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09/12/2012

Silvio Berlusconi : Le virus du populisme à l’assaut de l’Italie

Sylvio Berlusconi, Italie, Mario Monti, Gianfranco Fini, Alliance Nationale, Giorgio Napolitano, Standard & Poors, Il Corriere de la Sera, La Republica, Cavaliere, Europe, Allemagne, Populisme, Démagogue, Iginio Ariemma, Palazzo Chigi, Quirinal, bunga-bunga, Angelino Alfano, Polo della Liberta, Pierluigi Bersani, «Le Président du Conseil n'estime pas possible de poursuivre l'exercice de son mandat et a par conséquent manifesté son intention de remettre sa démission», précise un communiqué du Quirinal, équivalent italien du Palais de l’Elysée après que Mario Monti se soit ouvert de son intention auprès de Giorgio Napolitano.

C’est que le vieux dinosaure «bunga-bunga» a en effet annoncé qu’il avait décidé de tenter à 76 ans un come-back sur la scène politique italienne. 

Sylvio Berlusconi, Italie, Mario Monti, Gianfranco Fini, Alliance Nationale, Giorgio Napolitano, Standard & Poors, Il Corriere de la Sera, La Republica, Cavaliere, Europe, Allemagne, Populisme, Démagogue, Iginio Ariemma, Palazzo Chigi, Quirinal, bunga-bunga, Angelino Alfano, Polo della Liberta, Pierluigi Bersani, Pour la sixième fois Silvio Berlusconi fait savoir qu’il sera présent avec sa coalition électorale en mars  ou en Février 2013 en vue de briguer le poste de Président du Conseil.

Mario Monti l’actuel locataire du Palazzo Chigi, considéré en Europe comme l’homme qui mène à bien une politique d’assainissement durable de l'économie italienne, s’est donc  résigné à présenter sa démission  au Président de la République Giorgio Napolitano en précisant qu’il partirait après le vote du budget 2013 indiquant « qu'il n'avait pas les moyens d'aller de l'avant ».

Cette décision de démissionner est intervenue après qu’Angelino Alfano, le secrétaire du PDL  – Popolo della Liberta –, se soit livré à une attaque publique du bilan du gouvernement  alors que pendant un an il l’avait soutenu.

Plus déterminantes dans la décision de Mario Monti sont probablement  les très violentes critiques portées sur son bilan par Sylvio Berlusconi soi-même : «Le pays est au bord du gouffre. L'économie est à bout de forces : un million de chômeurs en plus, une dette publique qui augmente, le pouvoir d'achat qui s'effondre, la pression fiscale à des niveaux insupportables», a dit Silvio Berlusconi pour justifier ce que, Pierluigi Bersani, le chef du Parti Démocrate – centre-gauche –  a qualifié d’ «irresponsabilité» d’une droite «qui a trahi l'engagement pris il y a un an».

C’est ainsi, en pleine période de pression des marchés, l’homme aux plaisanteries douteuses, l’homme à l’égo démesuré, le vieux beau connu  pour son appétit très prononcé pour les jolies et jeunes, très jeunes, femmes, a fait tomber, l’ancien commissaire européen, l’austère  technicien de l'économie respecté par ses pairs.

Devant des  journalistes il a lâché en forme de défi à ses futurs adversaires, «je suis là pour gagner». Expliquant sans se démonter : «quand je faisais du sport, je ne me suis jamais préparé pour obtenir un bon résultat, mais pour vaincre».

Le pari qu’il engage est tout de même pour le moins hasardeux. Les instituts de sondages créditent son parti de 18% d’intention de vote alors qu’en 2008 il se situait à 35%.

Plusieurs autres raisons rendent particulièrement aléatoire le jeu de l’homme d’affaire italien.

D’abord son âge, il a 76 ans et les années tumultueuses Sylvio Berlusconi, Italie, Mario Monti, Gianfranco Fini, Alliance Nationale, Giorgio Napolitano, Standard & Poors, Il Corriere de la Sera, La Republica, Cavaliere, Europe, Allemagne, Populisme, Démagogue, Iginio Ariemma, Palazzo Chigi, Quirinal, bunga-bunga, Angelino Alfano, Polo della Liberta, Pierluigi Bersani, se font lourdes. De plus les 16 années, pendant lesquelles il a présidé aux destinées de l’Italie n’ont pas été probantes quant aux résultats. Mais le plus dur pour ce politicien fanfaron et sans scrupule réside dans le rejet que commencent à lui manifester les responsables du parti qu’il a fondé.

En particulier le patron d’Alliance Nationale, Gianfranco Sylvio Berlusconi, Italie, Mario Monti, Gianfranco Fini, Alliance Nationale, Giorgio Napolitano, Standard & Poors, Il Corriere de la Sera, La Republica, Cavaliere, Europe, Allemagne, Populisme, Démagogue, Iginio Ariemma, Palazzo Chigi, Quirinal, bunga-bunga, Angelino Alfano, Polo della Liberta, Pierluigi Bersani, Fini, l’actuel président de la Chambre des Députés prenant quelques distances avec son allié, a commenté les déclarations de Berlusconi sur un ton pour le moins ironique, voir méprisant : «les dinosaures appartiennent à une autre ère géologique».

Enfin, et cela ne pourra que jouer fortement en sa défaveur, Sylvio Berlusconi risque encore une lourde condamnation au Tribunal de Milan dans le procès qui lui est intenté pour, excusez du peu : «concussion et prostitution de mineure».

Ce qui fait dire au politologue  Iginio Ariemma : «Il faut être ou inconscient ou malade pour tenter l’aventure dans de telles conditions».

Démagogue en diable, Silvio Berlusconi, passe outre et se met avant comme un chef responsable et dévoué. C’est dit-il «en désespoir de cause et avec tristesse qu’il s’intéresse à nouveau à la vie publique», ajoutant le faire  «uniquement par sens des responsabilités». Populisme ? oui populisme exécrable parce qu’il trompe ceux à qui il s’adresse.

Sa campagne, qui devrait tourner autour des  impôts qui plombent les budgets des classes moyennes, l'absence de croissance, et viser une Europe soumise à Sylvio Berlusconi, Italie, Mario Monti, Gianfranco Fini, Alliance Nationale, Giorgio Napolitano, Standard & Poors, Il Corriere de la Sera, La Republica, Cavaliere, Europe, Allemagne, Populisme, Démagogue, Iginio Ariemma, Palazzo Chigi, Quirinal, bunga-bunga, Angelino Alfano, Polo della Liberta, Pierluigi Bersani, l'Allemagne, pourrait toutefois rencontrer  un certain succès chez des italiens durement touchés par l’austérité imposée en vue du redressement des comptes publics : «il n'y a eu que des nouvelles taxes créées, les salaires sont restés ceux d'il y a dix ans, on n'arrive même plus à boucler les fins de mois» disent certains.

La presse italienne, elle, ne lui fera pas de cadeau. D’ores et déjà elle fustige le politicien retors qui ose se représenter alors  qu'il doit encore répondre de plusieurs procès et condamnations. Ainsi les Italiens ont pu lire  à la une de la Repubblica à propos de ce come-back « Un geste qui révèle les chantages du Cavaliere ».

Une note positive, à toute chose malheur peut être bon, selon «Il Corriere del la Sera » la situation permet  à Mario Monti d’avoir les mains libres pour s'engager en politique.

C’est apparemment un souhait des centristes et d’une partie de la droite qui rejettent résolument  une rupture avec le « berlusconisme » qui a pourri l'Italie durant 18 ans.

Comme quoi les figures providentielles du passé devraient sagement se garder de céder à la tentation de revenir sur le devant de la scène. N’est pas De Gaulle n’importe qui !

Quoi qu’il en soit une ère d’incertitude politique risque désormais de planer à nouveau  sur une Italie en proie à des difficultés qui, si elles devaient s’aggraver, ne ferait que rendre encore plus difficile la situation globale de la Zone Euro.

D’ores et déjà la décision de Berlusconi, qui oblige Sylvio Berlusconi, Italie, Mario Monti, Gianfranco Fini, Alliance Nationale, Giorgio Napolitano, Standard & Poors, Il Corriere de la Sera, La Republica, Cavaliere, Europe, Allemagne, Populisme, Démagogue, Iginio Ariemma, Palazzo Chigi, Quirinal, bunga-bunga, Angelino Alfano, Polo della Liberta, Pierluigi Bersani, Giorgio Napolitano à anticiper des élections qui étaient prévues au 7avril, a réveillé les tensions sur les marchés. Ce qui n’a pas échappé à l’agence de notation Standard & Poor's qui parle déjà  d’ «risque significatif» en lien avec l’après-Mario Monti.

07/11/2012

Les Américains votent à nouveau Barack Obama président.

Mitt Romney, son opposant républicain  s'est finalement incliné, un peu avant 7 heures ce matin. Certain d'avoir perdu dans l'Ohio il s’est résolu à appeler son adversaire démocrate Barack Obama pour le féliciter. L’issue de la campagne a été incertaine jusqu’au bout.

Barack Obama, Mitt Rmoney, François Hollande, Amérique, Chine, Russie, Europe, Républicain, Démocrates, Paix, Pauvreté, Lutte contre la pauvreté, partage des richesses, Santé,  Finalement le premier président noir américain qui, lors de son premier mandat, n’a pas pu vraiment imposer la ligne politique de son programme de campagne, aura eu raison du blocage systématique des républicains au Congrès et de la crise économique mondiale dont il a dû tenir compte dans le train des réformes qu’avec son administration il a mis en œuvre pour l’Amérique.

Au fond, si l’on observe bien les choses avec objectivité, Barack Obama est pour l’instant le seul rescapé politique de la crise. Où sont les Luis Zapatero, Gordon Brown, Sylvio Berlusconi et autre Nicolas Sarkozy qui ont partagé avec lui les « shows médiatico-politiques » lors des premiers sommets mondiaux du début de son mandat ? Balayés, rétamés, ratatinés, de gauche comme de droite.

Barack Obama, Mitt Rmoney, François Hollande, Amérique, Chine, Russie, Europe, Républicain, Démocrates, Paix, Pauvreté, Lutte contre la pauvreté, partage des richesses, Santé,  Visiblement cette victoire doit plus à l’homme Obama qu’au parti démocrate. Elle consacre la réussite d’une certaine sincérité, d’une certaine chaleur et d’une bonne capacité à tenir compte des réalités. Ne soyons pas naïfs, la politique est aussi une matière dure et implacable. Il a du se montrer dur avec son camp!

Il faut du talent pour avancer sans se renier lorsque l’on est contraint d’infléchir sa trajectoire. C’est peut-être, face au Président Obama, ce qui, ces dernières années, a le plus manqué aux républicains américains. Le talent, et la prise en compte des réalités telles qu’elles s’imposent. Pour Mitt Romney cette carence est, à n’en pas douter, le prix qu’il paye aujourd’hui.

Le clivage est nécessaire pour faire la différence en démocratie, c’est indéniable et même utile à la formation de l’opinion citoyenne. Mais en période de crise le clivage devient totalement contre-productif surtout lorsqu’il est systématique et fait l’objet d’une posture-culte qui pousse à en faire l’alfa et l’oméga de toute proposition d’alternance.

Par parenthèse, certains en France feraient bien de s’inspirer de cette réalité politique s’ils veulent avoir une petite chance d’être au rendez-vous et gagnants en 2017.

Barack Obama, Mitt Rmoney, François Hollande, Amérique, Chine, Russie, Europe, Républicain, Démocrates, Paix, Pauvreté, Lutte contre la pauvreté, partage des richesses, Santé,  La radicalisation droitière du début de campagne de Mitt Romney, qui l’a conduit au final, et comme toujours à devoir se recentrer, a sûrement brouillé son image contribuant ainsi à orienter le choix des Américains en direction de celui qui pendant quatre ans a conduit leur pays en limitant la casse tant que faire se peut.

Les Américains viennent à nouveau d’accorder majoritairement leurs suffrages à Barack Obama. Que va-t-il faire maintenant de cette confiance renouvelée ?

D’une certaine manière, n’ayant plus à se faire réélire Barack Obama doit se sentir les coudées plus franches, il  est plus libre c’est incontestable.

Cela le rendra-t-il pour autant plus fort afin de tracer une voie américaine de rassemblement international vers plus de solidarité, d’intelligence et de compréhension face aux défis qui s’imposent à la communauté planétaire ? La question est désormais posée.

La Paix enfin assurée notamment en Afrique et au Moyen-Orient, la lutte contre la pauvreté qui fait tant de ravages, le partage équitable et sans gaspillage des richesses naturelles, le renforcement de la recherche comme outil au service de la bonne santé de l’humanité et du vivant….

Bref,  Barack Obama fera-t-il de son nouveau mandat un passeport pour une contribution américaine puissante à l’édification d’une véritable Société des Nations démocratiques, pacifiques et éclairées. Un passeport pour un espoir qui mobilise en faveur du rapprochement des Hommes au lieu qu’ils se déchirent en pure perte.

Dans cette affaire le poids et la responsabilité de l’Amérique est incontestable, celui bien sûr de la Russie, de la Chine et de l’Europe également. Un être seul ne peut à peu près rien, ensemble nous pouvons avoir une chance de réussite.

Barack Obama, Mitt Rmoney, François Hollande, Amérique, Chine, Russie, Europe, Républicain, Démocrates, Paix, Pauvreté, Lutte contre la pauvreté, partage des richesses, Santé,  Cette réélection est assurément, comme l’a déclaré François Hollande ce matin dans son message de félicitations à Barack Obama, « un moment important pour les Etats-Unis mais aussi pour le Monde».

Les commencements portent toujours potentiellement des temps d’espoirs et des germes de mobilisation. Cette nouvelle page qui s’ouvre à Washington ne manque pas de nous en fournir.

 

30/07/2012

Syrie: Fabius traite Bachar al-Assad de «bourreau»

Le 21 juillet,  il se disait prêt à organiser d’urgence à Paris une réunion ministérielle, « en vue de consolider les efforts des pays arabes dans la construction de la Syrie de demain », Laurent Fabius, Bachar Al-Assad, Syrie, Russie, Etats-Unis, Europe, Angleterre, Pacte de Quincy, Les Pays du Levants, Iran, Arabie Saoudite, Qatar, Jaruzelski, coupable jamais responsable, Conseil de Sécurité des Nations Unies, Accords Sykes-Picot 1915, la Chine, Rainbow Warrior, Quai d'orsay, Jean Jaurès, Nicolas Sarkozy, François Mittérand, Flamby, Bourreau,aujourd’hui Laurent Fabius annonce :  « Puisque la France prend la présidence du Conseil de sécurité des Nations unies au 1er août, nous allons donc demander avant la fin de cette semaine la réunion du Conseil de sécurité, probablement au niveau ministériel à la fois pour essayer d'arrêter les massacres et pour préparer la transition politique ».

Au passage, histoire de donner un caractère dramatique à ses propos et tenter de nous convaincre qu’il est du bon côté – celui des Chevaliers blancs aux pensées belles et pures qui, désintéressés, sont sincèrement choqués par la tragédie qui se joue en ce moment dans ce pays aux frontières artificielles laurent fabius,bachar al-assad,syrie,russie,etats-unis,europe,angleterre,pacte de quincy,les pays du levants,iran,arabie saoudite,qatar,jaruzelski,coupable jamais responsable,conseil de sécurité des nations unies,accords sykes-picot 1915,la chine,rainbow warrior,quai d'orsay,jean jaurès,nicolas sarkozy,françois mittérand,flamby,bourreaunées des accords Sykes-Picot en 1915 quand l’Angleterre et la France œuvraient au Levant et se dessinaient une région à la main de leurs intérêts pétroliers et financiers en trahissant chaque jour les promesses faites la veille aux tribus bédouines – le « ministre de la parole » nous gratifie d’une de ses formules destinée à faire la une des médias : «C'est un martyr que subit le peuple syrien et le bourreau s'appelle Bachar al-Assad ».

« Il faut tout tenter » ajoute-t-il dans la même interview ! Chiche pourrait-il lui être répondu en lui demandant de se démarquer nettement des Etats-Unis qui aujourd’hui au Moyen-Orient nous rejouent un remake des années 1915 !

Intarissable Laurent Fabius poursuit «On ne peut plus dire que c'est une affaire intérieure – c’est ce qu’a dit l’ambassadeur de Russie il y déjà plusieurs jours – sans même se rendre compte que sa déclaration précédente immédiate est en contradiction avec celle qui fait de Bachar Al-Assad le seul responsable concerné par le martyr des syriens.

A moins que sans le dire Laurent Fabius vise la Russie, l’Iran, La Chine et tous ceux qui par extension ne sont pas d’accord avec la version officielle « dégueulée » à longueur de temps par les médias à la botte de Washington, Londres et Paris.

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Il est ainsi il prend soin de ne pas se mouiller comme dans l’affaire de sinistre mémoire du « Rainbow Warrior » où la France mitterrandienne, dont le gouvernement était dirigé par laurent fabius,bachar al-assad,syrie,russie,etats-unis,europe,angleterre,pacte de quincy,les pays du levants,iran,arabie saoudite,qatar,jaruzelski,coupable jamais responsable,conseil de sécurité des nations unies,accords sykes-picot 1915,la chine,rainbow warrior,quai d'orsay,jean jaurès,nicolas sarkozy,françois mittérand,flamby,bourreauun certain Laurent Fabius, coulait un bateau de Greenpeace au large des côtes néozélandaises causant la mort d’un photographe de l’association écologiste. Pas nous…… pas lui quoi ! 

S’il faut compter sur «l’agité du quai d’Orsay» c’est toujours pour parler, faire semblant, donner le change  et au final pour ne rien faire du tout de ce qu’il dit. Ou plutôt de tranquillement continuer, avec force moulinets de manches, à jouer le rôle de petit caniche diplomatique des USA tout en validant des ventes d’armes à la Fédération de Russie. 

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C’est ainsi que sans sourciller Fabius a répondu le 12 juillet à un journaliste qui l’interrogeait à propos d’un contrat d’armement  – fourniture de laurent fabius,bachar al-assad,syrie,russie,etats-unis,europe,angleterre,pacte de quincy,les pays du levants,iran,arabie saoudite,qatar,jaruzelski,coupable jamais responsable,conseil de sécurité des nations unies,accords sykes-picot 1915,la chine,rainbow warrior,quai d'orsay,jean jaurès,nicolas sarkozy,françois mittérand,flamby,bourreau2 navires de guerre ultra sophistiqués – passé entre la France et la Russie du temps de Nicolas Sarkozy.

Si «Paris vaut bien une messe», pour Fabius l’honneur et la crédibilité de la France valent en tout cas moins que 4000 emplois pendant 4 ans. Ceci n’a rien d’étonnant venant d’un ministre qui nous a toujours habitué à pratiquer l’art du cynique dont l’action de responsable politique se résume à la formule – il aime les formules – je dis blanc publiquement et dans le silence de mon cabinet, par en-dessous, je fais agir noir ; «responsable mais jamais coupable» !.

Maintenant sur le fond de l’affaire.

Il bien va falloir tout de même à la diplomatie française trouver les voies et moyens de sortir de l’impasse dans laquelle elle Laurent Fabius, Bachar Al-Assad, Syrie, Russie, Etats-Unis, Europe, Angleterre, Pacte de Quincy, Les Pays du Levants, Iran, Arabie Saoudite, Qatar, Jaruzelski, coupable jamais responsable, Conseil de Sécurité des Nations Unies, Accords Sykes-Picot 1915, la Chine, Rainbow Warrior, Quai d'orsay, Jean Jaurès, Nicolas Sarkozy, François Mittérand, Flamby, Bourreau,s’est fourvoyée avec l’Angleterre et les Etats-Unis en roulant dans la farine les diplomates russes et chinois au sujet de la résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies     dont l’interprétation tripatouillée a permis l’intervention armée en Libye. Le changement c’est aussi de rattraper et de revenir sur les erreurs passées.

Car à la faveur de cette arnaque diplomatique, un climat Laurent Fabius, Bachar Al-Assad, Syrie, Russie, Etats-Unis, Europe, Angleterre, Pacte de Quincy, Les Pays du Levants, Iran, Arabie Saoudite, Qatar, Jaruzelski, coupable jamais responsable, Conseil de Sécurité des Nations Unies, Accords Sykes-Picot 1915, la Chine, Rainbow Warrior, Quai d'orsay, Jean Jaurès, Nicolas Sarkozy, François Mittérand, Flamby, Bourreau,détestable de perte confiance s’est désormais  instauré au sein du Conseil de sécurité ; climat qui rend aujourd’hui quasi impossible l’acceptation unanime du Conseil de toute résolution «occidentale» sur la question Syrienne et plus largement sur les équilibres dans cette région où couve indiscutablement un feu mauvais.

C’est évidemment dans ce sens qu’il faut travailler avec les Laurent Fabius, Bachar Al-Assad, Syrie, Russie, Etats-Unis, Europe, Angleterre, Pacte de Quincy, Les Pays du Levants, Iran, Arabie Saoudite, Qatar, Jaruzelski, coupable jamais responsable, Conseil de Sécurité des Nations Unies, Accords Sykes-Picot 1915, la Chine, Rainbow Warrior, Quai d'orsay, Jean Jaurès, Nicolas Sarkozy, François Mittérand, Flamby, Bourreau,Russes les Chinois et bien sûr avec les opposants de Bachar Al-Assad favorables à la recherche d’une solution dans le maintien de l’unité nationale syrienne. On ne fait jamais la paix en étant seul à la décider. Il faut être deux à le vouloir et du coup il faut savoir faire les concessions qui s’imposent. Aucune décision unilatérale ne permettra jamais de conduire à une paix juste et durable.

Tout le reste n’est que gesticulations de circonstance destinées à faire croire aux gogos que l’on est en capacité d’agir efficacement et d’aboutir dans le respect des intérêts bien compris de chacune des parties prenantes au conflit. Quels sont d’ailleurs les intérêts que la France défend au Moyen-Orient ? On aimerait entendre Laurent Fabius nous éclairer sur ce point!

laurent fabius,bachar al-assad,syrie,russie,etats-unis,europe,angleterre,pacte de quincy,les pays du levants,iran,arabie saoudite,qatar,jaruzelski,coupable jamais responsable,conseil de sécurité des nations unies,accords sykes-picot 1915,la chine,rainbow warrior,quai d'orsay,jean jaurès,nicolas sarkozy,françois mittérand,flamby,bourreauPar le passé, ce grand champion du camouflage tout azimut a toujours su enfoncer des portes ouvertes, ciseler des formules, creuses de préférence, et surtout prendre soin de ne pas se mouiller personnellement – souvenez- vous, «lui c’est lui et moi c’est moi» à propos de la visite de Jaruzelski à François Mitterrand –

François Hollande dans cette affaire syrienne, mais pas que celle-là, devra prendre soin d’être particulièrement vigilant Laurent Fabius, Bachar Al-Assad, Syrie, Russie, Etats-Unis, Europe, Angleterre, Pacte de Quincy, Les Pays du Levants, Iran, Arabie Saoudite, Qatar, Jaruzelski, coupable jamais responsable, Conseil de Sécurité des Nations Unies, Accords Sykes-Picot 1915, la Chine, Rainbow Warrior, Quai d'orsay, Jean Jaurès, Nicolas Sarkozy, François Mittérand, Flamby, Bourreau,avec ce ministre qui aujourd’hui traite Bachar Al-Assad de «bourreau de son peuple» et qui il y a pas très longtemps qualifiait de «Flamby» celui qui est aujourd’hui le Président de la République française et qu’il s’empresse, sans vergogne, d’embrasser devant les caméras de télévision sous le crépitement nourri des flashs des photographes de la presse écrite.

29/07/2012

Syrie : Jusqu’où le soutien à la politique géostratégique de l’Amérique au Moyen-Orient ?

Bachar Al-Assad, Syrie, Liban, Tunisie, Irak, Iran, Egypte, Levant, Pacte de Quincy, Pacete de Bagdad, Russie, Vladimir Poutine, François Hollande, Jacques Chirac, Dominique De Villepin, UAS, Etats-Unis, UE, Union Européenne, Europe, Sunnites, Chiites. Liban, Frères musulmans, salafisres, wahabites, Arabie Saoudite, Ibn Saoud, Qatar, Alexandre Orlov, ONU, Homs, Alep, Chine, Russie, Fédération de Russie, Tchétchénie, Conseil de Sécurité, empire Ottoman, Moyen-Orient, Damas, Turquie, Printemps arabe. Tunisie, 16 mois d’affrontements, plus de 20000 morts, des villes dévastées, des milliers de réfugiés : rien n’y fait ! Ni les sanctions économiques, ni les résolutions du Conseil de sécurité ou les missions de l’ONU.

Comme à chaque fois, dès lors qu’ils considèrent que « leurs intérêts sont mis en cause » les Etats-Unis font donner la canonnière. Directement ou indirectement la machine se déploie et broie tout sur son passage. Les civils japonais, vietnamiens, irakiens pour ne citer qu’eux sont les innombrables témoignages incontestables des victimes tombées au nom des Droits de l’Homme, de la Liberté et de la Démocratie.

Toutes sont en réalité tombées au nom de la volonté Bachar Al-Assad, Syrie, Liban, Tunisie, Irak, Iran, Egypte, Levant, Pacte de Quincy, Pacete de Bagdad, Russie, Vladimir Poutine, François Hollande, Jacques Chirac, Dominique De Villepin, UAS, Etats-Unis, UE, Union Européenne, Europe, Sunnites, Chiites. Liban, Frères musulmans, salafisres, wahabites, Arabie Saoudite, Ibn Saoud, Qatar, Alexandre Orlov, ONU, Homs, Alep, Chine, Russie, Fédération de Russie, Tchétchénie, Conseil de Sécurité, empire Ottoman, Moyen-Orient, Damas, Turquie, Printemps arabe. Tunisie, hégémonique d’une puissance qui veut, à elle seule, depuis la fin de la dernière guerre mondiale, régenter la destinée de tous les peuples et contrôler à son bénéfice l’ensemble des ressources nécessaires à la pérennisation et au développement de son modèle de société.

Ce projet de suprématie absolue, un temps entrevu au moment de la chute de l’URSS – l’essayiste Fukuyama à l’époque parlait de «fin de l’histoire» –, est à nouveau contesté à la fois par la Chine et la Russie qui sont ses plus redoutables concurrents dans la compétition pour la mainmise sur les territoires et les ressources de la planète.

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Située sur une ligne de cassure entre les espaces sunnite et chiite, la Syrie multiconfessionnelle n’est ni la Tunisie, la Libye ou l’Egypte.

Ce point rend la situation bien plus complexe que ce à quoi veulent bien la réduire les chroniqueurs et éditorialistes, pour ne pas parler des responsables politiques européens et américains,  qui se gardent bien de donner tous les tenants et aboutissants de ce qui se joue sur le théâtre syrien.

En Syrie, nous n’avons pas affaire à un simple affrontement entre de bons révolutionnaires armés – par qui d’ailleurs ? – et un «abominable» dictateur «hitlérisé».

Dire cela ne constitue en rien une absolution de principe des carences du régime en place à Damas. Dire cela est la marque du refus de gober cette vision réductrice et orvellienne que nous servent en ce moment à longueur de reportages orientés les grands médias du monde occidental à propos d’une réalité qui est plus complexe que l’on veut bien le dire.

Bachar-Al-Assad, c’est un fait, n’a pas su, pu ou voulu continuer, après les premières années 2000, l’ouverture du Bachar Al-Assad, Syrie, Liban, Tunisie, Irak, Iran, Egypte, Levant, Pacte de Quincy, Pacete de Bagdad, Russie, Vladimir Poutine, François Hollande, Jacques Chirac, Dominique De Villepin, UAS, Etats-Unis, UE, Union Européenne, Europe, Sunnites, Chiites. Liban, Frères musulmans, salafisres, wahabites, Arabie Saoudite, Ibn Saoud, Qatar, Alexandre Orlov, ONU, Homs, Alep, Chine, Russie, Fédération de Russie, Tchétchénie, Conseil de Sécurité, empire Ottoman, Moyen-Orient, Damas, Turquie, Printemps arabe. Tunisie, « printemps de Damas » en menant les réformes qu’attendait une jeunesse syrienne impatiente de voir le pays évoluer. Travaillée par la propagande déversée par les chaines satellitaires qatarie d’Al-Jazeera et d’Al Arabia, cette jeunesse, comme cela s’est passé avec les mouvements sociaux déclencheurs des révoltes du printemps arabe, a porté dans la rue sa contestation du régime.

Très vite la revendication politique des Frères musulmans, concentrés dans les villes d’Homs et d’Alep, s’est manifestée provoquant un durcicement systématique de la contestation sociale.

Les tribus sunnites localisées à proximité des frontières et les Bachar Al-Assad, Syrie, Liban, Tunisie, Irak, Iran, Egypte, Levant, Pacte de Quincy, Pacete de Bagdad, Russie, Vladimir Poutine, François Hollande, Jacques Chirac, Dominique De Villepin, UAS, Etats-Unis, UE, Union Européenne, Europe, Sunnites, Chiites. Liban, Frères musulmans, salafisres, wahabites, Arabie Saoudite, Ibn Saoud, Qatar, Alexandre Orlov, ONU, Homs, Alep, Chine, Russie, Fédération de Russie, Tchétchénie, Conseil de Sécurité, empire Ottoman, Moyen-Orient, Damas, Turquie, Printemps arabe. Tunisie, filières de contrebande du Nord-Liban ont alors permis l’introduction  d’armes de guerre dans plusieurs villes facilitant l’apparition de «poches de guerres civiles» - Homs, Hama, Idleb, Deraa – La mèche était allumée et, de manifestations hostiles en répressions, le mouvement social initial s’est transformé en de multiples affrontements entre des bandes rebelles armées et l’armée régulière.

L’implication directe dans le conflit intérieur syrien du Qatar – la grenouille politique dégoulinante de pétrodollars aux ambitions invraisemblables – et de l’Arabie Saoudite, allié inconditionnel des Etats-Unis, – en 1945 un pacte, toujours respecté, a été signé avec Ibn Saoud chef d’une dynastie bédouine au terme duquel l’administration américaine a obtenu un monopole sur les plus grandes réserves de pétrole au détriment des Anglais et des puissance européennes – et soutenus par les puissances occidentales a fini de transformer la «révolte syrienne» en un affrontement confessionnel intra-islamique entre Sunnites et Chiites.

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«La seule solution qui permettra de réconcilier et de réunir les Syriens, ce sera le départ de Bachar el-Assad et la constitution d'un gouvernement de transition », vient d’indiquer le Président de la République, François Hollande, au journaliste de l’AFP qui l’interrogeait à propos des derniers développements des affrontements à Alep.

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Sans d’ailleurs, écarter l’hypothèse d’un départ de Bachar Al-Assad, Alexandre Orlov, l’ambassadeur de Russie en France, dans une interview publiée par le Parisien le 22 07 2012, a déjà répondu par avance à cette question : « S’ingérer dans les affaires intérieures d’un pays pour changer son dirigeant, cela remet en cause tout l’ordre international conçu et entériné par la Charte des Nations unies après la Seconde Guerre mondiale ».

Ajoutant : «Cela ouvre la boîte de Pandore : on a changé hier le dirigeant de la Yougoslavie, de l’Irak, de la Libye, aujourd’hui de la Syrie, demain de l’Iran, après-demain de la Corée du Nord… et ainsi de suite»

Que dire de plus ? Aujourd’hui, au point de blocage politique où en est la situation syrienne la question n’est pas de savoir si «Bachar Al-Assad tombera» comme le répète en permanence Bachar Al-Assad, Syrie, Liban, Tunisie, Irak, Iran, Egypte, Levant, Pacte de Quincy, Pacete de Bagdad, Russie, Vladimir Poutine, François Hollande, Jacques Chirac, Dominique De Villepin, UAS, Etats-Unis, UE, Union Européenne, Europe, Sunnites, Chiites. Liban, Frères musulmans, salafisres, wahabites, Arabie Saoudite, Ibn Saoud, Qatar, Alexandre Orlov, ONU, Homs, Alep, Chine, Russie, Fédération de Russie, Tchétchénie, Conseil de Sécurité, empire Ottoman, Moyen-Orient, Damas, Turquie, Printemps arabe. Tunisie, Laurent Fabius ou si Bachar Al-Assad surmontera la crise, la question est désormais de savoir jusque quand la France et l’Europe vont se faire les soutiens de la puissance américaine qui impose à l’agenda de ce conflit, sanctions, menaces diverses et présentations de résolutions au Conseil de Sécurité toutes rejetées par la Chine et la Russie le tout sans résultats probants.

La Russie ne laissera pas se casser le régime en place à Damas. C’est un fait, il n’est, pour s’en convaincre, que de se reporter à nouveau à l’interview d’Alexandre Orlov publiée le 22 07 2012 pour le comprendre.

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D’abord que la crise n’est pas que syrienne « c’est une crise internationale… mais surtout la crise de confiance entre les membres du Conseil de sécurité. C’est pour cela qu’il faut travailler avec les deux parties».

Ensuite que l’opposition à Bachar Al Assad ne constitue pas Bachar Al-Assad, Syrie, Liban, Tunisie, Irak, Iran, Egypte, Levant, Pacte de Quincy, Pacete de Bagdad, Russie, Vladimir Poutine, François Hollande, Jacques Chirac, Dominique De Villepin, UAS, Etats-Unis, UE, Union Européenne, Europe, Sunnites, Chiites. Liban, Frères musulmans, salafisres, wahabites, Arabie Saoudite, Ibn Saoud, Qatar, Alexandre Orlov, ONU, Homs, Alep, Chine, Russie, Fédération de Russie, Tchétchénie, Conseil de Sécurité, empire Ottoman, Moyen-Orient, Damas, Turquie, Printemps arabe. Tunisie, un bloc monolithique : il y a des opposants de l’extérieur, comme ceux du Conseil national syrien (CNS), et d’autres groupements qui sont basés en France, en Turquie ou ailleurs. Mais il y a aussi une opposition intérieure qui, elle, est prête à négocier avec le président actuel. C’est pourquoi nous avons toujours souligné que c’est le peuple syrien qui doit décider de son avenir et élire son président ».

De plus et c’est une donnée forte dont il faut tenir compte lorsque l’on parle avec les Russes, Alexandre Orlov  précise  « Ce n’est pas notre guerre, mais nous voyons chez les sunnites les tendances les plus radicales de l’islam, les salafistes et les wahhabites, que nous avons combattus en Tchétchénie. Cela nous inquiète, car nous avons dans la Fédération de Russie beaucoup de musulmans.

Enfin que « C’est une contre-vérité de dire que la Russie défend le régime d’Assad. Il n’y a aucun lien particulier qui lie la Russie au président Assad et à son clan…... Mais il est vrai que la Russie a des intérêts en Syrie qui est notre partenaire de très longue date. Du temps de l’Union soviétique, beaucoup de Syriens ont fait leurs études supérieures chez nous. Il y a beaucoup de mariages mixtes et la communauté russe compte plusieurs dizaines de milliers de personnes en Syrie ».

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La France ancienne puissance mandataire a toute légitimité pour proposer de changer de plan de discussion au risque de mettre un peu de tension dans ces relations avec les USA. Après tout François Hollande et sa majorité n’en sont qu’au début de leur mandat.

La stratégie de fragmentation des Etats arabes du Moyen-Orient en une multitude d’émirats tribaux sous tutelle de l’oncle Sam n’est l’intérêt de la France, ni de personne d’ailleurs et surtout pas de la Paix – que risque-t-on au plan international si les armes chimiques devaient échapper au contrôle d’un état encore responsable? –.

La libanisation des états arabes n’est pas une solution.

Faire comme en Irak et en Afghanistan la guerre pour au final partir sans avoir fait avancer d’un pouce les conditions d’une paix durable n’est plus acceptable, pour la crédibilité des démocraties occidentales mais aussi parce qu’en période de basses eaux économiques il y a mieux à faire pour les équilibres budgétaires que d’engager son Pays dans des opérations aux issues incertaines.

L’union Européenne a également intérêt à sortir de la spirale infernale syrienne. Ne vaut-il pas mieux pour l’Union cesser un Bachar Al-Assad, Syrie, Liban, Tunisie, Irak, Iran, Egypte, Levant, Pacte de Quincy, Pacete de Bagdad, Russie, Vladimir Poutine, François Hollande, Jacques Chirac, Dominique De Villepin, UAS, Etats-Unis, UE, Union Européenne, Europe, Sunnites, Chiites. Liban, Frères musulmans, salafisres, wahabites, Arabie Saoudite, Ibn Saoud, Qatar, Alexandre Orlov, ONU, Homs, Alep, Chine, Russie, Fédération de Russie, Tchétchénie, Conseil de Sécurité, empire Ottoman, Moyen-Orient, Damas, Turquie, Printemps arabe. Tunisie, soutien sans intérêt véritable et saisir au bond la main tendue d’Alexandre Orlov qui, dans cette décidément très riche interview, a dit : «le président Poutine a signé un décret fixant les priorités de sa politique étrangère et, parmi celles-ci, la définition d’un espace commun économique et humain entre la Russie et l’Europe. Cela va dans le sens de la fameuse phrase du général de Gaulle parlant de « l’Europe de l’Atlantique à l’Oural ». Le temps est venu de commencer à bâtir cette grande Europe.»

Le règlement de l’affaire syrienne à partir d’une solution russo-européenne négociée pourrait assurément constituer le point de départ d’un changement radical des relations internationales, d’abord tournées vers la paix et la collaboration juste et pacifique entre les Peuples.

Il manque face à la Chine et aux Etats-Unis une puissance d’équilibre. Séparément l’Europe actuelle et la Russie n’ont pas les moyens d’être cette force. Rassemblées elles auraient incontestablement la masse critique culturelle, économique scientifique et militaire pour le faire. Alors pourquoi se priver de tenter ce rapprochement?.

 

18/05/2012

Ecouter ce cri qui monte depuis Athènes

grèce,europe,athènes,papandréou,françois hollande,weimar,etat-nation,economie,démocratie,austérité,parti syriza,union européenne Au lieu de traiter les responsables grecs comme des parias et leurs électeurs comme des pestiférés, les dirigeants européens, allemands en tête, feraient mieux de les écouter. Car à force de faire prévaloir les exigences de l’économie sur la démocratie, ils sapent les fondements de l’Union.

Nous nous habituons tellement vite aux clichés que nous n'en voyons plus les effets pervers, et nous les répétons machinalement, comme si c'étaient des vérités irréfutables, Indice-boursier_pics_180.jpgalors que leur rôle est justement de nous remettre dans les rangs. Le danger de suivre le même chemin que la Grèce, par exemple : c'est désormais devenu le mot d'ordre qui nous transforme tous en spectateurs ahuris d'un rite de pénitence, où l'on sacrifie le bouc émissaire pour le bien collectif.

Le différent, le difforme, n'a pas de place dans notre cité. Et si les nouvelles élections qui viennent d'être convoquées ne donnent pas la majorité voulue par les partenaires, le destin hellénique sera tout tracé.

Combien de fois avons-nous entendu les dirigeants insinuer de manière ténébreuse: «Vous ne souhaitez pas, n'est-ce pas, subir le destin de la Grèce ?» La sortie de la zone euro n'est pas prévue par les traités, mais elle peut être subrepticement intimée, facilitée. En réalité, Athènes est déjà tombée dans la zone crépusculaire de la non-Europe, elle est déjà le loup-garou invoqué pour effrayer les enfants.

Les vraies racines du mal ignorées 

Peut-être la sécession grecque est-elle inévitable, mais faisons au moins la lumière sur les vraies raisons : si c'est inéluctable, ce n'est pas parce que le sauvetage est trop coûteux, mais parce que la démocratie est entrée en conflit avec les stratégies qui devaient prétendument sauver le pays.

Bruxelles-Union-europeenne-mobilisation-manifestation-Europe_pics_180.jpgLors des élections du 6 mai, la majorité des votants ont rejeté la pilule d'austérité que le pays avale depuis deux ans sans succès et qui, au contraire, précipite la Grèce dans une récession funeste pour la démocratie. Une récession qui rappelle Weimar, avec des coups d'Etat militaires à l'horizon.

Contraints de repartir aux urnes en l'absence d'accord entre les partis, les électeurs réaffirmeront leur rejet et donneront encore plus de poids à la gauche radicale, le parti Syriza d'Alexis Tsipras. Et encore une fois, les clichés proliféreront : Syriza est une puissance néfaste, contraire à l'austérité et à l'Union, et Tsipras est dépeint comme l'antieuropéen par excellence.

La réalité est tout autre. Tsipras ne veut pas sortir de l'euro, ni de l'Union. Il demande une autre Europe, exactement comme François Hollande. Il sait que 80 % des Grecs veulent garder la monnaie unique, mais pas de cette manière, pas avec ces politiciens nationaux et européens qui les ont appauvris, tout en ignorant les vraies racines du mal : la corruption des partis dominants, l'Etat et les services publics esclaves de la politique, les riches épargnés [par l’austérité].

Tsipras est la réponse à ces maux et pourtant, personne ne veut se griller en discutant avec lui. Pas même Hollande, qui a refusé de rencontrer le leader du Syriza lorsque celui-ci s'est précipité à Paris après les élections. 

Et avez-vous entendu les gauches européennes, qui prétendent 1695522_photo-1320086848358-1-0_640x280.jpgavoir la solidarité dans le sang, soutenir Georges Papandréou quand il affirmait qu'il fallait européaniser la crise grecque pour trouver la solution ? Qui avait pris au sérieux les paroles qu'il avait adressées aux Verts allemands en décembre, après sa démission du poste de Premier ministre ?

L'idée qu'il avait exposée reste aujourd'hui encore la meilleure solution pour sortir de la crise : "Aux Etats membres, la rigueur ; à l'Europe, les politiques nécessaires de croissance".

Les paroles de Papandreou sont restées lettre morte : comme s'il était honteux d'écouter un Grec de nos jours. Comme s'il 1875654.jpgn'y avait aucune conséquence à la désinvolture ébahie avec laquelle on transforme en paria le pays qui a donné naissance à la démocratie et on analyse de manière impitoyable les dégénérations : l'oligarchie, le règne des marchés qui se traduit par la plutocratie, la liberté avec laquelle la loi et la justice sont méprisées.

L'expulsion d'Athènes, un échec de l'Europe

Si nous avions un minimum de mémoire, nous comprendrions mieux l'âme grecque. Nous comprendrions l'écrivain Nikos Dimou quand il exprime dans ses aphorismes le malheur d'être grec : "Le peuple grec ressent le poids terrible de son propre héritage. Il a saisi le niveau surhumain de perfection auquel sont liées les paroles et les formes des anciens. Cela nous accable : plus nous sommes fiers de nos ancêtres (sans les connaître), plus nous sommes inquiets pour nous-mêmes".

Ceux qui évoquent les racines chrétiennes de l'Europe en oublient les racines grecques et l'enthousiasme avec lequel Athènes, une fois sortie de la dictature des colonels en 1974, a été accueillie en Europe en tant que pays symboliquement essentiel.

Ce que nos dirigeants ne disent pas, c'est que l'expulsion d'Athènes ne sera pas uniquement le fruit de son échec. Ce sera l'échec de l'Europe, une sale histoire d'impuissance volontaire. Nous n'avons pas su conjuguer les nécessités économiques et celles de la démocratie. Nous n'avons pas été capables, même en rassemblant nos ressources et notre intelligence, de surmonter la première ruine exemplaire des vieux États nation.

1863279.jpgL'Europe n'a pas fait bloc comme le fit le secrétaire au Trésor Alexander Hamilton au sortir de la guerre d'indépendance américaine, quand il décréta que le gouvernement central allait assumer les dettes de chaque Etat, les unissant ainsi en une fédération forte. L'Europe n'a pas fait de la Grèce une affaire européenne.

Elle n'a pas vu le lien entre les crises de l'économie, de la démocratie, de la nation et de la politique. Pendant des années, elle a fait la cour à un establishment grec corrompu et aujourd'hui, la voilà bouche bée devant un peuple qui rejette les responsabilités de ce désastre.

Cet éloignement entre Union et démocratie, entre Nous et Eux, aura des conséquences douloureuses. Leur mort serait un peu la nôtre, mais il manque dans ce déclin la connaissance de soi qu'Athènes nous a enseignée.

Ce n'est pas la mort grecque qu'Ajax le Grand invoque dans l'Iliade* : "Un brouillard noir nous enveloppe tous, les hommes et les chevaux. Père Zeus, délivre de cette obscurité les fils des Akhaiens ; rends-nous la clarté, que nos yeux puissent voir ; et si tu veux nous perdre dans ta colère, que ce soit du moins à la lumière !"

*Iliade (XVII 645- 647)

Source : La Repubblica Rome

Journaliste : Barbara Spinelli 17 mai 2012

Traduction : Laurent Laget

Illustration : D'après "Le Cri", d'Edvard Munch Steve Bell

 

14/05/2012

Déculottée électorale pour Angela Merkel dans l'Etat régional de Rhénanie-du-Nord-Westphalie

1700544_3_e222_angela-merkel-est-toutefois-toujours-populaire_a1da191b9d1c0355f39485c8f1f2bb59.jpgCe dimanche on a voté dans l'Etat régional de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, en Allemagne. Les sociaux démocrates et les Verts allemands viennent d’infliger un sévère camouflet à la Chancelière Angéla Merkel, championne bornée de l’hyper-libéralisme européen, qui depuis 2 ans est entrain de conduire la zone euro dans le mur de l’austérité et de la régression économique et sociale.

Cette défaite des conservateurs allemands – la CDU est le parti majoritaire au Bundestag en Allemagne – constitue un revers très sérieux, le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, avec ses 18 millions d’habitants, est le land le plus peuplé du pays et constitue le cœur industriel de l’Allemagne.

La coalition Vert/SPD qui a recueilli 12% et 39% est désormais en mesure de former une majorité au Parlement de Düsseldorf avec 121 sièges sur 221.

63593_the-ecb-headquarters-is-pictured-in-frankfurt.jpgC’est la politique d’austérité qui a été sanctionnée par les électeurs, Norbert Röttgen la tête de liste CDU – grand perdant du scrutin avec 26%des voix – avait choisi comme axe principal de sa campagne la politique d’austérité chère à Berlin.

Politique d’ailleurs égratigné par Gerhard Schröder laissant entendre que voter CDU en Rhénanie-du-Nord-Westphalie c’était appuyer le dogme de discipline fiscale et budgétaire imposé sans succès par Angéla Merkel à la zone euro.

Toujours aussi bornée, la Chancelière désavouée, s’est contentée de déclarer à la presse que le résultat de ce scrutin« est important pour la Rhénanie du Nord-Westphalie, ni plus ni moins ».

Angéla Merkel peut bien être dans le déni, il n’en reste pas moins qu’à la veille de la visite officielle de François Hollande cette élection dans l'Etat régional de Rhénanie-du-Nord-Westphalie renforce considérablement la position du nouveau Président de la République française et affaibli celle de la Chancelière.

SAMPAIO_Merkozy.jpgLe SPD allemand menace déjà de ne pas ratifier le pacte fiscal européen  « Sarkozy-Merkel » si des aménagements n’y étaient pas apportés. Une majorité des 2/3 est nécessaire au Bundestag, Angéla Merkel devra donc composer avec ses opposants sociaux-démocrates.

Ces derniers, pour montrer leur détermination et leur capacité de nuisance, ont bloqué, vendredi deux décisions importantes au Bundesrat – la Chambre Haute du Parlement allemand –.

Bruxelles-Union-europeenne-mobilisation-manifestation-Europe_pics_180.jpgComme nous l’indiquions récemment Angela Merkel n’est plus en situation d’imposer une ligne d’austérité soutenue pour résoudre la crise générale qui est en train de tuer les démocraties européennes – la montée des votes d’extrême-droite, scrutin après scrutin, ne laisse pas d’inquiéter –.

La crise devait être solutionnée par la rigueur. Hors le remède semble bien pire que le mal qui touche la zone euro. L’austérité généralisée conduit même à ce que des économies qui n’étaient pas en difficulté le sont désormais – les Pays Bas en sont un exemple frappant –

L’heure est à un changement de cap concerté auquel l’Allemagne devra souscrire, sans, bien sûr, que ses intérêts soient ignorés. Mais il n’est désormais plus possible de continuer à danser, dans des réunions improductives, comme le faisaient les passagers du Titanic quelques heures avant le crash dans lequel ils se sont abimés.

60742_hollande-socialist-deputy-and-candidate-for-french-socialist-party-presidential-primary-delivers-speech-at-political-rally-during-visit-to-rennes.jpgMardi, le contexte sera favorable au Président de la République qui tout en usant de ses talents de conciliateur pourra faire valoir ses choix économiques pour l’Europe en même temps qu’il imposera sa marque au plan international en affichant un leadership pour le changement en Europe.

07/02/2012

Présidentielles 2012 : au menu de ce samedi la valeur des civilisations !

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Si tôt prononcés, les propos du ministre ont déclenché l’émoi dans la classe politique et mis le feu à la toile. Le PS s’est indigné, l’UMP a soutenu du bout des lèvres et le FN s’est contenté d’ironiser.

Que voulons-nous à la fin ? Une société décomplexée où, dans le cadre de la loi, l’on peut débattre de tout, ce qui est la marque de la démocratie, ou une société refoulée qui s’applique une dictature du silence bien propre pour éviter de se dire les choses et ne pas choquer.

L’indignation creuse des thuriféraires du silence nous a déjà volé la civilisations, culture, politiques, république, Claude Guéant, UNI, UMP, Nicolas Sarkozy, Parti Socialiste, PS, Ministre de l'Intérieur, FN, Eric Besson, identité nationale, François Mittérand, communautarisme, droit à la différence, Europe, Inde, Asie, Chine, Océanie, EE-Les Verts, Europe Ecologie-Les Verts, Shoa, héritage gréco-romain, philosophie des lumières, Nation, République,possibilité de débattre d’un sujet majeur pour la France. Qu’est-ce que l’identité française à l’heure de la mondialisation, de la montée des populismes nauséeux et des communautarismes qui n’ont pas leur place dans la République ?

A sa manière, Claude Guéant revient par la fenêtre là où Eric Besson a été jeté par la porte. Que peut-on lui reprocher ? D’être en campagne électorale et de tenter de rallier à son futur candidat un maximum d’électeurs ?

civilisations, culture, politiques, république, Claude Guéant, UNI, UMP, Nicolas Sarkozy, Parti Socialiste, PS, Ministre de l'Intérieur, FN, Eric Besson, identité nationale, François Mittérand, communautarisme, droit à la différence, Europe, Inde, Asie, Chine, Océanie, EE-Les Verts, Europe Ecologie-Les Verts, Shoa, héritage gréco-romain, philosophie des lumières, Nation, République,S’il s’agit de cela alors que la Gauche le dise clairement. Pour battre Nicolas Sarkozy elle est prête à tout y compris comme l’a fait François Mitterand en son temps à faire monter les scores du Front National pour s’assurer de la victoire au final.

S’il ne s’agit pas de cela, si nous pensons qu’effectivement la culture est le moyen de l’affirmation de soi, le cœur de la construction d’un vivre ensemble et le lieu des repères qui fondent l’équilibre d’une société dont les valeurs sont hiérarchisées et les choix esthétiques et éthiques répertoriés et classés, alors le débat doit s’ouvrir se faire avec la volonté de comprendre sans discréditer et de rassembler sans stigmatiser.

D’abord, plutôt que de taper du pied et de foncer tête baissée, comme le ferait un taureau de corrida à la vue de la muleta lors de la faena, peut être convient-il de reprendre la totalité du paragraphe d’où est tirée l’affirmation de Claude Guéant.

"Or, il y a des comportements, qui n’ont pas leur place dans notre pays, non pas parce qu’ils sont étrangers, mais parce que nous ne les jugeons pas conformes à notre vision du monde, à celle, en particulier de la dignité de la femme et de l’homme. Contrairement à ce que dit l’idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas. Celles qui défendent l’humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient. Celles qui défendent la liberté, l’égalité et la fraternité nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique. En tout état de cause, nous devons protéger notre civilisation."

Pouvons-nous, républicains français être en désaccord avec cette déclaration? Ces propos sont-ils condamnables?

Que dit Claude Guéant en parlant « de comportements qui n’ont pas leur place dans notre pays »?

Qu’il est préférable de vivre dans un pays où la lapidation n’existe pas, où l’excision est illégale, où, dans la loi, la femme est l’égale de l’homme, où divorcer est possible, où l’on peut choisir d’être apostat civilisations, culture, politiques, république, Claude Guéant, UNI, UMP, Nicolas Sarkozy, Parti Socialiste, PS, Ministre de l'Intérieur, FN, Eric Besson, identité nationale, François Mittérand, communautarisme, droit à la différence, Europe, Inde, Asie, Chine, Océanie, EE-Les Verts, Europe Ecologie-Les Verts, Shoa, héritage gréco-romain, philosophie des lumières, Nation, République,sans risquer la peine de mort, où la peine de mort est abolie, où une femme peut choisir son futur époux sans se le voir imposer, où la polygamie est interdite, où les relations intimes avant mariage sont possibles sans que l’autorité d’un frère vienne nous parler d’honneur bafoué, où il est encore possible de manifester sans se faire embastiller et où la presse est libre.

Qui dès lors peut trouver à redire à ses propos ?

Les détracteurs de Claude Guéant, comme pour le qualifier de sauvage, n’hésitent pas à lui jeter à la figure la phrase de Lévi- Strauss : « Le barbare c’est d’abord l’homme qui croit à la barbarie »

Précisément si Claude Guéant croyait en la barbarie de la lapidation, de la peine de mort de ……de …… de ……, il s’en ferait le défenseur et non le contempteur.

Non, n’en déplaise aux tenants du droit à la différence, du communautarisme à l’anglo-saxonne et de l’égalitarisme, les civilisations ne se valent pas !

Comment pourrait-on d’ailleurs le croire ? S’il n’y avait pas de civilisations différentes, chacune avec leurs valeurs propres, il n’y aurait qu’une civilisation et qu’un seul Peuple.

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Et d’ailleurs qui voudrait d’un monde uniformisé ?

Non seulement les civilisations ne se valent pas et il ne faut pas craindre de le dire clairement : sur certains points fondamentaux elles s’opposent radicalement dans leur traduction culturelle et politique!

civilisations, culture, politiques, république, Claude Guéant, UNI, UMP, Nicolas Sarkozy, Parti Socialiste, PS, Ministre de l'Intérieur, FN, Eric Besson, identité nationale, François Mittérand, communautarisme, droit à la différence, Europe, Inde, Asie, Chine, Océanie, EE-Les Verts, Europe Ecologie-Les Verts, Shoa, héritage gréco-romain, philosophie des lumières, Nation, République,La Justice Républicaine n’est pas la Charia ! La Nation n’est ni la Ouma-Islamiya, ni la Ouma-Arabia ! La citoyenneté Républicaine vécue en France n’a rien à voir avec le système des castes qui prévaut en Inde. De même que notre culture ne s’accommode pas de l’infanticide féminin comme en Chine ou en Inde du Nord.

civilisations, culture, politiques, république, Claude Guéant, UNI, UMP, Nicolas Sarkozy, Parti Socialiste, PS, Ministre de l'Intérieur, FN, Eric Besson, identité nationale, François Mittérand, communautarisme, droit à la différence, Europe, Inde, Asie, Chine, Océanie, EE-Les Verts, Europe Ecologie-Les Verts, Shoa, héritage gréco-romain, philosophie des lumières, Nation, République,Le porte-parole du Parti Socialiste, lors d’un point de presse, a jugé, ce lundi, que les propos de Claude Guéant ne méritent pas d’être commentés «sur le fond».

Il serait assez intéressant que Benoît Hamon nous dise à quelles valeurs de civilisation le projet de son candidat à la présidentielle 2012 est rattaché et qu’il nous dise également la position de ses alliés d’EE-Les Verts sur la question.

Ceci étant dit, peut-on esquiver la question suivante ?

La civilisation européenne et occidentale d’origine gréco-romaine et judéo-chrétienne a-telle tout au long de son histoire toujours été exemplaire ? L’est-elle encore aujourd’hui ?

Pouvons-nous être fiers d’appartenir à une civilisation qui a inventé l’inquisition et qui a pratiqué la déportation ?

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La liste n’est pas exhaustive des massacres auxquelles les Peuples de la civilisation occidentale se sont prêtés y compris contre eux-mêmes. La Shoa en est un exemple des plus abjects et des plus odieux.

Non bien sur nous n’avons pas à nous glorifier de tout cela! Notre conscience est interpellée par ces faits qui viennent tamponner notre idéal humaniste de paix et de dignité universelle !

Pour autant cela signifie-t-il que tout serait bon chez les Autres et que tout serait à rejeter chez Nous ?

Pour autant, devons-nous pratiquer l’auto-flagellation permanente et nous réfugier dans une culpabilisation mutilante qui nous réduirait à l’immobilisme et à l’effacement?

En recherchant bien, les civilisations portent toutes les marques de la part animale et sauvage de l’Homme qui a produit ses débordements collectifs que l’Ethique, la Morale et la Philosophie des Droits de l’Homme réprouvent et condamnent en bloc !

Précisément c’est à travers le prisme de ces débordements odieux que civilisations, culture, politiques, république, Claude Guéant, UNI, UMP, Nicolas Sarkozy, Parti Socialiste, PS, Ministre de l'Intérieur, FN, Eric Besson, identité nationale, François Mittérand, communautarisme, droit à la différence, Europe, Inde, Asie, Chine, Océanie, EE-Les Verts, Europe Ecologie-Les Verts, Shoa, héritage gréco-romain, philosophie des lumières, Nation, République,doit aujourd’hui s’apprécier l’apport inestimable de la philosophie des Lumières et de l’héritage gréco-romain qui est le nôtre. Nous devons regarder devant pour tenter de faire avancer notre façon de voir et de penser dans ce qu’elle a de meilleur et que nous voulons pour nos enfants.

Le débat dans la République est le sang de la démocratie qui sans lui ne saurait vivre et de plus nous sommes en campagne électorale pour l’élection de celui qui, demain, devra conduire notre Nation tant au plan intérieur qu’extérieur.

Vouloir escamoter le débat de société que le Ministre de l’Intérieur fait ressurgir à travers une formule que l’on est en droit de trouver civilisations, culture, politiques, république, Claude Guéant, UNI, UMP, Nicolas Sarkozy, Parti Socialiste, PS, Ministre de l'Intérieur, FN, Eric Besson, identité nationale, François Mittérand, communautarisme, droit à la différence, Europe, Inde, Asie, Chine, Océanie, EE-Les Verts, Europe Ecologie-Les Verts, Shoa, héritage gréco-romain, philosophie des lumières, Nation, République,provocante et maladroite voir inadaptée, mais qui, en aucun cas ne saurait être, comme le dit Benoît Hamon, «  de la bouillie dans la tête de Claude Guéant » est, démocratiquement, intolérable. Ce faisant, d’ailleurs, le porte-parole du Parti Socialiste, son candidat et ses alliés ne rendent pas service à la République et à ses membres.

On ne peut pas à la fois s’en prendre aux banquiers et à «l’Amérique décadente»  et prétendre dans le même temps que toutes les civilisations se valent. A moins de ne pas croire en la possibilité qu’existe une potentielle perfectibilité de l’Homme qui fait le crédo de notre pensée humaniste on ne doit pas se prêter à ce genre d’acrobatie intellectuelle qui relève plus de l’escroquerie que du débat loyal.

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En ces temps de confusion générale vouloir, dans un débat public, défendre les valeurs premières de son pays c’est aussi faire œuvre de civisme et de volontarisme républicain. Qu’on se le dise chez les socialiste dont la promptitude « indignée » à proférer des leçons de morale et de démocratie n’a d’égale que la rapidité avec laquelle les élections passées ils oublient toutes les promesses faciles et les propos démagogiques de campagne électorales. .

(*) Petit Larousse : la civilisation est un :"État de développement économique, social, politique, culturel auquel sont parvenues certaines sociétés et qui est considérécomme un idéal à atteindre par les autres."

 

24/01/2012

Afghanistan: Partir au plus vite, oui ! Mais en bon ordre.

Nicolas Sarkozy, Hamid Karzaï, Afghanistan, USA, Etats-Unis, François Hollande, Talibans, François Bayrou, Pakistan, Iran, Russie, Allemagne, Angleterre, Europe, Doha, Quatar, Georges Bush, New-York Times, OTAN, ANA, Armée Nationale Afghane, ISAF, Soldats français, En moins d’un mois six nouveaux militaires français ont été tués en Afghanistan. Deux le 29 décembre, et quatre ce vendredi 20 janvier. Ce qui porte à 82 le nombre de morts français depuis 2001 pour un contingent militaire qui compte 3600 hommes – troisième par le nombre des forces de la coalition –. Ce contingent, qui participe à l’entraînement de l’ANA – Armée Nationale Afghane – devrait quitter le théâtre des opérations fin 2013.

Partir, fin 2013 au terme de la mission que la France, PS et UMP confondus, a acceptée aux côtés des Allemands, des Anglais et des Américains ou partir dès la fin 2012 comme le réclame François Hollande, n’est pas vraiment la question. Les militaires français doivent quitter l’Afghanistan, en bon ordre, en toute sécurité et, oui, le plus tôt sera le mieux.

Nicolas Sarkozy, Hamid Karzaï, Afghanistan, USA, Etats-Unis, François Hollande, Talibans, François Bayrou, Pakistan, Iran, Russie, Allemagne, Angleterre, Europe, Doha, Quatar, Georges Bush, New-York Times, OTAN, ANA, Armée Nationale Afghane, ISAF, Soldats français, Visiblement la position de la France, exprimée vendredi par le Chef de l’Etat – constitutionnellement chef des armées – semble s’être infléchie. Nicolas Sarkozy a toujours considéré l’engagement des troupes françaises en Afghanistan comme un « combat des démocraties pour défendre leurs valeurs » contre « la barbarie ».

En août 2010, il rassurait les membres de la coalition, en indiquant que la France resterait «en Afghanistan, avec ses alliés, aussi longtemps que nécessaire» tout en précisant que les décisions qu’il pourrait être amené à prendre ne seraient «pas soumises à des calendriers artificiels ou à des humeurs médiatiques».

Le voilà, vendredi 20 janvier, qu’il annonce une « suspension de toutes les opérations de formation et d’aides au combat de l’armée afghane » allant même jusqu’à poser «la question d’un retour anticipé des troupes françaises».

Que se passe-t-il ? Sommes-nous une fois de plus confrontés au travers de Nicolas Sarkozy aussi prompt dire tout et le contraire  du tout dès lors que ses intérêts du moment lui semblent en cause ?

Ce dossier mérite sans doute un examen un peu plus approfondi et un jugement moins tranché.

D’abord, les quatre soldats ont été tués par un membre de l’ANA alors que ceux-ci n’étaient pas armés. Cela est parfaitement inacceptable, comme l’a dit très justement Nicolas Sarkozy lors de la cérémonie des vœux aux corps constitués « l’armée française n’est pas en Afghanistan pour que les soldats afghans lui tirent dessus »

Nicolas Sarkozy, Hamid Karzaï, Afghanistan, USA, Etats-Unis, François Hollande, Talibans, François Bayrou, Pakistan, Iran, Russie, Allemagne, Angleterre, Europe, Doha, Quatar, Georges Bush, New-York Times, OTAN, ANA, Armée Nationale Afghane, ISAF, Soldats français, Ensuite ces actes criminels ont été perpétrés dans un contexte que jusqu’alors les porte-parole de l’Otan n’ont jamais admis officiellement. Un rapport interne de l’ISAF – force de l’OTAN pour l’Afghanistan – rendu public en juin 2011 et repris vendredi par le New-York Times révèle que depuis 2007 les soldats américains ont été victimes de fusillades de la part de soldats et policiers afghans.

Cette animosité meurtrière s’est progressivement développée au point qu’entre mai 2007 et mai 2011 elle serait la cause de 6% des pertes totales occasionnées par les opérations de combat.

L’infiltration d’insurgés talibans dans les forces de l’ANA, même si des cas existent, ne suffirait pas à expliquer un phénomène plus global qui s’est accéléré brutalement depuis 2009.

Nicolas Sarkozy, Hamid Karzaï, Afghanistan, USA, Etats-Unis, François Hollande, Talibans, François Bayrou, Pakistan, Iran, Russie, Allemagne, Angleterre, Europe, Doha, Quatar, Georges Bush, New-York Times, OTAN, ANA, Armée Nationale Afghane, ISAF, Soldats français, « Il est clair que les altercations meurtrières ne sont ni rare ni isolées; elles reflètent une menace en hausse rapide et systématique – dont l’ampleur pourrait être sans précédent, entre alliés, dans l’histoire militaire moderne –», explique l’auteur du rapport qui ajoute, que les dénégations des officiels de l’OTAN « semblent peu sincères, sinon intellectuellement profondément malhonnêtes».

Le climat de haine qui s’est installé entre les forces afghanes et celles de la coalition est en train d’apparaître au grand jour. Il inquiète y compris dans les rangs de l’ANA.

Un officier de cette armée, dont les propos ont été repris par le New-York Times, qualifie ses soldats de « voleurs, des menteurs et des drogués » et désigne les américains comme « des brutes grossières et arrogantes ». Il dit craindre que ce contexte « ne devienne bientôt un problème majeur dans les rangs subalternes des deux armées ».

Alors que Gérard Longuet – le ministre français de la défense – s’en tient à la version officielle, l’auteur de la fusillade qui a tué 4 de nos compatriotes et blessé 15 autres est « un taliban manifestement infiltré de puis longtemps » dans l’armée afghane, une des sources locales indiquent de son côté : « c’était un vrai soldat, enregistré. Pendant ses premiers interrogatoires par des soldats français, il leur a dit qu’il avait fait cela – la fusillade ndlr – à cause de la vidéo sur laquelle des soldats américains urinaient sur des cadavres ».

Enfin, pour ce qu’il est possible d’en savoir à l’heure actuelle, il apparaît très nettement que la position française au sein de la coalition à propos des conditions de sortie d’Afghanistan ne soit pas identique à celle envisagée par les américains.

L’équation actuelle retenue pour se dépatouiller  du bourbier dans lequel Nicolas Sarkozy, Hamid Karzaï, Afghanistan, USA, Etats-Unis, François Hollande, Talibans, François Bayrou, Pakistan, Iran, Russie, Allemagne, Angleterre, Europe, Doha, Quatar, Georges Bush, New-York Times, OTAN, ANA, Armée Nationale Afghane, ISAF, Soldats français, Georges BUSH a entrainé l’Amérique et ses alliés britanniques, allemands et français peut se résumer d’une trait synthétique: sortir au plus vite – fin 2014 – au moindre coût humain et en laissant le pays assurer seul sa destinée en donnant aux autorités afghanes – le régime de l’actuel président KARZAÏ – les moyens de contenir les Talibans sans l’aide de l’Otan à un coût financier le plus réduit.

Hors à ce jour non seulement la situation financière du pays n’est pas assurée – 90% du budget afghan provient de l’aide extérieure – mais Nicolas Sarkozy, Hamid Karzaï, Afghanistan, USA, Etats-Unis, François Hollande, Talibans, François Bayrou, Pakistan, Iran, Russie, Allemagne, Angleterre, Europe, Doha, Quatar, Georges Bush, New-York Times, OTAN, ANA, Armée Nationale Afghane, ISAF, Soldats français, Washington, bien que souhaitant maintenir après 2014 cinq bases militaires en Afghanistan, renâcle à maintenir sa participation au niveau actuel et tente d’imposer à ses alliés une nouvelle répartition de l’aide plus à son avantage. Ce que ceux-ci refusent en proposant que les pays du Golfe soient mis à contribution.

De plus les Etats-Unis qui continuent unilatéralement de dérouler leur plan de sortie d’Afghanistan ont engagé à Doha au Qatar des négociations avec les Talibans en vue d’explorer la possibilité de leur intégration dans un futur gouvernement d’union nationale.

Au regard du contexte général extérieur – montée de la haine à l’endroit des occidentaux, augmentations des pertes humaines, détricotage des solidarités à l’intérieur de la coalition – la diplomatie française doit trouver un juste équilibre qui permette à notre pays de ne pas se laisser imposer une ligne qui ne préserve pas ses intérêts dès lors qu’elle s’aligne sur les positions de l’Oncle Sam.

Nicolas Sarkozy, Hamid Karzaï, Afghanistan, USA, Etats-Unis, François Hollande, Talibans, François Bayrou, Pakistan, Iran, Russie, Allemagne, Angleterre, Europe, Doha, Quatar, Georges Bush, New-York Times, OTAN, ANA, Armée Nationale Afghane, ISAF, Soldats français, Faut-il vraiment que la France, en collant systématiquement à la diplomatie de la canonnière des USA, se mette encore un peu plus à dos l’Iran, la Russie et le Pakistan qui ne veulent pas de bases militaires américaines dans la Région ?

Faut-il vraiment que les soldats français fassent les frais d’une politique qui viserait à l’intégration des Talibans dans un gouvernement d’union nationale contre le souhait d’une partie des fractions afghanes qui les ont combattus jusqu’à ce jour ?

Faut-il vraiment que la France, qui doit emprunter pour couvrir son déficit primaire, se laisse imposer une augmentation de la part financière qu’elle assume dans cette guerre où elle s’est laissée entraîner?

Faut-il vraiment que la France se brouille avec ses alliés de la coalition en particulier ses alliés européens ?

A ces quatre questions la réponse est non !

Cette détestable période de 10 ans de guerre, dont l’issue, à ce jour, est largement incertaine –  la guerre civile et le chaos en Afghanistan ne sont pas à exclure – exige de tous les responsables politiques français exemplarité et solidarité dans la manière d’aborder les faits qui nous parviennent d’Afghanistan.

Les enjeux sont d’une grande gravité. Le respect que nous devons à ceux de nos soldats qui sont morts ou blessés gravement commande de ne pas céder à la tentation d’instrumentaliser à des fins électorales les difficultés qui sont celles du Pays tout entier.

Nicolas Sarkozy, Hamid Karzaï, Afghanistan, USA, Etats-Unis, François Hollande, Talibans, François Bayrou, Pakistan, Iran, Russie, Allemagne, Angleterre, Europe, Doha, Quatar, Georges Bush, New-York Times, OTAN, ANA, Armée Nationale Afghane, ISAF, Soldats français, François Bayrou qui s’est exprimé hier dimanche sur Canal +  a su, sur ce point, donné le ton juste et responsable en déclarant très simplement mais avec beaucoup de hauteur «  au moins soyons calmes et rationnels dans les décisions que nous allons prendre et ne prenons pas des décisions uniquement dictées par l’émotion».

16/01/2012

Triple A: Cette fois c'est plié!

Nicolas Sarkozy, Laurent Fabius, François Hollande, Martine Aubry, Eric Ciotti, Valérie Pecresse, Nadine Morano, Roselyne Bachelot, François Baroin, Claude Bartolone, Jean-Michel Baylet, Julien Dray, François Bayrou, Jack Lang, Nathalie Kossusco-Moriset, Triple A, Standard and Poor's, S&P, Europe, parti socialiste, PS, UMP, FN, Front National, Modem, EE-Les Verts, Front de Gauche,  Vendredi en fin de journée Standard and Poor's  a dégradé la note de la France ! Le Triple A. dont Nicolas Sarkozy avait fait le cheval de bataille de son gouvernement c’était hier !

Pour l’heure, les politiques font feu de tout bois, c’est haro sur les agences de notations.

Nicolas Sarkozy, Laurent Fabius, François Hollande, Martine Aubry, Eric Ciotti, Valérie Pecresse, Nadine Morano, Roselyne Bachelot, François Baroin, Claude Bartolone, Jean-Michel Baylet, Julien Dray, François Bayrou, Jack Lang, Nathalie Kossusco-Moriset, Triple A, Standard and Poor's, S&P, Europe, parti socialiste, PS, UMP, FN, Front National, Modem, EE-Les Verts, Front de Gauche,  Le Parti Socialiste, ses satellites – Front de Gauche et EE-Les Verts –  et le Front National, s’en prennent au gouvernement sans faire l’ombre d’une proposition constructive pour sortir du marasme dans lequel est plongé le Pays.

A l’UMP on tente, sans convaincre, de minimiser l’importance de l’évènement et en guise de  justification on réplique que la France n’est pas la seule à voir sa politique sanctionnée.

Nicolas Sarkozy, Laurent Fabius, François Hollande, Martine Aubry, Eric Ciotti, Valérie Pecresse, Nadine Morano, Roselyne Bachelot, François Baroin, Claude Bartolone, Jean-Michel Baylet, Julien Dray, François Bayrou, Jack Lang, Nathalie Kossusco-Moriset, Triple A, Standard and Poor's, S&P, Europe, parti socialiste, PS, UMP, FN, Front National, Modem, EE-Les Verts, Front de Gauche,  Côté Modem, François Bayrou a beau jeu de taper et sur les uns et sur les autres et c’est bien normal. Il est le seul à avoir été clairvoyant tant sur la question des déficits de la balance commerciale de la France que sur les dérives de sa dette souveraine.

A moins de 100 jours d’une élection capitale, l’UMP et le PS peuvent bien tenter de se refiler la « patate chaude » en reportant sur l’autre la responsabilité de l’échec que constitue pour la France cette sanction, François Bayrou a raison de dire que les deux parrains de la 5ème République sont coresponsables de la situation dont ils sont, l’un et l’autre, bien incapables de proposer une solution pour en sortir.

Dans l’immédiat il faut bien se convaincre que cette affaire est plus grave que ce que les autorités politiques et économiques en place veulent ou voudront bien nous en dire jusqu’aux prochaines élections. Les effets de cette décision, s’ils ne sont pas visibles en l’état, n’en impacteront pas moins en profondeur le quotidien des Français.

La dégradation de la note de la France va se répercuter sur celles des banques avec pour conséquence une hausse probable des taux d’emprunts qui rendra plus difficile l’investissement et la consommation des ménages. Un nouveau plan de rigueur est à prévoir même si le ministre Baroin ne cesse de s’en défendre.

Nicolas Sarkozy, Laurent Fabius, François Hollande, Martine Aubry, Eric Ciotti, Valérie Pecresse, Nadine Morano, Roselyne Bachelot, François Baroin, Claude Bartolone, Jean-Michel Baylet, Julien Dray, François Bayrou, Jack Lang, Nathalie Kossusco-Moriset, Triple A, Standard and Poor's, S&P, Europe, parti socialiste, PS, UMP, FN, Front National, Modem, EE-Les Verts, Front de Gauche,  Le poids de la dette sera encore plus lourd à porter car son financement sur les marchés coûtera plus cher. Ceci remet en cause les objectifs de retour à l’équilibre prévu pour 2016 par Nicolas Sarkozy et 2017 par François Hollande.

L’austérité, quoi qu’en dise le clan des sarkozystes, est au bout de la perte du Triple AAA et les mois à venir vont être durs pour les plus fragiles des Français.

Nicolas Sarkozy, Laurent Fabius, François Hollande, Martine Aubry, Eric Ciotti, Valérie Pecresse, Nadine Morano, Roselyne Bachelot, François Baroin, Claude Bartolone, Jean-Michel Baylet, Julien Dray, François Bayrou, Jack Lang, Nathalie Kossusco-Moriset, Triple A, Standard and Poor's, S&P, Europe, parti socialiste, PS, UMP, FN, Front National, Modem, EE-Les Verts, Front de Gauche,  Dans les motivations de Standard and Poor's, pour dégrader la note de la France et celle de 8 autres pays sur 16 que compte la zone euro, la question de la dette n’est pas le point le plus critique. A la base de cette dégradation est d’abord l’écart de compétitivité entre les économies des pays de la zone Euro depuis la création de la monnaie unique et bien sûr l’incapacité des gouvernements de ces pays à réagir.

S’agissant de la France, en plus de l’augmentation de 600 milliards d’€, entre 2007 et aujourd’hui, ce qui a pesé le plus dans cette décision est le déficit croissant de notre balance commerciale qui est l’indicateur premier de la compétitivité d’un pays, donc de sa capacité à rembourser sa dette.

Nicolas Sarkozy, Laurent Fabius, François Hollande, Martine Aubry, Eric Ciotti, Valérie Pecresse, Nadine Morano, Roselyne Bachelot, François Baroin, Claude Bartolone, Jean-Michel Baylet, Julien Dray, François Bayrou, Jack Lang, Nathalie Kossusco-Moriset, Triple A, Standard and Poor's, S&P, Europe, parti socialiste, PS, UMP, FN, Front National, Modem, EE-Les Verts, Front de Gauche,  Pour mémoire, positif en 2004, ce déficit, qui depuis n’a cessé d’augmenter, se situe aujourd’hui à un niveau compris entre 6 et 7 milliards d’euros par mois.

Inutile de préciser qu’en matière de compétitivité les solutions habituelles connues ne laissent pas imaginer des jours faciles et  désormais la question se pose : « et maintenant que faut-il faire? »

Des tôliers de la 5ème République, il ne faut rien attendre d’autre que de l’austérité, façon Grèce, Italie, Espagne pour ne pas dire Argentine. La France est dans un tunnel, au bout de la perte du Triple AAA les mois à venir vont être durs.

Nicolas Sarkozy, Laurent Fabius, François Hollande, Martine Aubry, Eric Ciotti, Valérie Pecresse, Nadine Morano, Roselyne Bachelot, François Baroin, Claude Bartolone, Jean-Michel Baylet, Julien Dray, François Bayrou, Jack Lang, Nathalie Kossusco-Moriset, Triple A, Standard and Poor's, S&P, Europe, parti socialiste, PS, UMP, FN, Front National, Modem, EE-Les Verts, Front de Gauche,  Au plan politique un choix s’impose prioritairement, en aucun cas il ne faut reconduire à la direction de la France, Nicolas Sarkozy et ses «valets»: Pécresse, Morano, Baroin, Bachelot, Kossusco- Moriset, Ciotti…..

Nicolas Sarkozy, Laurent Fabius, François Hollande, Martine Aubry, Eric Ciotti, Valérie Pecresse, Nadine Morano, Roselyne Bachelot, François Baroin, Claude Bartolone, Jean-Michel Baylet, Julien Dray, François Bayrou, Jack Lang, Nathalie Kossusco-Moriset, Triple A, Standard and Poor's, S&P, Europe, parti socialiste, PS, UMP, FN, Front National, Modem, EE-Les Verts, Front de Gauche,  Ceci ne veut pas dire qu’il faudra pour autant confier la destinée de notre Pays à François Hollande et ses « vrais ou faux copains »: Fabius, Baylet, Aubry, Dray, Lang, Bartolone…..

A condition qu’il soit en mesure de fédérer autour de lui, les compétences nécessaires pour impulser en France et en Europe la mise en place d’un modèle européen de société en rupture avec le modèle néolibéral poussé depuis 30 ans par l’Allemagne, l’Angleterre et la France, François Bayrou pourrait, dans cette élection présidentielle, être un bon candidat.

Nicolas Sarkozy, Laurent Fabius, François Hollande, Martine Aubry, Eric Ciotti, Valérie Pecresse, Nadine Morano, Roselyne Bachelot, François Baroin, Claude Bartolone, Jean-Michel Baylet, Julien Dray, François Bayrou, Jack Lang, Nathalie Kossusco-Moriset, Triple A, Standard and Poor's, S&P, Europe, parti socialiste, PS, UMP, FN, Front National, Modem, EE-Les Verts, Front de Gauche,  Le 1er et le 2ème tour de l’élection présidentielle passé il restera aux Français à doter l’Assemblée Nationale d’une majorité en capacité de mettre en œuvre le changement dont il dit vouloir être le moteur. Changement qu'il appartient, à François Bayrou, de définir dès à présent.

29/10/2011

Sarkozy: Un simple candidat en précampagne présidentielle pour 2012

 

nicolas-sarkozy-sur-tf1-et-france-2-le-27-octobre-2011-10574573padfh_1713.jpgQu’il le dise ou pas, n'a pas d'importance, l’homme qui s’est exprimé hier sur TF1 et France 2 était pré-campagne. Cette émission n’avait pour seul objectif, mettre au travail une batterie d’analystes et de communicants en vue de lui fournir ses futurs éléments de posture et de langage pour demain reconquérir la confiance de ceux qui ont cru dans ses promesses en 2007 qui aujourd’hui n’en peuvent plus de ses reniements et qui ont commencé à le vomir en silence.

Hier Nicolas Sarkozy n’a pas été le Président de la République responsable, qu’il voulu nous montrer, venant rendre compte aux Français des décisions qui ont enfin été accouchées à Bruxelles pour tenter de sortir l’Europe d’une crise qui n’en finit plus et que ni lui ni la Chancelière Allemande sont fichus de résoudre tant leurs désaccord est important.

 

 

banque_centrale_euro_18898b.jpgDans cette émission calée, calibrée, avec ce qu’il faut de  grandiloquence, « s’il n’y avait pas eu d’accord hier soir, ce n’est pas simplement l’Europe qui sombrait dans la catastrophe, c’est le monde entier »  Nicolas Sarkozy a tenté de nous faire croire qu’il ne fait que son devoir de chef de l’Etat – n’a-t-il pas été élu pour cela ?   sans se soucier de ses ambitions personnelles. Tu parles Charles !

Dur le jugement ! Non, réaliste ! Parce que même en le parant de toutes les vertus, cet accord, arraché après une nuit de « tiraillements » franco-allemands, ne règle en rien le problème de fond de l’Europe donc les problèmes liés à la crise et que la dessus il ne s’est pas exprimé parce qu’il n’a rien à dire, c’est un homme du passé sans vision pour le futur !

helmut.jpgimages.jpgL’Europe pour s’en sortir doit définitivement mettre un terme à l’ambigüité du Traité de Maastricht où le choix entre fédéralisme ou confédéralisme a été esquivé. Le compromis de François Mitterand et d’Helmut Kohl doit désormais être dépassé.

Hors Nicolas Sarkozy et Angela Merkel sur ce point sont loin de se rejoindre. Ils ne se sont mis d’accord que sur une chose, g2580252.jpgagner du temps et mieux aborder chacun leur côté la campagne électorale qui les attend en vue de leur réélection. On a sauvé la Grèce youppie on est les plus beaux et les plus forts !

Mais ce nième plan de sauvetage de la Grèce va rapidement montrer ses limites quand le Portugal, l’Espagne et l’Italie vont venir frapper à la porte de la solidarité européenne parce qu’elles ne peuvent plus payer les intérêts de leurs dettes respectives. D’ailleurs Nicolas Sarkozy lui-même n’y croit qu’à moitié, il commence déjà à se couvrir car rien n’est gagné : «  si la Grèce fait les efforts qui lui sont demandés, ça ne coûtera rien à la France, ça ne coûtera rien à l’Europe ».

Non hier Nicolas Sarkozy ne s’est pas comporté en chef de l’Etat qu'il prétend être, mais en candidat cornaqué par l’UMP dont il est en réalité resté le petit chef. Candidat à la recherche d’une stratégie de campagne pour sa réélection, candidat venu nous refaire la campagne de 2007.

Mais il n’a pas été meilleur sur le plan intérieur français !

Oser nous dire qu’il ne connaissait pas l’état des finances des caisses de retraites avant d’être élu, il fallait oser le faire ! Nicolas Sarkozy hier soir l’a fait ! Nous faire le coup de violon sur les 35 heures, la retraite à 60 ans, et tutti quanti comme étant les principales sources de la crise de la dette de la France, franchement il fallait aussi oser le faire ! Nicolas Sarkozy hier soir l’a fait !

Nicolas Sarkozy connaîtrait-il si mal l’entreprise qu’il n’a pas encore intégré que le passage aux 35 heures, s’il a posé un réel problème pour les PME de la sous-traitance, n’en n’a pas moins été un formidable moyen pour les directions des grandes entreprises d’engager des opérations réussies d’augmentation de la productivité au travail de coups de rabot conséquents sur les conditions de travail et de blocage des salaires durant trois ans.

Si Nicolas Sarkozy ne sait pas cela, les salariés sur qui la pression s’est accrue lors du passage aux 35 heures en savent eux quelque chose et s'en souviennent ainsi que les "petits patrons" de PME. Il ne faudrait tout de même pas prendre les Français qui travaillent que pour des billes.

54435_protesters-shout-slogans-during-a-rally-against-the-austerity-economic-measures-and-corruption-in-front-of-the-parliament-in-athens.jpgQuand à nous faire pleurer sur le sort des Grecs et ce qu’ils subissent, la ficelle est un peu grosse pour servir au Français l’idée un nouveau tour de visse auquel ils vont être soumis.

Il y a à peine trois mois  un plan d’austérité a été présenté en hors d’œuvre à nos concitoyens. Voilà que l’on nous annonce en plat de résistance un deuxième plan – la prévision de croissance à 1.75% du précédent s’avère mauvaise, il faut tabler désormais sur 1%. C’est la faute à …… Mitterand ? Il décédé depuis 1996 ! A …… Jospin ? Il a quitté la vie politique depuis 2002! A …… Martine Aubry ? Elle est dans l’opposition depuis 2002 ! Alors la faute à qui .....? – .

Le repas, que dire, « la pilule amère » est servie, Français il vous faut l’avaler. Nicolas Sarkozy le sauveur autoproclamé de l’Europe et du Monde, le protecteur de la France et des Français, vous convie à la table de la « gestion rigoureuse ». D’ailleurs ne vous plaignez pas regarder il vous a épargné le sort des Grecs. Ce n’est pas une ficèle, c’est une corde d’ancre marine!

Au fond qu’avons-nous vu et entendu hier ?

q.liberation.fr.jpgD’abord, il nous a été donné à voir un Nicolas Sarkozy, se faisant passer pour un héros du dernier sommet de Bruxelles, sauveur de l’Euro, de l’Europe et bientôt du monde. Grâce à lui et selon lui, tout ira mieux demain, les chinois vont investir leurs excédents en Europe  et la crise ne sera bientôt plus qu’un mauvais souvenir.

Ensuite, il nous a été donné d’entendre que si les socialistes en 1983 n’avaient pas pris "des décisions folles", aujourd’hui la France ne serait pas dans les difficultés qu’elle connaît, aussi 7708511405_une-mauvaise-note-de-l-agence-standard-and-poor-s-et-les-pays-concernes-empruntent-plus-cher-sur-les-marches.jpgendettée qu’elle l’est. Heureusement a martelé Nicolas Sarkozy les réformes qui s’imposaient ont été faites et le redressement est en marche. Si le président nous a dit assumer ses responsabilités il a omis au passage les 500 milliards d’augmentation de la dette de ces 4 dernières années qui pèsent durement sur notre fameuse note AAA.

Enfin, Nicolas Sarkozy a annoncé que les Français auront à se serrer la ceinture encore de quelques crans.  Le tout emballé dans une vague promesse que tout cela se fera de façon juste et que les efforts seront partagés par tous.

Pour le reste braves gens ne comptez pas sur Nicolas Sarkozy pour qu'il vous en dise plus! Le protecteur de la France prépare le régime mais ne vous dit pas ce qu’il y aura à la carte sinon que «  le problème ce ne sont pas les agences de notations, c’est que nous dépensons trop ». La messe est dite entre les lignes il faut comprendre demain ce sera régime sec.

Les Français veulent du changement, et souhaitent qu’on leur donne des perspectives d’avenir. De cela ils n’ont pas entendu parler.

Ce dont ils peuvent être surs c’est que Nicolas Sarkozy qui n’a qu’une obsession en tête, se faire réélire, fera tout ce qui est en son pouvoir pour ne pas déplaire aux marchés afin que la France conserve son triple A.

En ligne de mire, les retraites, le pouvoir d’achat, le remboursement des dépenses de santé, l’assurance chômage, bref il nous suffit de bien nous imprégner du régime qui a été imposé, par les marchés, le FMI et la Commission Européenne, aux Grecs, aux Espagnols, aux Italiens pour comprendre à quoi peuvent s’attendre demain les Français.

Personne ne peut nier que des efforts doivent être engagés pour redonne8300_1ere.jpgr de la compétitivité au secteur industriel français, pour réformer la fonction publique et territoriale, pour reconquérir  un équilibre des finances publiques, pour assurer la transition énergétique et écologique du modèle de production industriel et agricole français, pour transformer le système de santé et prendre en compte le viellissement de la population. Mais tout cela ne peut pas indéfiniment être porté par les classes moyennes et les classes les plus démunies.

Il faut impérativement remettre de la justice à tous les niveaux du corps social.

1-a-logo-for-oil-giant-total-is-seen-at-a-petrol-station-in-london_201.jpgLa contribution des plus aisés de nos compatriotes doit être sollicitée plus fortement. La tranche supérieure de l’impôt de 41% doit être élevée à 45%, il faut créer une nouvelle tranche à 50%. Que cela plaise ou ne plaise pas au Medef, il faut que 1893365.jpgles grands groupes industriels soit imposés plus lourdement. La grande distribution doit lâcher un bout de la part insolente de plus value qu’elle réalise sur le dos des consommateurs et des sous-traitants. Les transactions financières doivent être taxées.....

Ces pistes courageuses à explorer et à mettre en oeuvre pour un homme d’état, Nicolas Sarkozy ne les a pas abordées de riche_323.jpgfront et pour cause. Elles toucheraient à l’essentiel de ce qui constitue son fond de clientèle électoral qu’il n’a cessé de satisfaire depuis son arrivée à l’Elysée  et sans lequel demain il n’aurait plus aucune chance de se faire réélire.

La faiblesse et le peu d’ambition des propositions du programme socialiste auraient du l’inciter à s’inscrire résolument dans cette voie. Mais n’est pas homme d’état celui qui se déclare comme tel!

medium_drapeau.jpgLe costume de l'intérêt général est un peu trop large pour Nicolas Sarkozy, celui de chef de clan lui sied mieux c'est au fond la leçon qui nous a été donné de recevoir au terme de ce pitoyable tour de piste médiatique

 
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