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14/05/2012

Déculottée électorale pour Angela Merkel dans l'Etat régional de Rhénanie-du-Nord-Westphalie

1700544_3_e222_angela-merkel-est-toutefois-toujours-populaire_a1da191b9d1c0355f39485c8f1f2bb59.jpgCe dimanche on a voté dans l'Etat régional de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, en Allemagne. Les sociaux démocrates et les Verts allemands viennent d’infliger un sévère camouflet à la Chancelière Angéla Merkel, championne bornée de l’hyper-libéralisme européen, qui depuis 2 ans est entrain de conduire la zone euro dans le mur de l’austérité et de la régression économique et sociale.

Cette défaite des conservateurs allemands – la CDU est le parti majoritaire au Bundestag en Allemagne – constitue un revers très sérieux, le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, avec ses 18 millions d’habitants, est le land le plus peuplé du pays et constitue le cœur industriel de l’Allemagne.

La coalition Vert/SPD qui a recueilli 12% et 39% est désormais en mesure de former une majorité au Parlement de Düsseldorf avec 121 sièges sur 221.

63593_the-ecb-headquarters-is-pictured-in-frankfurt.jpgC’est la politique d’austérité qui a été sanctionnée par les électeurs, Norbert Röttgen la tête de liste CDU – grand perdant du scrutin avec 26%des voix – avait choisi comme axe principal de sa campagne la politique d’austérité chère à Berlin.

Politique d’ailleurs égratigné par Gerhard Schröder laissant entendre que voter CDU en Rhénanie-du-Nord-Westphalie c’était appuyer le dogme de discipline fiscale et budgétaire imposé sans succès par Angéla Merkel à la zone euro.

Toujours aussi bornée, la Chancelière désavouée, s’est contentée de déclarer à la presse que le résultat de ce scrutin« est important pour la Rhénanie du Nord-Westphalie, ni plus ni moins ».

Angéla Merkel peut bien être dans le déni, il n’en reste pas moins qu’à la veille de la visite officielle de François Hollande cette élection dans l'Etat régional de Rhénanie-du-Nord-Westphalie renforce considérablement la position du nouveau Président de la République française et affaibli celle de la Chancelière.

SAMPAIO_Merkozy.jpgLe SPD allemand menace déjà de ne pas ratifier le pacte fiscal européen  « Sarkozy-Merkel » si des aménagements n’y étaient pas apportés. Une majorité des 2/3 est nécessaire au Bundestag, Angéla Merkel devra donc composer avec ses opposants sociaux-démocrates.

Ces derniers, pour montrer leur détermination et leur capacité de nuisance, ont bloqué, vendredi deux décisions importantes au Bundesrat – la Chambre Haute du Parlement allemand –.

Bruxelles-Union-europeenne-mobilisation-manifestation-Europe_pics_180.jpgComme nous l’indiquions récemment Angela Merkel n’est plus en situation d’imposer une ligne d’austérité soutenue pour résoudre la crise générale qui est en train de tuer les démocraties européennes – la montée des votes d’extrême-droite, scrutin après scrutin, ne laisse pas d’inquiéter –.

La crise devait être solutionnée par la rigueur. Hors le remède semble bien pire que le mal qui touche la zone euro. L’austérité généralisée conduit même à ce que des économies qui n’étaient pas en difficulté le sont désormais – les Pays Bas en sont un exemple frappant –

L’heure est à un changement de cap concerté auquel l’Allemagne devra souscrire, sans, bien sûr, que ses intérêts soient ignorés. Mais il n’est désormais plus possible de continuer à danser, dans des réunions improductives, comme le faisaient les passagers du Titanic quelques heures avant le crash dans lequel ils se sont abimés.

60742_hollande-socialist-deputy-and-candidate-for-french-socialist-party-presidential-primary-delivers-speech-at-political-rally-during-visit-to-rennes.jpgMardi, le contexte sera favorable au Président de la République qui tout en usant de ses talents de conciliateur pourra faire valoir ses choix économiques pour l’Europe en même temps qu’il imposera sa marque au plan international en affichant un leadership pour le changement en Europe.

04/12/2011

Pour Nicolas Sarkozy et Angela Merkel les peuples ne comptent-ils plus ?

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Philippe Seguin, Charles Pasqua, Jacques Chirac, François Mitterrand, Euro, Zone Euro, Grèce, Union Européenne, Laurent Fabius, Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Pierre Chevènement, Traité de Maastricht, Goldman Sach, BCE, Euro-bond, Toulon 1, Toulon 2, PartiSocialiste, UMP, Cris, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, boucs émissaires, parlement, peuples, référendum,Le « Chef de l’Etat déjà candidat » était cette semaine à l’affiche au Zénith de Toulon !  Devant des milliers de militants UMP – la salle contient 5350 places assises – venus « sans tambours ni trompettes »  écouter la bonne parole, le Président-candidat s’est adressé aux Français pour un second discours de Toulon en trois ans. Lors du précédent, qui s’est tenu en septembre 2008, le sujet était déjà la crise et les mesures pour en sortir.

Le Président candidat qui, à l’époque, s’était fait le chevalier blanc européen face à la crise s’est bien gardé de faire un bilan de son action et de ses engagements.

Durant ces trois dernières années on s’est beaucoup réunit, les mini sommets ont succédés aux mini sommets. On – les puissants gouvernants et la cohorte des conseillers et experts qui les accompagnent –   a beaucoup parlé, beaucoup promis, à l’occasion on a même désignés des boucs émissaires et l’on s’est amusé de chefs de gouvernements, on en a même poussés à la démission.

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Philippe Seguin, Charles Pasqua, Jacques Chirac, François Mitterrand, Euro, Zone Euro, Grèce, Union Européenne, Laurent Fabius, Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Pierre Chevènement, Traité de Maastricht, Goldman Sach, BCE, Euro-bond, Toulon 1, Toulon 2, PartiSocialiste, UMP, Cris, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, boucs émissaires, parlement, peuples, référendum,Mais au final la cruelle réalité est là en face de nous. La crise s’est aggravée et Nicolas Sarkozy continue, sans succès,  de rouler des mécaniques.

Les marchés continuent de régner en maître, les paradis fiscaux continuent d’accueillir l’argent des plus puissants, la dette privée s’est transformée en dette publique, le chômage ainsi que la récession guettent et menacent la paix sociale, voir peut-être la paix mondiale. La Grèce est au tapis. La colère gagne en Belgique, en Espagne, au Portugal, en Italie….et même en Allemagne, le modèle du bon élève européen que l’on veut à toute force nous faire imiter.

De tout cela il n’a pas été question. Quand on s’appelle Nicolas Sarkozy, on ne peut pas se tromper et surtout pour cet homme politique, sans cesse en réaction, qui ne vit que dans le présent, le passé ne compte pas. Sauf pour y puiser des éléments à charge  contre ses opposants supposés être à la source de tous les malheurs de la terre.

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Philippe Seguin, Charles Pasqua, Jacques Chirac, François Mitterrand, Euro, Zone Euro, Grèce, Union Européenne, Laurent Fabius, Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Pierre Chevènement, Traité de Maastricht, Goldman Sach, BCE, Euro-bond, Toulon 1, Toulon 2, PartiSocialiste, UMP, Cris, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, boucs émissaires, parlement, peuples, référendum,Comme si le PS dans cette crise que traversent la France et l’Europe toute entière, était le seul responsable des politiques, menées ces 30 dernières années qui ont conduit à la situation catastrophique présente. Cela dit sans exonérer le Parti socialistes des fautes qu’il a pu commettre en ne mettant pas en œuvre les réformes nécessaires lorsque la conjoncture économique mondiale le permettait à la fin des années 90.

Que faut-il retenir du Sarko-show  de ce jeudi 1er décembre?

D’abord le Président candidat ne parle plus de sortir de la crise. Selon lui, la crise c’est derrière nous, désormais il faut démarrer un nouveau cycle pour sauver l’Europe et l’Euro. Pour cela il n’y aurait guère qu’une solution : accepter d’être entre-nous – les 27 pays de l’union – plus solidaires et plus disciplinés.

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Philippe Seguin, Charles Pasqua, Jacques Chirac, François Mitterrand, Euro, Zone Euro, Grèce, Union Européenne, Laurent Fabius, Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Pierre Chevènement, Traité de Maastricht, Goldman Sach, BCE, Euro-bond, Toulon 1, Toulon 2, PartiSocialiste, UMP, Cris, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, boucs émissaires, parlement, peuples, référendum,Traduction en langage Angela Merkel : il faut impérativement respecter des règles communes en matière d’équilibre budgétaire et doter l’Union des moyens de sanctionner ceux des pays qui prendraient des libertés avec ces règles.

Toulon 1 c’était : il faut moraliser le capitalisme et la dérégulation, c’était sus aux agences de notation qui n’ont pas été capable de voir venir les ennuis.

Toulon 2 c’est : tout est de la faute à l’Europe qui est dans l’incapacité d’imposer «  le travail, l’effort et la maîtrise de nos dépenses ». Il faut un nouveau Traité.

La messe est dite Nicolas Sarkozy s’est aligné.

« Instaurons des sanctions plus rapides, plus automatiques et plus sévères pour ceux qui ne respectent pas leurs engagements » a dit Nicolas Sarkozy jeudi à Toulon. « Je souhaite la mise en place de sanctions »  lui a répondu vendredi depuis le Bundestag Angela Merkel qui finira par obtenir du Président français l’essentiel de ce qu’elle veut, sans lâcheNicolas Sarkozy, Angela Merkel, Philippe Seguin, Charles Pasqua, Jacques Chirac, François Mitterrand, Euro, Zone Euro, Grèce, Union Européenne, Laurent Fabius, Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Pierre Chevènement, Traité de Maastricht, Goldman Sach, BCE, Euro-bond, Toulon 1, Toulon 2, PartiSocialiste, UMP, Cris, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, boucs émissaires, parlement, peuples, référendum,r sur le principal : les euro-bonds et la modification du statut de la BCE. 

« Il faut avoir confiance en elle (ndlr la BCE)  pour la stabilité de la monnaie. (...) Celui qui soutient les euro-bonds n'a pas compris l'essence de la crise »  a-t-elle ajouté. Si avec cette sortie, Nicolas Sarkozy n’a pas compris !!!!!

Pendant qu’Angela Merkel avance ses pions et construit une Europe sous gouvernance allemande – oui sous gouvernance allNicolas Sarkozy, Angela Merkel, Philippe Seguin, Charles Pasqua, Jacques Chirac, François Mitterrand, Euro, Zone Euro, Grèce, Union Européenne, Laurent Fabius, Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Pierre Chevènement, Traité de Maastricht, Goldman Sach, BCE, Euro-bond, Toulon 1, Toulon 2, PartiSocialiste, UMP, Cris, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, boucs émissaires, parlement, peuples, référendum,emande et expertise Goldman Sach, quoi qu’en disent  ceux qui aujourd’hui considèrent que vouloir résister politiquement à la machine allemande ferait preuve de germanophobie – Nicolas Sarkozy, en réalité, tente de son côté d’user de tous les stratagèmes pour gagner du temps et réussir à s’imposer dans la course présidentielle qui vient.

Un nouveau traité est nécessaire pour conforter l’Union Européenne et la mettre en situation de souveraineté. Mais ce doit être un véritable de traité de fond.

Ce traité ne saurait être un arrangement bancale de circonstance, imposé par une puissance dominante sous influence libérale-conservatrice, conclu sur un bout de table et annoncé sous les sunlights avec force sourires et poignées de mains les plus insincères les uns que les autres.

Un traité qui avant d’être ratifié par les chefs d’états et de gouvernement aura fait l’objet d’un large débat démocratique comNicolas Sarkozy, Angela Merkel, Philippe Seguin, Charles Pasqua, Jacques Chirac, François Mitterrand, Euro, Zone Euro, Grèce, Union Européenne, Laurent Fabius, Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Pierre Chevènement, Traité de Maastricht, Goldman Sach, BCE, Euro-bond, Toulon 1, Toulon 2, PartiSocialiste, UMP, Cris, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, boucs émissaires, parlement, peuples, référendum,me cela fût le cas au moment du référendum pour la ratification du Traité de Maastricht quand le regretté Philippe Seguin avait mené campagne avec Charles Pasqua et Jean-Pierre Chevènement contre Laurent Fabius, François Mitterrand, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et Valéry Giscard d’Estaing.

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Philippe Seguin, Charles Pasqua, Jacques Chirac, François Mitterrand, Euro, Zone Euro, Grèce, Union Européenne, Laurent Fabius, Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Pierre Chevènement, Traité de Maastricht, Goldman Sach, BCE, Euro-bond, Toulon 1, Toulon 2, PartiSocialiste, UMP, Cris, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, boucs émissaires, parlement, peuples, référendum,Il n’aura échappé à personne que la consolidation de la zone euro, la mise en place de procédure de contrôles budgétaires et la mise en œuvre d’un nouveau traité de l’Union sont des réformes qui imposent des modifications constitutionnelles importantes et surtout qui vont prendre du temps.

Hors la situation est aujourd’hui particulièrement grave et nécessitNicolas Sarkozy, Angela Merkel, Philippe Seguin, Charles Pasqua, Jacques Chirac, François Mitterrand, Euro, Zone Euro, Grèce, Union Européenne, Laurent Fabius, Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Pierre Chevènement, Traité de Maastricht, Goldman Sach, BCE, Euro-bond, Toulon 1, Toulon 2, PartiSocialiste, UMP, Cris, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, boucs émissaires, parlement, peuples, référendum,e des réponses quasi immédiates. Nicolas Sarkozy et Angela Merkel n’ont, sur ces deux points, pas encore dit un seul mot !

A croire que pour Nicolas Sarkozy et Angela Merkel les peuples ne comptent plus!

 

04/11/2011

La Grèce, l’Italie………….. et après ?

 

Le G20 s’est terminé en début d’après-midi.

 

G20, Cannes, Nicolas Sarkozy, Sylvio Berlusconi, Chine, Italie, Bruno Lemaire, Traité de Lisbonne, Traité Constitutionel, Euro, Zone Euro, Georges Papandréou, Angéla Merkel, Quai d'Orsay,Comme toujours la photo de famille, celle qui restera dans les archives, immortalise un affichage de façade des chefs d’état et de gouvernement des grandes puissances entre lesquels règnerait une entente rassurante (sic). Aux millions de personnes inquiètes à propos de l’avenir,  restera comme d’habitude l’image d’un défilé de limousines blindées aux vitres teintées, escortées par des pandores aux allures de « Robocop » et des serviteurs zélés venant tenir la porte à ces messieurs.

Cette photo de famille fait désormais partie du rituel de ces grandes manifestations, elle est sensée traduire la solidité d’un groupe soudé, cohérent dans l’action, solidaire et déterminé à bien conduire les « affaires » de la planète. En fait elle n’est G20, Cannes, Nicolas Sarkozy, Sylvio Berlusconi, Chine, Italie, Bruno Lemaire, Traité de Lisbonne, Traité Constitutionel, Euro, Zone Euro, Georges Papandréou, Angéla Merkel, Quai d'Orsay,que le signal obligé, le témoignage, en guise de génuflexion, envoyé aux maîtres des « marchés » que l’on redoute en haut lieu et dont on tient à conserver l’onction. Le triple AAA, façon andouillettes, des Agences de notation américaines qui font la pluie et le beau temps sur la planète. Le beau temps pour les spéculateurs, la pluie pour les peuples qui n’ont plus voix au chapitre, il va sans dire.

 

G20, Cannes, Nicolas Sarkozy, Sylvio Berlusconi, Chine, Italie, Bruno Lemaire, Traité de Lisbonne, Traité Constitutionel, Euro, Zone Euro, Georges Papandréou, Angéla Merkel, Quai d'Orsay,Alors que la rigueur est le maître-mot de toutes les perspectives énoncées par Nicolas Sarkozy, à l’issue de ce grand déferlement de puissants « sûrs et contents d’eux » peut-être convient-il de dire un mot du montant de la facture de ce grand barnum pour lequel 3000 journalistes ont été accrédités.

L’information provient du porte-parole du ministère des affaires étrangères : « le coût du sommet du G20 de Cannes G20, Cannes, Nicolas Sarkozy, Sylvio Berlusconi, Chine, Italie, Bruno Lemaire, Traité de Lisbonne, Traité Constitutionel, Euro, Zone Euro, Georges Papandréou, Angéla Merkel, Quai d'Orsay,s’élève à environs 20 millions d’euro, prélevés sur le programme spécialement dédié à la présidence française du G8 et du G20, lequel relève du budget du quai d’Orsay ». Sans commentaire!

Les huit millions de personnes qui, en France, vivent en dessous du seuil de pauvreté, apprécieront. Mais il est vrai, comme on dit dans les états-majors des partis : « ces gens là ne votent pas ». Peut-être ! Mais peut-être aussi que la France du milieu, elle-même guettée par  les bonnes grâces des paganini du rabot social n’apprécieront pas non plus.

 

G20, Cannes, Nicolas Sarkozy, Sylvio Berlusconi, Chine, Italie, Bruno Lemaire, Traité de Lisbonne, Traité Constitutionel, Euro, Zone Euro, Georges Papandréou, Angéla Merkel, Quai d'Orsay,Car ne nous y trompons pas, la sortie de crise de l’euro et de la zone euro et elle seule, a en réalité occupé les esprits durant ce sommet de Cannes. Celle-ci n’a été envisagée qu’à travers des mesures imposées par ce qui fonde l’horizon des dirigeants européens à la traîne du couple Merkel- Sarkozy, ce moteur grippé de l’Europe, qui a été rappelé à l’ordre tant par les Etats-Unis que par la Chine.

 

G20, Cannes, Nicolas Sarkozy, Sylvio Berlusconi, Chine, Italie, Bruno Lemaire, Traité de Lisbonne, Traité Constitutionel, Euro, Zone Euro, Georges Papandréou, Angéla Merkel, Quai d'Orsay,Cet horizon est connu, c’est celui que le FMI a toujours utilisé, avec la réussite que l’on connaît dans les pays en voie de développement : mise sous tutelle budgétaire, baisses des salaires et des retraites, privatisations, plan de licenciements et réductions des acquis en matière de prestations de santé.

 

G20, Cannes, Nicolas Sarkozy, Sylvio Berlusconi, Chine, Italie, Bruno Lemaire, Traité de Lisbonne, Traité Constitutionel, Euro, Zone Euro, Georges Papandréou, Angéla Merkel, Quai d'Orsay,Comme si cela ne suffit pas les paganini du rabot social ont prévu des aides financières dont les sommes sont à lever par les Banques privées auprès de la Banque Centrale Européenne à des taux réduits puis à prêter aux Etats demandeurs à des taux largement plus élevés. 

Le cas de la Grèce est emblématique de ce désastre dans lequel cette soumission folle à la logique néo-libérale des marchés conduit. La Grèce en est à son troisième plan en 2 ans, sans l’ombre d’une amélioration de sa situation. Au mois de février le taux à deux ans consenti à la Grèce était de 25%.

Le coup de tonnerre du référendum :

C’est dans ce contexte que Nicolas Papandréou a décidé de soumettre à référendum l’acceptation du « Plan de sauvetage » (sic) imposé par L’UE. La pression dès lors a été fantastique pour le faire plier et le faire renoncer à son projet normal et légitime en démocratie.

G20, Cannes, Nicolas Sarkozy, Sylvio Berlusconi, Chine, Italie, Bruno Lemaire, Traité de Lisbonne, Traité Constitutionel, Euro, Zone Euro, Georges Papandréou, Angéla Merkel, Quai d'Orsay,Nicolas Sarkozy, martial y est allé de ses discours à l’emporte-pièce : « il est clair que la question qui se trouve posée, c’est celle de l’avenir européen de la Grèce. La Grèce veut-elle rester ou non dans la zone Euro ? ». « Avec l’Irlande, le programme européen a fonctionné parce que majorité et opposition étaient d’accord sur les grandes lignes du programme. Au Portugal, en Espagne, c’est la même chose » a-t-il déclaré par ailleurs.

En d’autres termes Nicolas Sarkozy ne conçoit la démocratie G20, Cannes, Nicolas Sarkozy, Sylvio Berlusconi, Chine, Italie, Bruno Lemaire, Traité de Lisbonne, Traité Constitutionel, Euro, Zone Euro, Georges Papandréou, Angéla Merkel, Quai d'Orsay,que lorsque majorité et opposition sont interchangeables et que rien ne bouge après une consultation du Peuple. C’est un peu cela car il a terminé son propos en disant : « L’Europe ne peut être efficace que si la classe politique est d’accord pour appliquer le programme européen. C’est ça la démocratie ».

Chacun en France se souvient du fameux référendum du 29 mai 2005 – Traité Constitutionnel Européen – auquel les Français avaient dit NON à 54,68% qui a finit par être adopté par la représentation nationale, contre le Peuple, sous la forme d’un traité simplifié dit traité de Lisbonne.

G20, Cannes, Nicolas Sarkozy, Sylvio Berlusconi, Chine, Italie, Bruno Lemaire, Traité de Lisbonne, Traité Constitutionel, Euro, Zone Euro, Georges Papandréou, Angéla Merkel, Quai d'Orsay,Bruno Lemaire le désormais porte valise de Nicolas Sarkozy a baissé le masque : «  Tout ce qui peut nous permettre d’aller rapidement, donc de ne pas laisser les marchés financiers dans un état de panique …… sera une bonne décision ».

Les héritiers du Général sont particulièrement en forme par les temps qui courent.

Le Belge Herman Van Rompuy lui a été encore plus clair à l’adresse de Georges Papandréou : « Quand l’Union européenne fait entendre sa voix souveraine, croyez-le bien, Monsieur Papandréou, il faudra se soumettre ou se démettre ».

G20, Cannes, Nicolas Sarkozy, Sylvio Berlusconi, Chine, Italie, Bruno Lemaire, Traité de Lisbonne, Traité Constitutionel, Euro, Zone Euro, Georges Papandréou, Angéla Merkel, Quai d'Orsay,Finalement, la pression a payé, le projet de référendum a été enterré. Le sort politique de Georges Papandréou va se jouer cette nuit au Parlement grec lors du vote de confiance qu’il va demander aux députés. Il aurait, en principe, obtenu le ralliement d’une partie de son opposition qui accepterait la constitution d’un gouvernement de large union, en échange de son départ.

Les thuriféraires de l’austérité généralisée et de la rigueur imposée aux Peuples crient victoire ! Ils ont deux fois tord! D’abord cette pression est une entorse grave à la Démocratie et ensuite cette soi-disant victoire ne règle pas les problèmes auxquels les Européens sont confrontés avec cette crise.

On explique d’ailleurs à Bruxelles «  le sujet n’est plus la Grèce : le véritable objectif, c’est de stabiliser l’Italie ».

Après la Grèce l’Italie

G20, Cannes, Nicolas Sarkozy, Sylvio Berlusconi, Chine, Italie, Bruno Lemaire, Traité de Lisbonne, Traité Constitutionel, Euro, Zone Euro, Georges Papandréou, Angéla Merkel, Quai d'Orsay,Le morceau est d’une autre taille : l’Italie est la 3ème économie de la zone euro, sa dette est colossale 1900 milliards d’Euros – 120% du PIB – et le nouveau plan de mesures que Sylvio Berlusconi a proposé n’arrive pas à rassurer ses partenaires européens. Il y a véritable déficit de confiance à l’égard du Président du Conseil Italien. Les taux d’emprunt flirtent le seuil de 7%, seuil jugé critique par les experts qui estiment que la situation est à peine sous contrôle.

En substance Sylvio Berlusconi n’est pas en mesure d’obtenir la confiance du Parlement – 313 voix sur un total de 632 – sur le gros des réformes qui sont exigées par Bruxelles – retraites et flexibilité de l’emploi – la rue lui a déjà répondu de façon assez vigoureuse et l’on doit s’attendre à un scénario à la sauce grecque. Quoi qu’il en soit l’économie transalpine a été mise aujourd’hui sous surveillance du FMI et de l’Union Européenne.

Pour Nicolas Sarkozy, désormais tonton flingueur néolibéral au service de l’Union Européenne, parlant du programme de sortie de crise de son  collègue Sylvio Berlusconi, « la question n’est pas tant le contenu du paquet que, est-ce que ce paquet sera mis en œuvre ».

Selon Nicolae Rossi, sénateur d’opposition de Sylvio Berlusconi, « la situation est extrêmement grave……l’Italie est le maillon faible de la chaine euro »

En France pour l’instant le Président de la République continue de faire le beau et de donner des leçons.

G20, Cannes, Nicolas Sarkozy, Sylvio Berlusconi, Chine, Italie, Bruno Lemaire, Traité de Lisbonne, Traité Constitutionel, Euro, Zone Euro, Georges Papandréou, Angéla Merkel, Quai d'Orsay,A l’heure où le G20 ferme ses portes il ne peut pas affirmer que concrètement ce sommet se soit traduit par des mesures tangibles, pour les millions de personnes qui survivent dans les pays pauvres, la taxe sur les produits financiers a été évoquée mais rien n’a été décidé.

A l’agenda de ce  G20 avait été inscrite la mise en place d’une stratégie coordonnée en vue d’un retour à la croissance. Décision que chacun se débrouille en fonction de sa situation économique, rigueur pour les pays en déficit, consommation pour les autres – les chinois qui n’ont rien lâché sur la convertibilité du Yuan –

G20, Cannes, Nicolas Sarkozy, Sylvio Berlusconi, Chine, Italie, Bruno Lemaire, Traité de Lisbonne, Traité Constitutionel, Euro, Zone Euro, Georges Papandréou, Angéla Merkel, Quai d'Orsay,Autre sujet important pour lequel de vagues promesses ont été faites, la défense de la zone euro. La Chine a promis d’étudier les modalités d’un éventuel investissement dans le FESF : « quand la situation sera plus claire ».

Sur ces deux points la présidence française du G20 a enregistré un échec. Ce n’est pas réjouissant pour l’avenir.

02/11/2011

Georges Papandréou a raison!

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, José Manuel Barosso, Mario Draghi, FMI, BFCE, Union Européenne, Euro, Pazok, Parti Socialiste Grec, Grèce, Medef, Démocratie, République, France, C’était il y a une semaine, Nicolas Sarkozy s’exprimait sur France 2 et TF1 à propos du Plan de sauvetage de la Grèce concocté et voté dans la nuit du 26 au 27 octobre à Bruxelles par les dirigeants des pays membres de la Zone Euro. « S’il n’y avait pas eu d’accord hier soir, ce n’est pas simplement l’Europe qui sombrait dans la catastrophe, c’est le monde entier »

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, José Manuel Barosso, Mario Draghi, FMI, BFCE, Union Européenne, Euro, Pazok, Parti Socialiste Grec, Grèce, Medef, Démocratie, République, France, A en croire Nicolas Sarkozy, l’euro était sauvé, l’Europe était sauvée…..et la Grèce allait payer le cadeau. Georges Papandréou n’avait plus qu’à demander aux Grecs de se sacrifier encore un peu plus au nom de l’Europe et de la sauvegarde de l’Euro.

Le tout sous l’œil de Mario Draghi, vieille connaissance de la Grèce s’il en est, nouveau patron de la Banque Centrale Européenne, accessoirement ami des dirigeants du gotha mondial des banques d’affaires – Georges Soros, Goldman and Sachs, Baring Warburg, Barclays, Merryl Lynch, Salomon Brothers – et ancien patron de Goldman Sachs Europe, la Banque qui a permit au gouvernement Caramanlis de falsifier ses comptes pour entrer dans l’Europe.

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, José Manuel Barosso, Mario Draghi, FMI, BFCE, Union Européenne, Euro, Pazok, Parti Socialiste Grec, Grèce, Medef, Démocratie, République, France, Le 27 octobre José Manuel Barosso après l’annonce à Bruxelles de l’accord,  avait déjà lancé l’affaire sur le thème : « l’Europe est aujourd’hui beaucoup plus forte, qu’il y a quelque temps. Nous avons montré toute la détermination dont nous avons su faire preuve pour faire face à cette crise ».

Et comme si ce n’était pas suffisant, Nicolas Sarkozy, pour couronner le tout, avait ajouté en cours d’émission: « si la Grèce fait les efforts qui lui sont demandés, ça ne coûtera rien à la France, ça ne coûtera rien à l’Europe ». 

Merveilleux non ?

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, José Manuel Barosso, Mario Draghi, FMI, BFCE, Union Européenne, Euro, Pazok, Parti Socialiste Grec, Grèce, Medef, Démocratie, République, France, Peut-être, mais le premier ministre grec Georges Papandréou, lundi soir a annoncé de son côté, comme il en avait apparemment prévenu ses homologues européens, qu’il allait soumettre à référendum le fameux plan que lui impose l’UE  dès que celui-ci sera finalisé, soit en principe début janvier 2012.

S’exprimant devant des élus du Pasok – Parti socialiste grec – il a déclaré : « Nous faisons confiance aux citoyens. Nous croyons en leur jugement. Nous croyons en leur discernement ».

Ajoutant qu’il demanderait au parlement, où il ne dispose que d’une courte majorité, 152 sur 300, un vote de confiance pour son gouvernement afin de pouvoir gouverner le pays jusqu’à la fin de son mandat qui s’achève en 2013.

« Si les Grecs n’en veulent pas (du nouvel accord, ndlr), il ne sera pas adopté ». Autant dire que la déclaration de Georges Papandréou résonne comme un coup de tonnerre !

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, José Manuel Barosso, Mario Draghi, FMI, BFCE, Union Européenne, Euro, Pazok, Parti Socialiste Grec, Grèce, Medef, Démocratie, République, France, La planète finance est aux cent coups, c’est la panique sur les marchés, les rédactions sont hystériques, les places boursières sont toutes durement impactées – Paris, Milan, Francfort, Madrid, Londres subissent des pertes importantes, de même en Amérique et en Asie –

Les valeurs bancaires françaises sont en chute libre pendant que les spéculateurs se frottent par avance les mains et que le spectre de l’éclatement de la zone euro hante à nouveau les cénacles libéraux.

« A quoi joue Papandréou ?» s’indignent les uns. « Le premier ministre Papandréou à ouvert une boite de Pandore » affirme un autre. « Je déplore cette décision qui me parait totalement Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, José Manuel Barosso, Mario Draghi, FMI, BFCE, Union Européenne, Euro, Pazok, Parti Socialiste Grec, Grèce, Medef, Démocratie, République, France, irresponsable » déclare un proche de Nicolas Sarkozy. La palme de l’inacceptable revient à la présidente du Medef qui elle dénonce «  un comportement anormal qui n’est pas loyal à l’égard des chefs d’états européens, à l’égard des peuples européens ».

Mais tout de même,  plutôt que de céder à la purée médiatique et aux éditoriaux écrits par des porteplumes aux ordres, ne faut-il pas s’interroger ?

Est-il anormal qu’avant d’engager ses concitoyens pour une nouvelle purge d’austérité, le premier ministre grec décide de consulter le Peuple ? La réponse est non !

A-t-il, d’ailleurs, été élu pour mettre en œuvre cette politique qu’on veut lui imposer alors qu’il n’est responsable de rien de ce qui aujourd’hui accable la Grèce ? La réponse est encore non !

Est-il responsable de ce que son pays est obligé de financer sa dette sur le marché à des taux qui frisent « la folie », pendant que les Etats-Unis, le Royaume-Unis font tranquillement marcher la planche à billet sans qu’il leur en coûte? La réponse est  toujours non !

Très courageusement Papandréou depuis son arrivée au pouvoir en 2009 a réussit à faire passer le déficit  de la Grèce de 15%  nicolas sarkozy,angela merkel,josé manuel barosso,mario draghi,fmi,bfce,union européenne,euro,pazok,parti socialiste grec,grèce,medef,démocratie,république,franceà 7%. Pour autant le taux de financement de la dette de l’état, qui aujourd’hui atteint 350 milliards d’euros soit 160% du PIB, ruine tous les efforts réclamés aux Grecs qui désormais et c’est bien légitime, refusent une nouvelle cure d’austérité.

Sans compter que le « plan de sauvetage »  prévoit un renforcemenicolas sarkozy,angela merkel,josé manuel barosso,mario draghi,fmi,bfce,union européenne,euro,pazok,parti socialiste grec,grèce,medef,démocratie,république,francent des contrôles étrangers sur la politique budgétaire du Pays. Il est prévu l’installation à Athènes d’une représentation permanente de l’Union Européenne, de la Banque Centrale Européenne, et du FMI ce qui équivaut à une humiliante mise sous tutelle du Pays.

Quel citoyen français accepterait aujourd’hui un tel traitement, y compris parmi les durs soutiens de Nicolas Sarkozy à l’UMP?

Il est à tout le moins assez cocasse de voir que  les représentants d’un ensemble de pays qui revendiquent leur appartenance au camp des droits de l’homme et de la démocratie trouvent si impudent qu’un chef de gouvernement fasse appel au référendum qui est l’instrument démocratique par excellence des républiques  dans lesquelles les Peuples sont par nature constitutionnellement souverains.

Georges nicolas sarkozy,angela merkel,josé manuel barosso,mario draghi,fmi,bfce,union européenne,euro,pazok,parti socialiste grec,grèce,medef,démocratie,république,francePapandréou est allé au maximum de ce qu’il pouvait faire dans le cadre actuel des institutions européennes. La situation politique et sociale est aujourd’hui telle dans son pays qu’il s’en remet à la décision du peuple via une procédure référendaire. Il n’y a là rien que de très normal et légitime!

Ce qui, au contraire, doit inquiéter tous les démocrates conséquents réside dans ce signe inquiétant, marqueur évident de la dégradation actuelle du fait politique, qui donne à voir que des chefs d’états, des ministres, des haut-fonctionnaires, des représentant patronaux, s’offusquent de ce que les peuples soient associés aux décisions qui les concernent surtout lorsque leur souveraineté est engagée.

nicolas sarkozy,angela merkel,josé manuel barosso,mario draghi,fmi,bfce,union européenne,euro,pazok,parti socialiste grec,grèce,medef,démocratie,république,france« Le référendum fournira un mandat clair, mais aussi un message clair à l’intérieur et à l’extérieur de la Grèce sur notre engagement européen et notre appartenance à l’Euro » a indiqué Georges Papandréou lors d’une réunion de son cabinet, appelé en cession extraordinaire, au cours de la quelle ont été approuvées à l’unanimité la tenue du référendum et la décision de demander un vote de confiance au parlement.

L’on ne dira jamais assez que toute tentative de replâtrage, dans le traitement de la crise actuelle européenne, sera vouée à l’échec tant que ne sera pas levnicolas sarkozy,angela merkel,josé manuel barosso,mario draghi,fmi,bfce,union européenne,euro,pazok,parti socialiste grec,grèce,medef,démocratie,république,franceée l’ambigüité institutionnelle européenne qui empêche la mise en oeuvre d’une véritable solidarité européenne construite sur une intégration – sociale, écologique, économique, fiscale et budgétaire – des pays de la zone euro et l’accès direct des états à la banque centrale pour les besoins publics de financement.

La réponse à cette question est d’ordre politique et ne saurait en aucun se soumettre à la volonté des appétits financiers des marchés. Tout autre discours relève des stratagèmes de la démagogie destinés à cacher tant les renoncements que les volontés carriéristes au service d’intérêts particuliers.

nicolas sarkozy,angela merkel,josé manuel barosso,mario draghi,fmi,bfce,union européenne,euro,pazok,parti socialiste grec,grèce,medef,démocratie,république,franceGeorges Papandréou fait honneur à la Démocratie et à l’histoire de son Peuple. Il ne mérite pas les propos que l’on tient actuellement à son égard.

29/10/2011

Sarkozy: Un simple candidat en précampagne présidentielle pour 2012

 

nicolas-sarkozy-sur-tf1-et-france-2-le-27-octobre-2011-10574573padfh_1713.jpgQu’il le dise ou pas, n'a pas d'importance, l’homme qui s’est exprimé hier sur TF1 et France 2 était pré-campagne. Cette émission n’avait pour seul objectif, mettre au travail une batterie d’analystes et de communicants en vue de lui fournir ses futurs éléments de posture et de langage pour demain reconquérir la confiance de ceux qui ont cru dans ses promesses en 2007 qui aujourd’hui n’en peuvent plus de ses reniements et qui ont commencé à le vomir en silence.

Hier Nicolas Sarkozy n’a pas été le Président de la République responsable, qu’il voulu nous montrer, venant rendre compte aux Français des décisions qui ont enfin été accouchées à Bruxelles pour tenter de sortir l’Europe d’une crise qui n’en finit plus et que ni lui ni la Chancelière Allemande sont fichus de résoudre tant leurs désaccord est important.

 

 

banque_centrale_euro_18898b.jpgDans cette émission calée, calibrée, avec ce qu’il faut de  grandiloquence, « s’il n’y avait pas eu d’accord hier soir, ce n’est pas simplement l’Europe qui sombrait dans la catastrophe, c’est le monde entier »  Nicolas Sarkozy a tenté de nous faire croire qu’il ne fait que son devoir de chef de l’Etat – n’a-t-il pas été élu pour cela ?   sans se soucier de ses ambitions personnelles. Tu parles Charles !

Dur le jugement ! Non, réaliste ! Parce que même en le parant de toutes les vertus, cet accord, arraché après une nuit de « tiraillements » franco-allemands, ne règle en rien le problème de fond de l’Europe donc les problèmes liés à la crise et que la dessus il ne s’est pas exprimé parce qu’il n’a rien à dire, c’est un homme du passé sans vision pour le futur !

helmut.jpgimages.jpgL’Europe pour s’en sortir doit définitivement mettre un terme à l’ambigüité du Traité de Maastricht où le choix entre fédéralisme ou confédéralisme a été esquivé. Le compromis de François Mitterand et d’Helmut Kohl doit désormais être dépassé.

Hors Nicolas Sarkozy et Angela Merkel sur ce point sont loin de se rejoindre. Ils ne se sont mis d’accord que sur une chose, g2580252.jpgagner du temps et mieux aborder chacun leur côté la campagne électorale qui les attend en vue de leur réélection. On a sauvé la Grèce youppie on est les plus beaux et les plus forts !

Mais ce nième plan de sauvetage de la Grèce va rapidement montrer ses limites quand le Portugal, l’Espagne et l’Italie vont venir frapper à la porte de la solidarité européenne parce qu’elles ne peuvent plus payer les intérêts de leurs dettes respectives. D’ailleurs Nicolas Sarkozy lui-même n’y croit qu’à moitié, il commence déjà à se couvrir car rien n’est gagné : «  si la Grèce fait les efforts qui lui sont demandés, ça ne coûtera rien à la France, ça ne coûtera rien à l’Europe ».

Non hier Nicolas Sarkozy ne s’est pas comporté en chef de l’Etat qu'il prétend être, mais en candidat cornaqué par l’UMP dont il est en réalité resté le petit chef. Candidat à la recherche d’une stratégie de campagne pour sa réélection, candidat venu nous refaire la campagne de 2007.

Mais il n’a pas été meilleur sur le plan intérieur français !

Oser nous dire qu’il ne connaissait pas l’état des finances des caisses de retraites avant d’être élu, il fallait oser le faire ! Nicolas Sarkozy hier soir l’a fait ! Nous faire le coup de violon sur les 35 heures, la retraite à 60 ans, et tutti quanti comme étant les principales sources de la crise de la dette de la France, franchement il fallait aussi oser le faire ! Nicolas Sarkozy hier soir l’a fait !

Nicolas Sarkozy connaîtrait-il si mal l’entreprise qu’il n’a pas encore intégré que le passage aux 35 heures, s’il a posé un réel problème pour les PME de la sous-traitance, n’en n’a pas moins été un formidable moyen pour les directions des grandes entreprises d’engager des opérations réussies d’augmentation de la productivité au travail de coups de rabot conséquents sur les conditions de travail et de blocage des salaires durant trois ans.

Si Nicolas Sarkozy ne sait pas cela, les salariés sur qui la pression s’est accrue lors du passage aux 35 heures en savent eux quelque chose et s'en souviennent ainsi que les "petits patrons" de PME. Il ne faudrait tout de même pas prendre les Français qui travaillent que pour des billes.

54435_protesters-shout-slogans-during-a-rally-against-the-austerity-economic-measures-and-corruption-in-front-of-the-parliament-in-athens.jpgQuand à nous faire pleurer sur le sort des Grecs et ce qu’ils subissent, la ficelle est un peu grosse pour servir au Français l’idée un nouveau tour de visse auquel ils vont être soumis.

Il y a à peine trois mois  un plan d’austérité a été présenté en hors d’œuvre à nos concitoyens. Voilà que l’on nous annonce en plat de résistance un deuxième plan – la prévision de croissance à 1.75% du précédent s’avère mauvaise, il faut tabler désormais sur 1%. C’est la faute à …… Mitterand ? Il décédé depuis 1996 ! A …… Jospin ? Il a quitté la vie politique depuis 2002! A …… Martine Aubry ? Elle est dans l’opposition depuis 2002 ! Alors la faute à qui .....? – .

Le repas, que dire, « la pilule amère » est servie, Français il vous faut l’avaler. Nicolas Sarkozy le sauveur autoproclamé de l’Europe et du Monde, le protecteur de la France et des Français, vous convie à la table de la « gestion rigoureuse ». D’ailleurs ne vous plaignez pas regarder il vous a épargné le sort des Grecs. Ce n’est pas une ficèle, c’est une corde d’ancre marine!

Au fond qu’avons-nous vu et entendu hier ?

q.liberation.fr.jpgD’abord, il nous a été donné à voir un Nicolas Sarkozy, se faisant passer pour un héros du dernier sommet de Bruxelles, sauveur de l’Euro, de l’Europe et bientôt du monde. Grâce à lui et selon lui, tout ira mieux demain, les chinois vont investir leurs excédents en Europe  et la crise ne sera bientôt plus qu’un mauvais souvenir.

Ensuite, il nous a été donné d’entendre que si les socialistes en 1983 n’avaient pas pris "des décisions folles", aujourd’hui la France ne serait pas dans les difficultés qu’elle connaît, aussi 7708511405_une-mauvaise-note-de-l-agence-standard-and-poor-s-et-les-pays-concernes-empruntent-plus-cher-sur-les-marches.jpgendettée qu’elle l’est. Heureusement a martelé Nicolas Sarkozy les réformes qui s’imposaient ont été faites et le redressement est en marche. Si le président nous a dit assumer ses responsabilités il a omis au passage les 500 milliards d’augmentation de la dette de ces 4 dernières années qui pèsent durement sur notre fameuse note AAA.

Enfin, Nicolas Sarkozy a annoncé que les Français auront à se serrer la ceinture encore de quelques crans.  Le tout emballé dans une vague promesse que tout cela se fera de façon juste et que les efforts seront partagés par tous.

Pour le reste braves gens ne comptez pas sur Nicolas Sarkozy pour qu'il vous en dise plus! Le protecteur de la France prépare le régime mais ne vous dit pas ce qu’il y aura à la carte sinon que «  le problème ce ne sont pas les agences de notations, c’est que nous dépensons trop ». La messe est dite entre les lignes il faut comprendre demain ce sera régime sec.

Les Français veulent du changement, et souhaitent qu’on leur donne des perspectives d’avenir. De cela ils n’ont pas entendu parler.

Ce dont ils peuvent être surs c’est que Nicolas Sarkozy qui n’a qu’une obsession en tête, se faire réélire, fera tout ce qui est en son pouvoir pour ne pas déplaire aux marchés afin que la France conserve son triple A.

En ligne de mire, les retraites, le pouvoir d’achat, le remboursement des dépenses de santé, l’assurance chômage, bref il nous suffit de bien nous imprégner du régime qui a été imposé, par les marchés, le FMI et la Commission Européenne, aux Grecs, aux Espagnols, aux Italiens pour comprendre à quoi peuvent s’attendre demain les Français.

Personne ne peut nier que des efforts doivent être engagés pour redonne8300_1ere.jpgr de la compétitivité au secteur industriel français, pour réformer la fonction publique et territoriale, pour reconquérir  un équilibre des finances publiques, pour assurer la transition énergétique et écologique du modèle de production industriel et agricole français, pour transformer le système de santé et prendre en compte le viellissement de la population. Mais tout cela ne peut pas indéfiniment être porté par les classes moyennes et les classes les plus démunies.

Il faut impérativement remettre de la justice à tous les niveaux du corps social.

1-a-logo-for-oil-giant-total-is-seen-at-a-petrol-station-in-london_201.jpgLa contribution des plus aisés de nos compatriotes doit être sollicitée plus fortement. La tranche supérieure de l’impôt de 41% doit être élevée à 45%, il faut créer une nouvelle tranche à 50%. Que cela plaise ou ne plaise pas au Medef, il faut que 1893365.jpgles grands groupes industriels soit imposés plus lourdement. La grande distribution doit lâcher un bout de la part insolente de plus value qu’elle réalise sur le dos des consommateurs et des sous-traitants. Les transactions financières doivent être taxées.....

Ces pistes courageuses à explorer et à mettre en oeuvre pour un homme d’état, Nicolas Sarkozy ne les a pas abordées de riche_323.jpgfront et pour cause. Elles toucheraient à l’essentiel de ce qui constitue son fond de clientèle électoral qu’il n’a cessé de satisfaire depuis son arrivée à l’Elysée  et sans lequel demain il n’aurait plus aucune chance de se faire réélire.

La faiblesse et le peu d’ambition des propositions du programme socialiste auraient du l’inciter à s’inscrire résolument dans cette voie. Mais n’est pas homme d’état celui qui se déclare comme tel!

medium_drapeau.jpgLe costume de l'intérêt général est un peu trop large pour Nicolas Sarkozy, celui de chef de clan lui sied mieux c'est au fond la leçon qui nous a été donné de recevoir au terme de ce pitoyable tour de piste médiatique

09/08/2011

Note dette souveraine des Etats Unis: Pékin est rouge de colère !

L’affaire couvait depuis un certain temps. Finalement Standard & Poor’s, l’Agence de notation – elles sont trois plus une chinoise dans le monde – a franchi le Rubicon.

Pékin, Sarkozy, Déficit, Dette souveraine, Agences de notation, Standars & Poor's, BCE, Allemagne, France, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Euro, Europe, Etats-Unis, Chine,Pour la première fois depuis 1917, dans la nuit de vendredi à samedi 5 aout, une agence de notation, S&P, a officiellement dévalué la note de la dette publique américaine d’un cran, la passant du niveau AAA au niveau AA, le tout assorti d’une perspective négative. C’est la note souveraine des Etats-Unis qui vient d’être dégradée en raison en particulier du déficit croissant du pays et de l’augmentation de son endettement.

En clair l’Agence considère que les Etats-Unis n’ont pas la capacité de mettre en œuvre un programme de remise en ordre de leurs finances publiques et que cela pose désormais la question du remboursement d’une dette colossale.

Dette à ce point importante qu’une erreur de 2000 milliards de dollars commise par S&P dans les projections à 2021, n’a pas été jugée significative, par l’agence pour remettre en cause na notation.

Pékin, Sarkozy, Déficit, Dette souveraine, Agences de notation, Standars & Poor's, BCE, Allemagne, France, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Euro, Europe, Etats-Unis, Chine,Rappelons nous, à ce jour la dette américaine est chiffrée 14300 milliards de dollars et le déficit de l’Etat fédéral se situe au niveau du PIB du Canada – 1500 milliards de dollars –.

C’est la panique totale sur la planète finance et politique. Les Bourses s’effondrent, en Europe les dirigeants européens cherchent par tous les moyens à rassurer les marchés tout en n’étant pas au clair sur le fond des solutions à mettre en œuvre.

Ça tire à hue et à dia!

Pékin, Sarkozy, Déficit, Dette souveraine, Agences de notation, Standars & Poor's, BCE, Allemagne, France, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Euro, Europe, Etats-Unis, Chine,Français Allemands, Anglais Italiens, Espagnols vont de conciliabules en conciliabules privés bilatéraux et vidéoconférences secrètes. Devant les caméras, on affiche de grands sourires entre Allemands et Français mais derrière on ne pousse pas les mêmes solutions.

La Banque Centrale Européenne fait de son mieux pour rassurer «les marchés» mais l’Allemagne refuse d’augmenter les moyens du Fond de 476 milliards d’Euro pour s’affranchir du risque sur les dettes italienne, espagnole et portugaise.

Pékin, Sarkozy, Déficit, Dette souveraine, Agences de notation, Standars & Poor's, BCE, Allemagne, France, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Euro, Europe, Etats-Unis, Chine,L’euro est menacé à un moment ou plus que jamais il doit être renforcé face au dollar pour constituer une valeur alternative d’échange.

De son côté Washington proteste, l’agence de notation, elle, persiste et signe en indiquant très sérieusement que la note des Etats-Unis pourrait encore baisser d’un cran d’ici 16 à 24 mois.

Pékin, Sarkozy, Déficit, Dette souveraine, Agences de notation, Standars & Poor's, BCE, Allemagne, France, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Euro, Europe, Etats-Unis, Chine,Nicolas Sarkozy apporte un soutien sans faille à l’Amérique. Il s’en prend «à l’irrationalité des investisseurs, l’inconséquence des banques et l’inculture des agences de notations» bref il tacle ces institutions addicts aux principes de l’idéologie néo libérale-conservatrice qui depuis plus de 30 ans ont fait la pluie et le beau temps aux Etats-Unis avec le résultat que nous subissons aujourd'hui.

Pas un mot de sa part sur les dirigeants politiques qui continuent de ne pas regarder plus loin que le bout de leur prochaine campagne électorale et sur leur irresponsabilité qui les entrave alors qu’il importe en ce moment et plus que jamais que le «Politique» reprenne la main.

Pékin, Sarkozy, Déficit, Dette souveraine, Agences de notation, Standars & Poor's, BCE, Allemagne, France, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Euro, Europe, Etats-Unis, Chine,Le spectacle américain du débat Républicains/Démocrate au Congrès à propos du relèvement du plafond de la dette américaine a été lamentable.

Celui des Européens concernant le soutien à la Grèce et la mise en œuvre de dispositions pour faire face aux attaques contre les dettes souveraines de l’Espagne du Portugal et de l’Italie n’ayant pas été plus brillant.

Un verrou vient de sauter!

Mais, au de la de la crise à laquelle le système économique et financier mondial va une fois de plus devoir faire face – depuis 1971, date de la rupture unilatérale des accords de Bretton Woods par les Etats-Unis, nous avons connus 124 crises bancaires, 205 crises de crédit, 63 crises d’états souverains* –, au-delà des insuffisances des dirigeants politiques, ce dont il faut bien s’imprégner reste qu’un verrou qui vient de sauter.

Pékin, Sarkozy, Déficit, Dette souveraine, Agences de notation, Standars & Poor's, BCE, Allemagne, France, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Euro, Europe, Etats-Unis, Chine,Pour s’en convaincre il n’est qu’à lire et bien méditer les déclarations de l’agence Chinoise Xinhua que curieusement tant les journalistes que nos responsables politiques n’ont pas vraiment commentés.

Pékin est rouge de colère et tance les US!

Dans une déclaration au ton très peu amène, voir virulent, les choses ont été clairement dites par l’agence Xinhua – Chine nouvelle –. «Le seul moyen que les Américains ont trouvé pour améliorer la croissance économique a été de contracter de nouveaux prêts pour financer les anciens», et d’ajouter comme pour bien se faire comprendre, «Le gouvernement américain doit se résigner à un état de fait douloureux: le bon vieux temps où il n’y avait qu’à emprunter pour se tirer du pétrin qu’il avait lui-même créé est terminé».

pékin,sarkozy,déficit,dette souveraine,agences de notation,standars & poor's,bce,allemagne,france,italie,espagne,portugal,grèce,euro,europe,etats-unis,chinePuis après la critique la sentence sans appel: «La Chine, premier créancier de la seule superpuissance mondiale, est dorénavant dans son droit d’exiger des Etats-Unis qu’ils affrontent le problème de leur dette structurelle et assure la sécurité des actifs chinois en dollars».

Pékin ne s’est d’ailleurs pas contenter de parler aux Etats-Unis. A l’adresse des autres parties prenantes de l’économie mondiale – le G18, soit le G20 moins la Chine et les Etats-Unis – la Chine a annoncé la couleur: «Il faut mettre en place une surveillance internationale sur la question du dollar américain et une nouvelle monnaie de réserve, stable et sûre, peut aussi être une option pour éviter qu’une catastrophe soit provoquée par un seul pays».

La réalité des développements de cette crise restera d’abord et avant tout ces déclarations qui ouvrent une nouvelle perspective pour le leadership politique de la planète.

Plus rien ne sera comme avant la nuit du 5 au 6 Août 2011.

pékin,sarkozy,déficit,dette souveraine,agences de notation,standars & poor's,bce,allemagne,france,italie,espagne,portugal,grèce,euro,europe,etats-unis,chineLa Chine dont il y a beaucoup à dire, s’agissant de son soutien implicite aux dérives des Etats-Unis – nous y reviendrons dans un prochain billet –, vient de siffler la fin d’une partie. Une partie qui a vu les Etats-Unis conduire le monde en fonction de ses seuls intérêts.

Une nouvelle confrontation, car il n’est pas imaginable que les choses se passent tranquillement, va commencer dont l’issue est pour l’instant particulièrement incertaine.

Comble de l’ironie, c’est le PC Chinois qui tient désormais le sifflet.

Pékin, Sarkozy, Déficit, Dette souveraine, Agences de notation, Standars & Poor's, BCE, Allemagne, France, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Euro, Europe, Etats-Unis, Chine,L'Europe et les Européens dans ce moment doivent très rapidement prendre les décisions qui lui conserveront un rôle de puissance d'avenir dans un mode multipolaire que la Chine va vouloir dominer.

Dire que certains avaient pu croire, la lors de la chute du PC soviétique, que l’Histoire pouvait s'arrêter.



* source Édouard Tétreau «Quand le dollar nous tue» chez Grasset.

19/07/2011

Crise de la dette: Bayrou Borloo même combat!

1263d0d6-54ca-11e0-9cf7-aca042536d20.jpgLe 12 juillet 2011, le Président du Modem, le centriste François Bayrou, déclarait lors d’une interview sur RTL à propos de la crise de l’Euro, «Je pense que c’est nécessaire aujourd’hui que tous les responsables politiques prennent leurs responsabilités.

J’ai demandé audience au président de la République car il faut absolument que la France ait un message différent de celui qu’elle a eu jusqu’à ce jour pour qu’on ne tombe pas dans cet énorme risque qui nous est envoyé. "

jean-louis-borloo-le-14-mai-2011-10458921zvrgr_1902.jpgDe son côté, lundi 18 juillet, s’appuyant sur les nouvelles prérogatives ouvertes par l’article 18 de la Constitution, Le Président du Parti Radical, Jean-Louis Borloo, a adressé une lettre au président de la République, pour l’inviter à s’exprimer devant le Parlement réuni en Congrès» avant la rencontre des chefs d’État et de gouvernement de la zone Euro à propos du soutien à la Grèce.

{71D8BED2-0057-4A12-962C-02E30836EEFE}Picture.jpg«J'ai adressé une lettre au président de la République pour lui demander que le Parlement soit convoqué, que le Congrès se réunisse pour informer les Français de la situation de la crise, qui n'est pas seulement une crise grecque mais une crise de la zone euro, de la zone dollar», a-t-il déclaré lors d’un déplacement à Poitiers.

Jean-Louis Borloo, considère, en effet, que les décisions qui seront prises lors de cette réunion engageront la France «pour les décennies à venir» et que cela justifie «un débat démocratique» avec la représentation nationale ainsi qu’une «information transparente» en direction des citoyens.

Il estime que toutes les options doivent mises sur la table devant les Français ceux-ci devant connaître le jugement précis que le gouvernement fait sur la crise. L’ancien ministre de l’écologie demande également que nos concitoyens soient informés de façon précise quant à l’exposition des banques et des institutions françaises face à la dette grecque.

article_euros.JPGDans sa lettre au Président de la République le leader centriste pose très directement la question de savoir «Comment seront précisément engagés les 400 milliards d'euros du Fond européen de stabilité financière (FESF)?»

Pourquoi cette démarche de Jean-Louis Borloo, complémentaire de celle de François Bayrou, est-elle à la fois intéressante et justifiée?

S’agissant de la Construction européenne force est de constater que celle-ci s’est faite progressivement d’abord le charbon et l’acier puis l’agriculture puis la justice enfin les frontières et la monnaie. Tout cela en passant de 6 à 27 pays.

A quel moment les citoyens ont-ils vraiment pu débattre des options choisies? Très rarement et à la marge et quand ils ont été consultés leur vote a été jeté à la poubelle – Traité de Lisbonne –.

merkel-und-sarkozy-lehren-aus-der-krise-ziehenpropertyposter1-300x208.jpgA force d’être mis de côté, les citoyens qui ne comprennent plus ce qui se joue sans eux, faisant le constat que tout va de mal en pis se retournent vers un «populisme» de désespérance né de leur impuissance à agir sur les mécanismes dont les effets les concerne au premier chef.

D'un autre côté la responsabilité des partis de gouvernement de gauche comme de droite est patente.

Quel fût le temps consacré, lors des dernières élections présidentielles et législatives, au débat sur l’Europe et son avenir face à la crise des dettes souveraines qui déjà étaient d’actualités? Rien nada!

Si l’on souhaite faire prospérer l’idée européenne et si l’on ne veut pas céder au repli sur soi que nous proposent les tenants d’une France rabougrie, il faut s’appuyer sur une «opinion publique commune» qui s’impose à la machine bruxelloise nourrie au carburant des lobbies dont l’intérêt premier n’est pas la démocratie mais le montant des profits qu’il pourront tirer d’un marché taillé à leurs convenances.

Si nous voulons que dans cette Europe, la France puisse jouer son rôle et faire valoir les valeurs qui sont les nôtres, alors il faut que les Français soient consultés informés et éclairés et mobilisés.

Pour cela l’initiative de Jean-Louis Borloo, mais également celle de François Bayrou, sont à soutenir et à saluer. Ces initiatives sont constructives et responsable.

On aimerait que l’ensemble de la classe politique s’en inspire au lieu de conserver le nez dans le guidon de la prochaine séquence électorale en ne proposant aux Français que des débats qui sont à mille lieux des défis que nous impose un monde aujourd’hui devenu volatile et dangereux.

15/06/2011

Plusieurs dizaines de milliers de Grecs dans la rue: Papandreou impuissant, et l’Europe avec lui !

128900_des-milliers-de-personnes-manifestent-devant-le-parlement-grec-contre-les-mesures-d-austerite-lors-d-une-greve-generale-le-15-juin-2011.jpgLa fronde gronde à Athènes, place Syntagma, où des milliers de personnes, encadrées par un dispositif policier impressionnant, manifestent, devant le parlement, leur refus de la nouvelle cure d’austérité que veut imposer le gouvernement socialiste en place.

C’est la troisième fois depuis le début de l’année que les Grecs répondent «présent» aux syndicats qui les ont à nouveau appelés à descendre dans la rue. Plus important, et c’est nouveau, cette fois les citoyens grecs se sont mobilisés après que le mouvement de protestation populaire des «Indignés», lancé en Grèce le 25 mai sur le modèle espagnol, les ait sollicités pour manifester leur colère.

296647.jpgLes contacts avec les forces de police sont rugueux. Aux jets de pierres des protestataires qui s’en prenaient aux bâtiments publics et aux voitures officielles en criant «voleurs» à l’adresse de la classe politique, les policiers ont répondu par des coups de matraque et des jets de gaz lacrymogènes. Des blessés ont déjà été évacués!

Le premier ministre, Georges Papandreou, dans un entretien avec le chef de l’Etat grec, Carolos Papoulias, a confirmé que son gouvernement allait «assumer ses responsabilités, continuer d'avancer et prendre les mesures nécessaires pour sortir le pays de la crise»

Papaandréou.jpgAprès la vague de mesures d'austérité imposées en 2010 et sous la pression des marchés financiers Georges Papandreou présente, au parlement ce mercredi, un nouveau projet de loi de finance «presse-purée» qui doit être voté fin juin. Ce plan d’austérité renforcée prévoie des économies nouvelles à hauteur de 28,4 milliards d'euros d'ici à 2015 et un train de privatisations massives.

Selon le chef du gouvernement, le versement de la cinquième tranche du prêt de 110 milliards d'euros accordé en 2010 par l'UE et le FMI – 53 milliards ont déjà été versés à aujourd’hui – est subordonné au vote de ce projet de loi de finance par le parlement.

Tous les clignotants sont au rouge:

731043821.jpgLa majorité au parlement de Georges Papandreou est en train de se réduire des députés socialistes commencent à faire défection. Le dernier en date a quitté le groupe parlementaire mardi soir en déclarant que le gouvernement «avait échoué».

L’opposition refuse d’aller à une solution de consensus politique, que réclament les autorités financières bailleurs de fonds potentiels.

Les créanciers de la zone Euro et du FMI n’arrivent pas à se mettre d’accord sur les solutions à mettre en œuvre pour sauver la Grèce d’un naufrage financier.

Les Agences de notation ont décidés d’attribuer à la Grèce une note CCC négative qui place le pays en situation d’être déclaré en défaut de paiement et rend toute possibilité de solution quasi impossible.

1875654.jpgLa Grèce est désormais au bord de la faillite et cela met en grave danger l’ensemble de la communauté européenne.

Les agences de notation, bras armé des marchés financiers qui veulent soumettre les peuples et les démocraties à leurs lois se livrent en réalité, à travers le cas grec, à une attaque en règle contre l’euro mais aussi et surtout contre toute tentative de la part des états de se sortir des difficultés par des solutions politiques sur lesquelles par définition elles ne pourraient pas avoir prise.

Combien de temps encore allons-nous accepter de poursuivre avec un système qui, les mêmes causes produisant les mêmes effets, conduit inexorablement les Peuples européens plus profondément dans les crises sociales et politiques pendant que les grands spéculateurs et les grands argentiers internationaux continuent leur «buissness as usual»?

520614.jpgL’Europe qui a été la grande absente de la campagne présidentielle de 2007 devra en 2012 faire l’objet d’un débat sans tabou s’agissant de la remise en question du Traité scélérat de Lisbonne qui interdit toute solution politique régulatrice au profit d’un libre échangisme intégral et sans limite.

Il n’est pas juste que des grecs fortunés puissent mettre leurs avoirs à l’abri en Suisse pendant qu’il est demandé citoyen moyen des efforts pour sortir le pays de ses difficultés. Des règles doivent être mise en place pour la circulation des capitaux.

Il est anormal que les états soient contraints de refinancer leurs dettes auprès des organismes privés. La Banque centrale européenne doit avoir un rôle qui dépasse le simple fait de contenir l’inflation.

justice-300x200.jpgIl est incongru que dans la même zone monétaire la règle d’harmonisation fiscale ne soit pas rigoureusement établie. La concurrence et le dumping fiscaux doivent tout simplement être interdits.

Peut-être faudra-t’il se poser la question de la mise en place d’une monnaie commune stabilisée, dans le cadre d’un système européen, en remplacement d’une monnaie unique qui, de fait, fait de la question sociale et de l’emploi la variable d’ajustement de politiques économiques qui aujourd’hui n’ont de nationales que la dénomination.

europe.jpgLa liste n’est pas limitative des questions que la grave crise grecque soulève quand au devenir du projet européen qui reste dans un monde multipolaire une nécessité à la fois culturelle, politique et géostratégique. En 2012 il appartiendra aux futurs candidats de préciser sur quelles orientations ils entendront, au nom de la France, intervenir, dans les grandes instances mondiales et européennes, lorsque le temps des vraies réformes sera venu.

 

17:47 Écrit par Bernard FRAU dans 7. Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : athènes, papandréou, euro, crise, 2012, ue, fmi | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

 
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