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06/10/2009

Grippe H1N1, sérieux s’abstenir !

grippe-mexicaine.jpgDepuis des mois le ministère de la Santé ne cesse de le répéter, « le gouvernement a fait le choix d’offrir à la population une vaccination gratuite contre le virus H1N1 ». Chacun peut noter que le gouvernement « a fait le choix d’offrir», c’est indiqué comme cela dans le projet de loi de finance de la sécurité sociale 2010 (PLFSS 2010).

 

Il faut rappeler que la commande des vaccins par l’Etablissement public de réponse aux urgences sanitaires (EPRUS), qui est financé à parité entre l’Etat et l’Assurance maladie, s’élève à un montant de l’ordre de 870 millions d’euros et à 1 milliard et 100 millions d’euros lorsque l’on y ajoute les autres achats nécessaires à la campagne de vaccination.  De plus, ce montant ne tient pas compte des réquisitions des personnels de santé pour la vaccination.

 

La vaccination sera-t-elle gratuite ?

 

728672.jpgNon ! Les assurés devront payer, d’abord parce que cette vaccination va creuser un peu plus le déficit de l’Assurance maladie que l’on estime pour 2009 à 23.5 milliards d’euros. Le coût de l’opération vaccination grippe H1N1 est donc reporté sur les générations futures qui en plus de l’endettement abyssal des finances de l’Etat devront mettre la main à la poche pour combler le déficit de la sécu.

 

Ensuite, l’Union Nationale des Organismes d’Assurance Maladie Complémentaire (UNOCAM) vient d’indiquer dans un communiqué que les organismes de complémentaire santé - mutuelles, assurances, institutions de prévoyance - vont "participer à l’achat des millions de doses de vaccins (...) pour un montant estimé à 280 millions d’euros".

 

Cette somme qui représente  35% du coût total de la vaccination de la population couverte par une assurance maladie complémentaire devra bien être répercutée. Il est donc à prévoir, sans risque de se tromper, une augmentation des cotisations des régimes complémentaires 

 

La vaccination se justifie-t-elle ?

 

3491570osgmc.jpgLe Ministère de la Santé,  s’appuyant sur le principe de précaution a décidé que la vaccination en masse des français contre le virus H1N1  était indispensable ! Cette décision politique du gouvernement impose, de facto, à l’ensemble des professionnels de santé une très lourde responsabilité.

 

La loi N°2002-303 en son Art 11 stipule que : « Aucun acte médical, ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment ».

Cette vaccination étant facultative, l’esprit de la loi conduit donc à ce que les « citoyens –patients » soient en mesure de se faire une opinion par eux-mêmes, qu’ils puissent effectuer un choix personnel et éclairé qui engage leur responsabilité lorsqu’il s’agira de décider de vacciner leurs enfants.

 

Qui d’autres que les personnels médicaux sont les plus à mêmes de jouer ce rôle décisif de conseil ? Hors ces derniers dans une très importante majorité se disent très sceptiques quand à la justification d’une telle vaccination de masse !

 

Qui faut-il croire, les politiques ou les personnels de santé?

 

Les politiques ! ils nous ont montré, en d’autres circonstances, que leurs décisions se nourrissent de  motivations qui ne relèvent pas toujours prioritairement de l’intérêt général mais de considérations trop souvent guidées par un souci électoraliste ou tout simplement par la crainte, parfois justifiée, de se voir un jour reprocher telle ou telle négligence.

 

Vaccination.jpgLes personnels médicaux ! Force est de constater que l’expertise actuelle en la matière tend à leur donner raison !

 

La grippe porcine A H1N1 est considérée par tous les experts mondiaux comme de faible gravité, elle est moins grave que la grippe saisonnière habituelle mais elle est par contre très contagieuse. Le fonctionnement du système immunitaire naturel associé à un traitement adapté suffit pour assurer une guérison rapide.

 

A ce jour, l’efficacité du vaccin, dont la mise au point s’est faite dans l’urgence et sous la pression, n’est pas établie de façon rigoureuse de même que rien n’est indiqué quant aux effets secondaires potentiels de la vaccination à leur gravité et à leur occurrence. 

Chacun peut donc, devant le flou qui règne autour de ce qui aujourd’hui est devenu un sujet polémique entre le ministère et les professionnels de santé , légitimement s’interroger : l’administration du vaccin est-elle susceptible de présenter un risque de contracter une pathologie dont la gravité serait largement supérieure à celle d’attraper et de se soigner pour une grippe certes très contagieuse mais bénigne ?.

 

Le professeur Marc Gentilini, pour ne citer que lui s’est prononcé clairement. Il estime précipitée et peu raisonnable la campagne de vaccination.

 

On peut d’ailleurs s’interroger sur les raisons de la décision prise aux Etats-Unis – confère l’article du Monde en date du 15 septembre 2009 « H1N1 : immunité juridique pour les labos américains » - d’ étendre « l'immunité juridique aux individus (en dehors de fautes professionnelles délibérées) et aux entités impliqués à toutes les étapes du développement des vaccins contre la grippe A (tests, fabrication, distribution, prescription, administration) » et ainsi de dégager  les laboratoires et les professionnels chargés de la vaccination de toute responsabilité en cas d’effets non attendus !

 

S’agissant de la France depuis la promulgation d’une loi en 2007, il est accordé le même type d’immunité en vertu de la publication d'un arrêté énonçant le cas de menace sanitaire grave appelant des mesures d'urgence, - Article L3131-1 du Code de la Santé Publique - .

 

En forme de conclusion provisoire !

 

delacroix-liberty.jpgIl apparaît nécessaire que chacun d’entre-nous, soucieux de sa propre de sa santé et de celle de sa famille, adopte, en vertu du principe de précaution,   une posture de résistance, face aux multiples sollicitations et campagnes média, qui font appel à des réflexes de peur et de culpabilisation.

 

Il importe en effet aujourd’hui de manifester un refus net de se laisser traiter comme on le ferait pour des rats de laboratoires !

 

Trop de faits montrent, qu’en l’état actuel, la qualité des vaccins qui sont « offerts » aux Français outre qu’elle ne leur donne pas de garanties suffisantes d’efficacité, ne les rassure pas non plus quant à la nature et à la gravité des effets secondaires qui pourraient survenir après la vaccination.

 

La nécessité absolue de la campagne de vaccination n’étant pas établie, il est opportun de ne pas céder aux pressions irrationnelles obscures ! Sérieux s’abstenir !

 

 

 

19/07/2009

Bouclier fiscal, ISF!

Pour une réforme globale et profonde de la Fiscalité !

Si l’idée de plafonner l’impôt sur les revenus à 50% (Impôts sur le Revenu, C.S.G., I.S.F., impôts locaux) pour corriger les effets de l’ISF peut être en soi acceptable, en revanche, ce qui l’est moins c’est que ce plafonnement conduise à des injustices.

 

Pour être efficace et accepté, l’impôt doit être juste et son application lisible par tous! Hors ce n’est pas le cas aujourd’hui avec le bouclier fiscal. On peut imaginer que cela le sera encore moins demain, lorsque divers aménagements d’application viendront alourdir le système.

 

En l’état actuel de la législation, l’assiette retenue pour ouvrir le droit à restitution fiscale  n’est pas le revenu brut mais le revenu net.

 

Plus précisément le revenu pris en compte pour déterminer l’éligibilité d’un contribuable au plafonnement de son impôt est celui calculé après déduction d’un certain nombre d’éléments compris dans la « nomenclature des charges liées aux niches fiscales » - déficits fonciers, défiscalisations ultramarines, dispositif « Malraux », location meublée, régime des monuments historiques – auxquelles viennent s’ajouter la part déductible de la C.S.G, l’épargne retraite, ainsi que les abattements de 40% sur les dividendes perçus et retenues à la source sur les indemnités des élus locaux.

 

Conséquences, le bouclier fiscal est ni plus ni moins un nouveau moyen donné aux plus « fortunés » de bénéficier d’une défiscalisation optimale. Dit en langage de la rue « plus tu touches plus tu touches ».

 

Car enfin qui sont ceux qui peuvent bénéficier des « niches fiscales », sinon ceux qui, précisément, ont les moyens de se les offrir.

 

Posons-nous la question suivante pour demain, s’il fallait, ce n’est qu’une hypothèse d’école, chacun le comprend bien évidemment, lever un impôt nouveau pour payer le prix de la crise: qui en supporterait la charge ?

La perversité du système actuel dit « bouclier fiscal » fait que seuls les moins pourvus y seraient cette fois les « heureux » appelés!

 

Tout cela n’est pas acceptable dans notre pays où selon la constitution,  est assurée « l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction…. »

 

Lorsqu’une loi est mauvaise, fût-elle bonne dans ses intentions, il faut avoir la sagesse d’y revenir. Peut-être le temps est-il tout simplement venu d’engager une réforme globale et profonde de la Fiscalité dans notre pays? 

 

Si l’impôt sur la fortune (ISF), parce qu’il est arbitraire, idéologique, source de délocalisation de résidence, doit être supprimé faisons le !

 

Il n’est pas illogique, d’un point de vue de la justice et de la morale, de vouloir faire contribuer les riches plus que les pauvres ! Non pas parce qu’ils sont riches, mais tout simplement parce leur situation, en République, conduit à ce qu’ils soient les premiers sollicités.

 

Pourquoi ? Ce n’est pas être gauchiste de le dire, parce que tout simplement la Nation les portent et leur permet d’exercer un réel pouvoir sur leur destin ce qui n’est pas le cas pour une large majorité de nos concitoyens !

 

Alors créons une tranche supplémentaire d’Impôt sur le revenu  en remplacement de l’ISF et du Bouclier fiscal et profitons dans la foulée pour penser une fiscalité globale moderne, juste et adaptée aux exigences du futur !

 

Ainsi, il serait mis fin aux polémiques récurrentes et stériles concernant les deux « machins » fiscaux que sont  l’ISF (impôt de gauche) et le Bouclier fiscal (cadeau de droite, c’est Laurent Fabius qui le dit !) qui ne font que dresser les uns contre les autres les Français, et n’arment pas le pays pour affronter les conséquences de la crise qui n’en finit pas, jour après jour, de peser sur l’économie nationale et de miner notre système de protection social .

 

18:09 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bouclier fiscal, isf, riches, égalité, loi, tranche, impôt | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

 
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