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30/03/2012

Coup de filet dans les milieux islamistes radicaux

Un peu plus d'une semaine après la mort de Mohamed Merah, neutralisé par des policiers du RAID, la police a procédé ce vendredi matin, notamment à Toulouse, à une vingtaine d'interpellations d’islamistes radicaux.

images_248.jpgL’opération a été effectuée par les enquêteurs de la Direction centrale du renseignement intérieur et de la section antiterroriste de la police judiciaire parisienne. Pour certains des objectifs ciblés, l'appui du RAID a été requis.

19 personnes au total ont été interpellées et des armes ont été saisies dont des Kalachnikov. Les interpellations ne sont pas liées aux tueries de Toulouse et Montauban.

120330113819718_40_000_apx_470_.jpgCe coup de filet qui, selon une des sources proches aurait pour but de «démanteler des filières». L’opération s’est déroulée en région parisienne, à Nantes, à Marseille, à Lyon, et à Nice.

Parmi interpellations, on note celle de Mohammed Achamlane le responsable du groupuscule radical Forsane Alizza dissous, en janvier 2012 par Claude Guéant au motif que ce mouvement prévoyait de former ses membres à la lutte armée.

« Notre organisation prend de l'ampleur et nous avons besoin de main d’œuvre fi sabil Allah – ndlr: « sur le chemin d'Allah – nous recherchons toutes sortes de compétences mais surtout des soldats!» était-il indiqué sur le site de l’organisation qui, depuis, est fermé.

un-air-de-provocation-meme-pas-voilee_335701_510x255.jpgLes « Cavaliers de la Fierté » – Forsane Alizza – avaient également soutenu ce commerçant de Rezé près de Nantes, Lies Hebbadj, qui avait défrayé la chronique médiatique en se présentant avec ses épouses voilées au Tribunal de Nantes.

Selon une source policière, lors de l’interpellation dans l'agglomération nantaise de Mohammed Achamlane, qui se fait appeler Abou Hamza – du nom de l’oncle maternel du prophète Mohammed –, « trois kalachnikovs, un pistolet Glock et une grenade » ont été saisies

toulouse-532654-jpg_363251.JPGLe président candidat en campagne a déclaré à propos de coup de filet : « Il y a aura d'ailleurs d'autres opérations qui continueront et qui nous permettront également d'expulser du territoire national un certain nombre de gens qui n'ont, au fond, rien à y faire ».

On peut bien se demander pourquoi ces opérations n’ont pas été engagées plus tôt pendant le quinquennat.

11_septembre_complot_collon-89ce3.jpgSur sa lancée, le ridicule ne tue pas, ne reculant devant aucun scrupule, le président candidat s’est lâché : « ce qu'il faut bien comprendre, c'est que le traumatisme de Montauban et de Toulouse a été profond dans notre pays, un peu, je ne veux pas comparer les horreurs, un peu comme le traumatisme qui a suivi aux Etats-Unis et à New York l'affaire de septembre 2001, le 11-Septembre ».

Pour paraphraser le président candidat, dont la manie constante à se servir de références extra territoriales à l’appuis de ses arguments – Ici l’Allemagne d’Angela pour son modèle 3420_a.jpgde développement (on en rêve tous), là les USA pour les traumatismes – la tentation est grande de lui servir qu’il faut bien comprendre que ce quinquennat – le sien, celui de Nicolas Sarkozy –, est un traumatisme profond pour la République, un peu comme le traumatisme qu’on subit les Américains avec les présidences Bush, père et fils.

Toutes ces interpellations interviennent, fort à propos au mohamed-merah-image-d-archives-10667830tcajw_1902.jpglendemain de l'inhumation de Mohamed Merah au cimetière de Cornebarrieu, en banlieue toulousaine, dont l’équipée puis la neutralisation, dans l’appartement où il s’était retranché, commencent à poser un certain nombre de questions pour le moins gênantes.

L’ancien directeur de la DST le Préfet Yves Bonnet, s’interroge et de nombreux autres responsables avec lui : « ce qui interpelle, quand même, c'est qu'il (ndlr Mohamed Merah)  était connu de la DCRI non pas spécialement parce qu'il était islamiste, mais parce qu'il avait un correspondant au Renseignement intérieur. Or avoir un correspondant ce n'est pas tout à fait innocent. Ce n'est pas anodin ».

De son côté François Hollande le candidat à la présidentielle, désormais le plus sérieux pour remplacer Nicolas Sarkozy le 6 mai a de son côté évoqué ce trouble qui gagne les Français à propos de cette affaire qui de jour en jour est de moins en moins claire.

60742_hollande-socialist-deputy-and-candidate-for-french-socialist-party-presidential-primary-delivers-speech-at-political-rally-during-visit-to-rennes.jpg«À la suite du drame de Toulouse et de Montauban des questions seront nécessairement posées » a très justement indiqué François Hollande.

Ce déploiement de forceet ces interpellations spectaculaires ne sont t-elle pas tout simplement un écran de fumée dressé pour éviter d’aborder les questions au fond ?

Nicolas Sarkozy avait promis d’être Président jusqu’au bout de son mandat. Qu’il en fasse la preuve en allant jusqu’au bout des investigations pour garantir toute la transparence sur le statut réel de Mohamed Merah.

24/01/2012

Afghanistan: Partir au plus vite, oui ! Mais en bon ordre.

Nicolas Sarkozy, Hamid Karzaï, Afghanistan, USA, Etats-Unis, François Hollande, Talibans, François Bayrou, Pakistan, Iran, Russie, Allemagne, Angleterre, Europe, Doha, Quatar, Georges Bush, New-York Times, OTAN, ANA, Armée Nationale Afghane, ISAF, Soldats français, En moins d’un mois six nouveaux militaires français ont été tués en Afghanistan. Deux le 29 décembre, et quatre ce vendredi 20 janvier. Ce qui porte à 82 le nombre de morts français depuis 2001 pour un contingent militaire qui compte 3600 hommes – troisième par le nombre des forces de la coalition –. Ce contingent, qui participe à l’entraînement de l’ANA – Armée Nationale Afghane – devrait quitter le théâtre des opérations fin 2013.

Partir, fin 2013 au terme de la mission que la France, PS et UMP confondus, a acceptée aux côtés des Allemands, des Anglais et des Américains ou partir dès la fin 2012 comme le réclame François Hollande, n’est pas vraiment la question. Les militaires français doivent quitter l’Afghanistan, en bon ordre, en toute sécurité et, oui, le plus tôt sera le mieux.

Nicolas Sarkozy, Hamid Karzaï, Afghanistan, USA, Etats-Unis, François Hollande, Talibans, François Bayrou, Pakistan, Iran, Russie, Allemagne, Angleterre, Europe, Doha, Quatar, Georges Bush, New-York Times, OTAN, ANA, Armée Nationale Afghane, ISAF, Soldats français, Visiblement la position de la France, exprimée vendredi par le Chef de l’Etat – constitutionnellement chef des armées – semble s’être infléchie. Nicolas Sarkozy a toujours considéré l’engagement des troupes françaises en Afghanistan comme un « combat des démocraties pour défendre leurs valeurs » contre « la barbarie ».

En août 2010, il rassurait les membres de la coalition, en indiquant que la France resterait «en Afghanistan, avec ses alliés, aussi longtemps que nécessaire» tout en précisant que les décisions qu’il pourrait être amené à prendre ne seraient «pas soumises à des calendriers artificiels ou à des humeurs médiatiques».

Le voilà, vendredi 20 janvier, qu’il annonce une « suspension de toutes les opérations de formation et d’aides au combat de l’armée afghane » allant même jusqu’à poser «la question d’un retour anticipé des troupes françaises».

Que se passe-t-il ? Sommes-nous une fois de plus confrontés au travers de Nicolas Sarkozy aussi prompt dire tout et le contraire  du tout dès lors que ses intérêts du moment lui semblent en cause ?

Ce dossier mérite sans doute un examen un peu plus approfondi et un jugement moins tranché.

D’abord, les quatre soldats ont été tués par un membre de l’ANA alors que ceux-ci n’étaient pas armés. Cela est parfaitement inacceptable, comme l’a dit très justement Nicolas Sarkozy lors de la cérémonie des vœux aux corps constitués « l’armée française n’est pas en Afghanistan pour que les soldats afghans lui tirent dessus »

Nicolas Sarkozy, Hamid Karzaï, Afghanistan, USA, Etats-Unis, François Hollande, Talibans, François Bayrou, Pakistan, Iran, Russie, Allemagne, Angleterre, Europe, Doha, Quatar, Georges Bush, New-York Times, OTAN, ANA, Armée Nationale Afghane, ISAF, Soldats français, Ensuite ces actes criminels ont été perpétrés dans un contexte que jusqu’alors les porte-parole de l’Otan n’ont jamais admis officiellement. Un rapport interne de l’ISAF – force de l’OTAN pour l’Afghanistan – rendu public en juin 2011 et repris vendredi par le New-York Times révèle que depuis 2007 les soldats américains ont été victimes de fusillades de la part de soldats et policiers afghans.

Cette animosité meurtrière s’est progressivement développée au point qu’entre mai 2007 et mai 2011 elle serait la cause de 6% des pertes totales occasionnées par les opérations de combat.

L’infiltration d’insurgés talibans dans les forces de l’ANA, même si des cas existent, ne suffirait pas à expliquer un phénomène plus global qui s’est accéléré brutalement depuis 2009.

Nicolas Sarkozy, Hamid Karzaï, Afghanistan, USA, Etats-Unis, François Hollande, Talibans, François Bayrou, Pakistan, Iran, Russie, Allemagne, Angleterre, Europe, Doha, Quatar, Georges Bush, New-York Times, OTAN, ANA, Armée Nationale Afghane, ISAF, Soldats français, « Il est clair que les altercations meurtrières ne sont ni rare ni isolées; elles reflètent une menace en hausse rapide et systématique – dont l’ampleur pourrait être sans précédent, entre alliés, dans l’histoire militaire moderne –», explique l’auteur du rapport qui ajoute, que les dénégations des officiels de l’OTAN « semblent peu sincères, sinon intellectuellement profondément malhonnêtes».

Le climat de haine qui s’est installé entre les forces afghanes et celles de la coalition est en train d’apparaître au grand jour. Il inquiète y compris dans les rangs de l’ANA.

Un officier de cette armée, dont les propos ont été repris par le New-York Times, qualifie ses soldats de « voleurs, des menteurs et des drogués » et désigne les américains comme « des brutes grossières et arrogantes ». Il dit craindre que ce contexte « ne devienne bientôt un problème majeur dans les rangs subalternes des deux armées ».

Alors que Gérard Longuet – le ministre français de la défense – s’en tient à la version officielle, l’auteur de la fusillade qui a tué 4 de nos compatriotes et blessé 15 autres est « un taliban manifestement infiltré de puis longtemps » dans l’armée afghane, une des sources locales indiquent de son côté : « c’était un vrai soldat, enregistré. Pendant ses premiers interrogatoires par des soldats français, il leur a dit qu’il avait fait cela – la fusillade ndlr – à cause de la vidéo sur laquelle des soldats américains urinaient sur des cadavres ».

Enfin, pour ce qu’il est possible d’en savoir à l’heure actuelle, il apparaît très nettement que la position française au sein de la coalition à propos des conditions de sortie d’Afghanistan ne soit pas identique à celle envisagée par les américains.

L’équation actuelle retenue pour se dépatouiller  du bourbier dans lequel Nicolas Sarkozy, Hamid Karzaï, Afghanistan, USA, Etats-Unis, François Hollande, Talibans, François Bayrou, Pakistan, Iran, Russie, Allemagne, Angleterre, Europe, Doha, Quatar, Georges Bush, New-York Times, OTAN, ANA, Armée Nationale Afghane, ISAF, Soldats français, Georges BUSH a entrainé l’Amérique et ses alliés britanniques, allemands et français peut se résumer d’une trait synthétique: sortir au plus vite – fin 2014 – au moindre coût humain et en laissant le pays assurer seul sa destinée en donnant aux autorités afghanes – le régime de l’actuel président KARZAÏ – les moyens de contenir les Talibans sans l’aide de l’Otan à un coût financier le plus réduit.

Hors à ce jour non seulement la situation financière du pays n’est pas assurée – 90% du budget afghan provient de l’aide extérieure – mais Nicolas Sarkozy, Hamid Karzaï, Afghanistan, USA, Etats-Unis, François Hollande, Talibans, François Bayrou, Pakistan, Iran, Russie, Allemagne, Angleterre, Europe, Doha, Quatar, Georges Bush, New-York Times, OTAN, ANA, Armée Nationale Afghane, ISAF, Soldats français, Washington, bien que souhaitant maintenir après 2014 cinq bases militaires en Afghanistan, renâcle à maintenir sa participation au niveau actuel et tente d’imposer à ses alliés une nouvelle répartition de l’aide plus à son avantage. Ce que ceux-ci refusent en proposant que les pays du Golfe soient mis à contribution.

De plus les Etats-Unis qui continuent unilatéralement de dérouler leur plan de sortie d’Afghanistan ont engagé à Doha au Qatar des négociations avec les Talibans en vue d’explorer la possibilité de leur intégration dans un futur gouvernement d’union nationale.

Au regard du contexte général extérieur – montée de la haine à l’endroit des occidentaux, augmentations des pertes humaines, détricotage des solidarités à l’intérieur de la coalition – la diplomatie française doit trouver un juste équilibre qui permette à notre pays de ne pas se laisser imposer une ligne qui ne préserve pas ses intérêts dès lors qu’elle s’aligne sur les positions de l’Oncle Sam.

Nicolas Sarkozy, Hamid Karzaï, Afghanistan, USA, Etats-Unis, François Hollande, Talibans, François Bayrou, Pakistan, Iran, Russie, Allemagne, Angleterre, Europe, Doha, Quatar, Georges Bush, New-York Times, OTAN, ANA, Armée Nationale Afghane, ISAF, Soldats français, Faut-il vraiment que la France, en collant systématiquement à la diplomatie de la canonnière des USA, se mette encore un peu plus à dos l’Iran, la Russie et le Pakistan qui ne veulent pas de bases militaires américaines dans la Région ?

Faut-il vraiment que les soldats français fassent les frais d’une politique qui viserait à l’intégration des Talibans dans un gouvernement d’union nationale contre le souhait d’une partie des fractions afghanes qui les ont combattus jusqu’à ce jour ?

Faut-il vraiment que la France, qui doit emprunter pour couvrir son déficit primaire, se laisse imposer une augmentation de la part financière qu’elle assume dans cette guerre où elle s’est laissée entraîner?

Faut-il vraiment que la France se brouille avec ses alliés de la coalition en particulier ses alliés européens ?

A ces quatre questions la réponse est non !

Cette détestable période de 10 ans de guerre, dont l’issue, à ce jour, est largement incertaine –  la guerre civile et le chaos en Afghanistan ne sont pas à exclure – exige de tous les responsables politiques français exemplarité et solidarité dans la manière d’aborder les faits qui nous parviennent d’Afghanistan.

Les enjeux sont d’une grande gravité. Le respect que nous devons à ceux de nos soldats qui sont morts ou blessés gravement commande de ne pas céder à la tentation d’instrumentaliser à des fins électorales les difficultés qui sont celles du Pays tout entier.

Nicolas Sarkozy, Hamid Karzaï, Afghanistan, USA, Etats-Unis, François Hollande, Talibans, François Bayrou, Pakistan, Iran, Russie, Allemagne, Angleterre, Europe, Doha, Quatar, Georges Bush, New-York Times, OTAN, ANA, Armée Nationale Afghane, ISAF, Soldats français, François Bayrou qui s’est exprimé hier dimanche sur Canal +  a su, sur ce point, donné le ton juste et responsable en déclarant très simplement mais avec beaucoup de hauteur «  au moins soyons calmes et rationnels dans les décisions que nous allons prendre et ne prenons pas des décisions uniquement dictées par l’émotion».

 
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