Avertir le modérateur

09/12/2012

Silvio Berlusconi : Le virus du populisme à l’assaut de l’Italie

Sylvio Berlusconi, Italie, Mario Monti, Gianfranco Fini, Alliance Nationale, Giorgio Napolitano, Standard & Poors, Il Corriere de la Sera, La Republica, Cavaliere, Europe, Allemagne, Populisme, Démagogue, Iginio Ariemma, Palazzo Chigi, Quirinal, bunga-bunga, Angelino Alfano, Polo della Liberta, Pierluigi Bersani, «Le Président du Conseil n'estime pas possible de poursuivre l'exercice de son mandat et a par conséquent manifesté son intention de remettre sa démission», précise un communiqué du Quirinal, équivalent italien du Palais de l’Elysée après que Mario Monti se soit ouvert de son intention auprès de Giorgio Napolitano.

C’est que le vieux dinosaure «bunga-bunga» a en effet annoncé qu’il avait décidé de tenter à 76 ans un come-back sur la scène politique italienne. 

Sylvio Berlusconi, Italie, Mario Monti, Gianfranco Fini, Alliance Nationale, Giorgio Napolitano, Standard & Poors, Il Corriere de la Sera, La Republica, Cavaliere, Europe, Allemagne, Populisme, Démagogue, Iginio Ariemma, Palazzo Chigi, Quirinal, bunga-bunga, Angelino Alfano, Polo della Liberta, Pierluigi Bersani, Pour la sixième fois Silvio Berlusconi fait savoir qu’il sera présent avec sa coalition électorale en mars  ou en Février 2013 en vue de briguer le poste de Président du Conseil.

Mario Monti l’actuel locataire du Palazzo Chigi, considéré en Europe comme l’homme qui mène à bien une politique d’assainissement durable de l'économie italienne, s’est donc  résigné à présenter sa démission  au Président de la République Giorgio Napolitano en précisant qu’il partirait après le vote du budget 2013 indiquant « qu'il n'avait pas les moyens d'aller de l'avant ».

Cette décision de démissionner est intervenue après qu’Angelino Alfano, le secrétaire du PDL  – Popolo della Liberta –, se soit livré à une attaque publique du bilan du gouvernement  alors que pendant un an il l’avait soutenu.

Plus déterminantes dans la décision de Mario Monti sont probablement  les très violentes critiques portées sur son bilan par Sylvio Berlusconi soi-même : «Le pays est au bord du gouffre. L'économie est à bout de forces : un million de chômeurs en plus, une dette publique qui augmente, le pouvoir d'achat qui s'effondre, la pression fiscale à des niveaux insupportables», a dit Silvio Berlusconi pour justifier ce que, Pierluigi Bersani, le chef du Parti Démocrate – centre-gauche –  a qualifié d’ «irresponsabilité» d’une droite «qui a trahi l'engagement pris il y a un an».

C’est ainsi, en pleine période de pression des marchés, l’homme aux plaisanteries douteuses, l’homme à l’égo démesuré, le vieux beau connu  pour son appétit très prononcé pour les jolies et jeunes, très jeunes, femmes, a fait tomber, l’ancien commissaire européen, l’austère  technicien de l'économie respecté par ses pairs.

Devant des  journalistes il a lâché en forme de défi à ses futurs adversaires, «je suis là pour gagner». Expliquant sans se démonter : «quand je faisais du sport, je ne me suis jamais préparé pour obtenir un bon résultat, mais pour vaincre».

Le pari qu’il engage est tout de même pour le moins hasardeux. Les instituts de sondages créditent son parti de 18% d’intention de vote alors qu’en 2008 il se situait à 35%.

Plusieurs autres raisons rendent particulièrement aléatoire le jeu de l’homme d’affaire italien.

D’abord son âge, il a 76 ans et les années tumultueuses Sylvio Berlusconi, Italie, Mario Monti, Gianfranco Fini, Alliance Nationale, Giorgio Napolitano, Standard & Poors, Il Corriere de la Sera, La Republica, Cavaliere, Europe, Allemagne, Populisme, Démagogue, Iginio Ariemma, Palazzo Chigi, Quirinal, bunga-bunga, Angelino Alfano, Polo della Liberta, Pierluigi Bersani, se font lourdes. De plus les 16 années, pendant lesquelles il a présidé aux destinées de l’Italie n’ont pas été probantes quant aux résultats. Mais le plus dur pour ce politicien fanfaron et sans scrupule réside dans le rejet que commencent à lui manifester les responsables du parti qu’il a fondé.

En particulier le patron d’Alliance Nationale, Gianfranco Sylvio Berlusconi, Italie, Mario Monti, Gianfranco Fini, Alliance Nationale, Giorgio Napolitano, Standard & Poors, Il Corriere de la Sera, La Republica, Cavaliere, Europe, Allemagne, Populisme, Démagogue, Iginio Ariemma, Palazzo Chigi, Quirinal, bunga-bunga, Angelino Alfano, Polo della Liberta, Pierluigi Bersani, Fini, l’actuel président de la Chambre des Députés prenant quelques distances avec son allié, a commenté les déclarations de Berlusconi sur un ton pour le moins ironique, voir méprisant : «les dinosaures appartiennent à une autre ère géologique».

Enfin, et cela ne pourra que jouer fortement en sa défaveur, Sylvio Berlusconi risque encore une lourde condamnation au Tribunal de Milan dans le procès qui lui est intenté pour, excusez du peu : «concussion et prostitution de mineure».

Ce qui fait dire au politologue  Iginio Ariemma : «Il faut être ou inconscient ou malade pour tenter l’aventure dans de telles conditions».

Démagogue en diable, Silvio Berlusconi, passe outre et se met avant comme un chef responsable et dévoué. C’est dit-il «en désespoir de cause et avec tristesse qu’il s’intéresse à nouveau à la vie publique», ajoutant le faire  «uniquement par sens des responsabilités». Populisme ? oui populisme exécrable parce qu’il trompe ceux à qui il s’adresse.

Sa campagne, qui devrait tourner autour des  impôts qui plombent les budgets des classes moyennes, l'absence de croissance, et viser une Europe soumise à Sylvio Berlusconi, Italie, Mario Monti, Gianfranco Fini, Alliance Nationale, Giorgio Napolitano, Standard & Poors, Il Corriere de la Sera, La Republica, Cavaliere, Europe, Allemagne, Populisme, Démagogue, Iginio Ariemma, Palazzo Chigi, Quirinal, bunga-bunga, Angelino Alfano, Polo della Liberta, Pierluigi Bersani, l'Allemagne, pourrait toutefois rencontrer  un certain succès chez des italiens durement touchés par l’austérité imposée en vue du redressement des comptes publics : «il n'y a eu que des nouvelles taxes créées, les salaires sont restés ceux d'il y a dix ans, on n'arrive même plus à boucler les fins de mois» disent certains.

La presse italienne, elle, ne lui fera pas de cadeau. D’ores et déjà elle fustige le politicien retors qui ose se représenter alors  qu'il doit encore répondre de plusieurs procès et condamnations. Ainsi les Italiens ont pu lire  à la une de la Repubblica à propos de ce come-back « Un geste qui révèle les chantages du Cavaliere ».

Une note positive, à toute chose malheur peut être bon, selon «Il Corriere del la Sera » la situation permet  à Mario Monti d’avoir les mains libres pour s'engager en politique.

C’est apparemment un souhait des centristes et d’une partie de la droite qui rejettent résolument  une rupture avec le « berlusconisme » qui a pourri l'Italie durant 18 ans.

Comme quoi les figures providentielles du passé devraient sagement se garder de céder à la tentation de revenir sur le devant de la scène. N’est pas De Gaulle n’importe qui !

Quoi qu’il en soit une ère d’incertitude politique risque désormais de planer à nouveau  sur une Italie en proie à des difficultés qui, si elles devaient s’aggraver, ne ferait que rendre encore plus difficile la situation globale de la Zone Euro.

D’ores et déjà la décision de Berlusconi, qui oblige Sylvio Berlusconi, Italie, Mario Monti, Gianfranco Fini, Alliance Nationale, Giorgio Napolitano, Standard & Poors, Il Corriere de la Sera, La Republica, Cavaliere, Europe, Allemagne, Populisme, Démagogue, Iginio Ariemma, Palazzo Chigi, Quirinal, bunga-bunga, Angelino Alfano, Polo della Liberta, Pierluigi Bersani, Giorgio Napolitano à anticiper des élections qui étaient prévues au 7avril, a réveillé les tensions sur les marchés. Ce qui n’a pas échappé à l’agence de notation Standard & Poor's qui parle déjà  d’ «risque significatif» en lien avec l’après-Mario Monti.

23/05/2012

En Europe, le pouvoir est à Goldman Sachs

 

François Hollande, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Mario Draghi, Goldman Sachs, Mario Monti, Lucas Papademos, Banque Centrale Européenne, Petros Christodoulos, National Bank of Greece, Henry Paulson, William C. Dudley, Swaps, Antonio Borges, Karel Van Miert, Ottmar Issing, Bundesbank, Peter Sutherland, Alessio Rastani, El Correo, Eduardo Febbro,François Hollande, dont l’élection vient de changer la donne en Europe, se rend à Bruxelles pour préparer avec les 27 chefs d’Etat européens le prochain sommet européen des 28 et 29 juin. Sur fond de crise en Grèce et de relance de l’économie en Europe le Président de la République va tenter de convaincre Angela Merkel, la Chancelière Allemande, d’accepter que soit mis en place à l’agenda de l’UE, les euro-obligations pour mutualiser la dette de chacun des partenaires.

Celle-ci reste indéfectiblement campée sur son traité de François Hollande, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Mario Draghi, Goldman Sachs, Mario Monti, Lucas Papademos, Banque Centrale Européenne, Petros Christodoulos, National Bank of Greece, Henry Paulson, William C. Dudley, Swaps, Antonio Borges, Karel Van Miert, Ottmar Issing, Bundesbank, Peter Sutherland, Alessio Rastani, El Correo, Eduardo Febbro,discipline budgétaire qu’en son temps elle avait réussit à faire avaler à Nicolas Sarkozy. A l’heure où les discussions vont s’enchaîner avec en arrière-plan les inévitables montées de tension entre Berlin et Paris, il m’est apparu intéressant de porter à la connaissance des lecteurs de ce blog, l’article rédigé par Eduardo Febbro, journaliste à El Correo le journal de la diaspora latino-américaine.

Nombre des acteurs de la scène européennes qui vont s’exprimer ces prochains jours y sont cités. Leurs propos et prises de position y seront éclairés d’une lumière inhabituelle.

Bernard FRAU : Humanisme – Ecologie – République.

François Hollande, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Mario Draghi, Goldman Sachs, Mario Monti, Lucas Papademos, Banque Centrale Européenne, Petros Christodoulos, National Bank of Greece, Henry Paulson, William C. Dudley, Swaps, Antonio Borges, Karel Van Miert, Ottmar Issing, Bundesbank, Peter Sutherland, Alessio Rastani, El Correo, Eduardo Febbro,« La BCE, la Grèce et l’Italie dans les mains de Goldman Sachs. Les techniciens de la société sont à la tête de deux gouvernements et de la Banque Centrale Européenne. Ceux-ci appartiennent au réseau que Sachs a tissé sur le Vieux Continent et, à divers degrés, ont participé aux opérations illicites les plus truculentes orchestrées par l’institution étasunienne. De plus, ce ne sont pas les seuls.

L’histoire pourrait combler toutes les attentes des adeptes des théories du complot. Où est le pouvoir mondial ?

La réponse tient dans un seul nom et lieu : au siège de la banque d’affaire Goldman Sachs. La banque étasunienne a réussi un exploit peu fréquent dans l’histoire politique François Hollande, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Mario Draghi, Goldman Sachs, Mario Monti, Lucas Papademos, Banque Centrale Européenne, Petros Christodoulos, National Bank of Greece, Henry Paulson, William C. Dudley, Swaps, Antonio Borges, Karel Van Miert, Ottmar Issing, Bundesbank, Peter Sutherland, Alessio Rastani, El Correo, Eduardo Febbro,mondiale : placer ses hommes à la tête de deux gouvernements européens et de la banque qui régit les destins des économies politiques de l’Union Européenne. Mario Draghi, l’actuel président de la Banque Centrale Européenne ; Mario Monti, le président du Conseil Italien qui a remplacé Silvio Berlusconi ; Lucas Papademos, le nouveau Premier ministre grec, tous appartiennent à la galaxie Goldman Sachs.

Ces trois responsables, dont deux Monti et Papademos, François Hollande, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Mario Draghi, Goldman Sachs, Mario Monti, Lucas Papademos, Banque Centrale Européenne, Petros Christodoulos, National Bank of Greece, Henry Paulson, William C. Dudley, Swaps, Antonio Borges, Karel Van Miert, Ottmar Issing, Bundesbank, Peter Sutherland, Alessio Rastani, El Correo, Eduardo Febbro,forment l’avant-garde de l’annexion de la politique à la technocratie économique, appartiennent au réseau que Sachs a tissé sur le Vieux Continent et, à divers degrés, ont participé aux opérations illicites les plus truculentes orchestrées par l’institution étasunienne.

De plus, ils ne sont pas les seuls. On peut mentionner aussi Petros Christodoulos, aujourd’hui à la tête de l’organisme qui administre la dette publique grecque et dans le passé président du National Bank of Greece, à qui Sachs a vendu le produit financier connu sous le nom de « Swap » et avec lequel les autorités grecques et Goldman Sachs ont orchestré le maquillage des comptes grecs.

Le dragon qui protège les intérêts de Wall Street dispose François Hollande, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Mario Draghi, Goldman Sachs, Mario Monti, Lucas Papademos, Banque Centrale Européenne, Petros Christodoulos, National Bank of Greece, Henry Paulson, William C. Dudley, Swaps, Antonio Borges, Karel Van Miert, Ottmar Issing, Bundesbank, Peter Sutherland, Alessio Rastani, El Correo, Eduardo Febbro,d’hommes clefs dans les postes les plus décisifs et pas seulement en Europe. Henry Paulson, ex-président de Goldman Sachs, a été nommé ensuite secrétaire du Trésor des États-Unis, tandis que William C. Dudley, autre cadre supérieur de Goldman Sachs, est l’actuel président de la Réserve fédérale de New York.

Mais le cas des responsables européens est plus paradigmatique. Mario Draghi emporte la palme d’or. L’actuel président de la Banque Centrale Européenne, BCE, a été vice-président de Goldman Sachs pour l’Europe entre les années 2002 et 2005. A ce poste, Draghi a eu un rôle plus qu’ambigu. L’intitulé de son poste était « entreprises et dettes souveraines ».

François Hollande, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Mario Draghi, Goldman Sachs, Mario Monti, Lucas Papademos, Banque Centrale Européenne, Petros Christodoulos, National Bank of Greece, Henry Paulson, William C. Dudley, Swaps, Antonio Borges, Karel Van Miert, Ottmar Issing, Bundesbank, Peter Sutherland, Alessio Rastani, El Correo, Eduardo Febbro,Précisément, à ce poste Draghi a eu pour mission de vendre le produit incendiaire « Swap ». Cet instrument financier est un élément déterminant dans l’occultation des dettes souveraines c’est-à-dire dans le maquillage des comptes grecs. Cette ruse fut l’astuce qui a permis à la Grèce de se qualifier pour faire partie des pays qui allaient utiliser l’euro, la monnaie unique européenne.

Techniquement, et avec Goldman Sachs comme opérateur, il s’est agi alors de transformer la dette extérieure de la Grèce de dollars en euros. Ainsi, la dette grecque a disparu des bilans négatifs et Goldman Sachs a emporté une juteuse commission.

Ensuite, en 2006, Goldman Sachs a vendu une partie de ce paquet de « Swaps » à la principale banque commerciale du pays, à National Bank of Greece, dirigée par un autre homme de la Goldman Sachs, Petros Christodoulos, ex-trader de la Goldman Sachs et qui est actuellement le directeur de l’organisme de gestion de la dette de la Grèce que lui même et les déjà mentionnés ont contribué à dissimuler d’abord et à augmenter après.

Mario Draghi a un historique lourd. L’ex-président de la République Italienne Francesco Cossiga a accusé Draghi François Hollande, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Mario Draghi, Goldman Sachs, Mario Monti, Lucas Papademos, Banque Centrale Européenne, Petros Christodoulos, National Bank of Greece, Henry Paulson, William C. Dudley, Swaps, Antonio Borges, Karel Van Miert, Ottmar Issing, Bundesbank, Peter Sutherland, Alessio Rastani, El Correo, Eduardo Febbro,d’avoir favorisé Goldman Sachs dans l’attribution de contrats importants quand Draghi était directeur du Tesoro e Italia était en plein processus de privatisation. Ce qui est certain c’est que celui qui est maintenant directeur de la Banque Centrale Européenne apparaît pleinement lié à la vente de « Swaps » dans toute l’Europe.

Dans cette mêlée de falsifications surgit le chef de l’Exécutif grec, Lucas Papademos. Le Premier ministre a été gouverneur de la banque Centrale grecque entre 1994 et 2002. C’est précisément la période pendant laquelle Goldman Sachs a été complice de l’occultation de la réalité économique grecque et en tant que responsable de l’établissement bancaire national, Papademos ne pouvait pas ignorer la ruse qui était monté.

Les dates où il a occupé la fonction font de lui un opérateur du montage. Dans la liste des remarquables Mario Monti le suit. L’actuel président du Conseil Italien fut conseillé international de Goldman Sachs dès 2005.

François Hollande, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Mario Draghi, Goldman Sachs, Mario Monti, Lucas Papademos, Banque Centrale Européenne, Petros Christodoulos, National Bank of Greece, Henry Paulson, William C. Dudley, Swaps, Antonio Borges, Karel Van Miert, Ottmar Issing, Bundesbank, Peter Sutherland, Alessio Rastani, El Correo, Eduardo Febbro,En résumé, plusieurs des hommes qui ont fabriqué la catastrophe ont été appelés à prendre maintenant les rênes de postes clefs et avec la mission de réparer, aux dépens des bénéfices sociaux des peuples, les conséquences des escroqueries qu’eux mêmes ont réalisées. Il n’y a aucun doute qu’il existe ce que les analystes nomment « un gouvernement européen Sachs ».

Le portugais Antonio Borges a dirigé jusqu’à il y a peu – il vient de démissionner – le Département Europe du Fonds monétaire international. Jusqu’à 2008, Antonio Borges a été vice-président de Goldman Sachs. Le disparu Karel Van Miert – Belge – fut commissaire européen à la Concurrence et aussi un cadre Goldman Sachs.

L’Allemand Ottmar Issing a successivement été le président de la Bundesbank, conseiller international de la banque d’affaire étasunienne et membre du Conseil de l’Administration de la Banque Centrale Européenne.

Jim O’Neill est un autre homme du sérail : le président de Goldman Sachs Asset Management, O’Neill, surnommé « Le Gourou » de Goldman Sachs, est l’inventeur du concept de Brics, le groupe de pays émergents composé par le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud. O’Neill est accompagné par un autre poids lourd, Peter Sutherland, ex-président de Goldman Sachs International, membre de la section Europe de la Commission Trilatérale– le même que Lucas Papademos – un ex-membre de la Commission de la Concurrence dans l’Union Européenne, ex procureur général de la République d’Irlande et médiateur influent dans le plan qui a débouché sur le sauvetage de l’Irlande.

Alessio Rastani a entièrement raison. Ce personnage qui s’est présenté à la BBC comme trader et qui a dit il y a quelques semaines : « Les hommes politiques ne gouvernent pas le monde. Goldman Sachs gouverne le monde ».

Son histoire est exemplaire, du double jeu, comme le sont les personnalités et les carrières de ces bras mondiaux de Goldman Sachs. Alessio Rastani a dit qu’il était un trader londonien, mais ensuite on a découvert que trader il n’était pas et qu’il pourrait bien faire partie de « Yes Men », un groupe d’activistes, qui à travers la caricature et l’infiltration des médias, dénoncent le libéralisme.

Restera pour les pages de l’histoire mondiale de l’impunité la figure de ces personnages. Employés par une société des États-Unis, elles ont orchestré l’une des plus grandes escroqueries connues à ce jour, dont les conséquences se paient aujourd’hui. Ils ont été récompensés en prenant le gouvernail de la crise avec celles qu’ils ont complotées.

Source journal de la diaspora latino-américaine: « El Correo ».

Rédacteur de l’article : Eduardo Febbro

Titre original : « En Europa el poder es de Goldman Sachs »

Publication : le 23 novembre 2011.

Traduit de l’espagnol pour El Correo par : Estelle et Carlos Debiasi

Version de cet article en: Español

10/05/2012

François Hollande ne doit pas craindre le clash avec Angela Merkel

michel Rocard, François Hollande, Mario Monti, Angela Merkel, SPD, Rajoy, CDU, Sigmar GABRIEL, Mario Monti, Italie, Espagne, Allemagne, Goldman Sach, Wall-Street, FMI.Angela Merkel, devant le Bundestag vient aujourd’hui de faire monter d’un cran le bras de fer avec le prochain exécutif de la France.

Alors même que les Français viennent de porter à la présidence du Pays François Hollande en soutenant son programme de relance européenne contre celui d’austérité de son poulain Nicolas Sarkozy, Angela Merkel vient de réaffirmer qu’elle rejetait tout plan de relance keynésien pour la zone euro.

michel Rocard, François Hollande, Mario Monti, Angela Merkel, SPD, Rajoy, CDU, Sigmar GABRIEL, Mario Monti, Italie, Espagne, Allemagne, Goldman Sach, Wall-Street, FMI.Tout en proclamant pour la forme que « la réduction de l’endettement et le renforcement de la croissance sont les deux piliers de notre stratégie », la mère de la politique d’austérité qui a mis à genoux la Grèce, qui fait des ravages en Espagne au Portugal et en Italie, qui est à la base de la grave crise politique aux Pays-Bas, vient de signaler à ses partenaires européens qu’il était hors de question de faire de « la croissance à crédit ».

« La croissance par des réformes structurelles, c’est sensée, c’est important, c’est nécessaire », s’est-elle déclarée. En d’autre terme la chancelière allemande entend imposer à la France une réforme libérale dont les principales mesures sont connues pour les dégâts qui n’ont pour seule issue la dégradation des économies nationales qui les appliquent.

michel Rocard, François Hollande, Mario Monti, Angela Merkel, SPD, Rajoy, CDU, Sigmar GABRIEL, Mario Monti, Italie, Espagne, Allemagne, Goldman Sach, Wall-Street, FMI.Pour mémoire ces mesures sont  la généralisation de la précarité des contrats de travail, la baisse des salaires et des pensions de retraite, la baisse des services publics de santé, autant d’éléments incompatibles avec le choix exprimé par les Français le 6 mai et contenues dans le programme de François Hollande qu’ils entendent voir mis en oeuvre.

Sans complexe Angela Merkel ose prévenir «  la sortie de crise sera un processus long et fatigant ». La chancelière semble oublier que c’est grâce à une dévaluation de fait – baisse des salaires, et des pensions de retraites, baisse des services publics ….- réalisée par la coalition SPD/CDU que l’Allemagne a pu maintenir un niveau de balance commerciale positif et de compétitivité au détriment de ses partenaires européens.

Un peu de mémoire et de réalisme devrait l’amener à se montrer un peu plus solidaire pour éviter une crise majeure cette fois.

Le jeu qui consiste à radicaliser les oppositions pour au final lâcher des miettes en guise de concessions pour ne pas faire perdre la face à ses interlocuteurs ne trompera plus personne.

La crise est désormais dans une dimension telle qu’il n’est pas possible de « jouer ». La chancelière allemande est elle-même en difficulté dans son propre pays, elle le sait et ferait bien de ne pas trop jouer les fiers à bras.

Michel Rocard s’est exprimé sur le sujet, l’Allemagne « vient d'entrer en stagnation (...). La croissance allemande est cassée (...). Même en Allemagne, le problème de la croissance est posé » a-t-il indiqué.

Une opposition interne est en train de se développer au sein même de l’opposition allemande. Celle-ci menace de ne pas ratifier le pacte budgétaire en l'état et réclame des mesures de croissance. De son côté, Sigmar Gabriel, le président du SPD vient de tenir, Angela Merkel et ses choix politiques, pour responsables du renforcement des partis extrémistes en Grèce.

michel Rocard, François Hollande, Mario Monti, Angela Merkel, SPD, Rajoy, CDU, Sigmar GABRIEL, Mario Monti, Italie, Espagne, Allemagne, Goldman Sach, Wall-Street, FMI.François Hollande, fort de la légitimité que lui donne sa récente élection est en mesure d’organiser en Europe un front du refus qui au final pourrait coûter fort cher à la Chancelière.

En Italie Mario Monti a déclaré que les demandes de croissance de la France  exprimées par François Hollande « rencontrent michel Rocard, François Hollande, Mario Monti, Angela Merkel, SPD, Rajoy, CDU, Sigmar GABRIEL, Mario Monti, Italie, Espagne, Allemagne, Goldman Sach, Wall-Street, FMI.l’assentiment de l’Italie ». En Espagne le Président Rajoy ne voit-il pas d’un bon œil l’arrivée en France d’un Président en capacité de détendre un peu la ligne d’austérité imposée par l’Allemagne ?

Dans ces conditions le chef de l’Etat ne doit pas craindre un clash avec Angela Merkel qui ces derniers a été trop habituée à voir la France se coucher.

En procédant ainsi François Hollande répondra d’abord à la majorité des Français qui ne l’ont pas élu pour faire appliquer michel Rocard, François Hollande, Mario Monti, Angela Merkel, SPD, Rajoy, CDU, Sigmar GABRIEL, Mario Monti, Italie, Espagne, Allemagne, Goldman Sach, Wall-Street, FMI.en France et en Europe la politique des banquiers de Goldman Sach du FMI et de Wall-Street. Il prendra ensuite une dimension et une stature internationale de nature à renforcer le crédit de la France un peu écorné ces cinq dernières années.

michel Rocard, François Hollande, Mario Monti, Angela Merkel, SPD, Rajoy, CDU, Sigmar GABRIEL, Mario Monti, Italie, Espagne, Allemagne, Goldman Sach, Wall-Street, FMI.Foin de « compromis progressif » à la Michel Rocard, François Hollande doit s’imposer et ne pas redouter d’aller au clash. Angela Merkel à plus à perdre qu’à gagner en voulant nous contraindre à appliquer sa folle politique d’austérité.

 

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu