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13/07/2012

PSA: Avis de tempête économique et sociale pour le gouvernement

 

PSA, PSA, Citroën, Peugeot, PSA Peugeot Citroën, Philippe Varin, Jean-Marc Ayrault, Arnaud Montebourg, usine d'Aulnay-sous-Bois, usine PSA de Rennes, Sevelnord, Toyota, UMP, Nicolas Sarkozy, Xavier Bertrand, Jean-François Copé, Valérie Pécresse, François Hollande, Jean-Louis Borloo, Grèce, Espagne, Italie, Medef, Jean-Marc Ayrault, qui a fait du redressement productif  industriel de la France un des objectifs majeurs de son gouvernement et Arnaud Montebourg, le ministre qui s’en est vu confié directement la charge, se voient tous deux mis à la tâche de façon brutale. Jeudi 12 juillet, lors PSA, PSA, Citroën, Peugeot, PSA Peugeot Citroën, Philippe Varin, Jean-Marc Ayrault, Arnaud Montebourg, usine d'Aulnay-sous-Bois, usine PSA de Rennes, Sevelnord, Toyota, UMP, Nicolas Sarkozy, Xavier Bertrand, Jean-François Copé, Valérie Pécresse, François Hollande, Jean-Louis Borloo, Grèce, Espagne, Italie, Medef, d’un comité central d’entreprise, Philippe Varin, le président du directoire du constructeur automobile PSA Peugeot Citroën a annoncé, un plan de restructuration particulièrement drastique.

Sont notamment inscrits dans le plan PSA:

-  PSA, PSA, Citroën, Peugeot, PSA Peugeot Citroën, Philippe Varin, Jean-Marc Ayrault, Arnaud Montebourg, usine d'Aulnay-sous-Bois, usine PSA de Rennes, Sevelnord, Toyota, UMP, Nicolas Sarkozy, Xavier Bertrand, Jean-François Copé, Valérie Pécresse, François Hollande, Jean-Louis Borloo, Grèce, Espagne, Italie, Medef, l'arrêt total en 2014 de l'activité de l'usine d'Aulnay-sous-Bois, où travaillent actuellement 3000 salariés et 300 intérimaires. 1500 d'entre eux pourraient devraient se voir proposer un poste sur le site de Poissy; pour les autres un reclassement externe sur le bassin d'emploi est envisagé. 

-    La suppression, à l'usine PSA de Rennes de 1 400 postes sur un effectif total de 5600.

C’est au total  8 000 suppressions de postes dans le groupe que s’apprête à réaliser PSA au titre de cette annonce. Même en tenant compte des reclassements internes envisagés – 1500 annoncés – c’est 6500 emplois qui au minimum qui seront supprimés.

Au bilan des pertes d’emplois de cette restructuration, il convient d’ajouter les effets collatéraux chez les sous-traitants et les intérimaires. Le chiffre multiplicateur généralement admis dans la profession se situe entre trois et quatre emploi indirects perdus pour un emploi supprimé. Il faut donc considérer que globalement l’opération de restructuration annoncée se traduira par une suppression de 20000 emplois en France.

De plus au-delà de cette annonce, des incertitudes pèsent encore pour le site « Sevelnord » d'Hordain,  près de Valenciennes dans le Nord,  où sont fabriqués des monospaces ainsi que des véhicules utilitaires pour Fiat et PSA. Ce site ouvert en 1988 occupe aujourd’hui 2800 salariés. La Tribune.fr a révélé ce jour que PSA Peugeot Citroën était à la recherche d’un nouveau partenaire qui pourrait être Toyota !

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Faut-il aujourd’hui, croire ce dirigeant d’entreprise qui en Février 2009 s’était engagé sans équivoque possible, «Le groupe ne fermera pas d'usine en France et lancera dans les deux ans à venir, dans chacune de ses cinq usines de montage françaises, un à plusieurs nouveaux modèles de véhicules. Et dans les circonstances actuelles, le groupe ne mettra pas en oeuvre de plans de licenciements en France ». ?

L’opinion publique est sous le choc, la classe politique et les syndicats ont réagi vigoureusement !

PSA, PSA, Citroën, Peugeot, PSA Peugeot Citroën, Philippe Varin, Jean-Marc Ayrault, Arnaud Montebourg, usine d'Aulnay-sous-Bois, usine PSA de Rennes, Sevelnord, Toyota, UMP, Nicolas Sarkozy, Xavier Bertrand, Jean-François Copé, Valérie Pécresse, François Hollande, Jean-Louis Borloo, Grèce, Espagne, Italie, Medef, Arnaud Montebourg au Sénat a d’ores et déjà fait savoir : «Nous n’acceptons pas en l’état le plan» de PSA. Il n’a toutefois pas indiqué les moyens de pression qu’il envisageait mettre en œuvre contre le constructeur automobile.

«Nous allons donc questionner, en liaison avec les organisations syndicales qui auront leur propre expert, et nous allons ensuite demander à PSA de justifier la situation» a-t-il répondu lors des questions d’actualité au Sénat ajoutant qu’il demandait à PSA   «d'examiner loyalement toutes les autres solutions que celles qu'il a réservées à plusieurs sites de France et notamment aux milliers de salariés concernés et de leur familles».

PSA, PSA, Citroën, Peugeot, PSA Peugeot Citroën, Philippe Varin, Jean-Marc Ayrault, Arnaud Montebourg, usine d'Aulnay-sous-Bois, usine PSA de Rennes, Sevelnord, Toyota, UMP, Nicolas Sarkozy, Xavier Bertrand, Jean-François Copé, Valérie Pécresse, François Hollande, Jean-Louis Borloo, Grèce, Espagne, Italie, Medef, De son côté Jean-Marc Ayrault a annoncé qu’un plan de soutien à la filière automobile sera examiné en conseil des ministres le 25 Juillet. D’ores et déjà Philippe Varin a fait savoir qu’il refusait l’idée que l’Etat pourrait entrer au capital du constructeur rejetant même la possibilité d’un prêt.

«Nous avons une sécurité financière importante, ce qui fait que ce sujet n'est pas à l'ordre du jour», a-t-il indiqué dans sa conférence de presse tenue en en marge du CCE du Groupe ajoutant de manière insistante «Mettre de l'argent dans le groupe n'est pas ce qui remplira nos usines».

Côté opposition c’est moins le sort des salariés qui semble préoccuper les principaux dirigeants de l’UMP qui se sont prononcés que l’intérêt politique qu’ils espèrent tirer de ce lourd dossier.

Xavier Bertrand y est allé de son numéro de camelot : «Est-ce qu'on veut garder l'industrie automobile? Oui. Alors, il faut s'en donner les moyens», a-t-il claironné visant  ce qu’il appelle les «gesticulations» d'Arnaud Montebourg «qui nous avait dit au départ il n'y aura plus aucun plan social».

Faut-il rappeler à Xavier Bertrand ce que racontait son mentor Nicolas Sarkozy aux salariés d’Aulnay venus, il y a à peine trois mois, à son QG de campagne? Oui bien sûr, ça lui rafraîchira la mémoire !

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C’était il y a trois mois à peine. Xavier Bertrand ne s’en souvient plus. Normal, en ces temps de campagne interne pour la présidence de l’UMP il a déjà oublié et renié Nicolas Sarkozy.

Plus sérieusement !

A quels moyens Xavier Bertrand pense-t-il pour garder l’industrie automobile ? A la mise en place d’une prime à la casse pour shooter le marché, comme en 2008?

Faut-il rappeler que cette prime, mise en place de 2008 à 2010, a couté 1milliard d’euros à l’état et a bénéficié à plus de 50% à d’autres pays d’origine des véhicules que la France.

Est-ce à ce type de moyens miraculeux auxquels pense Xavier Bertrand ? Moyens de gestionnaire-pompier qui n’entend rien au fonctionnement des entreprises, sans portée stratégique industrielle, dévoreurs de fonds publics, qui, de plus, ont été un mauvais coût fait au marché de l’occasion et de la réparation automobile !

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Jean-Louis Borloo a lui de son côté tenu un discours adapté aux circonstances du moment.

Il a d’abord tenu à rappeler fort à propos que : «en aucun cas, les difficultés partielles rencontrées aujourd’hui ne peuvent avoir pour seule réponse une réduction drastique des effectifs qui détruirait les compétences et le savoir-faire de l’entreprise».

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Enfin pour conclure, Jean-Louis Borloo a tracé une ligne de bon sens : «les pouvoirs publics et PSA doivent, très rapidement, dans un climat de confiance indispensable, élaborer un plan de soutien adapté prévoyant investissements, financements de l’activité partielle et formation aux nouveaux métiers et nouveaux produits à venir, pour pallier ce creux conjoncturel d’activités».

Cela change des faux débats politicards » que tente d’imposer les cadres de l’UMP en campagne interne  et par parenthèse montre à quel point il est nécessaire que se constitue dans notre pays un mouvement centriste ouvert, capable et responsable en mesure  de travailler dans l’intérêt du pays à la recherche des convergences utiles à l’élaboration de solutions compétitives durables, socialement écologiquement et économiquement.

Il y a aussi dans ce domaine une nécessité de changement.

Car chacun conviendra en effet que s’impose à tous aujourd’hui de mettre fin aux empoignades électoralistes pour assumer les réalités qui sont celles de notre pays.

Globalement, la crise qui s’est développée en Espagne, en Italie et dans une moindre mesure en Grèce  a eu et aura encore des effets sur l’économie française. 

Cette crise, sans négliger les errements financiers anglais et américains a pour partie à voir avec la ligne suivie pendant cinq ans en Europe sous la direction intransigeante de l’Allemagne.

PSA, PSA, Citroën, Peugeot, PSA Peugeot Citroën, Philippe Varin, Jean-Marc Ayrault, Arnaud Montebourg, usine d'Aulnay-sous-Bois, usine PSA de Rennes, Sevelnord, Toyota, UMP, Nicolas Sarkozy, Xavier Bertrand, Jean-François Copé, Valérie Pécresse, François Hollande, Jean-Louis Borloo, Grèce, Espagne, Italie, Medef, Le tort de l’ancienne majorité présidentielle sous la conduite de Nicolas Sarkozy a été de ne pas dire Non et d’accepter de suivre aveuglément la ligne imposée par Angela Merkel au service des seuls intérêts de son pays. Est-ce si difficile que de l’admettre et de passer à autre chose.

Il faut aujourd’hui à la France, à son gouvernement, à tous ceux qui dans ce pays ont encore le sens du patriotisme et de l’intérêt général, agir de façon à  permettre d’infléchir les orientations ultralibérales qui, dans un premier temps, ont conduit la Grèce dans l’impasse, qui posent aujourd’hui de grande difficulté à l’Espagne et à l’Italie.

Qui aujourd’hui peut, sans se couvrir de ridicule, avancer que les finances de la France ne doivent pas être équilibrées ? Qui n’est pas conscient que les entreprises françaises ne sont pas au top et qu’elles ne doivent pas retrouver de la compétitivité ?

Personne. Mais soyons clairs, retrouver de la compétitivité ne saurait s’appuyer uniquement sur des mesures de transfert du financement du modèle social français des entreprises vers les consommateurs en proposant une baisse drastiques des charges patronales et une augmentation de l’impôt sur les ménages.

La compétitivité pour les entreprises consiste aussi à faire œuvre de créativité et d’innovation tant en matière de choix des équipes dirigeantes, d’investissement et de politique commerciale que d’alliance stratégiques.

De ce point vu on ne peut pas dire que le Groupe PSA Peugeot Citroën et la famille Peugeot qui en est le principal actionnaire, ont été d’une efficacité remarquable.

Philippe Varin serait bien inspiré de revenir à un peu plus d’humilité et à regarder dans sa soupière ce qui est entrain de pourrir dans le brouet qu’il tente de servir aux Français.

Il faut dire à monsieur Varin froidement que ça n’est pas «avoir du courage» que de vouloir  demander à la France de «remettre à plat, sans préjugés, le mode de financement de son modèle social » en prenant «le risque d'affecter, dans un premier temps, la consommation des ménages».

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Acquiescer à cette logique c’est prendre le risque d’ajouter une crise sociale à la crise économique et financière que l’on prétend résoudre. Ce n’est pas avoir du courage ni même de la témérité c’est d’une certaine manière être habité par une stupide logique dogmatique et réactionnaire.

En Mai une majorité de Français se sont prononcés pour une autre vision de la société française !

Lorsque l’on choisit, parce qu’on estime que c’est de sa responsabilité « d'appeler à un nouveau pacte social pour remettre l'industrie au coeur de la croissance française » on ne commence pas s’asseoir sur les réalités démocratiques et faire table rase des souhaits de la majorité de ses concitoyens.

Le message vaut également pour Jean-François Copé qui de son côté s’acharne à faire comme si ses amis n’avaient pas gouverné ces cinq dernières années. Personne n’est dupe, PSA, PSA, Citroën, Peugeot, PSA Peugeot Citroën, Philippe Varin, Jean-Marc Ayrault, Arnaud Montebourg, usine d'Aulnay-sous-Bois, usine PSA de Rennes, Sevelnord, Toyota, UMP, Nicolas Sarkozy, Xavier Bertrand, Jean-François Copé, Valérie Pécresse, François Hollande, Jean-Louis Borloo, Grèce, Espagne, Italie, Medef, vouloir rendre par avance le gouvernement actuel responsable de toutes les difficultés à venir alors que celles-ci elles trouvent leurs sources dans l’incurie des gouvernements qui ont dirigé la France ces 10 dernières années équivaut à faire de la cavalerie politique.

L’heure pour l’opposition est à prendre acte de sa défaite, à faire l’inventaire des carences qui ont été les siennes à la tête du pays, de se reconstruire, et aussi de participer à l’effort de redressement qui s’impose à tous les Français.

Tant pour les dirigeants et les actionnaires du Groupe PSA Peugeot Citroën que pour les militants et les prétendants au leadership de l’UMP, il faut admettre que pour être acceptées par une large majorité de nos concitoyens les solutions ne pourront être que le résultat d’une négociation où chacun dans un climat de respect réciproque et en dehors des ukases, aura avancé ses propositions pour aboutir à un « pacte durable de progrès » moderne et équilibré.

PSA, PSA, Citroën, Peugeot, PSA Peugeot Citroën, Philippe Varin, Jean-Marc Ayrault, Arnaud Montebourg, usine d'Aulnay-sous-Bois, usine PSA de Rennes, Sevelnord, Toyota, UMP, Nicolas Sarkozy, Xavier Bertrand, Jean-François Copé, Valérie Pécresse, François Hollande, Jean-Louis Borloo, Grèce, Espagne, Italie, Medef, En portant François Hollande à l’Elysée et en lui donnant ensuite une majorité au Parlement les Français ont exprimé un choix majoritaire qui désormais doit être mis en œuvre. Nul dans ce pays ne peut prétendre s’affranchir de cette réalité première.

Toute volonté d’aller outre cette réalité se heurterait à un mur et ne pourrait, dans le climat de tension et d’inquiétude actuel, que conduire le pays au chaos économique et social.

27/05/2012

Shame on You Ms Christine Lagarde !

6fe9e994-c7e7-11e0-be7b-3e283aca3183.jpgIl n’aura pas fallu très longtemps pour que de vives réactions se multiplient après que la directrice général du FMI, Christine Lagarde, dans une interview au Gardian ait invité les Grecs à acquitter leurs impôts.

Celle-ci ajoutant, pour illustrer un peu mieux ses propos, qu'elle « pense davantage à ces petits enfants d'une école d'un petit village du Niger qui n'ont que deux heures de cours par jour, qui partagent une chaise pour trois et qui cherchent passionnément à avoir accès à l'éducation ».

Sans introduire de sélectivité à propos de la compassion que tout un chacun est en droit d’avoir envers la souffrance humaine en général, pourquoi les enfants du Niger et pas les innombrables autres enfants qui souffrent.

Ceux, par exemple, du Tamil Nadu en Inde (*), qui ont vu leur emmacollage.JPGécole ravagée par le cyclone Thane le 30 décembre 2011, ou ceux des populations de l’état d’Alberta au Canada dont on détruit la forêt boréale pour le seul profit des compagnies pétrolières, ou ceux encore des régions de la Corne Somalienne voués depuis plusieurs années à la famine et à la mort prématurée.

Et encore enfonçant le clou, comme s’il fallait nous expliquer « Je pense à eux en permanence, parce que je pense qu'ils ont davantage besoin d'aide que la population d'Athènes.». Quelle ignoble manière d’argumenter pour faire passer le message de l’austérité dont les peuples ne veulent plus connaître à l’heure où les paradis fiscaux ont encore de beaux jours devant eux!

grece-503809-jpg_344511.JPG« Je pense qu'ils devraient s'aider mutuellement (...) en payant tous leurs impôts » a-t-elle expliqué au journaliste du Guardian, en parlant de « tous ces gens qui tentent en permanence d'échapper à l'impôt ».

Madame Lagarde pense ! Excellente nouvelle ! En tout état de cause si, l’avocate internationale, ancien ministre des finances de Nicolas Sarkozy, pense elle ne fait pas preuve d’un grand courage dans ses admonestations.

Car, si elle en avait eu ne serait-ce qu’un peu, de ce courage qui fait les grands dirigeants, elle se serait adressée plus particulièrement et de manière claire à ceux des Grecs qui effectivement ne payent pas l’impôt et qui pourtant sont richissimes, repus et assurés quoi qu’il arrive de s’en sortir.

Mais évidemment, personne n’ignore qu’il est plus facile de s’en prendre à la cohorte des humbles, des chômeurs, des salariés et des fonctionnaires, dont l’impôt en Grèce, faut-il le rappeler, est prélevé à la source, plutôt que de dénoncer les turpitudes des élites que l’on fréquente dans les grandes réunions internationales avec force risettes et congratulations hypocrites.

Christine Lagarde moins que personne n’ignore cela, c’est pourquoi ses propos sont minables!

Pourquoi l’Eglise Orthodoxe n’apporte-t-elle pas sa part 1646229_3_2232_le-pope-de-la-paroisse-sainte-sophie-une_1cfd27c94a086491e2b9616b3f762411.jpgcontributive à la solidarité de l’Etat ? Pourquoi les richissimes armateurs planquent-ils leurs avoirs en Suisse ou dans les paradis fiscaux européens et mondiaux ? Pourquoi ne prennent-ils pas leurs responsabilités en commençant par donner l’exemple de leur bonne foi et de leur confiance dans leur pays? Et pourquoi ne les oblige t-on pas ?

grece-crise-quotidien-inside_0.jpgEst-il raisonnable, comme le fait Christine Lagarde, de s’en prendre à un peuple qui lors des dernières élections législatives a sanctionné les partis qui soutiennent une politique d’austérité dont le résultat concret fait qu’en Grèce un jeune sur deux est au chômage ?

Décidemment nos élites, ou le personnel qui en sert, sont devenues autistes et incapables de sortir d’une idéologie fanatique qui les fait prendre l’équilibre financier, la compétitivité, et l’austérité pour l’alpha et l’oméga de la pensée politique moderne.

A moins qu’il ne faille comprendre à travers cette intervention brutale, immorale, irresponsable, honteuse et scandaleuse que le Fond Monétaire International pousse à l’exaspération la population grecque avec le secret espoir que celle-ci finira se déchainer et prendre la rue.

Ceci permettant de justifier par la suite un coup d’état, ourdi pour imposer une junte militaire favorable au plan des grandes autorités internationales financières à défaut de celles tenant de la conscience morale politique humaniste et universelle.

grece.jpgLa Grèce est en crise, les plans d’austérité, imposés par les « hommes en noir » de la troïka – BCE, FMI et UE  réunis –, se succèdent sans résultats concrets ni perspective de redressement économique.

Dans ce contexte de crise généralisé, en pleine campagne législatives, les déclarations de la directrice générale du Fond Monétaire International constituent une intrusion inacceptable dans le champ politique  et démocratique grec.

1537287_3_2d0f_evangelos-venizelos-au-parlement-grec-a.jpgDans un discours où il interpelle la directrice du FMI, lui demandant de « reconsidérer ses déclarations », le leader du Parti socialiste - Pasok - , Evangelos Venizélos, a accusé celle-ci d'avoir « humilié » le peuple grec. « Personne ne peut humilier le peuple grec en cette période de crise et je dis ça tout particulièrement à l'adresse de Mme Lagarde ». Comment ne pas lui donner raison ?

Devant le flot de critiques, Christine Lagarde s’est contentée d’expliquer sur sa page Facebook: « Ainsi que je l'ai dit à de nombreuses reprises par le passé, j'éprouve beaucoup de sympathie pour le peuple grec pour les défis auxquels il est confronté (...) Une part importante de cet effort réside dans le fait que chacun assume sa part du fardeau».

Bien peu de personnes ne sont convaincues par cette déclaration surréaliste qui ne fait que confirmer les propos initiaux de cette « dame patronnesse » qui voudrait nous faire croire qu’elle a du cœur en tentant de faire pleurer dans les chaumières sur le compte des enfants du Niger.

Cette nouvelle intervention, sur Facebook – quel mépris ! –, n’apporte aucun élément nouveau permettant de dire que le FMI est en mesure de proposer une contribution efficace au dénouement de la crise qui assaille la zone euro dans son ensemble.

La réalité et la lucidité aujourd’hui, au lieu de focaliser les débats sur le plus faible des 27, commande, aux chefs des états européens, de dire que la solution pour la zone euro réside prioritairement dans une renégociation générale des traités européens.

Il faut sortir de cette impasse qui est en train de faire de europe-crise-traite.jpgl’Europe  une vaste zone  de libre-échange inféodée, sous parapluie militaire de l’Otan, aux intérêts financiers du monde anglo-saxon et dirigée par une Allemagne inflexible et triomphante qui impose ses « nein » à répétition avec l’assentiment résigné de la France comme cela a été le cas avec Nicolas Sarkozy.

La solution doit être politique avant d’être financière !

Quoi qu’il arrive, la rigueur et l’orthodoxie dans la gestion des deniers de l’état sont nécessaires et tout manquement doit être sanctionné. Quel dirigeant conséquent, quel citoyen responsable pourrait ne pas être d’accord avec cela?

Mais quoi qu’il arrive aussi, rien ne pourra se faire sans que les peuples, qui n’ont que leur seule force de travail  à offrir comme contribution à la pérennisation de la solidarité collective, puissent être assurés de disposer, d’une activité qui leur permette, dans des conditions justes d’assurer le développement harmonieux et paisible de leurs familles.

Nos dirigeants, partie prenante à la crise européenne, auront-ils la sagesse, l’intelligence, la volonté et le sens des responsabilités pour, dans la transparence,  reconnaître que rien ne sera désormais possible sans une modification des traités européens effectuée dans un cadre pacifique et démocratique ?

En Grèce, le parti néo-nazi Chryssi Avghi – Aube Dorée –, a obtenu de 7% des voix aux dernières élections législatives, selon les derniers sondages sa présence au parlement grec serait assurée.

Les peuples à force d’être méprisés finissent toujours par se retourner contre leurs élites dirigeantes dont ils s’accommodaient bon gré mal gré jusqu’au moment ou ils décident qu’ils n’ont plus rien à perdre.

A force d’avoir méprisé l’Allemagne après 1914 en 220px-Bundesarchiv_Bild_102-13229,_Heinrich_Brüning.jpgs’époumonant « l’Allemagne paiera » les Européens et la France ont récupéré après que les Allemands, n’en pouvant plus ont choisit, en 1933, de porter au pouvoir Adolph Hitler alors que le chancelier Brüning scandait à longueur de discours depuis 1930 à un peuple allemand exsangue « austérité, austérité ».

Ceux qui ignorent leur histoire, sont condamner à la revivre dit l’adage. Allons-nous être suffisamment aveugles pour ne pas voir, toutes proportions gardées, les grandes similitudes entre la Grèce de nos années 2010-2012 et celles de l’Allemagne des années 30.

europe.jpgL’Europe de Maastricht nous a été vendue au nom de la Paix, prenons garde que demain une Grèce surarmée aux mains d’irresponsables nationalistes nous apporte la guerre en Méditerranée.

Madame Lagarde vous fûtes bien légère en vous laissant aller à proférer, du haut de votre poste directorial, ces propos d’une inqualifiable bêtise. Shame on You, Ms Christine Lagarde!

 

(*) APRES SCHOOL  à Pondichéry. « Une école pour changer l’avenir des enfants les plus défavorisés » http://www.apresschool.org/

Source photo enfants d'APRES SCHOOL    www.emmacollages.com

18/05/2012

Ecouter ce cri qui monte depuis Athènes

grèce,europe,athènes,papandréou,françois hollande,weimar,etat-nation,economie,démocratie,austérité,parti syriza,union européenne Au lieu de traiter les responsables grecs comme des parias et leurs électeurs comme des pestiférés, les dirigeants européens, allemands en tête, feraient mieux de les écouter. Car à force de faire prévaloir les exigences de l’économie sur la démocratie, ils sapent les fondements de l’Union.

Nous nous habituons tellement vite aux clichés que nous n'en voyons plus les effets pervers, et nous les répétons machinalement, comme si c'étaient des vérités irréfutables, Indice-boursier_pics_180.jpgalors que leur rôle est justement de nous remettre dans les rangs. Le danger de suivre le même chemin que la Grèce, par exemple : c'est désormais devenu le mot d'ordre qui nous transforme tous en spectateurs ahuris d'un rite de pénitence, où l'on sacrifie le bouc émissaire pour le bien collectif.

Le différent, le difforme, n'a pas de place dans notre cité. Et si les nouvelles élections qui viennent d'être convoquées ne donnent pas la majorité voulue par les partenaires, le destin hellénique sera tout tracé.

Combien de fois avons-nous entendu les dirigeants insinuer de manière ténébreuse: «Vous ne souhaitez pas, n'est-ce pas, subir le destin de la Grèce ?» La sortie de la zone euro n'est pas prévue par les traités, mais elle peut être subrepticement intimée, facilitée. En réalité, Athènes est déjà tombée dans la zone crépusculaire de la non-Europe, elle est déjà le loup-garou invoqué pour effrayer les enfants.

Les vraies racines du mal ignorées 

Peut-être la sécession grecque est-elle inévitable, mais faisons au moins la lumière sur les vraies raisons : si c'est inéluctable, ce n'est pas parce que le sauvetage est trop coûteux, mais parce que la démocratie est entrée en conflit avec les stratégies qui devaient prétendument sauver le pays.

Bruxelles-Union-europeenne-mobilisation-manifestation-Europe_pics_180.jpgLors des élections du 6 mai, la majorité des votants ont rejeté la pilule d'austérité que le pays avale depuis deux ans sans succès et qui, au contraire, précipite la Grèce dans une récession funeste pour la démocratie. Une récession qui rappelle Weimar, avec des coups d'Etat militaires à l'horizon.

Contraints de repartir aux urnes en l'absence d'accord entre les partis, les électeurs réaffirmeront leur rejet et donneront encore plus de poids à la gauche radicale, le parti Syriza d'Alexis Tsipras. Et encore une fois, les clichés proliféreront : Syriza est une puissance néfaste, contraire à l'austérité et à l'Union, et Tsipras est dépeint comme l'antieuropéen par excellence.

La réalité est tout autre. Tsipras ne veut pas sortir de l'euro, ni de l'Union. Il demande une autre Europe, exactement comme François Hollande. Il sait que 80 % des Grecs veulent garder la monnaie unique, mais pas de cette manière, pas avec ces politiciens nationaux et européens qui les ont appauvris, tout en ignorant les vraies racines du mal : la corruption des partis dominants, l'Etat et les services publics esclaves de la politique, les riches épargnés [par l’austérité].

Tsipras est la réponse à ces maux et pourtant, personne ne veut se griller en discutant avec lui. Pas même Hollande, qui a refusé de rencontrer le leader du Syriza lorsque celui-ci s'est précipité à Paris après les élections. 

Et avez-vous entendu les gauches européennes, qui prétendent 1695522_photo-1320086848358-1-0_640x280.jpgavoir la solidarité dans le sang, soutenir Georges Papandréou quand il affirmait qu'il fallait européaniser la crise grecque pour trouver la solution ? Qui avait pris au sérieux les paroles qu'il avait adressées aux Verts allemands en décembre, après sa démission du poste de Premier ministre ?

L'idée qu'il avait exposée reste aujourd'hui encore la meilleure solution pour sortir de la crise : "Aux Etats membres, la rigueur ; à l'Europe, les politiques nécessaires de croissance".

Les paroles de Papandreou sont restées lettre morte : comme s'il était honteux d'écouter un Grec de nos jours. Comme s'il 1875654.jpgn'y avait aucune conséquence à la désinvolture ébahie avec laquelle on transforme en paria le pays qui a donné naissance à la démocratie et on analyse de manière impitoyable les dégénérations : l'oligarchie, le règne des marchés qui se traduit par la plutocratie, la liberté avec laquelle la loi et la justice sont méprisées.

L'expulsion d'Athènes, un échec de l'Europe

Si nous avions un minimum de mémoire, nous comprendrions mieux l'âme grecque. Nous comprendrions l'écrivain Nikos Dimou quand il exprime dans ses aphorismes le malheur d'être grec : "Le peuple grec ressent le poids terrible de son propre héritage. Il a saisi le niveau surhumain de perfection auquel sont liées les paroles et les formes des anciens. Cela nous accable : plus nous sommes fiers de nos ancêtres (sans les connaître), plus nous sommes inquiets pour nous-mêmes".

Ceux qui évoquent les racines chrétiennes de l'Europe en oublient les racines grecques et l'enthousiasme avec lequel Athènes, une fois sortie de la dictature des colonels en 1974, a été accueillie en Europe en tant que pays symboliquement essentiel.

Ce que nos dirigeants ne disent pas, c'est que l'expulsion d'Athènes ne sera pas uniquement le fruit de son échec. Ce sera l'échec de l'Europe, une sale histoire d'impuissance volontaire. Nous n'avons pas su conjuguer les nécessités économiques et celles de la démocratie. Nous n'avons pas été capables, même en rassemblant nos ressources et notre intelligence, de surmonter la première ruine exemplaire des vieux États nation.

1863279.jpgL'Europe n'a pas fait bloc comme le fit le secrétaire au Trésor Alexander Hamilton au sortir de la guerre d'indépendance américaine, quand il décréta que le gouvernement central allait assumer les dettes de chaque Etat, les unissant ainsi en une fédération forte. L'Europe n'a pas fait de la Grèce une affaire européenne.

Elle n'a pas vu le lien entre les crises de l'économie, de la démocratie, de la nation et de la politique. Pendant des années, elle a fait la cour à un establishment grec corrompu et aujourd'hui, la voilà bouche bée devant un peuple qui rejette les responsabilités de ce désastre.

Cet éloignement entre Union et démocratie, entre Nous et Eux, aura des conséquences douloureuses. Leur mort serait un peu la nôtre, mais il manque dans ce déclin la connaissance de soi qu'Athènes nous a enseignée.

Ce n'est pas la mort grecque qu'Ajax le Grand invoque dans l'Iliade* : "Un brouillard noir nous enveloppe tous, les hommes et les chevaux. Père Zeus, délivre de cette obscurité les fils des Akhaiens ; rends-nous la clarté, que nos yeux puissent voir ; et si tu veux nous perdre dans ta colère, que ce soit du moins à la lumière !"

*Iliade (XVII 645- 647)

Source : La Repubblica Rome

Journaliste : Barbara Spinelli 17 mai 2012

Traduction : Laurent Laget

Illustration : D'après "Le Cri", d'Edvard Munch Steve Bell

 

13/02/2012

Athènes: l'austérité et le chaos!

Lundi dans la nuit les Députés conservateurs et sociaux démocrates réunis ont voté un nouveau Plan d’austérité – autant dire une nouvelle cure de réduction du pouvoir d’achat et de souveraineté pour le Peuple.

70032_anti-austerity-protester-waves-a-greek-flag-in-front-of-the-heavily-guarded-parliament-in-athens.jpgDimanche la rue qui s’était manifestée pacifiquement et calmement dans un premier temps s’est enflammée après la charge des policiers anti-émeutes, qui semble-t-il s’en sont pris aux manifestants avec des cocktails Molotov.

 grece-manifestations-austerite.jpgAthènes a été mise à feu et à sang. Des scènes de guérilla urbaine ont embrasé la ville millénaire, berceau de la Démocratie et des manifestations se sont également déroulées à Salonique.

 

Pendant que le gouvernement se couchait et proposait à la représentation nationale d’en faire autant, dehors, sur la place Syntagma, devant le Parlement, chez les manifestants, venus dire leur rage et leur indignation drapeau national grec en main, un seul cri à l’adresse des parlementaires en train de les trahir, « kleftes, kleftes ! »  – voleurs, voleurs –

1642329_3_6be0_la-police-anti-emeute-prend-place-devant-le_9b7d4f1ae59a19249a39fa5279eee226.jpgLa nuit ensuite n’a été que jets de pierre et cocktails Molotov. En face, la police y a répondu avec force coups de matraque et bombes lacrymogènes. Des deux côtés plusieurs dizaines de blessés. Des immeubles ont été incendiés. Des agences bancaires et des commerces ont été saccagés. Des cinémas ont été ravagés par les flammes. En centre ville l’air est rapidement devenu irrespirable à cause des fumées dégagées par les incendies et tant il a été fait usage de bombes lacrymogènes.

Parmi les manifestants, malgré leur grand âge, le compositeur Mikis Theodorakis, 86 ans, fondateur d'un nouveau parti nationaliste, était Mikis théodorakis touché par les gazs lacrymo.jpgprésent. Il voulait voir dans les yeux « ceux qui s'apprêtent à condamner à mort la Grèce ». Avec lui le héros de la résistance Manolis Glezos, 89 ans, dont on dit qu’il a retiré le drapeau nazi accroché à l'Acropole en 1941. Le vieil homme indigné a déclaré : «Est-il possible d’imposer ces mesures à coups de gaz lacrymogènes ? Elles n'ont pas reçu le vote du peuple grec»  

Le Pasok – parti social-démocrate grec  de Papandréou – et la Nouvelle Démocratie – parti de droite libérale conservatrice –  et 1768c1a0-54cd-11e1-bcc1-796320d8122d-150x150.jpgdeux membres du LAOS – extrême-droite grecque – ont donc ensemble, ce lundi à une heure du matin, adopté, par 199 voix  sur 300, la potion de cheval imposée par Bruxelles. Quarante députés de la coalition ont refusé d’obtempérer. Ils ont été immédiatement exclus de leur groupe. De son côté le LAOS qui dès le 10 février s’était retiré de la coalition, s’est tenue à l’écart.

L’heure est maintenant à Athènes à la casse et à la révolte face à des élites complices d’un système qui lorsqu’il est en crise, ne voit son salut que dans la mise en coupe réglée des faibles avantages acquis après des années de dur labeur par ceux-là même qui n’ont aucune prise sur les ressorts du mécanisme financier qui les broie.

Qui peut blâmer ces gens qui ne veulent plus qu’on les traite de fainéants et de tricheurs ?

Jusqu’à quelle limite les stratèges de l’Union Européenne, du FMI et de BCE vont-ils exiger de faire marcher ce supplice du «presse purée» contre le Peuple Grec ?

Et puis d’abord, en quoi ce Peuple est-il responsable de la crise qu’on veut aujourd’hui lui faire payer ? Qui se tortore les intérêts exorbitants.de la dette grecque ?

8e14ebf4-e9bf-11e0-bbdf-8f61412ee623.jpgQui aujourd’hui vend à la Grèce un matériel militaire destiné à verrouiller l’espace européen méditerranéen face aux prétentions de la Turquie à faire main basse sur les réserves de gaz naturels que l’on vient d’y découvrir?

Pourquoi les instances Européennes n’exigent-elles pas du clergé orthodoxe grec repus, bourré d’or et d’argent, de mettre la main dans ses réserves et d’apporter sa part contributive à la sortie de crise du Pays sur lequel il vit grassement ?

772533361.13.jpgOn n’a laissé aux Grecs humiliés qu’un seul choix celui de la révolte, même celui de se prononcer par référendum lui a été refusé lorsqu’au G20 Papandréou a du se plier aux exigences de Nicolas Sarkozy et d’Angela Merkel les bons soldats du FMI et de l’Amérique.

Tout en se félicitant du vote du parlement, les capitales européennes se disent inquiètes de cette puissante révolte populaire. Elles ont raison de l’être.

by-default-2012-02-11-at-2.jpegDemain viendra le tour des masses espagnoles, portugaises, italiennes et françaises d’avoir à porter la révolte et à faire tomber les nouvelles Bastilles. Celles où l’on veut enfermer les peuples dans l’austérité et la régression sociales doivent être rasées et leur gardiens dégagés.

L’avenir que les élites nous dessinent à Bruxelles, Londres et Washington dans les temples de la finance internationale n’est en effet ni tolérable, ni acceptable.

La révolte est toujours au rendez-vous quand la colère des Peuples est poussée à son paroxysme face à des élites sourdes et aveugles, compromises, pourries et corrompues. De ce point de vue une réaction en France mérite d’être soulignée. Celle de Ségolène Royale.

h-4-2061491-1295541115.jpgEstimant que les événements grecs avaient pour cause : « la dégradation de la démocratie, un pouvoir contrôlé par quelques uns,  la collusion entre les intérêts financiers et politiques», elle a déclaré « Ce qui se passe aujourd'hui en Grèce est dramatique. On voit 20 % de diminution du smic et, à aucun moment, il n'est demandé à la Grèce de lutter contre la fraude fiscale qui atteint des sommets vertigineux de la part des grandes fortunes», enchaînant interrogative, « Ça flambe à Athènes où est M. Barroso, l'ultralibéral que les dirigeants ont remis à la tête de la commission européenne, que fait le Parlement européen, où sont les ministres du conseil des ministres européens ! ».

La charge de la Présidente de Poitou-Charentes est rude. Elle n’y va pas par quatre chemins «C'est encore le système financier qui dicte ses règles au peuple grec, qui va imposer de nouveaux sacrifices dont on sait à l'avance qu'ils ne produiront rien car c'est un nouveau plan d'austérité qui va aggraver la récession européenne. Et personne ne dit rien!».

860104_francois-hollande-socialist-party-presidential-candidate-for-the-2012-elections-attends-the-questions-to-the-government-session-at-the-national-assembly-in-paris.jpgReste maintenant à savoir si le camarade Hollande saura tirer les leçons de cette embardée grecque prémonitoire. Les déclarations-programmes  du candidat à la Présidence de la République pour le début de son prochain mandat à la tête du Pays (sic)  ne semblent pas vraiment, au-delà des mots aller, dans ce sens. Pas plus d’ailleurs que celles du couple Merkel-Sarkozy couple dans lequel on ne sait plus qui demain sera le président de la France.

Evangelos papademos.jpegLa révolte grecque est légitime, le premier ministre l’ex-banquier Loukas Papademos, et le ministre des Finances, le socialiste Evangelos Venizélos, ont beau promettre des élections législatives pour le mois d’Avril, rien n’y fera, la machine du rejet est en route et elle n’est pas prête de s’arrêter!

grèce,ue,fmi,loukas papadémos,evangélos venizélos,françois hollande,ségolène royale,pasok,nouvelle démocratie,laos,g20,manolis glesos,mikis theodorakisLes autres dirigeants européens devraient y réfléchir très sérieusement pour eux-mêmes. Nous sommes tous aujourd’hui des Athéniens en devenir.

 

04/12/2011

Pour Nicolas Sarkozy et Angela Merkel les peuples ne comptent-ils plus ?

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Philippe Seguin, Charles Pasqua, Jacques Chirac, François Mitterrand, Euro, Zone Euro, Grèce, Union Européenne, Laurent Fabius, Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Pierre Chevènement, Traité de Maastricht, Goldman Sach, BCE, Euro-bond, Toulon 1, Toulon 2, PartiSocialiste, UMP, Cris, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, boucs émissaires, parlement, peuples, référendum,Le « Chef de l’Etat déjà candidat » était cette semaine à l’affiche au Zénith de Toulon !  Devant des milliers de militants UMP – la salle contient 5350 places assises – venus « sans tambours ni trompettes »  écouter la bonne parole, le Président-candidat s’est adressé aux Français pour un second discours de Toulon en trois ans. Lors du précédent, qui s’est tenu en septembre 2008, le sujet était déjà la crise et les mesures pour en sortir.

Le Président candidat qui, à l’époque, s’était fait le chevalier blanc européen face à la crise s’est bien gardé de faire un bilan de son action et de ses engagements.

Durant ces trois dernières années on s’est beaucoup réunit, les mini sommets ont succédés aux mini sommets. On – les puissants gouvernants et la cohorte des conseillers et experts qui les accompagnent –   a beaucoup parlé, beaucoup promis, à l’occasion on a même désignés des boucs émissaires et l’on s’est amusé de chefs de gouvernements, on en a même poussés à la démission.

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Philippe Seguin, Charles Pasqua, Jacques Chirac, François Mitterrand, Euro, Zone Euro, Grèce, Union Européenne, Laurent Fabius, Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Pierre Chevènement, Traité de Maastricht, Goldman Sach, BCE, Euro-bond, Toulon 1, Toulon 2, PartiSocialiste, UMP, Cris, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, boucs émissaires, parlement, peuples, référendum,Mais au final la cruelle réalité est là en face de nous. La crise s’est aggravée et Nicolas Sarkozy continue, sans succès,  de rouler des mécaniques.

Les marchés continuent de régner en maître, les paradis fiscaux continuent d’accueillir l’argent des plus puissants, la dette privée s’est transformée en dette publique, le chômage ainsi que la récession guettent et menacent la paix sociale, voir peut-être la paix mondiale. La Grèce est au tapis. La colère gagne en Belgique, en Espagne, au Portugal, en Italie….et même en Allemagne, le modèle du bon élève européen que l’on veut à toute force nous faire imiter.

De tout cela il n’a pas été question. Quand on s’appelle Nicolas Sarkozy, on ne peut pas se tromper et surtout pour cet homme politique, sans cesse en réaction, qui ne vit que dans le présent, le passé ne compte pas. Sauf pour y puiser des éléments à charge  contre ses opposants supposés être à la source de tous les malheurs de la terre.

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Philippe Seguin, Charles Pasqua, Jacques Chirac, François Mitterrand, Euro, Zone Euro, Grèce, Union Européenne, Laurent Fabius, Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Pierre Chevènement, Traité de Maastricht, Goldman Sach, BCE, Euro-bond, Toulon 1, Toulon 2, PartiSocialiste, UMP, Cris, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, boucs émissaires, parlement, peuples, référendum,Comme si le PS dans cette crise que traversent la France et l’Europe toute entière, était le seul responsable des politiques, menées ces 30 dernières années qui ont conduit à la situation catastrophique présente. Cela dit sans exonérer le Parti socialistes des fautes qu’il a pu commettre en ne mettant pas en œuvre les réformes nécessaires lorsque la conjoncture économique mondiale le permettait à la fin des années 90.

Que faut-il retenir du Sarko-show  de ce jeudi 1er décembre?

D’abord le Président candidat ne parle plus de sortir de la crise. Selon lui, la crise c’est derrière nous, désormais il faut démarrer un nouveau cycle pour sauver l’Europe et l’Euro. Pour cela il n’y aurait guère qu’une solution : accepter d’être entre-nous – les 27 pays de l’union – plus solidaires et plus disciplinés.

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Philippe Seguin, Charles Pasqua, Jacques Chirac, François Mitterrand, Euro, Zone Euro, Grèce, Union Européenne, Laurent Fabius, Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Pierre Chevènement, Traité de Maastricht, Goldman Sach, BCE, Euro-bond, Toulon 1, Toulon 2, PartiSocialiste, UMP, Cris, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, boucs émissaires, parlement, peuples, référendum,Traduction en langage Angela Merkel : il faut impérativement respecter des règles communes en matière d’équilibre budgétaire et doter l’Union des moyens de sanctionner ceux des pays qui prendraient des libertés avec ces règles.

Toulon 1 c’était : il faut moraliser le capitalisme et la dérégulation, c’était sus aux agences de notation qui n’ont pas été capable de voir venir les ennuis.

Toulon 2 c’est : tout est de la faute à l’Europe qui est dans l’incapacité d’imposer «  le travail, l’effort et la maîtrise de nos dépenses ». Il faut un nouveau Traité.

La messe est dite Nicolas Sarkozy s’est aligné.

« Instaurons des sanctions plus rapides, plus automatiques et plus sévères pour ceux qui ne respectent pas leurs engagements » a dit Nicolas Sarkozy jeudi à Toulon. « Je souhaite la mise en place de sanctions »  lui a répondu vendredi depuis le Bundestag Angela Merkel qui finira par obtenir du Président français l’essentiel de ce qu’elle veut, sans lâcheNicolas Sarkozy, Angela Merkel, Philippe Seguin, Charles Pasqua, Jacques Chirac, François Mitterrand, Euro, Zone Euro, Grèce, Union Européenne, Laurent Fabius, Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Pierre Chevènement, Traité de Maastricht, Goldman Sach, BCE, Euro-bond, Toulon 1, Toulon 2, PartiSocialiste, UMP, Cris, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, boucs émissaires, parlement, peuples, référendum,r sur le principal : les euro-bonds et la modification du statut de la BCE. 

« Il faut avoir confiance en elle (ndlr la BCE)  pour la stabilité de la monnaie. (...) Celui qui soutient les euro-bonds n'a pas compris l'essence de la crise »  a-t-elle ajouté. Si avec cette sortie, Nicolas Sarkozy n’a pas compris !!!!!

Pendant qu’Angela Merkel avance ses pions et construit une Europe sous gouvernance allemande – oui sous gouvernance allNicolas Sarkozy, Angela Merkel, Philippe Seguin, Charles Pasqua, Jacques Chirac, François Mitterrand, Euro, Zone Euro, Grèce, Union Européenne, Laurent Fabius, Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Pierre Chevènement, Traité de Maastricht, Goldman Sach, BCE, Euro-bond, Toulon 1, Toulon 2, PartiSocialiste, UMP, Cris, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, boucs émissaires, parlement, peuples, référendum,emande et expertise Goldman Sach, quoi qu’en disent  ceux qui aujourd’hui considèrent que vouloir résister politiquement à la machine allemande ferait preuve de germanophobie – Nicolas Sarkozy, en réalité, tente de son côté d’user de tous les stratagèmes pour gagner du temps et réussir à s’imposer dans la course présidentielle qui vient.

Un nouveau traité est nécessaire pour conforter l’Union Européenne et la mettre en situation de souveraineté. Mais ce doit être un véritable de traité de fond.

Ce traité ne saurait être un arrangement bancale de circonstance, imposé par une puissance dominante sous influence libérale-conservatrice, conclu sur un bout de table et annoncé sous les sunlights avec force sourires et poignées de mains les plus insincères les uns que les autres.

Un traité qui avant d’être ratifié par les chefs d’états et de gouvernement aura fait l’objet d’un large débat démocratique comNicolas Sarkozy, Angela Merkel, Philippe Seguin, Charles Pasqua, Jacques Chirac, François Mitterrand, Euro, Zone Euro, Grèce, Union Européenne, Laurent Fabius, Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Pierre Chevènement, Traité de Maastricht, Goldman Sach, BCE, Euro-bond, Toulon 1, Toulon 2, PartiSocialiste, UMP, Cris, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, boucs émissaires, parlement, peuples, référendum,me cela fût le cas au moment du référendum pour la ratification du Traité de Maastricht quand le regretté Philippe Seguin avait mené campagne avec Charles Pasqua et Jean-Pierre Chevènement contre Laurent Fabius, François Mitterrand, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et Valéry Giscard d’Estaing.

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Philippe Seguin, Charles Pasqua, Jacques Chirac, François Mitterrand, Euro, Zone Euro, Grèce, Union Européenne, Laurent Fabius, Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Pierre Chevènement, Traité de Maastricht, Goldman Sach, BCE, Euro-bond, Toulon 1, Toulon 2, PartiSocialiste, UMP, Cris, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, boucs émissaires, parlement, peuples, référendum,Il n’aura échappé à personne que la consolidation de la zone euro, la mise en place de procédure de contrôles budgétaires et la mise en œuvre d’un nouveau traité de l’Union sont des réformes qui imposent des modifications constitutionnelles importantes et surtout qui vont prendre du temps.

Hors la situation est aujourd’hui particulièrement grave et nécessitNicolas Sarkozy, Angela Merkel, Philippe Seguin, Charles Pasqua, Jacques Chirac, François Mitterrand, Euro, Zone Euro, Grèce, Union Européenne, Laurent Fabius, Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Pierre Chevènement, Traité de Maastricht, Goldman Sach, BCE, Euro-bond, Toulon 1, Toulon 2, PartiSocialiste, UMP, Cris, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, boucs émissaires, parlement, peuples, référendum,e des réponses quasi immédiates. Nicolas Sarkozy et Angela Merkel n’ont, sur ces deux points, pas encore dit un seul mot !

A croire que pour Nicolas Sarkozy et Angela Merkel les peuples ne comptent plus!

 

21/11/2011

Merkel veut une modification des traités de l’UE. La France doit parler !

Berlin, Angela Merkel, Union Européenne, Bruxelles, Jean-Claude Juncker, Traité de Maastricht, automatisation des sanctions,Zone Euro, cour de justice européenne, Commissaire de stabilité, Mécanisme européenn de stabilité, MES, faillite ordonnée des Etats, Article 48 traité de l'Union, Volker Kauder, DDU-CSU, Bundestag,Royaume-Uni, BCE, Natixis, Sondervermögen, Eurogroupe, Espagne, Italie, Grèce, Nicolas Sarkozy,Selon le journal britannique « The Daily Telegraph»  un document de travail détaillé concernant un plan de relance de la construction européenne aurait été élaboré par le gouvernement allemand. Globalement, pour sortir de la crise, Berlin entend fixer à ses partenaires une l’application plus dure des critères de Maastricht ainsi qu’un approfondissement du fédéralisme européen.

S’appuyant sur la crise grecque, Berlin plaide en faveur d’une accélération, à l’intérieur de la zone euro, de l’intégration budgétaire au moyen d’un transfert de souveraineté, seule garantie, selon les techniciens experts allemands qui ont rédigés  ce document, d’obtenir une discipline budgétaire de l’ensemble des pays concernés. 

Le document liste de façon assez précise les moyens nécessaires à l’Europe, pour « ancrer fermement et définitivement une solide culture budgétaire » voie unique pour établir « une véritable union de la stabilité ». Les rédacteurs insistent sur la nécessité de créer « une politique budgétaire et économique intégrée »  pour que la zone euro puisse à «  long terme devenir financièrement et économiquement viable ».

Entre autre mesure pour parvenir à ce résultat, il est préconisé dans cBerlin, Angela Merkel, Union Européenne, Bruxelles, Jean-Claude Juncker, Traité de Maastricht, automatisation des sanctions,Zone Euro, cour de justice européenne, Commissaire de stabilité, Mécanisme européenn de stabilité, MES, faillite ordonnée des Etats, Article 48 traité de l'Union, Volker Kauder, DDU-CSU, Bundestag,Royaume-Uni, BCE, Natixis, Sondervermögen, Eurogroupe, Espagne, Italie, Grèce, Nicolas Sarkozy,e rapport « l’automatisation de sanctions » à l’endroit des pays qui auraient des déficits excessifs. En d’autres termes et pour être clair cela signifie que la commission serait demain dotée d’un pouvoir de sanctionner un état sans même en référer au Conseil des chefs d’états et de gouvernement de la Zone Euro.

Après les robots-spéculateurs à la Bourse, les experts allemands proposent d’installer à Bruxelles des robots-sanctionneurs financiers. 

L’idée est d’utiliser les sanctions financières comme « arme préventive» destinées à permettre un traitement « à la racine»  de ce qui est considéré par Berlin comme le mal absolu – le déficit budgétaire – en matière de gestion publique. Il est même envisagé que la commission ou un état membre puisse saisir la Cour de justice européenne.

L’arsenal des procédures est assez complet en ce qu’il évoque même la possibilité de création d’un « commissaire de stabilité» chargé des pays sanctionnés,  qui pourrait « décider directement » de l’utilisation des fonds structurels européens.

L’Allemagne de son côté pourrait aller jusqu’à demander une « réduction de souveraineté automatique » pour les pays qui ferait appel au « mécanisme européen de stabilité » – MES –. Cette mesure pourrait être mise en application à partir de 2013. Dès lors l’UE sur proposition du MES détiendrait de facto un « droit de veto»  sur les décisions des parlements nationaux en matière budgétaire allant jusqu’à la possibilité « d’imposer » au pays demandeur d’aides européennes des réductions de dépenses ou de nouvelles recettes.

En langage clair il va falloir se serrer la ceinture.

Berlin, Angela Merkel, Union Européenne, Bruxelles, Jean-Claude Juncker, Traité de Maastricht, automatisation des sanctions,Zone Euro, cour de justice européenne, Commissaire de stabilité, Mécanisme européenn de stabilité, MES, faillite ordonnée des Etats, Article 48 traité de l'Union, Volker Kauder, DDU-CSU, Bundestag,Royaume-Uni, BCE, Natixis, Sondervermögen, Eurogroupe, Espagne, Italie, Grèce, Nicolas Sarkozy,Au menu il faut s’attendre à des impôts supplémentaires, des baisses de salaire dans le privé et le public, des baisses de retraites et des réductions de droits.

 

Les auteurs du rapport poussent le raisonnement jusqu’à estimer possible  « d’imposer des mesures administratives » sans aller jusqu’à en donner concrètement des exemples.

Dernier élément de l’édifice, ce rapport prévoit explicitement la possibilité de mise en place d’un mécanisme de « faillite ordonnée des Etats » dans le cadre du MES ainsi que la possibilité pour les pays qui refuseraient d’obtempérer de faire le choix de la sortie.

En termes de calendrier de mise en œuvre de toutes ces dispositions, il n’est pas envisagé de trainer. La pose des « jalons »  des réformes envisagées dans ce rapport est prévue sous quelques semaines.

Pour aller dans ce sens, les auteurs, s’appuyant sur l’Article 48 du Traité de l’Union Européenne, préconisent l’utilisation de la « procédure simplifiée » de révision au moyen d’une convocation « rapide »  d’une « Convention »  des principales instances concernées – représentants des parlements nationaux, des gouvernements, de la commission, et du parlement européen –  pour valider les propositions qui devront être ensuite ratifiées par les pays membres.

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S’agissant de la ratification de la réforme le rapport indique que celle-ci serait limitée aux seuls membres de la zone euro, excluant de facto le Royaume Uni. Enfin  est entendu que dans l’esprit du texte cette « union de la stabilité »  réalisée, pourrait s’ouvrir le grand « débat sur la voie à choisir pour parvenir à l’union politique ». Quid de ceux des pays qui n’auront pas ratifié les réformes ?

 

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Dans sa dernière intervention devant le Congrès de la CDU, la Chancelière allemande a adopté une posture offensive posant son pays – la République Fédérale d’Allemagne – dans un rôle de leader de fait de la zone euro.

« Maintenant l’Europe parle allemand ».

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Moins maladroite, mais toute aussi déterminée la Chancelière s’est bien gardée d’aller jusque là. Ses déclarations ont été nettesberlin,angela merkel,union européenne,bruxelles,jean-claude juncker,traité de maastricht,automatisation des sanctions,zone euro,cour de justice européenne,commissaire de stabilité,mécanisme européenn de stabilité,mes,faillite ordonnée des etats,article 48 traité de l'union,volker kauder,ddu-csu,bundestag,royaume-uni,bce,natixis,sondervermögen,eurogroupe,espagne,italie,grèce,nicolas sarkozy et précises, totalement inspirées du texte récupéré par le Daily Telegraph. Trois d’entres elles paraissent représentatives des choix qui l’animent.

D’abord à destination de son propre pays car les réformes envisagées, notamment celles concernant l’automaticité des procédures, risquent de poser problème  au regard des dispositions de la constitution allemande qui prévoient l’autonomie budgétaire du Bundestag : « une avancée vers une nouvelle Europe ne pourra se faire que si nous sommes prêts à changer nos traités » 

Ensuite à destination du Royaume-Uni qui aujourd’hui joue sur le fait qu’il est partie prenante de l’Union sans être dans la Zone euro et qui jouant sur les deux tableaux refuse par exemple l’instauration d’une taxe à l’échelle de l’Union sur les mouvements financiers : «  les gouvernements nationaux doivent se préparer à se lier de manière contraignante à la communauté »

Enfin à destination de la France qui s’oppose au principe de « l’automatisation des sanctions » et qui souhaite la monétisation des dettes souveraines via la BCE : « si les politiciens pensent que la BCE peut résoudre la crise de l’Euro, alors ils se trompent ».

En première analyse la situation de l’Allemagne peut inciter ses dirigeants à vouloir donner des leçons à ses partenaires et surtout les amener à profiter du contexte pour imposer une manière allemande de concevoir les relations intereuropéennes.

Berlin, Angela Merkel, Union Européenne, Bruxelles, Jean-Claude Juncker, Traité de Maastricht, automatisation des sanctions,Zone Euro, cour de justice européenne, Commissaire de stabilité, Mécanisme européenn de stabilité, MES, faillite ordonnée des Etats, Article 48 traité de l'Union, Volker Kauder, DDU-CSU, Bundestag,Royaume-Uni, BCE, Natixis, Sondervermögen, Eurogroupe, Espagne, Italie, Grèce, Nicolas Sarkozy,Le déficit public serait à 1,7% du PIB en 2011, une dette à 82,6% en diminution, un chômage à 6% de la population active – rappelons que la prévision se situe à 9,6% pour la France – et pour couronner le tout un solde de la balance commerciale excédentaire. Qui dit mieux ? Pas la France en tout cas !

Les choses, à y  regarder de plus près, ne sont pas aussi engageantes qu’on veut bien en Allemagne le laisser croire!

« Son déficit public est honteusement truqué »  a dénoncé récemment un économiste de chez Natixis, qui met en cause une « astuce » technique qui a permi en 2008 à Berlin de créer un fond spécial de relance « Sondervermögen»  qui n’affecte pas le déficit public alors que la dette du pays augmente.

berlin,angela merkel,union européenne,bruxelles,jean-claude juncker,traité de maastricht,automatisation des sanctions,zone euro,cour de justice européenne,commissaire de stabilité,mécanisme européenn de stabilité,mes,faillite ordonnée des etats,article 48 traité de l'union,volker kauder,ddu-csu,bundestag,royaume-uni,bce,natixis,sondervermögen,eurogroupe,espagne,italie,grèce,nicolas sarkozyJean-Claude Juncker – Président de l’Eurogroupe –  en a remis une couche sur le sujet en déclarant : « En Allemagne, on fait comme si le pays n’avait aucun problème, comme si l’Allemagne était exempte de dettes tandis que les autres auraient des dettes excessives » ajoutant pour illustrer un peu mieux son propos : « l’Allemagne a une dette plus élevée que celle de l’Espagne. Seulement personne ne veut le savoir ici»

L’autre facteur qui devrait inciter les dirigeants Allemands  à plus de d’humilité est celui du déclin démographique, qui s’il permet l’affichage d’un faible taux de chômage n’en n’est pas moins très inquiétant. Le vieillissement de la population va contribuer à une explosion des dépenses d’assurance-maladie et de sécurité sociale soins et plus directement le déclin démographique va se traduire par « une baisse massive des recettes de l’état ».

Au fond la réussite affichée du modèle allemand est très relative et, dans un contexte généralisé de baisse de croissance de la zone euro, l’Allemagne pas plus que ses autres partenaires n’est pas à l’abri d’une attaque prochaine des spéculateurs qui pour l’instant l’épargnent encore et s’occupent de la Grèce de l’Italie, de l’Espagne et maintenant de la France. 

berlin,angela merkel,union européenne,bruxelles,jean-claude juncker,traité de maastricht,automatisation des sanctions,zone euro,cour de justice européenne,commissaire de stabilité,mécanisme européenn de stabilité,mes,faillite ordonnée des etats,article 48 traité de l'union,volker kauder,ddu-csu,bundestag,royaume-uni,bce,natixis,sondervermögen,eurogroupe,espagne,italie,grèce,nicolas sarkozyLe modèle Allemand mis en place avant la crise par les sociaux-démocrates n’est pas une assurance tout risque face aux assauts des spéculateurs d’outre-Atlantique dont l’Allemagne a depuis sa création été l’alliée tactique en Europe. La France doit être plus vigilante que jamais. L’Allemagne pays nationaliste de tradition ne cherche qu’à conforter ses positions et sa zone d’influence en Europe continentale.

Il est temps de dire à Madame Angela Merkel que la France n’entend pas que « l’Europe parle Allemand ».

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Force est de constater que nous voilà désormais avec une nouvelle tentative de l’Allemagne de placer l’Europe à sa botte. Certes cette fois cela se passe pacifiquement, mais tout de même les berlin,angela merkel,union européenne,bruxelles,jean-claude juncker,traité de maastricht,automatisation des sanctions,zone euro,cour de justice européenne,commissaire de stabilité,mécanisme européenn de stabilité,mes,faillite ordonnée des etats,article 48 traité de l'union,volker kauder,ddu-csu,bundestag,royaume-uni,bce,natixis,sondervermögen,eurogroupe,espagne,italie,grèce,nicolas sarkozydégâts sociaux risquent d’être particulièrement violents.

L’heure est à la hiérarchisation des priorités pour la France et parmi celles-ci figure au rang premier, le Rassemblement des Français afin que le chef de l’Etat, aujourd’hui Nicolas Sarkozy demain celui qui sortira des urnes, soit dans tous les cas en mesure de faire prévaloir au sein de berlin,angela merkel,union européenne,bruxelles,jean-claude juncker,traité de maastricht,automatisation des sanctions,zone euro,cour de justice européenne,commissaire de stabilité,mécanisme européenn de stabilité,mes,faillite ordonnée des etats,article 48 traité de l'union,volker kauder,ddu-csu,bundestag,royaume-uni,bce,natixis,sondervermögen,eurogroupe,espagne,italie,grèce,nicolas sarkozyl’Union européenne les valeurs et la vision du monde qui sont les nôtres en ayant l’assurance du soutien indéfectible des Français.

11/11/2011

Le deuxième plan de rigueur a du plomb dans l'aile

 

Nicolas Sarkozy, François Fillon, Valérie Pécresse, François Barouin, Zone Euro, Standard & Poor's, Moody's, Grèce, Irlande, Espagne, Portugal, Italie, Commission de Bruxelles, Olli Rehn, Triple A, Il y a tout juste  trois jours sur ce même blog j’avais introduit l’article rédigé à propos du deuxième plan SarKozy/Fillon en émettant quelques doutes sur la fiabilité de celui-ci : « …..Ce nouveau budget de rigueur et d'austérité, dont on nous dit qu’il est le plus dur depuis 1945 vise, à donner l’impression que la France respectera les objectifs fixés concernant le déficit prévu pour 2012 ».

Ajoutant un peu plus loin dans le corps du texte : «  Il est clair que la perte du triple A complétant une récession  à laquelle nous n’échapperons pas avec ce mauvais plan, ne sera pas pardonné à un Nicolas Sarkozy plus accroché que jamais aux ors de l’Elysée et aux avantages qu’il peut en tirer. Alors avec force éléments de langage et présence médiatique tout azimut, on tente de faire croire que l’on est résolument engagé dans la bataille de la réduction des déficits ».

Nicolas Sarkozy, François Fillon, Valérie Pécresse, François Barouin, Zone Euro, Standard & Poor's, Moody's, Grèce, Irlande, Espagne, Portugal, Italie, Commission de Bruxelles, Olli Rehn, Triple A, Les choses n’ont pas tardé à se vérifier. Le deuxième plan de rigueur a du plomb dans l'aile. Cela est parti de Bruxelles où il a été annoncé pour la France une croissance de 0,6% en 2012 alors que le denier plan Fillon table désormais sur 1%, chiffre qui avait déjà été révisé à la baisse par rapport au plan d’il y a deux mois qui lui tablait sur 1,75%.

Olli Rehn – Commissaire européen aux affaires économiques – dans une formule toute diplomatique s’est plutôt critique concernant nos finances publiques : « Nous saluons le fait que le gouvernement (français) ait annoncé récemment des mesures de consolidation budgétaire. Pour ce qui concerne 2013, des mesures supplémentaires sont nécessaires pour corriger le déficit public excessif.»

François Baroin – ministre des finances – et Valérie Pécresse – ministre du budget – se sont empressés dans un communiqué commun d’indiquer que les engagements français seront respectés : «l’engagement de ramener le déficit à 3% du PIB en 2013 puis à l’équilibre en 2016 sera tenu».

Qui peut encore croire des gens qui il y a trois jours à peine nous assuraient, croix de bois croix de fer si je mens je vais en enfer, que ce gouvernement allait protéger les Français ? Les protéger de quoi?

Jeudi 10 novembre les taux français se sont envolés au point que sur le marché de la dette, l’écart entre les taux d’obligations à 10 ans de l’Allemagne et de la France a atteint un niveau historique.  Ce taux de financement a atteint 3,45% soit 1,7 point de pourcentage de différence avec l’Allemagne dont le taux est à 1,77%. Du jamais vu !

nicolas sarkozy,françois fillon,valérie pécresse,françois barouin,zone euro,standard & poor's,moody's,grèce,irlande,espagne,portugal,italie,commission de bruxelles,olli rehn,triple aCe qu’il faut bien avoir en mémoire lorsque l’on parle de la dette c’est que celle-ci a atteint aujourd’hui 1700 milliards d’euros soit 86% du PIB – elle était de  663,5 milliards d’euros fin 1995 (55,5% du PIB) et de 1211,6 milliards fin 2007(64,2% du PIB) –   et que passé 90% du PIB la dette devient ingérable tout simplement parce que au delà de ce seuil c’est la croissance du PIB qui est touchée.

La ligne budgétaire prévue au budget de l’état pour couvrir la charge de la dette représente à elle seule le 2ème poste de dépenses, juste après le budget consacré à l’éducation nationale et avant le budget de la défense et se situe à un montant de l’ordre de 48 à 50 milliards d’euros soit 2.5% du PIB.

Nicolas Sarkozy, François Fillon, Valérie Pécresse, François Barouin, Zone Euro, Standard & Poor's, Moody's, Grèce, Irlande, Espagne, Portugal, Italie, Commission de Bruxelles, Olli Rehn, Triple A, C’est dans ce contexte bien particulier que l’Agence Standard & Poor’s a annoncé que la France avait perdu son « triple A » suscitant l’ire du gouvernement français et la demande d’ouverture d’une enquête du de l’office de contrôle des marchés.

Valéry Pécresse et François Baroin peuvent bien gigoter, si erreur il yNicolas Sarkozy, François Fillon, Valérie Pécresse, François Barouin, Zone Euro, Standard & Poor's, Moody's, Grèce, Irlande, Espagne, Portugal, Italie, Commission de Bruxelles, Olli Rehn, Triple A, a pu y avoir de la part de l’Agence de notation c’est bien sur le timing de l’officialisation de la communication et non sur le fond du sujet qui est que la France désormais est entrée comme la Grèce, l’Irlande, l’Espagne, le Portugal et l’Italie dans une phase sérieuse d’incertitudes.

nicolas sarkozy,françois fillon,valérie pécresse,françois barouin,zone euro,standard & poor's,moody's,grèce,irlande,espagne,portugal,italie,commission de bruxelles,olli rehn,triple aD’ailleurs chacun se souvient que mi-octobre une autre agence de notation, l’agence Moody’s, avait fait savoir qu’elle se donnait trois mois avant de réviser ou pas sa perspective de notation AAA pour la France. En d’autres termes la France était sous surveillance accrue des marchés de puis 1 mois.

Pour un Président qui a déclaré qu’il préférait « être un président sérieux qu’un candidat mou » Nicolas Sarkozy aurait été mieux inspiré de ne pas prêter le flanc à une critique officielle de la Commission de Bruxelles en tentant de minimiser le défaut de croissance de la France pour 2012 – 1% au lieu de 0,6% – rendant ainsi un bien mauvais service à la crédibilité  de son plan d’austérité présenté il y a trois jours.

Nicolas Sarkozy, François Fillon, Valérie Pécresse, François Barouin, Zone Euro, Standard & Poor's, Moody's, Grèce, Irlande, Espagne, Portugal, Italie, Commission de Bruxelles, Olli Rehn, Triple A, Les marchés que nos gouvernants « idolâtrent » sont implacables, leur argent prime tout. Cette fois plus question de repousser à plus tard ce qui aurait dû être fait dès hier, l’heure n’est plus à rafistoler les budgets de dépenses pour ne pas toucher à sa clientèle électorale et prendre le risque de la défaite bref il va falloir à Nicolas Sarkozy se comporter autrement qu’en « président mou ».

Depuis 2007 la dette de la France a augmenté de 500 milliards d'euros. Tout n’est pas imputable au gouvernement en place et il faut reconnaître que la crise de 2008 a fait mal au budget de la France comme à celui de tous les autres. Mais plusieurs décisions politiques ont été prises par lui. Elles se sont traduites par une diminution nette des recettes fiscales – dépenses fiscales – sur les quelles il faut d’urgence revenir.

Nicolas Sarkozy, François Fillon, Valérie Pécresse, François Barouin, Zone Euro, Standard & Poor's, Moody's, Grèce, Irlande, Espagne, Portugal, Italie, Commission de Bruxelles, Olli Rehn, Triple A, Les Français les plus modestes – classes moyennes et classes populaires à revenus plus que modestes – n’accepteront pas sans réagir un troisième plan qui leur ferait supporter l’essentiel de la note. Ils attendent du sérieux de la fermeté et de la justice.

Il y a urgence à réagir tant en interne qu’au plan européen pour qu’au-delà des mesures proprement françaises soient trouvées les solutions de compromis avec l’Allemagne concernant la monétisation des dettes souveraines.

Nicolas Sarkozy, François Fillon, Valérie Pécresse, François Barouin, Zone Euro, Standard & Poor's, Moody's, Grèce, Irlande, Espagne, Portugal, Italie, Commission de Bruxelles, Olli Rehn, Triple A, L’heure est grave car un défaut de la Grèce ou de l’Italie viendrait impacter l’ensemble du dispositif de la Zone Euro aussi il est temps pour l’Allemagne de prendre conscience qu’aujourd’hui son attitude intransigeante ne sert que les intérêts financiers des banques et de l’état américains.

09/11/2011

Présidentielles 2012: Faux dur contre Vrai mou?

A peine deux mois après son 1er plan François Fillon, le fidèle porteur d’eau de Nicolas Sarkozy, vient de nous présenter une nicolas sarkozy,angela merkel,françois fillon,union européenne,g20,rigueur,plan de rigueur,faux dur,vrai mou,caramenlis,grèce,niches fiscales,marine le pen,françois hollande,réduction déficits,ump,triple a,aaa,agence de notation,austérité,faillite,wall-street,city,palais brognard,jean launay,parti socialiste,ps,obama,banque centrale européenne, austérité, Chinenouvelle douloureuse : un plan d’économies et de hausses d’impôts dont l’enveloppe totale représente 18,6 milliards d’euros d’ici à 2013. Ce nouveau budget de rigueur et d'austérité, dont on nous dit qu’il est le plus dur depuis 1945 vise, à donner l’impression que la France respectera les objectifs fixés concernant le déficit prévu pour 2012.

nicolas sarkozy,angela merkel,françois fillon,union européenne,g20,rigueur,plan de rigueur,faux dur,vrai mou,caramenlis,grèce,niches fiscales,marine le pen,françois hollande,réduction déficits,ump,triple a,aaa,agence de notation,austérité,faillite,wall-street,city,palais brognard,jean launay,parti socialiste,ps,obama,banque centrale européenne, austérité, Chine« Le mot faillite n’est plus un mot abstrait », a-t-il asséné en introduction à la présentation de son plan. Il était inutile de nous rappeler ce que nous savions déjà.

Nous sommes nombreux à savoir que ce quinquennat est l’exemple type d’une faillite totale. La pire de la 5ème République. Celle de Nicolas Sarkozy et de ses innombrables promesses de sa campagne 2007 non tenues dès son arrivée à l’Elysée. 

Si cette faillite ne devait toucher que Nicolas Sarkozy et l’UMP, cela n’aurait pas grande importance. Mais c’est de la France qu’il s’agit.

L’aveuglement coupable du Président de la République, sa soumission à la religion des marchés qui dictent tout – y compris le comportement des représentants du Peuple –, son nicolas sarkozy,angela merkel,françois fillon,union européenne,g20,rigueur,plan de rigueur,faux dur,vrai mou,caramenlis,grèce,niches fiscales,marine le pen,françois hollande,réduction déficits,ump,triple a,aaa,agence de notation,austérité,faillite,wall-street,city,palais brognard,jean launay,parti socialiste,ps,obama,banque centrale européenne, austérité, Chineobsession à conserver l’adoubement triple A attribué par les agences de notation – à la solde de Wall-Street, de la City et du Palais Brognard,  aux bons soldats de la finance privée internationale –  font que ce plan sur le fond n’est que cautère sur jambe de bois.

Il est clair que la perte du triple A complétant une récession  à laquelle nous n’échapperons pas avec ce mauvais plan, ne sera pas pardonné à un Nicolas Sarkozy plus accroché que jamais aux ors de l’Elysée et aux avantages qu’il peut en tirer. Alors avec force éléments de langage et présence médiatique tout azimut, on tente de faire croire que l’on est résolument engagé dans la bataille de la réduction des déficits.

nicolas sarkozy,angela merkel,françois fillon,union européenne,g20,rigueur,plan de rigueur,faux dur,vrai mou,caramenlis,grèce,niches fiscales,marine le pen,françois hollande,réduction déficits,ump,triple a,aaa,agence de notation,austérité,faillite,wall-street,city,palais brognard,jean launay,parti socialiste,ps,obama,banque centrale européenne, austérité, ChineRien n’est plus faux, tout au plus avec ce plan  la vis est un peu plus serrée pour les plus modestes, classes moyennes y compris. On tape sur ceux qui ne voteront pas Hollande mais probablement Marine Le Pen – les restaurateurs et les artisans du bâtiment – et l’on demande à son électorat, les plus aisés de patienter jusqu’aux élections de 2012! La rigueur, la vraie viendra après

Pensez donc on invite la France à se serrer la ceinture mais pour soi  on n’envisage que le gel d’un salaire qui en 2007 était passé de 8000 euros brut à 16544 euros pour atteindre en 2010, selon le rapport présenté à l’assemblée nationale , par le nicolas sarkozy,angela merkel,françois fillon,union européenne,g20,rigueur,plan de rigueur,faux dur,vrai mou,caramenlis,grèce,niches fiscales,marine le pen,françois hollande,réduction déficits,ump,triple a,aaa,agence de notation,austérité,faillite,wall-street,city,palais brognard,jean launay,parti socialiste,ps,obama,banque centrale européenne, austérité, Chinedéputé PS Jean Launay, 18638,26 euros net. A ce salaire il convient d’ajouter les indemnités non imposables de résidence et de fonction de président. Le gel vaut également pour les membres du gouvernement et les patrons du Cac 40 sont invités à suivre ce bel exemple de contribution « civique » à l’effort national de nos dirigeants.

Tout cela n’est que poudre aux yeux et Injustice

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"Je préfère apparaître comme un président sérieux que comme un candidat mou » fanfaronne le président de la République en moquant François Hollande. Si le président, face au candidat du PS, peut à juste titre ne pas apparaître comme un candidat mou, quoique ces derniers temps, face à Angela Merkel et à Obama il n’ait pas été vraiment d’une dureté remarquable, avec ce plan il pourrait se voir taxé de faux-dur et surtout de peu sérieux.

Etre sérieux aurait nécessité de prendre en compte le fait que vouloir éviter la récession, à quoi que ce plan va de toute façon  conduire la France, est, dans l’état actuel des contraintes imposées par le traité de Lisbonne, est contradictoire avec la volonté de réduction des déficits publics. C’est l’un ou l’autre mais pas les deux en même temps.

Etre sérieux c’est aujourd’hui de décider que Angela Merkel ou pas Angela Merkel il faut en passer par la nécessité de sortir du carcan qui interdit de donner à la  Banque Centrale Européenne les mêmes moyens que ceux de la Banque nicolas sarkozy,angela merkel,françois fillon,union européenne,g20,rigueur,plan de rigueur,faux dur,vrai mou,caramenlis,grèce,niches fiscales,marine le pen,françois hollande,réduction déficits,ump,triple a,aaa,agence de notation,austérité,faillite,wall-street,city,palais brognard,jean launay,parti socialiste,ps,obama,banque centrale européenne, austérité, ChineCentrale américaine ou de celle du Royaume Uni. Cette condition étant indispensable afin de casser la spéculation et de soutenir une relance intelligente et moderne de ré-industrialisation en Europe en général et donc en France en particulier.

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Cette attitude est au moins aussi coupable que celle qui a consisté, pour le gouvernement grec de Caramanlis – aidé par nicolas sarkozy,angela merkel,françois fillon,union européenne,g20,rigueur,plan de rigueur,faux dur,vrai mou,caramenlis,grèce,niches fiscales,marine le pen,françois hollande,réduction déficits,ump,triple a,aaa,agence de notation,austérité,faillite,wall-street,city,palais brognard,jean launay,parti socialiste,ps,obama,banque centrale européenne,austérité,chinela complicité de DeutchBank et Goldman Sachs – à faire croire, en trafiquant les comptes de la Grèce, que celle-ci respectait les critères d’entrée dans la Communauté Européenne. Ajoutons que dans cette affaire l’attitude des dirigeants européens très complaisants qui ont fait comme s’ils ne s’étaient aperçus de rien est tout aussi condamnable.

Ne pas être mou

Dans l’élaboration de ce 2ème plan en deux mois, aurait consisté à revenir par exemple sur l’exonération des heures nicolas sarkozy,angela merkel,françois fillon,union européenne,g20,rigueur,plan de rigueur,faux dur,vrai mou,caramenlis,grèce,niches fiscales,marine le pen,françois hollande,réduction déficits,ump,triple a,aaa,agence de notation,austérité,faillite,wall-street,city,palais brognard,jean launay,parti socialiste,ps,obama,banque centrale européenne,austérité,chinesupplémentaires, cela aurait rapporté 3,3 milliards d’euros. De même la suppression de l’exonération des plus-values consécutives à la vente de filiale aurait, elle, rapporté 7 milliards d’euros de plus. La suppression de l’allègement des charges sociales sur les bas salaires qui représentent 22 milliards d’euros aurait été une mesure significative d’économie.

Au lieu de cela il a été décidé de continuer à poursuivre cette nicolas sarkozy,angela merkel,françois fillon,union européenne,g20,rigueur,plan de rigueur,faux dur,vrai mou,caramenlis,grèce,niches fiscales,marine le pen,françois hollande,réduction déficits,ump,triple a,aaa,agence de notation,austérité,faillite,wall-street,city,palais brognard,jean launay,parti socialiste,ps,obama,banque centrale européenne,austérité,chinecourse infernale à l’austérité bête et méchante qui ne fait que pousser les gouvernements qui s’y adonnent à plonger plus et plus dans l’abime des plans de rigueurs successifs aussi inopérant les uns que les autres . L’exemple de la Grèce qui en est à son 4ème plan doit être médité, comme celui des pays qui sont en dehors des contraintes de la zone euro.

Vouloir à tout prix conforter l’axe franco-allemand n’est évidemment pas une mauvaise chose bien au contraire. Mais il y faut une condition : que la relation entre nos deux pays soit équilibrée  et construite sur la base d’un compromis intelligent qui ne met pas l’un des deux pays à la botte de l’autre.

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De la même façon que comme le dit Maurice Allais qui fut Prix Nobel français d’économie, « on ne peut faire du libre échange qu’entre pays de niveau de vie comparable », on ne peut tenir en milieu concurrentiel qu’en disposant de moyens équivalents.

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Etre sérieux et en capacité à se montrer et à agir comme « un dur » aurait consisté pour Nicolas Sarkozy à se montrer, à l’occasion des discussions au G20, d’une fermeté totale vis-à-vis d’Angela Merkel sur ce sujet capital qui aujourd’hui plombe toute vraie possibilité pour l’Europe de se sortir de la crise dans un délai raisonnable.

02/11/2011

Georges Papandréou a raison!

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, José Manuel Barosso, Mario Draghi, FMI, BFCE, Union Européenne, Euro, Pazok, Parti Socialiste Grec, Grèce, Medef, Démocratie, République, France, C’était il y a une semaine, Nicolas Sarkozy s’exprimait sur France 2 et TF1 à propos du Plan de sauvetage de la Grèce concocté et voté dans la nuit du 26 au 27 octobre à Bruxelles par les dirigeants des pays membres de la Zone Euro. « S’il n’y avait pas eu d’accord hier soir, ce n’est pas simplement l’Europe qui sombrait dans la catastrophe, c’est le monde entier »

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, José Manuel Barosso, Mario Draghi, FMI, BFCE, Union Européenne, Euro, Pazok, Parti Socialiste Grec, Grèce, Medef, Démocratie, République, France, A en croire Nicolas Sarkozy, l’euro était sauvé, l’Europe était sauvée…..et la Grèce allait payer le cadeau. Georges Papandréou n’avait plus qu’à demander aux Grecs de se sacrifier encore un peu plus au nom de l’Europe et de la sauvegarde de l’Euro.

Le tout sous l’œil de Mario Draghi, vieille connaissance de la Grèce s’il en est, nouveau patron de la Banque Centrale Européenne, accessoirement ami des dirigeants du gotha mondial des banques d’affaires – Georges Soros, Goldman and Sachs, Baring Warburg, Barclays, Merryl Lynch, Salomon Brothers – et ancien patron de Goldman Sachs Europe, la Banque qui a permit au gouvernement Caramanlis de falsifier ses comptes pour entrer dans l’Europe.

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, José Manuel Barosso, Mario Draghi, FMI, BFCE, Union Européenne, Euro, Pazok, Parti Socialiste Grec, Grèce, Medef, Démocratie, République, France, Le 27 octobre José Manuel Barosso après l’annonce à Bruxelles de l’accord,  avait déjà lancé l’affaire sur le thème : « l’Europe est aujourd’hui beaucoup plus forte, qu’il y a quelque temps. Nous avons montré toute la détermination dont nous avons su faire preuve pour faire face à cette crise ».

Et comme si ce n’était pas suffisant, Nicolas Sarkozy, pour couronner le tout, avait ajouté en cours d’émission: « si la Grèce fait les efforts qui lui sont demandés, ça ne coûtera rien à la France, ça ne coûtera rien à l’Europe ». 

Merveilleux non ?

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, José Manuel Barosso, Mario Draghi, FMI, BFCE, Union Européenne, Euro, Pazok, Parti Socialiste Grec, Grèce, Medef, Démocratie, République, France, Peut-être, mais le premier ministre grec Georges Papandréou, lundi soir a annoncé de son côté, comme il en avait apparemment prévenu ses homologues européens, qu’il allait soumettre à référendum le fameux plan que lui impose l’UE  dès que celui-ci sera finalisé, soit en principe début janvier 2012.

S’exprimant devant des élus du Pasok – Parti socialiste grec – il a déclaré : « Nous faisons confiance aux citoyens. Nous croyons en leur jugement. Nous croyons en leur discernement ».

Ajoutant qu’il demanderait au parlement, où il ne dispose que d’une courte majorité, 152 sur 300, un vote de confiance pour son gouvernement afin de pouvoir gouverner le pays jusqu’à la fin de son mandat qui s’achève en 2013.

« Si les Grecs n’en veulent pas (du nouvel accord, ndlr), il ne sera pas adopté ». Autant dire que la déclaration de Georges Papandréou résonne comme un coup de tonnerre !

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, José Manuel Barosso, Mario Draghi, FMI, BFCE, Union Européenne, Euro, Pazok, Parti Socialiste Grec, Grèce, Medef, Démocratie, République, France, La planète finance est aux cent coups, c’est la panique sur les marchés, les rédactions sont hystériques, les places boursières sont toutes durement impactées – Paris, Milan, Francfort, Madrid, Londres subissent des pertes importantes, de même en Amérique et en Asie –

Les valeurs bancaires françaises sont en chute libre pendant que les spéculateurs se frottent par avance les mains et que le spectre de l’éclatement de la zone euro hante à nouveau les cénacles libéraux.

« A quoi joue Papandréou ?» s’indignent les uns. « Le premier ministre Papandréou à ouvert une boite de Pandore » affirme un autre. « Je déplore cette décision qui me parait totalement Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, José Manuel Barosso, Mario Draghi, FMI, BFCE, Union Européenne, Euro, Pazok, Parti Socialiste Grec, Grèce, Medef, Démocratie, République, France, irresponsable » déclare un proche de Nicolas Sarkozy. La palme de l’inacceptable revient à la présidente du Medef qui elle dénonce «  un comportement anormal qui n’est pas loyal à l’égard des chefs d’états européens, à l’égard des peuples européens ».

Mais tout de même,  plutôt que de céder à la purée médiatique et aux éditoriaux écrits par des porteplumes aux ordres, ne faut-il pas s’interroger ?

Est-il anormal qu’avant d’engager ses concitoyens pour une nouvelle purge d’austérité, le premier ministre grec décide de consulter le Peuple ? La réponse est non !

A-t-il, d’ailleurs, été élu pour mettre en œuvre cette politique qu’on veut lui imposer alors qu’il n’est responsable de rien de ce qui aujourd’hui accable la Grèce ? La réponse est encore non !

Est-il responsable de ce que son pays est obligé de financer sa dette sur le marché à des taux qui frisent « la folie », pendant que les Etats-Unis, le Royaume-Unis font tranquillement marcher la planche à billet sans qu’il leur en coûte? La réponse est  toujours non !

Très courageusement Papandréou depuis son arrivée au pouvoir en 2009 a réussit à faire passer le déficit  de la Grèce de 15%  nicolas sarkozy,angela merkel,josé manuel barosso,mario draghi,fmi,bfce,union européenne,euro,pazok,parti socialiste grec,grèce,medef,démocratie,république,franceà 7%. Pour autant le taux de financement de la dette de l’état, qui aujourd’hui atteint 350 milliards d’euros soit 160% du PIB, ruine tous les efforts réclamés aux Grecs qui désormais et c’est bien légitime, refusent une nouvelle cure d’austérité.

Sans compter que le « plan de sauvetage »  prévoit un renforcemenicolas sarkozy,angela merkel,josé manuel barosso,mario draghi,fmi,bfce,union européenne,euro,pazok,parti socialiste grec,grèce,medef,démocratie,république,francent des contrôles étrangers sur la politique budgétaire du Pays. Il est prévu l’installation à Athènes d’une représentation permanente de l’Union Européenne, de la Banque Centrale Européenne, et du FMI ce qui équivaut à une humiliante mise sous tutelle du Pays.

Quel citoyen français accepterait aujourd’hui un tel traitement, y compris parmi les durs soutiens de Nicolas Sarkozy à l’UMP?

Il est à tout le moins assez cocasse de voir que  les représentants d’un ensemble de pays qui revendiquent leur appartenance au camp des droits de l’homme et de la démocratie trouvent si impudent qu’un chef de gouvernement fasse appel au référendum qui est l’instrument démocratique par excellence des républiques  dans lesquelles les Peuples sont par nature constitutionnellement souverains.

Georges nicolas sarkozy,angela merkel,josé manuel barosso,mario draghi,fmi,bfce,union européenne,euro,pazok,parti socialiste grec,grèce,medef,démocratie,république,francePapandréou est allé au maximum de ce qu’il pouvait faire dans le cadre actuel des institutions européennes. La situation politique et sociale est aujourd’hui telle dans son pays qu’il s’en remet à la décision du peuple via une procédure référendaire. Il n’y a là rien que de très normal et légitime!

Ce qui, au contraire, doit inquiéter tous les démocrates conséquents réside dans ce signe inquiétant, marqueur évident de la dégradation actuelle du fait politique, qui donne à voir que des chefs d’états, des ministres, des haut-fonctionnaires, des représentant patronaux, s’offusquent de ce que les peuples soient associés aux décisions qui les concernent surtout lorsque leur souveraineté est engagée.

nicolas sarkozy,angela merkel,josé manuel barosso,mario draghi,fmi,bfce,union européenne,euro,pazok,parti socialiste grec,grèce,medef,démocratie,république,france« Le référendum fournira un mandat clair, mais aussi un message clair à l’intérieur et à l’extérieur de la Grèce sur notre engagement européen et notre appartenance à l’Euro » a indiqué Georges Papandréou lors d’une réunion de son cabinet, appelé en cession extraordinaire, au cours de la quelle ont été approuvées à l’unanimité la tenue du référendum et la décision de demander un vote de confiance au parlement.

L’on ne dira jamais assez que toute tentative de replâtrage, dans le traitement de la crise actuelle européenne, sera vouée à l’échec tant que ne sera pas levnicolas sarkozy,angela merkel,josé manuel barosso,mario draghi,fmi,bfce,union européenne,euro,pazok,parti socialiste grec,grèce,medef,démocratie,république,franceée l’ambigüité institutionnelle européenne qui empêche la mise en oeuvre d’une véritable solidarité européenne construite sur une intégration – sociale, écologique, économique, fiscale et budgétaire – des pays de la zone euro et l’accès direct des états à la banque centrale pour les besoins publics de financement.

La réponse à cette question est d’ordre politique et ne saurait en aucun se soumettre à la volonté des appétits financiers des marchés. Tout autre discours relève des stratagèmes de la démagogie destinés à cacher tant les renoncements que les volontés carriéristes au service d’intérêts particuliers.

nicolas sarkozy,angela merkel,josé manuel barosso,mario draghi,fmi,bfce,union européenne,euro,pazok,parti socialiste grec,grèce,medef,démocratie,république,franceGeorges Papandréou fait honneur à la Démocratie et à l’histoire de son Peuple. Il ne mérite pas les propos que l’on tient actuellement à son égard.

29/10/2011

Sarkozy: Un simple candidat en précampagne présidentielle pour 2012

 

nicolas-sarkozy-sur-tf1-et-france-2-le-27-octobre-2011-10574573padfh_1713.jpgQu’il le dise ou pas, n'a pas d'importance, l’homme qui s’est exprimé hier sur TF1 et France 2 était pré-campagne. Cette émission n’avait pour seul objectif, mettre au travail une batterie d’analystes et de communicants en vue de lui fournir ses futurs éléments de posture et de langage pour demain reconquérir la confiance de ceux qui ont cru dans ses promesses en 2007 qui aujourd’hui n’en peuvent plus de ses reniements et qui ont commencé à le vomir en silence.

Hier Nicolas Sarkozy n’a pas été le Président de la République responsable, qu’il voulu nous montrer, venant rendre compte aux Français des décisions qui ont enfin été accouchées à Bruxelles pour tenter de sortir l’Europe d’une crise qui n’en finit plus et que ni lui ni la Chancelière Allemande sont fichus de résoudre tant leurs désaccord est important.

 

 

banque_centrale_euro_18898b.jpgDans cette émission calée, calibrée, avec ce qu’il faut de  grandiloquence, « s’il n’y avait pas eu d’accord hier soir, ce n’est pas simplement l’Europe qui sombrait dans la catastrophe, c’est le monde entier »  Nicolas Sarkozy a tenté de nous faire croire qu’il ne fait que son devoir de chef de l’Etat – n’a-t-il pas été élu pour cela ?   sans se soucier de ses ambitions personnelles. Tu parles Charles !

Dur le jugement ! Non, réaliste ! Parce que même en le parant de toutes les vertus, cet accord, arraché après une nuit de « tiraillements » franco-allemands, ne règle en rien le problème de fond de l’Europe donc les problèmes liés à la crise et que la dessus il ne s’est pas exprimé parce qu’il n’a rien à dire, c’est un homme du passé sans vision pour le futur !

helmut.jpgimages.jpgL’Europe pour s’en sortir doit définitivement mettre un terme à l’ambigüité du Traité de Maastricht où le choix entre fédéralisme ou confédéralisme a été esquivé. Le compromis de François Mitterand et d’Helmut Kohl doit désormais être dépassé.

Hors Nicolas Sarkozy et Angela Merkel sur ce point sont loin de se rejoindre. Ils ne se sont mis d’accord que sur une chose, g2580252.jpgagner du temps et mieux aborder chacun leur côté la campagne électorale qui les attend en vue de leur réélection. On a sauvé la Grèce youppie on est les plus beaux et les plus forts !

Mais ce nième plan de sauvetage de la Grèce va rapidement montrer ses limites quand le Portugal, l’Espagne et l’Italie vont venir frapper à la porte de la solidarité européenne parce qu’elles ne peuvent plus payer les intérêts de leurs dettes respectives. D’ailleurs Nicolas Sarkozy lui-même n’y croit qu’à moitié, il commence déjà à se couvrir car rien n’est gagné : «  si la Grèce fait les efforts qui lui sont demandés, ça ne coûtera rien à la France, ça ne coûtera rien à l’Europe ».

Non hier Nicolas Sarkozy ne s’est pas comporté en chef de l’Etat qu'il prétend être, mais en candidat cornaqué par l’UMP dont il est en réalité resté le petit chef. Candidat à la recherche d’une stratégie de campagne pour sa réélection, candidat venu nous refaire la campagne de 2007.

Mais il n’a pas été meilleur sur le plan intérieur français !

Oser nous dire qu’il ne connaissait pas l’état des finances des caisses de retraites avant d’être élu, il fallait oser le faire ! Nicolas Sarkozy hier soir l’a fait ! Nous faire le coup de violon sur les 35 heures, la retraite à 60 ans, et tutti quanti comme étant les principales sources de la crise de la dette de la France, franchement il fallait aussi oser le faire ! Nicolas Sarkozy hier soir l’a fait !

Nicolas Sarkozy connaîtrait-il si mal l’entreprise qu’il n’a pas encore intégré que le passage aux 35 heures, s’il a posé un réel problème pour les PME de la sous-traitance, n’en n’a pas moins été un formidable moyen pour les directions des grandes entreprises d’engager des opérations réussies d’augmentation de la productivité au travail de coups de rabot conséquents sur les conditions de travail et de blocage des salaires durant trois ans.

Si Nicolas Sarkozy ne sait pas cela, les salariés sur qui la pression s’est accrue lors du passage aux 35 heures en savent eux quelque chose et s'en souviennent ainsi que les "petits patrons" de PME. Il ne faudrait tout de même pas prendre les Français qui travaillent que pour des billes.

54435_protesters-shout-slogans-during-a-rally-against-the-austerity-economic-measures-and-corruption-in-front-of-the-parliament-in-athens.jpgQuand à nous faire pleurer sur le sort des Grecs et ce qu’ils subissent, la ficelle est un peu grosse pour servir au Français l’idée un nouveau tour de visse auquel ils vont être soumis.

Il y a à peine trois mois  un plan d’austérité a été présenté en hors d’œuvre à nos concitoyens. Voilà que l’on nous annonce en plat de résistance un deuxième plan – la prévision de croissance à 1.75% du précédent s’avère mauvaise, il faut tabler désormais sur 1%. C’est la faute à …… Mitterand ? Il décédé depuis 1996 ! A …… Jospin ? Il a quitté la vie politique depuis 2002! A …… Martine Aubry ? Elle est dans l’opposition depuis 2002 ! Alors la faute à qui .....? – .

Le repas, que dire, « la pilule amère » est servie, Français il vous faut l’avaler. Nicolas Sarkozy le sauveur autoproclamé de l’Europe et du Monde, le protecteur de la France et des Français, vous convie à la table de la « gestion rigoureuse ». D’ailleurs ne vous plaignez pas regarder il vous a épargné le sort des Grecs. Ce n’est pas une ficèle, c’est une corde d’ancre marine!

Au fond qu’avons-nous vu et entendu hier ?

q.liberation.fr.jpgD’abord, il nous a été donné à voir un Nicolas Sarkozy, se faisant passer pour un héros du dernier sommet de Bruxelles, sauveur de l’Euro, de l’Europe et bientôt du monde. Grâce à lui et selon lui, tout ira mieux demain, les chinois vont investir leurs excédents en Europe  et la crise ne sera bientôt plus qu’un mauvais souvenir.

Ensuite, il nous a été donné d’entendre que si les socialistes en 1983 n’avaient pas pris "des décisions folles", aujourd’hui la France ne serait pas dans les difficultés qu’elle connaît, aussi 7708511405_une-mauvaise-note-de-l-agence-standard-and-poor-s-et-les-pays-concernes-empruntent-plus-cher-sur-les-marches.jpgendettée qu’elle l’est. Heureusement a martelé Nicolas Sarkozy les réformes qui s’imposaient ont été faites et le redressement est en marche. Si le président nous a dit assumer ses responsabilités il a omis au passage les 500 milliards d’augmentation de la dette de ces 4 dernières années qui pèsent durement sur notre fameuse note AAA.

Enfin, Nicolas Sarkozy a annoncé que les Français auront à se serrer la ceinture encore de quelques crans.  Le tout emballé dans une vague promesse que tout cela se fera de façon juste et que les efforts seront partagés par tous.

Pour le reste braves gens ne comptez pas sur Nicolas Sarkozy pour qu'il vous en dise plus! Le protecteur de la France prépare le régime mais ne vous dit pas ce qu’il y aura à la carte sinon que «  le problème ce ne sont pas les agences de notations, c’est que nous dépensons trop ». La messe est dite entre les lignes il faut comprendre demain ce sera régime sec.

Les Français veulent du changement, et souhaitent qu’on leur donne des perspectives d’avenir. De cela ils n’ont pas entendu parler.

Ce dont ils peuvent être surs c’est que Nicolas Sarkozy qui n’a qu’une obsession en tête, se faire réélire, fera tout ce qui est en son pouvoir pour ne pas déplaire aux marchés afin que la France conserve son triple A.

En ligne de mire, les retraites, le pouvoir d’achat, le remboursement des dépenses de santé, l’assurance chômage, bref il nous suffit de bien nous imprégner du régime qui a été imposé, par les marchés, le FMI et la Commission Européenne, aux Grecs, aux Espagnols, aux Italiens pour comprendre à quoi peuvent s’attendre demain les Français.

Personne ne peut nier que des efforts doivent être engagés pour redonne8300_1ere.jpgr de la compétitivité au secteur industriel français, pour réformer la fonction publique et territoriale, pour reconquérir  un équilibre des finances publiques, pour assurer la transition énergétique et écologique du modèle de production industriel et agricole français, pour transformer le système de santé et prendre en compte le viellissement de la population. Mais tout cela ne peut pas indéfiniment être porté par les classes moyennes et les classes les plus démunies.

Il faut impérativement remettre de la justice à tous les niveaux du corps social.

1-a-logo-for-oil-giant-total-is-seen-at-a-petrol-station-in-london_201.jpgLa contribution des plus aisés de nos compatriotes doit être sollicitée plus fortement. La tranche supérieure de l’impôt de 41% doit être élevée à 45%, il faut créer une nouvelle tranche à 50%. Que cela plaise ou ne plaise pas au Medef, il faut que 1893365.jpgles grands groupes industriels soit imposés plus lourdement. La grande distribution doit lâcher un bout de la part insolente de plus value qu’elle réalise sur le dos des consommateurs et des sous-traitants. Les transactions financières doivent être taxées.....

Ces pistes courageuses à explorer et à mettre en oeuvre pour un homme d’état, Nicolas Sarkozy ne les a pas abordées de riche_323.jpgfront et pour cause. Elles toucheraient à l’essentiel de ce qui constitue son fond de clientèle électoral qu’il n’a cessé de satisfaire depuis son arrivée à l’Elysée  et sans lequel demain il n’aurait plus aucune chance de se faire réélire.

La faiblesse et le peu d’ambition des propositions du programme socialiste auraient du l’inciter à s’inscrire résolument dans cette voie. Mais n’est pas homme d’état celui qui se déclare comme tel!

medium_drapeau.jpgLe costume de l'intérêt général est un peu trop large pour Nicolas Sarkozy, celui de chef de clan lui sied mieux c'est au fond la leçon qui nous a été donné de recevoir au terme de ce pitoyable tour de piste médiatique

 
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