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02/04/2012

« Ecologistes Réalistes »: Le choix de l’action positive, en confiance et dans l’ouverture

Le statut de l’écologie fait de celle-ci une science parmi les autres sciences – l’économie, la sociologie, l’anthropologie, l’entomologie…... à ceci près que l'écologie est la science qui théorise la globalité des milieux de vie. Ainsi, l'économie est une partie de l'écologie, l'entomologie ne peut se séparer des lieux de vie des insectes...Ceci implique de facto qu’aucun parti politique ne saurait en revendiquer l’usage exclusif.

declarationdhc.jpgEn 1789 la déclaration universelle décrétait que « tous les hommes naissent libres et égaux »  elle prononçait en même temps un droit naturel à la propriété individuelle dont la justification avait été théorisée en 1690 par le philosophe anglais John Locke. De cette avancée importante est né le libéralisme économique et entrepreneurial.

Mais force a été de vérifier que si  en théorie tous les hommes avaient en droit accès à la possibilité d’être libres tous dans les faits, tous ne peuvent accéder à la propriété, n’ayant à apporter à l’œuvre commune que leur force de travail. De cette dualité et des affrontements qu’elle a produits est né le socialisme.

Jusqu’à une période récente les arbitrages politiques de la gouvernance de l’état résultaient du compromis entre ces deux grands courants – libéralisme et socialisme – l’un s’attachant plutôt à favoriser l’ordre et l’efficacité économique, en voulant « accumuler des richesses », l’autre priorisant le mouvement et l’amélioration du bien-être social, en visant à « répartir les dites richesses. »

A la fin du 20ème siècle l’attention s’est portée sur les terre%20beboy%20Fotolia.jpgdéséquilibres et le mauvais état « écologique » de l’écosystème planétaire et l’impact « destructeur » sur celui-ci d’un modèle de développement sans véritable perspective sur le long terme, assis sur un productivisme compétitif, des objectifs de croissance permanente des productions, une compétition débridée et un consumérisme généralisé.

Cette remise en cause a fait émerger « l’écologie politique » et le concept de développement durable. Il s'agit d'une remise en cause profonde de la place relative de l'homme et de ses sociétés vis à vis du milieu environnant et de la Planète.

Ce courant, au sein duquel se côtoient conservatismes – protection de la nature, de la biodiversité, de la qualité des eaux, de la persistance des forêts, reconquête rurale et préserver la biodiversité et les espaces naturels.jpgpaysanne…… – et progrès – énergies renouvelables, nouvelles relations internationales, nouvelles approches agricoles, nouvelles approches territoriales… – constitue indiscutablement le 3ème pilier incontournable pour la détermination des orientations politiques qui visent à la bonne gestion de la vie des citées et des territoires dans le monde.

Pour autant son implantation durable dans le paysage politique tarde à se réaliser, pire le risque est devenu réel de voir « l’écologie politique » disparaître et se diluer pour n’être qu’une simple variable d’ajustement des politiques d’état ou ne tenir qu’un rôle subalterne de caution plus ou moins respectée pour des partis de gouvernement dans leur lutte pour détenir le pouvoir.

Certes la crise financière, qui n’est qu’un des marqueurs de l’essoufflement du modèle de croissance aujourd’hui dépassé, krach-boursier-crise-boursiere_pics_390.jpga conduit dans l’urgence et la panique ambiante des imprévoyants, à placer au dernier rang des préoccupations les questions qui touchent à l’état écologique de la planète. Pour autant, même si les logiques de court terme se sont imposées les sujets à traiter de façon globale et sur le long-terme demeurent.

Changer de cap, aujourd'hui, est une exigence politique, une exigence citoyenne et surtout une exigence sociétale.

Aujourd'hui, les écologistes, ensembles, doivent choisir le moyen le plus efficace pour entrer de plein pied dans les centres de pouvoir où se tranchent les arbitrages politiques.  Ce choix permettra à ce que leur poids citoyen les fassent peser réellement pour le nécessaire changement de cap, obligatoire en regard de l’évolution des conditions démographiques, climatiques et géopolitiques de la planète.

Elle suppose d'abandonner définitivement les oppositions de principe et les approches punitives et catastrophistes qui trop longtemps ont rythmé le discours de quelques leaders verts qui au final ont sacrifié ce qu’ils avançaient comme des convictions profondes pour des sinécures personnelles rémunératrices.

Changer de cap exige d'ouvrir un champ de débats et de dialogues avec les autres ceux des 1er et 2ème piliers, pour dégager des convergences, déplacer les lignes, créer des Nymphosis02 Paskua la métamorhose.jpgpasserelles et faire avancer concrètement des solutions réalistes et adaptées aux défis qui s’imposent à tous – citoyens évoluant dans le privé comme dans le public ou le militaire, syndicalistes patronaux et ouvriers, membres des secteurs associatifs, éducatifs, scientifiques, sanitaires et sociaux, cadres de grande entreprises comme dirigeants de Pme et Tpe dans le milieux industriel ou agricole.

La transformation du modèle de développement est affaire du plus grand nombre et nécessite de bien se convaincre que l’Alliance de l’Ecologie de l’Economie et du Social n’est pas une alliance contre nature mais bien la condition impérative de la réussite du changement et d’un saut bénéfique dans la nouvelle modernité.

Il faut aujourd'hui passer à un modèle de développement du bien être plutôt que du consumérisme, à un modèle qui parle de partage des ressources, plutôt que de richesses, que l'on veuille les accumuler ou les répartir.

La Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen doit s'enrichir de la notion de partage de ressources de notre Planète.

Michel Rocard en nous invitant, dans la recherche de nouvelles régulations, à nous rappeler d’être radicaux dans nos manières de penser indiquait récemment que « La société de demain sera moins marchande et moins cupide », nous affirmons qu’elle devra aussi être plus écologiquement responsable.

Après le 6 mai quelque soit le vainqueur du scrutin, celui-ci aura besoin de s’appuyer sur un programme de gouvernement équilibré où les trois composantes de la gouvernance de l’état devront avoir voix au chapitre.

image.pngPour l’Ecologie Politique l’heure est à la refondation urgente afin d’être en mesure de répondre présent sur la base des maître mots ouverture, réalisme, confiance lucide et pragmatisme.

Contribution: Bernard FRAU et Jacques MARET

10/03/2010

«Le choix de l'écologisme»

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Le 09/03/2010 Entretien :

Paris-NORMANDIE donne la parole à Bernard FRAU

 

ALLIANCE POUR LA NORMANDIE

 

Quel est le sens de votre candidature aux élections régionales?

 

«Parce que socialisme, social-démocratie et libéralisme économique refusent obstinément de changer leurs orientations, nous avons fait le choix de l'écologisme.

L'écologisme postule que, si l'on veut assurer aux générations présentes et futures un développement juste, sain et soutenable pour tous, il faut ajouter à l'action économique une dimension qui lui fait cruellement défaut. Cette dimension est que tout doit être subordonné au respect et la continuité du vivant dans la nature.

 

C'est dans ce sens que les candidats de la liste Alliance pour la Normandie, se sont engagés. Ensemble, sur fond de ruralité revalorisée et de temps réapproprié, nous voulons retracer, avec les habitants, une voie où la tranquillité, la douceur de vivre et le bonheur durable existeront demain dans une Normandie réunifiée.»

 

Elu, quelle serait la toute première mesure à adopter?

 

«Elus, notre première décision sera de modifier la gouvernance de la région pour permettre aux Normands de prendre toute leur part dans la définition des stratégies futures pour leur territoire.»

 

Comment convaincre les abstentionnistes d'aller voter?

 

«Nous comprenons le ras-le-bol de ceux qui dimanche veulent s'abstenir. Nous leur disons, cette Région est la vôtre! Ne la laissez pas au PS ou à l'UMP. Avec leurs alliés, à la tête de l'Etat et en Région, ils ont tous les pouvoirs et ne les utilisent pas comme il convient. Il faut les sanctionner! Pour cela vous détenez un bon moyen, le vote au 1er tour pour l'Ecologie, pour l'Indépendance et pour la Normandie

 

18/08/2009

Appel au Rassemblement

Dans la perspective des prochaines élections régionales de mars 2010 Philippe de Villiers, a décidé de s'associer à l'UMP. L’affaire suscite des commentaires divers à droite et à gauche !

En fait De Villiers dans cette affaire répond avec empressement à une proposition de Nicolas SARKOZY qui lui voit dans ce pacte l’occasion de rassembler son camp et ses partisans au moment où le Parti Socialiste n’en finit pas de se débattre écarté entre des forces centripètes qui toutes concourent à sa déstabilisation voir demain à sa désagrégation.

De son côté l’eurodéputé socialiste Vincent Peillon, lieutenant de Ségolène Royale, leader du courant « Espoir à Gauche » lance une opération  "nouvelle alliance majoritaire" allant des communistes au MoDem de François Bayrou,

Ligne d’horizon fixée à 2012

Pour Nicolas Sarkozy, comme pour Ségolène Royal, la ligne d’horizon est fixée à 2012, en bons politiques ils savent qu’en France une élection de ce niveau se prépare d’abord en rassemblant son camp. C’est ce qu’ils font, le Président sans concurrent, Ségolène Royal dans la mêlée des ambitions, qui pourrait le leur reprocher ?

Dans les deux camps mariage de la carpe et du lapin !

Qu’y as-t-il de commun entre De Villiers et Lellouche, à part la détestation de la Gauche en général et du PS en particulier ?

De la même manière la question se pose de savoir ce qu’il peut y avoir de commun entre Bayrou et Marie-Georges Buffet sinon que tous les deux considèrent le nucléaire comme incontournables ?

A chacun ses responsabilités,

L’immobilisme en politique est probablement le pire des comportements et les écologistes quoi qu’ils puissent penser de ces manœuvres sont concernés ils doivent agir !

Pourquoi ?

Parce que ces manœuvres tactiques, celles du Président de la République et celles de la gauche, sont indéniablement une chance pour les écologistes. Elle les oblige à devoir d’abord s’interroger sur leur devenir commun et à donner des réponses claires et précises sur la place qu’ils comptent occuper dans le débat national. 

Partie d’un tout productiviste ? Enfermement dans une bataille dépassée « libéralisme contre socialisme » qui n’en finit pas et dont la capacité à résoudre les difficultés planétaires est proche de zéro.

Une aspiration au changement

Il existe dans notre pays une aspiration au changement qui ne trouve pas véritablement de porteur identifié et crédible aux yeux de l’opinion publique. La très nette montée du vote écologiste aux dernières élections européennes en constitue la manifestation la plus probante.

Ces manœuvres de recomposition des champs de forces politiques leur offrent une chance de se donner les moyens de dépasser la condition de force d’appoint ou d’arbitrage. Elles les placent en situation de se saisir de l’occasion qui se présente pour devenir dès maintenant une force d’alternative crédible, adaptée aux exigences du monde actuel et capable de redonner aux citoyens épars et inquiets de notre pays des raisons de croire au futur pour eux-mêmes et leurs enfants.

Les élections régionales arrivent à point pour travailler au rassemblement des écologistes en vue de l’échéance décisive de 2012.

Quelles conditions pour ne pas passer à côté ?

D’abord et avant tout il faut aux écologistes prendre le risque de se rencontrer et de parler, sans préalable et sans ressasser les petites querelles du passé qui deviennent chaque jour de plus en plus dérisoires au regard des enjeux qui s’impose à la société !

Ensuite il faut que chaque mouvement, dans ces rencontres, apporte sa sensibilité avec la ferme intention de construire une grande force écologiste, rassemblée autour d’une plateforme de gouvernement des Régions, en  capacité d’en diriger plusieurs dès 2010.

Cela suppose évidemment que Cap 21 retrouve son autonomie, que les Verts se dégagent de leur tropisme, que l’Alliance Ecologiste réaffirme haut et clair que l’indépendance n’est pas l’isolement et qu’Europe Ecologie ait la volonté d’accueillir en son sein  toutes ces forces sans gommer leurs spécificités, en les amenant à se compléter utilement.

Renvoyer Socialisme et Libéralisme à ce qu’ils sont

Après une phase de rencontres, de dialogues et d’ajustements, des assises Nationales pourraient  proposer aux Français de renvoyer Socialisme et Libéralisme à ce qu’ils sont en réalité, des modèles datés et dépassés qui doivent désormais être remplacés par un modèle adapté au temps nouveaux, l’Ecologisme,  et acter dans les faits la création de « La Fédération des Ecologistes ».

Seuls les actes ont valeur d’exemple

Quoi qu’il en soit, parce que seuls les actes ont valeur d’exemple, je propose aux responsables des mouvements qui souhaitent voir s’enclencher, chez les écologistes, une dynamique unitaire, que d’ores et déjà, ici et maintenant en Haute-Normandie, un premier contact direct soit pris afin qu’ ensemble nous puissions procéder à une première évaluation des possibilités de mise en œuvre d’une telle initiative pour notre région.

J’invite également les sympathisants qui se sentent proches de la sensibilité écologiste, femmes et hommes attachés aux valeurs humanistes et républicaines, du centre, de la droite et de la gauche modérées, qui ne veulent pas rester étrangers à la démarche de profonde rénovation de la société qui nous est désormais imposée, à se joindre à la démarche et faire route avec nous.

Ensemble nous seront plus forts pour dire non à tous ceux qui tentent , ici par la peur, là par la pub et la démagogie, de nous faire admettre que nous ne pouvons pas nous réapproprier le sens de la vie qu’ils ont abandonné au mensonge, à l’hypocrisie, à la démagogie et à l’argent roi.

Ni à vendre ni à acheter

Notre vie n’est ni à vendre ni à acheter, elle nous appartient pour en faire autre chose qu’une course folle, inutile et  sans fin, contre l’autre et contre les autres. C’est aux forces du mouvement  qu’il appartient d’en décider !  Construire un nouveau monde est possible pour cela nous devons faire le choix  de l’Engagement et du Rassemblement.

02:03 Écrit par Bernard FRAU dans 8.Région Haute Normandie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : ecologistes, camp, droite, gauche, libéralisme, socialisme, ecologisme | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

 
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