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28/05/2013

L'UE a décider de lever l'embargo sur les armes à destination des rebelles syriens

Damas, Syrie, embargo, rebellion syrienne, Al Nosra, Al Qaïda, Bachar Al-Assad, Le Monde, Les Frères Musulmans, Qatar, Arabie Saoudite, Sergueï Riabkov, Coalition syrienne, Moaz al-Khatib   L'UE vient d’autoriser sous conditions la livraison d'armes aux rebelles syriens.

On peut s’interroger sur l’influence qu’a pu avoir le reportage filmé ramené de Syrie par deux journalistes du monde Jean-Philippe Rémy et Laurent Van Der Stockt qui accuse l’armée régulière de Bachar Al Assad d’avoir utilisé des armes chimiques contre les Frères musulmans et les djihadistes d’Al-Nosra en rébellion contre le régime.

Damas, Syrie, embargo, rebellion syrienne, Al Nosra, Al Qaïda, Bachar Al-Assad, Le Monde, Les Frères Musulmans, Qatar, Arabie Saoudite, Sergueï Riabkov, Coalition syrienne, Moaz al-Khatib   «Les présomptions d'utilisation de ces armes sont de plus en plus étayées », a déclaré le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius qui visiblement a rangé la diplomatie française sous le parapluie qatari et saoudien à la solde des va-t’en guerre de l’Oncle Sam et du Royaume-Uni.

C’est dans la nuit de lundi à mardi, que les Vingt-Sept ministres européens des Affaires étrangères ont finalisé leur accord dont l’accouchement a été plutôt difficile, l’Allemagne, les Pays Bas, l'Autriche, la République tchèque, la Suède, la Finlande et la Roumanie manifestant leur opposition à une participation extérieure de l'UE à la « guerre civile » syrienne. 

Damas, Syrie, embargo, rebellion syrienne, Al Nosra, Al Qaïda, Bachar Al-Assad, Le Monde, Les Frères Musulmans, Qatar, Arabie Saoudite, Sergueï Riabkov, Coalition syrienne, Moaz al-Khatib   «Ce qui compte, c'est ce qui est bon pour la Syrie. C'est plus important que de savoir si l'UE sera capable ou non de faire front commun sur chaque détail», a déclaré au cours des négociations le chef du Foreign Office faisant état de la  souveraineté britannique.

«L'UE vient de recevoir le prix Nobel de la paix, ce n'est pas pour s'engager directement dans un conflit par le biais de livraison d'armes», a rétorqué le chef de la diplomatie autrichienne Michael Spindelegger.

On peut se demander au nom de quelle disposition du droit international, des pays tiers, en l’occurrence ici le Royaume-Uni, la France, l’Italie, l’Allemagne et les autres peuvent décider de ce qui est bon pour la Syrie surtout lorsqu’il s’agit de prêter la main à des islamistes-djihadistes qui rêvent d’installer un Califat à Damas.

Damas, Syrie, embargo, rebellion syrienne, Al Nosra, Al Qaïda, Bachar Al-Assad, Le Monde, Les Frères Musulmans, Qatar, Arabie Saoudite, Sergueï Riabkov, Coalition syrienne, Moaz al-Khatib   Sont-ils aveugles ou ne comprennent-ils rien ces diplomates qui apparemment n’ont pas encore tiré les leçons des soi-disant « printemps » irakien, égyptien, libyen et tunisien ?

Sergueï Riabkov, vice-ministre russe des Affaires étrangères, s’est élevé contre la décision des 27, considérant que celle-ci portait un «préjudice direct à la possibilité d'organiser une conférence internationale» en vue de régler politiquement le conflit syrien.

Seule la volonté de ne pas laisser apparaitre une unité européenne ravagée a permis d’aboutir  à un compromis totalement boiteux qui maintient les sanctions économiques et financières du précédent embargo mais en soustrait la livraison d’armes à la rébellion anti-Assad.

Les exportations d’armes sont soumises à un code de bonne conduite de chacun des 27. Autant dire que cet accord n’est en aucun cas un accord européen mais une collection de promesses dont chacun sait que toujours elles n’engagent que ceux qui les avalent.

Quelles garanties les européens auront-ils de ne pas voir les armes entre les mains des extrémistes d’Al-Nosra  filiale d’Al-Qaïda ?

Cette question est d’autant plus importante que depuis le retrait de Moaz al-Khatib la Coalition nationale syrienne n’a plus de président et se trouve prise dans l’étau des batailles que se livrent  les parrains qatari et saoudien pour s’en assurer le contrôle.  

Il serait de bonne prudence que d’attendre de connaître exactement qui sont les membres de cette coalition et les rapports de force internes avant de commencer des livraisons d’armes.

Damas, Syrie, embargo, rebellion syrienne, Al Nosra, Al Qaïda, Bachar Al-Assad, Le Monde, Les Frères Musulmans, Qatar, Arabie Saoudite, Sergueï Riabkov, Coalition syrienne, Moaz al-Khatib   Enfin il convient de s’interroger fortement sur cet article du Monde qui, semble-t-il, est à l’origine des pressions effectuées pour aboutir à la décision européenne de lever l’embargo des armes à destination des rebelles syrien.

Damas, Syrie, embargo, rebellion syrienne, Al Nosra, Al Qaïda, Bachar Al-Assad, Le Monde, Les Frères Musulmans, Qatar, Arabie Saoudite, Sergueï Riabkov, Coalition syrienne, Moaz al-Khatib   Quelques photos de soldats complaisants, quelques déclarations calibrées de témoins bien briffés et de médecins acquis à la cause des rebelles, bref un reportage à charge dont aimerait savoir qui l’a financé.

L’on voudrait manipuler l’opinion publique pour lui faire admettre d’engager une expédition punitive contre Bachar Al-Assad comme cela a été le cas pour Saddam Hussein que l’on ne s’y prendrait pas autrement.

Tout cela n’est guère très glorieux pour la diplomatie française.

29/12/2012

On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif !

194294938lavrov.jpgAlors que la situation continue de se dégrader en Syrie, le ministre russe des affaires étrangères,Sergueï Lavrov, a déclaré «Nous sommes unanimes pour dire que les chances d’atteindre une solution politique existent toujours».

Cette déclaration intervient alors que se terminent ce samedi des entretiens avec l'émissaire international de l'Onu et de la Ligue arabe pour la paix en Syrie, Lakhdar Brahimi, qui était en visite à Moscou à la recherche de solutions.

Le chef de la diplomatie russe, n’a pas caché qu’en l’état il était impossible de convaincre Bachar Al-Assad de se retirer du pouvoir. Ce que les Etats-Unis et la cohorte des pays alliés, occidentaux et arabes, posent comme condition préalable à toute sortie du conflit.

4147575.jpgBachar Al-Assad « a dit à maintes reprises qu’il n’avait l’intention d’aller nulle part, qu’il resterait à son poste jusqu’au bout (...). Il n’est pas possible de changer cette position», a indiqué Sergueï Lavrov.

La Russie alliée de longue date du régime continue d’entretenir des relations étroites avec la Syrie, quand bien même ces derniers temps il a semblé qu’une certaine distance était en train de s’installer tout en insistant : «Placer le départ d'un président élu en pierre angulaire de tout dialogue est une violation de tous les accords obtenus».

Est-il dans la tradition politique de la France Républicaine de nous ingérer dans les affaires d’un pays souverain en décidant qui doit être ou ne pas être son président?

Une solution pourrait être acceptable pour le pouvoir en place. Celle-ci résiderait dans la mise en œuvre de l’accord international conclu à Genève en juin dont l’objectif vise  une solution politique au conflit.

C419271_l-emissaire-international-pour-la-syrie-lakhdar-brahimi-le-16-septembre-2012-avant-son-depart-de-damas.jpg’est visiblement à cette solution que s’accroche Lakhdar Brahimi lorsqu’il déclare : «S’il faut choisir entre l’enfer et une solution politique, nous devons tous travailler sans relâche en vue d’une solution politique».

Jeudi  dernier il a appelé, une fois de plus, à la création d'un gouvernement de transition ayant tous les pouvoirs en Syrie, avec l’organisation d'élections, «présidentielles» ou «parlementaires», selon les termes de l’accord négocié pour la sortie du conflit, insistant sur l’absolue nécessité pour le pays d’un changement  «réel».

Cet appel n’a pas été entendu par la diplomatie française qui maintient sa volonté de faire tomber le régime du président Assad, qui selon elle, « porte la responsabilité des 45.000 victimes de ce conflit » et « ne peut faire partie de la transition politique».

2100438_photo-1343111298583-1-0_640x280.jpgLaurent Fabius n’a-t-il pas dit le 16 décembre  dans une déclaration alambiquée à RFI-TV5-Le Monde : «Je pense que la fin se rapproche pour Monsieur Bachar al-Assad, vous avez vu, même si c'est controversé, que même les Russes l'envisagent».

La Russie qui, elle ne ménage pas ses efforts pour aboutir à mettre un terme à ce conflit, qui a fait au moins 45000 morts, a de son côté appelé à «des initiatives énergiques et déterminées pour faire cesser le bain de sang» en Syrie.

Cela paraît tout de même un peu plus responsable.

Dans le droit fil de ses initiatives Moscou a invité la Coalition de l’opposition syrienne à venir négocier en vue d’un règlement du conflit.

Cette dernière,  à la grande surprise de la Russie, a catégoriquement rejeté cette initiative. Moaz al-Khatib, le chef de la coalition est allé même jusqu’à réclamer à la Russie des excuses concernant sa position dans le conflit.

On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif dit fort pertinemment la sagesse populaire. Il faut croire que le chef de la coalition, n’a plus soif. Qu’il est désaltéré du sang qui coule abondamment en Syrie  depuis près de 21 mois maintenant.

reuters.jpgLe conflit a fait  45.000 victimes que les Occidentaux et les Arabes veulent imputer au seul Bachar Al-Assad, sans prendre en compte la responsabilité des pétromonarchies Arabie-Saoudite et Qatar en tête, de la Turquie et des islamistes à la solde d’Al-Qaïda qui voient dans la chute du pouvoir syrien l’occasion de conforter leur propre pouvoir et hégémonie régionale.

L’après Assad risque bien d’être chaotique !

C’est probablement ce que veut dire entre les lignes l’émissaire international Lakhdar Brahimi lorsqu’il émet ce qui peut être considéré comme une mise en garde aux occidentaux : «De mon point de vue, le problème est qu’un changement de régime – en Syrie – n’aboutira pas obligatoirement à une régularisation de la situation» ajoutant que la situation en Syrie pourrait dériver vers une situation à la somalienne.

"Il faut éviter tout ce qui pourrait entraîner une déflagration régionale", a insisté M. Fabius dans son intervention du 16 décembre à RFI-TV5-Le Monde. Certes !

Mais concrètement  que fait-il pour faire avancer une  solution aménagée de l’accord de Genève qui permettrait de ne pas reconduire Bachar Al-Assad à la tête de la Syrie au terme de son actuel mandat et laisserait aux Syriens le soin de se déterminer souverainement ?

Est-ce si compliqué pour la France d’agir librement et souverainement en faisant une ouverture diplomatique en direction de la Russie avec qui, quoi qu’il arrive nous aurons, à traiter dans les années futures sur le continent africain et au Maghreb.

Notre alliance avec les USA, c’est bien connu, n’a qu’une limite, celle des intérêts américains. Cela a toujours été ainsi avec ce pays dont les politiciens n’ont au final au bout de leur viseur qu’une religion celle de la prospérité américaine.

C’est bien pourquoi la position de la France devrait être de revenir dans le jeu en Syrie, en adoptant une posture franco-française ouverte à la diplomatie Russe en soutien de l’action de Lakhdar Brahimi.

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Rappelons-nous bien l’Amérique a été partie prenante de tous les conflits mondiaux  des cent dernières années et qu’au Moyen Orient elle est mal placée pour organiser la Paix pour avoir pris la relève en pire de l’Angleterre.

Toujours en guerre ou en préparation de guerre, prétendant agir au nom de la liberté et des droits de gaza-930manif anti amérique.jpgl’homme elle s’est toujours arrangée pour que le feu et le sang ne touchent jamais son territoire mais celui des autres en étant toujours très attentive aux intérêts du complexe militaro-industriel sur lequel s’appuie sa puissance méphitique.

 

 
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