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22/08/2013

Lettre à Hamid Karzaï

Monsieur le Président Karzaï,

Les derniers mois de votre présidence sont une opportunité unique de renforcer le système de promotion et de protection des droits de la femme, engagé au début de votre mandat.

Les membres de la famille sont par définition les seuls témoins des violences domestiques. En les bâillonnant, vous envoyez un message aux criminels qu'ils pourront continuer à agir en toute impunité.

Je vous exhorte à œuvrer avec la Chambre haute pour que l'amendement de l'article 26 soit rejeté, et à protéger les femmes et les filles de votre Pays.

Je vous prie de croire Monsieur le Président à l'expression de ma haute considération.

Bernard FRAU

Délégué Général de "Humanisme-Ecologie-République"

France

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Remarque: Bernard FRAU vous a envoyé ce message dans le cadre d'une campagne d'Avaaz pour stopper une campagne anti-femmes en Afghanistan sur :

http://www.avaaz.org/fr/justice_for_afghan_women_sam/?reply.

Pour y répondre,

Veuillez envoyer un e-mail à reply+Afghanistan@Avaaz.org

Pétition http://www.avaaz.org/fr/justice_for_afghan_women_sam/

Appelez le bureau du Président Karzaï

  • Aimal Faizî, Porte-parole du Président et Directeur de la Communication (+93 202 141 135)
  • Mr. Rahimi, Secrétaire spécial du Président (+93 799 322 777)

26/02/2012

Présidentielles : Les affaires internationales concernent les Français. 1ère partie la situation en Afghanistan.

 Mardi 21 février, l’incinération, dans la nuit de lundi à mardi, Coran brulés, Bagram, Kaboul, OTAN, Hérat, Kunduz, Ngrab en Kapissa, Hamid Karzaï, Afghanistan, John Allen, Washington,de plusieurs exemplaires du Coran, «sur ordre d’un responsable militaire américain» à la base de Bagram située à 60 km de Kaboul en Afghanistan a déclenché un grave mouvement de protestation. Les manifestations ont un caractère prononcé d’anti-américanisme violent.

Depuis mardi des centaines d’Afghans, avec cocktails Molotov et  des pierres, sont dans les rues à Kaboul, mais également ailleurs dans le pays à Jalalabad dans l’est. A chaque fois sont principalement ciblées les installations de l’OTAN. Il y a des morts et de nombreux blessés dont deux soldats américains.

Le consulat américain situé à Hérat dans une région plutôt calme a également été visé par les manifestants. Un complexe de l'ONU situé à Kunduz dans le Nord-est a fait l’objet d’un dur Coran brulés, Bagram, Kaboul, OTAN, Hérat, Kunduz, Ngrab en Kapissa, Hamid Karzaï, Afghanistan, John Allen, Washington,affrontement entre les belligérants. La base américaine de Camp Phoenix a été attaquée violement des voitures ont été incendiées ainsi que des boutiques en proximité et selon l’agence ats/Newsnet «Des manifestants ont également essayé de marcher sur la base française de Nagrab, en Kapisa. L'armée afghane, qui les en a empêchés, a blessé deux hommes par balle, selon une source policière».

Partout le ressentiment des Afghans à l’encontre des Américains est monté d’un cran. Les manifestants ont laissé éclater leur rage en direction des troupes étrangères d’occupation aux cris de «Mort aux Américains», «Mort aux infidèles», «Mort à Obama» «Mort à Karzaï».

Coran brulés, Bagram, Kaboul, OTAN, Hérat, Kunduz, Ngrab en Kapissa, Hamid Karzaï, Afghanistan, John Allen, Washington,Des sanctions sont réclamées avec force : «Depuis l'invasion de l'Afghanistan par les Américains, c'est la dixième fois qu'ils agissent de manière si sauvage pour souiller les croyances musulmanes» ont-ils déclaré. Ils ont appelé en outre à la capture et à l’exécution des soldats de l’Isaf «pour leur passer l’envie de profaner le livre sacré»

Coran brulés, Bagram, Kaboul, OTAN, Hérat, Kunduz, Ngrab en Kapissa, Hamid Karzaï, Afghanistan, John Allen, Washington,De son côté le Président Hamid Karzaï, qui soutient la vindicte populaire talibane et dit la comprendre a «fortement condamné la destruction par le feu des Corans». Il demande à des membres de l’autorité religieuse «d’enquêter sur l’incident». Depuis mardi on aurait recensé au moins vingt-neuf morts – considérés comme des martyrs – et 200 blessés.

La tension est brutalement montée d’un cran samedi 25 février. Deux conseillers américains de l’Isaf, la force militaire l’Otan engagée en Afghanistan, viennent d’être abattus à l’intérieur du Ministère de l’Intérieur à Kaboul.

L’attaque a déjà été revendiquée dans un communiqué indiquant que l’auteur de la fusillade, un homme, qualifié de «héros» et répondant au patronyme d’Abdul Rahman, aurait bénéficié de complicités pour s’introduire dans les locaux du Ministère, en principe sous haute surveillance. Le porte-parole Taliban, Zabihullah Mujahid a par ailleurs précisé que l’opération avait été exécutée en représailles après la destruction du livre saint des musulmans.

Très vite le général américain John Allen, qui dirige les forces de l’Isaf, a annoncé que l’ensemble des personnels de l’Otan en poste dans les Ministère afghans étaient rappelés pour des «raison évidentes de protection de la force». Parmi ces personnels plusieurs sont des conseillers chargés de superviser les forces locales de police de l’Etat afghan en place.

De son côté Londres a fait savoir qu’elle procédait également au retrait temporaire, de «ses conseillers civils des institutions gouvernementales afghanes à Kaboul». Le porte-parole du Foreign Office à Londres a fait savoir que la mesure avait un caractère d’exécution immédiate.

Côté français, hormis quelques entrefilets ici ou là ni le quai d’Orsay ni la Présidence ou l’opposition trop occupés à arpenter les allées du Salon de l’Agriculture ne se sont prononcés.

Coran brulés, Bagram, Kaboul, OTAN, Hérat, Kunduz, Ngrab en Kapissa, Hamid Karzaï, Afghanistan, John Allen, Washington,L’affaire est grave, le mouvement de protestation afghan a gagné vendredi plusieurs villes du Pakistan voisin. Des manifestants ont symboliquement mis le feu et piétiné un drapeau américain. Une banderole déployée sur les lieux de protestations indiquait : «la face ignoble de l’Amérique a été révélée avec la profanation du Coran sacré».

A Islamabad, la capitale du Pakistan, lors d’un des rassemblements, Jamiat Ulema-e-Islam, haut responsable du mouvement pro-taliban a déclaré que le monde musulman devait revoir ses relations avec Washington.

24/01/2012

Afghanistan: Partir au plus vite, oui ! Mais en bon ordre.

Nicolas Sarkozy, Hamid Karzaï, Afghanistan, USA, Etats-Unis, François Hollande, Talibans, François Bayrou, Pakistan, Iran, Russie, Allemagne, Angleterre, Europe, Doha, Quatar, Georges Bush, New-York Times, OTAN, ANA, Armée Nationale Afghane, ISAF, Soldats français, En moins d’un mois six nouveaux militaires français ont été tués en Afghanistan. Deux le 29 décembre, et quatre ce vendredi 20 janvier. Ce qui porte à 82 le nombre de morts français depuis 2001 pour un contingent militaire qui compte 3600 hommes – troisième par le nombre des forces de la coalition –. Ce contingent, qui participe à l’entraînement de l’ANA – Armée Nationale Afghane – devrait quitter le théâtre des opérations fin 2013.

Partir, fin 2013 au terme de la mission que la France, PS et UMP confondus, a acceptée aux côtés des Allemands, des Anglais et des Américains ou partir dès la fin 2012 comme le réclame François Hollande, n’est pas vraiment la question. Les militaires français doivent quitter l’Afghanistan, en bon ordre, en toute sécurité et, oui, le plus tôt sera le mieux.

Nicolas Sarkozy, Hamid Karzaï, Afghanistan, USA, Etats-Unis, François Hollande, Talibans, François Bayrou, Pakistan, Iran, Russie, Allemagne, Angleterre, Europe, Doha, Quatar, Georges Bush, New-York Times, OTAN, ANA, Armée Nationale Afghane, ISAF, Soldats français, Visiblement la position de la France, exprimée vendredi par le Chef de l’Etat – constitutionnellement chef des armées – semble s’être infléchie. Nicolas Sarkozy a toujours considéré l’engagement des troupes françaises en Afghanistan comme un « combat des démocraties pour défendre leurs valeurs » contre « la barbarie ».

En août 2010, il rassurait les membres de la coalition, en indiquant que la France resterait «en Afghanistan, avec ses alliés, aussi longtemps que nécessaire» tout en précisant que les décisions qu’il pourrait être amené à prendre ne seraient «pas soumises à des calendriers artificiels ou à des humeurs médiatiques».

Le voilà, vendredi 20 janvier, qu’il annonce une « suspension de toutes les opérations de formation et d’aides au combat de l’armée afghane » allant même jusqu’à poser «la question d’un retour anticipé des troupes françaises».

Que se passe-t-il ? Sommes-nous une fois de plus confrontés au travers de Nicolas Sarkozy aussi prompt dire tout et le contraire  du tout dès lors que ses intérêts du moment lui semblent en cause ?

Ce dossier mérite sans doute un examen un peu plus approfondi et un jugement moins tranché.

D’abord, les quatre soldats ont été tués par un membre de l’ANA alors que ceux-ci n’étaient pas armés. Cela est parfaitement inacceptable, comme l’a dit très justement Nicolas Sarkozy lors de la cérémonie des vœux aux corps constitués « l’armée française n’est pas en Afghanistan pour que les soldats afghans lui tirent dessus »

Nicolas Sarkozy, Hamid Karzaï, Afghanistan, USA, Etats-Unis, François Hollande, Talibans, François Bayrou, Pakistan, Iran, Russie, Allemagne, Angleterre, Europe, Doha, Quatar, Georges Bush, New-York Times, OTAN, ANA, Armée Nationale Afghane, ISAF, Soldats français, Ensuite ces actes criminels ont été perpétrés dans un contexte que jusqu’alors les porte-parole de l’Otan n’ont jamais admis officiellement. Un rapport interne de l’ISAF – force de l’OTAN pour l’Afghanistan – rendu public en juin 2011 et repris vendredi par le New-York Times révèle que depuis 2007 les soldats américains ont été victimes de fusillades de la part de soldats et policiers afghans.

Cette animosité meurtrière s’est progressivement développée au point qu’entre mai 2007 et mai 2011 elle serait la cause de 6% des pertes totales occasionnées par les opérations de combat.

L’infiltration d’insurgés talibans dans les forces de l’ANA, même si des cas existent, ne suffirait pas à expliquer un phénomène plus global qui s’est accéléré brutalement depuis 2009.

Nicolas Sarkozy, Hamid Karzaï, Afghanistan, USA, Etats-Unis, François Hollande, Talibans, François Bayrou, Pakistan, Iran, Russie, Allemagne, Angleterre, Europe, Doha, Quatar, Georges Bush, New-York Times, OTAN, ANA, Armée Nationale Afghane, ISAF, Soldats français, « Il est clair que les altercations meurtrières ne sont ni rare ni isolées; elles reflètent une menace en hausse rapide et systématique – dont l’ampleur pourrait être sans précédent, entre alliés, dans l’histoire militaire moderne –», explique l’auteur du rapport qui ajoute, que les dénégations des officiels de l’OTAN « semblent peu sincères, sinon intellectuellement profondément malhonnêtes».

Le climat de haine qui s’est installé entre les forces afghanes et celles de la coalition est en train d’apparaître au grand jour. Il inquiète y compris dans les rangs de l’ANA.

Un officier de cette armée, dont les propos ont été repris par le New-York Times, qualifie ses soldats de « voleurs, des menteurs et des drogués » et désigne les américains comme « des brutes grossières et arrogantes ». Il dit craindre que ce contexte « ne devienne bientôt un problème majeur dans les rangs subalternes des deux armées ».

Alors que Gérard Longuet – le ministre français de la défense – s’en tient à la version officielle, l’auteur de la fusillade qui a tué 4 de nos compatriotes et blessé 15 autres est « un taliban manifestement infiltré de puis longtemps » dans l’armée afghane, une des sources locales indiquent de son côté : « c’était un vrai soldat, enregistré. Pendant ses premiers interrogatoires par des soldats français, il leur a dit qu’il avait fait cela – la fusillade ndlr – à cause de la vidéo sur laquelle des soldats américains urinaient sur des cadavres ».

Enfin, pour ce qu’il est possible d’en savoir à l’heure actuelle, il apparaît très nettement que la position française au sein de la coalition à propos des conditions de sortie d’Afghanistan ne soit pas identique à celle envisagée par les américains.

L’équation actuelle retenue pour se dépatouiller  du bourbier dans lequel Nicolas Sarkozy, Hamid Karzaï, Afghanistan, USA, Etats-Unis, François Hollande, Talibans, François Bayrou, Pakistan, Iran, Russie, Allemagne, Angleterre, Europe, Doha, Quatar, Georges Bush, New-York Times, OTAN, ANA, Armée Nationale Afghane, ISAF, Soldats français, Georges BUSH a entrainé l’Amérique et ses alliés britanniques, allemands et français peut se résumer d’une trait synthétique: sortir au plus vite – fin 2014 – au moindre coût humain et en laissant le pays assurer seul sa destinée en donnant aux autorités afghanes – le régime de l’actuel président KARZAÏ – les moyens de contenir les Talibans sans l’aide de l’Otan à un coût financier le plus réduit.

Hors à ce jour non seulement la situation financière du pays n’est pas assurée – 90% du budget afghan provient de l’aide extérieure – mais Nicolas Sarkozy, Hamid Karzaï, Afghanistan, USA, Etats-Unis, François Hollande, Talibans, François Bayrou, Pakistan, Iran, Russie, Allemagne, Angleterre, Europe, Doha, Quatar, Georges Bush, New-York Times, OTAN, ANA, Armée Nationale Afghane, ISAF, Soldats français, Washington, bien que souhaitant maintenir après 2014 cinq bases militaires en Afghanistan, renâcle à maintenir sa participation au niveau actuel et tente d’imposer à ses alliés une nouvelle répartition de l’aide plus à son avantage. Ce que ceux-ci refusent en proposant que les pays du Golfe soient mis à contribution.

De plus les Etats-Unis qui continuent unilatéralement de dérouler leur plan de sortie d’Afghanistan ont engagé à Doha au Qatar des négociations avec les Talibans en vue d’explorer la possibilité de leur intégration dans un futur gouvernement d’union nationale.

Au regard du contexte général extérieur – montée de la haine à l’endroit des occidentaux, augmentations des pertes humaines, détricotage des solidarités à l’intérieur de la coalition – la diplomatie française doit trouver un juste équilibre qui permette à notre pays de ne pas se laisser imposer une ligne qui ne préserve pas ses intérêts dès lors qu’elle s’aligne sur les positions de l’Oncle Sam.

Nicolas Sarkozy, Hamid Karzaï, Afghanistan, USA, Etats-Unis, François Hollande, Talibans, François Bayrou, Pakistan, Iran, Russie, Allemagne, Angleterre, Europe, Doha, Quatar, Georges Bush, New-York Times, OTAN, ANA, Armée Nationale Afghane, ISAF, Soldats français, Faut-il vraiment que la France, en collant systématiquement à la diplomatie de la canonnière des USA, se mette encore un peu plus à dos l’Iran, la Russie et le Pakistan qui ne veulent pas de bases militaires américaines dans la Région ?

Faut-il vraiment que les soldats français fassent les frais d’une politique qui viserait à l’intégration des Talibans dans un gouvernement d’union nationale contre le souhait d’une partie des fractions afghanes qui les ont combattus jusqu’à ce jour ?

Faut-il vraiment que la France, qui doit emprunter pour couvrir son déficit primaire, se laisse imposer une augmentation de la part financière qu’elle assume dans cette guerre où elle s’est laissée entraîner?

Faut-il vraiment que la France se brouille avec ses alliés de la coalition en particulier ses alliés européens ?

A ces quatre questions la réponse est non !

Cette détestable période de 10 ans de guerre, dont l’issue, à ce jour, est largement incertaine –  la guerre civile et le chaos en Afghanistan ne sont pas à exclure – exige de tous les responsables politiques français exemplarité et solidarité dans la manière d’aborder les faits qui nous parviennent d’Afghanistan.

Les enjeux sont d’une grande gravité. Le respect que nous devons à ceux de nos soldats qui sont morts ou blessés gravement commande de ne pas céder à la tentation d’instrumentaliser à des fins électorales les difficultés qui sont celles du Pays tout entier.

Nicolas Sarkozy, Hamid Karzaï, Afghanistan, USA, Etats-Unis, François Hollande, Talibans, François Bayrou, Pakistan, Iran, Russie, Allemagne, Angleterre, Europe, Doha, Quatar, Georges Bush, New-York Times, OTAN, ANA, Armée Nationale Afghane, ISAF, Soldats français, François Bayrou qui s’est exprimé hier dimanche sur Canal +  a su, sur ce point, donné le ton juste et responsable en déclarant très simplement mais avec beaucoup de hauteur «  au moins soyons calmes et rationnels dans les décisions que nous allons prendre et ne prenons pas des décisions uniquement dictées par l’émotion».

 
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