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23/05/2012

En Europe, le pouvoir est à Goldman Sachs

 

François Hollande, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Mario Draghi, Goldman Sachs, Mario Monti, Lucas Papademos, Banque Centrale Européenne, Petros Christodoulos, National Bank of Greece, Henry Paulson, William C. Dudley, Swaps, Antonio Borges, Karel Van Miert, Ottmar Issing, Bundesbank, Peter Sutherland, Alessio Rastani, El Correo, Eduardo Febbro,François Hollande, dont l’élection vient de changer la donne en Europe, se rend à Bruxelles pour préparer avec les 27 chefs d’Etat européens le prochain sommet européen des 28 et 29 juin. Sur fond de crise en Grèce et de relance de l’économie en Europe le Président de la République va tenter de convaincre Angela Merkel, la Chancelière Allemande, d’accepter que soit mis en place à l’agenda de l’UE, les euro-obligations pour mutualiser la dette de chacun des partenaires.

Celle-ci reste indéfectiblement campée sur son traité de François Hollande, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Mario Draghi, Goldman Sachs, Mario Monti, Lucas Papademos, Banque Centrale Européenne, Petros Christodoulos, National Bank of Greece, Henry Paulson, William C. Dudley, Swaps, Antonio Borges, Karel Van Miert, Ottmar Issing, Bundesbank, Peter Sutherland, Alessio Rastani, El Correo, Eduardo Febbro,discipline budgétaire qu’en son temps elle avait réussit à faire avaler à Nicolas Sarkozy. A l’heure où les discussions vont s’enchaîner avec en arrière-plan les inévitables montées de tension entre Berlin et Paris, il m’est apparu intéressant de porter à la connaissance des lecteurs de ce blog, l’article rédigé par Eduardo Febbro, journaliste à El Correo le journal de la diaspora latino-américaine.

Nombre des acteurs de la scène européennes qui vont s’exprimer ces prochains jours y sont cités. Leurs propos et prises de position y seront éclairés d’une lumière inhabituelle.

Bernard FRAU : Humanisme – Ecologie – République.

François Hollande, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Mario Draghi, Goldman Sachs, Mario Monti, Lucas Papademos, Banque Centrale Européenne, Petros Christodoulos, National Bank of Greece, Henry Paulson, William C. Dudley, Swaps, Antonio Borges, Karel Van Miert, Ottmar Issing, Bundesbank, Peter Sutherland, Alessio Rastani, El Correo, Eduardo Febbro,« La BCE, la Grèce et l’Italie dans les mains de Goldman Sachs. Les techniciens de la société sont à la tête de deux gouvernements et de la Banque Centrale Européenne. Ceux-ci appartiennent au réseau que Sachs a tissé sur le Vieux Continent et, à divers degrés, ont participé aux opérations illicites les plus truculentes orchestrées par l’institution étasunienne. De plus, ce ne sont pas les seuls.

L’histoire pourrait combler toutes les attentes des adeptes des théories du complot. Où est le pouvoir mondial ?

La réponse tient dans un seul nom et lieu : au siège de la banque d’affaire Goldman Sachs. La banque étasunienne a réussi un exploit peu fréquent dans l’histoire politique François Hollande, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Mario Draghi, Goldman Sachs, Mario Monti, Lucas Papademos, Banque Centrale Européenne, Petros Christodoulos, National Bank of Greece, Henry Paulson, William C. Dudley, Swaps, Antonio Borges, Karel Van Miert, Ottmar Issing, Bundesbank, Peter Sutherland, Alessio Rastani, El Correo, Eduardo Febbro,mondiale : placer ses hommes à la tête de deux gouvernements européens et de la banque qui régit les destins des économies politiques de l’Union Européenne. Mario Draghi, l’actuel président de la Banque Centrale Européenne ; Mario Monti, le président du Conseil Italien qui a remplacé Silvio Berlusconi ; Lucas Papademos, le nouveau Premier ministre grec, tous appartiennent à la galaxie Goldman Sachs.

Ces trois responsables, dont deux Monti et Papademos, François Hollande, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Mario Draghi, Goldman Sachs, Mario Monti, Lucas Papademos, Banque Centrale Européenne, Petros Christodoulos, National Bank of Greece, Henry Paulson, William C. Dudley, Swaps, Antonio Borges, Karel Van Miert, Ottmar Issing, Bundesbank, Peter Sutherland, Alessio Rastani, El Correo, Eduardo Febbro,forment l’avant-garde de l’annexion de la politique à la technocratie économique, appartiennent au réseau que Sachs a tissé sur le Vieux Continent et, à divers degrés, ont participé aux opérations illicites les plus truculentes orchestrées par l’institution étasunienne.

De plus, ils ne sont pas les seuls. On peut mentionner aussi Petros Christodoulos, aujourd’hui à la tête de l’organisme qui administre la dette publique grecque et dans le passé président du National Bank of Greece, à qui Sachs a vendu le produit financier connu sous le nom de « Swap » et avec lequel les autorités grecques et Goldman Sachs ont orchestré le maquillage des comptes grecs.

Le dragon qui protège les intérêts de Wall Street dispose François Hollande, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Mario Draghi, Goldman Sachs, Mario Monti, Lucas Papademos, Banque Centrale Européenne, Petros Christodoulos, National Bank of Greece, Henry Paulson, William C. Dudley, Swaps, Antonio Borges, Karel Van Miert, Ottmar Issing, Bundesbank, Peter Sutherland, Alessio Rastani, El Correo, Eduardo Febbro,d’hommes clefs dans les postes les plus décisifs et pas seulement en Europe. Henry Paulson, ex-président de Goldman Sachs, a été nommé ensuite secrétaire du Trésor des États-Unis, tandis que William C. Dudley, autre cadre supérieur de Goldman Sachs, est l’actuel président de la Réserve fédérale de New York.

Mais le cas des responsables européens est plus paradigmatique. Mario Draghi emporte la palme d’or. L’actuel président de la Banque Centrale Européenne, BCE, a été vice-président de Goldman Sachs pour l’Europe entre les années 2002 et 2005. A ce poste, Draghi a eu un rôle plus qu’ambigu. L’intitulé de son poste était « entreprises et dettes souveraines ».

François Hollande, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Mario Draghi, Goldman Sachs, Mario Monti, Lucas Papademos, Banque Centrale Européenne, Petros Christodoulos, National Bank of Greece, Henry Paulson, William C. Dudley, Swaps, Antonio Borges, Karel Van Miert, Ottmar Issing, Bundesbank, Peter Sutherland, Alessio Rastani, El Correo, Eduardo Febbro,Précisément, à ce poste Draghi a eu pour mission de vendre le produit incendiaire « Swap ». Cet instrument financier est un élément déterminant dans l’occultation des dettes souveraines c’est-à-dire dans le maquillage des comptes grecs. Cette ruse fut l’astuce qui a permis à la Grèce de se qualifier pour faire partie des pays qui allaient utiliser l’euro, la monnaie unique européenne.

Techniquement, et avec Goldman Sachs comme opérateur, il s’est agi alors de transformer la dette extérieure de la Grèce de dollars en euros. Ainsi, la dette grecque a disparu des bilans négatifs et Goldman Sachs a emporté une juteuse commission.

Ensuite, en 2006, Goldman Sachs a vendu une partie de ce paquet de « Swaps » à la principale banque commerciale du pays, à National Bank of Greece, dirigée par un autre homme de la Goldman Sachs, Petros Christodoulos, ex-trader de la Goldman Sachs et qui est actuellement le directeur de l’organisme de gestion de la dette de la Grèce que lui même et les déjà mentionnés ont contribué à dissimuler d’abord et à augmenter après.

Mario Draghi a un historique lourd. L’ex-président de la République Italienne Francesco Cossiga a accusé Draghi François Hollande, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Mario Draghi, Goldman Sachs, Mario Monti, Lucas Papademos, Banque Centrale Européenne, Petros Christodoulos, National Bank of Greece, Henry Paulson, William C. Dudley, Swaps, Antonio Borges, Karel Van Miert, Ottmar Issing, Bundesbank, Peter Sutherland, Alessio Rastani, El Correo, Eduardo Febbro,d’avoir favorisé Goldman Sachs dans l’attribution de contrats importants quand Draghi était directeur du Tesoro e Italia était en plein processus de privatisation. Ce qui est certain c’est que celui qui est maintenant directeur de la Banque Centrale Européenne apparaît pleinement lié à la vente de « Swaps » dans toute l’Europe.

Dans cette mêlée de falsifications surgit le chef de l’Exécutif grec, Lucas Papademos. Le Premier ministre a été gouverneur de la banque Centrale grecque entre 1994 et 2002. C’est précisément la période pendant laquelle Goldman Sachs a été complice de l’occultation de la réalité économique grecque et en tant que responsable de l’établissement bancaire national, Papademos ne pouvait pas ignorer la ruse qui était monté.

Les dates où il a occupé la fonction font de lui un opérateur du montage. Dans la liste des remarquables Mario Monti le suit. L’actuel président du Conseil Italien fut conseillé international de Goldman Sachs dès 2005.

François Hollande, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Mario Draghi, Goldman Sachs, Mario Monti, Lucas Papademos, Banque Centrale Européenne, Petros Christodoulos, National Bank of Greece, Henry Paulson, William C. Dudley, Swaps, Antonio Borges, Karel Van Miert, Ottmar Issing, Bundesbank, Peter Sutherland, Alessio Rastani, El Correo, Eduardo Febbro,En résumé, plusieurs des hommes qui ont fabriqué la catastrophe ont été appelés à prendre maintenant les rênes de postes clefs et avec la mission de réparer, aux dépens des bénéfices sociaux des peuples, les conséquences des escroqueries qu’eux mêmes ont réalisées. Il n’y a aucun doute qu’il existe ce que les analystes nomment « un gouvernement européen Sachs ».

Le portugais Antonio Borges a dirigé jusqu’à il y a peu – il vient de démissionner – le Département Europe du Fonds monétaire international. Jusqu’à 2008, Antonio Borges a été vice-président de Goldman Sachs. Le disparu Karel Van Miert – Belge – fut commissaire européen à la Concurrence et aussi un cadre Goldman Sachs.

L’Allemand Ottmar Issing a successivement été le président de la Bundesbank, conseiller international de la banque d’affaire étasunienne et membre du Conseil de l’Administration de la Banque Centrale Européenne.

Jim O’Neill est un autre homme du sérail : le président de Goldman Sachs Asset Management, O’Neill, surnommé « Le Gourou » de Goldman Sachs, est l’inventeur du concept de Brics, le groupe de pays émergents composé par le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud. O’Neill est accompagné par un autre poids lourd, Peter Sutherland, ex-président de Goldman Sachs International, membre de la section Europe de la Commission Trilatérale– le même que Lucas Papademos – un ex-membre de la Commission de la Concurrence dans l’Union Européenne, ex procureur général de la République d’Irlande et médiateur influent dans le plan qui a débouché sur le sauvetage de l’Irlande.

Alessio Rastani a entièrement raison. Ce personnage qui s’est présenté à la BBC comme trader et qui a dit il y a quelques semaines : « Les hommes politiques ne gouvernent pas le monde. Goldman Sachs gouverne le monde ».

Son histoire est exemplaire, du double jeu, comme le sont les personnalités et les carrières de ces bras mondiaux de Goldman Sachs. Alessio Rastani a dit qu’il était un trader londonien, mais ensuite on a découvert que trader il n’était pas et qu’il pourrait bien faire partie de « Yes Men », un groupe d’activistes, qui à travers la caricature et l’infiltration des médias, dénoncent le libéralisme.

Restera pour les pages de l’histoire mondiale de l’impunité la figure de ces personnages. Employés par une société des États-Unis, elles ont orchestré l’une des plus grandes escroqueries connues à ce jour, dont les conséquences se paient aujourd’hui. Ils ont été récompensés en prenant le gouvernail de la crise avec celles qu’ils ont complotées.

Source journal de la diaspora latino-américaine: « El Correo ».

Rédacteur de l’article : Eduardo Febbro

Titre original : « En Europa el poder es de Goldman Sachs »

Publication : le 23 novembre 2011.

Traduit de l’espagnol pour El Correo par : Estelle et Carlos Debiasi

Version de cet article en: Español

05/09/2011

Etats-Unis : 17 banques poursuivies dans l’affaire des subprimes

wall-street,subprimes,banques,lehman brothers,société générale,deutch bank,bank of america,jp mrgan chase,usb,goldman sachs,fannie mae,freddie mac,agence fédérale de financement du logementPlainte vient d’être déposée par l’Agence fédérale américaine en charge de la supervision des prêts hypothécaires contre 17 Banques internationales concernant 41 milliards de pertes liées à des obligations « subprimes ».

wall-street,subprimes,banques,lehman brothers,société générale,deutch bank,bank of america,jp mrgan chase,usb,goldman sachs,fannie mae,freddie mac,agence fédérale de financement du logementLa plainte de l’Agence Fédérale de Financement du Logement (Federal Housing Finance Agency) qui contrôle en autres Fannie Mae et Freddie Mac, vise à faire toute la lumière sur le rôle joué par les banques – Bank of America, JP Morgan Chase, Goldman Sachs, Deutsche Bank, Société générale et d’autres –  dans la mise en place des titres obligataires adossés à des crédits immobiliers « pourris » hypothéqués en  dissimulant volontairement l’exacte qualité de ceux-ci.

wall-street,subprimes,banques,lehman brothers,société générale,deutch bank,bank of america,jp mrgan chase,usb,goldman sachs,fannie mae,freddie mac,agence fédérale de financement du logementLes crédits ont été accordés en  surévaluant artificiellement la capacité des emprunteurs à rembourser, voir en truquant délibérément les demandes de prêts hypothécaire de ces derniers.

La crise financière de 2008 a été générée par ces crédits, désormais identifiés sous le générique « subprimes ». Le système s’est écroulé quand les emprunteurs n’ont plus été en mesure de faire face à leurs échéances et que les titres ont vu leur valeur en bourse s’effondrer, provoquant le 15 septembre la faillite de la banque Lehman Brothers.

wall-street,subprimes,banques,lehman brothers,société générale,deutch bank,bank of america,jp mrgan chase,usb,goldman sachs,fannie mae,freddie mac,agence fédérale de financement du logementParmi les autres victimes du séisme financier 2008, deux géants américains du refinancement hypothécaire  américain Fannie Mae et Freddie Mac, qui ont accusé des pertes de l’ordre de 33 milliards de dollars.

Ces deux institutions, dont on peut s’étonner qu’elles aient pu se laisser embarquer dans une telle « carambouille », ont été nationalisées le 7 septembre 2008.  Une intervention massive des autorités fédérales américaines a permis d’éviter la faillite.

Leur sauvetage sur le dos des contribuables a un coût : 140 milliards pour leur maintenir la tête hors de l’eau. 

wall-street,subprimes,banques,lehman brothers,société générale,deutch bank,bank of america,jp mrgan chase,usb,goldman sachs,fannie mae,freddie mac,agence fédérale de financement du logementAujourd’hui encore l’on cherche à minimiser leurs pertes dont le décompte final n’est pas réalisé à cause de l’opacité des opérations réalisées. Incompétence, naïveté, complicité ? A chacun de faire son point de vue !

Ce que l’Agence fédérale reprochent aux banques  qui ont monté cette « arnaque de haut vol des subprimes »  – titrisation des crédits immobiliers « toxiques » accordés aux particuliers pour les refourguer à des investisseurs peut regardant – se résume à deux choses simples : dissimulation et tromperie organisée.

Ce qui conduit l’Agence Fédérale de Financement du Logement à exiger, des Banques, qu’elle poursuit aujourd’hui devant la Justice, le remboursement des pertes occasionnées par les titres « toxiques » qu’elles ont vendus à Fannie Mae et Freddie Mac ; montant estimé 45 milliards de dollars.

Dans la plainte contre Merrill Lynch l’accusation de l’Agence est sans équivoque : « le défendeur a faussement exposé que les crédits hypothécaires sous-jacents respectaient certaines normes de garanties ou lignes directrices, y compris des présentations qui ont exagéré de façon importante la capacité des emprunteurs à rembourser leurs crédits immobiliers (……)». Pas moins pas plus, rien que ça !

wall-street,subprimes,banques,lehman brothers,société générale,deutch bank,bank of america,jp mrgan chase,usb,goldman sachs,fannie mae,freddie mac,agence fédérale de financement du logementEn juillet dernier l’agence avait déjà porté plainte contre le groupe Suisse USB, aujourd’hui elle poursuit JP Morgan Chase pour des pertes dont le total dépasse 33 milliards de dollars et la Sté Générale pour 1,3 milliards.

wall-street,subprimes,banques,lehman brothers,société générale,deutch bank,bank of america,jp mrgan chase,usb,goldman sachs,fannie mae,freddie mac,agence fédérale de financement du logementLa plainte engagée vendredi contre les 17 banques ne manque pas de susciter des inquiétudes. En effet la crainte est grande que l’action en gagée par l’Agence Fédérale bloque l’opération engagée contre les banques « ripoux» par les procureurs généraux de 50 états américains, pour trouver un règlement négocié dans les dossiers des abus relatifs aux abus des subprimes.

Autant dire que l’onde de choc de ce nouvel épisode du marasme actuel ne nous est pas encore totalement parvenue.

wall-street,subprimes,banques,lehman brothers,société générale,deutch bank,bank of america,jp mrgan chase,usb,goldman sachs,fannie mae,freddie mac,agence fédérale de financement du logementAu fond, tout cela ne serait pas important si l’on ne touchait qu’à la fortune de quelques « voyous »  de la finance, dopés à la cocaïne, jouant à se faire peur dans des opérations où l’argent passerait d’une poche à l’autre dans un jeu à somme nulle sans conséquences sur la marche de l’économie mondiale.

wall-street,subprimes,banques,lehman brothers,société générale,deutch bank,bank of america,jp mrgan chase,usb,goldman sachs,fannie mae,freddie mac,agence fédérale de financement du logementHors il n’en est rien, depuis trois ans maintenant il apparaît au grand jour   que de grands dirigeants, de grandes firmes cotées à Wall-Street à la City, ont construit avec la complicité des « policiers des opérations boursières », des « agences de notation »  et avec ce qu’un procureur new-yorkais appelle « l’inquiétante disposition de Wall-Street pour le crime » (*), un réseau hors la loi  de prédateurs sans scrupules qui font tanguer l’économie mondiale.

Dans cette affaire s’il faut souligner la bonne nouvelle que constitue cette plainte déposée contre les banques, car « lorsque l’on casse il faut payer », il ne faudrait pas oublier que toute cette « arnaque » n’a été possible que parce que l’Etat Fédéral américain  a cru pouvoir résoudre par l’endettement une chute du pouvoir d’achat des ménages américains que son système à bout de souffle ne permet plus d’assurer.

Une bande de féroces salopards irresponsables, ont en toute illégalité mais aussi en toute liberté, réussit à agir en se parant des vertus et de l’honorabilité des « gagnants» à qui tout est dû parce qu’ils sont devenus puissants et redevables à personne de leur comportement.

Il est temps grand temps de remettre les choses à leur place. Les régimes et les empires tombent lorsque ceux qui ont été mis en place pour les diriger ne remplissent plus le rôle qui leur est assigné.

Nous en sommes là et le réveil risque d’être douloureux, si des mesures draconiennes ne sont pas décidées pour mettre hors d’état de nuire les falsificateurs, les fraudeurs et les beaux parleurs forts en gueule, impuissants en actes.

wall-street,subprimes,banques,lehman brothers,société générale,deutch bank,bank of america,jp mrgan chase,usb,goldman sachs,fannie mae,freddie mac,agence fédérale de financement du logementLa liberté a un prix celui du combat que mènent celles et ceux qui croient en elle pour la faire vivre. Il faut des sanctions rapides et lourdes ! Tous les laissés pour compte de cette gabegie aux effets planétaires y comptent bien. Ils attendent de leurs dirigeants qu’ils agissent en fonction de la mission et de la place pour laquelle ils ont été choisis.

(*) Le Monde magazine 27 août 2011 Wall-Street sous l’œil du FBI.

Sources générales : Reuters  3 septembre 2011.Margaret Chadbourn et Jonathan Stempel.

07/05/2010

La crise grecque volet (1)

Ce plan d’austérité, économiquement, financièrement et socialement irréaliste que Bruxelles et les experts du FMI ont concocté à l’intention du peuple hellène c’est chronique d’un désastre politique et social annoncé!

C’est aussi une formidable mise en scène destinée à conditionner les opinions publique européennes aux nécessités d’une rigueur que l’on veut nous faire croire qu’elle sera salvatrice.

Sur l’analyse d’abord ! Non le peuple grec à qui la note est présentée aujourd’hui, n’a pas à assumer seul la responsabilité de la crise à laquelle la Grèce est confrontée.

6a00d83451b56c69e2012877b06237970c-320wi.jpgLes banquiers voyous de Goldman Sachs, et ses obligés des agences de notation, qui ont participé au maquillage de la situation réelle des finances de l’Etat hellène depuis son entrée dans la zone euro portent une responsabilité majeure dans la gravité de la situation du Pays.

Personne ne nous fera croire que dans les milieux autorisés tant à Bruxelles qu’à Francfort on ne savait pas ce qui se tramait !

La camarilla des, soi-disant, experts européens qui durant toutes ces années ont fermé les yeux sur ce qui se passait sont tout aussi coupables, au mieux de négligence au pire de complicité de fraude vis-à-vis des autres partenaires européens.

"Nous considérons le manque de préoccupation face la situation de la Grèce comme une erreur de négligence moyennement grave", a déclaré, en février dernier, Jean-Claude Juncker, qui préside actuellement l'Eurogroupe. De qui se moque-t-on ?

L’Allemagne de son côté a une part non négligeable dans l’aggravation de la situation! En tergiversant, pour ne pas dire en pratiquant une obstruction coupable, depuis de trop nombreuses semaines, elle a contribué à alourdir le service de la dette grecque donc à dégrader la situation de la Grèce.

banque_centrale_euro_18898b.jpgLa politique de l’Euro fort a largement contribué à affaiblir les comptes de la Grèce dont l’économie est structurée autour des services de faibles productivité – agroalimentaire, tourisme et industrie du transport commercial – largement concurrencés par des pays hors zone euro.

De même que l’absence totale de coordination économique, sociale et fiscale des politiques des pays de la zone euro dont la nécessité était d’autant plus de mise depuis la crise financière dont nous ont gratifié les banquiers et les spéculateurs anglo saxon logés à Wall Street et à la City.

Nonobstant, tout cela bien sur n’est pas pour escamoter le fait que la Grèce pêche par un certain nombre de côtés, au premier rang desquels sont à inscrire l’évasion fiscale, le travail non déclaré (évaluation à 30% du PIB), la folle politique d’armement et l’incurie du gouvernement Caramanlis. Il appartient désormais au gouvernement Papandréou de corriger avec énergie ces graves problèmes faute de quoi le naufrage serait irrémédiable.

Mais il faut que cesse cette fixation insupportable sur le soi-disant mauvais élève de la classe Europe qui selon les uns ou les autres, « magouille ses comptes », « ne travaille pas », « profite des subventions de l’Europe ».

En 2004, Goldman Sachs associé à Deutsch Bank a mis en place un montage ("Aries Vermoegensverwaltungs") qui a permis à l'Allemagne de camoufler une dette afin que celle-ci n'apparaisse pas dans les comptes publics. La France de son côté ne s’est pas privée de pratiquer ce sport bien connu de la « comptabilité créative".

Facade wall street.jpgLe système dans sa globalité est malade, malade de ses excès, malade de la situation financière des Etats-Unis et de l’Europe réunis, malade du fanatisme de Wall-Street et de la City, malade de l’incapacité des dirigeants occidentaux à penser autrement le futur. La Grèce, dans cette affaire, n’est qu’un épiphénomène, grossit à l’excès pour faire peur et ainsi mieux faire passer la grande lessive européenne des restrictions sociales, déjà programmée, que vont entreprendre ensemble, sous la houlette du FMI et des marchés, conservateurs et sociaux démocrates réunis.

DSK 2.jpgLes « il n’y a pas d’autre solution » de DSK, « Les Grecs sont responsables » de Laurent Fabius qui, évoquant "une baisse de pouvoir d'achat de 10 à 30% pour la population" a lâché « C'est très dur mais cet effort est nécessaire » ne font que traduire cette connivence inavouable mais bien réelle.

13:26 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : échec, austérité, goldman sachs, allemagne, wall street, city | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

 
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