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17/10/2013

M. Hollande a choisi : on soutiendra l’agriculture productiviste

 Début octobre, le président de la République a indiqué les orientations de sa politique agricole. Après avoir discuté plus de deux heures avec Xavier Beulin, le patron de la FNSEA, il a choisi de faire silence sur l’agroécologie et de privilégier les céréaliers et l’élevage intensif. Sur le terrain, les paysans que Reporterre a rencontrés sont désolés et en colère.

François Hollande avait soigneusement choisi le lieu pour son grand discours sur l’agriculture : le salon de l’élevage de Cournon, rendez-vous annuel de la profession. Mercredi 2 octobre, le Président de la République a annoncé comment seraient réparties les aides européennes de la Politique agricole commune (PAC). 64 milliards d’euros sur 7 ans, de 2014 à 2020. Soit 9,1 milliards d’euros par an, à distribuer entre tous les paysans de France.

La répartition du gâteau est délicate et très politique. Elle permet au gouvernement d’orienter le développement de l’agriculture française. Souhaite-t-on plus d’élevage ? De céréales ? De bio?

PAC 2013, FNSEA, Xavier BEULLIN, François Hollande, Stéphane Le FOLL, Céréaliers, Elevage intensif, élevage bio, mesures agroenvironnementales, agro-écologie, Convergence des aides, BJusqu’ici les parts ont été plutôt inégales : 80% des subventions vont à 20% des exploitations. En majorité les grandes fermes céréalières du bassin parisien, qui cultivent souvent plus de 100 hectares.


Début octobre, François Hollande a donc donné l’impression de choisir une nouvelle direction (http://agriculture.gouv.fr/sommet-elevage-2013) : "Priorité à l’élevage", a-t-il martelé.

"Mais en fait, cela ne change pas grand-chose", déplore Samuel Féret, est coordinateur du réseau PAC 2013, un groupement de 25 organisations. Parmi elles, la Confédération Paysanne, la Fédération des parcs naturels régionaux de France, ou encore Les Amis de la Terre et le WWF.

Pour tous, la déception est grande : les grandes exploitations céréalières et les élevages intensifs restent les principaux bénéficiaires de la nouvelle PAC.

Pas un mot sur l’agro écologie

François Hollande annonce bien un milliard d’euros supplémentaires pour l’élevage. Mais l’effort n’est pas plus important que celui déjà fourni par le précédent gouvernement. Il avait, en 2009, "déjà réorienté plus de 1 milliards d’euros vers des objectifs similaires", souligne le communiqué de presse de PAC2013, qui dénonce "une continuité dans cette PAC à la française".

 

PAC 2013, FNSEA, Xavier BEULLIN, François Hollande, Stéphane Le FOLL, Céréaliers, Elevage intensif, élevage bio, mesures agroenvironnementales, agro-écologie, Convergence des aides, B

La Politique agricole commune selon le gouvernement


Surtout, la position de la France, ambitieuse lors des négociations européennes, ne se retrouve pas au niveau national. Par exemple, la nouvelle PAC met en place une "prime" aux 52 premiers hectares.

Une façon d’encourager les plus petites exploitations, souvent des élevages. "C’est une idée de Stéphane Le Foll, il l’a défendue lui-même à Bruxelles. Mais on ne va pas l’utiliser à fond", regrette Samuel Féret. En effet, la France ne va mobiliser que les deux tiers des crédits que l’Europe l’autorise à mettre dans cette prime.

Autre exemple avec les mesures dites "agro-environnementales" (comme la réduction des pesticides ou l’entretien de prairies favorables à la biodiversité). "La France a été un des rares Etats membres de l’Union à défendre un verdissement de la PAC dès le départ, explique Samuel Féret. Angela Merkel n’en voulait pas et François Hollande a tenu bon ! Pourtant à Cournon, il n’a rien dit à ce propos."

Les associations sont d’autant plus surprises qu’en février 2013, le ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll a lancé son "projet agro-écologique pour la France". A l’époque il annonçait bien qu’il s’appuierait sur la PAC.

Dernier exemple : la "convergence" des "aides au revenu". Pour l’instant, certaines exploitations céréalières peuvent recevoir plus de 400 euros à l’hectare, quand un éleveur de brebis des Alpes est aidé à hauteur d’environ 100 euros à l’hectare.

Le groupe PAC 2013 demandait 100 % de convergence : tous les agriculteurs français auraient alors reçu la même aide à l’hectare, une petite révolution pour le monde agricole. En face, la FNSEA (Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles) voulait limiter à 60 % : trop de "convergence" pourrait faire perdre beaucoup de subventions à ceux qui en reçoivent le plus. C’est-à-dire les grands céréaliers du bassin parisien et les élevages intensifs de l’ouest, qu’elle représente.

Finalement, François Hollande a tranché à 70 %, avec un plafond qui permet à chaque exploitation de ne pas perdre plus de 30 % de ses aides actuelles. "Il a donc choisi une position plus proche de celle de la FNSEA", remarque Samuel Féret.

Plus de deux heures à l’écoute du patron de la FNSEA

Pourtant, lors des négociations, le scénario préféré de Stéphane Le Foll était de 100 % de convergence. L’Elysée se serait donc éloigné des orientations négociées par son ministre de l’Agriculture. "Je pense qu’il a été écarté lors des décisions finales", indique à Reporterre un membre de la commission agricole du PS (Parti socialiste), qui souhaite rester anonyme.

Au passage, il note aussi que le scénario choisi s’éloigne fortement de la position du PS, qui recommande une convergence à 100 %.

Mais au moment des derniers arbitrages, il semble que le Président de la République a plutôt tendu l’oreille à la FNSEA, qui reste le principal syndicat agricole.

Le président de la FNSEA, Xavier Beulin, a été reçu par François Hollande la veille du discours de Cournon, le mardi 1er octobre. Comme l’indique l’agenda du Président de la République, l’entretien a duré plus de deux heures.

Peut-être François Hollande a-t-il voulu éviter que les tracteurs descendent dans les rues, à quelques mois des municipales. En tout cas, "l’Elysée voulait arriver à un accord avec la FNSEA, continue la même source.

Mais ils voulaient discuter uniquement avec la direction, c’est-à-dire Xavier Beulin, qui représente avant tout les céréaliers. Il a fait taire les représentants des éleveurs au sein du conseil de la Fédération. Puis il est arrivé à l’Elysée le mardi en affirmant : ’Nous sommes unanimes’... Et le Président de la République a cédé sur tout, à des niveaux que personne n’imaginait."

Au cabinet du ministre Stéphane Le Foll, on conteste cette thèse avec virulence : "C’est une légende urbaine. Si vous vous imaginez que la réforme s’est faite la veille dans le bureau de François Hollande, c’est non ! Les arbitrages du Président de la République sont finalement assez proches des positions de Stéphane Le Foll."

Les céréaliers, "dans la continuité"

Reste que cette nouvelle PAC préserve, pour l’essentiel, les subventions attribuées aux céréaliers. "Comme à chaque réforme, dans le milieu céréalier on s’attend à ce que tout soit bouleversé, raconte Quentin Delachapelle, céréalier dans la Marne.

En fait, on est dans la continuité. Les aides diminuent lentement, sans savoir où l’on va à long terme... Les céréaliers que je côtoie ont tous conscience d’être très dépendants de la PAC. Donc il y a une inquiétude. Mais l’augmentation du cours des céréales relativise la baisse des aides PAC."

Surtout, Quentin regrette que le Président de la République n’ait pas dit un seul mot à propos des aides "agro-environnementales".Sur ses 160 hectares, il a déjà réduit les pesticides de moitié. Il préserve une prairie de cinq hectares, des haies et d’autres "zones refuges pour la biodiversité". Ses cultures sont désormais plus résistantes aux aléas climatiques, son rendement n’a pas baissé et il dépense moins en intrants chimiques.

"Pour que ces mesures se généralisent, il faut que la PAC aille dans ce sens, insiste Quentin. Une baisse des aides serait tout à fait justifiée... A condition qu’en contrepartie, il y ait des mesures d’accompagnement. Pour que les exploitations comme les nôtres puissent se diriger vers une transition agro-écologique. Pour l’instant c’est loin d’être le cas."

« Tout le monde sur un pied d’égalité »

Du côté des éleveurs, on trouve aussi des mécontents. Patrick Guérin est éleveur bio de vaches laitières en Bretagne. Avec 30 hectares et 25 vaches, il fait figure de nain à côté des élevages intensifs du coin. « Ils nourrissent leurs vaches avec du maïs et du soja importés, alors que les miennes mangent de l’herbe »,précise-t-il. Pourtant, ils reçoivent en moyenne 100 euros de plus que lui à l’hectare. « Il y a une forme de distorsion qui n’est pas acceptable ».

Il a écouté attentivement le discours de François Hollande le 2 octobre : « Il avait une possibilité de remettre tout le monde sur un même pied d’égalité. Manifestement ce ne sera pas le cas. » La nouvelle PAC ne lui donnera pas plus d’aides au revenu. « Je vais juste récupérer mes billes », a-t-il calculé.

Les éleveurs de brebis au SMIC

Olivier Bel, lui, est "quasiment sûr" qu’il va toucher moins. Membre de la Confédération paysanne, il élève 210 brebis en bio dans les Alpes de Haute-Provence. Un petit troupeau pour la région. Son revenu est dans la moyenne de celui des éleveurs ovins de la région, à peu près le SMIC.

A ce tarif-là, les éleveurs de brebis ont l’honneur d’avoir les plus bas revenus de l’agriculture française. Il est 4,5 fois inférieur à celui des céréaliers (16.500 euros en moyenne pour l’année 2012 contre 76.500 euros pour les grandes cultures, selon le ministère de l’agriculture).

La majorité des aides qu’il reçoit sont liées à "l’ICHN", Indemnité compensatoire de handicaps naturels. Il la reçoit car son exploitation se situe en montagne. Jusqu’ici, cette indemnité était réservée aux exploitations de moins de cinquante hectares.

François Hollande a relevé le plafond à soixante-quinze hectares. "Donc il y aura plus d’exploitations à se partager la même enveloppe. Ma prime risque de diminuer !" Seule solution pour préserver ses aides selon lui : "L’agrandissement. Je dois augmenter mon troupeau de cent brebis."

Car Olivier l’admet, "la moitié de mes revenus dépendent des aides de la PAC. Mais le prix de l’agneau au kilo est le même qu’il y a trente ans. A l’époque, je pouvais m’acheter plus de choses !"Et encore, l’éleveur estime bien s’en sortir par rapport à ses collègues.

Ses bêtes pâturent dix mois de l’année, ce qui donne de la viande de qualité supérieure : "Je vends en direct, comme ça je valorise mieux le produit". Il arrive ainsi à vendre son agneau 14 euros le kilo hors taxes, contre un cours à 5,50 euros le kilo... Et des coûts de production à 7,50 euros le kilo en moyenne. "La majorité des éleveurs vendent à perte, c’est pour cela que l’on ne peut pas se passer des aides de la PAC ! Certains doivent même demander le RSA. J’espère ne pas avoir à le faire", ajoute-t-il un brin amer.

Avant de conclure : "La convergence des aides, de toute façon je ne la verrai pas. En 2020 je serai à la retraite. Et d’ici là, pas mal d’éleveurs ovins auront disparu."

Mais à la Confédération paysanne, certains espèrent encore.

La France a jusqu’en avril 2014 pour rendre sa copie à l’Union Européenne. «Le gouvernement peut encore modifier ses orientations», rappelle Judith Carmona, en charge de la PAC au syndicat. Puis les agriculteurs devront attendre 2015, pour voir tomber leurs subventions calculées selon la PAC nouvelle formule.

Source :

PAC 2013, FNSEA, Xavier BEULLIN, François Hollande, Stéphane Le FOLL, Céréaliers, Elevage intensif, élevage bio, mesures agroenvironnementales, agro-écologie, Convergence des aides, B

http://www.reporterre.net/

 

Article rédigé par : Marie Astier pour Reporterre.

Publié le : mercredi 16 octobre 2013

Photos :Champ de blé : Cradoboys.

 

16/10/2013

« Crime contre l’humanité » Lettre ouverte à François Hollande

Nature, crime contre l'humanité, Nicolas Sarkozy, François Hollande, Franz Broswimmer, écocide,Alessandro Galli, Rapport Meadows, Club de Rome

l'amazone

Un citoyen écologiste  vient d’écrire au Président Hollande une lettre pour lui dire combien le concept de croissance économique indéfini lui semble inadapté  à la construction d’un monde équilibré de justice, de partage et de paix pour le meilleur épanouissement des Hommes, de tous les Hommes qui peuplent notre Planète.

Dans cette lettre ouverte il nous dit que la Nature est indispensable à la pérennité de l’Humanité et que sans elle, le sens de la vie est perdu.

J’ai pensé que cette lettre pouvait intéresser nombre d’entre nous  qui avons à coeur de construire un modèle  de société responsable et soucieux de préserver les conditions d’un avenir où de belles espérances seront encore possibles pour les générations futures.

C’est pourquoi j’ai choisi de vous la délivrer in extenso.

Bernard FRAU             

Le  15 octobre 2013

Monsieur le  Président,

Votre prédécesseur avait comme formule  « J’irais chercher la croissance avec les dents ». Un  projet politique d’une pauvreté intellectuelle affligeante. En effet, Monsieur le Président, j’imagine que, comme Nicolas SARKOZY, vous êtes entourés de nombreux experts et conseillers, qui vous informent de notre situation dans les domaines de l’environnement, de l’économie, des stratégies internationales etc… Ces experts ne vous ont-ils pas parlé des rapports du club de Rome – rapport Meadows –?

Après une première publication en 1972, le club de Rome a publié un nouveau rapport en mars 2012. Dans ce rapport il  est dit que « tout se déroule comme prévu pour que survienne le grand désastre, probablement en 2020 ».

Vos conseillers ne vous ont-ils pas informé que cette année,  «le jour du dépassement des ressources annuelles de la planète » est tombé le mardi 20 aout.

Pour Alessandro Galli, le directeur de l’ONG Global Footprint Network  « nous sommes sur une trajectoire où nous allons avoir besoin des ressources de deux planètes bien avant le milieu du XXIème siècle ».

Il y a quelques années, dans un remarquable ouvrage – La montée de l’insignifiance –, Cornélius CASTORIADIS écrivait : « L’humanité se fracassera tôt ou tard contre les limites naturelles de la planète, si elle ne s’effondre pas déjà auparavant sous le poids de son néant de sens ».

Plus récemment, dans le journal  La Décroissance, le chroniqueur Denis Baba, écrit « Des millénaires de religion, littérature, philosophie, se trouvent engloutis, signant définitivement le triomphe de la pensée de l’ingénieur. La condition humaine se réduit à un problème technique. Et à question technique, réponse technique.

Si on considère que le désastre nucléaire au Japon n’est que la face la plus immédiatement visible de l’effondrement écologique en cours, cette maxime est en passe de s’imposer à toutes les sphères de notre existence, sur tous les points du globe  ».

Vous n’ignorez pas non plus, Mr le Président, tous les crimes commis par la France sur le continent africain.

Depuis des décennies, pour alimenter la croissance française, il a fallu piller le continent africain. Vous n’ignorez  pas que dans la nuit du 15 au 16 avril  1974, Diori HAMANI – le premier président du Niger démocratiquement élu – est assassinée par les services secrets français, placés sous la direction d’Yves Guéna.

Diori HAMANI avait simplement exigé de la Cogema des informations sur le prix et les quantités d’uranium extraites du sous-sol nigérien.

Vous n’ignorez pas, Monsieur le Président, que pour mettre la main sur les richesses du Togo, la France de gauche – Mitterrand, Rocard, Védrine, Dumas – a soutenu le général-dictateur EYADEMA ? Il serait bien évidemment trop long, ici de faire un inventaire exhaustif de tous les crimes commis par la France dans les pays africains.

Ceci  n’est qu’une brève description de la barbarie humaine intrinsèquement liée au  concept de croissance, de croissance économique.

Vous ne l’ignorez pas, Monsieur le Président, l’impact de la croissance sur les écosystèmes de la croissance est désastreux.

Chaque seconde dans notre pays, 28 m² de terres sont recouverts de béton ou de bitume. Pour de nombreux experts, l’artificialisation des terres agricoles représente la menace la plus directe pour les générations à venir et la sécurité  alimentaire.

Entre 1950 et 1997, la production de l’économie mondiale a été multipliée par six – de 5 000 à  29 000 milliards de dollars.

La seule croissance économique des années 1990 à 1997 a dépassé celle des 10 000 années comprises entre le début de l’agriculture et 1950. Le chômage et la pauvreté ont-ils pour autant reculés ? A l’évidence non.

Il nous faut comprendre et accepter, Monsieur le Président qu’augmenter la production n’éliminera pas la pauvreté.

N’est-il pas simple, Monsieur le Président, de comprendre qu’en détruisant notre environnement nous nous détruisons nous-mêmes.

Monsieur le Président, depuis votre arrivé à la tête de l’état, vos incantations à la croissance sont permanentes. Pouvez-vous ignorer les limites physiques de la planète. Avez-vous le droit de maintenir l’opinion dans le mythe de l’abondance ?

Ne serait-il pas plus courageux, Monsieur le Président, d’adopter un discours de vérité ? 

De dire à nos concitoyens, que pour des raisons à la fois financières et écologique, le recours à la croissance est collectivement suicidaire. Ou plus précisément, pour reprendre l’expression de l’universitaire Franz Broswimmer, qu’il s’agit d’un écocide.

Auteur de nombreux ouvrages et travaux de recherches, le biologiste canadien David Suzuki considère pour sa part que « faire l’apologie de la croissance relève du crime contre l’humanité ».

Une question se pose donc Monsieur le Président, n’êtes-vous pas vous aussi,  comme l’ensemble des chefs d’état, responsable de «crime contre l’humanité » ?

Dans l’attente de votre réponse, recevez Monsieur le Président, l’expression de mes salutations distinguées.          

                                                                                          Clément  WITTMANN

4 rue Jean Jacques Rousseau

57400 SARREBOURG                                               

clement.wittmann21@orange.fr

  

28/09/2013

Syrie, victoire diplomatique russe à l’ONU : Fillon 1, Fabius 000

François Fillon considère à juste titre que  l'adoption cette nuit d'une résolution sur la Syrie par le Conseil de sécurité de l'ONU lui donnait raison, taclant au passage François Hollande : «face au drame syrien» le Président a «fait preuve de précipitation» en se positionnant «sans prudence dans les sillage» des Etats-Unis en «oubliant le rôle de la Russie »

«Comme je l'avais indiqué, le rôle de la Russie a été déterminant et les autorités américaines ont su le comprendre », a indiqué sur son blog l’ancien premier ministre. 

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Le 19 septembre, en présence du président russe Vladimir Poutine, François Fillon dans une classique posture gaullienne avait souhaité que « la France retrouve cette indépendance et cette liberté de jugement et d'action qui, seules, lui confèrent une autorité ».

Ses propos avaient soulevé une polémique de la part des va-t’en guerre de la diplomatie française,  de l’opposition interne copéiste de la droite dure et décomplexée ainsi que celle des soutiens inconditionnels de l’opposition syrienne à Bachar El-Assad composée d’islamistes radicaux et d’anciens militaires qui ont déserté l’armée loyaliste.

Que cela plaise ou non, l’adoption à l’unanimité d’une résolution sur la crise syrienne par le Conseil de Sécurité de l’ONU donne raison à François Fillon contre le belliciste obsessionnel Laurent Fabiusqui, jusqu’au bout, a tenté d’imposer contre vents et marées, un projet  d’intervention militaire en Syrie sans mandat international, alors même que les USA avaient changé de ligne depuis les premières déclarations russes ouvrant la voie à une résolution politique de la crise.

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Jeudi encore, à la veille du vote, la France a organisé une réunion avec l’opposition rebelle syrienne à laquelle participait Laurent Fabius s’attirant, après le vote de la résolution, les foudres de l’ambassadeur syrien Bachar Jaafari qui a fustigé l’amateurisme de la diplomatie française.

«Je conseille aussi au ministre français des Affaires étrangères de lire la résolution avec attention», a indiqué l'ambassadeur syrien

«Le ministre conclura qu'à partir de maintenant, ni lui ni son pays ne seront autorisés à violer la provision de cette résolution. Elle  interdit au gouvernement français d'inciter au terrorisme, d'inciter à la violence en Syrie. Elle interdit à Paris et au ministre des Affaires étrangères de contribuer à aggraver la situation militaire en Syrie en procurant des armes et un soutien politique" à l'opposition, martelant «La diplomatie française a commis beaucoup d'erreurs».

Certes aujourd’hui avec cette résolution, il n’est pas mis fin au conflit syrien – dont il convient de rappeler qu’il a fait à ce jour plus de  110000 victimes –.

Probablement que d’âpres et longues négociations seront encore nécessaires pour dénouer les fils des enjeux géostratégiques dans lesquels sont emprisonnées les malheureuses populations syriennes  sans oublier celles du Liban frontalier où les risques sont grands de voir la guerre civile se propager.

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L’acquis principal  de ce vote unanime, qui vient après que ces deux dernières années Moscou et Pékin aient usé de leur droit de veto à des textes qui proposaient des sanctions contre le régime du Président Bachar Al-Assad, tient au fait que soit consacrée, dans un texte validé par la totalité des membres du Conseil de Sécurité, la destruction de l’arsenal chimique syrien dans une région éminemment sensible.

C’est à n’en pas douter une avancée capitale et l’on peut aisément imaginer que Moscou ne laissera pas Damas en contourner l’application tant sa crédibilité diplomatique sur la scène internationale en serait entachée.

Cela compense largement la non-inscription de sanctions automatiques à l’égard de la Syrie en cas de non-respect de ses engagements.

François Fillon conclue « Cette résolution doit être un tremplin pour d'autres initiatives ».

Oui cette victoire du bons sens diplomatique qui a prévalu au Conseil de sécurité de l’ONU grâce aux initiatives russes doit rapidement se concrétiser par de nouvelles avancées pour la Paix de la Région.

Genève 2 doit rapidement démarrer.

La participation des forces  parties prenantes au conflit doit officiellement y être actée. Cela vaut pour tant pour l’Iran que pour l’opposition nationaliste laïque  syrienne et la Ligue arabe.

Quant à la France, le Président Hollande serait bien avisé de procéder à une inflexion de la ligne diplomatique de la France lui donnant les coudées plus franches pour tenter de revenir dans un jeu où pour l’instant  notre Pays fait figure de petit pantin excité et désarticulé.

Ultime démonstration s’il en était de ce lamentable état de fait, la dernière déclaration de Laurent Fabius, plus malin à trouver des formules qu’à faire avancer des solutions concrètes et valorisantes pour la France et pour la Paix.

Ce dernier,  après le vote de la résolution historique, a affiché sa satisfaction en soulignant que cette résolution s’inscrivait dans «l’esprit» du chapitre 7 » de la Charte des Nations Unies.

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L’  «esprit» c’est peut-être ce qui manque le plus à notre pitoyable ministre des Affaires Etrangères qui sur ce dossier a été constamment à côté de la plaque.

S’il fallait à la manière des agences de notation attribuer une note à sa gestion du dossier syrien, on ne voit pas très bien comment on pourrait hésiter à lui attribuer un triple zéro

14/09/2013

Armes chimiques : ce que les médias ne disent pas

Par Jean-Marc Dupuis

François Hollande et Barack Obama veulent déclencher la guerre pour « punir » le président de la Syrie, Bachar el-Assad, qui a tué de nombreuses personnes avec du gaz sarin, un horrible poison.

Mais les médias n'expliquent pas assez, à mon avis, que le sarin n'est qu'une catégorie particulière de composés organophosphorés, ceux-là même qui sont utilisés continuellement, et dans le monde entier, comme pesticides.

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 En 2007, la France a utilisé 2,9 kg de pesticides par hectare cultivé. Le plus gros utilisateur de produits phytosanitaires est la Colombie, essentiellement pour protéger les plans de café : elle a eu recours à 15,3 kg de pesticides par hectare. Les Bahamas sont en tête du classement, avec 59,4 kg. © Lite-Trac, Wikipédia, cc by sa 3.0

Le Roundup, le malathion – antiparasitaire très utilisé en Chine, ex-URSS et aux USA, interdit depuis 2007 dans l'Union Européenne –  et le Phosmet – utilisé sur les pommiers –, par exemple, sont des composés organophosphorés.

Pourquoi les organophosphorés sont si efficaces pour tuer

Les pesticides organophosphorés agissent comme le sarin : ils bloquent le cerveau. Lorsque votre cerveau cesse de fonctionner, votre cœur continue à battre provisoirement, car les cellules du cœur sont autonomes, mais vous perdez connaissance – coma – et, surtout, votre respiration s'arrête, ce qui entraîne l'asphyxie et la mort.

Les composés organophosphorés produisent cet effet en empêchant vos neurones de communiquer entre eux. Vos neurones sont les cellules de votre cerveau. Ils communiquent entre eux grâce à des produits chimiques appelés « neurotransmetteurs ».

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Structure de l'acétylcholine

L'un des plus importants de ces neurotransmetteurs est l'acétylcholine. Sans acétylcholine, les neurones ne peuvent plus se parler : vous ne pouvez plus penser, votre cerveau ne peut plus donner aucun ordre à votre organisme.

Or, les composés organophosphorés bloquent la fabrication de l'acétylcholine. Il suffit qu'une très faible dose entre dans votre organisme pour que vos neurones soient privés d'acétylcholine, ce qui bloque votre cerveau, et vous tue.

L'importance de bien laver ses fruits et légumes

Vous ne mourrez pas en avalant des résidus de pesticides organophosphorés sur les fruits et légumes que vous aurez oublié de laver, mais ils peuvent malgré tout perturber votre organisme.
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Une étude de 2010 a montré que chaque augmentation d'un facteur 10 de la concentration urinaire de métabolites organophosphorés était associée à une augmentation de 55 % à 72 % des risques d'apparition du TDA/H chez l'enfant. (2)

Les pesticides ont encore d'autres effets délétères sur le cerveau : d'après une expertise collective de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), ils augmentent aussi le risque de développer la maladie de Parkinson (3)

Il est donc absolument capital, lorsque vos fruits et légumes ne sont pas bio, de bien les laver avant de les manger, surtout si vous les mangez crus et/ou avec la peau, si possible avec une brosse à légume dont vous vous équiperez spécialement à cet effet.

Une découverte issue de la recherche sur les armes chimiques

Les pesticides organophosphorés sont le fruit des recherches sur les gaz de combat entamées lors de la Seconde Guerre mondiale. Ils ont remplacé, dans les années 70, les organochlorés, dont le chef de file était le DDT.

La plupart des armes chimiques aujourd'hui sont des organophosphorés.

L'objectif ultime d'un régime belliqueux, en effet, est de trouver un produit aux effets immédiats, définitifs, et assez puissant pour tuer des dizaines de milliers, et si possible des centaines de milliers de personnes d'un coup.

Comprenez, les gaz utilisés durant la Première Guerre Mondiale – chlore et gaz moutarde, qui brûlaient les yeux et les poumons –  parvenaient rarement à faire plus de quelques milliers de morts d'un coup, ce qui était loin d'être suffisant au goût des dirigeants politiques et militaires.

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formule gaz sarin

C'est en 1939 que des chercheurs allemands trouvèrent enfin la solution « miracle », avec le sarin. Les inventeurs, de la firme chimique IG Farben, en furent si fiers qu'ils baptisèrent ce gaz d'après les lettres de leurs noms, afin d'être sûrs de rester dans l'histoire – Gerhard Schrader, Ambros, Rüdiger et Van der LINde –

Aussi incroyable que cela puisse paraître, le sarin est inodore, incolore et volatile, et capable de traverser la peau. Vous ne voyez rien, vous ne sentez rien, mais il suffit que quelques molécules vous touchent ou entrent dans vos poumons – une concentration de 10 parties par milliard est déjà fatale – et vous êtes mort.

Diffusé dans les rues d'une ville ou dans un métro, alors que personne ne se doute de rien, le sarin provoque une scène cauchemardesque où tous les passants, jeunes et vieux, grands et petits, s'effondrent paralysés puis meurent d'asphyxie (le cerveau arrêtant de fonctionner), sans que quiconque assistant à la scène puisse comprendre ce qui se passe ou réagir.

Il s'agit donc véritablement de l'arme de l'Apocalypse, au même titre que l'arme nucléaire, ce qui l'a fait classer par l'ONU dans la catégorie des armes de destructions massives (résolution 687). A ce titre, sa production et sa conservation sont interdites depuis 1993.

Malheureusement, l'actualité toute récente a montré que ce beau rêve de la disparition des armes de destructions massives n'était pas pour demain.

Mon opinion sur la Syrie

Bien que personne ne m'ait demandé mon avis, je vais quand même le donner. C'est hors-sujet, mais la question me tient vraiment à cœur.

J'ai longuement sillonné la Syrie en auto-stop, des côtes montagneuses à l'ouest jusqu'aux rives de l'Euphrate à l'est, ce qui m'a permis de rencontrer quantité de Syriens, manger avec eux, loger chez eux, et recueillir toutes sortes de confidences effrayantes sur les méthodes de la police du régime.

Je n'ai donc aucune sympathie pour Bachar el-Assad qui est, c'est évident, un criminel. Le problème, selon moi, est que les rebelles sont certainement aussi violents voire pires que Bachar el-Assad. Mais ce n'est que mon avis et, encore une fois, personne ne me l'a demandé... A votre santé !


Sources : de l’article

(1)  Maryse F. Bouchard, David C. Bellinger, Robert O. Wright & Marc G. Weisskopf ; Attention-Deficit/Hyperactivity Disorder and Urinary Metabolites of Organophosphate Pesticides : Revue Pediatrics (online 17 mai 2010) Vol. 125 No. 6 June 2010, pp. e1270-e1277

(2)  Medscape.com

(3)  Pesticides : Effets sur la santé : une expertise collective de l’Inserm

Pour en savoir plus voir le site source : logo_sni_little.png

 

http://www.santenatureinnovation.com/quels-problemes-de-s...

 

Plus info: Rôle de l'acétylcholine dans les systèmes nerveux central et périphérique

http://www.linternaute.com/science/biologie/dossiers/06/0...

 

09/09/2013

Syrie: la lettre d'un ancien ambassadeur de France à François Hollande

HER V3 SOLEIL.jpgDepuis le Mexique où il réside, Pierre Charasse, ancien ambassadeur de France, désormais à la retraite, vient d'adresser à François Hollande, à propos de la crise syrienne, une lettre où l’ironie du ton le dispute à la cruauté cinglante du propos. Un modèle du genre, à la diffusion duquel je ne peux résister. Bernard FRAU Délégué général HER


Mexico, le 2 septembre 2013

Monsieur le Président de la République,

Dans l’épreuve que subit actuellement l’humanité du fait de la présence d’armes chimiques en Syrie, vous avez pris la tête d’un grand mouvement mondial au nom de « l’obligation de protéger » les populations civiles menacées. Vous avez très bien expliqué dans votre discours du 27 août devant vos Ambassadeurs que c’était là la vocation de la France, comme elle l’a fait en Libye récemment, et qu’elle ne manquerait pas à son devoir. Votre détermination exemplaire devrait rapidement convaincre vos partenaires européens flageolants et les opinions publiques pleutres, en France, en Grande Bretagne, aux Etats-Unis et partout dans le monde, du bien-fondé d’une  intervention militaire chirurgicale en Syrie.

Naturellement, comme vous l’avez rappelé le 27 août, « l’obligation de protéger »s’inscrit dans une démarche très réglementée par les Nations Unies et incombe en premier lieu aux Etats concernés : protéger leur propre population. En cas de défaillance de leur part, c’est au Conseil de Sécurité qu’il appartient de décider des modalités de mise en œuvre de ce principe. Sous votre conduite, la France s’honorera si elle fait respecter à la lettre cette avancée importante du droit international. Je suis sûr que le Président Poutine sera sensible à vos arguments tout comme le Président Xi Jiping et qu’ils ne feront pas obstacle à vos projets en opposant un veto au Conseil de Sécurité. Peu importe que l’objectif final soit encore un peu flou, ce qui compte c’est la défense énergique de principes clairs.

De même, je suis sûr que d’autres pays suivront la France dans son intention de livrer des armes aux rebelles syriens, malgré les risques que cela comporte. M. Laurent Fabius, Ministre des Affaires Etrangères, a annoncé qu’il exigerait des destinataires des armes françaises qu'ils signent un « certificat d’utilisateur final ». Avec une telle fermeté nous aurons l’assurance que nos armes ne tomberont pas entre les mains des combattants Jihadistes du Front Al Nusra-Al Qaeda, qui font partie de la Coalition rebelle (encore très hétéroclite mais que avez le mérite de vouloir unifier, bon courage !) et ne se retourneront pas contre les pays occidentaux qui les ont aidé ou leurs rivaux au sein de la Coalition, voire des populations civiles.

Nous voilà rassurés. Al Qaeda devrait comprendre le message fort que vous lui envoyez. Il est important de bien expliquer que notre ennemi reste le Terrorisme International, même si de temps en temps il faut se montrer pragmatique, comme disent nos amis anglo-saxons, et tendre la main à ceux qui veulent notre perte. Ceux-ci  ne devraient pas être insensibles à nos gestes amicaux. Vos services devraient pouvoir sans peine démentir l’information diffusée par l’agence Associated Press selon laquelle des armes chimiques livrées par notre allié l’Arabie Saoudite (le Prince Bandar Bin Sultan, chef des services saoudiens de renseignement) au Front Al Nusra-Al Qaeda auraient été manipulées maladroitement par ces apprentis-sorciers.

Une fois ce point éclairci vous aurez les mains libres pour agir sur la base des informations fournies par les Etats-Unis et Israël qui ont toute votre confiance. Toutefois il ne serait pas inutile d’éviter que se reproduise le scénario de 2003 aux Nations Unies lorsque Colin Powell a exhibé des photos truquées et un flacon de poudre de perlimpinpin comme preuves irréfutables de la présence d’armes de destruction massive en Irak ! Principe de précaution élémentaire. On vous fait confiance, c’est la crédibilité de la France qui est en jeu.

Quant aux objectifs militaires de cette opération, il paraît évident qu’ils doivent être en priorité de détruire par des moyens aériens les dépôts d’armes chimiques sans les faire exploser au nez de la population civile, ce qui serait un véritable désastre,  et de neutraliser tous les engins qui permettent leur utilisation (missiles, chars, lance-roquettes etc.), sans mettre en péril la vie de nos soldats sur un terrain incertain. Si les Américains ont du mal à identifier les cibles, les services français de renseignement se feront un plaisir de leur fournir toutes les informations dont ils disposent, de telle sorte que l’opération soit courte et cinglante et que grâce à vous les armes chimiques soient définitivement éradiquées de la planète.

Les populations que nous allons protéger auront un prix à payer pour le service rendu et doivent accepter d’avance les quelques centaines ou milliers de morts que peuvent provoquer les effets collatéraux de cette opération et leurs conséquences en cascade. Mais c’est pour leur bien. Si vous prenez la tête de la manœuvre à la place de vos collègues Obama et Cameron, qui semblent rétropédaler avant même que le coup d’envoi ait été donné, Bashar Al Assad comprendra très vite à qui il a affaire. L’Occident ne doit pas de mollir, ce serait un mauvais signal au reste du monde, on compte sur vous pour tenir la barre fermement.

Lorsque cette mission humanitaire sera terminée et que Bashar Al Assad aura fait amende honorable après la tripotée qu’on va lui mettre tout en le laissant au pouvoir, vous aurez la satisfaction d’avoir contribué à appliquer en Syrie la théorie du « chaos constructif » élaborée par des « think tanks » américains à l’époque de George Bush, en espérant que les grandes entreprises américaines, principales bénéficiaires du chaos, auront  la bonté de laisser  aux entreprises françaises la possibilité de tirer quelques avantages du désordre institutionnalisé qui a désormais vocation à se substituer à des Etats forts comme c’est le cas en Irak ou en Libye. Quelques contrats pétroliers feraient bien l’affaire de nos grands groupes.

Après cette victoire  pratiquement acquise d’avance, il vous appartiendra de porter ailleurs le message humanitaire universel de la France. Les crises sont nombreuses dans le monde, la liste des dictateurs sanguinaires est longue, et des millions d’hommes, de femmes et d’enfants attendent avec joie que la France puisse les protéger comme elle s’en est donné la mission. On pense toujours à l’Afrique qui arrive au premier rang de nos préoccupations. Mais il y a le feu dans de nombreuses régions du monde. Une intervention humanitaire en Palestine serait la bienvenue, vous y songez certainement.

Au Mexique, on estime à 70.000 les morts provoqués par  la violence des groupes criminels et des forces de sécurité et 26.000 disparus durant de sexennat du Président Calderón (2006-2012). Après la première année  du mandat du Président Peña Nieto, on dénombre déjà 13.000 morts. En toute logique avec de tels chiffres la population civile mexicaine devrait être éligible aux bénéfices du programme  « obligation de protéger » concocté par la « communauté internationale », même si celle-ci se réduit aujourd’hui à la France seule. Au point où nous en sommes, il faut bien qu’un pays  se dévoue pour être l’avant-garde agissante d’une communauté internationale amorphe et irresponsable, «ensemble gazeux et incertain» comme a dit Hubert Védrine à propos de l’Union Européenne. Mieux vaut être seul que mal accompagné. S’agissant du Mexique, on pourra tirer les leçons de l’intervention militaire française de 1862 et ne pas répéter l’erreur qui a conduit à la déconfiture les armées de Napoléon III : déclencher des opérations militaires injustifiées et lointaines qui dépassent nos forces.

Pour cela il faudra, mais vous l’avez évidement prévu, programmer davantage de  moyens budgétaires, par exemple pour la construction de nouveaux porte-avions nucléaires, les avions et missiles qui vont avec. Le «Charles de Gaulle» rend de brillants services lorsqu’il n’est pas immobilisé dans nos arsenaux pour de trop longues périodes de révision, mais il aura du mal à répondre seul à toutes les demandes d’intervention surtout lorsqu’il devra croiser dans des mers lointaines, exotiques et dangereuses.  Je suis sûr que vous saurez persuader nos compatriotes que dans les circonstances actuelles, le monde occidental, pour poursuivre sa mission civilisatrice, pilier de la globalisation, devra s’en donner les moyens budgétaires.

On se souvient des contraintes qui ont empêché les forces françaises de frapper encore plus massivement la Libye. Leurs stocks de missiles se sont rapidement épuisés et le budget de la Défense n’avait pas prévu que l’abominable Kadhafi, pourtant ami intime de votre prédécesseur,  serait aussi peu sensible à nos problèmes budgétaires en opposant une résistance aussi farouche qu’inutile. La population, si elle est  bien informée, acceptera certainement de bon gré l’augmentation des impôts et les coupes dans les dépenses publiques, notamment sociales, comme les bourses scolaires pour les français de l’étranger, ainsi que la réduction  des moyens  du réseau diplomatique, consulaire, éducatif et culturel français dans le monde si c’est le prix à payer pour que la France garde son statut de grande puissance mondiale. Tout est question de pédagogie.

Monsieur le Président, vous n’êtes pas sans savoir que nos amis et alliés américains n’ont pas toujours une très bonne image dans le monde. La France, avec les Présidents De Gaulle, Mitterrand et Chirac, a joui d’un grand prestige international, justement parce ce qu’elle parlait d’une voix différente de celle de ses alliés occidentaux. Le Président Sarkozy a mis fin à cette tradition diplomatique, pensant que la France avait tout intérêt, dans le contexte de la mondialisation et face à la montée en puissance de nouveaux acteurs, à se fondre dans « la famille occidentale » et à réintégrer l’appareil militaire de l’OTAN, c’est à dire à mettre ses forces conventionnelles sous le commandement américain.

« O tempora ! O mores ! » Comme a dit Cicéron en son temps. Mais vos Ambassadeurs ont déjà du vous signaler  que dans de nombreux pays la France est désormais perçue comme un relais servile de la politique américaine. Des épisodes récents, comme l’affaire Snowden avec l’interception du Président Evo Morales lors de son survol de l’Europe, ont pu donner cette impression fâcheuse, mais je suis convaincu que vous n’aurez  aucun mal à persuader vos interlocuteurs du monde entier que cette perception est erronée, car c’est en toute indépendance que vous avez confirmé l’ancrage de la France dans sa « famille occidentale ».

Enfin, je pense que vous avez réfléchi à la meilleure manière de protéger les populations mondiales des catastrophes humanitaires provoquées  par le capitalisme mafieux et prédateur à l’origine des dernières crises économiques et financières. Il est probablement dans vos intentions de proposer à vos collègues du G7 et du G20 que vous allez rencontrer au Sommet de Saint Pétersbourg de changer de cap pour  mettre fin à l’économie-casino et à l’empire de la finance sans contrôle. L’opinion publique mondiale, les chômeurs en Grèce, au Portugal, en Espagne, en France et ailleurs, apprécieraient vraisemblablement des frappes chirurgicales sur le FMI, la Banque Centrale européenne, la City de Londres, quelques paradis fiscaux « non-coopératifs » ou d’improbables agences de notation qui font plier les gouvernements.

Une telle cohérence dans l’application de «l’obligation de protéger» honorera la France et son Président. En continuant sans relâche sur cette voie et en défendant comme vous le faites le droit international et les normes fixées par les Nations Unies, il ne fait aucun doute qu’avant la fin de votre mandat vous rejoindrez votre collègue et ami Barack Obama dans le club très sélect des Prix Nobel de la Paix. Vous l’aurez bien mérité.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’assurance de ma très haute et respectueuse considération.

Pierre Charasse (*), Français de l'étranger, contribuable et électeur

Source : PAR LES INVITÉS DE MEDIAPART

(*) Diplomate de carrière de 1972 à 2009, Pierre Charasse fut ambassadeur, notamment au Pakistan, en Uruguay et au Pérou, et a représenté la France dans de nombreuses instances internationales

01/09/2013

Syrie: Barack OBAMA décrète la pause François Hollande suit!

Le 29 août, la Chambre des communes, par 285 voix contre 272 voix, a refusé d’approuver la proposition de David Cameron d’intervenir militairement en Syrie.

Le vote à la Chambre de communes, à claqué comme une gifle cinglante pour David Cameron qui est désormais contraint mettre Barack Obama, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, Jean-Pierre Chevènement, David Cameron, Fraçois Bayrou, Syries, Lettre ouverte Bayrou, Sunites Chiites, Vote Chambre des Communes, Parlement à Versailles, Syrie, Damas,un bémol à ses propos et actions belliqueuses. Du coup  Barack Obama dont le piège dans lequel il s’est enferré tout seul – la fameuse ligne rouge – se referme sur lui un peu plus et l’oblige à consulter le Congrès américain pour solliciter un « feu vert » avant de décider de lancer sur la Syrie ses missiles Tomawaksà partir des navires de la flotte américaine pré-positionnée au large des côtes syriennes.

En France, François Hollande, suivant en cela Laurent Fabius et les «pousse à la guerre» de Barack Obama, dit avoir «la certitude» de «la responsabilité indubitable du régime» syrien dans l'attaque chimique du 21 août dernier est désormais dans une position Barack Obama, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, Jean-Pierre Chevènement, David Cameron, Fraçois Bayrou, Syries, Lettre ouverte Bayrou, Sunites Chiites, Vote Chambre des Communes, Parlement à Versailles, Syrie, Damas,politique et diplomatique assez inconfortable.  

La pause décrétée par Barack Obama, qui militait pour des frappes punitives immédiates à laquelle la France s’était ralliée, oblige François Hollande à attendre une décision qui le placera demain plus encore en suiveur atlantiste soumis quel que soit la position qu’adoptera le Congrès américain.

De plus au plan national à gauche comme à droite de nombreuses Barack Obama, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, Jean-Pierre Chevènement, David Cameron, Fraçois Bayrou, Syries, Lettre ouverte Bayrou, Sunites Chiites, Vote Chambre des Communes, Parlement à Versailles, Syrie, Damas,voix s’élèvent pour réclamer un vote du Parlement.  

François Hollande, qui a déclaré que cette exigence n’est pas inscrite dans la Constitution et que donc il pouvait s’en passer, serait bien inspiré d’y souscrire, ce d’autant que selon un sondage BVA publié le 30 août, 64 % des Français sont hostiles à une intervention armée.

Bernard FRAU Délégué général HER

 


Dominique de Villepin: l'invité de Ruth Elkrief... par BFMTV

Syrie : Lettre ouverte de François Bayrou à François Hollande:

« S’il est peu de doute qu’il existe des armes chimiques – les mêmes ont été si largement utilisées pendant la guerre de 14 –, les preuves indiscutables de la responsabilité de leur utilisation Barack Obama, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, Jean-Pierre Chevènement, David Cameron, Fraçois Bayrou, Syries, Lettre ouverte Bayrou, Sunites Chiites, Vote Chambre des Communes, Parlement à Versailles, Syrie, Damas,n’ont pas été apportées, comme l’a reconnu M. Cameron. Le fer et le feu continuent à faire des deux côtés de nombreuses victimes.

Vous créez un précédent : vous allez intervenir sans mandat des Nations unies, sans nos alliés européens, sans l’Otan, dans une action bilatérale avec les États-Unis. Ce que la France reprochait en 2003 à Berlusconi, à Blair, à Aznar, elle va l’accomplir aujourd’hui. Comment interdire à d’autres demain des interventions unilatérales? »

 (…) « … la France a un devoir vis-à-vis d’elle-même! Nous avons construit une image de la France au travers des décennies : de de Gaulle à Jacques Chirac lors du drame irakien, nous étions le pays qui parlait avec tous, et protégeait l’essentiel. Et ce n’était pas seulement une image : c’était notre identité et notre réalité. C’était un patrimoine pour notre pays.

Monsieur le Président, nous étions nombreux à avoir mis de l’espoir en votre modération et votre équilibre. Vous engagez la France dans une voie périlleuse.

Je souhaite me tromper, mais je voulais vous dire que vous faites courir un grand risque à l’avenir de la Syrie, aux minorités, au Liban, et à une certaine idée de la France qui ne s’aligne pas ».

Lu sur : Journal du Dimanche 01/09/2013

http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Syrie-la-lettre-ouverte-de-Bayrou-a-Hollande-626689

Syrie : Entretien de Jean-Pierre Chevènement au Parisien dimanche,

Propos recueillis par Philippe Martinat.

Le Parisien: Vous attendiez-vous à une telle escalade de la tension internationale sur la Syrie?

Jean-Pierre Chevènement: J’ai toujours été inquiet au sujet de la Syrie. J’avais d’ailleurs exprimé ma préoccupation à François Barack Obama, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, Jean-Pierre Chevènement, David Cameron, Fraçois Bayrou, Syries, Lettre ouverte Bayrou, Sunites Chiites, Vote Chambre des Communes, Parlement à Versailles, Syrie, Damas,Hollande et à Laurent Fabius dès le mois de juin 2012 quant à la définition de notre politique. Selon moi, il eût mieux valu privilégier une posture de négociation et faire de la France un intermédiaire entre les camps qui s’opposent dans ce qui est une véritable guerre civile intercommunautaire avec, à l’arrière-plan, une rivalité entre sunnites et chiites.

Je ne pense pas que la France ait intérêt à entrer dans une guerre de religion.

Vous jugez notre diplomatie imprudente?

Je m’étais inquiété de la formulation « Bachar doit partir », calquée sur celle employée naguère par Alain Juppé: «Kadhafi doit partir.»

Je me suis entretenu à plusieurs reprises avec le président de la République et avec le ministre des Affaires étrangères. Je pense qu’il n’y a pas de solution militaire, il ne peut y avoir qu’une solution politique.

Celle-ci doit intervenir avec l’ensemble des parties prenantes du conflit, ce qui suppose le respect de la légalité internationale, car c’est dans le cadre du Conseil de sécurité de l’ONU que ces négociations peuvent être menées.

En tout cas, j’ai clairement privilégié cette ligne de la négociation et j’ai beaucoup regretté qu’Alain Juppé ait fermé l’ambassade de France à Damas en mars 2012 : il y a une continuité, si je puis dire…

Bachar al-Assad n’a-t-il pas néanmoins franchi la ligne rouge en employant des armes chimiques?

C’est possible, mais ce n’est pas sûr. Etait-ce vraiment son intérêt? Je pense qu’une erreur a été commise par le président Obama quand il a déclaré, en août 2012, que l’emploi de l’arme chimique serait la ligne rouge conditionnant une intervention occidentale. Il s’est piégé lui-même.

Reste maintenant à savoir ce qui s’est passé réellement. On nous parle de preuves, mais je me rappelle de Colin Powell devant le Conseil de sécurité de l’ONU brandissant ses fioles : « We’ve got the evidence! » - NDLR : « Nous avons les preuves ! » - Le secrétaire d’Etat, qui était peut-être de bonne foi, avait été intoxiqué par la CIA. Dans le cas présent, nous n’avons pas de preuves irréfutables.

Il y a tout de même environ un millier de morts dans ce massacre…
Au Caire aussi, il y a un millier de personnes qui ont été tuées, certes par balles, mais on n’a guère entendu les professeurs de morale. Autrefois, il y avait le droit. Aujourd’hui, on a remplacé le droit par la morale. Et de la morale on passe à la punition. C’est plus facile, mais c’est très dangereux, car le fameux « droit d’ingérence », c’est toujours le droit du plus fort : on n’a jamais vu les faibles intervenir dans les affaires des forts.

Je n’ai pas besoin de vous rappeler tous les exemples de manipulation de l’opinion publique dans l’histoire. Je me méfie donc beaucoup des manipulations de l’opinion publique et de la dictature de l’émotion à partir de laquelle on prend des décisions apparemment dictées par la morale mais qui ont en fait un sens politique. Le droit-de-l’hommisme ignore ou, de manière plus perverse, occulte les choix politiques.

La France prend-elle un risque en restant en première ligne à côté des Etats-Unis?

Je constate que la France sera, si cette frappe intervient, le seul allié européen de M. Obama, d’ailleurs soutenu par l’ancien président Bush. C’est la situation inverse de celle de 2003, où les Etats-Unis et la Grande-Bretagne avaient le concours de l’Italie, de l’Espagne, de la Pologne et d’autres pays européens. Là, nous sommes totalement isolés.

J’ajoute que l’opinion publique est divisée. Ce n’est pas servir la défense du pays que d’engager nos forces dans un pareil contexte. Le président Hollande parle à juste titre du maintien de la souveraineté de la France.

Mais l’indépendance de la France suppose que nous ne soyons pas ralliés à la ligne « occidentaliste », celle qu’on appelait autrefois néoconservatrice : c’est-à-dire l’Occident contre les autres.

Vous êtes donc résolument hostile à des frappes?

Je n’ai pas un esprit systématique : je m’étais abstenu sur la Libye, j’ai été tout à fait en pointe sur le Mali. Quand on fait le bilan de toutes les ingérences, ce n’est pas très brillant : au Kosovo, nous avons récolté un Etat mafieux ; en Irak, où il n’y a plus d’Etat, il y a eu 1 000 morts en juillet dans des attentats ; en Libye, les milices islamistes sont maîtresses du terrain… Que se passera-t-il demain après Bachar al-Assad? Nous savons très bien qu’il y a des groupes jihadistes importants, armés de l’extérieur. Moi, je serais prudent. Il faut absolument privilégier les voies de la paix.

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Source:
Le ParisienDimanche 1 Septembre 2013 à 08:36

24/06/2013

Ça suffit, y’en a marre !

Les affaires succèdent aux affaires, les mises en examen aux Bernard Tapie, François Hollande, Nicolas Sarkozy, Eric Woerth, Edouard Baladur, Claude Guéant, Laurent Fabius, Jean-Luois Borloo, Christine Lagarde, Christine Taubira, François Léotard, Stéphane Richard,François Pérol, François Bayrou, EADS-Clearstream, Karachi, Crédit Lyonais, Campagne 2007, Harlem Désir, Jean-Noël Guérini, Gérad Dalongeville, Sylvie Andrieux, Jean-Pierre Kucheida, Jérôme Cahuzac, Front National, Villeneuve sur Lot, Tapie candidat à laMairie de Marseille, FNSEA, Le Qatar, l'Arabie Séoudite, Syrie, Bachar Al-Assad, Talibans, Poutine, mises en examen et, pendant que la presse en fait ses choux gras et que nos députés s’étripent et s’égosillent comme des pantins à l’Assemblée Nationale, le chômage continue de progresser, le pouvoir d’achat de reculer et les impôts d’augmenter.

La liste des règlements de compte entre truands en Corse, à Marseille en Région parisienne et lyonnaise s’allonge, l’on change les préfets mais le sang continue de couler et les bandits de prospérer.

Bernard Tapie, François Hollande, Nicolas Sarkozy, Eric Woerth, Edouard Baladur, Claude Guéant, Laurent Fabius, Jean-Luois Borloo, Christine Lagarde, Christine Taubira, François Léotard, Stéphane Richard,François Pérol, François Bayrou, EADS-Clearstream, Karachi, Crédit Lyonais, Campagne 2007, Harlem Désir, Jean-Noël Guérini, Gérad Dalongeville, Sylvie Andrieux, Jean-Pierre Kucheida, Jérôme Cahuzac, Front National, Villeneuve sur Lot, Tapie candidat à laMairie de Marseille, FNSEA, Le Qatar, l'Arabie Séoudite, Syrie, Bachar Al-Assad, Talibans, Poutine, Les Plans de licenciement succèdent aux plans de licenciement qualifiés à chaque fois de Plan de sauvegarde de l’emploi.

La France vient d’être condamnée par les instances européennes pour non-respect des directives « nitrate ». Qui fait la loi en France, l’Etat ou la FNSEA ?

Le Qatar, qui soutient ou a soutenu nos adversaires au Mali, qui Bernard Tapie, François Hollande, Nicolas Sarkozy, Eric Woerth, Edouard Baladur, Claude Guéant, Laurent Fabius, Jean-Luois Borloo, Christine Lagarde, Christine Taubira, François Léotard, Stéphane Richard,François Pérol, François Bayrou, EADS-Clearstream, Karachi, Crédit Lyonais, Campagne 2007, Harlem Désir, Jean-Noël Guérini, Gérad Dalongeville, Sylvie Andrieux, Jean-Pierre Kucheida, Jérôme Cahuzac, Front National, Villeneuve sur Lot, Tapie candidat à laMairie de Marseille, FNSEA, Le Qatar, l'Arabie Séoudite, Syrie, Bachar Al-Assad, Talibans, Poutine, aujourd’hui fait table ouverte aux Talibans à Doha, investit à qui mieux mieux sur le territoire national en vertu d’accords passés du temps de Nicolas Sarkozy et François Hollande poursuit sur la même voie.

Il est vrai qu’en Syrie nous sommes du côté des rebelles soutenus par l’Arabie Saoudite et le Qatar qui se disputent le leadership dans la Région. On va se marrer lorsqu’il il faudra choisir entre les deux quand Bachar Al-Assad sera tombé…..s’il Bernard Tapie, François Hollande, Nicolas Sarkozy, Eric Woerth, Edouard Baladur, Claude Guéant, Laurent Fabius, Jean-Luois Borloo, Christine Lagarde, Christine Taubira, François Léotard, Stéphane Richard,François Pérol, François Bayrou, EADS-Clearstream, Karachi, Crédit Lyonais, Campagne 2007, Harlem Désir, Jean-Noël Guérini, Gérad Dalongeville, Sylvie Andrieux, Jean-Pierre Kucheida, Jérôme Cahuzac, Front National, Villeneuve sur Lot, Tapie candidat à laMairie de Marseille, FNSEA, Le Qatar, l'Arabie Séoudite, Syrie, Bachar Al-Assad, Talibans, Poutine, tombe parce que la Russie et l’Iran n’ont pas l’air pour le moment de vouloir  le lâcher.

Pas grave on y enverra Fabius toute bouche en cul de poule et force moulinets s’aplatir devant le vainqueur désigné par les grands frères américains une fois que ces derniers se seront mis d’accord avec Poutine sur les modalités du partage.

On promet au bon Peuple un nouveau tour de vis sur les retraites pendant que Sénateurs et Députés s’arrangent pour ne pas toucher aux très avantageux régimes spéciaux qu’ils se sont octroyés aux frais de la République.

Pour revenir aux affaires, dont on arrive plus à savoir qui de la gauche ou de la droite est la plus corrompue,  elles empoisonnent la vie démocratique et casse le pacte de confiance républicain entre la classe politique représentative et les citoyens qu’elle est censée représenter.

La liste est longue des turpitudes de trop nombreux de nos dirigeants mais il faut la rappeler car dans cette société médiatique une affaire pousse l’autre et l’on finit par ne plus se rappeler de celles qui sont passées même si le climat lentement se détériore comme le ferait les coups de vagues successifs au pied de la falaise qui finit par s’écrouler.

A gauche après l’incroyable saga « patte en l’air de New-York à Lille » de Dominique Strauss Khan, la condamnation pour emploi fictif d’Harlem Désir, l’indémerdable dossier Jean-Noël Guérini dans des dossiers de marché publics passés dans des conditions Bernard Tapie, François Hollande, Nicolas Sarkozy, Eric Woerth, Edouard Baladur, Claude Guéant, Laurent Fabius, Jean-Luois Borloo, Christine Lagarde, Christine Taubira, François Léotard, Stéphane Richard,François Pérol, François Bayrou, EADS-Clearstream, Karachi, Crédit Lyonais, Campagne 2007, Harlem Désir, Jean-Noël Guérini, Gérad Dalongeville, Sylvie Andrieux, Jean-Pierre Kucheida, Jérôme Cahuzac, Front National, Villeneuve sur Lot, Tapie candidat à laMairie de Marseille, FNSEA, Le Qatar, l'Arabie Séoudite, Syrie, Bachar Al-Assad, Talibans, Poutine, douteuses, mais aussi ceux de Gérard Dalongeville en procès pour détournement de fond publics, Sylvie Andrieux condamnée  à la prison ferme pour détournement de fonds publics Jean-Pierre Kucheida, en attente de jugement pour abus de biens sociaux et enfin la bombe Jérôme Cahuzac, l’arbre qui cache la forêt des connivences et affaires crapoteuses entre la gauche et la droite dans l’industrie pharmaceutique.

La droite, avec les scandales des affaires Sarkozy – EADS-Clearstream, Karachi, Bettencourt, Arbitrage Crédit Lyonnais, les accusations répétées de responsables libyens sur le financement de la campagne de 2007 – où sont mis en cause Bernard Tapie, François Hollande, Nicolas Sarkozy, Eric Woerth, Edouard Baladur, Claude Guéant, Laurent Fabius, Jean-Luois Borloo, Christine Lagarde, Christine Taubira, François Léotard, Stéphane Richard,François Pérol, François Bayrou, EADS-Clearstream, Karachi, Crédit Lyonais, Campagne 2007, Harlem Désir, Jean-Noël Guérini, Gérad Dalongeville, Sylvie Andrieux, Jean-Pierre Kucheida, Jérôme Cahuzac, Front National, Villeneuve sur Lot, Tapie candidat à laMairie de Marseille, FNSEA, Le Qatar, l'Arabie Séoudite, Syrie, Bachar Al-Assad, Talibans, Poutine, plusieurs de ses leaders et plusieurs des plus hauts responsables de l’état de la période 2007-2012 – Edouard Balladur, François Léotard, Claude Guéant, Eric Woerth, Christine Lagarde, Stéphane Richard, François Pérol, l’on s’interroge même dans les milieux autorisés sur l’implication de Jean-Louis Borloo dans l’affaire Tapie … – n’est pas en reste.

Selon le Point.fr, mais d’autres médias s’en font l’écho, Bernard Tapie a été placé ce matin lundi, en garde à vue à la brigade financière de Paris dans le cadre de l'enquête à propos de l'arbitrage prononcé en sa faveur dans le litige qui l’opposait au Crédit lyonnais sur la vente d'Adidas.

La décision prise à Bercy avait, en 2008, rapporté à Bernard Tapie la modique somme de plus de 400 millions d’Euros. Une paille !

L’affaire est sérieuse, certains n’hésitent pas, François Bayrou pour ne pas le nommer, à considérer cette affaire comme « une affaire d’état » !

Trois personnes ont déjà été mises en examen dans cette affaire pour « escroquerie en bande organisée », et Christine Lagarde Bernard Tapie, François Hollande, Nicolas Sarkozy, Eric Woerth, Edouard Baladur, Claude Guéant, Laurent Fabius, Jean-Luois Borloo, Christine Lagarde, Christine Taubira, François Léotard, Stéphane Richard,François Pérol, François Bayrou, EADS-Clearstream, Karachi, Crédit Lyonais, Campagne 2007, Harlem Désir, Jean-Noël Guérini, Gérad Dalongeville, Sylvie Andrieux, Jean-Pierre Kucheida, Jérôme Cahuzac, Front National, Villeneuve sur Lot, Tapie candidat à laMairie de Marseille, FNSEA, Le Qatar, l'Arabie Séoudite, Syrie, Bachar Al-Assad, Talibans, Poutine, quant à elle a été placée sous statut de témoin assisté.

La garde à vue peut durer quatre jours au terme de laquelle  l’homme  d’affaire, ex-ministre de la Ville de François Mitterrand,  risque d’être présenté devant les juges pour une éventuelle mise en examen.

Bernard Tapie, dont on dit qu’il serait candidat à la Mairie de Marseille, ne s’inquiète pas pour autant. Mieux il fanfaronne dans les médias en expliquant sur Europe1 «Qu’est-ce que vous croyez ? Des rendez-vous comme celui-là, j’en ai eu sept avec Eva Joly. Résultat : six non-lieu et une relaxe », avant d’en terminer  méprisant «même système, même procédure, j’en ai rien à foutre…».

Entre deux il n’omet pas  au passage  d’indiquer «Je suis copain Bernard Tapie, François Hollande, Nicolas Sarkozy, Eric Woerth, Edouard Baladur, Claude Guéant, Laurent Fabius, Jean-Luois Borloo, Christine Lagarde, Christine Taubira, François Léotard, Stéphane Richard,François Pérol, François Bayrou, EADS-Clearstream, Karachi, Crédit Lyonais, Campagne 2007, Harlem Désir, Jean-Noël Guérini, Gérad Dalongeville, Sylvie Andrieux, Jean-Pierre Kucheida, Jérôme Cahuzac, Front National, Villeneuve sur Lot, Tapie candidat à laMairie de Marseille, FNSEA, Le Qatar, l'Arabie Séoudite, Syrie, Bachar Al-Assad, Talibans, Poutine, avec Christine Taubira»  pour  conclure « De toute façon j’espère qu’il va y avoir un recours. Vous allez voir ce que je vais leur mettre ».

Tout cela est d’un incroyable mépris pour les institutions, les citoyens et la démocratie.

Trop c’est trop, ça suffit. Et que l’on ne vienne pas nous dire que la protestation est populiste et qu’elle fait le jeu du Front National.

Non ce qui fait le jeu du FN c’est cette langue de bois qui veut faire prendre aux citoyens des vessies pour des lanternes.

Lorsqu’il pleut, il ne suffit pas de dire aux citoyens qu’il fait soleil pour que ces derniers ne se rendent pas compte qu’ils sont mouillés pendant que les menteurs barbotent dans la boue.

Au lendemain de la sévère défaite politique de Villeneuve sur Lot, Bernard Tapie, François Hollande, Nicolas Sarkozy, Eric Woerth, Edouard Baladur, Claude Guéant, Laurent Fabius, Jean-Luois Borloo, Christine Lagarde, Christine Taubira, François Léotard, Stéphane Richard,François Pérol, François Bayrou, EADS-Clearstream, Karachi, Crédit Lyonais, Campagne 2007, Harlem Désir, Jean-Noël Guérini, Gérad Dalongeville, Sylvie Andrieux, Jean-Pierre Kucheida, Jérôme Cahuzac, Front National, Villeneuve sur Lot, Tapie candidat à laMairie de Marseille, FNSEA, Le Qatar, l'Arabie Séoudite, Syrie, Bachar Al-Assad, Talibans, Poutine, subie tant par le PS que par l’UMP, qui a vu un gamin de 23 ans candidat d’un parti d’extrême droite faire jeu quasi égal avec un «cumulard» qui avait le soutien officiel des deux partis de gouvernement, il est plus que jamais nécessaire que le Chef de l’Etat fasse preuve d’autorité et qu’il envoie un signal fort au Pays.

La politique d’austérité «libérale» doit être infléchie, le moment de nommer un nouveau gouvernement est arrivé.

Un nouveau gouvernement resserré, soudé, cohérent, débarrassé des «vieux bourrins politiciens», ouvert à des personnalités de la société civile à la compétence reconnue. Un  nouveau gouvernement qui enfin doit être constitué d’hommes et de Bernard Tapie, François Hollande, Nicolas Sarkozy, Eric Woerth, Edouard Baladur, Claude Guéant, Laurent Fabius, Jean-Luois Borloo, Christine Lagarde, Christine Taubira, François Léotard, Stéphane Richard,François Pérol, François Bayrou, EADS-Clearstream, Karachi, Crédit Lyonais, Campagne 2007, Harlem Désir, Jean-Noël Guérini, Gérad Dalongeville, Sylvie Andrieux, Jean-Pierre Kucheida, Jérôme Cahuzac, Front National, Villeneuve sur Lot, Tapie candidat à laMairie de Marseille, FNSEA, Le Qatar, l'Arabie Séoudite, Syrie, Bachar Al-Assad, Talibans, Poutine, femmes irréprochables, d’une honnêteté scrupuleuse.

La pression monte fort dans la cocotte-minute France.

François Hollande ferait bien d’entendre que ça siffle fort et que faute d’y prendre garde il pourrait bien sauter avec le couvercle.

03/05/2013

Jean-Pierre Chevènement dit « halte au Hollande bashing »

Dépêche AFP du 2 05 2013

afp.jpgJean-Pierre Chevènement, président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), s'élève contre le «Hollande bashing» de l'opposition, dans un entretien à paraître vendredi dans les «Echos» (*), jugeant «impossible» de juger le chef de l'Etat au terme de sa première année de mandat.

«Il est impossible de juger François Hollande sur un laps de temps aussi court car il a fait le choix du long terme», fait valoir le sénateur du Territoire de Belfort, qui compte pourtant parmi les observateurs critiques de l'action de l'exécutif.

A ses yeux, «imputer la crise particulièrement à François Hollande n'a pas de sens : elle est la responsabilité partagée des gouvernements de gauche et de droite depuis plus de vingt ans».

Aussi l'ancien ministre de François Mitterrand et Lionel Jospin lance-t-il un «Halte au Hollande bashing!», souhaitant qu'il ne soit jugé «qu'à la fin de son mandat» de cinq ans.

M. Chevènement dénonce en particulier les attaques visant la François Hollande, Lionel Jospin, Jean-Pierre Chevènement, Jean-Marc Ayrault, Mariage pour tous, Hollande bashing, AFP, MRC, rapport Gallois, PS, Clémenceau,«personne» du président. «L'opposition présente François Hollande comme quelqu'un d'indécis or il a été capable de prendre une décision prompte, courageuse et justifiée sur l'intervention militaire au Mali», relève-t-il, constatant que le chef de l'Etat «sait faire preuve de persévérance, d'endurance et (...) démontrera sa capacité de rebond».

Au crédit de François Hollande, il cite la Banque publique d'investissement, «une bonne chose», l'accord sur la sécurisation de l'emploi, «un bon équilibre», le crédit impôt compétitivité, «une solution habile», et la sauvegarde du budget de la Défense, «un bon point».

En revanche, il considère la politique industrielle du gouvernement «trop défensive» et regrette le «temps perdu sur le mariage gay», estimant que «l'essentiel est dans l'économie».

Jean-Pierre Chevènement rappelle également son opposition au traité budgétaire européen, que le candidat Hollande s'était engagé à renégocier. «J'ai voté contre le TSCG car il engage l'Europe sur la voie de la récession économique, sociale et donc politique», réaffirme-t-il. Selon lui, ce texte d'inspiration allemande «a des effets directement contraires aux objectifs affichés de réduction des déficits et de la dette».

Au final, il assure que «pour devenir un grand président», François Hollande devra «rompre avec les dogmes qui, depuis trois décennies, ont enfermé notre pays dans une nasse redoutable».

Jean-Pierre Chevènement était l'invité de "Zemmour et Naulleau" sur Paris Première vendredi 26 avril 2013 à 22h45.

Extraits:

A propos de la première année de présidence de François Hollande

  • Un point positif, c'est incontestablement l'adoption du rapport Gallois et le pacte national pour la croissance, la compétitivité et l'emploi. Je pense que le vrai problème c'est le développement de notre base productive qui conditionne absolument tout le reste.
  • Quand on vous dit l'ennemi numéro un, c'est la dette, c'est idiot, c'est le doigt qui montre la lune et c'est l'imbécile qui regarde le doigt.
  • Le fond de l'affaire, c'est la stagnation voire la récession qui creuse les déficits : moins-values fiscales, déficits, dette.
  • Et le fond de l'affaire, c'est la ré-industrialisation, le redéveloppement de l'économie française.
  • Le point le plus négatif, c'est l'absence je ne dis pas de communication - car je n'ai pas de considération pour la communication, c'est l'absence de pédagogie continue.
  • Je ne dis pas que l'action est bonne. J'ai dit que l'axe, l'orientation générale est juste. Le problème c'est de savoir comment la France qui avait en 2011 un déficit commercial de 73 milliards d'euros - alors que l'Allemagne avait un excédent de 168 milliards - va remonter la pente.

On voit bien l'axe de l'effort. Les mesures prises en vertu du rapport Gallois : le crédit d'impôt aux entreprises, mais aussi la politique d'innovation, de recherche, de formation, la canalisation de l'épargne vers l'industrie, la Banque publique d'investissement : est-ce que tout cela va suffire ?

  • Je pense qu'il faut aussi comprendre et respecter qui est François Hollande. Il ne fait pas partie de la même génération que moi. Nous n'avons pas partagé les mêmes points de vue. Il a accommodé le PS à la sauce libérale dans une enveloppe démocrate chrétienne : l'Acte unique et la monnaie unique qui est une erreur, un contre-sens majeur car elle a mis ensemble des économies hétérogènes.
  • Quand j'ai apporté mon soutien à François Hollande "les yeux ouverts", j'ai dit que je n'entendais pas revenir au gouvernement. Il y a des gens jeunes ! Clémenceau est revenu aux affaires à 77 ans, j'ai donc encore une marge, mais pour un gouvernement de salut public si vous voulez.

François Hollande est le chef de l'Etat. Il a été élu pour 5 ans. françois hollande,lionel jospin,jean-pierre chevènement,jean-marc ayrault,mariage pour tous,hollande bashing,afp,mrc,rapport gallois,ps,clémenceauPour le moment, il ne me l'a pas proposé et la politique que je propose c'est une politique de salut public, qui donne un choix à l'Allemagne, parce que je pense qu'il faut discuter avec les Allemands. Je pense qu'il faut aller plus loin dans la conception de ce que peut être l'Europe de demain.

Sur le "mariage pour tous":

  • Je ne me suis pas abstenu. J'ai annoncé dans un entretien au monde en décembre que je ne voterai pas ce projet de loi, parce qu'il brouillait en effet la filiation. Je pense qu'un enfant doit avoir sinon un père et une mère, mais l'idée d'un père et l'idée d'une mère.
  • S'agissant des droits des homosexuels, j'ai été à l'origine du PACS, en déposant un projet de loi dès 1992 pour une union civile avec Jean-Pierre Michel et Georges Sarre.
  • J'ai refusé de participer au vote car je ne veux pas être instrumenté par des groupes homophobes ou par des chefs de parti qui donnent des consignes de vote.
  • Dans mon parti, le MRC, c'est la liberté de conscience qui a prévalu.

J'ai beaucoup de sympathie pour Jean-Marc Ayrault. Il agit dans le cadre des institutions. Il n'appartient pas au Premier ministre de fixer les orientations stratégiques. Il fait ce qu'il peut dans les limites étroites qui sont les siennes.

Sur le même sujet :

http://www.chevenement.fr/Arretons-d-enflammer-la-France-avec-des-idees-marginales_a1452.html

http://www.chevenement.fr/Francois-Hollande-doit-approfondir-les-tensions-amicales-avec-l-Allemagne_a1483.html?TOKEN_RETURN

(*)http://www.chevenement.fr/Halte-au-Hollande-bashing-_a1485.html?TOKEN_RETURN

Jean-Pierre Chevènement était l’invité du « Talk Orange le Figaro » du 18 03 2013

17/04/2013

Mariage pour tous : les opposants en font trop !

La multiplication des manifestations « anti-mariage gay », Mariage pour tous, Mariage Gay, Frigide Barjot, François Hollande, anti mariage gay, République, Liberté Egalité Fraternité, PMA, procréation médicalement assistée, GPA, Gestion pour autrui,noyautées de surcroit par des activistes d’extrême-droite, conduit à transformer une volonté d’expression collective, légitime en soi, en une sorte de «guérilla» d’arrière-garde particulièrement stérile voire idiote.

Bref les opposants au projet de loi sur le mariage homosexuel en font trop! Propos homophobes, insultes envers le Président, actions violentes, affrontements avec les forces de l’ordre sont au menu des manifestations à répétitions organisées par Frigide complètement Barjot

Aller jusqu’à annoncer que «Hollande veut du sang, il en aura», Mariage pour tous, Mariage Gay, Frigide Barjot, François Hollande, anti mariage gay, République, Liberté Egalité Fraternité, PMA, procréation médicalement assistée, GPA, Gestion pour autrui,bloquer un TGV en se couchant sur le ballast, hurler des slogans comme «Hollande nazi», «Hollande fasciste», traquer une journée entière une journaliste indépendante connue pour ses positions pro-mariage gay n’apporte rien au débat.

Tout cela loin de servir la cause des opposants l’a discrédite totalement.

De même à l’Assemblée Nationale, les questions récurrentes au gouvernement à propos  de cette loi et les vociférations de certains députés que l’on voit s’égosiller dans l’hémicycle confinent in fine au ridicule.

De quoi s’agit-il ? D’accorder aux homosexuels les mêmes droits qu’aux autres citoyens français. Pourquoi donc n’y auraient-ils pas accès à ces droits ? Au nom de quelle légitimité le leur interdire ?

Liberté, Egalité, Fraternité, telle est la devise de notre République que l’on se plait à reconnaître une et indivisible. Y aurait-il une sorte de sous-citoyens dans notre Pays ? Ces valeurs font encore sens pour une majorité de Français.

Et puis jusqu’à preuve du contraire en démocratie ce n’est pas la rue ou le coup de force au Parlement qui décide.

Mariage pour tous, Mariage Gay, Frigide Barjot, François Hollande, anti mariage gay, République, Liberté Egalité Fraternité, PMA, procréation médicalement assistée, GPA, Gestion pour autrui,«Tant va la cruche à l’eau qu’elle finit par casser», les coups d’éclats, les provocations, la radicalisation des propos, l’instrumentalisation politicienne de «l’opposition au mariage pour les homosexuels» pourrait bien, il faut y prendre garde, finir par conduire à de graves et explosifs débordements.

Personne ne peut dire qu’il ignorait qu’un projet de loi sur le mariage homosexuel serait présenté au Parlement si François Hollande était élu à la Présidence de la République.

Le débat a eu lieu, les sensibilités se sont exprimées largement, les «pour» et surtout les «contre» !

Il est maintenant reproché à François Hollande de vouloir passer en force en accélérant le calendrier parlementaire de façon à faire passer le texte de loi avant la manifestation prévue pour le 26 mai.

Il faut cesser de prendre nos concitoyens pour des billes. Dans la Constitution c’est l’exécutif, donc le Président de la République et son Premier Ministre, qui décide de l’ordre du jour au sein du Parlement, pas les opposants qui, par définition, ne gouvernent pas.

Mariage pour tous, Mariage Gay, Frigide Barjot, François Hollande, anti mariage gay, République, Liberté Egalité Fraternité, PMA, procréation médicalement assistée, GPA, Gestion pour autrui,On ne peut pas railler en permanence François Hollande pour sa gouvernance «molle» du pays et dans le même temps crier au «coup de force» quand il fait preuve de fermeté pour faire avancer et aboutir une de ses promesses de campagne face à la rue radicalisée et à quelques députés hystériques.

Cela dit l’exécutif devra veiller à ce que le texte de loi proposé au Mariage pour tous, Mariage Gay, Frigide Barjot, François Hollande, anti mariage gay, République, Liberté Egalité Fraternité, PMA, procréation médicalement assistée, GPA, Gestion pour autrui,vote se limite à permettre aux homosexuels d’accéder aux droits matériels de la communauté – donation au dernier vivant, fiscalité, pension de reversion etc.….. –  et en aucun cas n’ouvre sur la perspective d’accorder un « droit à l’enfant » au moyen de la PMA (*) et de la GPA(**).

Accorder un tel droit constituerait une erreur tant d’un point de vue éthique que politique.

PMA (*): Procration Médicalement Assistée 

GPA(**): Gestion Pour Autrui

 

08/04/2013

Affaire Cahuzac: Des actes forts et pas de blablabobards!

BNP, Jean-François Coppé, Harlem Désir, François Bayrou, Jérôme Cahuzac, François Hollande, Marine Le Pen, Jean-Luc Melenchon, Crédit Agricole, Conseil de l'Ordre des Médecins, Pierre Mendès France,  Le 2 avril 2013 après avoir pendant de trop longs mois indiqué le contraire au Président de la République, au Premier ministre et à la Représentation nationale, Jérôme Cahuzac s’est finalement décidé à avouer.

L’ancien Ministre du Budget est passé aux aveux devant les juges d’instruction en charge de l’enquête sur ses présumés comptes non déclarés en Suisse et à Singapour.

Information qui a été relayée par Jérôme Cahuzac lui-même sur son blog : «Je leur ai confirmé l’existence de ce compte et BNP, Jean-François Coppé, Harlem Désir, François Bayrou, Jérôme Cahuzac, François Hollande, Marine Le Pen, Jean-Luc Melenchon, Crédit Agricole, Conseil de l'Ordre des Médecins, Pierre Mendès France,  je les ai informés de ce que j’avais d’ores et déjà donné les instructions nécessaires pour que l’intégralité des actifs déposés sur ce compte, qui n’a pas été abondé depuis une douzaine d’années, soit environ 600.000 €, soient rapatriés sur mon compte bancaire à Paris»

Jérôme Cahuzac a été mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale. C’est un énorme pavé dans la mare qui BNP, Jean-François Coppé, Harlem Désir, François Bayrou, Jérôme Cahuzac, François Hollande, Marine Le Pen, Jean-Luc Melenchon, Crédit Agricole, Conseil de l'Ordre des Médecins, Pierre Mendès France,  éclabousse gravement la classe politique dans son ensemble dont les effets collatéraux vont jusqu’à toucher  une certaine Marine Le Pen qui dès l’annonce de la démission du Ministre s’était  précipitée  pour déclarer « on n’est pas loin du tous pourris ».

Depuis cette date il m’avait semblé nécessaire de ne pas me joindre au chœur des hypocrites et laisser un peu de temps pour éviter de réagir à chaud sous l’emprise immédiate de la colère devant tant de manquements à la déontologie professionnelle et politique d’un homme clé du gouvernement chargé d’administrer la potion amère de l’austérité.

Pendant tout ce temps la presse s’est fait, à qui mieux BNP, Jean-François Coppé, Harlem Désir, François Bayrou, Jérôme Cahuzac, François Hollande, Marine Le Pen, Jean-Luc Melenchon, Crédit Agricole, Conseil de l'Ordre des Médecins, Pierre Mendès France,  mieux, l’écho des déclarations enflammées des bonnes âmes politiciennes de droite comme de gauche. Ah qu’elles sont belles les interventions  sentencieuses de ces représentants du «plus moral que moi tu meurs» ou du «il faut laver plus moral que moral».   

Personnellement cet acharnement de tous contre Jérôme Cahuzac me gêne terriblement. Il ne faut pas en faire «le bouc émissaire» de toutes les turpitudes des partis politiques, que l'on jette en pâture à la vindicte populaire qui ne demande que cela pour se déchainer.

BNP, Jean-François Coppé, Harlem Désir, François Bayrou, Jérôme Cahuzac, François Hollande, Marine Le Pen, Jean-Luc Melenchon, Crédit Agricole, Conseil de l'Ordre des Médecins, Pierre Mendès France,  Les déclarations des Coppé, Le Pen, Bayrou, Mélenchon et Désir me font gerber tant elles sont empreintes d'arrières pensées!

Quant au Président je crois qu'il a eu tort de dire qu'il refusait «le pardon» à Jérôme Cahuzac!

L’affaire est grave, il a menti, il a fraudé, il doit rendre BNP, Jean-François Coppé, Harlem Désir, François Bayrou, Jérôme Cahuzac, François Hollande, Marine Le Pen, Jean-Luc Melenchon, Crédit Agricole, Conseil de l'Ordre des Médecins, Pierre Mendès France,  compte à la justice, mais comme pour tout être humain, il ne peut pas lui être refusé un pardon qu’il a sollicité. Le pardon n’exclue en aucune manière le jugement des faits qui sont reprochés.

Je redoute pour l'homme Cahuzac et sa capacité à encaisser le lynchage et les lâchages qui se succèdent. Hier la presse, ses amis et ses ennemis politiques, aujourd’hui le Conseil de l’Ordre des Médecins et le Grand-Orient de France.

C'est un homme pour qui un peu de sollicitude nous BNP, Jean-François Coppé, Harlem Désir, François Bayrou, Jérôme Cahuzac, François Hollande, Marine Le Pen, Jean-Luc Melenchon, Crédit Agricole, Conseil de l'Ordre des Médecins, Pierre Mendès France, Grand-Orient de France, grandirait tous. Ce qu'il a fait est intolérable, la justice doit passer.....mais tout de même le spectacle actuel que donnent à voir certains responsables de tous bords est assez misérable.

Quelle hypocrisie! Quelle lâcheté! Il ne manquerait plus que nous ayons à gérer un déballage d'affaire, un suicide ou pire une mort non expliquée!

Hypocrite, lâche, parce que le cœur de la question n’est pas tant dans les malversations d’un homme, même ministre, mais dans l’existence d’un système en place depuis des décennies.

Système qui, libéré par la mondialisation, permet à une BNP, Jean-François Coppé, Harlem Désir, François Bayrou, Jérôme Cahuzac, François Hollande, Marine Le Pen, Jean-Luc Melenchon, Crédit Agricole, Conseil de l'Ordre des Médecins, Pierre Mendès France, Grand-Orient de France, minorité en col blanc de croitre, d’embellir et de bénéficier d’une complaisance coupable des Etats  qui n’ont pas encore pris les mesures adaptées au contexte de financiarisation de l’économie mondiale pour contrecarrer cet intolérable vol organisé que constitue la fraude fiscale.

François Hollande est le Chef de notre Etat, il est désormais en première ligne à lui de prendre de la hauteur et d’imposer « un changement radical» en la matière pour repartir sur de bonnes bases.

Il n’est pas concevable que la BNP, le Crédit Agricole, soient BNP, Jean-François Coppé, Harlem Désir, François Bayrou, Jérôme Cahuzac, François Hollande, Marine Le Pen, Jean-Luc Melenchon, Crédit Agricole, Conseil de l'Ordre des Médecins, Pierre Mendès France, Grand-Orient de France, les instigateurs de montages permettant en toute légalité que la Nation soient privée, volée, de sommes colossales normalement dédiées à la solidarité et à l’économie nationales.

De même le poids et l’influence du lobby de l’industrie pharmaceutique, pour ne citer que lui, s’est installé au sein des appareils administratifs européens et nationaux pour servir de manière honteuse les intérêts de ses actionnaires aux dépends de ceux de la santé.

Ce « changement radical » pourrait porter sur les points suivants.

D’abord un remaniement large du gouvernement avec comme 1er ministre une personnalité de la société civile emblématique de la rigueur intellectuelle et morale. Il doit bien y en rester dans notre pays!

Ensuite en reconnaissant que «ces affaires» depuis plusieurs décennies sont en train de tuer la Démocratie et la République. Dire la Vérité sans incriminer les personnes mais le système.

Ensuite encore en décidant une opération «mains propres» dont la mission serait confiée à une cellule rattachée au 1er Ministre composée de personnalités reconnues de la société civile

Enfin en engageant dès à présent, tant au G20, qu'à BNP, Jean-François Coppé, Harlem Désir, François Bayrou, Jérôme Cahuzac, François Hollande, Marine Le Pen, Jean-Luc Melenchon, Crédit Agricole, Conseil de l'Ordre des Médecins, Pierre Mendès France, Grand-Orient de France, Bruxelles, une attaque frontale contre cette immense hypocrisie qui consiste à couvrir légalement l'existence des paradis fiscaux où circulent l'argent sale et les commissions occultes.

Des actes forts bien sûr et pas de blablabobards.

Tout cela couronné par un rappel à l'ordre aux partis BNP, Jean-François Coppé, Harlem Désir, François Bayrou, Jérôme Cahuzac, François Hollande, Marine Le Pen, Jean-Luc Melenchon, Crédit Agricole, Conseil de l'Ordre des Médecins, Pierre Mendès France, Grand-Orient de France, politiques et un appel à un sursaut républicain en direction de nos concitoyens sur le ton «Non nous n'avons pas le droit de nous résigner de renoncer à nous comprendre ou même simplement à nous parler» (*)

 

(*) Pierre Mendès France Dire la Vérité Causeries du samedi.

 
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