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06/11/2012

Gaz de schiste : Pour l’instant c’est plié!

François Hollande, Laurence Parisot, Alain Vidalies, Arnaud Montebourg, Delphine Batho, Gaz de chiste, Rapport Gallois, Conférence Environnementale, Jean-Marc Ayrault, Sarkozy, Fillon, Louis Gallois,Au nom de la sacro-sainte compétivité la patronne des patrons avait, avec un groupe de 19 dirigeants industriels, signé, jeudi 19 septembre, un appel pour la relance du débat sur l’exploitation en France des gaz de schiste.

Cet appel venait après que le chef de l'Etat, lors de la conférence environnementale du 14 septembre se soit de son côté officiellement engagé, prononçant l’annulation de tout permis d’exploiter les gaz de schiste par fracturation hydraulique sur la totalité de la durée de son mandat.

François Hollande, Laurence Parisot, Alain Vidalies, Arnaud Montebourg, Delphine Batho, Gaz de chiste, Rapport Gallois, Conférence Environnementale, Jean-Marc Ayrault, Sarkozy, Fillon, Louis Gallois,«Personne ne peut affirmer» que cette technique d'extraction « est exempte de risques lourds pour la santé et l'environnement », avait indiqué François Hollande pour justifier son choix.

A la faveur d’une baisse passagère de popularité et d’un moment difficile pour le pays, de tension économique et sociale, à l’heure où la rumeur médiatique laissait à François Hollande, Laurence Parisot, Alain Vidalies, Arnaud Montebourg, Delphine Batho, Gaz de chiste, Rapport Gallois, Conférence Environnementale, Jean-Marc Ayrault, Sarkozy, Fillon, Louis Gallois,croire que le « Rapport Gallois » plaiderait avec succès en faveur du gaz de schiste la présidente du Medef, Laurence Parisot, s’est laissé aller à faire une dernière pression sur le gouvernement «Nous avons sous nos pieds un atout qui serait un avantage compétitif considérable, pourquoi le refuser ?»

La réponse est tombée cet après-midi, selon le quotidien les Echos les services du chef du gouvernement ont fait François Hollande, Laurence Parisot, Alain Vidalies, Arnaud Montebourg, Delphine Batho, Gaz de chiste, Rapport Gallois, Conférence Environnementale, Jean-Marc Ayrault, Sarkozy, Fillon, Louis Gallois,savoir que la proposition du rapport de Louis Gallois sur la reprise des recherches sur l'exploitation du gaz de schiste n’était pas retenue. «La ligne édictée par le président de la République lors de la conférence environnementale reste inchangée ».

Incontestablement cette prise de position vient conforter François Hollande, Laurence Parisot, Alain Vidalies, Arnaud Montebourg, Delphine Batho, Gaz de chiste, Rapport Gallois, Conférence Environnementale, Jean-Marc Ayrault, Sarkozy, Fillon, Louis Gallois,la ministre de l’environnement Delphine Batho et l’ensemble des associations qui se sont opposées au projet d’exploitation des gaz de schiste, pour le quel sept demandes de permis avait été déjà déposés auprès de l'Etat sous la présidence Sarkozy et le gouvernement Fillon.

Belle victoire donc, mais la vigilance reste de mise, François Hollande, Laurence Parisot, Alain Vidalies, Arnaud Montebourg, Delphine Batho, Gaz de chiste, Rapport Gallois, Conférence Environnementale, Jean-Marc Ayrault, Sarkozy, Fillon, Louis Gallois,Arnaud Montebourg et Alain Vidalies qui vient de déclarer lors du dernier Talk Orange-Le Figaro que la question du gaz de schiste ne devait pas être écartée "pour l'éternité" n’ont pas dit leur dernier mot. On peut leur faire confiance pour revenir à la charge à la moindre ouverture.  

François Hollande, Laurence Parisot, Alain Vidalies, Arnaud Montebourg, Delphine Batho, Gaz de chiste, Rapport Gallois, Conférence Environnementale, Jean-Marc Ayrault, Sarkozy, Fillon, Louis Gallois,

17/11/2010

François Fillon: le retour de piste

François Fillon fort de sa popularité chez les parlementaires de l’UMP qui, manifestement, souhaitaient le voir poursuivre dans sa fonction, avait donné le ton en déclarant: «il faut garder le cap». Nicolas Sarkozy a choisit de l’écouter et de le reconduire à son poste de 1er ministre. Du coup Lagarde reste à l’économie et Hortefeux à l’intérieur.

Exit, après la forte agitation automnale de la réforme des retraites, l’idée d’amorcer un virage social en faisant entrer à Matignon le centriste-écologiste Jean-Louis Borloo.

Comme pour marquer encore plus sa volonté de porter le clivage droite/gauche à ses limites, le Président a mis fin à l’ouverture. Bernard Kouchner et Fadela Amara ont été renvoyés à leurs études et du coup le retour de Xavier Bertrand et d’Alain Juppé apparaît comme une porte qui se referme en claquant au nez des centristes évacués du gouvernement.

Accessoirement ce remaniement a permit au Chef de l’État de faire un peu de nettoyage, ce n’est pas le printemps mais tout de même. Rama Yade la ministre au verbe un peu s’en est allée et le pauvre Eric Woerth qui porte comme une croix «l’affaire Béthencourt et ses développements politico-financiers» a été sacrifié.

La réduction tout azimut des déficits reste la priorité, comme le durcissement de la politique de sécurité. Le tout assorti, à grand renfort de communication, d’un peu de poudre aux yeux en direction de personnes âgées. Nicolas Sarkozy est reparti en campagne électorale.

Dans l’autre camp quelles sont les réactions?

«Tout ça pour ça» a déclaré celle qui préside aux destinées du PS pour le compte de Laurent Fabius, l’ancien «plus jeune premier ministre que François Mitterrand avait donné à la France».

Faute de proposer au Français des solutions concrètes pour les sortir des difficultés dans lesquelles ils sont plongés en raison de la crise financière mondiale, la dame de Lille s’en est tenue aux habituelles formules creuses à forte connotation électoraliste: «Je fais le même constat que tous les Français: tout ça pour ça. Plus que jamais, nos concitoyens le savent, le vrai changement aura lieu par leur vote en 2012", a-t-elle péroré devant les caméras de télévision. Et comme si cela ne suffisait pas elle a ajouté "Ce remaniement, c'est le renforcement de mainmise de l'UMP-RPR sur tous les leviers du pouvoir».

Les Français sont las de ces déclarations à l’emporte pièce qui n’apportent strictement rien à l’amélioration des conditions de vie qui sont les leurs. Les Français sont blasés de ces joutent oratoires et de ces campagnes électorales où la droite et la gauche s’affrontent en faisant semblant de n’être d’accord sur rien alors qu’ils partagent l’essentiel tant sur les diagnostics que sur les solutions à mettre en œuvre.

La réalité est celle-là, Nicolas Sarkozy dans la perspective de 2012 a choisit de renforcer son image d’homme de droite tout en légitimant la posture de gauche des leaders socialistes. Ils sont en quelque sorte copains comme cochons! C’est triste mais c’est ainsi.

Alors que reste t-il à faire dans ces conditions?

S’il est une chose positive dans ce remaniement ministériel, celle-ci réside dans le fait que le choix délibéré du chef de l’État de renforcer le bipolarisme droite/gauche, ravageur pour le pays, ouvre cette fois, à cause de l’éviction des centristes du gouvernement, un véritable espace politique où républicains authentiques, centristes émancipés des deux bords et écologistes non alignés peuvent se retrouver et construire une puissante alternative de changement.

Les 18 mois qui nous séparent de l’élection présidentielle sont largement suffisants pour jeter les bases d’une telle dynamique et la porter à la victoire politique en 2012. Les différentes personnalités de chacune de ces sensibilités sauront-elles passer outre leur intérêt individuel pour aller servir l’intérêt général?

La question leur est désormais posée. Les conditions sont réunies pour faire avancer cette idée car les Français, dans leur grande majorité sont murs pour la soutenir: renvoyer dos à dos le PS et l’UMP. Il ne faudrait pas une fois encore les décevoir, faute de quoi c’est aux sirènes de l’extrême-droite qu’ils finiront par confier leur destin.

00:56 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fabius, borloo, fillon, sarkozy, centristes, républicains, Écologistes | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

16/11/2010

Novembre: Mois des dupes

Souvenez- vous de vos cours d’histoire: le 10 Novembre 1630, Richelieu, que ses adversaires croyaient tombé en disgrâce, revenait en grâce auprès du Roi!

Ce jour restera pour la postérité la journée des dupes.

L’histoire se répète: le 14 Novembre 2010, François FILLON, que toute la France croyait usé après un automne de grèves et de conflits sociaux dus à son entêtement, revenait en grâce auprès du Roi SARKO 1er, au grand dam du prétendant BORLOO. Et donc, encore un Novembre de dupes!

L’histoire bégaye: les Verts fusionnent avec leur créature Europe-Ecologie. Le parti Vert, échaudé par le faible score de VOYNET aux Présidentielles, a créé Europe-Ecologie qui lui a servi de paravent, avec succès. La créature, devenant plus grosse que son créateur, les Verts ont décidé de la neutraliser. Le Richelieu des Verts a mis sa reine, Cécile DUFLOT, sur le trône d’Europe-Ecologie les Verts, au grand dam des COHN-BENDIT, WAECHTER, BOVE…Décidément, ce mois de brume et d’obscurité, est propice aux dupes…Soyons vigilants!

Henri BAILLEUL Président MEI Nord-Pas de Calais


01:18 Écrit par Bernard FRAU | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fillon, borloo, sarko, europe-ecologie, vert, richelieu | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

10/09/2009

Ce sera 17 euros par tonne de CO2 rejetée

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Le chef de l'Etat vient d’annoncer que la taxe Carbonne  – Contribution Climat Energie (CEE) – sera introduite en France  "de manière progressive" dès 2010, rappelant que ce choix s’inscrit dans l’objectif de la France de diviser par 4 les émissions de CO2 du pays  d'ici à 2050, par rapport au niveau de 1990.

A l’occasion de cette annonce, Nicolas Sarkozy s’est prononcé pour la création  d'une taxe carbone aux frontières de l'Union européenne, distincte de la taxe intérieure française.

La taxe Carbonne ne touchera pas l’électricité

Cette taxe concernera "le pétrole, le gaz et le charbon", et non l'électricité. Pour les entreprises Elle sera compensée par la suppression prochaine de la taxe professionnelle. Pour les particuliers, une baisse de l'impôt sur le revenu et le versement d'un chèque vert pour les foyers les plus modestes.

Une commission indépendante pour le suivi de la CEE

Le chef de l'Etat  a annoncé la création d'une commission indépendante, permanente, où siègeront,  experts et élus issus de l'opposition et de la majorité, pour assurer la transparence totale des opérations de compensation prévues. Nicolas Sarkozy a par ailleurs, promis "La taxe carbone n'amputera pas le pouvoir d'achat des Français".

Le débat médiatique sur la taxe carbone est donc désormais tranché. Les modalités de mise en application de cette taxe, qui suscite  une grande hostilité chez la majorité de Français, sont maintenant connues.

Que faut-il penser de cette taxe ?

La création d’un volet écologique de la fiscalité s’impose et la décision prise par le gouvernement et sa majorité a le mérite de  respecter l’engagement pris au moment de la signature du « Pacte Ecologique de Nicolas Hulot » par le candidat Nicolas Sarkozy en 2007.

Toutefois dans ses modalités l’opération est très nettement critiquable !

D’abord la question de la CEE aurait du faire l’objet d’un débat parlementaire et non d’une mise en scène médiatico-politique à coup de commission, de déclaration de premier ministre et autre expert de tout poil.

Pardon mais la ficelle est un peu grosse et si l’on avait eu l’envie de brouiller le paysage on ne s’y serait pas pris autrement : 34 € la tonne de CO2 rejetée pour Rocard, 14€ pour Fillon, enfin 17€ pour le Président. J’vous en mets pour combien m’sieur le contribuable !

Pourquoi 17€ et pas 14€ ? Quels sont les critères objectifs qui ont conduit à la décision du Chef de l’Etat ? Pourquoi pas 34€  comme le souhaitait Michel Rocard, ou 100€ comme le demandait Daniel Cohn-Bendit Invité de RTL ce jeudi matin ?

Il n’y a pas eu de débat parlementaire !

Pendant ce temps la représentation nationale ne fait pas son boulot, personne ne connaît vraiment les positions des leaders des grandes formations politiques ! Dans cette affaire pour la droite comme pour la gauche, l’enjeu était aussi de veiller à ne pas faire exploser la bipolarisation dans la quelle est installé le pays. 

Ensuite, si avec la taxe carbone on cherche à alléger la facture énergétique du pays, dans ces modalités d’application cette taxe, loin de favoriser le développement de technologies alternatives la CEE, est un formidable cadeau fait à EDF, à AREVA et à l’énergie nucléaire !

En effet la non application de la taxe carbone à l’électricité liée à la suppression de la Taxe professionnelle dont vont bénéficier, tant EDF que AREVA à un moment où ces deux entreprises cherchent par tous les moyens à renforcer leur fonds propres, va se solder par un bénéfice net de plusieurs centaines de millions d’euros.

 

Dans ces conditions, la présidente d’AREVA, Anne Lauvergeon,  peut tranquillement déclarer à Londres  devant un parterre d'industriels intéressés "L'énergie est un défi majeur de notre civilisation. (...) Ce n'est plus le moment de parler de la relance du nucléaire, maintenant il faut passer aux actes", et "nous devons construire des centrales et des infrastructures".

 

Christophe de Margerie de son côté qui travaille à une diversification de Total, l’entreprise qui engrange des milliards de bénéfices, en direction du nucléaire doit aussi se sentir pousser des ailes.

 

C’est dans un cadre fiscal global que cette taxe aurait du être décidée!

 

Enfin, cette taxe, encore une fois justifiée dans son principe, est fiscalement injuste dans ces modalités ! Pourquoi, parce qu’elle ne s’appliquera pas à tous les citoyens sans exception et parce que son impact n’est pas lié à la progressivité des revenus !

 

Il est, en effet,  prévu des compensations pour l’agriculture  pour l'agriculture, la pêche et les transports, qui sont les plus gros consommateurs d'énergie fossile. Est-il possible, dans la situation économique actuelle d’ajouter aux difficultés de ces trois secteurs ? C’est une autre question, mais l’égalité devant l’impôt est une règle républicaine auquel il est n’est pas normal de déroger !

 

Aucun dispositif n’est prévu pour permettre une juste proportionnalité de la Contribution Climat Energie aux revenus des citoyens. Cette taxe, encore une fois nécessaire, est, dans ces modalités, injuste pour une grande majorité de français, car elle pénalise indifféremment les gros revenus des familles riches et les revenus modestes des familles pauvres.

 

A vouloir mettre la charrue, de la fiscalité verte,  avant l’attelage des bœufs de la refonte globale de la  fiscalité, le Président de la République a pris le risque de mécontenter une forte majorité de l’opinion publique du pays  tout en ne se donnant pas les moyens de mettre en œuvre une politique adaptée aux réalités et aux besoins des temps actuels.

21:01 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : areva, edf, total, riches, pauvres, revenus, fiscalité, rocard, fillon, sarkozy | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

22/07/2009

Parti socialiste

Parti d’opposition ou parti en décomposition ?DSK.jpg

Le parti de Jaurès est à l’agonie ! Les socialistes, pas tous, ont sorti les dagues et s’affrontent sans ménagements !

De quoi s’agit-il ? D’un débat majeur pour définir une ligne adaptée aux enjeux nationaux et internationaux que la crise impose avec chaque jour plus de force ? S’agit-il de construire une proposition crédible d’alternance en vue des prochaines échéances régionales et présidentielles ?

Non ils se déchirent et déchirent le parti de Jaurès pour s’assurer demain d’être en position de gagner le pouvoir afin de pratiquer la continuité dans le changement ! Comme François Bayrou ! C’est leur seul horizon !

Il est vrai que face à l’actuelle majorité présidentielle les espaces sont largement et habillement occupés. Plus social-démocrate que moi tu meurs pourrait tranquillement dirent à la fois le Président Nicolas Sarkozy et le premier Ministre François FILLON !

Incapables d’oser proposer une ligne de rupture avec le modèle productiviste et libéral-financier qu’ils ont adopté en 1983 depuis le remplacement de Pierre Mauroy par Laurent Fabius à la tête du gouvernement de la France, les socialistes n’ont plus comme seule issue pour se départager la bagarre généralisée entre eux.

Le cartel des égos qu’est devenu le PS, à défaut de s’opposer au système qui conduit le monde à une triple crise – écologique, sociale et économique – est en train de se décomposer !

Certains dans le lot auraient pourtant la capacité intellectuelle et la compétence pour penser les voies et moyens d’une approche politique de gouvernance humaniste écologiste et fraternelle dont le monde a tant besoin.

Ils pourraient tenter, avec d’autres, ceux de leur bord et ceux de l’autre bord, de lancer les pistes pour construire, sans préalable idéologique ou partisan, une pensée politique moderne qui puisse redonner de l’espoir et un peu de foi dans le futur, comme le firent à leur époque les « grands » hommes politiques des Lumières.

Oui les Lumières ! Ce mouvement de pensée qui s’est développé dans l’Europe entière autour des thèmes si actuels, celui du retour à la nature et celui de la recherche du bonheur celui de l’émancipation et de la souveraineté du peuple. Cette époque extraordinaire, confrontée aux affres d’un système en fin de parcours, a eu ses Grands Hommes qui ont su donné au monde une nouvelle vision de la vie !

 

Notre époque réclame en urgence une nouvelle révolution des lumières, adaptées aux impératifs de notre temps, pour sortir du marasme où nous ont conduits l’argent roi et les traders dorés incontrôlés de la finance internationale qui ne demandent qu’à continuer sur les voies tracées par tous  les assoiffés, sans scrupules, de fric, de gloire et de pouvoir.

 

Alors bien sur n’est pas Condorcet, l’Abbé Grégoire, l’Abbé Sieyès, Pasquale Paoli ou Mirabeau qui veut, mais tout de même ! Ceux-là se sont battus, pas pour eux-mêmes ou leur carrière, mais pour faire vivre un idéal et des idées nouvelles. Ils ont mis leur vie au service de la Nation.

 

Oh, nous n’en demandons pas tant aux socialistes, mais franchement qu’en est-il aujourd’hui de ceux qui, dans cette affaire s’étripent ou de ceux qui se cachent pour ne pas s’étriper alors qu’ils en meurent d’envie ?

 

Suivez mon regard, voyez comme il est étrangement silencieux, en ce moment, le plus jeune premier ministre que Mitterrand a donné au pays, celui qui voulait en 1990 faire du PS le premier parti écologiste de France !

 

Où sont, au PS, les idées pour construire un monde meilleur, une Europe sans ex premier ministre anglais comme futur président de l’Union, une opposition crédible comme il sied à toute démocratie?

 

Mis à part l’idée d’organiser des primaires pour désigner celui qui, à gauche, sera sensé battre Nicolas Sarkozy en 2012, il n’y a rien de neuf ! Qui plus est cette idée est datée ! Charles Pasqua en avait déjà fait un cheval de bataille au moment de s’attaquer en 1995 au candidat Jospin ! Il y a 14 ans de cela !

 

Les seuls qui dans ce parti ont eu à dire face à la crise, se sont avec courage  positionnés, ils ont quitté le bateau tant la coque est vide !

 

Jean-Luc Mélenchon, Bernard Kouchner, Eric Besson, Jean-Marie Bocquel, Jean-Pierre Jouyet  ……. Ceux-là méritent notre respect et notre considération ! Pour le reste, le PS est en décomposition qu’il se décompose et bon débarras ! Tans pis pour Manuel Valls qui fait ce qu’il peut.

 

Alain, le philosophe radical, se plaisait à dire que : « le printemps a toujours le même hiver à vaincre ». C’est l’hiver au PS et le printemps n’est pas pour demain, ni même pour après demain !

 

Pour l’instant la liquéfaction fait son œuvre, les gros poissons ne sont pas sortis de leur silence, Fabius, Strauss Kahn et Lamy sont aux aguets bien au chaud !

 

Pour eux il s’agit de ne prendre aucun risque ! Juste quelques sorties, une motion de censure par ici à l’Assemblée Nationale, une remarque par là depuis le siège du FMI…… mais rien qui véritablement n’engage et donne à voir et à changer !

Tout au plus  un peu de bruit pour ne pas se faire oublier ! Ils savent qu’un congrès au PS se gagne à gauche, quitte après à « changer d’avis une fois revenu au pouvoir », la continuité sans le changement quoi.

Il n’y a rien à attendre de ce monde là qui porte en lui la décomposition qui nous conduit droit à la montée des extrêmes! En tout état de cause qu’ils ne comptent pas sur nous pour participer à leurs tentatives pour déstabiliser une majorité qui, si elle ne nous donne pas satisfaction dans tous les domaines, a au moins le mérite d’être aux manettes et de se colleter aux difficultés

 
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