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08/11/2010

Des dizaines de milliers de manifestants contre un train de déchets radioactifs

DANNENBERG (Allemagne) - Des dizaines de milliers d'antinucléaires allemands ont manifesté samedi dans le nord de l'Allemagne où est attendu un train de déchets radioactifs venu de France, dont la progression est ralentie par les militants.

Les 14 wagons, partis vendredi de Normandie et transportant 123 tonnes de rebuts nucléaires, sont entrés en Allemagne vers 14H00 (13H00 GMT) via le pont qui enjambe le Rhin entre Strasbourg et Kehl. Un trajet qui a divergé du projet initial pour éviter les manifestants qui attendaient le convoi à 60 km plus au nord.

Après une longue pause technique en gare de Kehl, où six wagons transportant des policiers allemands ont été attelés, le convoi est reparti vers 18H00 (17H00 GMT) vers Karlsruhe, où des manifestants l'attendaient, selon la police allemande.

Selon la police allemande, cette halte a permis de vérifier une information donnée par l'organisation écologiste Greenpeace, sur la base d'images infrarouge, selon laquelle il y avait une surchauffe d'un essieu "entre les wagons Castor 6 et 7".

Greenpeace avait demandé l'arrêt immédiat du convoi, pour effectuer des contrôle, "dans l'intérêt de la sécurité du public".

"Des ingénieurs de la Deutsche Bahn ont profité d'une escale technique à Kehl pour tout contrôler, y compris les essieux, et aucune anomalie n'a été enregistrée", a répondu la police à l'AFP.

Le train de déchets radioactifs roulait normalement vers 00H30 GMT, a assuré la police allemande. Selon Greenpeace, il se trouvait à environ 350 km de sa destination finale, le site de stockage de Gorleben (nord).

Un peu partout en Allemagne, certains antinucléaires s'attelaient à retirer le ballast sous les rails, "un délit" dénoncé par la chancelière Angela Merkel.

La police a dit avoir dû en déloger certains, qui leur lançaient des pierres et des pétards, à coups de matraques et de sprays au poivre près de Dannenberg, la gare terminus du convoi dans le nord du pays.

Les déchets retraités par le groupe français Areva sont surveillés par 16.000 policiers allemands. Le train est attendu dimanche en fin de journée à Dannenberg, où les conteneurs seront chargés sur des camions pour effectuer par route les 20 km restants.

A moins que les antinucléaires ne parviennent à le retarder davantage. "Des milliers de personnes se sont inscrites pour mener des actions de blocage pacifique sur les voies et sur les routes", a dit à l'AFP une porte-parole de l'association de X-Tausendmal Quer.

Le convoi a déjà été retardé en France par des militants enchaînés aux rails, que les policiers ont mis plusieurs heures à évacuer.

Samedi, environ 50.000 personnes selon les organisateurs, 20.000 selon la police, se sont rassemblées dans un champ de maïs à Dannenberg pour protester contre ce 12e rapatriement de déchets nucléaires depuis 1995 et contre la politique nucléaire du gouvernement.

C'est la plus forte mobilisation jamais vue lors d'un convoi de déchets. "Nos estimations les plus optimistes sont dépassées", s'est réjoui Jochen Stay, porte-parole de l'association antinucléaire Ausgestrahlt (Irradié).

Le mouvement antinucléaire reprend vigueur depuis que le gouvernement conservateur-libéral a fait voter fin octobre une loi prolongeant la durée de vie des 17 réacteurs du pays, de douze ans en moyenne, reniant ainsi l'abandon du nucléaire civil voté à l'époque du chancelier social-démocrate Gerhard Schröder (1998-2005).

"C'est mon deuxième rassemblement antinucléaire. Je proteste surtout contre la prolongation des centrales", a dit à l'AFP Christa Schoeniger, 73 ans, secrétaire à la retraite venue de Hambourg.

"La volonté du peuple n'a pas pas été entendue", renchérissait Martin Schumacher, 28 ans, programmateur informatique à Berlin, qui a décidé de retirer du ballast sous les rails. "Je sais que je peux être arrêté, mais c'est le genre de risques qu'il faut savoir prendre", dit-il.

(©AFP / 07 novembre 2010 02h06)

 

01:06 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : antinucléaire, train, déchets, manifestants, areva, police | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

15/07/2009

Violences Urbaines

53911_voitures-brulees-une.jpgManifestants contre force de l’ordre, ce n’est pas tenable !

Un barrage de gendarmerie a tourné au drame vendredi soir sur la départementale 313 entre Saint-Pierre et Andé près de Louviers !

Selon les autorités de gendarmerie, un quad a « forcé le barrage » et un « gendarme a été percuté »  par une mini-moto, dont le conducteur déséquilibré, un jeune homme de 18 ans, a chuté et a heurté une clôture de ciment.

 

Une enquête a été confiée à la gendarmerie de Rouen pour déterminer les circonstances exactes du drame.

Le décès du jeune homme, intervenu peu après, a provoqué une montée rapide de tension qui a dégénéré après que des proches aient accusés les gendarmes d’avoir commis une bavure.

Des dégradations volontaires par incendie sur un bâtiment de la gare et la façade de la mairie ont été perpétrées dans la commune de  Saint-Pierre-du-Vauvray ainsi qu’à la gendarmerie de Louviers par des jeunes « en colère envers la gendarmerie et les institutions en général »

A Louviers, devant la gendarmerie, deux véhicules civils ont été incendiés et deux autres véhicules détruits.

Les auteurs des faits n’ont pas été appréhendés, une enquête est ouverte pour les retrouver. Quatre-vingt gendarmes ont été envoyés dans le secteur pour faire face aux affrontements.

Cette affaire, ressemble à celle de novembre 2007, en région parisienne - à Villiers-le-Bel - où la mort de deux jeunes garçons qui avaient percuté une voiture de police avait été suivie de violents affrontements pendant plusieurs nuits, après que des proches aient crié « à la bavure policière ».

Plus globalement il faut constater que la délinquance est à nouveau à la hausse et que dans les  quartiers dits sensibles l’on assiste à un regain évident de tension urbaine.

Dans ce contexte  la distance entre  manifestants provocateurs et forces de l’ordre en service se réduit au point de dégénérer en affrontements dont la responsabilité est systématiquement imputée aux méthodes policières dont il serait  faux de nier qu’elles se sont durcies ces dernières années.

Pour autant et le témoignage de Florian Meyer, 26 ans, animateur de la section des Jeunesses communistes à Montreuil qui a participé à la manifestation du 13 juillet, est éclairant.

Parlant des squatters  de l’ancienne clinique il a déclaré : « Je ne suis pas forcément d'accord, à titre personnel, avec leurs méthodes. Ils s'opposent systématiquement aux autorités et ne veulent ni négocier, ni participer à aucun processus politique »

Les Trois cent dix-sept voitures qui ont été brûlées, dans la nuit du 13 au 14 juillet, ne relèvent pas d’actions liées aux méthodes de la Police elles sont le fait de délinquants qui ont choisi délibérément de « se mettre en dehors des clous de la République ».

Les violences urbaines sont à nouveaux en hausse en 2009 c’est une réalité dont il conviendrait que les responsables politiques se saisissent sans arrière pensées électoralistes.

Lorsque des bâtiments publics sont dégradés c’est l’argent du citoyen-contribuable qui est jeté par la fenêtre, lorsque des voitures sont brûlées c’est l’argent du citoyen-consommateur qui est perdu et les tarifs des assurances qui augmentent.

Cela n’est pas tolérable !

Comme n’est pas tolérable l’attitude du Maire de Montreuil, qui, s’exprimant à propos des affrontements qui se sont déroulés dans sa commune, dénonce« une démonstration de force totalement inutile », tout en admettant  «que certains manifestants étaient venus avec l'envie d'en découdre».  

Alors même  que, selon elle,  la manifestation en question ne pouvait pas «être considérée comme explicitement autorisée» elle a ajouté «à ma connaissance, elle n'était pas non plus interdite, donc la liberté de manifester son opinion devait être respectée».

Ces propos venant du 1er magistrat de la Ville de Montreuil, qui dans ses fonctions représente dans sa commune le préfet donc l’état, ne sont pas responsables car ils tendent à justifier à priori l’affrontement et la revendication avant le dialogue.

Il ne saurait y avoir les bons manifestants d’un côté et les méchantes forces de l’ordre de l’autre ! L’ordre républicain est la garantie pour les citoyens de la paix civile. Les forces de gendarmerie et de police ont mission d’en assurer le maintien.

Si des actes contraires à la déontologie sont commis il revient évidemment de diligenter toutes les enquêtes et à la justice de trancher.

Dans tous les cas au moment de tensions grandissantes dans les quartiers sensibles, c’est donner un mauvais signal aux fauteurs de troubles que de leur faire croire qu’ils bénéficient d’un préjugé favorable dans leur affrontement avec les forces de l’Ordre. 

 

11:23 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : république, force de l'ordre, montreuil, manifestants, gendarmerie, louviers | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

 
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