Avertir le modérateur

11/01/2013

François Hollande : l'engagement au Mali

François Hollande a déclaré dans l'après-midi de ce vendredi

«Le Mali fait face à une agression d’éléments terroristes, venant du Nord, dont le monde entier sait désormais la 1816001_3_0ff8_francois-hollande-a-l-elysee-le-11-janvier_88ff33c72e596e7213975483baa57dcb.jpgbrutalité et le fanatisme…..J’ai, donc, au nom de la France, répondu à la demande d’aide du président du Mali appuyée par les pays africains de l’Ouest. En conséquence, les forces armées françaises ont apporté cet après-midi leur soutien aux unités maliennes pour lutter contre ces éléments terroristes

La décision d’engager nos forces armées a été prise ce vendredi matin, alors que l’état d’urgence a été décrété sur tout le territoire, en accord avec le président du Mali Dioncounda Traoré.

Durant la semaine la question a fait l’objet d’entretiens nombreux  avec les chefs d’Etat africains de la région ainsi qu’avec nos partenaires européens.

1035303_le-president-malien-par-interim-dioncounda-traore-le-12-avril-2012-a-bamako.jpgDioncounda Traoré avait  jeudi dernier lancé un appel pressant aux autorités françaises pour réclamer une aide militaire pour repousser la brusque attaque lancée par des groupes armés islamistes, emmenées par les salafistes d’Ansar Eddine et ses alliés Aqmi et le Mujao, en direction de Bamako la capitale du Mali située au sud du pays.

Il faut saluer la fermeté et la rapidité de la réponse du Président de la République car la situation menaçait, en cas de faiblesse et de tergiversation, de laisser aux groupes salafistes la possibité d’annexer la totalité du Mali et d’y perpétrer, contre les populations maliennes hostiles à leur présence, les exactions dont ils se sont déjà rendus coupable au Nord-Mali.

Le soutien international unanime dont bénéficie François Hollande, témoigne de la pertinence de la décision prise par le chef de l’état.

484520.jpgLa perspective d’un Mali placé sous la coupe de terroristes islamistes radicaux, dont la détermination, parfaitement connue, à vouloir étendre leur influence à l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest, faisant peser une intolérable menace de déstabilisation au Sahel et au Maghreb, l’intervention s’imposait indiscutablement.

Aussi la réaction du coprésident du Parti de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, qui a jugé « discutable » cet engagement et « condamnable » le fait que la décision présidentielle qui l’a rendu possible  ait été prise «sans en saisir préalablement ni le gouvernement ni le Parlement», est au mieux le signe d’une méconnaissance totale du dossier au pire la triste confirmation que le leader du Front de Gauche est un opportuniste politicien aux petits bras et à grande gu…e.  

Il faut être clair, la France au Mali est aujourd’hui ansar-dine.jpgengagée dans une  guerre frontale avec des islamistes radicaux qui ne respectent rien, ni les populations et encore moins leurs droits inaliénables, en dehors de leur doctrine fanatique qu’ils veulent imposer partout.

Cela impose à tous les leaders politiques, décence, retenue et volonté de favoriser une solidarité citoyenne pour assurer le Président de la République – Chef des armées – et les forces armées engagées sur le terrain des opérations d’un soutien large de la Nation.

Cela d’ailleurs ne lui a pas été refusé au plan intérieur par les principaux partis et mouvements politiques, PS, Modem, UDI, UMP et FN inclus.

Laurent Fabius, le ministre des Affaires Etrangères a fait 448728.jpgd’ailleurs savoir que le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault recevra lundi «l’ensemble des responsables politiques» du Pays. Comme les autres, ni plus ni moins, Jean-Luc Mélenchon sera donc normalement informés.  

Il reste au-delà des aspects stratégiques que comporte cette opération malienne une question particulièrement importante, une question humaine qui ne saurait échapper à personne.

La décision de François Hollande d’engager nos forces armées contre les salafistes d’Ansar Eddine et ses alliés 2955065.jpgAqmi et le Mujao a pour conséquence de donner une tournure tragique au destin des deux otages français, Philippe Verdon et Serge Lazarevic, qui sont détenus au Mali depuis novembre 2011.

Les forces spéciales françaises pour les libérer seront-elles dépêchées sur le terrain, comme le demande le Président du Comité de soutien des otages?

Il est légitime de poser la question comme il est légitime d’entendre la grande inquiétude des familles en détresse et celle de tous les Français, qui la partagent, à propos du sort de nos concitoyens prisonniers-otages.

François Hollande, Jean-Luc Mélanchon, Laurent Fabius, Jean-Marc Ayrault, Mali, Ansar Eddine, Mujao, Aqmi, Dioncounda Traoré, Mali, Maghreb, Sahel, Philippe Verdon, Serge Lazarevic, Otages Français au Mali, Bamako, Nord-Mali, Tout doit être mis en œuvre pour les arracher des mains des fanatiques et les ramener sains et saufs. Rien en l’état ne pourrait nous laisser à penser qu’il n’en sera pas fait ainsi!

09/01/2013

Au Mali, une tentative d'attaque des islamistes

Alors que devaient se tenir jeudi prochain à Ouagadougou des discussions diplomatiques entre Mali, Nord-Mali, Ansar Dine, Mujao, MNLA, Boko-Haram, Aqmi, Mopti, Ouagagougou, Afrique de l'Ouest, djihad, Bamako, Victoria Nuland, ONU, OTAN, Michelle Bachelet, Dioncounda Traoré, Thomas Boni Yayi, Quai d'Orsay, Libye, Maghreb, Charia, Bamako, les jihadistes d’Ansar Dine (*) et la rébellion touareg (**), une attaque islamiste armée a été menée  dans la région de Mopti. Celle-ci a été repoussée lundi et mardi par l’armée malienne.

Reprenant un communiqué du ministère malien de la Défense diffusé par les médias publics L’AFP a confirmé que : «Lundi après-midi, des terroristes et islamistes Mali, Nord-Mali, Ansar Dine, Mujao, MNLA, Boko-Haram, Aqmi, Mopti, Ouagagougou, Afrique de l'Ouest, djihad, Bamako, Victoria Nuland, ONU, OTAN, Michelle Bachelet, Dioncounda Traoré, Thomas Boni Yayi, Quai d'Orsay, Libye, Maghreb, Charia, armés d'Al-Qaïda au Maghreb islamique, d'Ansar Dine et du Mujao – Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest – ont tenté un mouvement de force sur les positions avancées de l'armée aux alentours de la localité de Kona, proche de Mopti »

La tentative a été stoppée après que des «tirs de sommation» de l'armée régulière, aient été effectués en direction des islamistes armés qui avaient fait mouvement vers la limite de la zone de protection.

mali,nord-mali,ansar dine,mujao,mnla,boko-haram,aqmi,mopti,ouagagougou,afrique de l'ouest,djihad,bamako,victoria nuland,onu,otan,michelle bachelet,dioncounda traoré,thomas boni yayi,quai d'orsay,libye,maghreb,charia«Les forces armées et de sécurité maliennes ont repoussé cette tentative d'attaque», elles n'«ont subi aucun dommage» et leurs effectifs «sont au grand complet sur la ligne de front», a précisé le communiqué des autorités maliennes.

Mopti est la dernière grande ville située à 600km de Bamako avant de n’atteindre les territoires sous contrôle des islamistes qui se sont installés, il y a neuf mois, au Nord Mali.

Les conditions d’un choc frontal armé entre les forces maliennes régulières et les mouvements islamistes, ont été pour la première fois réunies depuis neuf mois.

Mali, Nord-Mali, Ansar Dine, Mujao, MNLA, Boko-Haram, Aqmi, Mopti, Ouagagougou, Afrique de l'Ouest, djihad, Bamako, Victoria Nuland, ONU, OTAN, Michelle Bachelet, Dioncounda Traoré, Thomas Boni Yayi, Quai d'Orsay, Libye, Maghreb, Charia, L'AFP rapporte qu’à l'état-major de l'armée à Bamako on affirme que l’«Ordre a été donné à nos troupes qui patrouillent actuellement dans la région de Mopti sous contrôle gouvernemental de détruire toutes les cibles ennemies qui s'y manifesteraient».

Cette manifestation belliqueuse des forces islamistes armées du Nord-Mali peut être vue, dans un contexte général d’une montée globale de la tension dans la région, comme une façon de tester la capacité de réaction des troupes régulières maliennes et de vérifier le niveau de détermination des Pays qui, au plan international soutiennent le Mali.

L’AFP d’ailleurs fait état, dans son communiqué, de mouvements de regroupement sur le terrain : «Selon des Mali, Nord-Mali, Ansar Dine, Mujao, MNLA, Boko-Haram, Aqmi, Mopti, Ouagagougou, Afrique de l'Ouest, djihad, Bamako, Victoria Nuland, ONU, OTAN, Michelle Bachelet, Dioncounda Traoré, Thomas Boni Yayi, Quai d'Orsay, Libye, Maghreb, Charia, sources sécuritaires et des témoins, Ansar Dine, Aqmi et le Mujao, renforcés par des hommes de la secte islamiste nigériane Boko Haram (***), se sont regroupés début janvier dans une localité proche de Tombouctou dans le nord-ouest Mali».

Alors qu’une ouverture semblait s’opérer entre Bamako Mali, Nord-Mali, Ansar Dine, Mujao, MNLA, Boko-Haram, Aqmi, Mopti, Ouagagougou, Afrique de l'Ouest, djihad, Bamako, Victoria Nuland, ONU, OTAN, Michelle Bachelet, Dioncounda Traoré, Thomas Boni Yayi, Quai d'Orsay, Libye, Maghreb, Charia, et Ansar Dine qui avait donné comme signe de sa bonne disposition au dialogue, un engagement de prise de distance avec Aqmi (****) et le  Mujao (*****), Ansar Dine le 3 janvier fait reproche à Bamako de ne pas être en situation de dialoguer. Du coup tout en maintenant le principe d’une ouverture de discussions vient de retirer son offre de cessation des hostilités

«La tension a clairement augmenté et nous observons cela de très près tout en travaillant avec nos partenaires internationaux (...) pour appliquer rapidement la résolution de l'ONU adoptée le 20 décembre et autorisant le déploiement d'une force internationale au Mali», a fait savoir la porte-parole du département d'Etat américain Victoria Nuland.

Depuis Dakar, Michelle Bachelet,  la directrice exécutive d'ONU Femmes, en visite au Sénégal, a fait part de sa très grande préoccupation à propos de la situation des femmes dans le Nord Mali où dit-elle, elles sont «victimes de violences sexuelles».

mali,nord-mali,ansar dine,mujao,mnla,boko-haram,aqmi,mopti,ouagagougou,afrique de l'ouest,djihad,bamako,victoria nuland,onu,otan,michelle bachelet,dioncounda traoré,thomas boni yayi,quai d'orsay,libye,maghreb,chariaDans ce Nord-Mali qui, après qu’ils s’en soient rendus maîtres, est désormais devenu leur zone d’influence, les islamistes au quotidien se rendent en effet coupables de multiples exactions en vue  d’imposer la charia (******) dont ils font une interprétation doctrinaire radicale et  fondamentaliste. La destruction récente de mausolées soufis en atteste clairement.

mali,nord-mali,ansar dine,mujao,mnla,boko-haram,aqmi,mopti,ouagagougou,afrique de l'ouest,djihad,bamako,victoria nuland,onu,otan,michelle bachelet,dioncounda traoré,thomas boni yayi,quai d'orsay,libye,maghreb,chariaPendant que le Président de l’Union Africain Thomas Boni Yayi, depuis Ottawa appelle à un déploiement des forces de l’OTAN aux côtés des troupes africaines qui doivent sous mandat de l’ONU intervenir au Mali, où les Maliens plébiscitent la guerre, Dioncounda Traoré, le président malien en place jusqu’aux prochaines élections,  a affirmé, toujours selon l’AFP : «que le Mali se préparait à faire la guerre contre les terroristes (...) plus tôt qu'on ne le pense…. ce avec l'armée malienne aux premiers rôles».

La France quant à elle, se borne pour l’instant à appeler les djihadistes «à cesser» leur regroupement vers le sud et à «reprendre les négociations».

Pour Paris, où  l’on est favorable à une solution politique, la résolution du conflit par voie diplomatique reste une priorité. Il faut évidemment se souvenir que plusieurs otages français sont actuellement détenus dans la Région.

L’on compte beaucoup au Quai d’Orsay sur l’expression des démonstrations verbales de la détermination de la France  pour «contribuer à une prise de conscience» chez les protagonistes.

Les militaires, qui ont gardé en mémoire les effets mali,nord-mali,ansar dine,mujao,mnla,boko-haram,aqmi,mopti,ouagagougou,afrique de l'ouest,djihad,bamako,victoria nuland,onu,otan,michelle bachelet,dioncounda traoré,thomas boni yayi,quai d'orsay,libye,maghreb,chariacollatéraux désastreux de l’expédition sarkozienne en Libye en 2011 qui a largement contribué à la déstabilisation  du Mali,  sont méfiants et s’interrogent sur ce que pourraient être les suites d’une intervention au Mali.

«S'il s'agit de donner un coup de pied dans la fourmilière et que les fourmis partent partout, on aura déplacé le problème» aurait indiqué à l’AFP une source proche du dossier.

Il reste que la France principalement mais également l’Espagne, l’Italie et la Grèce ne peuvent pas laisser se développer, au Sahel une zone sous domination djiado-militaire pouvant servir, à leur porte, de base arrière à des groupes armés terroristes en situation de mener des actions de déstabilisation au Maghreb, en Afrique occidentale, mais aussi en Europe du sud.

L’islamisation du Mali est stratégiquement inacceptable, inéluctablement viendra le  moment où après les appels au dialogue, il conviendra de passer aux actes. Le mieux étant bien évidemment que les Pays africains concernés puissent assurer eux-mêmes leur sécurité quitte à apporter tous les soutiens logistiques et d’encadrement nécessaires.

mali,nord-mali,ansar dine,mujao,mnla,boko-haram,aqmi,mopti,ouagagougou,afrique de l'ouest,djihad,bamako,victoria nuland,onu,otan,michelle bachelet,dioncounda traoré,thomas boni yayi,quai d'orsay,libye,maghreb,chariaFaute de quoi il appartiendra aux Européens de prendre l’initiative d’agir, sous le contrôle de l’ONU, sans qu’il soit fait appel aux forces de l’OTAN ou à celles des  USA qui ont assez à faire au Moyen-Orient et dans le Pacifique. 

(*) Ansar Dine, milite pour l'instauration de la charia au Mali lié à Aqmi

(**) MNLA, Mouvement national de libération de l'Azawad

(***) Particulièrement active au Nigéria en matière d’actions anti-chrétiennes qui ont déjà fait de nombreuses victimes. Boko Haram signifie « L'éducation occidentale est un péché » source Wikipedia.

(****) Aqmi, Al Qaïda au Maghreb Islamique

(*****) Mujao, Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest

(******) Loi islamique

Source : AFP, Reuters, Nouvel Observateur, Afrik.com

29/12/2012

On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif !

194294938lavrov.jpgAlors que la situation continue de se dégrader en Syrie, le ministre russe des affaires étrangères,Sergueï Lavrov, a déclaré «Nous sommes unanimes pour dire que les chances d’atteindre une solution politique existent toujours».

Cette déclaration intervient alors que se terminent ce samedi des entretiens avec l'émissaire international de l'Onu et de la Ligue arabe pour la paix en Syrie, Lakhdar Brahimi, qui était en visite à Moscou à la recherche de solutions.

Le chef de la diplomatie russe, n’a pas caché qu’en l’état il était impossible de convaincre Bachar Al-Assad de se retirer du pouvoir. Ce que les Etats-Unis et la cohorte des pays alliés, occidentaux et arabes, posent comme condition préalable à toute sortie du conflit.

4147575.jpgBachar Al-Assad « a dit à maintes reprises qu’il n’avait l’intention d’aller nulle part, qu’il resterait à son poste jusqu’au bout (...). Il n’est pas possible de changer cette position», a indiqué Sergueï Lavrov.

La Russie alliée de longue date du régime continue d’entretenir des relations étroites avec la Syrie, quand bien même ces derniers temps il a semblé qu’une certaine distance était en train de s’installer tout en insistant : «Placer le départ d'un président élu en pierre angulaire de tout dialogue est une violation de tous les accords obtenus».

Est-il dans la tradition politique de la France Républicaine de nous ingérer dans les affaires d’un pays souverain en décidant qui doit être ou ne pas être son président?

Une solution pourrait être acceptable pour le pouvoir en place. Celle-ci résiderait dans la mise en œuvre de l’accord international conclu à Genève en juin dont l’objectif vise  une solution politique au conflit.

C419271_l-emissaire-international-pour-la-syrie-lakhdar-brahimi-le-16-septembre-2012-avant-son-depart-de-damas.jpg’est visiblement à cette solution que s’accroche Lakhdar Brahimi lorsqu’il déclare : «S’il faut choisir entre l’enfer et une solution politique, nous devons tous travailler sans relâche en vue d’une solution politique».

Jeudi  dernier il a appelé, une fois de plus, à la création d'un gouvernement de transition ayant tous les pouvoirs en Syrie, avec l’organisation d'élections, «présidentielles» ou «parlementaires», selon les termes de l’accord négocié pour la sortie du conflit, insistant sur l’absolue nécessité pour le pays d’un changement  «réel».

Cet appel n’a pas été entendu par la diplomatie française qui maintient sa volonté de faire tomber le régime du président Assad, qui selon elle, « porte la responsabilité des 45.000 victimes de ce conflit » et « ne peut faire partie de la transition politique».

2100438_photo-1343111298583-1-0_640x280.jpgLaurent Fabius n’a-t-il pas dit le 16 décembre  dans une déclaration alambiquée à RFI-TV5-Le Monde : «Je pense que la fin se rapproche pour Monsieur Bachar al-Assad, vous avez vu, même si c'est controversé, que même les Russes l'envisagent».

La Russie qui, elle ne ménage pas ses efforts pour aboutir à mettre un terme à ce conflit, qui a fait au moins 45000 morts, a de son côté appelé à «des initiatives énergiques et déterminées pour faire cesser le bain de sang» en Syrie.

Cela paraît tout de même un peu plus responsable.

Dans le droit fil de ses initiatives Moscou a invité la Coalition de l’opposition syrienne à venir négocier en vue d’un règlement du conflit.

Cette dernière,  à la grande surprise de la Russie, a catégoriquement rejeté cette initiative. Moaz al-Khatib, le chef de la coalition est allé même jusqu’à réclamer à la Russie des excuses concernant sa position dans le conflit.

On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif dit fort pertinemment la sagesse populaire. Il faut croire que le chef de la coalition, n’a plus soif. Qu’il est désaltéré du sang qui coule abondamment en Syrie  depuis près de 21 mois maintenant.

reuters.jpgLe conflit a fait  45.000 victimes que les Occidentaux et les Arabes veulent imputer au seul Bachar Al-Assad, sans prendre en compte la responsabilité des pétromonarchies Arabie-Saoudite et Qatar en tête, de la Turquie et des islamistes à la solde d’Al-Qaïda qui voient dans la chute du pouvoir syrien l’occasion de conforter leur propre pouvoir et hégémonie régionale.

L’après Assad risque bien d’être chaotique !

C’est probablement ce que veut dire entre les lignes l’émissaire international Lakhdar Brahimi lorsqu’il émet ce qui peut être considéré comme une mise en garde aux occidentaux : «De mon point de vue, le problème est qu’un changement de régime – en Syrie – n’aboutira pas obligatoirement à une régularisation de la situation» ajoutant que la situation en Syrie pourrait dériver vers une situation à la somalienne.

"Il faut éviter tout ce qui pourrait entraîner une déflagration régionale", a insisté M. Fabius dans son intervention du 16 décembre à RFI-TV5-Le Monde. Certes !

Mais concrètement  que fait-il pour faire avancer une  solution aménagée de l’accord de Genève qui permettrait de ne pas reconduire Bachar Al-Assad à la tête de la Syrie au terme de son actuel mandat et laisserait aux Syriens le soin de se déterminer souverainement ?

Est-ce si compliqué pour la France d’agir librement et souverainement en faisant une ouverture diplomatique en direction de la Russie avec qui, quoi qu’il arrive nous aurons, à traiter dans les années futures sur le continent africain et au Maghreb.

Notre alliance avec les USA, c’est bien connu, n’a qu’une limite, celle des intérêts américains. Cela a toujours été ainsi avec ce pays dont les politiciens n’ont au final au bout de leur viseur qu’une religion celle de la prospérité américaine.

C’est bien pourquoi la position de la France devrait être de revenir dans le jeu en Syrie, en adoptant une posture franco-française ouverte à la diplomatie Russe en soutien de l’action de Lakhdar Brahimi.

amérique,sergueï lavrov,syrie,qatar,arabie saoudite,russie,turquie,moyen-orient,lakhdar brahimi,laurent fabius,usa,maghreb,afrique,bachar al-assad,accords de genève,moaz al-khatib,coalition de l'opposition syrienne,rfi,tv5,le mondeLa politique de la France  n’est-elle pas toujours d’œuvrer partout pour la coopération entre les Peuples et la Paix dans le monde ? Nous avons là une bonne occasion d’en faire la démonstration.

Rappelons-nous bien l’Amérique a été partie prenante de tous les conflits mondiaux  des cent dernières années et qu’au Moyen Orient elle est mal placée pour organiser la Paix pour avoir pris la relève en pire de l’Angleterre.

Toujours en guerre ou en préparation de guerre, prétendant agir au nom de la liberté et des droits de gaza-930manif anti amérique.jpgl’homme elle s’est toujours arrangée pour que le feu et le sang ne touchent jamais son territoire mais celui des autres en étant toujours très attentive aux intérêts du complexe militaro-industriel sur lequel s’appuie sa puissance méphitique.

 

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu