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28/04/2013

Les Etats-Unis poursuivent à nouveau Novartis pour corruption tous azimuts

NEW YORK - Le gouvernement américain a porté plainte vendredi pour la deuxième fois en trois jours contre le géant pharmaceutique suisse Novartis, accusé d'avoir versé des pots-de-vin à des médecins et des pharmaciens pour les inciter à prescrire certains médicaments.

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Le département américain de la Justice a déposé une deuxième plainte au civil contre Novartis Pharmaceuticals invoquant des pots-de-vin payés par la société à des prestataires de santé, écrit le communiqué du DoJ.

Le gouvernement cherche à obtenir le maximum de dommages et intérêts autorisé par la loi pour avoir corrompu des médecins afin de les inciter à prescrire des produits de Novartis qui étaient remboursés par les programmes d'assurance-santé fédéraux, selon la plainte et le communiqué du DoJ.

Novartis est principalement accusé d'avoir payé des médecins pour des conférences sur certains médicaments, le Lotrel et le Valturna (hypertension) ou le Starlix (diabète) lors d'événements qui n'étaient rien d'autre que des déplacements récréatifs.

Dans plusieurs cas Novartis a payé des médecins pour de prétendues conférences qui n'ont pas eu lieu du tout, auxquelles personne ou quasiment personne n'a assisté, poursuit le DoJ.

Parfois, toute allocution était même virtuellement impossible comme lors de sorties en mer pour pêcher en Floride ou dans des restaurants de la chaîne Hooters connue pour ses serveuses très pulpeuses en T-shirts et shorts très moulants, détaille encore le DoJ.

Les médecins étaient également souvent invités dans des restaurants chics et chers: il donne l'exemple d'un dîner où, outre un repas à 672 dollars par tête, le médecin invité a reçu un honoraire de 1.000 dollars.

Ces programmes de supposées conférences étaient très rentables en termes d'ordonnances supplémentaires générées pour ses médicaments, souligne le DoJ.

Le laboratoire helvétique n'a donc pas lésiné et y a consacré 65 millions de dollars entre janvier 2002 et novembre 2011 pour 38.000 programmes de conférences liées aux Lotrel, Valturna et Starlix.

Les patients méritent des soins fondés sur le jugement médical d'un médecin, pas sur son intérêt financier, a commenté Stuart Delery, l'un des procureurs cité dans le communiqué.

Les programmes fédéraux d'assurance-médicale Medicare et Medicaid, pour les personnes âgées ou à faibles ressources, ont dû verser des millions de dollars de demandes de remboursements entachées de corruption, dénonce-t-il encore.

La plainte de vendredi est de plus vaste ampleur que celle déposée mardi, qui accusait Novartis d'avoir, depuis 2005, poussé au moins une vingtaine de pharmacies à orienter des milliers de patients ayant reçu une greffe vers l'un de ses médicaments, le Myfortic, en proposant des pots-de-vin sous forme de rabais et de promotions.

Les autorités fustigent aussi Novartis pour avoir tenu des programmes de conférences de médecins qu'il savait entachés de possibles pots-de-vin alors qu'il avait passé un accord amiable de 422,5 millions de dollars avec le gouvernement américain en septembre 2010 pour mettre fin à des accusations de marketing et d'incitations illicites à prescrire certains médicaments.

Nous sommes en désaccord avec la manière dont le photo_1367005688148-1-0.jpggouvernement dépeint notre conduite dans ces deux cas. Novartis investit beaucoup de temps et de ressources pour s'assurer que nous conduisons nos affaires de façon responsable, a commenté André Wyss, président de Novartis aux Etats-Unis.

Les rabais et ristournes par des compagnies pharmaceutiques sont des pratiques usuelles, correctes et légales reconnues par le gouvernement lui-même et les prestations de médecins lors de conférences sont une pratique usuelle et acceptée de notre secteur, a ajouté une porte-parole, précisant que Novartis allait se défendre.

©AFP / 27 avril 2013 03h21

Lu surhttp://www.romandie.com/news/

25/07/2011

Dette des US: négociations au point mort!

le congrès américain.jpgSi avant le 2 août les élus démocrates et républicains du Congrès américain n’arrivent pas à se mettre d’accord sur les modalités d’un relèvement du plafond de la dette de l’état, les Etats-Unis ne seront plus en mesure d’assurer le service de leur dette dont le montant est à l’heure actuelle de 14.300 milliards de dollars.

fitch_desc.jpgAlors que les négociations sont dans l’impasse les agences de notations menacent, faute de mesures radicales, de faire perdre aux Etats-Unis la fameuse note triple A qui jusqu’à maintenant leur est attribuée malgré la colossale dette souveraine du Pays qui résulte d’une politique récurrente de déficit public intenable désormais.

Du coup chacun s’est mis à travailler de son côté.

Le différent porte sur le fait que côté républicains l’on refuse obstinément la proposition de la Maison Blanche de faire participer les plus riches des contribuables à l’effort national à travers une augmentation des impôts de ces derniers venant s’ajouter à une baisse des dépenses publiques en contrepartie d’un accord d’un relèvement du plafond de la dette américaine.

Aujourd’hui démocrates et républicains semblent être d’accord pour ne plus parler de hausse des impôts.

Une nouvelle proposition démocrate vise à relever le plafond de la dette de 2700 milliards de dollars ce qui assurerait la couverture des besoins jusqu’à l’élection de 2012. Le plan démocrate serait assorti d’une baisse globale de 2700 milliards sur 10 ans. Il semble toutefois que les généralement les analystes considèrent que pour rester dans des conditions «admissibles» que le montant de l’enveloppe d’économies à réaliser se situe à 4000 milliards de dollars.

La proposition des républicains porte sur une progressivité du relèvement du plafond, de manière à maintenir une pression permanente sur l’administration afin que celle-ci poursuive sur la voie de la recherche de réduction des dépenses avant les élections de 2012.

Un amendement à la Constitution instaurant l’obligation de voter les budgets en équilibre est portée par l’aile la plus à droite des républicains.

Sont visées par les républicains, les mesures du système d'assurance santé cher au Président OBAMA – Medicare, Medicaid et Social Security – dont le coût risque d'exploser dans les dix ans à venir.

898933-1063220.jpgDu coup les marchés financiers mondiaux retrouvent une certaine fébrilité, alors que vendredi ils exultaient après l’annonce de l’accord européen pour aider la Grèce, les voilà, constatant l’enlisement américain, repartis à la baisse. Pire l’agence Fitch vient de placer le pays sous perfusion, en défaut partiel, l’agence Moody’s de son côté de descendre la dite note de 3 crans à un fil du défaut de paiement.

Titanic.jpgIl faut tout de même aujourd’hui prendre conscience que sous des aspects «feuilleton bagarres financières de séries B télévisées» quelques irresponsables – les indécrottables fêlés de la droite républicaine et les agences de notations – sont en train de faire prendre à la planète un risque de déclenchement d’une crise financière mondiale généralisée bien pire que celle à laquelle il a fallu faire face en 2008 avec la crise des «subprimes» et le dépôt de bilan de la banque Lehmann Brothers dont l’issue serait particulièrement incertaine.

Cette volonté de réduction permanente des coûts liés aux programmes en direction des moins favorisés et des classes moyennes des systèmes développés devient insupportable. Accompagnée d’une réticence de plus en plus affichée des nantis à ne pas vouloir prendre part aux efforts des membres des communautés nationales est tout simplement indécente.

Cette guerre, car s’en est une, des plus favorisés contre les moins pourvus qui payent le prix fort de la crise économique mondiale – baisse du pouvoir d’achat, augmentation des impôts, diminution des services, chômage des jeunes et des séniors, augmentation de la précarité et de l’insécurité – risque en tout cas de fort mal se terminer.

Plus que jamais le retour de l’état régulateur s’impose pour mettre fin au désordre économique et social actuel qui ne tardera pas à nous submerger. La situation présente ne peut pas perdurer.

La recherche d'un nécessaire et juste équilibre entre recettes fiscales, dépenses publiques et appel à l'emprunt ne peut pas être passée par pertes et profits. La responsabilité des représentations nationales dans les démocratie est engagée.

barack-obama-10496216taaoy_1713.jpgAux Etats-Unis le Président Obama, après avoir ouvert sans succès toutes les portes de la négociation, pourrait décider, devant l’incurie générale, de se passer de l’avis des membres du Congrès, et de poursuivre ses appels à l’emprunt pour financer la dette de son administration Pour ce faire il pourrait s’appuyer sur le 14ème amendement qui dispose que la dette publique du Pays ne peut pas être remise en cause.

On ne pourrait que se féliciter d'un tel comportement, courageux digne et responsable.

 
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