Droit de Veto, Reconquête industrielle, Modem, Alain Juppé, Jean-Christophe Lagarde, Dominique Paillé, Lionel Jospin, Dominique De Villepin,hée et que du coup l’Allemagne se sent suffisamment forte pour imposer ses vues à ses partenaires européens, notamment en matière monétaire et de gouvernance.

Bien sur il ne suffira pas à François Bayrou de jouer sur le rejet qu’inspire l’omniprésence médiatique du Chef de l’Etat qui de sommet en mini-sommets européens et visites calibrées en province – ici le soutien aux agriculteurs de la FNSEA, là pour rassurer les salariés du nucléaire ou de l’automobile, là encore pour flatter les électeurs sensibles aux thèses du Front national –  pour gagner l’approbation des électeurs.

François Bayrou, Bearn, Eva Joly, François Hollande, Nicolas Sarkozy, Socialiste, France Unie, Jospin, Bayrou candidat, droite, gauche, ème République, FNSEA, Nucléaire, Allemagne, Jean Arthuis, Pierre Mahaignerie, Alain Lambert,U, Droit de Veto, Reconquête industrielle, Modem, Alain Juppé, Jean-Christophe Lagarde, Dominique Paillé, Lionel Jospin, Dominique De Villepin,Aujourd’hui à 7% dans les intentions de vote François Bayrou doit au premier tour, pour figurer en position de concourir pour le round final, présenter une équipe crédible compétente et d’expérience – la présence de Jean Arthuis à ses côtés ainsi que celles de Pierre Méhaignerie et d’Alain Lambert sont un atout – ainsi qu’un programme réaliste chiffré et argumenté.

Les Français savent clairement que l’Etat ne peut pas dépenser plus que ce qu’il perçoit en impôts et taxes, ils n’acceptent donc plus les promesses vagues des candidats qui une fois élus font le contraire de ce qu’ils ont promis tout en expliquant qu’ils ont raison et que demain tout ira mieux. Ils veulent être traités en citoyens adultes à qui on dit la Vérité et non pas électeurs infantilisés à qui l’on raconte des histoires pour les rassurer après leur avoir fait peur.

Il lui faudFrançois Bayrou, Bearn, Eva Joly, François Hollande, Nicolas Sarkozy, Socialiste, France Unie, Jospin, Bayrou candidat, droite, gauche, ème République, FNSEA, Nucléaire, Allemagne, Jean Arthuis, Pierre Mahaignerie, Alain Lambert,U, Droit de Veto, Reconquête industrielle, Modem, Alain Juppé, Jean-Christophe Lagarde, Dominique Paillé, Lionel Jospin, Dominique De Villepin,ra parler aux écologistes qui pensent que notre Pays doit prendre toute sa place dans les grands débats qui ont traits aux questions  internationales – Climat, Energie, Désarmement, Faim dans le monde, Démographie, Développement, Biodiversité – mais aussi aux Républicains qui sont attachés à l’influence de la France dans le concert des Nations – Droit de Véto à l’ONU, François Bayrou, Bearn, Eva Joly, François Hollande, Nicolas Sarkozy, Socialiste, France Unie, Jospin, Bayrou candidat, droite, gauche, ème République, FNSEA, Nucléaire, Allemagne, Jean Arthuis, Pierre Mahaignerie, Alain Lambert,U, Droit de Veto, Reconquête industrielle, Modem, Alain Juppé, Jean-Christophe Lagarde, Dominique Paillé, Lionel Jospin, Dominique De Villepin,Souveraineté en matière de défense, Reconquête industrielle –  et enfin aux Humanistes qui veulent à travers une construction européenne qui permette de renforcer la Paix, la Coopération et la Démocratie.

Paradoxalement la relative faiblesse du Modem loin d’être un handicap est au contraire un atout important pour son Président qui, en tant que candidat, aura les mains libres pour parler largement aux Français et rassembler sans être, comme François Hollande contraint par un programme partisan étudié avant les développements de la crise actuelle dans laquelle se débat le Pays et l’Europe c’est une chance.

En laissant les appels « amicaux » d’Alain Juppé de Jean-Christophe Lagarde pour ce qu’ils sont – des tentatives pour l’arrimer à Nicolas Sarkozy – et en ignorant les railleries perfides et venimeuses de Dominique Paillé, François Bayrou doit pouvoir créer la bonne nouvelle de cette Présidentielle 2012. Il est incontestablement aujourd’hui mieux placé que jamais pour réussir ce qu’il a entreprit en 2002 et en 2007. 

François Bayrou, Bearn, Eva Joly, François Hollande, Nicolas Sarkozy, Socialiste, France Unie, Jospin, Bayrou candidat, droite, gauche, ème République, FNSEA, Nucléaire, Allemagne, Jean Arthuis, Pierre Mahaignerie, Alain Lambert,U, Droit de Veto, Reconquête industrielle, Modem, Alain Juppé, Jean-Christophe Lagarde, Dominique Paillé, Lionel Jospin, Dominique De Villepin,Appuyés sur un programme écologique économique et social, chiffré  équilibré, adapté aux circonstances actuelles, sa constance et son positionnement au centre du débat devraient lui permettre, ces prochains mois, de tranquillement rallier tous ceux qui ne souhaitent ni le retour aux années Jospin ni une redite des années Sarkozy.

Reste l’hypothèse d’une éventuelle candidature de Dominique De Villepin! L’idéal bien sur étant que ces deux là s’entendent pour parler ensemble au Pays et emporter son adhésion.

05/10/2011

Présidentielles 2012: Corinne Lepage est candidate

 
Corinne Lepage : "Je souhaite être candidate en... par Cap21-IDF

Corine Lepage, Ecologie Radicale, Ecologie bleue, Cap 21, Humanisme-Ecologie -République, Europe Ecologie les Verts, Jean-Vincent Placé, Daniel Cohn-Bendit, Antoine Waechter, Eva Joly, Martine Aubry, François Hollande, Ségolène Royale, Corine Lepage, UMP, PS, Modem, Jean-Luc Benhamias, Cécile Duflot, Jean-Vincent Placé, Notre Dame des Landes, Nucléaire, Corinne Lepage a indiqué qu’elle se portait candidate à l’élection présidentielle de 2012. L’annonce a été faite mardi soir sur le plateau de TF1.

Ministre de l’Environnement de 1995 à 1997, Présidente du Mouvement écologiste Cap21, membre de l’Association Anticor, Député européen, avocate de profession et militante de la cause écologique de longue date Corinne Lepage est « déterminée à aller jusqu’au bout ».

Déjà candidate en 2002, bien connue pour son indépendance, sa combativité et le sérieux de ses interventions Corinne Lepage est à coup sur bien mieux placée pour représenter dans cette course présidentielle un véritable projet global d’Ecologie Politique qui tranche avec les sempiternelles déclarations réductrices d’Eva Joly pour qui la transition écologique ressemble plus à une punition qu’à une véritable bouffée d’espoir mobilisatrice.

Bien sur les leaders d’Ecologie Les Verts qui soutiennent Eva Joly et qui ne supportent pas que d’autres se portent sur le terrain que leur a octroyé le Parti Socialiste vont y aller de leur crise de « nerfs ».

Cela a déjà commencé coté Yannick Jadot sur le mode du mépris « Elle veut avant tout exister, mais que pèse-t-elle face à Cécile Duflot, José Bové, Daniel Cohn-Bendit ? », « elle veut, comme toujours, un poste de ministre et quelques députés ».

Franchement, Corinne Lepage veut exister, et alors ? N’y aurait-il de vie pour les écologistes qu’à l’intérieur et sous la baguette des Verts ? S’agissant du poids politique de Corinne Lepage l’eurodéputé Jadot devrait faire preuve d’un peu plus de clairvoyance et d’abord s’interroger sur sa propre notoriété ! Pour le reste il serait bien inspiré d’attendre un peu le résultat des urnes!

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Faut-il rappeler, au Porte parole d’Eva Joly, les négociations que vient de mener  Jean-Vincent Placé au Sénat pour obtenir une présidence de commission et la possibilité de constituer un groupe EE-LV autonome après que les 10 sénateurs aient été élus dans les valises du PS au prix pour l’un d’entre-eux de s’asseoir sur sa lutte à Notre Dame des Landes.

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Corinne Lepage vient d’afficher son choix clair de ne pas « s’inscrire dans la politique qui a été suivie depuis cinq ans »  c’est également un point fort de sa déclaration.

C’est aussi un point important à prendre en compte par les Centristes indépendants, émancipés de l’UMP sarkozienne. Il y aura un deuxième tour. Dans cette perspective mieux vaut ne pas insulter l’avenir, les voix des Ecologistes Indépendants seront déterminantes pour la victoire.

Alors certains peuvent légitiment s’interroger 2 candidats écologistes pour cette élection, n’y en a-t-il pas un de trop ?

La réponse est oui qu’Eva Joly, après avoir négocié avec Martine Aubry ou François Hollande son poste de Ministre de la Justice, se retire, Corinne Lepage fera le boulot comme il convient !

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En position centrale, loin des gauchistes et de la droite populaire sarkozienne, la candidature Corinne Lepage apporte aux électeurs écologistes un peu d’espoir et de fraicheur dans une campagne qui s’annonce d’ores et déjà lourde des prochains coups tordus dont nous allons être gratifiés.

21/06/2011

Anne Lauvergeon virée d'Areva!

 Anne-Lauvergeon-n-est-pas-renouvelee-a-la-tete-d-Areva_scalewidth_630.jpgCertains regretteront Anne Lauvergeon, d'autres pas, mais il faut lui rendre justice, le refus qu’elle vient d’opposer à Nicolas Sarkozy, lundi après-midi lors d’un entretien à l’Élysée, a un côté plutôt sympathique et dénote d’une personnalité au caractère courageux.

Refuser de prendre les indemnités de départ conséquentes – 2 années de salaires soit la bagatelle de près de 2 millions d’euros – que celui-ci lui proposait mérite d’être souligné tant il est rare par les temps qui courent de voir à ce niveau les gens ne pas hésiter à s’abaisser lorsqu’il s’agit de ramasser la tune.

Nicolas Sarkozy aurait du se souvenir que «la guêpe» ne se laisserait pas faire facilement, elle qui en 2007 avait refusé le poste de ministre de l’économie qu’il lui offrait au titre de l’ouverture.

1191686.jpgAprès dix ans passés à la tête d’Areva – groupe électronucléaire issu de la fusion en 2001 de la Cogema, Framatome, CEA-Industrie et Technicatome Anne Lauvergeon tire sa révérence sur un coup d’éclat mais l’important reste les conditions de son éviction et ce qu’il va advenir de la politique nucléaire de la France.

Comment la décision de dégager Anne Lauvergeon a-t-elle été prise?

851502.jpgC'est Nicolas Sarkozy qui a décidé, François Fillon qui a été chargé de la commission et à Eric Besson a été laissé le soin de justifier ce choix auprès de l'opinion publique. «Il n'est pas choquant qu'au bout de 10 ans à la tête d'une entreprise publique, il puisse y avoir un renouvellement de la présidence», a-t-il déclaré à l'AFP. Certes mais à ce niveau l’argumentation est un peu courte.

D’autant que la gestion Anne Lauvergeon n’est tout de même pas un monument convaincant de réussite il y avait matière à argumenter.

L’EPR? Une bérézina industrielle et commerciale!

epr-finlande-aeva-suki_large.jpgEn Finlande le chantier de construction pour lequel Areva a obtenu commande il y a huit ans n’est toujours pas terminé. La facture des dépenses dépasse de 3 milliards d’euros le devis initial et l’on s’attend à de nouvelles dérives d’ici à la mise en service.

Le chantier de Flamanville pour EDF est annoncé à l’heure où nous parlons avec un retard de trois ans.

Les mines d’uranium? Honte et gaspillage!

Les conditions d’exploitation des mines d'uranium au Niger sont toujours aussi détestables pour les personnels qui travaillent sur le site. Quand à l’achat d’UraMin celui s’est effectué à des niveaux de prix défiant le raisonnable. Des fuites avant l’opération ont provoqué un envol des cours de plus de 30% en l’espace de peu de temps.

La situation financière du Groupe AREVA? Mystères et brouillards!

En 2010 après avoir réalisé plus de 4 milliards d’euros d’actifs – en plus des 2,8 milliards vendus en 2009 – Areva a été contraint de procéder dans l’urgence à une augmentation de capital pour éviter une dégradation de sa note bancaire. L’état, les citoyens français en l’occurrence, ont été appels à hauteur de 300 millions d’euros à côté d’un fond d’investissement du Koweït. Lequel fond d’investissement a exigé comme condition qu’Areva soit mis en Bourse avant la fin du mois de Juin 2011.

Est-il besoin de rappeler que l’état est actionnaire d’Areva à hauteur de 90% et qu’il est pour le moins curieux qu’il se laisse imposer, par un partenaire étranger, une décision sur une partie de sa filière stratégique.

L’héritage d’Anne Lauvergeon?

L’avenir du groupe Areva et de l’industrie nucléaire française, après la catastrophe de Fukushima – qui n’est certes pas de la faute d’Anne Lauvergeon – est pour le moins sujet à inquiétudes pour les nucléocrates.

Nicolas Sarkozy, François Fillon et l’inénarrable Eric Besson ont beau nous chanter que l’EPR est le nec plus ultra de la sécurité en matière de réacteur nucléaire, la montée des coûts, liés aux compléments d’investissement en matière de sureté et en matière d’assurance, rend mécaniquement la filière nucléaire moins compétitive que les filières concurrente du renouvelable.

Cela est d’autant plus vrai que parallèlement rien n’est aujourd’hui proposé en termes de solution pour le démantèlement des centrales en fin de vie, et la gestion des déchets radioactifs hormis les solutions bâtardes et hasardeuses d’enfouissement à des centaines de mètre sous terre pour des durées invraisemblables.

Telle la réalité de la gestion d’Areva conduite par Anne Lauvergeon ces 10 dernières années dont il serait totalement injuste de lui faire porter à elle seule le chapeau. Les pouvoirs publics sous tutelle UMP et PS y ont largement leur part. Le PS ayant préparé le terrain pendant que l’UMP en récoltait les fruits pourris sans que jamais ni les uns ni les autres depuis 30 ans au moins n’aient variés d’un iota.

Coincée entre des pertes qui s’annoncent lourdes sur les chantiers de l’EPR, son incapacité à anticiper des solutions d’avenir sur les déchets et le démantèlement des vieilles installations et l’effet Fukushima qui porte un coup quasi fatal au nucléaire, Areva est dans une situation critique.

CPS.VQY30.280211184955.photo01.quicklook.default-245x163.jpgNicolas Sarkozy n’a pas aujourd’hui de ligne stratégique de rechange c’est d’ailleurs ce qu’annonce benoîtement Eric Besson lorsque celui-ci assure, s’agissant de la nomination de l’actuel numéro deux d’Areva, Luc Oursel, pour remplacer Anne Lauvergeon, qu’il ne s’agit pas «d'un changement d'orientation stratégique», ajoutant même «Le premier ministre demande très clairement à Luc Oursel de poursuivre l'action qui a été celle d'Anne Lauvergeon» poussant le gag jusqu’à dire que la dirigeante virée à «un bon bilan».

A quoi donc répond cette mise à l’écart?

Sauf à laisser totalement les mains libres à l’homme qui voulait se faire payer deux salaires – Henri Proglio actuel patron d’EDF – ont ne voit pas très bien où tout cela conduit.

Rappelons qu’Henri Proglio est ce patron d’industrie qui tient la catastrophe de Fukushima pour rien de plus qu’un retour d’expérience à prendre en compte avant de se lancer dans la co-construction du parc atomique aux Chinois. Tout un programme!

14/06/2011

Berlusconi:«un bel calcio nel culo!».

 1535651_3_2a5b_des-partisans-du-oui-au-quadruple-referendum.jpgAlors que depuis 16 ans le quorum n’était pas atteint en Italie pour des référendums d’initiative populaire – 24 depuis 1995 – les Italiens, en participant à 57% aux référendums de dimanche et de lundi, viennent d’infliger plus qu’un camouflet à Berlusconi: «un bel calcio nel culo!». En bon français «un beau coup de pied dans le cul».

C’est un nouvel échec cuisant pour «il Cavalière». Un désaveu cinglant, après l’humiliante débâcle que son attelage politique – droite ultra libérale et droite extrême populiste réunies – a subi aux municipales partielles d'il y a 15 jours où Milan la place forte berlusconienne est tombée à gauche ainsi que Trieste et Cagliari.

Le Président du Conseil italien qui, pour marquer sa volonté de ne pas voter, a passé son dimanche à la mer en Sardaigne, a réussit à transformer une consultation citoyenne en un plébiscite contre lui. Selon des résultats encore partiels du ministère de l'Intérieur, le «oui» se serait imposé à une écrasante majorité de l’ordre de 95 et 96 % pour chacune des 3 questions soumises aux Italiens.

En s’exprimant massivement, contre la privatisation de la distribution de l'eau, contre la construction de centrales nucléaires et contre l’immunité pénale, la sienne en particulier, la grande majorité des Italiens lui a tourné le dos. Ce faisant c'est la politique de son gouvernement qui vient d'être totalement désavoué dans les urnes.

Est-ce la fin de l’ère Berlusconi ? La question n’est plus taboue en Italie.

image_proces.jpgAujourd’hui politiquement déstabilisé Sylvio Berlusconi, 74 ans, est de plus poursuivi par la justice de son pays, à laquelle il devra répondre, dans trois affaires dont l’une pour abus de pouvoirs – délit pour lequel la peine en Italie est de douze ans de prison – et recours à la prostitution de mineure.

Ses amis politiques commencent à prendre des distance ainsi lors du référendum, le maire de Rome, Gianni Alemanno, et le président du Sénat, Renato Schifani, n’ont pas respecté les consignes d'abstention. Ils se rendus aux urnes et ont voté.

Le signe le plus fort vient du leader de la Ligue du Nord, Umberto Bossi, dont dépend la survie du gouvernement au Parlement. En déclarant à l’issue du référendum «Berlusconi ne sait plus parler au peuple», Bossi semble bien avoir sifflé la fin de la partie.

Au delà des revers qu’il vient d’essuyer c’est aussi au plan économique que la politique du chef de l’exécutif italien est contestée. The Economist vient de consacrer un dossier à «L'homme qui a 'niqué' tout un pays».

Lui reprochant «son mépris total de la situation économique de son pays» le journal conclue, «autant dire qu’il laissera derrière lui un pays dans une situation épouvantable».

Le moins que l’on puisse dire est que tout cela n’est pas glorieux pour cet homme qui n’a jamais mis de limites à son appétit de domination. Mais par le passé le bougre, qui concentre sur sa personne tout ce qui dénature la politique et sa noblesse, a toujours su rebondir et se maintenir.

Nicolas-Sarkozy-et-Silvio-Berlusconi_articlephoto.jpgArrogant, cynique, sur de lui et de la puissance de sa fortune, faisant et défaisant la loi à l’aune de ses intérêts personnels, il est sur que Sylvio Berlusconi ne renoncera pas facilement et que dès demain il s’attellera à la préparation des élections législatives qui doivent se dérouler dans deux ans.

Cette fois tout de même avec la claque qu’il vient de se prendre, on peut penser que, désormais, les Italiens et les Italiennes lui ont signifié qu’ils n’acceptent plus d’être représentés par lui. Lui qui, jour après jour, incarne un peu moins la figure d'un chef d'état respectable pour n'être plus qu'une injure faite à l’Italie et à son peuple. «Arrivederci povero stronzo, non ci mancherai*».

* au revoir pauvre con, tu ne vas pas nous manquer.

 

01:30 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : berlusconi, nucléaire, immunité pénale, ligue du nord, claque | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

30/05/2011

L’Allemagne décide de sortir du nucléaire en 11 ans! Première partie

arton6904-5c73c.jpg Angela Merkel a pris la décision d’engager l’Allemagne à mettre fin à la production d'énergie nucléaire. A la suite d’une réunion à laquelle ont participé des responsables de la coalition gouvernementale CDU CSU et FDP, ainsi que des représentants de l’opposition SPD et Verts, la majorité l’Allemagne va fermer ses centrales nucléaires selon un plan qui s’échelonne de maintenant à 2022.

A l’appui de cette décision de fermeture, dans des délais courts, l'Allemagne va agir à partir d’une stratégie selon deux axes forts: un objectif global de baisse de 10% de la consommation d'électricité et une montée en puissance plus rapide des énergies renouvelables dont la part doit passera de 30 à 35%.

Des mesures d’accompagnement sont prévues pour les secteurs industriels forts consommateurs en énergie, et les projets d’isolation d'immeubles anciens.

Dans le même temps Berlin ne renonce pas à ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 40% d'ici 2020.

L’Allemagne est la première grande puissance industrielle mondiale à se prononcer pour une sortie effective du nucléaire, ce dans un consensus le plus large. Il s’agit là d’une décision de première importance, qu’il faut saluer à plusieurs titres.

La «décision est irréversible», a déclaré Norbert Röttgen le ministre de l’Environnement allemand, ajoutant «Il n'y aura pas de clause de réexamen».L’Allemagne devra donc trouver, de maintenant à 2022, les moyens de satisfaire les besoins énergétiques du pays actuellement couvert par les centrales atomiques.

Ce faisant en renonçant à l’énergie atomique et en fixant pour son pays la fin du nucléaire civil pour 2022, Angela Merkel, tirant les conclusions de la catastrophe de Fukushima, revient courageusement sur l’une des promesses phare de son programme de campagne des législatives de 2009. Le fait-elle par hasard?

20:24 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : angela merkel, nucléaire, fukushima | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

07/04/2011

PS et nucléaire : le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce un double langage intolérable

gp_bigger_bigger.jpgAlors que dans un récent communiqué de presse Greenpeace vient de fustiger le peu d'ambition du Parti Socialiste face à l'impérieuse nécessité de changement de cap en matière de production d'énergie électrique, c'est maintenant le Réseau "Sortir du Nucléaire" qui dénonce le double langage de Martine Aubry. Rappelons que plus de 70% de nos concitoyens sont favorables à une sortie totale du nucléaire et à son remplacement par une production d'énergie électrique à partir des modes de production doux , solaire, éolien, géothermique et biomasse. L'ensemble adossé à un programme d'économie d'énergie et d'efficacité en terme d'isolation des constructions. Toutes ces dispositions sont retenues par l'Alliance Ecologiste Indépendante qui s'est à de nombreuses reprises prononcée dans ce sens.

Communiqué de Presse - 6 avril

logo-sdn.gifMardi 5 avril, Martine Aubry a présenté le nouveau programme du Parti Socialiste, intitulé... « Le changement ». Au cours de la conférence de presse, elle a notamment évoqué sa préférence personnelle pour la sortie du nucléaire, en ajoutant ne pas savoir combien de temps serait nécessaire. Est-ce la même personne qui, s’exprimant en tant que première secrétaire du Parti Socialiste, avait énergiquement plaidé pour une sortie du nucléaire en 20 ou 30 ans sur le plateau de Canal + le 21 mars dernier [1] ?

Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle à Martine Aubry que la sortie du nucléaire n'est pas un argument électoral : c'est une nécessité écologique, afin que les générations futures n'aient pas à souffrir des conséquences dramatiques pour l'Homme et l'environnement d'un accident toujours possible et du poids de la gestion de déchets dangereux pour des milliers d'années. Quoi qu’il en soit, ces prises de position publiques auraient pu laisser penser que le principal parti d’opposition de France avait enfin intégré la nécessité d’une révolution énergétique… si elles n’étaient pas en décalage total avec le texte programmatique du PS pour 2012 présenté mardi.

Pour Corinne François, porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire", « on se trouve face à un double langage intolérable : loin des belles déclarations de Mme Aubry, ce texte constitue une ode à la poursuite du nucléaire, qui aurait tout aussi bien pu être rédigée par Eric Besson ! »

En effet, on n’y trouve plus aucune mention d’une sortie du nucléaire, quels qu’en soient les délais. En dépit de quelques déclarations d’intention de développer les énergies renouvelables et les économies d’énergie, tout est mis en œuvre, à grands coups de cocoricos déplacés, pour sauver le « fleuron industriel » atomique : « Ne gâchons pas des années de succès technique et économique, unique au monde, du secteur public français – le nucléaire civil ».

Rien sur les points d’étapes indispensables à une transition énergétique pourtant évoquée. Aucune remise en cause des installations vieillissantes, poursuite du « retraitement » du combustible, et surtout poursuite du programme de renouvellement du parc nucléaire actuellement engagé (donc aucune remise en question de l’EPR, pourtant échec industriel monumental).

« Malgré un habillage qui se veut progressiste sur la transition énergétique, plus on avance dans la lecture du programme du Parti Socialiste, plus le discours s’appauvrit », souligne également Corinne François.

vaseline250.jpgOn y retrouve en effet les mêmes lieux communs et poncifs éculés que dans le discours de l’UMP, notamment sur le nucléaire « décarboné » [2] et peu coûteux, la « renaissance » de l’atome dans le monde et la soi-disant indépendance énergétique française. Par ailleurs, de nombreuses incohérences et formules maladroites ("sortir de la dépendance du nucléaire" (sic !)) donnent l’impression d’un texte-patchwork, champ de bataille où le camp pro-nucléaire l’a finalement emporté.

Ce double langage relève-t-il d’une stratégie électoraliste ? Déjà, en 1981, François Mitterrand promettait un référendum, la réduction du programme nucléaire et le développement des énergies renouvelables ; il n'a tenu aucune de ces promesses [3]. En 1997, hormis l'incontournable fermeture de Superphénix, la gauche plurielle n'a rien fait pour réduire la part du nucléaire, bien au contraire.
Ou cette cacophonie ne traduit-elle pas l’incapacité du Parti Socialiste à produire un programme ambitieux et novateur, en raison du soutien inconditionnel à l’atome de certains caciques ?

Il est affligeant de constater que le principal parti d’opposition français n’a tiré qu’en façade les leçons de la catastrophe de Fukushima, qui ne cesse de s'amplifier.

Alors que 70 % des Français plébiscitent la sortie du nucléaire dans deux sondages récents [4], le PS confirme son immobilisme et son éloignement de la population.

Corinne François conclut : « en refusant de remettre en question le règne de l’atome, le PS, à l’instar de l’UMP, pourrait condamner la France à cinq nouvelles années de retard pour enclencher une véritable transition énergétique, et à continuer à vivre avec un risque nucléaire qui ne fera que s’accroître avec le vieillissement des centrales ».


NOTES :

[1] Martine Aubry, sur Canal + le 21 mars 2011 :

http://www.dailymotion.com/video/xhrf1f_aubry-vers-une-sortie-du-nucleaire-d-ici-20-a-30-ans_news

[2] « le nucléaire [produit], sans émettre de CO2, une électricité abondante, permanente et bon marché », p. 8

[3] " Les crédits économisés par la réduction du programme nucléaire permettront d’augmenter fortement les moyens accordés aux économies d’énergie et aux énergies nouvelles." http://seaus.free.fr/spip.php?article781

[4] Sondage 1 de l'IFOP, réalisé du 15 au 17 mars 2011, à la demande d'Europe-Écologie Les Verts ; Sondage 2 d'Opinion Way réalisé les 16 et 17 mars 2011, à la demande de l'Alliance Écologiste Indépendante.

Contacts presse :

Réseau "Sortir du nucléaire"

Fédération de 875 associations agréée pour la protection de l'environnement
http://www.sortirdunucleaire.org/

Corinne François : 06 86 74 85 11

Jean-Pierre Minne : 06 71 07 24 47

logo Alliance Ecolo11.jpgAlliance Écologiste Indépendante

Bernard FRAU : 06 63 24 00 66

02:06 Écrit par Bernard FRAU dans 1. Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nucléaire, ps, alliance ecologiste indépendante, martine aubry, ump | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

09/02/2011

D'Italie à la Hague: La longue promenade de déchets nucléaires dangereux!

 

Un convoi de déchets nucléaires hautement radioactifs a été acheminé, depuis le site de stockage du réacteur de Garigliano, dans le sud de l'Italie, arrêté en 1982, par un train qui a traversé la France en direction du Terminal Nucléaire de Valognes dans la Manche d’où ils rejoindront par la route l’usine de retraitement Areva à la Hague.

Après traitement sur place ces déchets seront réexpédiés en Italie où il semblerait qu’aucune solution n’est prévue pour les recevoir.

evreux08fevrier201a1.jpgCe train qui a quitté l’Italie dimanche 6 février aura traversé, ce mardi 8 Février, 12 départements français. Dans chaque gare traversée une haute protection policière a été déployée pour accueillir les militants antinucléaires dont le seul défaut est d’être le symbole de la mauvaise conscience d’un état qui de manière constante se conduit en soutient inconditionnel d’une industrie sale, dangereuse et coûteuse.

Une fois de plus, tant les élus que les populations concernés n’ont pas été informés du passage de ce convoi ainsi que des risques et dangers qu’il fait courir potentiellement aux habitants des régions traversées qu’on expose sans leur consentement .

L’opacité la plus complète préside à ces transports dont ont ne connaît jamais les dispositions prévues pour faire face en cas d’accident toujours possible.

La non-transparence qui caractérise les opérations de transport de ces matières dangereuses est inadmissible de la part d’un état qui se dit démocratique et qui ne se prive pas de donner des leçons sur le sujet à ces homologues européens, africains, arabes ou chinois.

Au moment où AREVA, à coup de millions d’euros engouffrés dans des campagnes de communication détestables, essaye de banaliser l’industrie nucléaire, il faut rappeler que les déchets nucléaires sont dangereux et que leur nocivité se compte en milliers d’années. Il faut dire et dire encore que le nucléaire nuit à la santé et tue.

A ce propos «Alliance Écologiste» et le MEI tiennent à remercier, les militants antinucléaires de toutes tendances, qui, malgré la présence des forces policières, ont organisé des rassemblements protestataires, sur l’ensemble du parcours empruntés par le convoi.

 

 

11:12 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : déchets, la hague, areva, nucléaire, santé, accident, alliance Écologiste | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

27/02/2010

Bernard FRAU répond au collectif "STOP-EPR, Ni à Penly, ni Ailleurs"

 

Objet : Réacteur nucléaire de Penly

 

A l’attention de Monsieur Eddy VARIN

 

Monsieur,

 

Vous m’avez sollicité le 1er mars 2010 en vue d’obtenir de ma part et de celle de mes colistiers une réponse claire à la double question : Etes-vous pour ou contre le projet EPR à Penly ? Pourquoi ?

 

Je suis en mesure, en mon nom personnel et au nom de mes colistiers, de vous apporter les éléments de réponse suivants :

 

Notre position par rapport à ce projet est nette et sans ambiguïté. Nous sommes contre ce projet au point que dans nos propositions pour la prochaine mandature du Conseil Régional de Haute Normandie nous avons prévu l’inscription des crédits nécessaires aux études qui permettront aux élus de le  rejeter.

 

Cette prise de position est en cohérence avec celle qui est inscrite au programme de l’Alliance Ecologiste Indépendante qui demande La mise en place d’un plan national pluriannuel de sortie progressive du nucléaire adossé à des objectifs d'économies d'énergies et de production d’énergies renouvelables.

 

Quelles sont les raisons qui nous poussent à adopter cette position ?

 

D’abord sur la forme, la technique n’est pas maîtrisée. Chacun peut constater l’incapacité d’AREVA de mener à leur terme dans des conditions normales de garantie de sécurité les chantiers EPR en cours en Finlande et en France.   Les réserves émises, lundi 2 novembre 2009, par les autorités de sûreté nucléaire britannique, française et finlandaise concernant les systèmes de sûreté et de contrôle des réacteurs nucléaires EPR ne font qu’ajouter au trouble légitime des populations qui sentent bien qu’un risque de catastrophe « leur pend au bout du nez ».

 

Ensuite le coût de réalisation est très important et mal évalué. Personne aujourd’hui n’est en mesure de dire à combien revient réellement le KW/heure produit Personne n’est en mesure de dire ce que coûte la gestion des déchets nucléaires, pas plus que l’on ne connaît le coût du démantèlement des installations lorsque celles-ci devront être remplacées.

Enfin cette forme de production d’énergie est sale durablement. Elle génère des milliers de tonnes de déchets dangereux dont la durée de vie ramenée à celle d’un être humain donne le vertige tant elle est grande.

 

Certains pour justifier leur soutien à la réalisation de ce réacteur EPR de Penly mettent en avant les créations d’emploi que cette opération pourrait apporter.

 

Pas plus que nous croyons aux vertus des marchands d’illusions que sont les magiciens de foire, nous croyons aux partisans du  lobby nucléaire - PS, PCF, UMP, FN – et leurs alliés actuels – Les VERTS – et futurs – le Modem et Génération Ecologie –  lorsqu’ils veulent nous faire passer la pilule du nucléaire en nous faisant miroiter les emplois futurs. D’autres solutions existent pour créer de l’emploi. De l’emploi propre durable et non pathogène, c’est dans cette voie que s’oriente notre démarche de candidats responsables.

 

Rien ne mérite, en effet, que l’on soutienne un choix dangereux,  sale et  coûteux. Nous pensons qu’il faut dire non au nucléaire en général, à la construction d’un EPR à Penly en particulier et passer à une logique énergétique sure, propre et produite à un prix raisonnable et maîtrisé.

 

Je reste à votre disposition pour tout renseignement que vous pourriez juger utile de me demander et vous prie de croire, Monsieur, à l’expression de mes sentiments les meilleurs.

 

Bernard FRAU

Le secret du "recyclage" d'EDF et Areva
envoyé par gpfrance. - L'info video en direct. 

08/11/2009

Appel à Alain LE VERN,Pour l’Abandon de l’EPR de PENLY et la création d’un Pôle Haut-Normand d’Energies Marines

Les réserves émises, lundi 2 novembre, par les autorités de sûreté nucléaire britannique, française et finlandaise concernant les systèmes de sûreté des réacteurs nucléaires EPR ont amené le sénateur socialiste pro-nucléaire, Alain LE VERN, président de la Région Haute-Normandie, à interpeller dans un communiqué le ministre de l’Ecologie et de l’Energie.

 

Il s’agissait pour Alain LE VERN  de rappeler au ministre de ne « pas retarder …. », le projet des Deux Côtes, prévu au large du Tréport, pour lequel est envisagé l’implantation de 141 éoliennes à plus de 14 km des côtes.

 

Le Sénateur socialiste Alain LE VERN en champion de la production d’énergie propre et renouvelable, les Ecologistes Haut-Normands n’en reviennent pas ! L’infatigable soutien de la construction de l’EPR de PENLY aurait-il trouvé son chemin de Damas ? Ira-t-il jusqu’à soutenir désormais la position des Ecologistes en réclamant l’arrêt définitif de l’EPR et la sortie progressive du Nucléaire en Haute-Normandie ?

 

Chaque jour qui passe n’en finit pas d’apporter son lot de mauvaises nouvelles à propos des « malaises » du nucléaire!

 

Après les incidents à répétition dans différentes centrales, le dernier incident en date à la centrale du Tricastin dans la Drome a conduit ce vendredi 6 novembre le PDG sortant d'EDF Pierre Gadonneix, à reconnaître que sur les 58 réacteurs que compte le parc  nucléaire français, 15 sont actuellement à l'arrêt pour des opérations de maintenance soit 25% de la capacité de production.

 

La situation est mauvaise au point que la France pour passer l’hiver sans coupure d’électricité devra importer massivement de l’électricité de l’étranger dont elle dépend pour ses besoins! On parle de  4.000 mégawatts (MW) d'électricité «durant plusieurs semaines de novembre 2009 à janvier 2010» soit la production de quatre réacteurs nucléaires.

 

 

 

Le parc nucléaire français est vieillissant, dans un état dégradé.

 

La situation est donc favorable en France pour faire les choix politiques d’opportunité qui s’imposent : retrait du projet EPR de PENLY et mise en place d’un plan global de reconversion de l’outil de production énergétique français afin de sortir progressivement du tout nucléaire pour passer au renouvelable. 

 

La Haute-Normandie pourrait dans ce plan faire figure de fer de lance en proposant dès maintenant, la création, sur le site de la Côte d’Albâtre  à Saint-Jouin de Bruneval, d’un Pôle Haut-Normand d’Energies Marines, à la place du projet GAZ Normandie qui prévoie la construction d’un Port Méthanier et d’une usine de regazéification sur un site Natura 2000.

 

Une telle proposition, abandon de l’EPR de PENLY et création d’un Pôle Haut-Normand d’Energies Marines, constituerait la marque réelle d’une volonté politique forte de tourner le dos simultanément à l’énergie nucléaire et aux énergies carbonées.

 

L’alliance Ecologiste de Haute-Normandie :

 

·         Demande à Alain LE VERN, Président de la Région Haute-Normandie, de sortir des postures politiciennes faciles et de s’engager résolument à soutenir les écologistes Haut-Normands qui militent pour l’arrêt de PENLY et la Création d’un Pôle Haut-Normand d’Energies Marines.

 

·         Appelle tous les Ecologistes Haut-Normands –  les Verts, Europe-Ecologie et Cap 21 – à se rassembler pour exiger du Président de la Région Haute-Normandie une réponse claire et sans ambigüité concernant une question qui est au cœur des propositions de l’Ecologie Politique.

03/11/2009

Les systèmes de sûreté de l’EPR mis en cause par les inspecteurs de 3 pays

Dans une déclaration commune les autorités de sûreté nucléaire britannique (HSE/ND), française (ASN) et finlandaise (STUK) ont émis des réserves concernant les systèmes de sûreté des réacteurs nucléaires EPR. Plus globalement elles demandent tant aux exploitants qu’au fabricant "d'améliorer la conception initiale de l'EPR".


Chantier EPR Flamenville.jpgAlors que l'Autorité de Sureté Nucléaire impose au groupe d'électricité de revoir le logiciel de pilotage du réacteur, EDF assure que ces impositions n'ont pas d'impact "à ce stade" sur le calendrier du chantier du réacteur EPR de Flamanville.


A ce jour deux réacteurs de troisième génération (EPR) sont en cours de construction 1 en France à la Centrale de Flamanville, le second à la Centrale d'Olkiluoto en Finlande.

 

Déjà en avril 2009

 

Il faut rappeler que dès le mois d’avril 2009, l'Inspection britannique des installations nucléaires mis en cause le niveau de sûreté des systèmes de contrôle-commande qui constitue le cerveau de l'EPR.


"L'indépendance de ces systèmes est importante. En effet, si un système de sûreté est appelé à servir en cas de perte d'un système de contrôle, alors ces deux systèmes ne doivent pas faillir simultanément", ont indiqué lundi les 3 autorités de sûreté.

 

C’est la raison pour laquelle les futurs exploitants sont mis devant l’obligation "d'améliorer la conception initiale de l'EPR".

 

Le reproche fait, concerne le niveau interconnexion entre deux systèmes de contrôle jugé trop important alors qu’ils sont être indépendants, l'un étant dédié au fonctionnement du réacteur l'autre devant assurer sa sécurité.

 

Il faut pallier la perte de systèmes de sureté


La déclaration commune, porte sur les solutions que doivent proposer les différents exploitants et  Areva afin de répondre aux questions techniques soulevées par leurs Autorités de sûreté respectives. Les solutions attendues ne visent rien moins que de "pallier la perte de systèmes de sûreté". En d’autre terme en l’état, la conception actuelle de l’EPR ne permet pas, selon  les autorités de sûreté nucléaire britannique, française et finlandaise, de garantir un niveau satisfaisant de sécurité, qui puisse être démontré puis validé par des procédures de contrôle et d’essais standardisées.

 

AREVA minimise mais les faits sont là


Le groupe Areva, a beau minimiser les faits en déclarant, "la sûreté du réacteur n'est pas mise en cause", tout en assurant son soutien à "la démarche commune des autorités de sûreté nucléaire qui vont dans le sens d'une standardisation du contrôle-commande", il n’en reste pas moins que les faits sont là, les autorités de sureté nucléaire ont mis en évidence une faiblesse majeure du système de sécurité de l’EPR tel qu’il a été conçu et vendu.

 

Ce que confirme par ailleurs le réseau "Sortir du nucléaire", qui demande "l'annulation générale du programme EPR", et en particulier du chantier en cours à Flamanville et du réacteur prévu à Penly, dans le nord de la France.

 

Au delà des problèmes rencontrés avec les autorités de sureté nucléaire, le réacteur d'Olkiluoto en Finlande, prévu initialement pour l'été 2009, accumule les retards et les dépassements de coûts. A l’heure qu’il est sa mise en service selon le commanditaire TVO pourrait être de nouveau retardée après juin 2012.

 

L’alliance Ecologiste Indépendante qui s’est mainte fois prononcée pour dire qu’au lieu de construire de nouveaux réacteurs il valait mieux engager une véritable politique de sortie programmée du nucléaire parce que cette énergie est sale et dangereuse, réclame au gouvernement l’arrêt immédiat des EPR de Penly et de Flamanville.

20:36 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : autorité de sureté, nucléaire, epr, défaut majeur | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

 
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