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22/03/2013

Nicolas Sarkozy en examen pour abus de faiblesse

Jeudi 21 mars, l’ancien président de la République, Nicolas Nicolas Sarkozy, Nicolas Sarkozy mis en examen pour abus de faiblesse, Henri Guaino, Brice Hortefeux, Jean-François Copé, Juge Gentil, Domonique Strauss Kahn, Eric Woerth, Jérôme Cahuzac, Balladur, Guérini, Député des Yvelines, Thierry Herzog, François Fillon, l'Oréal, Liliane Bettencourt,  Sarkozy, après avoir été auditionné par le juge d’instruction Jean-Michel Gentil dans le cadre de l’affaire Bettencourt, a été mis en examen pour abus de faiblesse.

L’abus de faiblesse est défini dans l’article 223-15-2 du code pénal comme étant : comme "l'abus frauduleux de l'état d'ignorance ou de la situation de faiblesse (...) d'une personne dont la particulière vulnérabilité, due à son âge, à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente ou connue de son auteur (...)".

Cette infraction est "est punie de trois ans d'emprisonnement et de 375 000 euros d'amende".

La mise en examen a été décidée après que Nicolas Sarkozy ait été confronté, pendant plusieurs heures, à plusieurs membres du personnel de Liliane Bettencourt, pour vérifier combien de fois l’ancien chef de l’Etat s’était rendu chez l’héritière de l’Oréal pendant la campagne de 2007.

Nicolas Sarkozy est scandalisé par la décision qui le frappe Nicolas Sarkozy, Nicolas Sarkozy mis en examen pour abus de faiblesse, Henri Guaino, Brice Hortefeux, Jean-François Copé, Juge Gentil, Domonique Strauss Kahn, Eric Woerth, Jérôme Cahuzac, Balladur, Guérini, Député des Yvelines, Thierry Herzog, François Fillon, l'Oréal, Liliane Bettencourt,  indique son avocat Maître Thierry Herzog qui dénonce avec force «une décision incohérente et injuste ». Il prévient : "Je saisirai en conséquence immédiatement la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Bordeaux pour former un recours et pour demander la nullité, notamment de cette mise en examen".

Les proches du Président font bloc avec leur leader, Jean-Nicolas Sarkozy, Nicolas Sarkozy mis en examen pour abus de faiblesse, Henri Guaino, Brice Hortefeux, Jean-François Copé, Juge Gentil, Domonique Strauss Kahn, Eric Woerth, Jérôme Cahuzac, Balladur, Guérini, Député des Yvelines, Thierry Herzog, François Fillon, l'Oréal, Liliane Bettencourt,  François Coppé se dit être dans l’incompréhension,  Brice Hortefeux parle d’un traitement "exclusivement à charge", François Fillon qualifiée cette mise en examen d'"injuste et extravagante".

De façon particulièrement étonnante le député des Yvelines Henri Guaino qui  fut le conseiller spécial et la plume de l’ancien président durant le dernier quinquennat s’en prend très violemment au Juge Gentil : «Je conteste la façon dont (le juge Gentil) fait son travail, je le trouve indigne. Il a déshonoré un homme, il a déshonoré les institutions et la justice ».

De façon assez paradoxale il a été jusqu’à déclarer « Je trouve que cette décision est irresponsable parce qu'elle n'a pas tenu compte des conséquences qu'elle pouvait avoir sur l'image du pays, la République et les institutions ».

On peut s’étonner qu’un député de la Nation puisse se laisser Nicolas Sarkozy, Nicolas Sarkozy mis en examen pour abus de faiblesse, Henri Guaino, Brice Hortefeux, Jean-François Copé, Juge Gentil, Domonique Strauss Kahn, Eric Woerth, Jérôme Cahuzac, Balladur, Guérini, Député des Yvelines, Thierry Herzog, François Fillon, l'Oréal, Liliane Bettencourt,  aller à de tels débordements à l’encontre d’une Justice dont l’indépendance est garantie par la Constitution.

Il n’est pas exclu d’ailleurs qu’une plainte soit déposée à l’encontre du Député des Yvelines. Le meilleur moyen de se défendre est l’attaque dit l’adage ! Mais cela ne justifie pas tout et surtout pas de jeter l’opprobre sur les institutions de la République.

Nicolas Sarkozy, aujourd’hui citoyen justiciable comme tout autre citoyen français va s’y employer à n’en pas douter. Placé sous statut de témoin assisté le 22 novembre 2012, l’ex-chef de l'État est désormais mis en examen.

La différence n’est pas anodine, elle est particulièrement importante. Un « témoin assisté désigne le statut de la personne qui est mise en cause au cours d’une instruction judiciaire, mais à qui il n’est pas directement reproché la commission d’une infraction ».

En revanche, une personne est mis en examen si « le juge d'instruction la soupçonne d'avoir été auteur ou complice des infractions dont il est saisi et s’il existe des indices graves et concordants à l'appui de ces soupçons ».

Nicolas Sarkozy, jusqu’à preuve du contraire, est présumé être innocent des faits pour lesquels il a été décidé de sa mise en examen. Il a donc, comme tout autre citoyen, droit à un traitement équitable. Qui peut douter de la déontologie des Juges français ?

Il convient donc que cesse l’hystérique  positionnement des amis proches ou éloignés de Nicolas Sarkozy.

Positionnement qui ne peut que déclencher un grave décrochage citoyen au sein d’une opinion publique passablement malmenée Nicolas Sarkozy, Nicolas Sarkozy mis en examen pour abus de faiblesse, Henri Guaino, Brice Hortefeux, Jean-François Copé, Juge Gentil, Domonique Strauss Kahn, Eric Woerth, Jérôme Cahuzac, Balladur, Guérini, Député des Yvelines, Thierry Herzog, François Fillon, l'Oréal, Liliane Bettencourt, Bernard Tapipar les multiples affaires – Woerth, Strauss Kahn, Cahuzac Guérini, Balladur, Tapi….. – qui ces derniers mois ont défrayé l’actualité, décrédibilisant toujours plus une classe politique de à droite comme à gauche qui, il faut bien, le reconnaître est bien mal en point.

A défaut, pendant que droite et gauche se disputeront comme de petits coqs déplumés à l’Assemblée Nationale, les affaires de la France seront médiatiquement traitées de façon secondaire.

Tout cela est inacceptable. Il importe désormais que les Nicolas Sarkozy, Nicolas Sarkozy mis en examen pour abus de faiblesse, Henri Guaino, Brice Hortefeux, Jean-François Copé, Juge Gentil, Domonique Strauss Kahn, Eric Woerth, Jérôme Cahuzac, Balladur, Guérini, Député des Yvelines, Thierry Herzog, François Fillon, l'Oréal, Liliane Bettencourt, Bernard Tapicitoyennes et les citoyens de la Nation refusent de continuer plus longtemps à n’être que les spectateurs passifs de ces batailles stériles pour la Nation.

Il est plus que temps qu’ils engagent une offensive citoyenne responsable et républicaine afin de reprendre la main. Ils doivent devenir acteurs de leur destin et de celui de la Nation statut qu’ils ont trop longtemps abandonné.

24/07/2012

Quand Henri Guaino réécrit l'Histoire de France et insulte le président Hollande

Bernard FRAU : en complément du billet rédigé hier à propos de la commémoration des 70 ans de la Rafle du Vel d’Hiv et de la réaction d’Henri Guaino au discours prononcé à cette occasion par François Hollande, j’avais prévu de commettre un texte pour dire ce que m’inspirait cette réaction de l’ancien porte-plume de Nicolas Sarkozy, tant celle-ci m’a choqué, indigné. Ce matin à la lecture de l’éditorial Jean-Marcel Bouguereau il m’est apparu que celui-ci était si proche de ce que j’aurai pu moi-même écrire – sans doute avec moins de talent – qu’il ne m’a pas semblé que cela valait la peine d’en ajouter. Merci à lui d’avoir su si bien dire ses quatre vérités à l’imposteur dont le chef est, semble-t-il depuis qu’il est député, en train de prendre la taille d’une montgolfière, au point d’en perdre le sens de la mesure et du savoir vivre républicain.

LE PLUS. Suivant les pas de Jacques Chirac, François Hollande a fait porter la responsabilité du Vel' d'Hiv' à la France. Des propos qui ont heurté Henri Guaino, qui ne s'est pas reconnu dans la France que décrivait le président. Et pourtant, cette France a existé, comme le rappelle Jean-Marcel Bouguereau.

Édité par Louise Pothier  

8061320751281.jpgMonsieur Henri Guaino se veut gaulliste. Il en prend volontiers la pose. Le gaullisme, c’était, dit-on, une certaine idée de la France. De la grandeur. De Gaulle expliquant qu’il n’y avait plus la gauche et la droite, ajouta un jour : "Il y a les gens qui sont en haut (…) et il y a les gens qui sont en bas et qui s’agitent dans les marécages." Henri Guaino, fait partie de ces gens du bas. De ces gens qui s’agitent dans les marécages.

Scandalisé par les propos de Hollande sur la tragédie du Vél' d’Hiv', l’ancien porte-plume de Nicolas Sarkozy a jugé bon d’injurier le chef de l’état : "Peut-être que Monsieur Hollande se sent plus proche de la France des notables apeurés qui se sont précipités à Vichy après l'armistice ? Ce n'est pas ma France." Pourquoi ? Parce que le chef de l’État avait dit la veille que le crime du Vél' d’Hiv' "fut commis en France, par la France". "Ce qui a été commis au moment de la rafle du Vél d'Hiv est une abomination. C'est une horreur (...) Mais la France, qu'est-ce qu'elle a à voir avec cela? " a déclaré le néo-député Guaino.

Un crime de la France contre la France

Eh oui, bien sûr que la France avait quelque chose à voir avec le Vel' d'Hiv'. La France concrète, pas la France des rêves d’Henri Guaino.

La France, c’est Charles de Gaulle ET Philippe Pétain, Pierre Dac ET Jacques Doriot, Robert Brasillach ET Louis Aragon, Adolphe Thiers ET Louise Michel, que ça vous plaise ou pas. La France des flics qui ont raflé les Juifs, ceux qui, sachant ce qui allait se passer, ont prévenu des Juifs et leur ont permis de fuir. Et bien sûr l’écrasante majorité de ceux qui n’ont rien fait.

Oui, comme l’a rappelé François Hollande, "ce crime a été commis en France par la France. Ce fut aussi un crime contre la France, une trahison de ses valeurs que la résistance, la France libre, les Justes surent incarner dans l’honneur." Non content d’injurier François Hollande, Henri Guaino a ajouté : "Bien qu'il soit président de la République, [il] n'a pas à parler en mon nom, il n'a pas à parler au nom de la France que j'aime, de la France qui est ma France". Car celle-ci "était à Londres, elle était avec la France libre, elle était dans les maquis". Ce souverainiste ne reconnaîtrait-il plus la légitimité de l’élection du président de la République pour lui refuser le droit de parler au nom de la France ?

Se sentait-il plus dignement représenté dans sa fibre gaulliste et résistante lorsque son mentor, Nicolas Sarkozy a prononcé le discours de Grenoble sur sa guerre à l’insécurité et à l’immigration qu’il avait lui-même critiqué ? Et lorsque Jacques Chirac, premier président français à reconnaître une responsabilité longtemps passée sous silence, déclarait en 1995, que "la France, patrie des Lumières et des Droits de l'Homme, terre d'accueil et d'asile, la France, ce jour-là, accomplissait l'irréparable. Manquant à sa parole, elle livrait ses protégés à leurs bourreaux", que pensait alors Henri Guaino ?

En tous cas, il n’a rien dit. Pas un mot. Il ne s’est pas senti mal représenté. Pourtant Chirac ce jour là n’avait rien dit de fondamentalement différent de François Hollande mais cette année-là, Henri Guaino venait de travailler à la campagne de Jacques Chirac !

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Jean-Marcel Bouguereau éditorialiste

 

Source : http://leplus.nouvelobs.com/contribution/598457-quand-hen...

 

23/07/2012

La rafle du Vél d'hiv : un «crime commis en France par la France».

Les 16 et 17 juillet 1942, 13.152 juifs, dont 4.115 enfants,  de Paris et de la banlieue ont été arrêtés, à leur domicile sur ordre du chef de la police de Vichy, René Bousquet, l’indéfectible ami de feu François Mitterrand.

Vél d'Hiv, la Rafle du Vel d'Hiv, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, L'état de Vichy, Philippe Pétain, Allemagne nazie, Vélodrome d'hiver, René Bousquet, occupation, un crime commis en France par la France, Henri Guaino, François Mittérand, «Les équipes chargées des arrestations devront procéder avec le plus de rapidité possible, sans paroles inutiles et sans commentaires. En outre, au moment de l'arrestation, le bien-fondé ou le mal-fondé de celle-ci n'a pas à être discuté » est-il précisé dans la circulaire de neuf pages du 13 juillet 1942, où se trouve décrit le mode opératoire de la rafle dite du Vél d’Hiv, exécutée par l'administration française à la demande des autorités allemandes d’occupation.

Vél d'Hiv, la Rafle du Vel d'Hiv, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, L'état de Vichy, Philippe Pétain, Allemagne nazie, Vélodrome d'hiver, René Bousquet, occupation, un crime commis en France par la France, Henri Guaino, François Mittérand, Pour la plupart, ces hommes, ces femmes, ces enfants et  ces  vieillards furent parqués dans des conditions détestables d’hygiène, au  Vélodrome d'hiver, dans le 15ème arrondissement de Paris,  puis internés au camp, de sinistre mémoire, de Drancy, avant de se voir dirigés vers les camps de la mort de l’Allemagne nazie.

Vél d'Hiv, la Rafle du Vel d'Hiv, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, L'état de Vichy, Philippe Pétain, Allemagne nazie, Vélodrome d'hiver, René Bousquet, occupation, un crime commis en France par la France, Henri Guaino, François Mittérand, Moins d'une centaine de ces déportés ont survécus à cet épisode tragique de l’Histoire des Hommes – l’enfer de la déportation, des chambres à gaz et de la solution finale –.  Aucun enfant raflé les 16 et 17 juillet 1942 n’est revenu.

Le nombre de victimes aurait pu être plus important. Les autorités françaises avaient tablé sur 27.000 arrestations, alors même, il faut le souligner,  que les autorités allemandes d’occupation en avaient réclamé 24.000.

«L'opération [...] se trouve ralentie par beaucoup de cas spéciaux : beaucoup d'hommes ont quitté leur domicile hier» est-il rapporté dans une note en date du 16 juillet 1942. Et pour cause, certains fonctionnaires de police, la veille de la Rafle,  ont eu le courage de décider de prévenir les victimes potentielles pour leur permettre d’échapper à l’arrestation.

Vél d'Hiv, la Rafle du Vel d'Hiv, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, L'état de Vichy, Philippe Pétain, Allemagne nazie, Vélodrome d'hiver, René Bousquet, occupation, un crime commis en France par la France, Henri Guaino, François Mittérand, C’était il y a 70 ans, l’Etat français de Vichy, en cédant aux exigences ignobles de l’Allemagne nazie, collaborant avec ses représentants, s’était déshonoré faisant ainsi porter à la France l’image odieuse d’un pays criminel!

Le scandale moral qu’a constitué cet épisode très peu reluisant de notre histoire commune a longtemps été tabou. Il a fallu Vél d'Hiv, la Rafle du Vel d'Hiv, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, L'état de Vichy, Philippe Pétain, Allemagne nazie, Vélodrome d'hiver, René Bousquet, occupation, un crime commis en France par la France, Henri Guaino, François Mittérand, beaucoup de temps, trop de temps, pour qu’enfin soit assumé le «crime» d’une administration française au service de l’occupant, pendant qu’à Londres la Résistance, sous l’impulsion du Général De Gaulle, s’engageait la longue marche pour la libération et le rétablissement de la République.

Vél d'Hiv, la Rafle du Vel d'Hiv, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, L'état de Vichy, Philippe Pétain, Allemagne nazie, Vélodrome d'hiver, René Bousquet, occupation, un crime commis en France par la France, Henri Guaino, François Mittérand, Ce dimanche 22 juillet, à Paris à l’emplacement où se situait l’ancien  Vélodrome d'Hiver, détruit en 1959, le Président de la République, François Hollande  a pris position. Il l’a fait de façon nette et sans ambiguïté.

Affirmant que la rafle du  Vél d'hiv, les 16 et 17 juillet 1942, Vél d'Hiv, la Rafle du Vel d'Hiv, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, L'état de Vichy, Philippe Pétain, Allemagne nazie, Vélodrome d'hiver, René Bousquet, occupation, un crime commis en France par la France, Henri Guaino, François Mittérand, était un «crime commis en France par la France», et en  saluant  la «lucidité» et le «courage» de Jacques Chirac, qui le 16 Juillet 1995 fut le premier président à l'avoir reconnu, François Hollande a définitivement et sans appel levé le tabou.

Ce faisant, François Hollande en s’inscrivant dans la voie tracée par Jacques Chirac a clairement fait le choix d’une double et salutaire rupture.

Rupture d’abord avec son prédécesseur, Nicolas Sarkozy,  qui durant son quinquennat n’avait de cesse de dénoncer avec vigueur « la repentance permanente», affaiblissant du coup la nécessaire oeuvre de transmission afin que mémoire ne meure.

Rupture ensuite,  à l’intérieur même de son camp, avec François Mitterrand, le président qui refusait obstinément que la République française soit «comptable» des crimes de Vichy, ce qui pourrait se concevoir intellectuellement, mais qui fleurissait la tombe du Maréchal Philippe Pétain, l’auteur du coup d’état contre la République du 10 juillet 1940, ce qui pour le coup n’était pas acceptable.

Vél d'Hiv, la Rafle du Vel d'Hiv, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, L'état de Vichy, Philippe Pétain, Allemagne nazie, Vélodrome d'hiver, René Bousquet, occupation, un crime commis en France par la France, Henri Guaino, François Mittérand, Cette prise de position de François Hollande marque aussi politiquement le choix d’une ligne de rassemblement des Français. C’est en effet une nouveauté qu’un Président de gauche rejoigne un Président de droite sur les questions mémorielles et la Shoa.

Position qui, à l’heure de l’actuelle banalisation rampante de l’antisémitisme  en France, en particulier dans les banlieues, est aussi l’affirmation d’une ferme volonté de ne pas fléchir et de ne faire aucune concession sur le sujet.

Vél d'Hiv, la Rafle du Vel d'Hiv, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, L'état de Vichy, Philippe Pétain, Allemagne nazie, Vélodrome d'hiver, René Bousquet, occupation, un crime commis en France par la France, Henri Guaino, François Mittérand, Dans un pays où, selon une dernière étude publiée le 16 Juillet de cette année, une majorité – 57 à 67% – des moins de 35 ans déclare ignorer ce qu'est la rafle du Vel d'Hiv – qui a conduit à la déportation, il y a à peine 70 ans, 13.152 Juifs arrêtés à Paris par la police française –, il n’est pas neutre, qu’un Président de la République se positionne aussi clairement.

En qualifiant la rafle du Vel d'Hiv de «crime français», François Hollande a prononcé, en présence de nombreux ministres du gouvernement et devant les Français une condamnation sans appel des actes odieux commis par des Français félons à la République – policiers, gendarmes, magistrats, officiers de l’armée, fonctionnaires de l’administration, hommes et femmes de France de toutes conditions complices ou indifférents –.

Il y eu, en France, durant ces années de plomb, des «salopards», beaucoup de «salopards», qui se sont accommodés de ce qui s’est passé durant cette période sombre. Notre pays porte, à jamais effaçable et au retour toujours potentiellement possible, la marque de leur infamie.

Vél d'Hiv, la Rafle du Vel d'Hiv, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, L'état de Vichy, Philippe Pétain, Allemagne nazie, Vélodrome d'hiver, René Bousquet, occupation, un crime commis en France par la France, Henri Guaino, François Mittérand, La France comme la République est une et indivisible, elle ne découpe pas en morceaux. La France est un bloc qui peut être déchiré pour un temps mais dont les fidèles veillent à la recoudre pour lui faire tenir son rôle de puissance émancipatrice et républicaine garante de la dignité humaine universelle.

Aujourd’hui, certains, «pisse-vinaigre», qui lors des dernières élections présidentielles ne se sont pas gênés pour soutenir la campagne d’un candidat ouvertement tournée en direction de l’extrême-droite, se sentent autorisés à nous jouer l’air de la pure référence républicaine outrée et scandalisée, «ma France, elle n'était pas à Vichy, elle était à Londres depuis le 18 juin».

Qu’ils chantent la division et leur haine – la déclaration dHenri Guaino sur BFM-TV et RMC «Peut-être que M. Hollande se sent proche de la France des notables apeurés qui se sont précipités à Vichy après l'armistice. Ce n'est pas ma France » est d’une stupidité et d’une méchanceté insigne qui ne le Vél d'Hiv, la Rafle du Vel d'Hiv, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, L'état de Vichy, Philippe Pétain, Allemagne nazie, Vélodrome d'hiver, René Bousquet, occupation, un crime commis en France par la France, Henri Guaino, François Mittérand, grandit pas –  il n’en reste pas moins que les déclarations de François Hollande sont toutes à son honneur et à celui de la France éternelle des Droits et des Devoirs de l'Homme et du citoyen,et des Français qu’il représente aujourd’hui.

07/06/2012

Cannabis Duflot et les tontons fumeurs

Cécile Duflot, dépénalisation du Cannabis, Daniel Vaillant, François Rebsamen, Manuel Vals, François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Daniel Cohn-Bendit, Noël Mamère, Xavier Bertrand, Henri Guaino, EELV, Europe-Ecologie Les Verts, PS, UMP, Ecologie Politique, Nicolas Sarkozy, France Inter, BFMTV-RMC, AFP, drogues dures, drogues douces, légaliser le cannabis, dépénalisation contrôlée, tabac, alcool., La ministre du Logement Cécile Duflot, à quatre jours du 1er tour des élections législatives, vient  de se prononcer pour la dépénalisation du cannabis.


La droite s’étrangle.

Cécile Duflot, dépénalisation du Cannabis, Daniel Vaillant, François Rebsamen, Manuel Vals, François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Daniel Cohn-Bendit, Noël Mamère, Xavier Bertrand, Henri Guaino, EELV, Europe-Ecologie Les Verts, PS, UMP, Ecologie Politique, Nicolas Sarkozy, France Inter, BFMTV-RMC, AFP, drogues dures, drogues douces, légaliser le cannabis, dépénalisation contrôlée, tabac, alcool., Sur LCI, indigné, Henri Guaino, le passé conseiller du président de la République désormais en retraite Nicolas Sarkozy, a déclaré : « C'est vraiment un désastre moral, cette idée de légaliser le cannabis, les drogues douces comme si elles étaient douces, comme s'il n'y avait pas de rapport entre drogues douces et drogues dures ! ».

Alarmiste en diable, Xavier Bertrand, sur BFMTV-RMC, s’est lui empressé de souffler le vent nauséabond des affirmations sans fondement : « si la gauche l’emporte – ndlr aux législatives –, il y aura légalisation du cannabis. J’en suis persuadé » a-t-il affirmé.

Le gouvernement reste stoïque.

Côté gouvernement les propos incongrus de la Ministre du Logement, au regard de ses fonctions ministérielles, ont permis quelques mises au point de circonstance.

Cécile Duflot, dépénalisation du Cannabis, Daniel Vaillant, François Rebsamen, Manuel Vals, François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Daniel Cohn-Bendit, Noël Mamère, Xavier Bertrand, Henri Guaino, EELV, Europe-Ecologie Les Verts, PS, UMP, Ecologie Politique, Nicolas Sarkozy, France Inter, BFMTV-RMC, AFP, drogues dures, drogues douces, légaliser le cannabis, dépénalisation contrôlée, tabac, alcool., Ce jeudi, au cours d’un point de presse consacré à l’éducation, le Président de la République à propos de la dépénalisation du cannabis a très fermement  fait savoir : «Il n’est pas question qu’il y ait d’autres positions que celles que j’ai présentées aux Français pendant la campagne présidentielle»

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault ne s’est pas embarrassé de nuance, prenant nettement et rapidement ses distances il s’est borné à indiquer : «Le gouvernement n'a rien dit sur ce sujet!».

Le Ministre de l’intérieur, Manuel Vals a également été très clair, se déclarant «fermement opposé, au nom même des valeurs de la gauche (...), à toute concession dans ce domaine».

Cécile Duflot, dépénalisation du Cannabis, Daniel Vaillant, François Rebsamen, Manuel Vals, François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Daniel Cohn-Bendit, Noël Mamère, Xavier Bertrand, Henri Guaino, EELV, Europe-Ecologie Les Verts, PS, UMP, Ecologie Politique, Nicolas Sarkozy, France Inter, BFMTV-RMC, AFP, drogues dures, drogues douces, légaliser le cannabis, dépénalisation contrôlée, tabac, alcool., La porte-parole du gouvernement,  Najat Vallaud-Belkacem, a simplement  rappelé mercredi que la ministre du Logement «n’occupe pas de fonction» au gouvernement liée au sujet.

De quoi river le clou d’une opposition qui cherche, à travers la dénonciation de «cette déclaration inopinée» à faire diversion et à cacher les conflits ouverts de pouvoirs et les ambitions rentrées qui minent ce qui reste d’unité du parti de l’ancien président dans l’incapacité d’avancer une quelconque proposition crédible pour sortir la France de ses difficultés.

Au PS on précise les choses.

Cécile Duflot, dépénalisation du Cannabis, Daniel Vaillant, François Rebsamen, Manuel Vals, François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Daniel Cohn-Bendit, Noël Mamère, Xavier Bertrand, Henri Guaino, EELV, Europe-Ecologie Les Verts, PS, UMP, Ecologie Politique, Nicolas Sarkozy, France Inter, BFMTV-RMC, AFP, drogues dures, drogues douces, légaliser le cannabis, dépénalisation contrôlée, tabac, alcool., Plus positives sont les interventions sur le sujet de Daniel Vaillant et de François Rebsamen qui l’un comme l’autre, prenant acte du fait qu’en Europe, la France est le pays qui «pénalise» le plus l’usage du cannabis tout en étant celui où la consommation est la plus importante, n’ont pas fermé la porte à un débat futur qu’ils ont jugé nécessaire mais inopportun à l’instant.

Daniel Vaillant, l'ancien ministre socialiste de l'Intérieur dans le gouvernement Jospin – auteur dans un rapport interne au groupe socialiste à l'Assemblée nationale d’une proposition de «légalisation contrôlée» du cannabis – a balayé les accusations des leaders de l’UMP. «Est-ce que la lutte contre le cannabis est une réussite en France ? La réponse est non. La droite nous a mis dans l'échec... Ils sont mal placés pour venir parler du bilan», a-t-il dit sur France Inter.

Le député-maire du XVIIIe arrondissement de Paris souhaite un «débat pour voir comment on peut mieux lutter contre le cannabis». Il promet d’ailleurs des «initiatives» au cours du prochain quinquennat en  vue d’une utilisation «thérapeutique» du cannabis.

Quant à François Rebsamen – le  président du groupe PS au Sénat –, tout en indiquant que ce n’est «pas le moment» d’évoquer le sujet, celui-ci a, comme Daniel Vaillant, fait part de son souhait de voir à l’avenir la question débattue.

«Dans ce pays, on se voile les yeux et aujourd'hui des jeunes qui fument du cannabis dans la rue sont fichés au fichier des empreintes génétiques comme des grands bandits alors qu'en réalité, c'est de soins thérapeutiques et de prévention qu'on a besoin», a-t-il avancé sur i-Télé.  Ajoutant «En faisant semblant d'être répressif, on a 120000 fumeurs de cannabis qui ne sont condamnés à rien».

Quel est l’objectif de Cécile Duflot ?

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Pourquoi, à ce moment précis de la campagne législative, s’est-elle décidée à ouvrir un débat sur un sujet dont elle ne peut pas ignorer qu’il est ultra polémique, dont l’examen est tellement secondaire au regard des priorités de ce début de mandat – réorientation du projet de construction européenne, pouvoir d’achat, reconquête rurale, emploi, restauration des finances publiques –?

A quoi joue-t-elle?

Actuelle ministre du gouvernement de la France, supposée être au service de tous les Français, sachant, selon ses propres déclarations, que la ligne politique qu’elle annonce «n’est pas la position du gouvernement», la voilà, qui tout à trac se répand sans retenue dans les médias.

Cette femme politique, à l’heure où il importe de donner au Président de la République les moyens du changement en lui assurant une majorité forte, stable et incontestable à l’Assemblée Nationale, est politiquement irresponsable et particulièrement déloyale envers un allié qui s’est montré plutôt généreux.

La réponse claire et limpide à l’interrogation qui se pose, est entièrement contenue dans la déclaration même de Cécile Duflot et celles des soutiens que lui ont apportés Noël Mamère et Daniel Cohn-Bendit.

Faisant fi de ses responsabilités gouvernementales elle s’est exprimée en qualité de secrétaire nationale du parti Europe Ecologie les Verts, sans se préoccuper de savoir si ses propos allaient fragiliser ou pas la majorité présidentielle.

La petite musique de Noël Mamère et Daniel Cohn-Bendit.

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Cécile Duflot, dépénalisation du Cannabis, Daniel Vaillant, François Rebsamen, Manuel Vals, François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Daniel Cohn-Bendit, Noël Mamère, Xavier Bertrand, Henri Guaino, EELV, Europe-Ecologie Les Verts, PS, UMP, Ecologie Politique, Nicolas Sarkozy, France Inter, BFMTV-RMC, AFP, drogues dures, drogues douces, légaliser le cannabis, dépénalisation contrôlée, tabac, alcool., Noël Mamère estimant que la position de Cécile Duflot est «conforme à celle des écologistes depuis plus de trente ans», a cru bon de préciser, que la leader d’EELV est «dans son rôle» et que somme toute elle «ne demande rien d'autre que d'aligner le cannabis sur l'alcool et le tabac, qui sont finalement des drogues tolérées qui coûtent très cher à la société».

Interprétant, à sa manière, les positions de Daniel Vaillant et celles de Manuel Vals – l’actuel patron de la Place Beauvau – «qui campe sur des positions très répressives», dit-il, Noël Mamère croit pouvoir affirmer «nos partenaires socialistes sont plus que divisés sur la question», «il va bien falloir qu’on sorte de cette contradiction et qu’il y ait enfin un vrai débat».

Cécile Duflot, dépénalisation du Cannabis, Daniel Vaillant, François Rebsamen, Manuel Vals, François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Daniel Cohn-Bendit, Noël Mamère, Xavier Bertrand, Henri Guaino, EELV, Europe-Ecologie Les Verts, PS, UMP, Ecologie Politique, Nicolas Sarkozy, France Inter, BFMTV-RMC, AFP, drogues dures, drogues douces, légaliser le cannabis, dépénalisation contrôlée, tabac, alcool., De son côté Daniel Cohn-Bendit s’est contenté d’une formule pour le moins curieuse «je trouve normal que Cécile Duflot soit une ministre ouverte qui donne son opinion tout en disant que ce n'est pas la position du gouvernement». «Est-ce qu’on veut des ministres hypocrites ?» interroge-t-il.

Alors même que les électeurs ne se sont pas encore prononcés, le député européen vient de déclaré ce jeudi : «J'espère qu'un groupe EELV à l'Assemblée déposera un projet de loi. Je crois qu'il faut sortir de l'ambiguïté et de l'hypocrisie de la situation dans laquelle nous vivons».

Sans foi ni loi, rien que les postes et les avantages

Une fois de plus, aujourd’hui, comme lors de la campagne présidentielle, où Eva Joly s’était posée en adversaire résolue de François Hollande – allant même jusqu’à refuser de dire si elle appellerait à voter pour lui au second tour –, les Ecologistes du parti Vert – Europe-Ecologie les Verts – tentent, par la voix de Cécile Duflot cette fois, d’obtenir du partenaire majoritaire, à n’importe quel prix, tout et le contraire de tout.

Cécile Duflot, dépénalisation du Cannabis, Daniel Vaillant, François Rebsamen, Manuel Vals, François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Daniel Cohn-Bendit, Noël Mamère, Xavier Bertrand, Henri Guaino, EELV, Europe-Ecologie Les Verts, PS, UMP, Ecologie Politique, Nicolas Sarkozy, France Inter, BFMTV-RMC, AFP, drogues dures, drogues douces, légaliser le cannabis, dépénalisation contrôlée, tabac, alcool., Les postes et les avantages afférents sans retour de solidarité ni de loyauté politique. Ceci est minable et dramatique, bien loin de la défense de l’intérêt général et de celui de la cause écologiste en particulier!

A ce jeu c’est l’Ecologie Politique dans son ensemble qui est décrédibilisée. Avec EELV pas besoin d’adversaires pour détruire le mouvement écologiste, ses représentants et ses dirigeants actuels sans foi ni loi, font le boulot mieux que quiconque.

Voilà les Ecologistes sincères, réalistes et pragmatiques prévenus pour la suite des combats à mener. Cela vaut également pour François Hollande et Jean-Marc Ayrault dont la tâche risque bien d’être compliquées avec de pareils alliés!

 
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