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24/01/2013

Lubrizol : que s’est-il réellement passé ?

201304_rouen_lubrizol.pngDe source AFP le Parquet de Rouen a indiqué qu’une enquête judiciaire pour "mise en danger de la vie d'autrui" a été ouverte mardi  à la suite du dégagement d’un gaz malodorant à l'usine Lubrizol de Rouen.

Cette enquête a été confiée aux gendarmes de la Section de recherches (SR) de Rouen, dirigée par le lieutenant-colonel Franck Auneau. De son côté, la ministre de l’Ecologie, Delphine Batho, qui s’est rendue sur le site a annoncé mardi soir l'ouverture d'une enquête administrative.

Rappel des faits !

Depuis lundi des émanations très malodorantes se sont répandues, poussés par les vents, sur un très large 201304_lubrizol.pngterritoire – de Paris au Sud de l’Angleterre depuis Rouen – dues à l’échappement de gaz, générés par un incident survenu chez Lubrizol sur la ligne de production de dithiophosphate de zinc où s’est produit une réaction chimique «inattendue» et «non contrôlée» dans un bac de 35 m3.

Depuis lundi, la préfecture, les médias, l’industriel et les bandeau_bureau.jpgélus de Rouen, Yvon Robert, de la Créa Frédéric Sanchez et de la Région, Alain Le Vern ne cessent de nous expliquer que tout cela ne présente pas de danger, que tout est sous contrôle, qu’il convient juste de patienter un peu.

Il n’y pas de danger dit-on, en réalité tout porte à croire au contraire que si !

Plusieurs décisions importantes ont été décidées et des mesures d’urgence ont été prises.

Un arrêté préfectoral a imposé la mise en œuvre d'un PPI – plan particulier d'intervention –,  le match de 16e de finale de la Coupe de France de football qui devait opposer mardi soir Rouen à Marseille a été reporté au mercredi 30 janvier. Des restrictions de circulation aux abords de l'usine ont été mises en place.

5116420.jpgDe plus une enquête judiciaire pour « mise en danger de la vie d'autrui » a été ouverte ainsi qu’une enquête administrative. L’usine a été arrêtée !

La ministre de l'Ecologie, Delphine Batho, tout en ne s’avançant pas sur une possible «erreur humaine ou faute technologique» a, quant à elle, estimé mercredi sur Europe 1, que «sans doute» il y avait «eu une négligence ou une faute qui a entraîné cette réaction chimique».

L’industriel de son côté a mis en œuvre une procédure de neutralisation de la réaction chimique dont le moins que l’on puisse dire est qu’il peut «déraper». 

150px-Ethanethiol-3D-balls.pngLe mercaptan est un acide soluble dans l’eau, qui réagit avec les acides et les bases fortes jusqu’à pouvoir provoquer  des incendies ou des explosions.

Or le choix de transvaser les 30 tonnes de produits incriminés – qui, si l’on en croit la direction Lubrizol, largue actuellement dans l’atmosphère du mercaptan – dans une solution sodée n’est rien d’autre que de mettre en présence un acide et une base.

Cette solution de neutralisation n’est donc pas non sans chimiquement présenter un risque donc un danger.

Des questions se posent désormais.

Au-delà de ces aspects «visibles» dirons-nous, cet accident ne laisse pas chaque riverain, chaque salarié de l’usine, chaque militant politique responsable, chaque écologiste militant sans se poser des questions !

c776179e-653b-11e2-9c01-ca946b45cafc-493x178.jpgSi la situation après l’incident, qui en réalité est un accident avéré, dans l’usine classée Seveso 2  était si peu grave, pourquoi toutes ces décisions qui sont loin d’être anodines ?

Pourquoi avoir lancé une enquête judiciaire pour « mise en danger d’autrui » et dès lors pourquoi ne pas avoir été plus ferme avec les conseils de confinement aux habitants ? Pourquoi avoir laissé les écoles ouvertes ?

Si les humains ont la capacité de faire état des bronchite-chronique_1.jpgindispositions dont ils sont victime,  - il a fallu répondre à de nombreux appels de gens qui ont souffert de maux de têtes, de nausées et de d’irritations aux yeux – la nature elle ne se plaint pas.

Le mercaptan entre dans la composition des produits phytosanitaires agissant comme composant « mouillant » pour permettre aux composants actifs de pénétrer à abeille.jpgl’intérieur de la plante que l’on veut éradiquer.

Des études ont-elles été diligentées pour évaluer les conséquences de cet accident sur la faune, la flore et les milieux aquatiques en surface et sous-terrain de la région touchée par le nuage acidifiant ?

La question vaut également pour les populations qui ont été touchées très directement par les émanations. Il 919998.jpgconvient à ce propos de se rappeler que depuis lundi du Sud de l’Angleterre à Paris le climat a été particulièrement humide et que des précipitations d’eau ont été observées.

Le gaz qui s’échappé de l’usine est-il le même que celui qui est ajouté au gaz de ville pour en repérer les fuites?

On peut très légitimement en douter.

C’est le professeur André Charcot qui l’a affirmé à la presse : «comme ce gaz a été produit lors d'une réaction incontrôlée, il ne peut absolument pas s'agir de la forme Lubrizol, mercaptan, Roeun, Paris, Londres, Pollutions, Ineris, Yvon Robert, Créa, Ville de Rouen, Frédéric Sanchez, Région Haute-Normandie, Alain Le Vern, dithiophosphate de zinc, Enquête judiciaire affaire Lubrizol, Mise en danger vie d'autrui, faute professionnelle, Ministère de l'Ecologie, Cyrille Vanlerberghe, Pétition Change.org lubrizol, André Charcot, Frédéric Henry directeur Lubrizol France, Union des Industries chimiques en Normandies, chimique du mercaptan qui est injectée dans le gaz de ville pour le rendre odorant, comme l'avaient pourtant affirmé les autorités» et il poursuit : «ce qui a été émis à Rouen doit donc être des composés linéaires soufrés, qui sont eux toxiques, contrairement à la forme que l'on met dans le gaz de ville, qui est extrêmement odorante, inoffensive mais difficile à produire».

Ces deux points, nature des produits émis et impact sur la santé des personnes et des espaces naturels touchées ont-ils été intégrés au cahier des charges établit par les services de l’Etat pour l’étude confiées à l’Ineris?

Enfin derniers points et non des moindres!

sans-titre.pngDelphine Batho a pour l’instant écarté la possibilité d’une « erreur humaine ou faute technologique » à l’origine de l’accident, évoquant plutôt une négligence ou une faute. Mais une faute ou une négligence de qui ou de quoi ? Il faut être précis !

Une négligence dans le suivi des procédures de production, de surveillance ou d’entretien est une faute, une faute grave même, s’agissant d’une usine Seveso2, qui peut être imputable à un salarié, certes,  mais qui engage la responsabilité personnelle de la direction d’entreprise !

En l’occurrence ici c’est de Frédéric Henry, le sémillant directeur général de Lubrizol France – jusqu’à tout récemment président de l’Union des industries chimiques en Normandie – dont il s’agit.

Celui-ci parle, bien inconsidérément,à propos de cette sipa-rex-1050233-jpg_911233.jpggrave pollution qui a porté jusqu'en Angleterre, «d’un incident avec de très faibles concentrations de mercaptan libérées» ajoutant comme pour se défausser et minimiser la gravité de l’accident dont son usine est responsable : «je pense qu’on a eu une météo extrêmement défavorable, avec des inversement de température» (**).

Il faut lire cette interview donnée à Paris-Normandie. Elle est particulièrement gratinée et scandaleuse de mépris pour les populations touchées par ce dégueuli à odeur d’œuf pourris, déversé dans le ciel, «qui est visible parce qu’on le sent» !

Non ! Les centaines de gens incommodés, soumis à des 5118521.jpgdangers et des risques dont on ne leur dit pas la nature  ne «se lâchent» pas, ils sont simplement inquiets et révoltés parce qu’un peu évolués et informés – un peu seulement – ils ne gobent plus les coups de pipeau qu’on leur joue pour les faire taire et avancer comme des bœufs.

Cet impertinent monsieur Henry ne mérite qu’une chose qu’on lui cloue le bec une bonne fois pour toute ! Les enquêtes à venir devraient permettre d’engager les actions en justice pour y parvenir.

Il reste à élucider une question majeure.

Au-delà  des toujours possibles «erreurs humaines» ou «faute technique» voire de mise en doute de la «qualité des produits utilisés en production» la piste d’un acte notoirement malveillant, pour ne pas dire plus, doit être envisagée et évaluée.

Les différentes enquêtes ouvertes devront sur ce point apporter une réponse claire aux habitants qui ne comprennent pas la légèreté des propos tenus par les différents responsables publics et privés qui s’expriment sur le dossier .

(*) Source « Le mercaptan, un gaz soufré toxique et nauséabond » par Cyrille Vanlerberghe AFP, AP, Reuters Agences - le 22/01/2013

(**) Source interview Paris-Normandie du 23 janvier 2013

Pétition de Thomas Pinet

Lundi matin, une fuite de gaz dans l'usine Lubrizol de Rouen a recouvert le ciel des départements de Seine-Maritime, de l'Eure et de l'île de France. Alors que les autorités assurent qu'aucun risque n'est encouru pour la population, nous demandons que toute la lumière soit faite sur cette fuite et cette pollution.

hBuygnhNbVKlgaE-556x313-noPad.jpgLa préfecture et les médias ont affirmé que ce gaz n'était pas toxique, cependant de nombreux commentaires indiquent des maux de têtes, nausées et piquements aux yeux.

Il est inquiétant de constater que les autorités prennent cette fuite à la légère.

Nous demandons au gouvernement, à la préfecture de Rouen et à la société Lubrizol de mener des enquêtes exhaustives sans délai, pour établir tous les risques et toutes les responsabilités sur cette fuite de gaz.

Un clic sur le lien ci-dessous pour exiger la clarté

http://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/lubrizol-corp-enqu%C3%AAtez-sur-les-odeurs-de-gaz-du-lundi-21-janvier-2013-lubrizol-rouen-mercaptan#share

 

22/01/2013

Lubrizol : fuite de gaz mais pas fuite d’informations!

Lubrizol, basse vallée de seine, Haute-Normandie, PPI, usine classée Seveso2, Mercaptan, Aglomération de Rouen, Ile de France, Paris, Londres, Delphine Batho, Ineris, retour sur expérience, processus qualité,Lundi s’est produit à Rouen un événement dans le process de fabrication d'une des trop nombreuses usines chimiques situées en basse vallée de Seine.

L’usine chimique impliquée – Lubrizol – spécialisée dans la fabrication d’additifs pour lubrifiants est une usine est classée Seveso 2  – seuil haut risque majeur –. Elle emploie 300 personnes.   

À 8 heures du matin lundi, des émanations de gaz ont commencé de se répandre dans l’environnement du site à la suite d’une fuite d’un produit dont il a été indiqué par l’exploitant comme étant du mercaptan. Cet échappement dans l’atmosphère s’est produit à la suite d’une  réaction chimique instable et non maîtrisée.

Le mercaptan, est  un composé soufré qui produit des Lubrizol, basse vallée de seine, Haute-Normandie, PPI, usine classée Seveso2, Mercaptan, Aglomération de Rouen, Ile de France, Paris, Londres, Delphine Batho, Ineris, retour sur expérience, processus qualité,odeurs nauséabondes de sueur, d'ail et éventuellement d'oeufs pourris, que l’on associe au gaz de ville afin de pouvoir repérer des éventuelles fuites qui sans cet additif seraient totalement  inodores.

L’objectif étant d'éviter les accidents et les risques d’explosion lors de fuites de gaz de ville sur une canalisation.

Selon les services préfectoraux le mercaptan est «un marqueur très olfactif (...) qui ne présente pas de risques pour la population»

Lubrizol, basse vallée de seine, Haute-Normandie, PPI, usine classée Seveso2, Mercaptan, Aglomération de Rouen, Ile de France, Paris, Londres, Delphine Batho, Ineris, retour sur expérience, processus qualité,De nombreuses personnes vivant dans l’agglomération rouennaise ont néanmoins très rapidement  fait état d’indispositions indiquant être victimes de céphalées, de nausées, d’irritation de la gorge, se plaignant par ailleurs d’être fortement incommodées par des odeurs désagréables.

Dans la nuit de lundi à mardi les odeurs qui avaient touché des secteurs situés largement au-delà de l’agglomération de Rouen se sont répandues le long de la vallée de seine jusqu’à Paris.

Cet après-midi l’on signale que les londoniens sont désormais logés à la même enseigne que les Parisiens et Lubrizol, basse vallée de seine, Haute-Normandie, PPI, usine classée Seveso2, Mercaptan, Aglomération de Rouen, Ile de France, Paris, Londres, Delphine Batho, Ineris, retour sur expérience, processus qualité,les Haut-Normands, que la Ministre Delphine Batho en déplacement à Berlin pour participer aux festivités du cinquantenaire du traité d’amitié franco-allemand est revenu en France pour se rendre sur le site et que le PPI – plan particulier d’intervention a été déclenché –.  

Du coup  la rencontre de 16e de finale de la Coupe de France de football entre  Rouen et Marseille a été reportée et  les activités l’usine ont été stoppée.

«Nous ne voulions pas nous retrouver avec 10 000 spectateurs à 2 kilomètres de l'usine sans aucune capacité à les confiner ou les évacuer si nécessaire», a déclaré, Florence Gouache, la directrice du cabinet du préfet de Seine-Maritime.  

A l’heure actuelle la réaction chimique «inattendue» n’est en effet toujours pas maîtrisée et sa cause n’a pas été identifiée.

Les opérations de transfert de la solution à l’origine de la fuite de mercaptan – dithiophosphate de zinc  entrant dans la composition d’additifs pour lubrifiant –, contenue dans un bac d’une capacité de  35m3 de fabrication, vers un bac d’eau sodée afin, selon la porte-parole de l’usine, «de neutraliser ainsi la réaction chimique de manière à ce que les émanations de mercaptan s'arrêtent d'elles-mêmes» ne sont pas encore terminées.

Lubrizol, basse vallée de seine, Haute-Normandie, PPI, usine classée Seveso2, Mercaptan, Aglomération de Rouen, Ile de France, Paris, Londres, Delphine Batho, Ineris, retour sur expérience, processus qualité,L’Ineris – Institut National de l’Environnement industriel et des risques a été chargé par les services de l’état d’évaluer la procédure industrielle retenue pour traiter le problème.

«Ce procédé a rarement été mis en oeuvre pour neutraliser une telle émission de gaz et comme pour tout procédé expérimental, nous voulons nous entourer de toutes les garanties», a ajouté Florence Gouache.

On peut légitimement s’étonner qu’alors que depuis 1988 plus de 50 incidents de fuite de mercaptan ont été répertoriées en France, l’on soit amené à utiliser un «procédé expérimental jamais utilisée en France» pour régler les conséquences sur l’environnement de cette «réaction chimique inattendue» dont l’entreprise fait état!

Lubrizol, basse vallée de seine, Haute-Normandie, PPI, usine classée Seveso2, Mercaptan, Aglomération de Rouen, Ile de France, Paris, Londres, Delphine Batho, Ineris, retour sur expérience, processus qualité,Le fait que les services de la préfecture aient décidé de déclencher un PPI montre que nous sommes bien désormais au stade d’un accident non maîtrisé dont redoute qu’il puisse avoir des conséquences graves pour la population.

Par ailleurs il est faux de dire, comme le font et Lubrizol et les services de l’état que le mercaptan est inoffensif et sans danger.

Le mercaptan est un produit «toxique par inhalation» et «dangereux pour l'environnement» en particulier  pour les organismes aquatiques et l'eau potable.

Toutes les conséquences de cet accident doivent faire Lubrizol, basse vallée de seine, Haute-Normandie, PPI, usine classée Seveso2, Mercaptan, Aglomération de Rouen, Ile de France, Paris, Londres, Delphine Batho, Ineris, retour sur expérience, processus qualité,l’objet d’une évaluation sérieuse et complète tant du point de vue industriel qu’en matière de santé des populations et d’impact sur les écosystèmes impactés.

Il conviendra en particulier de vérifier si, en plus du mercaptan,  un autre gaz n’aurait pas été libéré lors de cette fuite «inattendue» de lundi matin.

Quoi qu’il en soit une transparence totale doit être de mise sur le dossier et l’accès aux éléments de retours d’expériences  imposés par les procédures qualité de l’entreprise doivent être rendus publics ainsi que les conclusions de l’Ineris.

 

12/10/2011

Algues Vertes et Gaz de schiste! Rien à attendre de l'UMP

Le décret qui vise au relèvement des plafonds d’épandage d’azote dans les exploitations agricoles vient d’être publié au ce mardi 11 octobre 2011 au Journal officiel.

Algues vertes, Bretagne, Littoral breton, Nathalie Kossusco-Morisset, Bruno Lemaire, Estuaire du Gouessant, INERIS, Plafonds d'épandages, Normes Nitrates, Azote organiques, Eaux et Rivières de Bretagne, Littoral Breton, PS, Parti de Gauche, Les Verts, UMP, Nouveau Centre, Modem, Parti Radical Valloisien, Nicolas Sarkozy, Gaz de schiste,Ce décret signé par Nathalie Kossusco-Morisset et Bruno Lemaire respectivement ministre de l’Ecologie et Ministre de l’Agriculture va, selon Eau & Rivières de Bretagne « permettre d’augmenter de 20% les quantités d’azote organique épandues sur les sols ».

Le nouveauAlgues vertes, Bretagne, Littoral breton, Nathalie Kossusco-Morisset, Bruno Lemaire, Estuaire du Gouessant, INERIS, Plafonds d'épandages, Normes Nitrates, Azote organiques, Eaux et Rivières de Bretagne, Littoral Breton, PS, Parti de Gauche, Les Verts, UMP, Nouveau Centre, Modem, Parti Radical Valloisien, Nicolas Sarkozy, Gaz de schiste, décret prend en compte désormais dans le calcul des surfaces épandables, les « surfaces à proximité des cours d’eau, du littoral, des tiers » qui jusqu’à présent en étaient exclues.

Il faut se souvenir qu’en Bretagne la bataille contre les algues vertes est vive. La Bretagne « c’est trois millions d’habitants et treize millions de cochons »  indiquait un militant d’Eau & Rivières de Bretagne qui met en cause l’agriculture intensive.

Il est vrai que cette région contribue à hauteur de 60% des cochons, 40% de la volaille et 30% des bovins de la production nationale totale. 

Au delà des pollutions environnementales générées par l’épandAlgues vertes, Bretagne, Littoral breton, Nathalie Kossusco-Morisset, Bruno Lemaire, Estuaire du Gouessant, INERIS, Plafonds d'épandages, Normes Nitrates, Azote organiques, Eaux et Rivières de Bretagne, Littoral Breton, PS, Parti de Gauche, Les Verts, UMP, Nouveau Centre, Modem, Parti Radical Valloisien, Nicolas Sarkozy, Gaz de schiste,age des déjections animales, chargées en azote organiques et autres pesticides et antibiotiques, qui produisent une prolifération d’algues vertes, la pression est désormais montée d’un cran pour devenir une réelle question sanitaire.

Il est en effet acquis, depuis la parution en aout 2009 d’un rapport de l’INERIS – Institut National de l’Environnement et des Risque – que la décomposition des algues vertes provoque l’émanation de gaz toxiques dangereux : « la quantité de gaz toxiques peut dans certains cas dépasser la dose mortelle ». Depuis, la mort de sangliers dans l’estuaire du Gouessant en juillet 2011 est venue corroborer cette conclusion du rapport.

Au printemps 2011 le projet de décret de relèvement des taux d’épandage, avait soulevé la colère des associations de protection de l’environnement qui dénonçaient l’incohérence de ce projet avec le plan de lutte contre la prolifération des algues vertes entériné par le Conseil des ministres en février 2010 pour lequel une enveloppe de crédit de 134 millions d’euros pour la période 2010-2014 dont 40 millions pour l’année 2010-2011.

Déjà en 2007 la France avait été menacée par la Cour de Justice Européenne d’une amende de 28millions d’euros assorties d’astreintes journalières de 117000 euros pour dépassement des normes nitrates sur neuf captage d’eau en Bretagne. Bruxelles avait à l’époque suspendu les poursuites après que les autorités françaises se soient engagées sur un plan d’action à 5 ans qui comportait notamment une réduction de 30% des apports en nitrates – organiques et minéraux – dans les zones concernées.

Alors qu’aujourd’hui,  la commission européenne, alertée par les association de protection de l’environnement,  exige de la France, dans une lettre en date du 17 juillet 2011, qu’elle fournisse des explications sur sa politique de prévention en matière de prolifération des algues vertes, on ne peut que s’interroger sur les motivations qui sous-tendent ce choix de relèvement des plafonds d’épandages qui mécaniquement conduiront à une augmentation des rejets d’azote organique dans les milieux naturels.

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On peut le croire tant il y a d’incohérence à d’un côté dépenser les deniers publics pour réduire une pollution et de l’autre à prendre des décisions qui ne feront que l’accroître.

Il est sur que demain les Associations de protection de l’environnement de Bretagne ne manqueront pas de mener partout où elles seront entendues les actions de nature à porter un coup d’arrêt définitif à ce mal qui ronge le littoral breton et qui n’est pas sans effet sur la qualité des eaux.

Dernière minute : Gaz et huile de schiste

Comme une mauvaise nouvelle ne vient jamais seule l’on apprend de source AFP que l’Assemblée nationale vient de repousser une proposition de loi soumise par le PS, les Verts, le PCF et le Parti de Gauche pour interdire en France toute exploitation ou exploration des gaz de schiste.

Cette proposition de loi a été retoquée par 269 voix contre 191 par l’UMP et le Nouveau Centre qui ont considéré qu’elle était inutile après le vote en juillet 2011 de la loi qui interdit la seule technique connue à ce jour pour l’extraction des huile et gaz de schiste, technique dite de fracturation hydraulique.

Algues vertes, Bretagne, Littoral breton, Nathalie Kossusco-Morisset, Bruno Lemaire, Estuaire du Gouessant, INERIS, Plafonds d'épandages, Normes Nitrates, Azote organiques, Eaux et Rivières de Bretagne, Littoral Breton, PS, Parti de Gauche, Les Verts, UMP, Nouveau Centre, Modem, Parti Radical Valloisien, Nicolas Sarkozy, Gaz de schiste,La prositions soumise au vote de ce mardi portait sur l’interdiction d’explorer et d’exploiter des hydrocarbures non conventionnels, à définir la notion d’hydrocarbures non conventionnels, d’en abroger les permis exclusifs de recherche accordés et d’assurer une meilleure visibilité du code minier.

Sur ce dossier comme sur celui des algues vertes, le gouvernement et les partis du Chef de l’Etat – l’UMP et le Nouveau Centre – continuent de mener à l’encontre de la protection de l’environnement une politique conservatrice de mépris archaïque.

Algues vertes, Bretagne, Littoral breton, Nathalie Kossusco-Morisset, Bruno Lemaire, Estuaire du Gouessant, INERIS, Plafonds d'épandages, Normes Nitrates, Azote organiques, Eaux et Rivières de Bretagne, Littoral Breton, PS, Parti de Gauche, Les Verts, UMP, Nouveau Centre, Modem, Parti Radical Valloisien, Nicolas Sarkozy, Gaz de schiste, Corine LepageIl serait par ailleurs utile que les Centristes non inféodés et les Radicaux Valoisiens donnent de la voix sur le sujet dont Corine Lepage a su se saisir avec force.  

 

05/08/2011

En finir avec les marées vertes en Bretagne

Les algues tueuses de sangliers

Algues vertes, algues tueuses, sangliers, Bretagne,Côtes d'Armor, Vincent Petit, INERIS, Finistère, Président de la République, Eaux et Rivières de Bretagne, Grenelle de l'Environnement, Nitrates, Lisiers,Les résultats des analyses toxicologiques réalisées sur les cadavres des sangliers retrouvés le 24 juillet dans l’estuaire du Gouessant, ont fait apparaitre une présence dans les poumons d’hydrogène sulfuré sur 5 parmi les 6 bêtes examinées. La concentration varie de 0,36 à 1,72 mg/kg.

L’autopsie des animaux permet de dire que ceux-ci sont morts à la suite d’une embolie, ce qui aux dire des spécialistes renforce le point de vue selon lequel les algues vertes – dont la prolifération est due à un excès de nitrate en provenance de l’agriculture et des lisiers des élevages de porcs – sont bien à l’origine du mal qui a frappé les sangliers.

Depuis c’est à une véritable hécatombe à laquelle l’on assiste dans ces endroits de Bretagne pourris par les algues vertes. Trente autres sangliers ont été découvert morts sur les plages.

Déjà un plainte devant le TGI de Paris en 2009

Chacun se souvient, c’était en 2009, lors d’une balade à cheval non loin de la plage de Saint-Michel-en-Grève, dans les Côtes d’Armor, Vincent Petit avait perdu connaissance et son cheval est mort foudroyé. Les médecins qui ont examiné Vincent Petit ont rapidement émis l’hypothèse d’une intoxication générée par les gaz issus de la décomposition d’algues vertes. Des examens toxicologiques effectués sur le cheval ont fait apparaitre la présence de sulfure d’hydrogène dans les poumons ce qui a conduit à conclure que les algues vertes étaient en cause.

Une plainte au pénal a été déposée en septembre 2009 devant le TGI de Paris et une instance administrative est en cours devant le Tribunal de Rennes. Les conclusions ne sont pas attendues avant plusieurs mois.

Avant l’accident survenu à Vincent Petit plusieurs autres cas similaires se sont produits sans que pour autant ils aient été attribués formellement à une intoxication à partir des gaz provenant de la décomposition des algues vertes.

Il faut remettre en cause les modes intensifs de production agricole

Algues vertes, algues tueuses, sangliers, Bretagne,Côtes d'Armor, Vincent Petit, INERIS, Finistère, Président de la République, Eaux et Rivières de Bretagne, Grenelle de l'Environnement, Nitrates, Lisiers,Au-delà des insuffisantes mesures, décidées dans le cadre du plan «algues vertes», qui visent à augmenter les capacités de collecte de ces polluants dangereux, c’est plus globalement à une remise en cause des modes intensifs de production et d’élevage en Bretagne qu’il faudrait se consacrer.

Collecter les algues n’est qu’un pis-aller qui à l’usage se révèle nettement insuffisant, coûteux et générateur de gaz à effet de serre. Comme toujours ce n’est pas en agissant sur les effets apparents d’une pollution que l’on règle les problèmes mais bien en agissant sur à la racine des causes qui l’on provoqué.

Faute de prendre ce dossier à bras le corps et à le traiter au fond, le gouvernement et les autorités publiques s’exposent à devoir faire face demain à un problème majeur de santé publique. Ce n’est pas semble-t-il la voie dans laquelle semblent vouloir s’engager les pouvoirs publics.

Les algues en Bretagne sont bien mortelles!

Un rapport de l’INERIS rendu public le 19 août 2009 conclue à la toxicité pour les êtres humains, et de facto pour les animaux, des gaz issus de la fermentation des algues vertes. Oui les algues en Bretagne sont bien mortelles!

En septembre de la même année une «note confidentielle» du Préfet des Côtes d’Armor traitant de la prolifération des algues vertes a mis en cause les pratiques des professionnels de l’agriculture bretonne.

La Bretagne classée zone vulnérable au titre de la directive nitrates en 1994!

Algues vertes, algues tueuses, sangliers, Bretagne,Côtes d'Armor, Vincent Petit, INERIS, Finistère, Président de la République, Eaux et Rivières de Bretagne, Grenelle de l'Environnement, Nitrates, Lisiers,Et pourtant une sorte d’état de léthargie semble s’être emparée des pouvoirs publics locaux et nationaux. Tout est fait pour ne pas faire alors que la Bretagne est classée depuis 1994 en zone vulnérable au titre de la directive nitrates.

Le Tribunal administratif de Rennes, en octobre 2007 a même condamné l’Etat en raison de sa responsabilité dans la prolifération des «algues tueuses». Au titre de cette condamnation, l’État a dû verser des dommages et intérêts à une association de protection de l’environnement bretonne.

Les écologistes diabolisés par des politiques en dessous de tout!

Pire certains responsables politiques se laissent aller à des basses manœuvres de diabolisation des écologistes. C’est ainsi que le Conseil Régional PS de Bretagne n’a rien trouvé de mieux que d’engager une action devant le Tribunal, «pour atteinte à son image», contre France Nature Environnement qui avait lancé une campagne de sensibilisation choc en février de cette année. Il a heureusement été débouté.

Algues vertes, algues tueuses, sangliers, Bretagne,Côtes d'Armor, Vincent Petit, INERIS, Finistère, Président de la République, Eaux et Rivières de Bretagne, Grenelle de l'Environnement, Nitrates, Lisiers,Le Président de la République, spécialiste connu en anathèmes en tous genre, s’en est pris, lors d’un déplacement dans le Finistère pour parler Littoral, aux «intégristes écologistes» qui de leur côté auraient aimé de lui qu’il se prononce clairement sur les projets qui se concoctent au ministère de l’Agriculture en vue d’assouplir les règlements en matière d’épandage d’azote.

Cette affaire déborde très largement le fait des marées vertes par elles-mêmes.

Elle touche aux actions de reconquête de la qualité des eaux et des nappes phréatiques impactées comme elle touche les activités des secteurs de la mer et du tourisme. Le désastre écologique des «marées vertes» de Bretagne est aussi en passe de devenir une grave question économique et de santé publique.

Les associations de protection de l’environnement en Bretagne l’ont bien compris. Depuis l’apparition du phénomène, il y a près de 40 ans, elles ne cessent de lutter inlassablement sur le terrain. Elles, Eaux et Rivières de Bretagne et d'autres, demandent aujourd’hui la mise en application du principe de précaution en attendant mieux.

Appliquer le principe de précaution et le Grenelle de l’environnement!

Dans ce cadre, trois mesures d’application immédiate et de bon sens sont réclamées - Interdiction d’accès aux plages pour lesquelles la collectes des algues ne s’effectue pas quotidiennement, abandon des projets de décrets et d’arrêtés relatifs au relèvement des quantités de lisiers autorisés à l’épandage, accélération de la validation du programme d’action pour la baie de Saint-Brieuc qui est le premier site d’échouage des ulves.

De plus elles exigent tout simplement la mise en application d’une des mesures du Grenelle de l’Environnement qui prévoie une réduction de 40% de la pollution des eaux par les nitrates d’ici à 2015.

Seront-elles entendues ces associations qui depuis les premiers signes de morts suspectes se sont mobilisées pour dénoncer une situation qui ne fait qu’empirer?

Faudra-t’il qu’un drame humain se produise pour qu’enfin l’on finisse par entendre raison?

 

 
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