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05/09/2013

Syrie: le jour d'après

ingérence, libye, syrie, intervention au sénat, onu, maliIntervention de Jean-Pierre Chevènement, dans le cadre du débat sur la situation en Syrie au Sénat, le 04 septembre 2013.

Monsieur le Ministre,

Les circonstances nous donnent un peu de temps pour la réflexion. Sachons utiliser ce répit pour éviter des décisions précipitées qui pourraient s’avérer funestes. J’ai eu l’occasion à plusieurs reprises de vous exprimer ainsi qu’au Président de la République ma préoccupation, et cela dès juin 2012, quant à la définition de notre politique vis-à-vis de la Syrie.

Je n’exprime pas ma seule préoccupation. Elle est aussi celle de Robert Hue et de plusieurs sénateurs du groupe Rassemblement Démocratique Social et Européen (RDSE). En fait nous avons hérité de cette orientation politique. Quand vous êtes arrivé au Quai d’Orsay, notre ambassade à Damas avait déjà été fermée.

De même l’exigence, avant toute transition, du départ d’Assad, déclaré assassin de son peuple, affaiblissait toute démarche de négociation visant à faire pression sur le régime de Damas.

En réalité, c’est la nature même de la guerre engagée en Syrie qui faisait et fait encore problème aujourd’hui. C’est une guerre civile et plus que cela une féroce guerre interconfessionnelle. Assad, dictateur brutal, défend les prérogatives d’une minorité, celle des Alaouites qu’il sait soutenus par d’autres minorités, chrétiennes par exemple mais aussi par une fraction de la majorité sunnite qui a longtemps bénéficié de la stabilité des courants d’affaires.

L’expression « Assad doit partir ! » sous-estimait à l’évidence les appuis dont il disposait.

La seule issue de cette guerre civile barbare est une issue négociée entre les deux camps.

Les Sunnites ou du moins une majorité d’entre eux veulent l’effacement des Alaouites. Ils doutent d’y réussir par la force. Ils comptent sur l’intervention extérieure, à l’exemple de ce qui s’est passé en Libye. Mais comparaison n’est pas raison.

La résolution 1973 sur la Libye a été prise grâce à l’abstention de la Russie et de la Chine. Cette résolution a été évidemment interprétée dans le sens d’un changement de régime. Je me suis moi-même abstenu quand le gouvernement a demandé, le 12 juillet 2011, l’autorisation de prolonger l’intervention de nos forces.

Le résultat est là : si l’opération militaire a été brillamment conduite, Kadhafi a été assassiné. Les milices tribales et le plus souvent islamistes se sont rendues maîtresses du terrain. Le port de Derna est aux mains d’Al Qaïda, le Mali a été déstabilisé.

Sans l’intervention de la France dans le cadre des résolutions de l’ONU que j’ai soutenue fortement, le Mali serait devenu aujourd’hui un sanctuaire de l’islamisme radical, dominé par des groupes terroristes djihadistes.

Enfin, par l’interprétation qui a été faite en Libye de la résolution 1973, la notion de responsabilité de protéger a été passablement discréditée aux yeux de la Russie, de la Chine, mais aussi de la plupart des pays émergents qui refusent la notion d’ingérence, elle-même proscrite par la Charte des Nations Unies.

L’occidentalisme peut se camoufler en droit de l’hommisme. Celui-ci ignore ou, de manière plus perverse, veut occulter les réalités et les choix politiques.

Or, la France doit d’autant plus se placer sur le terrain du droit international qu’elle est elle-même l’un des cinq membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU. C’est son intérêt. Pour être une puissance repère, comme l’ont souhaité le Président de la République et vous-même, dans votre brillante intervention en conclusion de la Conférence des Ambassadeurs, la France ne doit pas s’affranchir du Droit.

Or, le droit d’ingérence n’existe pas au regard de la Charte des Nations Unies.

La mise en œuvre de la responsabilité de protéger, énoncée par l’Assemblée Générale des Nations Unies dans son document final de 2005, souligne que cette responsabilité incombe d’abord à chaque Etat et à défaut à la communauté internationale, je cite : « par une action collective résolue, par l’entremise du Conseil de Sécurité, conformément à la Charte, notamment son chapitre VII. Voilà ce que dit le droit.

ingérence, libye, syrie, intervention au sénat, onu, maliDes frappes aériennes sur la Syrie ne pourraient ainsi s’effectuer qu’en dehors du cadre de la légalité internationale.

Vous invoquez la légitimité et même vous essayez d’invoquer une autre source de droit en vous référant à la convention ancienne et aujourd’hui dépassée de 1925 interdisant l’utilisation, en temps de guerre, des armes chimiques dont la Syrie et pour cause – elle était alors sous mandat français – n’était pas partie prenante.

Quant à la Convention plus récente sur l’interdiction des armes chimiques signée à Paris le 13 janvier 1993, vous savez pertinemment que ni la Syrie ni l’Egypte ne l’ont signée, le négociateur égyptien de l’époque, M. Amr Moussa, ayant alors expliqué que son pays y adhérerait quand les armes de destruction massive, nucléaires, bactériologiques et chimiques auraient été éliminées du Proche-Orient, la détention d’une telle arme contribuant, selon lui, à un équilibre de dissuasion régional.

La Conférence d’examen du Traité de Non-Prolifération (TNP) de mai 2010 vise la création d’un Moyen-Orient dénucléarisé. C’est dans ce cadre général qu’il faut agir pour préserver dans cette région les équilibres de sécurité.

A l’heure actuelle, deux Etats ont signé mais n’ont pas ratifié la Convention d’interdiction des armes chimiques : la Birmanie et Israël, et six autres demeurent en dehors : Angola – Corée du Nord – Egypte – Somalie – Soudan du Sud – Syrie.

Vous évoquez la notion de crime contre l’humanité mais j’observe que le statut de Rome, portant création de la Cour Pénale Internationale (CPI), définit celui-ci très largement dans son article 7, mais ne mentionne pas spécifiquement l’utilisation d’armes chimiques.

Dans la logique morale où vous vous placez, qui ne faut-il pas punir ?

Les utilisateurs de bombes à fragmentation, de bombes au napalm, les pays qui refusent de signer les conventions d’interdiction des armes chimiques, bactériologiques, nucléaires, ceux qui n’ont pas ratifié le traité d’interdiction des essais nucléaires, ceux qui répriment par balles leur opposition ?

La liste serait longue des Etats qu’il faudrait punir.

Aussi bien est-on sûr à 100 % de l’origine des frappes ? Or, n’ont été produits jusqu’à présent, au dire même de nos autorités, que des « faisceaux d’indices ».

Exerçons le doute méthodique cher à Descartes.

ingérence, libye, syrie, intervention au sénat, onu, maliL’hypothèse qu’un groupe extrémiste comme le Front Al Nosra alimenté par des fournitures d’armes extérieures ou par des stocks qu’il aurait pu détourner, ait pu perpétrer ce crime abject pour entraîner une intervention occidentale n’a pas été sérieusement examinée.

Or, chacun sait que les déclarations du Président Obama d’août 2012 faisant de l’utilisation d’armes chimiques la ligne rouge légitimant une intervention militaire, ont provoqué depuis lors une surenchère d’accusations parmi les groupes d’opposition et leurs relais.

Nous savons depuis les guerres yougoslaves que des populations d’un des belligérants peuvent être choisies comme cibles pour justifier une intervention extérieure.

Dans une guerre intercommunautaire féroce comme celle-là, nous ne pouvons pas avoir un degré absolu de certitude. Aussi bien on ne discerne pas clairement quel eût été l’intérêt du régime syrien qui avait pris le dessus par des moyens conventionnels, d’ailleurs tout aussi barbares.

Ainsi la morale remplace le droit. Ce n’est pas un progrès car seul le droit protège tandis que la morale d’où procède la sanction est à l’appréciation des plus forts.

La France doit être le soldat du Droit. L’esprit de défense n’a rien à gagner à ce que la France confectionne un droit à sa mesure, en marge du droit international reconnu par l’ONU.

J’en viens maintenant au fond politique de cette affaire.

Quels sont nos objectifs politiques ?

L’opposition syrienne démocratique est divisée. La guerre l’a marginalisée au profit de groupes extrémistes. Le cours des révolutions arabes en Tunisie et plus encore en Egypte doit nous rendre prudents. Le premier acte ne pouvait que recueillir notre sympathie. Le second acte a vu l’islamisme politique prendre le pas sur les revendications démocratiques initiales et tendre à la confiscation du pouvoir. Des minorités de plus en plus importantes se sont senties menacées.

En Egypte, l’armée a interrompu le processus, avec d’ailleurs – je le note – le soutien de l’Arabie Saoudite. Est-ce là notre référence ?

Quelle cohérence y a-t-il entre notre combat justifié au Mali contre les groupes djihadistes armés et la complaisance dont nous ferions preuve à l’égard de ces mêmes groupes dans la guerre civile qui déchire la Syrie ? La France doit soutenir partout non pas l’islamisme politique mais la démocratie, au Mali, au Niger, en Libye, en Tunisie, en Egypte, en Syrie, en Arabie Saoudite, au Qatar, à Bahreïn, dans le respect du principe de non-ingérence, bien sûr, et sous le contrôle du Conseil de Sécurité des Nations Unies (CSNU).

Quel effet des frappes américaines et françaises, même brèves et limitées, auront-elles ? D’ores et déjà la menace des frappes a fait se gonfler le flot des réfugiés aux frontières du Liban et de la Jordanie. On ne pourra pas éviter les dommages collatéraux, surtout si les stocks d’armes chimiques sont visés.

Que se passera-t-il le jour d’après ?

D’autres frappes ? Sur la Syrie ? Il serait terriblement imprudent de cibler l’arsenal chimique syrien. Ou sur l’Iran ? Un engrenage incontrôlable risque de se mettre en marche. Encore une fois restons fidèles à Descartes et traitons séparément des dossiers dont la solution doit rester distincte : la Syrie, la Palestine, l’Iran.

La « fabrication d’un ennemi » est chose facile. Elle sert rarement la cause de la paix.

Le rôle de la France doit être de faire pression pour que l’opposition syrienne désigne ses représentants à la Conférence de Genève II et que celle-ci puisse se réunir dans les prochaines semaines. Cette négociation peut se faire par des rencontres bilatérales dans les couloirs du G20, à Saint-Pétersbourg, mais le G20 n’a pas vocation à remplacer le CSNU.

C’est dans le cadre de celui-ci que nous pouvons obtenir une trêve dans la guerre civile et un compromis qui préserve autant que possible l’unité de la Syrie. La balkanisation de la Syrie serait, comme nous le voyons aujourd’hui en Irak, la source de malheurs encore plus grands. Des frappes militaires risquent non de faciliter un compromis mais de reporter aux calendes la négociation nécessaire.

Il faut mettre un peu de cohérence dans notre politique :
C’est une facilité de crier « Munich ». C’est du même niveau que Guy Mollet assimilant Nasser à Hitler. Ce n’est pas digne des républicains que nous devrions être.

Le bilan des ingérences passées – Irak, Kosovo, Libye – n’est pas reluisant. Sachons tirer les leçons de l’expérience.

Pour définir notre attitude et le sens même de notre diplomatie, pensons à servir la France et à défendre la paix. Défions-nous de l’occidentalisme.

La France ne se définit pas, comme le disait M. Sarkozy, par son appartenance à la famille des nations occidentales. Elle ingérence, libye, syrie, intervention au sénat, onu, maliappartient avant tout à la grande famille des nations humaines. La Révolution de 1789 visait à l’universalité.

La France doit servir de pont entre toutes les nations et ne pas se couper des pays dits émergents. Le Président de la République souligne à juste titre la nécessité de préserver notre souveraineté. La souveraineté va avec l’indépendance qui est la condition de la grandeur de la France. Celle-ci n’est pas une question de taille mais de hauteur de vues.

Mais qu’en est-il, dans la situation présente, je ne dis pas de l’indépendance mais de l’autonomie même de la France ? Où sont passés nos alliés européens ?

ingérence, libye, syrie, intervention au sénat, onu, maliJe souhaite de tout cœur, Monsieur le Ministre, éviter l’enlisement de la France dans une guerre qui serait contraire à ses intérêts et j’ajoute à sa vocation. Je souhaite que vous usiez de votre influence qui est grande pour contribuer à la réunion aussi rapide que possible de la Conférence de Genève II.

La France vous en serait reconnaissante. Il ne faut pas effacer la brillante réussite malienne, qui nous doit aussi beaucoup, par une erreur qui, elle, serait gravissime pour l’ensemble de notre politique étrangère et pour nos intérêts dans le monde.

17:39 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International, 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ingérence, libye, syrie, intervention au sénat, onu, mali | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

02/07/2013

Egypte : jusqu’où le soulèvement ?

Barack OBAMA, Mohamed Morsi, Les FRères Musulmans, Arabie Saoudite, Qatar, Laurent Fabius, Syrie, Tunisie, Libye, Irak, Syrie, Al-Sissi, Chef d'Etat-major des armées en Egypte,

Les opposants au régime du président islamiste Mohamed Morsi viennent de recevoir un soutien et de l’armée et se réjouissent que celle-ci se soit mise « avec le peuple ».

Après les manifestations monstres qui ont vu près de 17 millions de personnes à travers le pays,  le président, soutenu et issu de la confrérie des Frères musulmans, tente par tous les moyens pour se maintenir au pouvoir.

Barack OBAMA, Mohamed Morsi, Les FRères Musulmans, Arabie Saoudite, Qatar, Laurent Fabius, Syrie, Tunisie, Libye, Irak, Syrie, Al-Sissi, Chef d'Etat-major des armées en Egypte, Rejetant  l’ultimatum que l’armée, en la personne de son chef d’état-major le général Al-Sissi, lui donné lundi, Mohamed Morsi s’essaye à une posture de garant de la "réconciliation nationale" et de la "paix sociale".

Rien n’y fait  la rue maintient sur ses positions et réaffirme sa volonté de voir se concrétiser le départ de Mohamed Morsi.

Barack OBAMA, Mohamed Morsi, Les FRères Musulmans, Arabie Saoudite, Qatar, Laurent Fabius, Syrie, Tunisie, Libye, Irak, Syrie, Al-Sissi, Chef d'Etat-major des armées en Egypte, Place Tahrir la foule a acclamé le général Al-Sissi qui a envoyé un message aux partisans du départ du tombeur de Moubarak à l’aide d’hélicoptères qui ont sillonné le ciel du Caire pavoisés aux couleurs de l’Egypte.  

 

«Quand on a vu arriver les hélicoptères, toute la place s’est mise à hurler pour les acclamer. Ils ont traversé, ils avaient tous un drapeau égyptien en dessous » a raconté un Égyptien présent.

Ce message de soutien semble avoir détendu le climat de très haute tension qui a marqué ces derniers jours en Egypte où l’on compte 16 morts et plus de 800 blessés depuis le début des évènements.

Depuis dimanche cinq ministres et huit membres de la Chambre haute ont démissionné et malgré les déclarations des militaires   qui se proposent d’assurer une transition pour «soutenir le désir de réforme et de changement du peuple égyptien» qui ne veut plus des Frères musulmans au pouvoir en Egypte.

Cela dit on ne s’attend pas à ce que l’islamiste Mohamed Morsi Barack OBAMA, Mohamed Morsi, Les FRères Musulmans, Arabie Saoudite, Qatar, Laurent Fabius, Syrie, Tunisie, Libye, Irak, Syrie, Al-Sissi, Chef d'Etat-major des armées en Egypte, lâche rapidement son fauteuil présidentiel surtout après les propos en forme de soutien implicite du Président de la Nation américaine Barack OBAMA, dont il se prévaut méso voce. Quant au Peuple il n’est pas non plus décider à abandonner la partie.

Le spectre de la guerre civile hante les militaires qui redoutent un débordement de violence de la part partisans des Frères Musulmans!

Barack OBAMA, Mohamed Morsi, Les FRères Musulmans, Arabie Saoudite, Qatar, Laurent Fabius, Syrie, Tunisie, Libye, Irak, Syrie, Al-Sissi, Chef d'Etat-major des armées en Egypte,

L’oncle Sam aux grandes oreilles ferait bien de réagir très rapidement car la situation générale qui prévaut en Egypte, en Syrie, en Irak, en Afghanistan est en grande partie le fait de sa responsabilité  première et de celles de ses alliés d’Arabie Saoudite et du Qatar.

Avons-nous les moyens de prendre le risque d’une guerre civile en Egypte en plus de celle qui couve en Tunisie en Libye et qui fait rage en Syrie ?

On n’entend toujours pas Laurent Fabius dans cette affaire ! Combien de temps encore allons-nous nous taire ?

L’Union Européenne – celle de la zone euro – et plus Barack OBAMA, Mohamed Morsi, Les FRères Musulmans, Arabie Saoudite, Qatar, Laurent Fabius, Syrie, Tunisie, Libye, Irak, Syrie, Al-Sissi, Chef d'Etat-major des armées en Egypte, particulièrement la France  devraient se saisir de l’opportunité des marques ostensibles d’amitié et de fidélité que nous témoignent la nation américaine en ce moment pour ouvrir un cycle de négociations avec la Russie pour enfin trouver les voies d’une solution de Paix négociée dans cette région explosive qui peut mettre le feu à la planète.

 

 

 

09/01/2013

Au Mali, une tentative d'attaque des islamistes

Alors que devaient se tenir jeudi prochain à Ouagadougou des discussions diplomatiques entre Mali, Nord-Mali, Ansar Dine, Mujao, MNLA, Boko-Haram, Aqmi, Mopti, Ouagagougou, Afrique de l'Ouest, djihad, Bamako, Victoria Nuland, ONU, OTAN, Michelle Bachelet, Dioncounda Traoré, Thomas Boni Yayi, Quai d'Orsay, Libye, Maghreb, Charia, Bamako, les jihadistes d’Ansar Dine (*) et la rébellion touareg (**), une attaque islamiste armée a été menée  dans la région de Mopti. Celle-ci a été repoussée lundi et mardi par l’armée malienne.

Reprenant un communiqué du ministère malien de la Défense diffusé par les médias publics L’AFP a confirmé que : «Lundi après-midi, des terroristes et islamistes Mali, Nord-Mali, Ansar Dine, Mujao, MNLA, Boko-Haram, Aqmi, Mopti, Ouagagougou, Afrique de l'Ouest, djihad, Bamako, Victoria Nuland, ONU, OTAN, Michelle Bachelet, Dioncounda Traoré, Thomas Boni Yayi, Quai d'Orsay, Libye, Maghreb, Charia, armés d'Al-Qaïda au Maghreb islamique, d'Ansar Dine et du Mujao – Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest – ont tenté un mouvement de force sur les positions avancées de l'armée aux alentours de la localité de Kona, proche de Mopti »

La tentative a été stoppée après que des «tirs de sommation» de l'armée régulière, aient été effectués en direction des islamistes armés qui avaient fait mouvement vers la limite de la zone de protection.

mali,nord-mali,ansar dine,mujao,mnla,boko-haram,aqmi,mopti,ouagagougou,afrique de l'ouest,djihad,bamako,victoria nuland,onu,otan,michelle bachelet,dioncounda traoré,thomas boni yayi,quai d'orsay,libye,maghreb,charia«Les forces armées et de sécurité maliennes ont repoussé cette tentative d'attaque», elles n'«ont subi aucun dommage» et leurs effectifs «sont au grand complet sur la ligne de front», a précisé le communiqué des autorités maliennes.

Mopti est la dernière grande ville située à 600km de Bamako avant de n’atteindre les territoires sous contrôle des islamistes qui se sont installés, il y a neuf mois, au Nord Mali.

Les conditions d’un choc frontal armé entre les forces maliennes régulières et les mouvements islamistes, ont été pour la première fois réunies depuis neuf mois.

Mali, Nord-Mali, Ansar Dine, Mujao, MNLA, Boko-Haram, Aqmi, Mopti, Ouagagougou, Afrique de l'Ouest, djihad, Bamako, Victoria Nuland, ONU, OTAN, Michelle Bachelet, Dioncounda Traoré, Thomas Boni Yayi, Quai d'Orsay, Libye, Maghreb, Charia, L'AFP rapporte qu’à l'état-major de l'armée à Bamako on affirme que l’«Ordre a été donné à nos troupes qui patrouillent actuellement dans la région de Mopti sous contrôle gouvernemental de détruire toutes les cibles ennemies qui s'y manifesteraient».

Cette manifestation belliqueuse des forces islamistes armées du Nord-Mali peut être vue, dans un contexte général d’une montée globale de la tension dans la région, comme une façon de tester la capacité de réaction des troupes régulières maliennes et de vérifier le niveau de détermination des Pays qui, au plan international soutiennent le Mali.

L’AFP d’ailleurs fait état, dans son communiqué, de mouvements de regroupement sur le terrain : «Selon des Mali, Nord-Mali, Ansar Dine, Mujao, MNLA, Boko-Haram, Aqmi, Mopti, Ouagagougou, Afrique de l'Ouest, djihad, Bamako, Victoria Nuland, ONU, OTAN, Michelle Bachelet, Dioncounda Traoré, Thomas Boni Yayi, Quai d'Orsay, Libye, Maghreb, Charia, sources sécuritaires et des témoins, Ansar Dine, Aqmi et le Mujao, renforcés par des hommes de la secte islamiste nigériane Boko Haram (***), se sont regroupés début janvier dans une localité proche de Tombouctou dans le nord-ouest Mali».

Alors qu’une ouverture semblait s’opérer entre Bamako Mali, Nord-Mali, Ansar Dine, Mujao, MNLA, Boko-Haram, Aqmi, Mopti, Ouagagougou, Afrique de l'Ouest, djihad, Bamako, Victoria Nuland, ONU, OTAN, Michelle Bachelet, Dioncounda Traoré, Thomas Boni Yayi, Quai d'Orsay, Libye, Maghreb, Charia, et Ansar Dine qui avait donné comme signe de sa bonne disposition au dialogue, un engagement de prise de distance avec Aqmi (****) et le  Mujao (*****), Ansar Dine le 3 janvier fait reproche à Bamako de ne pas être en situation de dialoguer. Du coup tout en maintenant le principe d’une ouverture de discussions vient de retirer son offre de cessation des hostilités

«La tension a clairement augmenté et nous observons cela de très près tout en travaillant avec nos partenaires internationaux (...) pour appliquer rapidement la résolution de l'ONU adoptée le 20 décembre et autorisant le déploiement d'une force internationale au Mali», a fait savoir la porte-parole du département d'Etat américain Victoria Nuland.

Depuis Dakar, Michelle Bachelet,  la directrice exécutive d'ONU Femmes, en visite au Sénégal, a fait part de sa très grande préoccupation à propos de la situation des femmes dans le Nord Mali où dit-elle, elles sont «victimes de violences sexuelles».

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La France quant à elle, se borne pour l’instant à appeler les djihadistes «à cesser» leur regroupement vers le sud et à «reprendre les négociations».

Pour Paris, où  l’on est favorable à une solution politique, la résolution du conflit par voie diplomatique reste une priorité. Il faut évidemment se souvenir que plusieurs otages français sont actuellement détenus dans la Région.

L’on compte beaucoup au Quai d’Orsay sur l’expression des démonstrations verbales de la détermination de la France  pour «contribuer à une prise de conscience» chez les protagonistes.

Les militaires, qui ont gardé en mémoire les effets mali,nord-mali,ansar dine,mujao,mnla,boko-haram,aqmi,mopti,ouagagougou,afrique de l'ouest,djihad,bamako,victoria nuland,onu,otan,michelle bachelet,dioncounda traoré,thomas boni yayi,quai d'orsay,libye,maghreb,chariacollatéraux désastreux de l’expédition sarkozienne en Libye en 2011 qui a largement contribué à la déstabilisation  du Mali,  sont méfiants et s’interrogent sur ce que pourraient être les suites d’une intervention au Mali.

«S'il s'agit de donner un coup de pied dans la fourmilière et que les fourmis partent partout, on aura déplacé le problème» aurait indiqué à l’AFP une source proche du dossier.

Il reste que la France principalement mais également l’Espagne, l’Italie et la Grèce ne peuvent pas laisser se développer, au Sahel une zone sous domination djiado-militaire pouvant servir, à leur porte, de base arrière à des groupes armés terroristes en situation de mener des actions de déstabilisation au Maghreb, en Afrique occidentale, mais aussi en Europe du sud.

L’islamisation du Mali est stratégiquement inacceptable, inéluctablement viendra le  moment où après les appels au dialogue, il conviendra de passer aux actes. Le mieux étant bien évidemment que les Pays africains concernés puissent assurer eux-mêmes leur sécurité quitte à apporter tous les soutiens logistiques et d’encadrement nécessaires.

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(*) Ansar Dine, milite pour l'instauration de la charia au Mali lié à Aqmi

(**) MNLA, Mouvement national de libération de l'Azawad

(***) Particulièrement active au Nigéria en matière d’actions anti-chrétiennes qui ont déjà fait de nombreuses victimes. Boko Haram signifie « L'éducation occidentale est un péché » source Wikipedia.

(****) Aqmi, Al Qaïda au Maghreb Islamique

(*****) Mujao, Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest

(******) Loi islamique

Source : AFP, Reuters, Nouvel Observateur, Afrik.com

21/12/2012

François Hollande en Algérie : Le regard de Janus (***)!

françois hollande,abdelaziz bouteflika,nicolas sarkozy,gerre d'indépendance,guerre d'algérie,algérie,france,maroc,mali,mauritanie,libye,sahel,union européenne,europe saélo-méditérranéenne,maurice audin,jeanette bougrab,eric ciotti,lionel lucas,ump,mrump,harkis,pieds-noirs,torture,colonisation,sétifCinquante ans, après la fin de la «guerre », cinquante ans après l'indépendance acquise dramatiquement dans le feu et par le sang versé, il fallait bien qu’un jour le ciel s’éclaircisse enfin entre les hommes et les femmes de la France et de l’Algérie, ou de l’Algérie et de la France, unis, quoiqu’en disent les irréductibles des deux camps, par les liens indéfectibles des blessures de l’histoire, de leur histoire commune.

françois hollande,abdelaziz bouteflika,nicolas sarkozy,gerre d'indépendance,guerre d'algérie,algérie,france,maroc,mali,mauritanie,libye,sahel,union européenne,europe saélo-méditérranéenne,maurice audin,jeanette bougrab,eric ciotti,lionel lucas,ump,mrump,harkis,pieds-noirs,torture,colonisation,sétifLe Président de la République, né en 1954, énarque stagiaire à l’ambassade d’Alger en 1978, qui a pour lui le privilège de ne pas avoir été acteur de cette période difficile de la guerre d’indépendance et à fortiori de celle de la colonisation, disposait des atouts pour tenter, non pas de faire table rase du passé mais devant l’histoire d’ouvrir des perspectives nouvelles.

A travers ses interventions, il a su en pacificateur intelligent trouver les mots justes et forts pour répondre enfin aux attentes des Algériens.

Cinq ans après Nicolas Sarkozy, dès son arrivée sur le sol algérien où il avait été invité par, Abdelaziz françois hollande,abdelaziz bouteflika,nicolas sarkozy,gerre d'indépendance,guerre d'algérie,algérie,france,maroc,mali,mauritanie,libye,sahel,union européenne,europe saélo-méditérranéenne,maurice audin,jeanette bougrab,eric ciotti,lionel lucas,ump,mrump,harkis,pieds-noirs,torture,colonisation,sétifBouteflika, son homologue algérien, acclamé par de très nombreux Algérois, François Hollande a lancé, mercredi soir, un message en direction tant des Français que des Algériens: «Je ne viens pas ici faire repentance ou excuses, je viens dire la vérité, et la vérité vaut aussi pour ce qu'a été la gauche dans l'Histoire».

Le cadre fixé, il a ensuite, sous les applaudissements des membres des deux chambres de la représentation algérienne réunis jeudi en la circonstance (*), déclaré : «Je reconnais ici les souffrances infligées par la colonisation (...), pendant 132 ans, l'Algérie a été soumise à un système profondément injuste et brutal».

françois hollande,abdelaziz bouteflika,nicolas sarkozy,gerre d'indépendance,guerre d'algérie,algérie,france,maroc,mali,mauritanie,libye,sahel,union européenne,europe saélo-méditérranéenne,maurice audin,jeanette bougrab,eric ciotti,lionel lucas,ump,mrump,harkis,pieds-noirs,torture,colonisation,sétifPour ceux des membres de la représentation algérienne présents qui furent des combattants de ce qui est, et restera toujours pour les Algériens, une guerre de libération, cette phrase vaut justification et reconnaissance de la légitimité de leur soulèvement.

Tout le monde n’est pas pleinement satisfait. Comme toujours certains estiment que le Président en a trop fait, d’autres qu’il n’en pas fait assez. Des attentes légitimes qui ont été exprimées trouveront à n’en pas douter réponse plus tard. Tout ne pouvait pas être réglé de suite.

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De même celle de l’épouse de Maurice Audin – jeune françois hollande,abdelaziz bouteflika,nicolas sarkozy,gerre d'indépendance,guerre d'algérie,algérie,france,maroc,mali,mauritanie,libye,sahel,union européenne,europe saélo-méditérranéenne,maurice audin,jeanette bougrab,eric ciotti,lionel lucas,ump,mrump,harkis,pieds-noirs,torture,colonisation,sétifmilitant communiste mort sous la torture des autorités en place au moment des « évènements – qui réclame la vérité sur l’assassinat de son mari.

Implicitement, sur ces sujets le discours du Président a valeur de promesse. Ces questions ne resteront pas ignorées. 

Pour les autres, les deuxièmes couteaux du MRUMP – Eric Ciotti, Thierry Mariani, Lionel Lucas, Geoffroy Didier – qui instrumentalisent harkis et pieds-noirs de peur d’être à la ramasse aux prochaines élections municipales, régionales ou législatives la prestation est «pitoyable» car ce n’est pas aimer la France que de ne pas savoir reconnaître ce qui est bon pour Elle et son avenir.

D’ailleurs, il faut avoir la vue courte comme l’ont toujours les politiciens qui chaussent les lunettes petitement partisanes de la « baston électoraliste », pour ne pas reconnaître que François Hollande a parlé de ces difficultés qui sont encore comme un fer chaud sur le bras des relations franco-algériennes.

Certes de façon discrète, mais de façon audible, François Hollande a évoqué ces questions douloureuses pour certains de nos compatriotes qui ont été contraints à l’exil, dans des conditions difficiles et inoubliables.

La France attend de l'Algérie « qu'elle ouvre plus largement ses portes aux Français qui souhaitent se rendre sur votre territoire», a dit le Président de la République à Abdelaziz Bouteflika.

De même Il a parlé de ceux qui « ont des souvenirs, des attaches familiales, affectives ou des projets professionnels ou personnels à réaliser», dans une allusion explicite aux pieds noirs et aux harkis.

On ne naît pas sur une terre sans en garder la marque profonde dans sa chair et dans son cœur, cette attente doit trouver sa paix.

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Et puis peu importe si certains « politiciens », qui ne voient pas plus loin que le bout du bulletin de vote des citoyens au point d’en oublier l’intérêt premier de la françois hollande,abdelaziz bouteflika,nicolas sarkozy,gerre d'indépendance,guerre d'algérie,algérie,france,maroc,mali,mauritanie,libye,sahel,union européenne,europe saélo-méditérranéenne,maurice audin,jeanette bougrab,eric ciotti,lionel lucas,ump,mrump,harkis,pieds-noirs,torture,colonisation,sétifNation au service de laquelle ils sont censés se dévouer, limitent leurs appréciation de ces moments à une posture de pisses-vinaigres, d’éternels insatisfaits et d’opposants de principe, cette visite et les discours qui l’ont ponctuée, en particulier celui devant la représentation nationale algérienne, sont historiques.

Tant pis pour les politiciens grincheux qui devant l’histoire mentent à leurs compatriotes ! Le train de françois hollande,abdelaziz bouteflika,nicolas sarkozy,gerre d'indépendance,guerre d'algérie,algérie,france,maroc,mali,mauritanie,libye,sahel,union européenne,europe saélo-méditérranéenne,maurice audin,jeanette bougrab,eric ciotti,lionel lucas,ump,mrump,harkis,pieds-noirs,torture,colonisation,sétifl’Avenir est sur les rails. Ces moments vécus sous les applaudissements et la chaleur de l’accueil fait à François Hollande par les Algériens sont, il ne faut pas se priver de le répéter.

Ils sont historiques, d’abord parce que, construits sur la «reconnaissance du passé, la solidarité entre les deux nations, et l'espérance pour la jeunesse».

Ils sont historiques  ensuite parce qu’ils posent les termes d’une synthèse tout à fait  acceptable par une très large majorité des citoyens qui vivent des deux côtés de la Méditerranée.

Ils sont historiques enfin parce qu’ils permettent françois hollande,abdelaziz bouteflika,nicolas sarkozy,gerre d'indépendance,guerre d'algérie,algérie,france,maroc,mali,mauritanie,libye,sahel,union européenne,europe saélo-méditérranéenne,maurice audin,jeanette bougrab,eric ciotti,lionel lucas,ump,mrump,harkis,pieds-noirs,torture,colonisation,sétifd’envisager concrètement la construction entre les deux puissances souveraines que sont l’Algérie et la France une relation bilatérale de confiance réciproque, solide et équilibrée.

L’histoire rendra compte de l’importance de ce qui résultera de l’initiative que vient de prendre François Hollande, permise par l’invitation de son homologue Abdelaziz Bouteflika, à la réussite de laquelle le pays doit aujourd’hui se rallier.

Dans la crise structurelle qui se joue actuellement à l’échelle mondiale globale, crise où il faut convenir que, non seulement la France ne joue pas ou plus les premiers rôles – nous sommes «out» au Moyen-Orient, nous n’existons pas dans le Pacifique – mais, qui plus est, qui est directement menacée dans ses intérêts, cette mise à plat du passé douloureux franco-algérien et l’ouverture vers un futur apaisé, durablement coopératif et fructueux est d’une importance capitale.

L’Algérie constitue, par sa géographie d’une part et par    un pôle central de rayonnement régional stratégique au sein du Maghreb du Makresh et de l’Afrique noire.

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Le rôle de l’Algérie dans la résolution de cette crise sera déterminant à la fois pour l’Algérie et la France mais aussi pour l’ensemble des pays de la région : Tunisie, Maroc, Mauritanie, Mali, Niger, Libye, au Sahel et au-delà.

«Nous devons affronter ensemble la crise du Sahel» a dit François Hollande à Abdelaziz Bouteflika.

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Il est un second point qui milite en faveur d’un soutien solide à l’initiative de « réconciliation sincère » engagée par François Hollande, soutenue par Abdelaziz Bouteflika et, il ne faut pas craindre de le dire, l’immense majorité du Peuple Algérien.

Ce «nouvel âge entre la France et l’Algérie»,  gravé dans  «une déclaration d’amitié et de coopération» et «un document cadre de partenariat» dans les grands secteurs  politique, économique, culturel, et de la défense, doit permettre de jeter les bases, à l’initiative de l’Algérie et de la France, d’un grand projet d’avenir de construction d’une «Europe sahélo-méditerranéenne».

Ainsi se réaliserait un salutaire rééquilibrage de l’Union Européenne quelquefois trop tentée de jeter ses regards en direction des PECO –  Pays d’Europe Centrale et Orientale – sous parapluie américain de défense, confinant la diplomatie à un avenir d’impuissance impotente jouet des grandes puissances américaine, russe et chinoise.  

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Parlant de l’intervention de notre Président devant le Parlement algérien celui-ci a dit : «c'est un discours qui n'a occulté ni le passé ni l'avenir. M. Hollande a mis au coeur de son intervention l'injustice du système colonial et la grande souffrance du peuple algérien».

Poursuivant «François Hollande a mis en relief dans son discours la culture de la paix et du respect de l'autre» pour conclure en estimant que «Nous ne pouvons que nous reconnaître dans ces principes et les accompagner sur le terrain».

(*) Conseil de la Nation - Chambre haute - : composé de françois hollande,abdelaziz bouteflika,nicolas sarkozy,gerre d'indépendance,guerre d'algérie,algérie,france,maroc,mali,mauritanie,libye,sahel,union européenne,europe saélo-méditérranéenne,maurice audin,jeanette bougrab,eric ciotti,lionel lucas,ump,mrump,harkis,pieds-noirs,torture,colonisation,sétif144 membres dont le tiers est désigné par le président de la République et l’Assemblée populaire nationale - Chambre basse - : composée de 389 membres élus au suffrage universel direct pour une mandature de cinq ans.

(**)http://www.franceculture.fr/emission-les-enjeux-internationaux-sahara-un-sahel-de-plus-en-plus-conflictuel-2012-11-23

(***) Janus est le dieu romain des portes et des commencements –  de françois hollande,abdelaziz bouteflika,nicolas sarkozy,gerre d'indépendance,guerre d'algérie,algérie,france,maroc,mali,mauritanie,libye,sahel,union européenne,europe saélo-méditérranéenne,maurice audin,jeanette bougrab,eric ciotti,lionel lucas,ump,mrump,harkis,pieds-noirs,torture,colonisation,sétifjanua, qui selon Tertullien signifie porte en latin –. Il est le gardien des portes du ciel. On le représente avec deux visages, l'un tourné vers le passé et l'autre tourné vers le futur. Son règne fut pacifique, c’est pourquoi il est aussi considéré dans la mythologie romaine comme le dieu de la paix. Rome a été placé sous sa protection.

http://www.universalis.fr/encyclopedie/janus/

14/12/2012

Syrie : derrière l’écran de fumée, c’est parti pour négocier la reddition d'Assad!

Depuis plusieurs jours après avoir agité le chiffon rouge d’une possible utilisation, par l’armée de Bachar El Syrie, Tunisie, Irak, Egypte, Libye, Bachar Al-Assad, Front Al-Nosra, Al-Qaïda, Mali, Afrique, Turquie, Hilary Clinton, Sergueï Lavrof, USA, Russie, Golfe Persique, Empire Ottoman, Qatar, Arabie Saoudite, Sunites, Druzes, Chrétiens, Allaouites, Alep, Damas, Figaro, Nouvel Observateur, Geogrges Malbrunot, Lakhdar Brahimi, Ligue arabe, Victoria Nuland, Frères Musulmans, ASL, Armée Syrienne Libre, Laurent Fabius, OTAN, Céline Lussato, Salafistes, Mikhaël Bogdanov, William Burns, Dublin, Genève, Missiles Patriot,    Assad, d’armes chimiques, les USA dénoncent désormais l’utilisation de missiles et de bombes incendiaires. «Au moment où le régime est de plus en plus désespéré, nous le voyons avoir recours à des armes de plus en plus vicieuses», vient de déclarer la porte-parole du département d'Etat américain Victoria Nuland.

Le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, relaye le propos et y va de sa sinistre chanson en appuyant toujours dans le même sens : «L'idée même que le régime syrien puisse lancer des missiles sur son propre peuple, à l'intérieur de ses frontières, est une escalade militaire stupéfiante, désespérée et totalement disproportionnée», explique-t-il comme pour nous expliquer qu’une intervention militaire des occidentaux est désormais nécessaire.

La réalité est sans aucun doute bien plus compliquée que veulent bien nous l’a décrire les organes de propagande américains.

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Un ancien étudiant syrien a déclaré récemment à Céline Syrie, Tunisie, Irak, Egypte, Libye, Bachar Al-Assad, Front Al-Nosra, Al-Qaïda, Mali, Afrique, Turquie, Hilary Clinton, Sergueï Lavrof, USA, Russie, Golfe Persique, Empire Ottoman, Qatar, Arabie Saoudite, Sunites, Druzes, Chrétiens, Allaouites, Alep, Damas, Figaro, Nouvel Observateur, Geogrges Malbrunot, Lakhdar Brahimi, Ligue arabe, Victoria Nuland, Frères Musulmans, ASL, Armée Syrienne Libre, Laurent Fabius, OTAN, Céline Lussato, Salafistes, Mikhaël Bogdanov, William Burns, Dublin, Genève, Missiles Patriot,    Lussato du Nouvel Observateur qui effectuait un reportage à Alep la prospère ville historique transformée en champ de ruines dévastées : «Les silos de grain de la ville ont été pillé par les rebelles et le contenu revendu pour acheter des armes».

Qui croire ? Assad, l’ASL, les djihadistes affiliés à Al-Qaïda, les Journalistes, les diplomates, les ministres ?

Ce mouvement de protestation, pacifique au départ, déclenché le 15 mars 2011 puis récupéré par les Frères Musulmans, qui ont vu là un moyen de fomenter une révolution pour renverser le régime, s’est désormais transformé en guerre civile meurtrière.

Une guerre civile, chacun le sait, est toujours une tragédie où ce sont les civils qui payent letribu le plus lourd à l’aveuglement des puissants. Le plus lourd, cela est indéniable !

En attestent les attentats suicides des rebelles Syrie, Tunisie, Irak, Egypte, Libye, Bachar Al-Assad, Front Al-Nosra, Al-Qaïda, Mali, Afrique, Turquie, Hilary Clinton, Sergueï Lavrof, USA, Russie, Golfe Persique, Empire Ottoman, Qatar, Arabie Saoudite, Sunites, Druzes, Chrétiens, Allaouites, Alep, Damas, Figaro, Nouvel Observateur, Geogrges Malbrunot, Lakhdar Brahimi, Ligue arabe, Victoria Nuland, Frères Musulmans, ASL, Armée Syrienne Libre, Laurent Fabius, OTAN, Céline Lussato, Salafistes, Mikhaël Bogdanov, William Burns, Dublin, Genève, Missiles Patriot,    succédant ou précédant les opérations militaires des troupes loyalistes qui tuent indifféremment chrétiens syriens, druzes, allaouites, sunnites et civils.  En Syrie on compte désormais plus de 42 000 victimes et l’on peut penser que le bilan n’est pas clos.  

Mais dans le cas précis qui nous occupe, ce qui est également indéniable c’est que cette souffrance imposée au syriens, quoi qu’en disent les diplomates des grandes Syrie, Tunisie, Irak, Egypte, Libye, Bachar Al-Assad, Front Al-Nosra, Al-Qaïda, Mali, Afrique, Turquie, Hilary Clinton, Sergueï Lavrof, USA, Russie, Golfe Persique, Empire Ottoman, Qatar, Arabie Saoudite, Sunites, Druzes, Chrétiens, Allaouites, Alep, Damas, Figaro, Nouvel Observateur, Geogrges Malbrunot, Lakhdar Brahimi, Ligue arabe, Victoria Nuland, Frères Musulmans, ASL, Armée Syrienne Libre, Laurent Fabius, OTAN, Céline Lussato, Salafistes, Mikhaël Bogdanov, William Burns, Dublin, Genève, Missiles Patriot,    puissances occidentales, est due en grande partie à l’obstination intéressée de la diplomatie étasunienne qui souhaite une victoire radicale par les armes contre le Régime de Bachar Al-Assad et ses proches, dans le but d’assurer la préservation des intérêts américains.  

Pour cela cette diplomatie est prête à toutes les tromperies et aux enfumages de toutes sortes! Hier les armes chimiques, aujourd’hui les Scuds et les bombes incendiaires.

Faut-il rappeler à cette Amérique si prompte à donner des leçons de morale universelle à toutes les nations du monde, qu’elle est la seule puissance à avoir osé balancer des bombes atomiques sur des civils qui pour certains portent encore dans leur chair les marques de cette abomination ?

Faut-il rappeler les avions US survolant le Viêt-Nam en y déversant leur cargaison de défoliants sur des populations civiles elles-aussi marquées à jamais?

Que reprochent à Bachar Al-Assad les Américains ? De pilonner, dans le cadre d’une guerre civile, une région, jusqu’à récemment aux mains de rebelles,  qui est Syrie, Tunisie, Irak, Egypte, Libye, Bachar Al-Assad, Front Al-Nosra, Al-Qaïda, Mali, Afrique, Turquie, Hilary Clinton, Sergueï Lavrof, USA, Russie, Golfe Persique, Empire Ottoman, Qatar, Arabie Saoudite, Sunites, Druzes, Chrétiens, Allaouites, Alep, Damas, Figaro, Nouvel Observateur, Geogrges Malbrunot, Lakhdar Brahimi, Ligue arabe, Victoria Nuland, Frères Musulmans, ASL, Armée Syrienne Libre, Laurent Fabius, OTAN, Céline Lussato, Salafistes, Mikhaël Bogdanov, William Burns, Dublin, Genève, Missiles Patriot,    aujourd’hui passée, depuis la bataille qui a vu tomber la base 111, sous le contrôle du puissant groupement de jihadistes radicaux, affiliés à Al-Qaïda, du Front Al-Nosra que les Etats-Unis ont inscrit sur sa liste noire des organisations terroristes.

Cet enfumage est insupportable ! Oui Bachar Al-Assad est un dictateur aux méthodes que l’on réprouve ! Mais cela ne signifie pas que nous sommes des veaux à qui l’on peut faire avaler tout et n’importe quoi.

Oui il faut désormais que Bachar Al-Assad entende raison ! Des indices montrent d’ailleurs que les lignes sont en train de se déplacer!

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Une nouvelle rencontre toujours en présence de Lakhdar Brahimi s’est tenue à Genève entre Russes et Américains – les vice-ministres Mikhaël Bogdanov et William Burns–

A l’issue de cette dernière entrevue, il apparaît que Washington et Moscou se seraient mis d’accord pour une mission de  Lakhdar Brahimi auprès du président syrien.

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«Pour Moscou, Bachar peut rester président, mais sans compétence, et il ne pourrait pas se présenter à l'élection présidentielle de 2014, contrairement à ce que les Russes souhaitaient à Dublin», indique Georges Malbrunot, journaliste au Figaro citant une source proche des négociateurs.

C’est donc en réalité une nouvelle partie qui se joue désormais sur le front syrien.

Une déclaration du 6 décembre faite à la Douma – chambre basse du parlement russe – par Vladimir Vassiliev, le Président du groupe Russie Unie, parti présidentiel : «Nous avons partagé et partageons l'avis que le gouvernement actuel en Syrie doit assumer ses fonctions. Mais le temps a montré que cette tâche est au-dessus de ses forces» le montre très clairement.

Le fond de l’histoire en train de s’écrire est bien celui-là. Tout le reste n’est que pantalonnade en direction de l’opinion publique, pour organiser les pressions, justifier les sorties en bon ordre, dissimuler les tractations et les répartitions  honteuses sur le dos des populations …..

Les USA et la Russie sont maintenant à table pour tracer les lignes de force à partir desquelles vont se construire les équilibres de la Région et où va se jouer l’impact de l’Islam radical et son influence sur les populations syriennes et plus largement celles acquises au sunnisme «modéré» incarné par les Frères Musulmans soutenus par l’Arabie Saoudite et le Qatar.

Tant pour la Russie que pour les USA l’Islam salafiste constitue une menace qu’il faut à tout prix empêcher de s’imposer.

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Les conditions sont donc réunies pour un accord entre les deux grandes puissances.

Les Américains, avec l’aide sur le terrain de leurs alliés Syrie, Tunisie, Irak, Egypte, Libye, Bachar Al-Assad, Front Al-Nosra, Al-Qaïda, Mali, Afrique, Turquie, Hilary Clinton, Sergueï Lavrof, USA, Russie, Golfe Persique, Empire Ottoman, Qatar, Arabie Saoudite, Sunites, Druzes, Chrétiens, Allaouites, Alep, Damas, Figaro, Nouvel Observateur, Geogrges Malbrunot, Lakhdar Brahimi, Ligue arabe, Victoria Nuland, Frères Musulmans, ASL, Armée Syrienne Libre, Laurent Fabius, OTAN, Céline Lussato, Salafistes, Mikhaël Bogdanov, William Burns, Dublin, Genève, Missiles Patriot,    du Golfe persique et des sunnites « modérés » à qui sera sous-traité le maintien de l’ordre, finiront avec cet accord de compléter à leur avantage le cycle de renversement des « dictatures» irakienne, tunisienne, libyenne et égyptienne.

Les Russes vont gagner des garanties sur le maintien d’un statu quo aux frontières de la Russie et des pays situés dans sa sphère d’influence. La question de l’installation des missiles Patriot à la frontière turque sera âprement discutée.

La France dans tout cela est larguée, piétinée voire  même menacée par les USA au Mali et en Afrique en général.

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Notre appartenance à l’Otan, l’inexistence d’une véritable diplomatie européenne capable de s’imposer face à une Amérique qui ne joue qu’en fonction de ses seuls intérêts capitalistiques et qui se moque comme d’une guigne de cette vieille Europe et de ces petits français qu’elle n’a jamais respectés, sont pour beaucoup dans ce naufrage diplomatique.

La France va désormais sortir complètement du jeu moyen-oriental alors que les petits valets américains, l’Angleterre et l’Allemagne, y sont encore pour grappiller quelques miettes et que la Turquie y revient après une longue absence consécutive à la chute de l’empire Ottoman il y a presque un siècle.

Le jeu toutefois n’est jamais définitivement fermé. Nous verrons bien, l’exemple de la Turquie est là pour nous le rappeler.

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11/12/2012

Syrie : Le Front Al-Nosra, tournant politique majeur ?

Syrie, Jordanie, Iran, Liban, Israël, Gaza, Cisjordanie, Bachar El-Assad, Barak Obama, François Hollande, Quai d'Orsay, Front Al-Nosra, ASL, Armée Syrienne Libre, Alep, Atareb, Turquie, Base 46, Base 111,base cheikh Souleimane, Abou Jalal, Ahrar Darret Ezza, OSDH, Rami Abdel Rahmane, Ahrar al-Salam, Damas, Deir Ezzor, Al-Qaïda, Irak, Libye, Khadafi,   Le drapeau noir sur lequel apparait la profession de foi  du prophète Mohamed, flotte depuis dimanche sur la base cheikh Souleimane rapporte  un journaliste de l’AFP présent sur le terrain.

Assiégée depuis plusieurs semaines, la base cheikh Souleimane, située dans la partie nord  de la Syrie à une dizaine de kilomètres d’Alep, est tombée aux mains de rebelles  islamistes radicaux du Front Al-Nosra qui ont réussi à prendre de vitesse  les unités combattantes de l’ASL – Armée syrienne libre – présentes sur place.

Syrie, Jordanie, Iran, Liban, Israël, Gaza, Cisjordanie, Bachar El-Assad, Barak Obama, François Hollande, Quai d'Orsay, Front Al-Nosra, ASL, Armée Syrienne Libre, Alep, Atareb, Turquie, Base 46, Base 111,base cheikh Souleimane, Abou Jalal, Ahrar Darret Ezza, OSDH, Rami Abdel Rahmane, Ahrar al-Salam, Damas, Deir Ezzor, Al-Qaïda, Irak, Libye, Khadafi,   L’assaut lancé samedi soir sur la caserne du bataillon 111 de l’armée loyaliste syrienne ressemblait, d’un point de vue tactique, très largement à celui qui s’était déroulé à la mi-novembre  lors de la prise stratégique de la base 46 située à l’ouest d’Alep à proximité de la ville d’Atareb.

Un groupe islamiste Al-Ansar, avait déclenché seul le passage à l'attaque, précipitant l'assaut général qui avait permis à l’ASL de prendre le contrôle d’une partie importante de la province d'Idleb et de libérer totalement  l'autoroute entre la frontière turque et  Alep.

L’opération avait été par ailleurs l’occasion pour les troupes de l’armée  rebelle de récupérer  un important lot de matériel – chars et d'engins blindés de fabrication soviétique, canons d'artillerie lourde, mortiers de 120mm, batteries de lance-roquettes  et munitions diverses –, acheminé vers les bases arrières situées non loin de la frontière turque.

Syrie, Jordanie, Iran, Liban, Israël, Gaza, Cisjordanie, Bachar El-Assad, Barak Obama, François Hollande, Quai d'Orsay, Front Al-Nosra, ASL, Armée Syrienne Libre, Alep, Atareb, Turquie, Base 46, Base 111,base cheikh Souleimane, Abou Jalal, Ahrar Darret Ezza, OSDH, Rami Abdel Rahmane, Ahrar al-Salam, Damas, Deir Ezzor, Al-Qaïda, Irak, Libye, Khadafi,   Alors que la prise de la base 46 avait été maitrisée, d’un bout à l’autre, par l’ASL,  cette fois ce sont des brigades  jihadistes qui se sont imposées et qui conservé le total contrôle des opérations en prenant de vitesse les unités rebelles de l’ASL.

Cette une modification majeure des rapports de force au sein des forces anti-Assad quoi que cherche à en dire l’ASL.

«Nous contrôlons toute la base, toute la zone est sous notre contrôle, tout l'ouest d'Alep est libéré jusqu'à la Syrie, Jordanie, Iran, Liban, Israël, Gaza, Cisjordanie, Bachar El-Assad, Barak Obama, François Hollande, Quai d'Orsay, Front Al-Nosra, ASL, Armée Syrienne Libre, Alep, Atareb, Turquie, Base 46, Base 111,base cheikh Souleimane, Abou Jalal, Ahrar Darret Ezza, OSDH, Rami Abdel Rahmane, Ahrar al-Salam, Damas, Deir Ezzor, Al-Qaïda, Irak, Libye, Khadafi,   frontière turque. Cependant, aucune arme chimique n'a été trouvée (*), ni missile anti-aérien»  a cependant déclaré le commandant Abou Jalal, chef du bataillon Ahrar Darret Ezza seule unité de l’ASL à se trouver à la remorque des islamistes radicaux lors de la bataille.

Le directeur de l'OSDH Rami Abdel Rahmane – Observatoire syrien des droits de l'Homme, canal d’information des occidentaux, installé en Angleterre, mais disposant d’un réseau de militants et de médecins civils et militaires à travers la Syrie –  délivre lui une Syrie, Jordanie, Iran, Liban, Israël, Gaza, Cisjordanie, Bachar El-Assad, Barak Obama, François Hollande, Quai d'Orsay, Front Al-Nosra, ASL, Armée Syrienne Libre, Alep, Atareb, Turquie, Base 46, Base 111,base cheikh Souleimane, Abou Jalal, Ahrar Darret Ezza, OSDH, Rami Abdel Rahmane, Ahrar al-Salam, Damas, Deir Ezzor, Al-Qaïda, Irak, Libye, Khadafi,   toute autre version de  l’information «Des brigades d'Al-Nosra ou liées à Al-Nosra se sont emparées du quartier général de la base militaire Cheikh Souleimane, après des semaines de violents combats pour son contrôle».

Et pour que les choses soient bien comprises  Rami Abdel Rahmane a tenu à préciser : «l'ASL tente de revendiquer la victoire, mais ce n'est pas la sienne. C'est celle d'Al-Nosra et des groupes qui lui sont liés».

Il est important de noter que la prise de la base cheikh Souleimane par les islamistes  radicaux a été déclenchée à peine deux jours après l'annonce de la création , sous la pression occidentale notamment française et américaine,  d'un commandement unifié de la quasi-totalité des groupes rebelles en action en Syrie, à l'exception des jihadistes, notamment ceux  d'un autre groupe islamiste, Ahrar al-Sham, et  du Front al-Nosra, qui aujourd’hui se révèle être une force montante au sein des équilibres politique entre les différents courants de la rébellion.

Non identifié avant le début des affrontements en Syrie Syrie, Jordanie, Iran, Liban, Israël, Gaza, Cisjordanie, Bachar El-Assad, Barak Obama, François Hollande, Quai d'Orsay, Front Al-Nosra, ASL, Armée Syrienne Libre, Alep, Atareb, Turquie, Base 46, Base 111,base cheikh Souleimane, Abou Jalal, Ahrar Darret Ezza, OSDH, Rami Abdel Rahmane, Ahrar al-Salam, Damas, Deir Ezzor, Al-Qaïda, Irak, Libye, Khadafi,   en mars 2011, Al-Nosra s’est prévalu, depuis le début, d’être l’auteur des attentats suicides à Alep, Damas, et Deir Ezzor ce qui un temps avait amené les milieux rebelles à accuser l’organisation d’être une création des services secrets au service de Bachar El-Assad. 

Avec cette prise victorieuse de cheikh Souleimane, al-Nosra s'affirme, ce devant l'ASL, comme un acteur combattant de poids  de la rébellion anti Assad, et du coup se pose par voie de conséquences en décideur politique incontournable.

Cette situation met en porte-à-faux les pays occidentaux qui se sont engagés à soutenir les opposants de Bachar Syrie, Jordanie, Iran, Liban, Israël, Gaza, Cisjordanie, Bachar El-Assad, Barak Obama, François Hollande, Quai d'Orsay, Front Al-Nosra, ASL, Armée Syrienne Libre, Alep, Atareb, Turquie, Base 46, Base 111,base cheikh Souleimane, Abou Jalal, Ahrar Darret Ezza, OSDH, Rami Abdel Rahmane, Ahrar al-Salam, Damas, Deir Ezzor, Al-Qaïda, Irak, Libye, Khadafi,   El-Assad et faire tomber le régime syrien qui, s’il n’est pas un modèle de démocratie, n’en était pas moins un régime où cohabitaient les différentes composantes de la diversité syrienne, contribuant au maintien d’un équilibre dans la région.

L'annonce ce lundi 10 décembre de l’inscription, par les Syrie, Jordanie, Iran, Liban, Israël, Gaza, Cisjordanie, Bachar El-Assad, Barak Obama, François Hollande, Quai d'Orsay, Front Al-Nosra, ASL, Armée Syrienne Libre, Alep, Atareb, Turquie, Base 46, Base 111,base cheikh Souleimane, Abou Jalal, Ahrar Darret Ezza, OSDH, Rami Abdel Rahmane, Ahrar al-Salam, Damas, Deir Ezzor, Al-Qaïda, Irak, Libye, Khadafi,   Etats-Unis,  du Front Al-Nosra,  qui serait selon Washington une émanation  d’Al-Qaïda en Irak,  sur la liste des organisations terroristes apparait, pour le moins, comme une décision bien tardive mais elle montre que l’organisation est dangereuse.

Les déclarations qui proviennent des unités rebelles de l’ASL sont alarmantes car les activistes de toutes origines vont continuer au grès des actions sur le terrain, par nécessité mais aussi par affinité «religieuse», à collaborer avec  les combattants-frères  du Front Al-Nosra.

«Si l'Occident nous avait soutenu dès le début de la révolution, ce groupe n'aurait jamais existé», a déclaré Abou Jalal, le commandant  des «hommes libres de Darret Ezza».

«Pour le moment, notre problème n'est pas avec le Front al-Nosra, notre problème est avec le régime….tout sera décidé après la chute de Bachar al-Assad» a fait savoir  le même Abou Jalal dont la brigade a remis lundi au Front Al-Nosra  les combattants capturés lors de l’opération cheikh Souleimane. Tout un programme!

Faut-il comprendre qu’en Syrie l’on est en train de s’acheminer tranquillement, comme en Libye, vers un scénario où les armes récupérées –   prises aux troupes de Khadafi ou financées par le Qatar et les soutiens occidentaux aux rebelles – ont fini dans les mains d’islamistes radicaux incontrôlés proches  d’Al-Qaïda ?

Syrie, Jordanie, Iran, Liban, Israël, Gaza, Cisjordanie, Bachar El-Assad, Barak Obama, François Hollande, Quai d'Orsay, Front Al-Nosra, ASL, Armée Syrienne Libre, Alep, Atareb, Turquie, Base 46, Base 111,base cheikh Souleimane, Abou Jalal, Ahrar Darret Ezza, OSDH, Rami Abdel Rahmane, Ahrar al-Salam, Damas, Deir Ezzor, Al-Qaïda, Irak, Libye, Khadafi,   L’on attend avec intérêt les prochaines déclarations que le Quai d’Orsay ne manquera pas de faire dans les prochains jours.

Quoi qu’il en soit, pour l’instant l’issue de cette affaire syrienne parait bien incertaine et l’on doit craindre de voir la situation dégénérer et enflammer toute la région, Syrie, Iran, Jordanie, Liban, Israël.

Décidemment les diplomaties occidentales au Proche-Orient  n’en finissent pas de se montrer bien peu perspicaces.

(*) Détail particulièrement intéressant si l’on se souvient des récents propos du Président Obama et de François Hollande en direction de Bachar El-Assad.

26/02/2011

Libye: Il faut y aller!

ec1854fa-3dcd-11e0-a712-f20bfd96b055.jpg« Lorsque les jeunes seront arrêtés et punis, ils demanderont à être graciés – mais cette fois nous ne serons pas si cléments » ainsi s’est exprimé le colonel Kadhafi, chef d’un état libyen en proie à un déchaînement de violence orchestrée par un homme désormais pris de folie délirante.

Le sois-disant «guide de la révolution» qui a engagé une véritable guerre contre des civils en révolte est désormais disqualifié, il doit mis hors d'état de nuire.

Lorsqu'en effet les dirigeants d’un état, pour se maintenir au pouvoir, en dépit de la volonté de leur peuple, en arrivent à payer des mercenaires et à faire donner la mitraille avec des avions de chasse contre les femmes et les hommes qu’ils sont sensés représenter, il faut qu'une autorité s'élève et réagisse très fermement et très concrètement.

En l'occurrence la communauté internationale doit sans délai prendre les dispositions nécessaires et intervenir pour protéger les populations afin de faire cesser les massacres.

e8092d4a-3e4e-11e0-8172-3b98351b8af6.jpgL’UE doit exiger du Conseil de Sécurité une décision d’envoi à Tripoli d’un force d’interposition, sous commandement européen, pour d’abord mettre fin à une situation qui désormais risque de tourner à la guerre civile et ensuite amener à résipiscence le colonel Kadhafi et ceux qui avec lui se sont rendus coupables des crimes contre le peuple libyen.

Les opérations de retour à la paix sociale et l’ordre démocratique étant menée à bien il conviendra de faire traduire le Colonel Kadhafi et ses affidés devant le Tribunal International pour qu’ils rendent compte de leurs crimes et qu’ils soient jugés.

Tout plaide désormais pour décider de cette intervention: le pouvoir sans partage de la tribu des Kadhafi père et fils, le manque flagrant d’autonomie de l’armée, les rivalités tribales et civiles. L’heure n’est plus aux calculs et aux tergiversations il faut y aller.

Cette responsabilité échoit à l’UE, première concernée au regard de sa proximité le continent africain et les liens historiques qui marquent les relations entre les deux rives de la Méditerranée.

sarkozy-kadhafi_pics_180.jpgEspérons qu’après des décennies de compromissions avec le Colonel Kadhafi, les dirigeants européens, à commencer par ceux de la France, prendront leurs responsabilités sans faiblir et ne s’en remettront pas une fois de plus au gendarme américain dont chacun peut mesurer les dégâts qui entourent les interventions qu’il a mené au nom de la Paix et de la Liberté tant au Viêt-Nam de sinistre mémoire qu'en Irak ou en Afghanistan.

 

12:01 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : kadhafi, ue, folie, libye | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

21/02/2011

Guerre civile en Libye, Khadafi en fuite?

Alors que l’on apprend que la Ligue Arabe a émis une condamnation ferme à propos des violences contre les «légitimes revendications du peuple libyen» et que de leur côté Londres et Washington viennent de dénoncer les crimes perpétrés ces derniers jours en Libye par les forces de police de Mouammar Kadhafi, des opposants au régime viennent d’indiquer que le président libyen aurait quitté la Libye pour se rendre au Venezuela accompagné d’une partie de sa famille.

En Chine un diplomate en poste a annoncé qu’il démissionnait appelant tous les membres de l’Ambassade à faire de même. Hussein Sadiq al Mousrati noté dans l’annuaire diplomatique chinois comme le deuxième secrétaire de l’ambassade a fait savoir qu’un «combat par arme à feu» aurait opposé les fils de Kadhafi. Ces informations ne sont pas confirmées par Al-Jazira qui dit ne pas être en mesure de le faire.

En Inde, de source britannique BBC, l’ambassadeur de la Libye, Ali al Essawi, a démissionné pour «protester contre la répression violente des manifestations, accusant, selon le site internet du service en arabe de la BBC, le gouvernement «d’avoir recours à des mercenaires étrangers».

Le pays est désormais au bord de la guerre civile. Les affrontements, nés de l’onde choc des révoltes tunisiennes et égyptiennes, ont gagné la capitale Tripoli dans la nuit de dimanche à lundi.

L’organisation humanitaire de défense des droits de l’homme, Human Rights Watch estime que le bilan de ces derniers jours s’élève à 233 morts et plusieurs centaines de blessés.

Seïf el-Islam, a affirmé dimanche soir, lors d’une déclaration télévisée, que l’alternative pour le peuple libyen se résumait à: «construire une nouvelle Libye» ou «plonger dans la guerre civile», ajoutant, «La Libye est à un carrefour. Soit nous nous entendons aujourd'hui sur des réformes, soit nous ne pleurerons pas 84 morts, mais des milliers et il y aura des rivières de sang dans toute la Libye».

Parlant des réformes, il a annoncé une réunion du «Congrès général du peuple» en vue de l’élaboration «d'un nouveau code pénal et de nouvelles lois» ouvrant «des perspectives de liberté» en direction de la presse et de la société civile. Il a également promis le lancement d'un dialogue pour une Constitution indiquant «Si vous voulez qu'on change le drapeau et l'hymne national, on le fera.».

Seïf el-Islam, a affirmé que la Libye était sous le coup d'un complot étranger tout en prévenant «Nous ne lâcherons pas la Libye et nous combattrons jusqu'au dernier homme, jusqu'à la dernière femme et jusqu'à la dernière balle.»

Les réactions diplomatique européennes et françaises sont toujours aussi consternantes et montrent que nous n’avons pas voix au chapitre.

Catherine Ashton dans le droit fil de ses déclarations précédentes pour la Tunisie et l’Égypte s’est contentée d’indiquer «Nous appelons à la retenue, nous exhortons à mettre fin aux violences et à dialoguer». Impuissance totale!

La France quand à elle, par la voix du porte-parole du ministère des Affaires étrangères Bernard Valero lors d'un point de presse, s’est à nouveau prononcée pour «la cessation immédiate des violences» et le «au respect du droit de manifester pacifiquement» tout en se déclarant, «Face à la lourde répression de ces derniers jours, très préoccupée par l'évolution de la situation en Libye». A quand Carla Bruni à Tripoli pour négocier?

Le Monde bascule, quelque chose de terriblement important est en train de se produire. Cela visiblement dépasse nos dirigeants incapables de faire des propositions dignes des enjeux géostratégiques qui se font jour! Il suffit pourtant de regarder une carte pour prendre conscience de l’importance de ce qui se joue à nos portes. Nous sommes concernés!

18:14 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : libye, tripoli, carla bruni, france, londres, washington | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

 
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