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14/09/2013

Fukushima : à nouveau de la vapeur au-dessus du réacteur 3itre de la note

Quand c’est fini, ça recommence ! 

Vendredi matin 13 septembre à 8 heures (heure de Tokyo) un dégagement de vapeur a été constaté au-dessus du réacteur 3 de la centrale de Fukushima dévasté par le tsunami ravageur du 11 mars 2011 dont le bâtiment avait été gravement endommagé lors d’une très forte explosion d’hydrogène.

vapeur.jpg

Cette information a été annoncée par TEPCO (Tokyo Electric Power) qui, tout en précisant avoir la situation sous contrôle, indique ne pas connaitre la ou les raisons de ce nième incident.

Depuis le 18 juillet de cette année jusqu’au 7 aout des dégagements avait été observés sans que soient identifiées les raisons de ces défaillances........Lire la suite de l'article sur:

 HER V3 SOLEIL.jpg

 

 

 

 

 

 

http://humanisme-ecologie-republique.blog4ever.com/blog/l... 

 

 


Comprendre la situation à Fukushima en deux... par lemondefr

12:14 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International, Energie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fukushima, tepco, dégaements de vapeurs, her | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

05/06/2013

Nouvelles fuites d'eau contaminée à Fukushima

De source Europe 1 et Reuters en date du 5 juin l'opérateur TEPCO, FUKUSHIMA, Fuites radioactives, Césium, Japon, Les blaireaux du monde pronucléaire,japonais Tepco gestionnaire de la centrale nucléaire de Fukushima a fait état de nouvelles fuites d’eau contaminée en provenance d’un réservoir repérées par un des technicien du site.

Déjà en début de semaine l’opérateur japonais – TEPCO – avait signalé  un épanchement de césium radioactif dans l’eau du sol environnant la centrale.

Comme toujours depuis la catastrophe les deux dysfonctionnements ont été qualifiés de négligeables par les autorités en charge de la centrale.

Le directeur du nouveau régulateur nucléaire japonais – TEPCO, FUKUSHIMA, Fuites radioactives, Césium, Japon, Les blaireaux du monde pronucléaire,Shunichi Tanaka – installé à la place de l'organisme totalement discrédité lors de la catastrophe de mars 2011 où un tremblement de terre suivi d'un tsunami avait  entraîné une fusion des réacteurs et des explosions multiples à la centrale, a demandé que TEPCO règle immédiatement ce nième problème.

Il s’est empressé par ailleurs d’indiquer que le régulateur ne semblait pas accorder un caractère de gravité particulier à cette fuite d’eau contaminée.

Vous avez bien lu «ne semblait pas» !!!!

Il faut noter que depuis les mois de mars et avril 2013, une série d'incidents identiques ainsi que des pannes de courant se sont produite à la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi.

Ces incidents et pannes récurrentes confortent auprès de l’opinion publique et des pouvoirs politiques japonais dans l’idée que l’opérateur est dans l’incapacité de maîtriser réellement la situation s’agissant des questions relatives à la gestion du confinement de l'eau contaminée afin d’éviter les pollutions du sol et eaux marines.

Et pendant ce temps-là, tous «les blaireaux du monde pro-nucléaire» nous amusent avec leur blabla sur la qualité et la compétence des autorités en charge du nucléaire en général et de celles du Japon en particulier.

TEPCO, FUKUSHIMA, Fuites radioactives, Césium, Japon, Les blaireaux du monde pronucléaire,On ne le redira jamais assez, outre le fait que la production d’énergie nucléaire est coûteuse sale et dangereuse, le nucléaire n’est pas à la dimension de l’homme ni sur le fond ni dans sa forme.

17:55 Écrit par Bernard FRAU dans Energie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tepco, fukushima, fuites radioactives, césium, japon, les blaireaux du monde pronucléaire | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

02/06/2013

Fukushima : Les blaireaux nous prennent pour des truffes!

Fukushima, Tchernobyl, OMS, UNSCEAR, Comité scientifique de l'ONU, Cancer de la Thyroïde,

Selon une dépêche AFP, vendredi 31 mai un comité de chercheurs de l’ONU, basé à Vienne  – l’UNSCEAR – a fait savoir dans un rapport officiel que les conséquences des émissions radioactives suite à la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi de 2011 ne devraient pas engendrer de conséquences sur la santé pour la population et la grande majorité des travailleurs.

Lors de la présentation de son rapport, dont la publication est à venir, le Comité scientifique de l’ONU est allé jusqu’à saluer la réaction des autorités gouvernementales dès le début de la catastrophe, allant jusqu’à indiquer que les mesures prises en Fukushima, Tchernobyl, OMS, UNSCEAR, Comité scientifique de l'ONU, Cancer de la Thyroïde, vue de la protection des populations auraient eu pour résultat de diviser par 10 l’exposition aux radiations.

S’agissant des travailleurs dépêchés sur le site – 25000 environs – le comité précise qu’aucun d’entre-eux n’est décédé et qu’il est peu probable, vu le faible nombre qui ont été très exposés, que l’on puisse noter dans le futur une augmentation des cancers de la thyroïde consécutifs aux radiations.

Rappelons qu’en mars 2011, suite à un tremblement de terre Fukushima, Tchernobyl, OMS, UNSCEAR, Comité scientifique de l'ONU, Cancer de la Thyroïde, séisme de magnitude 9 et à un tsunami gigantesque, l'accident à la centrale nucléaire de Fukushima avait provoqué le rejet de très importantes émissions radioactives polluant l'air, la mer et les sols de la région, située à 220 km au nord-est de Tokyo.

Plusieurs dizaines de milliers de personnes, environs 100000, avaient dû évacuer leur domicile et la catastrophe naturelle avait causé la mort de 19.000 personnes sans qu’il ait été établi un décompte officiel des décès occasionnés directement par les radiations nucléaires en provenance de la centrale.

Fukushima, Tchernobyl, OMS, UNSCEAR, Comité scientifique de l'ONU, Cancer de la Thyroïde, Contrairement aux conclusions du rapport de l'UNSCEAR, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) avait déclaré en mars 2013 que, dans les zones les plus contaminées, le risque de cancer a augmenté précisant que le reste de la population japonaise n'était pas affectée.

La catastrophe de Fukushima est à ce jour le pire accident nucléaire qui se soit produit depuis 1986 à la centrale de Tchernobyl  en Ukraine. Une augmentation du nombre de cancers de la thyroïde y avait été constatée.

Wolfgang Weiss, qui a supervisé l’élaboration du rapport de l'UNSCEAR aura beau nous déclaré que les doses de radiations reçues à Tchernobyl par les populations étaient supérieures à celles mesurées à Fukushima rien ne nous empêchera de penser que ce rapport n’est qu’une collection  d’informations douteuses qui ne visent qu’à faire croire au bon peuple japonais que son pays peut régénérer son parc nucléaire et faire comme si rien ne s’était passé.

Fukushima, Tchernobyl, OMS, UNSCEAR, Comité scientifique de l'ONU, Cancer de la Thyroïde, Ce lamentable rapport est à la fois un outil de propagande pro-nucléaire et une provocation pour les innombrables Japonais qui refusent de voir leur pays réinvestir dans cette filière énergétique hors de prix, sale et dangereuse pour les Hommes et la Nature!

Cela vaut d’ailleurs également pour la France qui s’obstine à vouloir à maintenir le choix nucléaire engagé par Valéry Giscard d’Estaing, consolidée par François Mitterrand, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et maintenant François Hollande.  

Les blaireaux nous prennent pour des truffes mais nous ne sommes pas dupes




12:51 Écrit par Bernard FRAU dans Energie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fukushima, tchernobyl, oms, unscear, comité scientifique de l'onu, cancer de la thyroïde | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

19/03/2013

Fukushima : Ça chauffe dans les piscines

502720.jpgUn nouvel incident vient de se produire à la centrale atomique de Fukushima, ravagée le 11 mars 2011 qui provoque l’inquiétude des Japonais. De quoi s’agit-il ?

L’alimentation en courant électrique des équipements destinés à assurer le fonctionnement des installations sensibles de la centrale, est interrompue depuis 24 heures.

A l’heure actuelle TEPCO, l’opérateur responsable de la Centrale, est dans l’incapacité d’expliquer cette panne qui affecte notamment les systèmes de refroidissement des piscines de stockage de combustibles usés de la centrale.

Avant la coupure la température dans le bassin du réacteur N° 4 se situait à 25° Celsius. Sans le système de refroidissement cette température monte régulièrement de 0,37 degré par heure soit près de 9 degrés par Jour.

Ce qui laisse aux techniciens de Tepco 4 jours pour rétablir la situation dans ce bassin dans lequel sont stockés un peu plus de 1500 crayons de combustibles ce qui équivaut à trois cœurs de réacteurs.

Le seuil de 65° degré Celsius est considéré comme seuil potentiellement critique pouvant déclencher des réactions difficilement contrôlables.

963952-1141146.jpgQuestionné à propos de la gravité de cette panne dont personne à l’heure actuelle ne sait ou ne veut dire l’origine, le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga, s’est contenté de dire l’habituel discours de circonstance ; il comprend l’inquiétude à propos de la situation au réacteur N°4, il assure que Tepco a le temps pour rétablir le courant électrique.

Il convient de noter que ce n’est pas la première fois que depuis 2011 les installations électriques de la centrale sont défaillantes.

En janvier 2012, une panne a provoqué l’arrêt du système de refroidissement de trois piscines pendant une heure. En juin de la même année, la défaillance d’une pompe dans le bassin du réacteur 4 avait conduit à un arrêt de 30 heures du refroidissement, provoquant une augmentation de la température de l’eau jusqu’à 43° degrés Celsius.

Ce nouvel incident est l’illustration patente que la filière nucléaire est porteuse d’une maladie congénitale dont les manifestations peuvent dégénérer en catastrophe. Même à l’arrêt les réacteurs d’une centrale constitue un risque pour les habitants et les écosystèmes naturels.

480797.jpgUne fois de plus, au Japon mais cela vaut également pour la France, les autorités se répandent en discours rassurants, quand ils ne tentent pas de nous persuader des bienfaits du nucléaire. Pas de dégagement de gaz à effets de serre disent-il, quand d’autres expliquent : « c’est bon pour l’économie et nos exportations ».

Il faut cesser de prendre l’opinion publique pour une bille. Une centrale nucléaire c’est sale, c’est cher, c’est éthiquement pourri toujours : avant, pendant et après.

Avant parce que ceux qui les construisent en connaissent tous les dangers.

le-nucleaire-10738976njnkn_1713.jpgPendant parce que les travailleurs de la filière y sont exposés aux radiations depuis l’extraction de l’uranium, jusqu’au transport et au stockage des déchets de production.

Pendant encore, parce que le risque de catastrophe que le discours officiel voulu nous persuader qu’il était « impossible », puis «improbable» existe bel et bien ; la preuve Tchernobyl et Fukushima.

Il faut au contraire avoir en permanence à l’esprit, que le facteur risque n’est pas aussi négligeable que les pro-nucléaire veulent bien nous le dire. De plus qu’aussi minime soit ce risque, l’ampleur des dégâts humains, économique et écologiques, en cas de catastrophe sont tels que cela exige qu’il ne soit pas pris.

La région de Fukushima est économiquement dévastée, la mer est polluée, la ressource halieutique est impropre à la consommation, les populations qui ont été exposées développeront des tumeurs cancéreuses à plus ou moins long terme. Cela nous le savons et l’on se demande bien au nom de quelle logique et de quel dogme  les autorités ne portent pas un coup d’arrêt définitif à cette «horreur technologique».

Si la filière nucléaire est dangereuse avant et pendant son exploitation, elle l’est tout autant après, parce qu’une fois la centrale fermée les choses n’en restent pas là.

Commencent alors les travaux de décontamination et de démantèlement des installations  qui s’étalent sur plusieurs décennies sans compter les encombrants déchets de production à longue durée de vie dont on ne sait que faire.

En France la question doit impérativement dépasser le cadre du débat «Sortir immédiatement ou sortir à terme du Nucléaire» dans lequel les pro-nucléaires et les anti-nucléaires se débattent à longueur d’antennes et de manifestations pendant que les centrales vieillissent et se fragilisent rendant encore plus réel le risque d’une catastrophe majeure.

Il importe que les citoyens se saisissent de cette question et LogoSDN-100.pngqu’ils imposent aux autorités politiques et publiques et privées, dont la responsabilité est désormais engagée, l’évidence qui découle des catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima.

Il faut sortir au plus vite du nucléaire. C'est possible!

13/11/2012

Transition énergétique : ça commence mal !

Alors que va s’engager le débat sur la transition énergétique, voulu par le Président de la République, acté lors de la  conférence nationale sur l'environnement François Hollande, Delphine Batho, Cécile Duflot, Cécile cannabis-Duflot, Jean-Vincent Placé, Bruno Rebelle, Atomic-Anne, Anne Lauvergeon, Pascal Colombani, Areva, CEA, Jean Jouzel, Laurence Tubiana, Jean-François Julliard, Transition énergétique, Fukushima, TEPCO, Front de gauche, PCF, Noël Mamère, Stéphane Lhomme, RSN, de septembre dernier et que la polémique se focalise sur la composition du comité qui, sous la présidence de la ministre de l'Ecologie Delphine Batho animera ce débat peut-être est-il nécessaire d’indiquer quelques données incontournables.

Tout d’abord il convient de rappeler l’objectif assigné à ce débat : François Hollande candidat, avait lors de sa François Hollande, Delphine Batho, Cécile Duflot, Cécile cannabis-Duflot, Jean-Vincent Placé, Bruno Rebelle, Atomic-Anne, Anne Lauvergeon, Pascal Colombani, Areva, CEA, Jean Jouzel, Laurence Tubiana, Jean-François Julliard, Transition énergétique, Fukushima, TEPCO, Front de gauche, PCF, Noël Mamère, Stéphane Lhomme, RSN, campagne promis s’il était élu de réduire de 75 à 50% la part du nucléaire dans la production électrique de notre pays et de jeter les bases d’une réforme en profondeur de la consommation électrique dans un souci permanent de « sobriété ».

François Hollande est aujourd’hui président de la République il entend que sa promesse soit tenue l’on ne peut que s’en féliciter.

La polémique lancée par ceux qui, à juste titre dans notre pays, mènent le « combat anti-nucléaire » à propos de la composition de ce « comité de pilotage des débats » dont Delphine Batho nous dit qu’il « est une bonne alchimie » a-t-elle vraiment la place que veulent bien lui donner les médias.

Chacun sait que sur ce sujet comme dans bien d’autres notre pays est très partagé. Il y a les pros et les anti-nucléaire.

Il est vrai que la nomination simultanée dans ce comité François Hollande, Delphine Batho, Cécile Duflot, Cécile cannabis-Duflot, Jean-Vincent Placé, Bruno Rebelle, Atomic-Anne, Anne Lauvergeon, Pascal Colombani, Areva, CEA, Jean Jouzel, Laurence Tubiana, Jean-François Julliard, Transition énergétique, Fukushima, TEPCO, Front de gauche, PCF, Noël Mamère, Stéphane Lhomme, RSN, d’Atomic-Anne – Anne Lauvergeon ancienne patronne d’Areva –  et de  Pascal Colombani – ancien administrateur général du Commissariat à l'énergie atomique – a de quoi énerver tant ces deux personnes sont la représentation symbolique de ce contre quoi les militants écologistes se sont toujours battus.

Un seul aurait largement suffit. Mais  la présence de Bruno Rebelle ancien responsable de Greenpeace France, du climatologue Jean Jouzel et de l’universitaire spécialiste du développement durable, Laurence Tubiana devrait rassurer.

Par contre l’absence d’une personnalité spécialiste du risque nucléaire en terme technique et économique est clairement une lacune à laquelle il conviendrait de palier.

Passons maintenant au cœur du sujet : la réduction à horizon 2020 de la part du nucléaire de 75 à 50% dans la production électrique et la réforme de la consommation d’énergie !

Parler de transition énergétique suppose très clairement l’abandon à terme du nucléaire. C’est dans cette perspective que doivent être orientés les débats et la butée 2020 ne doit pas être une fin en soi mais bien un jalon posé pour une sortie à terme.

L’expertise d’Anne Lauvergeon et de Pascal Colombani doit permettre de tracer clairement les pistes de cette sortie et en aucun cas de faire valoir dans le cadre du débat à venir un quelconque avantage du nucléaire en matière de moindre rejet de gaz à effet de serre.  

François Hollande, Delphine Batho, Cécile Duflot, Cécile cannabis-Duflot, Jean-Vincent Placé, Bruno Rebelle, Atomic-Anne, Anne Lauvergeon, Pascal Colombani, Areva, CEA, Jean Jouzel, Laurence Tubiana, Jean-François Julliard, Transition énergétique, Fukushima, TEPCO, Front de gauche, PCF, Noël Mamère, Stéphane Lhomme, RSN, D’ici à 2020 puis pour notre pays à la sortie à terme du nucléaire personne ne peut exclure un accident en France du type Fukushima, personne ce serait mentir au Français que de vouloir le faire croire le contraire.

Cette question est incontournable tout simplement parce que certains voudront encore nous faire prendre pour argent comptant leurs certitudes mais aussi les camouflages dont sont trop souvent l’objet les incidents plus ou moins important au jour le jour.

Nos centrales vont ou ont déjà dépassé la durée de vie pour laquelle elles ont été construites et quoi qu’on en dise la probabilité d’un accidentel loin de diminuer ne fait qu’augmenter.

A ce propos  l’examen public durant les débats du rapport officiel sur la catastrophe de Fukushima qui est accablant pour le monde fermé du nucléaire japonais serait un exercice de transparence inédit dans notre Pays. Il serait intéressant de voir  Bruno Rebelle et Atomic-Anne débattre sur le sujet.

Rappelons tout de même qu’à ce jour la facture ne cesse de s’alourdir. 100 milliards d'euros c'est la somme astronomique que pourrait coûter cette catastrophe nucléaire.

Cette somme correspond au double du montant estimé initialement par l’opérateur « Tokyo Electric Power ». Si elle intègre la décontamination et les dédommagements des victimes il ne prend pas en revanche les charges liées au démantèlement des quatre réacteurs détruits sur les six que compte la centrale.

Pour mémoire les opérations devraient durer au moins 40 ans et nécessiteront le développement de technologies non actuellement disponible et sans évoquer la nécessaire formation de milliers de techniciens. La facture du nucléaire au Japon n’a pas fini d’augmenter ce au dépend de plusieurs générations de Japonais qui se seraient bien passé d’un tel handicap.

François Hollande, Delphine Batho, Cécile Duflot, Cécile cannabis-Duflot, Jean-Vincent Placé, Bruno Rebelle, Atomic-Anne, Anne Lauvergeon, Pascal Colombani, Areva, CEA, Jean Jouzel, Laurence Tubiana, Jean-François Julliard, Transition énergétique, Fukushima, TEPCO, Front de gauche, PCF, Noël Mamère, Stéphane Lhomme, RSN, A l’heure française de la transition énergétique pour une sortie du nucléaire il ne serait pas raisonnable de ne pas prendre en compte ces éléments de la réalité nucléaire.

Vouloir s’accrocher à la présence de telle ou telle personnalité dans un comité de pilotage qui quoi qu’il arrive sera très surveillé est dérisoire au regard des enjeux de la transition énergétique de notre pays. Encore une fois les leader de l’Ecologie Politique ont mieux à faire que de caqueter à chaque décision du gouvernement pour tenter d’exister et de faire semblant de peser sur le sens des choses.

Aujourd’hui EE Les Verts, comme le Front de Gauche et François Hollande, Delphine Batho, Cécile Duflot, Cécile cannabis-Duflot, Jean-Vincent Placé, Bruno Rebelle, Atomic-Anne, Anne Lauvergeon, Pascal Colombani, Areva, CEA, Jean Jouzel, Laurence Tubiana, Jean-François Julliard, Transition énergétique, Fukushima, TEPCO, Front de gauche, PCF, Noël Mamère, Stéphane Lhomme, RSN, le PCF ont soutenu François Hollande contre Nicolas Sarkozy qui sur le plan du nucléaire a été d’une intransigeance crasse. Mieux EE Les Verts a des ministres dans le gouvernement Ayrault.

Il faut donc pour EE Les Verts assumer ou partir.

Sans compter que contester la présence d’Anne Lauvergeon de Pascal Colombani sonne comme une sorte de déclaration d’impuissance à priori des autres membres du Comité.

Il faut être raisonnable et responsable ce Comité ne pouvait pas être constitué de Jean-Vincent Placé, Stéphane Lhomme, Cécile cannabis-Duflot, Noël Mamère ….

François Hollande, Delphine Batho, Cécile Duflot, Cécile cannabis-Duflot, Jean-Vincent Placé, Bruno Rebelle, Atomic-Anne, Anne Lauvergeon, Pascal Colombani, Areva, CEA, Jean Jouzel, Laurence Tubiana, Jean-François Julliard, Transition énergétique, Fukushima, TEPCO, Front de gauche, PCF, Noël Mamère, Stéphane Lhomme, RSN, Laissons au Mouvement associatif faire son boulot et travaillons à trouver  les voies pour conforter nos thèses et infléchir les positions dans un sens plus favorables à nos idées

06/04/2012

Grave évènement à la Centrale de Penly

 Centale de Penly, Tchernobyl, Fukushima, ASN, EDF, Circuit primaire, Départ de feux, Jean-Christophe Niel, Centrale de Cattenom, Centrale de Saint-Laurent des Eaux, réacteur N°2 centrale de Penly, gouvernement, Eric Besson, Nicolas Sarkozy, NKM, Stop EPR, RSN, Réseau Sortir du Nucléaire Grennpeace,Jeudi 5 avril à 12h 30 un grave incident s’est produit à Penly ! Deux départs de feux  sur une pompe du circuit primaire du réacteur n°2 de la centrale nucléaire ont détérioré l’étanchéité de l’installation en cause et provoqué une fuite d’eau radioactive.

Evoquant d’abord « un dégagement de fumée sans feu » EDF a bien été obligé de reconnaître plus tard la réalité des faits qui ont entraîné l’arrêt d’urgence du réacteur et sa mise à l’arrêt à froid.

A savoir la rupture de l'étanchéité du circuit primaire du réacteur et une fuite d’eau radioactive de 2300 litres/heure.

 Centale de Penly, Tchernobyl, Fukushima, ASN, EDF, Circuit primaire, Départ de feux, Jean-Christophe Niel, Centrale de Cattenom, Centrale de Saint-Laurent des Eaux, réacteur N°2 centrale de Penly, gouvernement, Eric Besson, Nicolas Sarkozy, NKM, Stop EPR, RSN, Réseau Sortir du Nucléaire Grennpeace,Rappelons qu’une fuite du circuit primaire d’un réacteur n’est en rien une banale anomalie de fonctionnement. Le fluide présent dans le circuit primaire d’un réacteur circule dans la cuve. Son rôle consiste à refroidir le combustible radioactif.

C’est pour éviter l’emballement de la réaction à l’intérieur du système qu’il importe que ce combustible soit refroidit de façon constante. L’absence de refroidissement peut, en effet, potentiellement générer une perturbation brutale de la réaction en chaine dans le cœur du réacteur avec pour conséquences une dégradation des structures de l’ensemble.

De plus le liquide qui s’échappe d’un circuit primaire de réacteur est chargé en radionucléides potentiellement dangereux pour l’environnement mais également pour la santé des intervenants sur incident qu’ils soient pompiers ou simples travailleurs du nucléaire.

Cette défaillance est donc extrême grave !

Comme à l’accoutumée l’opérateur EDF et l’ASN – Autorité de  Centale de Penly, Tchernobyl, Fukushima, ASN, EDF, Circuit primaire, Départ de feux, Jean-Christophe Niel, Centrale de Cattenom, Centrale de Saint-Laurent des Eaux, réacteur N°2 centrale de Penly, gouvernement, Eric Besson, Nicolas Sarkozy, NKM, Stop EPR, RSN, Réseau Sortir du Nucléaire Grennpeace,Sureté Nucléaire – y sont allés bon cœur en propos rassurants «les eaux provenant de la fuite ont été collectées par des circuits prévus à cet effet», ont-ils indiqué, ils sont situés «à l’intérieur du bâtiment réacteur», «Cet incident n’a eu aucune conséquence sur l’environnement» et tatata et tatata.

L’ASN a « provisoirement classé cet évènement en niveau 1 sur l’échelle INES", qui va de 1 – anomalie –  à 7 – accident majeur – »

Si l’on peut admettre un souci chez les «institutionnels» de chercher à rassurer les populations, il faut dire que ces discours récurrents, qui à chaque fois sont débités par des responsables dont l’expression mécanique donne à croire qu’ils ne croient même pas eux-mêmes à ce qu’ils disent, sont proprement insupportables !

Cette fois encore, on aura, côté opérateur EDF et ASN, tout tenté pour minimiser la gravité de ce qui s’est produit à Penly. Mais sur  le principal, l’origine des départs de feux, rien encore n’a été dit !

Et c’est pourtant bien là sur les raisons de ces départs de feux qu’il est important d’informer les citoyens et les consommateurs qui financent ces installations.

29 personnes ont été mobilisées pour maîtriser et éteindre les départs de feux, pas deux, pas trois, vingt-neuf. C’est dire si le feu était important ! Un des intervenants a été brûlé. « Il s’agit d’une blessure limitée » s’est empressé d’indiqué Jean-Christophe Niel, le directeur général de l’ASN.

 Centale de Penly, Tchernobyl, Fukushima, ASN, EDF, Circuit primaire, Départ de feux, Jean-Christophe Niel, Centrale de Cattenom, Centrale de Saint-Laurent des Eaux, réacteur N°2 centrale de Penly, gouvernement, Eric Besson, Nicolas Sarkozy, NKM, Stop EPR, RSN, Réseau Sortir du Nucléaire Grennpeace,Ce même jeudi un des réacteurs de la centrale de Saint Laurent des Eaux a été arrêté en urgence. Il y a peu c’est à la centrale de Cattenom qu’il était procédé à une série d’arrêts de réacteur non prévus au programme normal de maintenance.

L’ensemble des centrales du parc nucléaire français a subit avec succès, si l’on en croit EDF, les « stress tests » requis après la catastrophe de Fukushima !

Comment peut-on admettre ces incidents à répétition sans, d’une manière ou d’une autre, remettre en cause la fiabilité générale de la sureté des installations nucléaires françaises ?

Comment continuer à accepter sans réagir, les affirmations du gouvernement et des instances industrielles concernées qui ne cessent d’affirmer et de vanter la «qualité exceptionnelle» du savoir-faire hexagonal en la matière?

 Centale de Penly, Tchernobyl, Fukushima, ASN, EDF, Circuit primaire, Départ de feux, Jean-Christophe Niel, Centrale de Cattenom, Centrale de Saint-Laurent des Eaux, réacteur N°2 centrale de Penly, gouvernement, Eric Besson, Nicolas Sarkozy, NKM, Stop EPR, RSN, Réseau Sortir du Nucléaire Grennpeace,N’en déplaise à l’ASN, à EDF, à AREVA et au gouvernement, chaque nouvel événement du type de celui qui vient de se produire à Penly est une preuve flagrante que la sûreté du parc nucléaire français est désormais défaillante.

Ceci est d’ailleurs probablement dû à l’affaiblissement naturel des installations lié au vieillissement réel de celles-ci.

Plus que jamais s’impose, la fermeture des centrales en fin de vie, un débat national sur les choix politiques futurs de la France en matière d’énergie, débat à la conclusion duquel devra être proposé clairement aux Français de Sortir du Nucléaire.

S’agissant des décisions requises immédiatement.

Il convient d’abord d’inscrire à l’agenda de la direction de la centrale de Penly la mise en oeuvre d’une procédure complète et contradictoire de retour d’expérience concernant le très grave événement qui vient de se produire.

Puis d’imposer aux directions des centrales du parc nucléaire hexagonal, un audit complet de l’ensemble des joints de circuit primaire des réacteurs actuellement en service.

 Centale de Penly, Tchernobyl, Fukushima, ASN, EDF, Circuit primaire, Départ de feux, Jean-Christophe Niel, Centrale de Cattenom, Centrale de Saint-Laurent des Eaux, réacteur N°2 centrale de Penly, gouvernement, Eric Besson, Nicolas Sarkozy, NKM, Stop EPR, RSN, Réseau Sortir du Nucléaire Grennpeace,Enfin de planifier la réalisation des mesures correctives nécessaires à garantir un niveau de sûreté des installations, à la mesure du risque engendré par l’industrie nucléaire, largement connu depuis les catastrophes de Tchernobyl et Fukushima.

L’ensemble des conclusions des dispositions arrêtées, devront en outre être toutes rendues publiques.

10/03/2012

11 Mars 2012: «Sortir du Nucléaire c’est possible, décidons-le sans délais !»

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Le 11 mars 2011, cette date est encore bien présente dans la mémoire collective de la planète. Ce jour là, le Japon, déjà durement touché par une catastrophe naturelle d’une grande ampleur, devait faire face pour la troisième fois de son histoire au péril nucléaire. Soixante cinq ans après avoir été les victimes du nucléaire militaire américain, les Japonais étaient frappés par le nucléaire civil !

Le 11 mars 2011, le monde était rappelé à la réalité ! Contrairement à ce que nous en racontent les «aficionados du nucléaire», de tous bords, l’utilisation de cette technologie, dévoreuse d’argent public, potentiellement porteuse de mort et de longues maladies pour les hommes, de destruction massive et durable pour l’environnement, comporte des risques incontrôlables en cas de défaillances toujours imprévisibles et produit des déchets dont la durée de vie est très largement plus importante que celle de plusieurs dizaine de durée de vie d’un homme.

Un an après la catastrophe de Fukushima, pour que personne n’oublie, une chaîne humaine va se déployer dans la vallée du cesium_fukushima_3-ed610.jpgRhône, là où vivent des millions de personnes et où des «inconscients» ont cru bon de concentrer pas moins de 14 réacteurs nucléaires, les exposants ainsi de façon permanente et totalement inacceptable à risque majeur d’accident chaque jour de plus en plus probable eu égard à l’âge des centrales en service.

Plusieurs dizaines de milliers de personnes de toutes origines françaises et européennes convergeront entre Lyon et Avignon pour dire ensemble «Sortir du Nucléaire c’est possible

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Mais au-delà, cette mobilisation doit aussi constituer un signal puissant en direction des décideurs politiques qui doivent se positionner clairement sur un sujet à propos duquel leurs décisions engagent leur responsabilité personnelle.

Les Français dans leur grande majorité refusent d’être sous la menace permanente d’un danger qui peut les anéantir, eux et leurs familles, immédiatement ou après de longues années de souffrances invalidantes.

Ce 11 mars 2012 nous soutiendrons ensemble si possible entre Lyon et Avignon où en rejoignant les différentes article_photo_1216369630302-3-0.jpgmanifestations locales qui se tiendront en région pour dire que nous ne voulons pas que demain sur la déjà trop longue liste des catastrophes nucléaires mondiales figure le nom de Penly, Paluel, Flamanville, Saint Laurent des Eaux, Fessenheim, Gravelines, Bugey, Nogent, Dampierre, Tricastin , Blayais, Chinon, Civaux, Golfech, Saint-Alban, Cruas, Belleville, Catenon ou Chooz.

Dimanche 11 mars 2012 doit être le jour de la «mobilisation générale» pour dire : «non à la folie industrielle du nucléaire», «oui à une consommation intelligente et rationnelle de l’énergie»  et «oui à l’entrée dans le monde moderne de l’énergie renouvelable, propre et sure».

Dimanche 11 mars 2012 faites l’histoire et rejoignez le mouvement pour libérer le Pays de ses ennemis de l’industrie française du nucléaire.

 

nucleaire-non-merci.jpgHiroshima 6 aout 1945, Nagasaki 9 aout 1945, Tchernobyl 26 avril 1986 et Fukushima 11 mars 2011. Comment, à moins d’être fou, peut-on encore imaginer poursuivre dans une voie qui conduira immanquablement à devoir vivre un drame identique?

 

«Sortir du Nucléaire c’est possible, décidons-le sans délais !»

 

20/09/2011

Nucléaire: Qui ment Besson ou Joly ?

Eva Joly, Eric Besson, François Mittérand, Parti Socialiste, EE-Les Verts, Angela MERKEL, Energies renouvelables, AIEA, Fukushima,Eric Besson, s’en est pris lundi à Eva Joly – la candidate à la présidentielle des écologistes de gauche –  l’accusant de mensonge ou d’incompétence.

 

 

«  Eva Joly soit ment, soit se trompe tellement lourdement que c’est une faute professionnelle insensée, quand elle affirme régulièrement que l’on peut remplacer le parc nucléaire existant par des parcs d’éoliennes »  a indiqué à l’AFP l’ancien cadre socialiste aujourd’hui ministre du « nucléocrate » Nicolas Sarkozy qui de son côté ne rate jamais une occasion pour dire sa haine des écologistes qu’il qualifie d’intégriste.

 

« Je ne sais pas quelle est la part de mensonge et quelle est la part d’incompétence, mais là c’est grave. On ne peut pas dire cela »  s’est lâché le « ministre-toutou de Sarkozy »  à Vienne où a débuté ce lundi la réunion annuelle de l’AIEA – Agence internationale de l’Energie Atomique – qui se tient pour la première fois depuis la catastrophe de FUKUSHIMA.

 

Eva Joly, Eric Besson, François Mittérand, Parti Socialiste, EE-Les Verts, Angela MERKEL, Energies renouvelables, AIEA, Fukushima,Eva Joly considère que la France peut sortir du nucléaire en 20 ou 25 ans. Au nom de quelle démonstration crédible Eric Besson s’autorise-t-il à la traiter de menteuse ou d’incompétente ?

 

Rappelons qu’en Mai dernier Angela Merkel  vient a décidé que l’Allemagne sortirait du nucléaire dans des délais courts.

 

Eva Joly, Eric Besson, François Mittérand, Parti Socialiste, EE-Les Verts, Angela MERKEL, Energies renouvelables, AIEA, Fukushima,A la différence d’Eric Besson et de Nicolas Sarkozy, la chancelière allemande s’est engagée sur une stratégie forte qui prévoie : un objectif global de baisse de 10% de la consommation d’électricité et une montée en puissance plus rapide des énergies renouvelables dont la part va passer de 30 à 35%.

 

Le tout est assorti de mesures d’accompagnement pour les secteurs forts consommateurs en énergie ainsi que des actions d’isolation d’immeubles anciens. De plus Berlin s’est engagé dans le même temps à ne pas renoncer à ses objectifs de réduction de gaz a effet de serre de 40% d’ici à 2020.

 

Siemens un des grands de la construction électrique allemande vient de son côté d’annoncer tout récemment qu’il se retirait des activités nucléaires.

 

Il est donc possible de sortir du Nucléaire tant en terme de production d’énergie qu’au plan industriel de construction d’équipements dès lors que la volonté politique de le faire existe chez les dirigeants concernés.

 

Eva Joly, Eric Besson, François Mittérand, Parti Socialiste, EE-Les Verts, Angela MERKEL, Energies renouvelables, AIEA, Fukushima,En France, le puissant lobby des ingénieurs du corps des mines fait encore la loi, soutenu qu’il est par les politiques des deux bords dont le moins que l’on puisse dire est qu’ils manquent sérieusement de courage ou tout simplement qu’ils entendent, comme le fait Nicolas Sarkozy, maintenir notre pays sur un marché que les autres pays développés sont en train de déserter.

 

Plutôt que d’annoncer la vérité ils mentent et cachent avec soin les réalités de cette filière nucléaire qui est sale, dangereuse, chère et dont on peut envisager de se passer.

 

Alors qui ment ? Eva Joly ou Eric Besson ? A chacun de s’informer, la vérité est bout de la recherche et non du côté de l’invective et de l’anathème.

 

S’il est un reproche que l’on peut toutefois faire à Eva Joly et aux écologistes de gauche d’EE-Les Verts qui la soutiennent, c’est de se caler sur cette question sur les promesses et les positions du Parti socialiste.

 

En la matière il ne faut pas avoir la mémoire courte c’est François Mitterand et les gouvernements socialistes qui ont réalisé – alors qu’il s’était engagé dans ses 110 propositions à ne pas le faire –  le programme de construction des réacteurs, prévu par Pierre Messmer en dehors de celui de Plogoff.

 

Eva Joly, Eric Besson, François Mittérand, Parti Socialiste, EE-Les Verts, Angela MERKEL, Energies renouvelables, AIEA, Fukushima,Aujourd’hui les déclarations de Martine Aubry ou de François Hollande montre que le Parti Socialiste au gouvernement ne sortira pas du nucléaire avant 2050 et encore pas totalement. Ne jamais oublier que le PS soutient la construction des EPR de Penly et de Flamanville.

 

21/07/2011

EPR Flamenville: Nouveau report de délais et doublement de la facture initiale!

EDF.jpg EDF vient d’annoncer – mercredi 20 juillet – une prévision de retard de deux ans supplémentaire concernant la mise en service du réacteur nucléaire 3ème génération (EPR) de Flamanville dans la Manche. Ce nouveau retard porte à 2016 la mise en route qui était initialement prévue à 2012.

Et comme une mauvaise nouvelle ne vient jamais seule, EDF annonce que le coût initial de l’opération de 3,3 milliards d’€uros est aujourd’hui porté à 6 milliards sachant qu'il ne s'agit là que nouvelle évaluation le chantier n'étant encore pas terminé.

EDF a beau arguer du fait que le réacteur de Flamanville est le premier de sa génération et le premier de l’après catastrophe de Fukushima pour expliquer les retards et les surcoûts, il n’empêche que la réalité des faits qui s’imposent.

SIGE_EPR_px_501__w_ouestfrance_.jpgEDF et Bouygues-Construction sur ce chantier font preuve d’une maîtrise industrielle relative. Tant la nature des travaux que ses coûts de réalisation ont été très mal évalués.

Quand au déroulement des travaux par lui-même, le moins que l’on puisse dire est que dans ce domaine également la maîtrise organisationnelle du chantier n’est pas à la hauteur. L’Autorité de Sureté Nucléaire a été dans l’obligation d’intervenir à plusieurs reprises.

202px-Logo_ASN_svg.pngL’ASN a constaté qu’un accident du travail sur quatre n’était pas déclaré – une vingtaine d’entreprises seraient concernées, le Parquet de Cherbourg a ouvert une enquête – et il semble que des salariés d’un sous-traitant de Bouygues n’auraient pas de protection sociale.

Depuis le début de l’année 3 accidents du travail mortels doivent être déplorés sur le chantier qui occupe 3300 salariés. Des enquêtes préliminaires sont en cours dont l’une pour « homicide involontaire ».

article_billet.JPGIls convient par ailleurs d’ajouter qu’à la note déjà salée, 6 milliards d’€uros à ce jour, il faut ajouter, le montant de la part de l’investissement nécessaire au stockage des déchets que produira le réacteur en service ainsi que les coûts de démantèlement du réacteur au terme de sa durée de vie.

De quoi s’interroger sur la compétitivité réelle du KW nucléaire face au KW Énergie renouvelable, sur le plan de l'investissement mais également en fonctionnement, car en la matière il faudra bien prendre en compte le montant des assurances à contracter pour couvrir les dédommagements en cas d’accident nucléaire, toujours possible !

Cette question est d’autant plus pertinente qu’EDF se garde bien d’aborder cet aspect la question lors de ses demandes d’augmentation du prix KW/H facturé.

manif nuc à Dieppes mardi 15 mars 2011.jpgDans ces conditions d’incertitudes sur le montant final de la facture – des surcoûts peuvent encore apparaître durant les dernières années de réalisation – mais également sur les délais – le réacteur d’Olkiluoto en Finlande démarré par AREVA en 2005 est annoncé avec un retard de 4 ans – il serait sage de déclarer un moratoire sur le démarrage de du réacteur EPR de Penly. D’autant que le retour d’expérience de la catastrophe de Fukushima conduira inévitablement à une augmentation des exigences de sécurité dont les coûts viendront encore grossir la facture.

Le Président de la République aura-t-il cette sagesse?

On peut malheureusement en douter tant il fait preuve dans ce domaine comme dans d’autres d’ailleurs, d’aveuglement et d’entêtement

13:10 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : edf, epr, flamanville, penly, bouygues, fukushima, asn, parquet de cherbourg, areva, olkiluoto | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

11/06/2011

Fukushima le scandale!

Centrale FUKUSHIMA en ruines.jpgLe gouvernement japonais vient de décider la création d’une commission indépendante pour enquêter sur la catastrophe nucléaire qui s’est produite à la centrale de Fukushima. Il était temps.

Chaque jour, ces dernières semaines, a apporté son lot d’informations nouvelles qui laissent pantois quant à la transparence des autorités japonaises en charge de la communication sur les évènements qui se sont déroulées sur le site nucléaire ravagé par le tsunami consécutif au violent séisme du 11 mars.

D’abord ont été révélés: «une suite d’erreurs de jugement et de manques au principe de précaution» dans la conduite des processus de décisions dans la prise en charge des réactions pour faire face aux difficultés nées au moment de la catastrophe.

262981.jpgEnsuite il a été fait état «d’une sous-estimation des émissions radioactives émises dès les premiers jours». La quantité d’émissions radioactives rejetées dans l’atmosphère a été en réalité de 750000 térabecquerels (TBq) et non de 370000 comme cela avait été annoncé jusqu’à maintenant.

Dans son rapport à l’AIEA – Agence Internationale pour l’Énergie Atomique – Tokyo reconnaît désormais formellement l’incapacité de la direction de la Centrale à réagir dans le temps aux dégâts crées par le séisme. En d’autres termes les équipes en place ont été dépassées par les événements, débordées, impuissantes voir mal formées à la gestion de crise.

Sont visées en particuliers les prises de décisions d’ouverture des évents de vapeurs qui ont provoqué une augmentation de la pression d’hydrogène jusqu’à entrainer l’explosion du bâtiment du réacteur N°1.

Plus grave encore et ceci constitue un scandale inacceptable! Le rapport du e32bf178-4c94-11e0-905a-6befb113463d.jpggouvernement fait état de l’entrée en fusion du combustible dans le réacteur N°1, 5 heures après le séisme et dans les 3 jours suivants pour les autres réacteurs endommagés (N° 2 et N°3). La possibilité d’un percement des cuves et l’accumulation du combustible en fusion au fond des enceintes de confinement est évoquée.

Aujourd’hui de nouvelles évacuations de population sont à l’ordre du jour ainsi que des augmentations des périmètres de sécurité autour de la centrale.

Toutes ces nouvelles informations portées à la connaissance du public confirment bien que les autorités japonaises et TEPCO (l’opérateur propriétaire de la centrale de Fukushima) ont délibérément minimisés voir bloqué la diffusion des véritables données touchant à l’étendue du désastre en cours à la Centrale atomique.

Il est important de noter qu’avant le gravissime accident du 11 mars une mission d’enquête de l’AIEA avait pointé l’insuffisance des mesures de préparation des équipes en place en cas de tsunami. Elle avait également pointé le manque d’indépendance de l’Agence de Sécurité Industrielle et Nucléaire japonaise. Cette agence est en effet placée sous la tutelle du ministère de l’économie, du commerce et de l’industrie – le METI – dont l’une des grandes missions est de promouvoir l’énergie atomique.

52e038acd5.jpgPour le philosophe japonais Kenichi Mishima «la catastrophe de Fukushima résulte de l'échec du contrôle démocratique sur la technologie industrielle».

Faut-il aller jusqu’à faire un rapprochement avec la manière dont est actuellement encadrée la filière nucléaire française entièrement sous la tutelle et l’autorité du Président de la République dont la détermination à défendre les intérêts du lobby de l’atome sont connus?

N'est-il pas venu le temps pour les Français qui n'ont jamais eu leur mot à dire sur les questions qui touchent à l'industrie nucléaire militaire et civile d'exiger enfin qu'ils soient mis en situation de décider souverainement de ce qu'ils souhaitent? Cette question devra être posée lors des prochaines présidentielles et la réponse des candidats sera déterminante pour la désignation du prochain président de la République Française

12:47 Écrit par Bernard FRAU dans 12. Point de vue | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fukushima, aiea, tepco, meti | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

 
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