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30/06/2011

Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier libérés!

1513772_elysse-otages_640x280.jpgLa libération des journalistes Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier otages des Talibans d’Afghanistan ainsi que de leurs trois accompagnateurs constitue un immense moment de joie et de soulagement pour tous ceux qui aspirent à plus de paix et d’intelligence dans un monde trop souvent marqué par les haines, les fanatismes et les intolérances. Cette libération met fin à 587 jours d’angoisses.

Au-delà des désaccords politiques qui peuvent exister avec tel ou tel, il faut d’un mouvement saluer tous ceux qui d’une manière ou d’une autre – président de la République, membre du gouvernement, diplomates et fonctionnaires des services de l’état – ont, par leurs efforts, contribué à cet aboutissement heureux.

Il faut aussi saluer tous ceux qui, souvent au péril de leur vie, n’hésitent pas à s’engager pour servir la liberté de d’informer et la volonté de rapporter une information objective en prise avec les réalités du terrain.

Le refus devant l’intolérable, la volonté indéfectible de ne jamais se résigner et le souci de l’engagement et de l’action déterminée constituent autant d’atouts nécessaires à une forte mobilisation citoyenne face à de telles situations.

Aujourd’hui plusieurs autres de nos compatriotes sont encore retenus en otage de part le monde, nous devons ensemble exiger que la mobilisation reste forte afin qu’ils puissent, eux aussi, être rendus à leur familles et à leurs amis aussi vite que possible.

13:35 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hervé ghesquière, stéphane taponier, otages, talibans, afghanistan, liberté | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

03/01/2011

Gouvernement pakistanais en otage

Vendredi 31 décembre les centres économiques importants du Pakistan ont été paralysés à la suite d’un mouvement de grève né d’un appel lancé par une dizaine de partis islamistes. Dans les grandes villes Islamabad, Lahore, Peshawar ainsi qu’à Karachi les transports public étaient à l’arrêt, les marchés bouclés et les routes périphériques désertes.

La mobilisation répondait à un appel lancé le 15 décembre à la suite du départ de la coalition au pouvoir du parti musulman Jamiat Ulema-e-Islam qui voulait ainsi protester contre un amendement visant à supprimer la peine de mort pour les personnes accusées de blasphème. Le débat sur cette loi s’est engagé après la condamnation à mort, au mois de novembre dernier d’une femme, chrétienne, pour «insulte à l’Islam».

Les opposants considèrent que le texte envisagé, ne vise qu’à permettre la persécution des minorités religieuses – 3% des 167 millions de pakistanais sont concernés et se plaignent de discrimination – sur fond de querelles personnelles. Ils le dénoncent par ailleurs comme un moyen d’alimenter l’extrémisme.

Le Pakistan traverse une période d’instabilité politique qui menace la coalition au pouvoir emmenée par le Parti du Peuple Pakistanais dont est issu le Président Asif Ali Zardari – époux de la défunte Benazir Buttho assassinée en décembre 2007 par des militants islamistes –. Peu soutenu par les militaires dont l’influence est considérable au Pakistan, soupçonné régulièrement de corruption Asif Ali Zardari était crédité en Aout 2010 d’une popularité qui n’excédait pas 20%

Alors que le 1er ministre, Youssouf Raza Gilani, s’est déclaré publiquement contre toute abolition ou amendement de la loi, les groupes conservateurs religieux s’étaient exprimés en faveur des partisans de la grève nationale. Les observateurs spécialistes de la région retiennent de leur côté que cette grève n’est qu’une façon pour les islamistes de mettre une pression politique accrue sur un gouvernement et des autorités fragilisés d’un pays en crise.

Au-delà du cas pakistanais, dont la gravité ne doit échapper à personne, – le Pakistan est en effet un grand pays doté de l’arme atomique – le mouvement de généralisation de l’instrumentalisation du «religieux», à laquelle se livrent actuellement des fondamentalistes islamistes, avec son cortège d’attentats ciblés contre d’autres minorités religieuses persécutées doit amener les dirigeants du monde démocratique à s’interroger sur les moyens à mettre en œuvre pour y mettre un terme rapide.

Les attaques, attentatoires aux libertés fondamentales, qui se multiplient contre les Chrétiens d’Orient, comme les attentats entre tendances rivales du monde musulman ou les actes terroristes aveugles en milieu urbain en Europe, sont intolérables, tant elles portent atteintes à la liberté et la dignité d’hommes et de femmes assassinées ou blessées qui sont autant de victimes innocentes.

Les sinistres barbares commanditaires de ces actes doivent être identifiés, recherchés, et mis hors d’état de nuire. Toute la communauté internationale est concernée. Elle doit se mobiliser et coopérer dans le cadre des Nations Unies pour mener à bien une opération collective de salut public planétaire. Tout refus d’engager un tel combat ne serait que laxisme coupable et pusillanimité.

16:56 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : islamabad, lahore, karachi, peshawar, chrétiens d'orient, liberté, dignité | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

07/04/2010

Massacre au canon de 30 à Bagdad

Hélicoptère Apache, de l'armée américaine.

©Maria Marogianni/EPA

 

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Le site Internet Wikileaks.org vient de rendre publique une vidéo qui montre un hélicoptère de l'armée américaine en mission dans le ciel de Bagad. Cette vidéo relate plus particulièrement une opération au cours de laquelle le 12 juillet 2007, une voiture civile, où se trouvaient des enfants clairement identifiés, a été mitraillée au canon de 30 millimètres. Ce jour là de deux journalistes de guerre de l'agence Reuters ainsi que plusieurs autres personnes sont morts.

 

En regardant la vidéo en question, nous sommes conviés à faire un retour brutal sur le film « Apocalypse Now » de Francis Ford Coppola qui en 1979 dénonçait la « déshumanisation » des soldats américains lors de la guerre du Viêt-Nam. En 1979 c’était un film là il s’agit de la réalité vécue. C’est l’horreur d’une guerre, déclarée il faut s’en souvenir sur une escroquerie abominable dont se sont rendus coupables les USA et la Grande-Bretagne : le mensonge d’état des prétendues armes de destruction massives qui auraient été, à l’époque, détenues par l’Irak.

 

La bande son qui reprend les échanges entre les pilotes de l’hélicoptère Apache et les équipes de contrôle au sol, permet de qualifier les actes repris par les images tournées depuis l'appareil de l’armée américaine d’abominables « crimes de guerre ».

 

L’acharnement mis, tant à réclamer les autorisations de feu –alors que rien ne menaçait l’appareil – qu’à mitrailler la voiture et les gens  qui tentaient d’évacuer les blessés, ainsi que les autocongratulations et les rires des mêmes après qu’un blindé arrivé sur les lieux    fut passé sur le corps d’un cadavre, ajoutent à l’horreur!

 

Faut-il rappeler que les Conventions de Genève I et II article 12 protègent les blessés et que les enfants jouissent par ailleurs quelque soient les circonstances d’une protection particulière ?

 

Cette affaire, mise sous le boisseau depuis 3 ans par l’armée américaine, est accablante pour ce pays, les USA, qui ne rate jamais une occasion de nous dire qu’il combat toujours au nom de la défense de la Démocratie et des Libertés dans le monde!

 

Liberté que de saloperies l’Amérique commet en ton nom!

 

Il faut qu’une fois pour toute cela cesse. L’ordre américain, la « Pax Americana », n’est qu’une manipulation ignoble menée au seul profit des multinationales de la finance, du pétrole et des fabricants d’armes, jamais rassasiés.

 

La France après avoir refusé de participer à la seconde guerre du Golfe s’honorerait aujourd’hui en décidant un retour unilatéral et sans condition de ses soldats en poste en Afghanistan pour protester devant l’attitude inqualifiable de son allié fort peu démocrate, manipulateur, menteur et assassin de civils et d’enfants innocents : les civils et les enfants sont toujours innocents.

 

13:47 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : accablant, guerre, crime, saloperies, liberté, acharnement, irak, retour, soldats, innocents | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

02/08/2009

Saint-Exupéry: l'humaniste exigeant

saint-exupery01.jpg31 juillet 1944, en mission de reconnaissance aérienne, Antoine de Saint-Exupéry, disparaît en mer aux commandes de son avion, un P38 Lightning, abattu semble-t’il par un chasseur allemand ennemi. C’était il y a 65 ans, il avait 44 ans.

 

Les débris de son appareil seront retrouvés de nombreuses années plus tard en mer méditerranée au sud de Marseille.

 

Ecrivain déjà reconnu Saint-Ex, bien qu’ayant dépassé l'âge limite pour participer à des opérations de guerre avait remué ciel et terre, soulevé des montagnes, mobilisé toutes ses relations, pour pouvoir voler dans les forces aériennes alliées et ainsi apporter sa contribution à la libération de la France.

 

Cette mission, cette dernière mission, il aurait pu s'en abstenir ayant largement accompli sa part de travail.

 

Sa conception du devoir, son amour de la France et son dévouement à la patrie lui faisait obligation personnelle d’être en première ligne, jusqu’au bout, jusqu’à la victoire finale !

 

Inutile aujourd’hui d'imaginer un tel engagement, une telle authenticité dans la mise à l’épreuve d’un idéal, chez nos pseudo « journaliste-philosophe » chemise blanche, col ouvert et chevelure flamboyante sous les projecteurs.

 

Saint-Ex était fabriqué d'un autre bois. Il ne fallait pas compter sur lui pour s’abaisser jusqu’à tordre un peu la réalité pour pouvoir faire la une sur un plateau de télévision.

 

« On vivait d’un bout à l’autre de la ligne sous la même voûte profonde » écrivait-il dans « Vol de nuit ».

 

Son champ d’existence, c’était le ciel en prise avec les puissances naturelles, remettant chaque jour en jeu ses victoires de la veille, mais toujours,  mission après mission, gravant dans le marbre du temps les heures héroïques de l’Aéropostale.

 

Il était de cette race d’hommes plutôt difficile à rencontrer désormais. Qui à notre époque de paillettes d’hypocrisies et de flagorneries pourrait rivaliser avec Saint-Ex. Jamais courtisan, ni planqué jaloux de sa liberté fier de ses engagements, implacable avec les  « faux derches » comme il les appelait.

 

Il faut relire à ce propos sa lettre à André Breton, « il est dommage que vous ne vous soyez jamais trouvé face au problème de la mort consentie. Vous auriez constaté que l’homme a besoin alors, non de haine, mais de ferveur. On en meurt pas contre, on meurt pour ».

 

Il haïssait la guerre, dont il écrivait dans Pilote de Guerre qu’elle  « n'est pas une aventure » mais « une maladie comme le typhus ». Et pourtant, il s’y est engagé, par patriotisme et par idéal de la France ! Combien aujourd’hui en seraient encore capables ?

 

Tout à la fois Chevalier des temps modernes au grand cœur, poète, patriote, il a consacré sa vie et son œuvre au service de la dignité humaine. « Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis », « je ne puis supporter d’être loin de ceux qui ont faim ».

 

Telles étaient ses pensées, pour lesquelles il s’est engagé jusqu’à sacrifier sa vie ! La fraternité au centre de la perspective planétaire, tel était son crédo !

 

Quel bel exemple et quel beau message pour ceux qui aujourd’hui s’engagent en cherchant, comme l’agriculteur de Saint-Ex « à donner un sens à leurs coups de pioche ».

 

Déjà en 1944 il dénonçait dans  les dernières lignes d’une lettre, écrite la veille de sa mort, qu’il a adressée à Pierre Dalloz, le monde des années à venir après guerre.

 

En visionnaire il en entrevoyait les germes : « Si je suis descendu, je ne regretterai absolument rien. La termitière future m’épouvante. Et je hais leur vertu de robots. Moi, j’étais fait pour être jardinier. »

 

Aurait-il baissé les bras lui, l’infatigable humaniste engagé dans la lutte contre le désordre du monde, qui au terme de sa lettre à André Breton a écrit « Je crois aux actes, non aux grands mots » ! Un moment de faiblesse ? Peut-être ?

 

Même chez les plus solides, elle reste là, la possibilité de la faiblesse, tapie prête à surgir tant l’être Humain reste et restera toujours une chose fragile ! Après tout il était un homme, héroïque certes, mais un homme pas un dieu.

 

Il n’est pas là pour nous le dire ! Seule reste son œuvre littéraire, immense pour qui veut bien s’en nourrir : belle et pleine d’amour de la vie et des Hommes.

 

A chacun de lire ses écrits, de méditer et d’en tirer le miel ! Et peut-être, par fidélité à sa pensée, accepter de prendre part aux luttes éternelles de l’humanité pour contribuer, à laisser, pour demain à nos enfants, un monde meilleur et plus éclairé ! Un monde plus respectueux des hommes et de la nature.

16:53 Écrit par Bernard FRAU dans 2. Les grands hommes | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : devoir, france, humanisme, liberté, amitié, fraternité | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

 
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