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25/06/2013

Syrie : Colloque du 19 juin à l'Assemblée Nationale, Intervention du Colonel Alain Corvez

rtx10r8d_si.jpg«La crise syrienne n’est pas une guerre civile entre Syriens mais une guerre entre grandes puissances au travers des Syriens

C’est ainsi que présentait la crise syrienne de façon magistralement synthétique un homme qui ne peut être accusé d’être un suppôt du régime de Damas, lui qui dénonça en son temps l’occupation militaire  de son pays par Damas. Je veux parler du Patriarche maronite du Liban et de tout l’Orient, Béchara El Raï lors de la venue du pape Benoît XVI à Beyrouth en septembre 2012.

Cette affirmation est chaque jour vérifiée un peu plus.

Le nombre de combattants «takfiristes» de nationalités étrangères, notamment européennes, soutenus et armés principalement par le Qatar et l’Arabie Saoudite avec le soutien de la Turquie, de la Jordanie et des services occidentaux ayant atteint des dizaines de milliers de non syriens, prouve que nous sommes en présence d’un complot international pour renverser le régime en place à Damas, jugé indésirable par les monarchies du Golfe dont la doctrine féodale wahhabite est à l’opposé de l’islam sunnite modéré qui a toujours caractérisé la Syrie, comme la cohabitation harmonieuse entre de nombreuses confessions religieuses différentes.

Bien sûr, une frange irréductible de Syriens sunnites proches ou membres des Frères Musulmans, héritiers des insurgés de 1982 à Hama, ajoutés à ceux de la révolte commencée il y a deux ans sont décidés à renverser le pouvoir par les armes,  moins pour établir la démocratie, déjà proposée dans les nouveaux textes constitutionnels, mais par hostilité fondamentale à  Bachar El Assad.

Il faut en effet prendre un peu de recul pour porter un regard serein et objectif sur cette crise dramatique qui continue à tuer de nombreux innocents en plus des combattants des deux bords, souvent de façon inhumaine et odieuse, et remonter aux origines.

Dès son arrivée au pouvoir en 2000 alors qu’il ne l’avait pas cherché, le jeune Président Bachar El Assad s’est attelé à la tâche énorme de moderniser son pays pour l’adapter au monde présent, gêné par la conjoncture internationale qui le confrontait à d’autres priorités, comme l’assassinat de Rafic Hariri en février 2005 puis la guerre entre Israël et le Liban à l’été 2006, et par une « vieille garde », lucide contrairement à ce qui a été dit, mais  obnubilée par la crainte que les libertés accordées trop vite dans divers domaines ne débouchent sur une «perestroïka» qui entraînerait le même écroulement qu’en URSS.

Le «printemps arabe» qui éclata en Tunisie puis en Egypte  fin 2010 ne devait pas se produire en Syrie qui ne présentait pas le même immobilisme dictatorial que ces pays.

Pourtant en mars 2011 des manifestations pacifiques au nom de la démocratie se produisirent à Deraa, ville aux confins jordano-israéliens, rapidement instrumentées afin de tuer manifestants et forces de l’ordre et provoquer l’enchaînement de la violence.

Conscient de la gravité des évènements le régime engagea alors un train de réformes accélérées pour déboucher sur une nouvelle Constitution totalement démocratique avec la suppression du parti unique et l’attribution des libertés dans tous les domaines.

Ces réformes furent noyées par ceux qui n’étaient pas intéressés par la démocratisation de la Syrie mais par le renversement d’un régime qui défend depuis longtemps la cause arabe face à Israël, accueillant des réfugiés palestiniens et iraquiens par millions.

Paradoxalement, ce sont les états les moins démocratiques au monde qui sont le fer de lance des attaques pour renverser le pouvoir de Damas, états qui se voient encouragés par un Occident semblant avoir perdu ses repères, armant ou facilitant l’armement de djihadistes qu’il combat partout ailleurs dans le monde, notamment au Mali.

Mais le régime a montré sa force et sa cohésion en résistant depuis plus de deux ans à ces attaques brutales. L’Armée constituée majoritairement de sunnites est, dans son immense majorité, restée fidèle et disciplinée, aux ordres de ses chefs et avec le soutien de la population qui l’appelle souvent pour la protéger des exactions des rebelles ; quant au monde politique et diplomatique il est aussi globalement resté à son poste.

Les takfiristes dominant depuis des mois les mouvements rebelles, et l’opposition politique extérieure, créée et soutenue par les occidentaux, ne parvenant ni à s’entendre ni à s’organiser, de nombreux opposants déposent les armes depuis quelques semaines, conscients que l’islam prôné par les rebelles n’est pas celui qu’ils souhaitent pour leur pays et ne veulent plus être associés à ces extrémistes.

D’autant plus qu’il existe maintenant une quinzaine de partis politiques  qui proposent des programmes inspirés par la démocratie et les libertés fondamentales, et qu’un ministère de la réconciliation nationale sous l’égide duquel un dialogue constructif s’est installé est à l’œuvre depuis plus d’un an.

Le caractère international de la crise syrienne est renforcé par les soutiens extérieurs de Damas, Russie et Chine ayant clairement signifié qu’elles n’accepteraient pas un changement de régime provoqué en Syrie, jugeant que le nouvel ordre mondial multi polarisé imposait la fin de ces affrontements par une solution négociée entre les grandes puissances. 

Après avoir cru possible  une chute rapide du régime, l’Amérique en a convenu depuis peu et nous nous dirigeons désormais vers cette issue pacifique.

Il faut enfin que cesse la désinformation propagée par les médias d’un tyran sanguinaire qui prendrait plaisir à tirer sur son peuple, et même à employer les armes chimiques, pour aller plus vite ou plus loin dans son œuvre.

La vérité est que le régime se défend contre un complot international visant à le renverser et qu’il combat des forces militaires commettant des exactions souvent insoutenables, avec l’appui de la majorité de son peuple, toutes confessions et ethnies confondues.

La « paix des braves » a été déjà proposée aux rebelles syriens et, comme je viens de le dire a été acceptée par certains ; mais reste à régler le sort des milliers de combattants islamistes étrangers qui pourraient transporter ailleurs dans le monde leur soif de sang et de massacres odieux, au nom d’un dévoiement pervers des principes de l’Islam, alimentant dramatiquement les haines pour la noble religion des fidèles du Coran.

Source :internationalnews

http://www.internationalnews.fr/article--la-crise-syrienne-n-est-pas-une-guerre-civile-entre-syriens-mais-une-guerre-entre-grandes-puissance-118654778.html

Plus d’info :

« Un complot contre la Syrie »

http://www.lejsl.com/edition-de-chalon/2013/06/09/un-complot-contre-la-syrie

« Crise en Syrie : défi à la diplomatie mondiale »

http://www.solidariteetprogres.org/actualites-001/Crise-syrie-defi-diplomatie-mondiale-9679.html

Une vidéo à voir : « Exécution de trois Syriens parce qu'ils sont Alaouites »

Pour comprendre que les choses sont plus complexes que le Ministre Laurent Fabius veut bien tenter de nous le faire croire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

24/02/2013

Royaume-Uni: « triple A » pan sur le bec !

C’est la première fois depuis 1978, alors que le pays est Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,sous la menace de retomber en récession, que l'agence de notation Moody's vient de sanctionner Londres en lui retirant son triple A. Cette décision intervient un an après un premier avertissement qui avait été notifié au gouvernement britannique.

Pour justifier sa décision – baisse de la note d’un cran de «AAA à Aa1» – Moody's a avancé «la faiblesse continue des perspectives à moyen terme » de la Grande-Bretagne, et a indiqué qu’il fallait s'attendre à ce que la faiblesse de l'activité économique du pays «s'étende à la deuxième moitié de la décennie».

La note est toutefois assortie d’une perspective «stable» eu égard à la solvabilité «extrêmement élevée»  de l'économie britannique qui a été jugée solide. On peut penser que cette appréciation conduira l’agence à ne pas retoucher à court terme la note de la Grande Bretagne.

Au quatrième trimestre 2012 avait fait un premier pas vers un retour en direction de la récession qui s’était traduit par un recul de son PIB – Produit intérieur brut – de 0,3%. Les résultats du 1er trimestre sont attendus avec inquiétude.

Si la tendance devait se confirmer les Britanniques devront subir une troisième récession de la crise de 2008-2009. 

Cette perte du AAA n’est en fait pas une surprise, déjà au mois de décembre George Osborne, le patron des Finances britanniques, avait dû avouer que le plan d’austérité devrait se poursuivre au moins jusqu’en 2018 et que les objectifs de réduction de la dette ne serait pas atteints.

Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,Le chef du gouvernement David Cameron, qui lors des dernières négociations du budget européen s’était montré si intraitable sur la nécessité d’imposer aux européens une cure d’austérité, est désormais sous forte pression. Son budget doit être présenté  le 20 mars.

De façon particulièrement éclairante l’analyste en chef de Moody's pour la Grande-Bretagne  a indiqué à l’AFP «Plusieurs facteurs se combinent mais il y a principalement un processus de désendettement du secteur privé et public qui a sans aucun doute étouffé la croissance».

On peut se demander quel «démon» titille tous ces experts économistes qui poussent des schémas de resserrement des budgets, dont ils constatent les résultats qu’ils sanctionnent malgré tout.

L’agence s’inquiète du niveau de la dette publique du Pays tout en signalant une «inflation élevée».

De qui se moque-t-on ?

Personne n’ignore que produire de l’inflation est pour un état un moyen bien connu de  réduire la valeur absolue de sa dette souveraine.

Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,Le gouvernement britannique le sait fort bien, qui hypocritement fait filer l’affaire en laissant la banque centrale anglaise l’alimenter en faisant fonctionner la planche à billet.

Ce mécanisme de dévaluation camouflé de la livre, censé freiner la consommation intérieure tout en dopant les exportations est une arnaque particulièrement déloyale vis-à-vis des européens de la zone euro, permise par le fait que Londres précisément n’appartient pas cette zone euro.

«Loin d'affaiblir notre détermination à mettre en oeuvre notre plan de relance, cette décision la redouble», s’est empressé de déclarer à la presse a aussitôt réagi, George Osborne.

On peut là encore se demander de qui se moque ce ministre du gouvernement Cameron.

De quel plan de relance parle-t-il ? De celui que son premier ministre empêche de mettre en œuvre à Bruxelles ?

Comment veut-il faire repartir une économie dont l’activité se contracte sous l’effet conjugué d’un recul du PIB malgré une dévaluation de fait et une inflation qui pèse sur la consommation des ménages.

Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,David Cameron et son gouvernement n’auront pas d’autres possibilités que de laisser se creuser la dette publique que le FMI a déjà prévu qu’elle devrait atteindre 93,3% du PIB en 2013. Moody's, de son côté, ajoute qu’elle estime qu’elle ne devrait «pas s'inverser avant 2016 ».

Pour l’opposition travailliste cette perte du «AAA» est la preuve patente « que le plan (Cameron ndlr) n'a pas marché".

«Le gouvernement doit prendre de toute urgence des mesures pour relancer notre économie atone et réaliser que nous avons besoin de croissance pour réduire les déficits (...) au lieu de saigner le malade comme le faisaient les médecins au XVIIIe siècle» réclame Ed Balls, le responsable de l'opposition travailliste chargé de l'économie.

Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,Pour mémoire le FMI tout récemment avait suggéré à David Cameron mettre un bémol à son programme de rigueur lui conseillant «un assainissement budgétaire plus lent ». David Cameron a fait la sourde oreille.

En attendant, qu’il conduise la Grande Bretagne dans une nouvelle crise économique et sociale ne regarde que les Anglais à qui il finira par devoir rendre des comptes, mais qu’il s’autorise à donner des leçons aux Européens alors qu’il n’en a ni la légitimité – la Grande-Bretagne n’est pas dans la Zone Euro – ni les contraintes n’est pas acceptable.

L’attitude d’Angela Merkel qui, au dernier sommet Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,européen, a rangé l’Allemagne aux côtés des Britanniques contre la France est-elle le signe qu’à l’initiative des libéraux-conservateurs un retournement d’alliance serait en train de s’amorcer au sein du Vieux Continent ?

On peut légitimement poser la question après l’annonce Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,du soutien germano-britannique au projet américain de mise en place d’une zone de libre-échange entre les USA et l’UE qui porterait à n’en pas douter un coup fatal à l’agriculture française.

Le choix britannique de favoriser les fabricants d’avions Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,d’outre-Atlantique n’est pas non plus le signe d’une volonté de renforcement de l’UE en matière de défense qui est le seul moyen de garantir la souveraineté de toute  puissance politique ! Visiblement en la matière le Royaume-Uni ne regardent pas du même côté que la France.

Quant à l’Allemagne qui vit depuis toujours sous le parapluie militaire américain sans en avoir à payer le prix budgétaire, la situation présente assurément un côté confortable en période de crise qui pourrait inciter sa classe dirigeante à prendre une certaine distance avec le pacte historique passé entre le général De Gaulle et le chancelier Adenauer.

Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,Les semaines et les mois qui viennent permettront d’y voir un peu plus clair, mais il souffle en ce moment un vent mauvais sur les relations européennes.

Espérons que la perte du «triple A» britannique incitera les dirigeants du gouvernement de sa majesté à un peu moins de mépris, à un peu plus de réalisme.

28/11/2012

ONU:La France votera pour la résolution ABBAS le 29 novembre 2012

C’était l’engagement N° 59 du programme du candidat François Hollande.

François Hollande, Mahmoud Abbas, ONU, Gaza, Tel-Aviv, Ramallah, Cisjordanie, AFP, Russie, Grande-Bretagne, Allemagne, Etat observateur non membre, Plan de partage 1947, Israël, Palestine, Autorité palestinienne, Fatah, Hamas, Organisation des Nations Unies, Gaza, Ligue Arabe, Accords de Paix d'Oslo de 1993, Hanane Achraoui,  La France, tout en soulignant  «le besoin urgent d'une reprise et d'une accélération du processus de paix» dans le conflit interminable qui oppose Israéliens et Palestiniens depuis plus de 60 ans, soutiendra le 20 novembre à New-York, l’initiative du président de l’Autorité palestinienne.

Ce jour-là Mahmoud Abbas sollicitera, des membres de l’Assemblée générale, la reconnaissance, pour la Palestine, du statut « d’Etat observateur non membre » de l’Organisation des Nations Unies et formulera «l'espoir que le Conseil de sécurité considérera de manière favorable » la candidature comme membre à part entière de son pays, qu’il avait déposée en septembre 2011.

Vitali Tchourkine, ambassadeur russe à l’ONU, dès le mois de septembre, avait fait savoir que la Russie serait aux côtés des Palestiniens pour faire aboutir la résolution que ces derniers présenteraient.

Cette démarche ne fait toutefois pas l’unanimité. Tel-Aviv et Washington  s’y opposent, au motif qu’aujourd’hui seul un traité de paix peut conduire à la reconnaissance d’un Etat Palestinien. De leur côté la Grande-Bretagne et l’Allemagne s’abstiendront.

Mahmoud Abbas devrait toutefois obtenir une majorité confortable pour sa résolution.

Par ricochet, le Fatah dont le siège est à Ramallah en François Hollande, Mahmoud Abbas, ONU, Gaza, Tel-Aviv, Ramallah, Cisjordanie, AFP, Russie, Grande-Bretagne, Allemagne, Etat observateur non membre, Plan de partage 1947, Israël, Palestine, Autorité palestinienne, Fatah, Hamas, Organisation des Nations Unies, Gaza, Ligue Arabe, Accords de Paix d'Oslo de 1993, Hanane Achraoui,  Cisjordanie et le Président de l’Autorité palestinienne devraient retrouver du crédit auprès des Palestiniens, face au Hamas de Gaza qui ces derniers temps s’est installé en leader actif, reconnu et incontestable de la cause palestinienne à travers le violent conflit qui l’a opposé tout récemment à Israël.

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De Selim SAHEB ETTABA (AFP) – il y a 1 heure 

RAMALLAH le 28 novembre 2012. Le président François Hollande, Mahmoud Abbas, ONU, Gaza, Tel-Aviv, Ramallah, Cisjordanie, AFP, Russie, Grande-Bretagne, Allemagne, Etat observateur non membre, Plan de partage 1947, Israël, Palestine, Autorité palestinienne, Fatah, Hamas, Organisation des Nations Unies, Gaza, Ligue Arabe, Accords de Paix d'Oslo de 1993, Hanane Achraoui,  palestinien Mahmoud Abbas va faire voter jeudi par l'Assemblée générale une résolution faisant de la Palestine un Etat observateur à l'ONU, victoire diplomatique qui l'expose néanmoins à des risques de sanctions.

Le projet de résolution, assuré de recueillir la majorité simple requise, demande à l'Assemblée générale d'accorder à la Palestine le statut "d'Etat observateur non membre" des Nations unies et "exprime l'espoir que le Conseil de sécurité considérera de manière favorable" sa candidature comme membre à part entière, déposée en septembre 2011 par Mahmoud Abbas.

Il appelle à une reprise des négociations pour parvenir à "un règlement pacifique", avec l'établissement d'un Etat de Palestine "vivant aux côtés d'Israël en paix et en sécurité, sur la base des frontières d'avant 1967".

"Nous aurons une vaste majorité, de plus des deux tiers" des 193 membres de l'Assemblée générale, a déclaré mercredi Hanane Achraoui, membre du Comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).

Le statut d'Etat observateur permettra à la Palestine d'adhérer à de nombreuses organisations ou traités internationaux, tels que la Cour pénale internationale (CPI) ou la Quatrième Convention de Genève sur la protection des civils, ou d'en devenir membre à part entière lorsqu'elle y siège déjà comme observateur.

François Hollande, Mahmoud Abbas, ONU, Gaza, Tel-Aviv, Ramallah, Cisjordanie, AFP, Russie, Grande-Bretagne, Allemagne, Etat observateur non membre, Plan de partage 1947, Israël, Palestine, Autorité palestinienne, Fatah, Hamas, Organisation des Nations Unies, Gaza, Ligue Arabe, Accords de Paix d'Oslo de 1993, Hanane Achraoui,  "Nous savons qu'Israël, bien sûr, tentait par l'intermédiaire des Etats-Unis et du Royaume-Uni, d'obtenir des engagements qu'il ne serait pas traduit devant la CPI", a précisé Mme Achraoui.

"Nous nous réservons ce droit comme nous l'entendons et au moment approprié. Si Israël s'abstient d'activités de colonisation, il n'y a pas de raison immédiate et pressante d'y recourir", a-t-elle ajouté.

Le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Malki a également affirmé que "certains Etats sont très inquiets de notre possible recours à la CPI et nous ont donc pressés de nous engager à ne pas emprunter une telle voie, mais nous avons refusé".

François Hollande, Mahmoud Abbas, ONU, Gaza, Tel-Aviv, Ramallah, Cisjordanie, AFP, Russie, Grande-Bretagne, Allemagne, Etat observateur non membre, Plan de partage 1947, Israël, Palestine, Autorité palestinienne, Fatah, Hamas, Organisation des Nations Unies, Gaza, Ligue Arabe, Accords de Paix d'Oslo de 1993, Hanane Achraoui,  "Le projet de résolution sera présenté au nom de 60 Etats membres, pas seulement la Palestine", a-t-il indiqué, estimant que le nombre d'Etats co-parrainant le texte atteindrait une centaine jeudi.

"Filet de sécurité" arabe

Parmi les pays européens dont le suffrage fait l'objet des sollicitations palestiniennes et israéliennes, la France a annoncé qu'elle voterait pour la résolution palestinienne, de même que l'Espagne, la Norvège, l'Autriche, le Danemark et la Suisse.

L'autre pays européen membre permanent du Conseil de sécurité, la Grande-Bretagne, a annoncé qu'elle comptait s'abstenir, faute de garantie d'un retour rapide aux négociations de paix abandonnées depuis plus de deux ans, et l'Allemagne a exclu de voter pour, la Lituanie choisissant l'abstention.

Israël et les Etats-Unis, qui s'opposent catégoriquement au projet, arguant qu'un Etat palestinien ne peut résulter que d'un accord de paix, ont menacé de sanctions.

Le département d'Etat américain a indiqué lundi que si la résolution passait, il ne faudrait pas "compter sur une réponse favorable du Congrès" sur le déblocage de 200 millions de dollars d'aide promis par Washington.

Israël a également brandi une panoplie de mesures de rétorsion, dont le blocage des taxes perçues pour le compte de l'Autorité palestinienne, la réduction du nombre de permis de travail pour les Palestiniens, voire une abrogation des accords de paix d'Oslo de 1993.

La Ligue arabe a promis un "filet de sécurité" de 100 millions de dollars (79 millions d'euros) par mois en cas de sanctions financières israéliennes et américaines, avait-il rappelé.

La date du 29 novembre a une haute portée symbolique, c'est l'anniversaire de l'adoption par l'Assemblée générale de l'ONU en 1947 du plan de partage de la Palestine mandataire qui prévoyait l'établissement d'un État juif et d'un État arabe.

Copyright © 2012 AFP. Tous droits réservés.

Photos :

-           L'Assemblée générale des Nations-Unies lors du discours du président palestinien Mahmoud Abbas, le 23 septembre 2012 (AFP/Archives, Timothy A. Clary)

-           Le président palestinien Mahmoud Abbas à l'ONU le 23 septembre 2011 (AFP/Archives, Emmanuel Dunand)

-           Hanane Achraoui, membre du Comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP). Lors d'une conférence de presse aux Nations unies le 28 novembre 2012 (AFP, Abbas Momani)

 

30/12/2011

Détroit d’Ormuz : bras de fer irano-américain

Detroit d'Ormuz, Iran, Programme nucléaire iranien, Etats-Unis, France, Allemagne, Grande-Bretagne, embargo sur les exportations de brut iranien, Press TV, Hossein Slami, Gardiens de la Révolution, Irna, Ali Rahimi, Mer d'Oman, Golfe persique, Siaviosh Ghazi, AFP, Pentagone, George Little, Habibollah Sayyari, 5ème Flotte américaine, Bahreïn, Nicolas Sarkozy, Afrique, Moyen-Orient,   Depuis plusieurs jours la pression monte entre l’Iran et les Etats-Unis accompagnés de certains pays européens dont la France. En cause la question récurrente du programme nucléaire iranien qui aurait pour objectif de doter l’Iran de l’arme atomique.

Il est envisagé par les puissances occidentales de nouvelles sanctions pour contraindre l’Iran à coopérer. L’Iran de son côté continue d’affirmer que son programme nucléaire n’est destiné qu’à la production d’énergie électrique.

En gros les Etats-Unis, la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne, convaincus que l’Iran à travers son programme nucléaire veut se doter de l’arme atomique, ont décidé de monter d’un cran la pression sur la République islamique en la menaçant  d’un embargo sur ses exportations de pétrole brut. En agissant de la sorte les « occidentaux » pensaient  obliger l’Iran, à venir s’asseoir à la table des négociations.

Loin de les impressionner cette menace a déclenché l’ire des autorités de Téhéran qui en réponse se sont contentées de diffuser deux messages particulièrement clairs.

 

Detroit d'Ormuz, Iran, Programme nucléaire iranien, Etats-Unis, France, Allemagne, Grande-Bretagne, embargo sur les exportations de brut iranien, Press TV, Hossein Slami, Gardiens de la Révolution, Irna, Ali Rahimi, Mer d'Oman, Golfe persique, Siaviosh Ghazi, AFP, Pentagone, George Little, Habibollah Sayyari, 5ème Flotte américaine, Bahreïn, Nicolas Sarkozy, Afrique, Moyen-Orient,   L’un à travers une déclaration à la chaîne iranienne Press TV d’un des Commandants des Gardiens de la révolution, Hossein Salami, « Nous ne renoncerons pas à nos décisions stratégiques si les intérêts vitaux de l’Iran sont sapés de quelque manière que ce soit ». 

Detroit d'Ormuz, Iran, Programme nucléaire iranien, Etats-Unis, France, Allemagne, Grande-Bretagne, embargo sur les exportations de brut iranien, Press TV, Hossein Slami, Gardiens de la Révolution, Irna, Ali Rahimi, Mer d'Oman, Golfe persique, Siaviosh Ghazi, AFP, Pentagone, George Little, Habibollah Sayyari, 5ème Flotte américaine, Bahreïn, Nicolas Sarkozy, Afrique, Moyen-Orient,   L’autre par le canal de l’Irna relayant les propos d’Ali Rahimi le premier-vice président iranien qui a prévenu, «  si on devait adopter des sanctions contre les exportations du pétrole iranien, aucune goutte de pétrole ne transitera par le détroit d’Ormuz »

Cette injonction à négocier de la part des Etats-Unis et de ses alliés européens  intervient à un moment où la marine iranienne est en Detroit d'Ormuz, Iran, Programme nucléaire iranien, Etats-Unis, France, Allemagne, Grande-Bretagne, embargo sur les exportations de brut iranien, Press TV, Hossein Slami, Gardiens de la Révolution, Irna, Ali Rahimi, Mer d'Oman, Golfe persique, Siaviosh Ghazi, AFP, Pentagone, George Little, Habibollah Sayyari, 5ème Flotte américaine, Bahreïn, Nicolas Sarkozy, Afrique, Moyen-Orient,   manœuvres militaires à proximité du détroit d’Ormuz, qui relie les pétro-producteurs du Golfe à la mer d’Oman et à l’océan Indien et par où transite 40% du trafic maritime pétrolier mondial.

Que faut-il penser de cette menace particulièrement violente des américains et des européens? L’Iran est le 4ème exportateur mondial de pétrole. Une impasse sur les recettes de ses exportations est économiquement impossible car celle-ci déstabiliserait une paix sociale que l’on sait précaire.

Les alliés viseraient à déstabiliser le régime en faisant pression Detroit d'Ormuz, Iran, Programme nucléaire iranien, Etats-Unis, France, Allemagne, Grande-Bretagne, embargo sur les exportations de brut iranien, Press TV, Hossein Slami, Gardiens de la Révolution, Irna, Ali Rahimi, Mer d'Oman, Golfe persique, Siaviosh Ghazi, AFP, Pentagone, George Little, Habibollah Sayyari, 5ème Flotte américaine, Bahreïn, Nicolas Sarkozy, Afrique, Moyen-Orient,   sur les recettes de l’Etat Chiite. « Le pétrole est vital pour le pays» indique à juste titre le correspondant de l’AFP en Iran, Siaviosh Ghazi. La manne pétrolière rapporte en effet près de 100 milliards de dollars par an à la République islamique.

A moins que les Etats-Unis, en accord avec leurs alliés européens, n’aient décidé, comme il l’avait fait avec l’Irak de Saddam Hussein, de tendre un piège aux iraniens afin de les entrainer dans un conflit armé pour poursuivre la stratégie de démantèlement des Etats-Nations qu’ils ont engagée au Moyen-Orient.

Detroit d'Ormuz, Iran, Programme nucléaire iranien, Etats-Unis, France, Allemagne, Grande-Bretagne, embargo sur les exportations de brut iranien, Press TV, Hossein Slami, Gardiens de la Révolution, Irna, Ali Rahimi, Mer d'Oman, Golfe persique, Siaviosh Ghazi, AFP, Pentagone, George Little, Habibollah Sayyari, 5ème Flotte américaine, Bahreïn, Nicolas Sarkozy, Afrique, Moyen-Orient,   Les déclarations côté occidental semblent aller dans ce sens. Un porte- parole du Pentagone, George Little, après que le chef de la marine iranienne Habibollah Sayyari ait affirmé «  Fermer Ormuz ? Aussi facile que boire un verre d’eau », a déjà annoncé la couleur : « aucune perturbation du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz ne sera tolérée ».

La menace prise au premier degré est sans équivoque, avec la présence de la 5ème flotte, installée à Bahreïn, les américains disposent dans le Golfe, d’une puissance de frappe qui pourrait, sans coup férir, anéantir les capacités militaires de l’Iran.

Depuis plus de huit ans les iraniens nous ont habitués à tenir Detroit d'Ormuz, Iran, Programme nucléaire iranien, Etats-Unis, France, Allemagne, Grande-Bretagne, embargo sur les exportations de brut iranien, Press TV, Hossein Slami, Gardiens de la Révolution, Irna, Ali Rahimi, Mer d'Oman, Golfe persique, Siaviosh Ghazi, AFP, Pentagone, George Little, Habibollah Sayyari, 5ème Flotte américaine, Bahreïn, Nicolas Sarkozy, Afrique, Moyen-Orient,   la dragée haute aux menaces gesticulatoires américaines ; rappelons tout de même qu’en l’état un arsenal de sanctions, en direction des secteurs pétrolier, gazier et pétrochimique, a déjà été déployé contre la République chiite sans que cela ne fasse bouger sa ligne d’un iota.

Quoi qu’il en soit cette  hypothèse, d’une mise au pas du régime de Téhéran, ne paraît pourtant pas très crédible au regard de la situation générale dans cette partie du monde où Detroit d'Ormuz, Iran, Programme nucléaire iranien, Etats-Unis, France, Allemagne, Grande-Bretagne, embargo sur les exportations de brut iranien, Press TV, Hossein Slami, Gardiens de la Révolution, Irna, Ali Rahimi, Mer d'Oman, Golfe persique, Siaviosh Ghazi, AFP, Pentagone, George Little, Habibollah Sayyari, 5ème Flotte américaine, Bahreïn, Nicolas Sarkozy, Afrique, Moyen-Orient,   un conflit armé avec l’Iran pourrait, par effet domino, entrainer une confrontation régionale hautement explosive qui inexorablement aurait des répercutions économiques mondiales telles qu’elles rendraient  plus que probable une intervention des protecteurs de la république chiite, la Chine et la Russie.

Les Etats-Unis et ses alliés européens sont-ils prêts à prendre le risque d’une telle confrontation mondiale armée ? On peut sans trop s’avancer dire que la réponse est non! Cette gesticulation n’est au fond qu’un écran de fumée de plus !

Le bras de fer va donc se continuer encore quelques semaines Detroit d'Ormuz, Iran, Programme nucléaire iranien, Etats-Unis, France, Allemagne, Grande-Bretagne, embargo sur les exportations de brut iranien, Press TV, Hossein Slami, Gardiens de la Révolution, Irna, Ali Rahimi, Mer d'Oman, Golfe persique, Siaviosh Ghazi, AFP, Pentagone, George Little, Habibollah Sayyari, 5ème Flotte américaine, Bahreïn, Nicolas Sarkozy, Afrique, Moyen-Orient,   au plus grand plaisir des spéculateurs. Le prix du brut mais aussi celui du carburant à la pompe va flamber, les prix augmenteront et les plans de rigueur, dictés par les tenants  de la finance mondiale basés à Paris, Pékin, Tokyo, Londres et New-York fleuriront en Europe, pendant que se poursuivra la normalisation de l’Afrique et du Moyen-Orient.

Et en France Nicolas Sarkozy, jouant de toutes les peurs que Detroit d'Ormuz, Iran, Programme nucléaire iranien, Etats-Unis, France, Allemagne, Grande-Bretagne, embargo sur les exportations de brut iranien, Press TV, Hossein Slami, Gardiens de la Révolution, Irna, Ali Rahimi, Mer d'Oman, Golfe persique, Siaviosh Ghazi, AFP, Pentagone, George Little, Habibollah Sayyari, 5ème Flotte américaine, Bahreïn, Nicolas Sarkozy, Afrique, Moyen-Orient,   génèrera cette nouvelle péripétie de la recomposition politique économique et sociale du monde, en appellera à l’Union Nationale pour faire face au nouveau choc financier déclenché par les dirigeants « islamistes » iraniens en qualité de boucs émissaires désignés porteront l’entière responsabilité des misères du monde.

Tant va la cruche à l’eau qu’elle finit par casser nous disait le grand La Fontaine ! Nos dirigeants feraient bien de s’inspirer de la grande sagesse de ce grand homme de lettres. En particuliers ceux du continent européen qui feraient bien de prendre quelques distances avec l’Oncle Sam.

 

 
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