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03/11/2012

Aurore Martin: les soutiens de la militante basque demandent des comptes au Président de la République

Manuel Valls, François Hollande, ETA, Batasuna, Espagne, Pays Basque, Navarre, Aurore Martin, MAE,Après les critiques formulées à l’encontre du ministre de l'Intérieur Manuel Valls, les soutiens d’Aurore Martin la militante de l’organisation Batasuna, bras politique de l’organisation indépendantiste et terroriste basque ETA, demandent des explications à François Hollande sur son interpellation.

Manuel Valls, François Hollande, ETA, Batasuna, Espagne, Pays Basque, Navarre, Aurore Martin, MAE,Aurore Martin a fait l’objet en 2010 d’une ordonnance de la cour d’appel de Pau qui a décidé sa « remise partielle » à la justice espagnole qui la poursuivait pour sa participation en Espagne à « des manifestations publiques illégales » de Batasuna.

Tous les recours déposés par Aurore Martin tant devant la Cour de cassation en France que devant la Cour européenne des droits de l’homme ont été rejetés.

Jeudi matin Aurore Martin a été interpellée par la gendarmerie sur le territoire français, à proximité de la frontière franco espagnole, elle a été extradée le soir même vers Madrid, où elle a été incarcérée, ce en vertu d’un mandat d’arrêt européen qui date de plus de deux ans.

Dès lors, si l’on peut admettre que des soutiens amicaux manifestent pour réclamer « clémence pour Aurore Martin » - c’est leur légitime droit d’expression -,  on peut aussi se demander comment des élus de la République s’offusquent de voir que la France respecter ses engagements internationaux, en particulier ceux signés dans le cadre de l’Union Européenne.

Manuel Valls, François Hollande, ETA, Batasuna, Espagne, Pays Basque, Navarre, Aurore Martin, MAE,Si, comme elle l’avait déjà fait plusieurs fois dans le passé, l'ETA a annoncé en octobre 2011, la fin de ses activités armées, aujourd’hui cette organisation militaire,  inscrite depuis 2001, en Europe et aux Etats-Unis, sur la liste des organisations terroristes, n’est ni désarmée ni dissoute.

De plus l’ETA est comptable de la mort de 829 personnes, tuées ces quarante dernières années lors des différents attentats commis par ses membres au nom de la lutte armée menée pour revendiquer  l’indépendance des territoires basques espagnol et français et de la Navarre.

Dans ces conditions il faut que chacun prenne ses responsabilités et les assume, à commencer par Aurore Martin elle-même qui n’ignorait pas la portée de ses actes et de ceux de Batasuna ou de l’ETA.

Manuel Valls, François Hollande, ETA, Batasuna, Espagne, Pays Basque, Navarre, Aurore Martin, MAE,S’agissant du Ministre de l’intérieur Manuel Valls, il faut attendre du Président de la République que celui-ci lui apporte un soutien total et le conforte dans le rôle qui est le sien.

Rien ne doit trouver grâce à nos yeux dès lors que telle ou telle organisation se propose de porter atteinte à l’unité et à la souveraineté de la République.

 

13/07/2012

PSA: Avis de tempête économique et sociale pour le gouvernement

 

PSA, PSA, Citroën, Peugeot, PSA Peugeot Citroën, Philippe Varin, Jean-Marc Ayrault, Arnaud Montebourg, usine d'Aulnay-sous-Bois, usine PSA de Rennes, Sevelnord, Toyota, UMP, Nicolas Sarkozy, Xavier Bertrand, Jean-François Copé, Valérie Pécresse, François Hollande, Jean-Louis Borloo, Grèce, Espagne, Italie, Medef, Jean-Marc Ayrault, qui a fait du redressement productif  industriel de la France un des objectifs majeurs de son gouvernement et Arnaud Montebourg, le ministre qui s’en est vu confié directement la charge, se voient tous deux mis à la tâche de façon brutale. Jeudi 12 juillet, lors PSA, PSA, Citroën, Peugeot, PSA Peugeot Citroën, Philippe Varin, Jean-Marc Ayrault, Arnaud Montebourg, usine d'Aulnay-sous-Bois, usine PSA de Rennes, Sevelnord, Toyota, UMP, Nicolas Sarkozy, Xavier Bertrand, Jean-François Copé, Valérie Pécresse, François Hollande, Jean-Louis Borloo, Grèce, Espagne, Italie, Medef, d’un comité central d’entreprise, Philippe Varin, le président du directoire du constructeur automobile PSA Peugeot Citroën a annoncé, un plan de restructuration particulièrement drastique.

Sont notamment inscrits dans le plan PSA:

-  PSA, PSA, Citroën, Peugeot, PSA Peugeot Citroën, Philippe Varin, Jean-Marc Ayrault, Arnaud Montebourg, usine d'Aulnay-sous-Bois, usine PSA de Rennes, Sevelnord, Toyota, UMP, Nicolas Sarkozy, Xavier Bertrand, Jean-François Copé, Valérie Pécresse, François Hollande, Jean-Louis Borloo, Grèce, Espagne, Italie, Medef, l'arrêt total en 2014 de l'activité de l'usine d'Aulnay-sous-Bois, où travaillent actuellement 3000 salariés et 300 intérimaires. 1500 d'entre eux pourraient devraient se voir proposer un poste sur le site de Poissy; pour les autres un reclassement externe sur le bassin d'emploi est envisagé. 

-    La suppression, à l'usine PSA de Rennes de 1 400 postes sur un effectif total de 5600.

C’est au total  8 000 suppressions de postes dans le groupe que s’apprête à réaliser PSA au titre de cette annonce. Même en tenant compte des reclassements internes envisagés – 1500 annoncés – c’est 6500 emplois qui au minimum qui seront supprimés.

Au bilan des pertes d’emplois de cette restructuration, il convient d’ajouter les effets collatéraux chez les sous-traitants et les intérimaires. Le chiffre multiplicateur généralement admis dans la profession se situe entre trois et quatre emploi indirects perdus pour un emploi supprimé. Il faut donc considérer que globalement l’opération de restructuration annoncée se traduira par une suppression de 20000 emplois en France.

De plus au-delà de cette annonce, des incertitudes pèsent encore pour le site « Sevelnord » d'Hordain,  près de Valenciennes dans le Nord,  où sont fabriqués des monospaces ainsi que des véhicules utilitaires pour Fiat et PSA. Ce site ouvert en 1988 occupe aujourd’hui 2800 salariés. La Tribune.fr a révélé ce jour que PSA Peugeot Citroën était à la recherche d’un nouveau partenaire qui pourrait être Toyota !

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Faut-il aujourd’hui, croire ce dirigeant d’entreprise qui en Février 2009 s’était engagé sans équivoque possible, «Le groupe ne fermera pas d'usine en France et lancera dans les deux ans à venir, dans chacune de ses cinq usines de montage françaises, un à plusieurs nouveaux modèles de véhicules. Et dans les circonstances actuelles, le groupe ne mettra pas en oeuvre de plans de licenciements en France ». ?

L’opinion publique est sous le choc, la classe politique et les syndicats ont réagi vigoureusement !

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«Nous allons donc questionner, en liaison avec les organisations syndicales qui auront leur propre expert, et nous allons ensuite demander à PSA de justifier la situation» a-t-il répondu lors des questions d’actualité au Sénat ajoutant qu’il demandait à PSA   «d'examiner loyalement toutes les autres solutions que celles qu'il a réservées à plusieurs sites de France et notamment aux milliers de salariés concernés et de leur familles».

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«Nous avons une sécurité financière importante, ce qui fait que ce sujet n'est pas à l'ordre du jour», a-t-il indiqué dans sa conférence de presse tenue en en marge du CCE du Groupe ajoutant de manière insistante «Mettre de l'argent dans le groupe n'est pas ce qui remplira nos usines».

Côté opposition c’est moins le sort des salariés qui semble préoccuper les principaux dirigeants de l’UMP qui se sont prononcés que l’intérêt politique qu’ils espèrent tirer de ce lourd dossier.

Xavier Bertrand y est allé de son numéro de camelot : «Est-ce qu'on veut garder l'industrie automobile? Oui. Alors, il faut s'en donner les moyens», a-t-il claironné visant  ce qu’il appelle les «gesticulations» d'Arnaud Montebourg «qui nous avait dit au départ il n'y aura plus aucun plan social».

Faut-il rappeler à Xavier Bertrand ce que racontait son mentor Nicolas Sarkozy aux salariés d’Aulnay venus, il y a à peine trois mois, à son QG de campagne? Oui bien sûr, ça lui rafraîchira la mémoire !

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C’était il y a trois mois à peine. Xavier Bertrand ne s’en souvient plus. Normal, en ces temps de campagne interne pour la présidence de l’UMP il a déjà oublié et renié Nicolas Sarkozy.

Plus sérieusement !

A quels moyens Xavier Bertrand pense-t-il pour garder l’industrie automobile ? A la mise en place d’une prime à la casse pour shooter le marché, comme en 2008?

Faut-il rappeler que cette prime, mise en place de 2008 à 2010, a couté 1milliard d’euros à l’état et a bénéficié à plus de 50% à d’autres pays d’origine des véhicules que la France.

Est-ce à ce type de moyens miraculeux auxquels pense Xavier Bertrand ? Moyens de gestionnaire-pompier qui n’entend rien au fonctionnement des entreprises, sans portée stratégique industrielle, dévoreurs de fonds publics, qui, de plus, ont été un mauvais coût fait au marché de l’occasion et de la réparation automobile !

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Jean-Louis Borloo a lui de son côté tenu un discours adapté aux circonstances du moment.

Il a d’abord tenu à rappeler fort à propos que : «en aucun cas, les difficultés partielles rencontrées aujourd’hui ne peuvent avoir pour seule réponse une réduction drastique des effectifs qui détruirait les compétences et le savoir-faire de l’entreprise».

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Enfin pour conclure, Jean-Louis Borloo a tracé une ligne de bon sens : «les pouvoirs publics et PSA doivent, très rapidement, dans un climat de confiance indispensable, élaborer un plan de soutien adapté prévoyant investissements, financements de l’activité partielle et formation aux nouveaux métiers et nouveaux produits à venir, pour pallier ce creux conjoncturel d’activités».

Cela change des faux débats politicards » que tente d’imposer les cadres de l’UMP en campagne interne  et par parenthèse montre à quel point il est nécessaire que se constitue dans notre pays un mouvement centriste ouvert, capable et responsable en mesure  de travailler dans l’intérêt du pays à la recherche des convergences utiles à l’élaboration de solutions compétitives durables, socialement écologiquement et économiquement.

Il y a aussi dans ce domaine une nécessité de changement.

Car chacun conviendra en effet que s’impose à tous aujourd’hui de mettre fin aux empoignades électoralistes pour assumer les réalités qui sont celles de notre pays.

Globalement, la crise qui s’est développée en Espagne, en Italie et dans une moindre mesure en Grèce  a eu et aura encore des effets sur l’économie française. 

Cette crise, sans négliger les errements financiers anglais et américains a pour partie à voir avec la ligne suivie pendant cinq ans en Europe sous la direction intransigeante de l’Allemagne.

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Il faut aujourd’hui à la France, à son gouvernement, à tous ceux qui dans ce pays ont encore le sens du patriotisme et de l’intérêt général, agir de façon à  permettre d’infléchir les orientations ultralibérales qui, dans un premier temps, ont conduit la Grèce dans l’impasse, qui posent aujourd’hui de grande difficulté à l’Espagne et à l’Italie.

Qui aujourd’hui peut, sans se couvrir de ridicule, avancer que les finances de la France ne doivent pas être équilibrées ? Qui n’est pas conscient que les entreprises françaises ne sont pas au top et qu’elles ne doivent pas retrouver de la compétitivité ?

Personne. Mais soyons clairs, retrouver de la compétitivité ne saurait s’appuyer uniquement sur des mesures de transfert du financement du modèle social français des entreprises vers les consommateurs en proposant une baisse drastiques des charges patronales et une augmentation de l’impôt sur les ménages.

La compétitivité pour les entreprises consiste aussi à faire œuvre de créativité et d’innovation tant en matière de choix des équipes dirigeantes, d’investissement et de politique commerciale que d’alliance stratégiques.

De ce point vu on ne peut pas dire que le Groupe PSA Peugeot Citroën et la famille Peugeot qui en est le principal actionnaire, ont été d’une efficacité remarquable.

Philippe Varin serait bien inspiré de revenir à un peu plus d’humilité et à regarder dans sa soupière ce qui est entrain de pourrir dans le brouet qu’il tente de servir aux Français.

Il faut dire à monsieur Varin froidement que ça n’est pas «avoir du courage» que de vouloir  demander à la France de «remettre à plat, sans préjugés, le mode de financement de son modèle social » en prenant «le risque d'affecter, dans un premier temps, la consommation des ménages».

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Acquiescer à cette logique c’est prendre le risque d’ajouter une crise sociale à la crise économique et financière que l’on prétend résoudre. Ce n’est pas avoir du courage ni même de la témérité c’est d’une certaine manière être habité par une stupide logique dogmatique et réactionnaire.

En Mai une majorité de Français se sont prononcés pour une autre vision de la société française !

Lorsque l’on choisit, parce qu’on estime que c’est de sa responsabilité « d'appeler à un nouveau pacte social pour remettre l'industrie au coeur de la croissance française » on ne commence pas s’asseoir sur les réalités démocratiques et faire table rase des souhaits de la majorité de ses concitoyens.

Le message vaut également pour Jean-François Copé qui de son côté s’acharne à faire comme si ses amis n’avaient pas gouverné ces cinq dernières années. Personne n’est dupe, PSA, PSA, Citroën, Peugeot, PSA Peugeot Citroën, Philippe Varin, Jean-Marc Ayrault, Arnaud Montebourg, usine d'Aulnay-sous-Bois, usine PSA de Rennes, Sevelnord, Toyota, UMP, Nicolas Sarkozy, Xavier Bertrand, Jean-François Copé, Valérie Pécresse, François Hollande, Jean-Louis Borloo, Grèce, Espagne, Italie, Medef, vouloir rendre par avance le gouvernement actuel responsable de toutes les difficultés à venir alors que celles-ci elles trouvent leurs sources dans l’incurie des gouvernements qui ont dirigé la France ces 10 dernières années équivaut à faire de la cavalerie politique.

L’heure pour l’opposition est à prendre acte de sa défaite, à faire l’inventaire des carences qui ont été les siennes à la tête du pays, de se reconstruire, et aussi de participer à l’effort de redressement qui s’impose à tous les Français.

Tant pour les dirigeants et les actionnaires du Groupe PSA Peugeot Citroën que pour les militants et les prétendants au leadership de l’UMP, il faut admettre que pour être acceptées par une large majorité de nos concitoyens les solutions ne pourront être que le résultat d’une négociation où chacun dans un climat de respect réciproque et en dehors des ukases, aura avancé ses propositions pour aboutir à un « pacte durable de progrès » moderne et équilibré.

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Toute volonté d’aller outre cette réalité se heurterait à un mur et ne pourrait, dans le climat de tension et d’inquiétude actuel, que conduire le pays au chaos économique et social.

10/05/2012

François Hollande ne doit pas craindre le clash avec Angela Merkel

michel Rocard, François Hollande, Mario Monti, Angela Merkel, SPD, Rajoy, CDU, Sigmar GABRIEL, Mario Monti, Italie, Espagne, Allemagne, Goldman Sach, Wall-Street, FMI.Angela Merkel, devant le Bundestag vient aujourd’hui de faire monter d’un cran le bras de fer avec le prochain exécutif de la France.

Alors même que les Français viennent de porter à la présidence du Pays François Hollande en soutenant son programme de relance européenne contre celui d’austérité de son poulain Nicolas Sarkozy, Angela Merkel vient de réaffirmer qu’elle rejetait tout plan de relance keynésien pour la zone euro.

michel Rocard, François Hollande, Mario Monti, Angela Merkel, SPD, Rajoy, CDU, Sigmar GABRIEL, Mario Monti, Italie, Espagne, Allemagne, Goldman Sach, Wall-Street, FMI.Tout en proclamant pour la forme que « la réduction de l’endettement et le renforcement de la croissance sont les deux piliers de notre stratégie », la mère de la politique d’austérité qui a mis à genoux la Grèce, qui fait des ravages en Espagne au Portugal et en Italie, qui est à la base de la grave crise politique aux Pays-Bas, vient de signaler à ses partenaires européens qu’il était hors de question de faire de « la croissance à crédit ».

« La croissance par des réformes structurelles, c’est sensée, c’est important, c’est nécessaire », s’est-elle déclarée. En d’autre terme la chancelière allemande entend imposer à la France une réforme libérale dont les principales mesures sont connues pour les dégâts qui n’ont pour seule issue la dégradation des économies nationales qui les appliquent.

michel Rocard, François Hollande, Mario Monti, Angela Merkel, SPD, Rajoy, CDU, Sigmar GABRIEL, Mario Monti, Italie, Espagne, Allemagne, Goldman Sach, Wall-Street, FMI.Pour mémoire ces mesures sont  la généralisation de la précarité des contrats de travail, la baisse des salaires et des pensions de retraite, la baisse des services publics de santé, autant d’éléments incompatibles avec le choix exprimé par les Français le 6 mai et contenues dans le programme de François Hollande qu’ils entendent voir mis en oeuvre.

Sans complexe Angela Merkel ose prévenir «  la sortie de crise sera un processus long et fatigant ». La chancelière semble oublier que c’est grâce à une dévaluation de fait – baisse des salaires, et des pensions de retraites, baisse des services publics ….- réalisée par la coalition SPD/CDU que l’Allemagne a pu maintenir un niveau de balance commerciale positif et de compétitivité au détriment de ses partenaires européens.

Un peu de mémoire et de réalisme devrait l’amener à se montrer un peu plus solidaire pour éviter une crise majeure cette fois.

Le jeu qui consiste à radicaliser les oppositions pour au final lâcher des miettes en guise de concessions pour ne pas faire perdre la face à ses interlocuteurs ne trompera plus personne.

La crise est désormais dans une dimension telle qu’il n’est pas possible de « jouer ». La chancelière allemande est elle-même en difficulté dans son propre pays, elle le sait et ferait bien de ne pas trop jouer les fiers à bras.

Michel Rocard s’est exprimé sur le sujet, l’Allemagne « vient d'entrer en stagnation (...). La croissance allemande est cassée (...). Même en Allemagne, le problème de la croissance est posé » a-t-il indiqué.

Une opposition interne est en train de se développer au sein même de l’opposition allemande. Celle-ci menace de ne pas ratifier le pacte budgétaire en l'état et réclame des mesures de croissance. De son côté, Sigmar Gabriel, le président du SPD vient de tenir, Angela Merkel et ses choix politiques, pour responsables du renforcement des partis extrémistes en Grèce.

michel Rocard, François Hollande, Mario Monti, Angela Merkel, SPD, Rajoy, CDU, Sigmar GABRIEL, Mario Monti, Italie, Espagne, Allemagne, Goldman Sach, Wall-Street, FMI.François Hollande, fort de la légitimité que lui donne sa récente élection est en mesure d’organiser en Europe un front du refus qui au final pourrait coûter fort cher à la Chancelière.

En Italie Mario Monti a déclaré que les demandes de croissance de la France  exprimées par François Hollande « rencontrent michel Rocard, François Hollande, Mario Monti, Angela Merkel, SPD, Rajoy, CDU, Sigmar GABRIEL, Mario Monti, Italie, Espagne, Allemagne, Goldman Sach, Wall-Street, FMI.l’assentiment de l’Italie ». En Espagne le Président Rajoy ne voit-il pas d’un bon œil l’arrivée en France d’un Président en capacité de détendre un peu la ligne d’austérité imposée par l’Allemagne ?

Dans ces conditions le chef de l’Etat ne doit pas craindre un clash avec Angela Merkel qui ces derniers a été trop habituée à voir la France se coucher.

En procédant ainsi François Hollande répondra d’abord à la majorité des Français qui ne l’ont pas élu pour faire appliquer michel Rocard, François Hollande, Mario Monti, Angela Merkel, SPD, Rajoy, CDU, Sigmar GABRIEL, Mario Monti, Italie, Espagne, Allemagne, Goldman Sach, Wall-Street, FMI.en France et en Europe la politique des banquiers de Goldman Sach du FMI et de Wall-Street. Il prendra ensuite une dimension et une stature internationale de nature à renforcer le crédit de la France un peu écorné ces cinq dernières années.

michel Rocard, François Hollande, Mario Monti, Angela Merkel, SPD, Rajoy, CDU, Sigmar GABRIEL, Mario Monti, Italie, Espagne, Allemagne, Goldman Sach, Wall-Street, FMI.Foin de « compromis progressif » à la Michel Rocard, François Hollande doit s’imposer et ne pas redouter d’aller au clash. Angela Merkel à plus à perdre qu’à gagner en voulant nous contraindre à appliquer sa folle politique d’austérité.

 

04/12/2011

Pour Nicolas Sarkozy et Angela Merkel les peuples ne comptent-ils plus ?

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Philippe Seguin, Charles Pasqua, Jacques Chirac, François Mitterrand, Euro, Zone Euro, Grèce, Union Européenne, Laurent Fabius, Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Pierre Chevènement, Traité de Maastricht, Goldman Sach, BCE, Euro-bond, Toulon 1, Toulon 2, PartiSocialiste, UMP, Cris, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, boucs émissaires, parlement, peuples, référendum,Le « Chef de l’Etat déjà candidat » était cette semaine à l’affiche au Zénith de Toulon !  Devant des milliers de militants UMP – la salle contient 5350 places assises – venus « sans tambours ni trompettes »  écouter la bonne parole, le Président-candidat s’est adressé aux Français pour un second discours de Toulon en trois ans. Lors du précédent, qui s’est tenu en septembre 2008, le sujet était déjà la crise et les mesures pour en sortir.

Le Président candidat qui, à l’époque, s’était fait le chevalier blanc européen face à la crise s’est bien gardé de faire un bilan de son action et de ses engagements.

Durant ces trois dernières années on s’est beaucoup réunit, les mini sommets ont succédés aux mini sommets. On – les puissants gouvernants et la cohorte des conseillers et experts qui les accompagnent –   a beaucoup parlé, beaucoup promis, à l’occasion on a même désignés des boucs émissaires et l’on s’est amusé de chefs de gouvernements, on en a même poussés à la démission.

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Philippe Seguin, Charles Pasqua, Jacques Chirac, François Mitterrand, Euro, Zone Euro, Grèce, Union Européenne, Laurent Fabius, Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Pierre Chevènement, Traité de Maastricht, Goldman Sach, BCE, Euro-bond, Toulon 1, Toulon 2, PartiSocialiste, UMP, Cris, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, boucs émissaires, parlement, peuples, référendum,Mais au final la cruelle réalité est là en face de nous. La crise s’est aggravée et Nicolas Sarkozy continue, sans succès,  de rouler des mécaniques.

Les marchés continuent de régner en maître, les paradis fiscaux continuent d’accueillir l’argent des plus puissants, la dette privée s’est transformée en dette publique, le chômage ainsi que la récession guettent et menacent la paix sociale, voir peut-être la paix mondiale. La Grèce est au tapis. La colère gagne en Belgique, en Espagne, au Portugal, en Italie….et même en Allemagne, le modèle du bon élève européen que l’on veut à toute force nous faire imiter.

De tout cela il n’a pas été question. Quand on s’appelle Nicolas Sarkozy, on ne peut pas se tromper et surtout pour cet homme politique, sans cesse en réaction, qui ne vit que dans le présent, le passé ne compte pas. Sauf pour y puiser des éléments à charge  contre ses opposants supposés être à la source de tous les malheurs de la terre.

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Que faut-il retenir du Sarko-show  de ce jeudi 1er décembre?

D’abord le Président candidat ne parle plus de sortir de la crise. Selon lui, la crise c’est derrière nous, désormais il faut démarrer un nouveau cycle pour sauver l’Europe et l’Euro. Pour cela il n’y aurait guère qu’une solution : accepter d’être entre-nous – les 27 pays de l’union – plus solidaires et plus disciplinés.

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Philippe Seguin, Charles Pasqua, Jacques Chirac, François Mitterrand, Euro, Zone Euro, Grèce, Union Européenne, Laurent Fabius, Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Pierre Chevènement, Traité de Maastricht, Goldman Sach, BCE, Euro-bond, Toulon 1, Toulon 2, PartiSocialiste, UMP, Cris, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, boucs émissaires, parlement, peuples, référendum,Traduction en langage Angela Merkel : il faut impérativement respecter des règles communes en matière d’équilibre budgétaire et doter l’Union des moyens de sanctionner ceux des pays qui prendraient des libertés avec ces règles.

Toulon 1 c’était : il faut moraliser le capitalisme et la dérégulation, c’était sus aux agences de notation qui n’ont pas été capable de voir venir les ennuis.

Toulon 2 c’est : tout est de la faute à l’Europe qui est dans l’incapacité d’imposer «  le travail, l’effort et la maîtrise de nos dépenses ». Il faut un nouveau Traité.

La messe est dite Nicolas Sarkozy s’est aligné.

« Instaurons des sanctions plus rapides, plus automatiques et plus sévères pour ceux qui ne respectent pas leurs engagements » a dit Nicolas Sarkozy jeudi à Toulon. « Je souhaite la mise en place de sanctions »  lui a répondu vendredi depuis le Bundestag Angela Merkel qui finira par obtenir du Président français l’essentiel de ce qu’elle veut, sans lâcheNicolas Sarkozy, Angela Merkel, Philippe Seguin, Charles Pasqua, Jacques Chirac, François Mitterrand, Euro, Zone Euro, Grèce, Union Européenne, Laurent Fabius, Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Pierre Chevènement, Traité de Maastricht, Goldman Sach, BCE, Euro-bond, Toulon 1, Toulon 2, PartiSocialiste, UMP, Cris, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, boucs émissaires, parlement, peuples, référendum,r sur le principal : les euro-bonds et la modification du statut de la BCE. 

« Il faut avoir confiance en elle (ndlr la BCE)  pour la stabilité de la monnaie. (...) Celui qui soutient les euro-bonds n'a pas compris l'essence de la crise »  a-t-elle ajouté. Si avec cette sortie, Nicolas Sarkozy n’a pas compris !!!!!

Pendant qu’Angela Merkel avance ses pions et construit une Europe sous gouvernance allemande – oui sous gouvernance allNicolas Sarkozy, Angela Merkel, Philippe Seguin, Charles Pasqua, Jacques Chirac, François Mitterrand, Euro, Zone Euro, Grèce, Union Européenne, Laurent Fabius, Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Pierre Chevènement, Traité de Maastricht, Goldman Sach, BCE, Euro-bond, Toulon 1, Toulon 2, PartiSocialiste, UMP, Cris, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, boucs émissaires, parlement, peuples, référendum,emande et expertise Goldman Sach, quoi qu’en disent  ceux qui aujourd’hui considèrent que vouloir résister politiquement à la machine allemande ferait preuve de germanophobie – Nicolas Sarkozy, en réalité, tente de son côté d’user de tous les stratagèmes pour gagner du temps et réussir à s’imposer dans la course présidentielle qui vient.

Un nouveau traité est nécessaire pour conforter l’Union Européenne et la mettre en situation de souveraineté. Mais ce doit être un véritable de traité de fond.

Ce traité ne saurait être un arrangement bancale de circonstance, imposé par une puissance dominante sous influence libérale-conservatrice, conclu sur un bout de table et annoncé sous les sunlights avec force sourires et poignées de mains les plus insincères les uns que les autres.

Un traité qui avant d’être ratifié par les chefs d’états et de gouvernement aura fait l’objet d’un large débat démocratique comNicolas Sarkozy, Angela Merkel, Philippe Seguin, Charles Pasqua, Jacques Chirac, François Mitterrand, Euro, Zone Euro, Grèce, Union Européenne, Laurent Fabius, Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Pierre Chevènement, Traité de Maastricht, Goldman Sach, BCE, Euro-bond, Toulon 1, Toulon 2, PartiSocialiste, UMP, Cris, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, boucs émissaires, parlement, peuples, référendum,me cela fût le cas au moment du référendum pour la ratification du Traité de Maastricht quand le regretté Philippe Seguin avait mené campagne avec Charles Pasqua et Jean-Pierre Chevènement contre Laurent Fabius, François Mitterrand, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et Valéry Giscard d’Estaing.

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Philippe Seguin, Charles Pasqua, Jacques Chirac, François Mitterrand, Euro, Zone Euro, Grèce, Union Européenne, Laurent Fabius, Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Pierre Chevènement, Traité de Maastricht, Goldman Sach, BCE, Euro-bond, Toulon 1, Toulon 2, PartiSocialiste, UMP, Cris, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, boucs émissaires, parlement, peuples, référendum,Il n’aura échappé à personne que la consolidation de la zone euro, la mise en place de procédure de contrôles budgétaires et la mise en œuvre d’un nouveau traité de l’Union sont des réformes qui imposent des modifications constitutionnelles importantes et surtout qui vont prendre du temps.

Hors la situation est aujourd’hui particulièrement grave et nécessitNicolas Sarkozy, Angela Merkel, Philippe Seguin, Charles Pasqua, Jacques Chirac, François Mitterrand, Euro, Zone Euro, Grèce, Union Européenne, Laurent Fabius, Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Pierre Chevènement, Traité de Maastricht, Goldman Sach, BCE, Euro-bond, Toulon 1, Toulon 2, PartiSocialiste, UMP, Cris, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, boucs émissaires, parlement, peuples, référendum,e des réponses quasi immédiates. Nicolas Sarkozy et Angela Merkel n’ont, sur ces deux points, pas encore dit un seul mot !

A croire que pour Nicolas Sarkozy et Angela Merkel les peuples ne comptent plus!

 

21/11/2011

Merkel veut une modification des traités de l’UE. La France doit parler !

Berlin, Angela Merkel, Union Européenne, Bruxelles, Jean-Claude Juncker, Traité de Maastricht, automatisation des sanctions,Zone Euro, cour de justice européenne, Commissaire de stabilité, Mécanisme européenn de stabilité, MES, faillite ordonnée des Etats, Article 48 traité de l'Union, Volker Kauder, DDU-CSU, Bundestag,Royaume-Uni, BCE, Natixis, Sondervermögen, Eurogroupe, Espagne, Italie, Grèce, Nicolas Sarkozy,Selon le journal britannique « The Daily Telegraph»  un document de travail détaillé concernant un plan de relance de la construction européenne aurait été élaboré par le gouvernement allemand. Globalement, pour sortir de la crise, Berlin entend fixer à ses partenaires une l’application plus dure des critères de Maastricht ainsi qu’un approfondissement du fédéralisme européen.

S’appuyant sur la crise grecque, Berlin plaide en faveur d’une accélération, à l’intérieur de la zone euro, de l’intégration budgétaire au moyen d’un transfert de souveraineté, seule garantie, selon les techniciens experts allemands qui ont rédigés  ce document, d’obtenir une discipline budgétaire de l’ensemble des pays concernés. 

Le document liste de façon assez précise les moyens nécessaires à l’Europe, pour « ancrer fermement et définitivement une solide culture budgétaire » voie unique pour établir « une véritable union de la stabilité ». Les rédacteurs insistent sur la nécessité de créer « une politique budgétaire et économique intégrée »  pour que la zone euro puisse à «  long terme devenir financièrement et économiquement viable ».

Entre autre mesure pour parvenir à ce résultat, il est préconisé dans cBerlin, Angela Merkel, Union Européenne, Bruxelles, Jean-Claude Juncker, Traité de Maastricht, automatisation des sanctions,Zone Euro, cour de justice européenne, Commissaire de stabilité, Mécanisme européenn de stabilité, MES, faillite ordonnée des Etats, Article 48 traité de l'Union, Volker Kauder, DDU-CSU, Bundestag,Royaume-Uni, BCE, Natixis, Sondervermögen, Eurogroupe, Espagne, Italie, Grèce, Nicolas Sarkozy,e rapport « l’automatisation de sanctions » à l’endroit des pays qui auraient des déficits excessifs. En d’autres termes et pour être clair cela signifie que la commission serait demain dotée d’un pouvoir de sanctionner un état sans même en référer au Conseil des chefs d’états et de gouvernement de la Zone Euro.

Après les robots-spéculateurs à la Bourse, les experts allemands proposent d’installer à Bruxelles des robots-sanctionneurs financiers. 

L’idée est d’utiliser les sanctions financières comme « arme préventive» destinées à permettre un traitement « à la racine»  de ce qui est considéré par Berlin comme le mal absolu – le déficit budgétaire – en matière de gestion publique. Il est même envisagé que la commission ou un état membre puisse saisir la Cour de justice européenne.

L’arsenal des procédures est assez complet en ce qu’il évoque même la possibilité de création d’un « commissaire de stabilité» chargé des pays sanctionnés,  qui pourrait « décider directement » de l’utilisation des fonds structurels européens.

L’Allemagne de son côté pourrait aller jusqu’à demander une « réduction de souveraineté automatique » pour les pays qui ferait appel au « mécanisme européen de stabilité » – MES –. Cette mesure pourrait être mise en application à partir de 2013. Dès lors l’UE sur proposition du MES détiendrait de facto un « droit de veto»  sur les décisions des parlements nationaux en matière budgétaire allant jusqu’à la possibilité « d’imposer » au pays demandeur d’aides européennes des réductions de dépenses ou de nouvelles recettes.

En langage clair il va falloir se serrer la ceinture.

Berlin, Angela Merkel, Union Européenne, Bruxelles, Jean-Claude Juncker, Traité de Maastricht, automatisation des sanctions,Zone Euro, cour de justice européenne, Commissaire de stabilité, Mécanisme européenn de stabilité, MES, faillite ordonnée des Etats, Article 48 traité de l'Union, Volker Kauder, DDU-CSU, Bundestag,Royaume-Uni, BCE, Natixis, Sondervermögen, Eurogroupe, Espagne, Italie, Grèce, Nicolas Sarkozy,Au menu il faut s’attendre à des impôts supplémentaires, des baisses de salaire dans le privé et le public, des baisses de retraites et des réductions de droits.

 

Les auteurs du rapport poussent le raisonnement jusqu’à estimer possible  « d’imposer des mesures administratives » sans aller jusqu’à en donner concrètement des exemples.

Dernier élément de l’édifice, ce rapport prévoit explicitement la possibilité de mise en place d’un mécanisme de « faillite ordonnée des Etats » dans le cadre du MES ainsi que la possibilité pour les pays qui refuseraient d’obtempérer de faire le choix de la sortie.

En termes de calendrier de mise en œuvre de toutes ces dispositions, il n’est pas envisagé de trainer. La pose des « jalons »  des réformes envisagées dans ce rapport est prévue sous quelques semaines.

Pour aller dans ce sens, les auteurs, s’appuyant sur l’Article 48 du Traité de l’Union Européenne, préconisent l’utilisation de la « procédure simplifiée » de révision au moyen d’une convocation « rapide »  d’une « Convention »  des principales instances concernées – représentants des parlements nationaux, des gouvernements, de la commission, et du parlement européen –  pour valider les propositions qui devront être ensuite ratifiées par les pays membres.

berlin,angela merkel,union européenne,bruxelles,jean-claude juncker,traité de maastricht,automatisation des sanctions,zone euro,cour de justice européenne,commissaire de stabilité,mécanisme européenn de stabilité,mes,faillite ordonnée des etats,article 48 traité de l'union,volker kauder,ddu-csu,bundestag,royaume-uni,bce,natixis,sondervermögen,eurogroupe,espagne,italie,grèce,nicolas sarkozyLes Peuples au nom de la nécessité et de l’urgence ne seront pas appelés à se prononcer. Et quand bien même le seraient-ils que l’on peut légitimement s’interroger : Va-t’on nous refaire le coup du Traité de Lisbonne ?

S’agissant de la ratification de la réforme le rapport indique que celle-ci serait limitée aux seuls membres de la zone euro, excluant de facto le Royaume Uni. Enfin  est entendu que dans l’esprit du texte cette « union de la stabilité »  réalisée, pourrait s’ouvrir le grand « débat sur la voie à choisir pour parvenir à l’union politique ». Quid de ceux des pays qui n’auront pas ratifié les réformes ?

 

Berlin, Angela Merkel, Union Européenne, Bruxelles, Jean-Claude Juncker, Traité de Maastricht, automatisation des sanctions,Zone Euro, cour de justice européenne, Commissaire de stabilité, Mécanisme européenn de stabilité, MES, faillite ordonnée des Etats, Article 48 traité de l'Union, Volker Kauder, DDU-CSU, Bundestag,Royaume-Uni, BCE, Natixis, Sondervermögen, Eurogroupe, Espagne, Italie, Grèce, Nicolas Sarkozy,Angela Merkel qui aujourd’hui, après l’échec du dernier conseil européen qui s’est tenu avant le G20, veut reprendre l’initiative sur le dossier de la crise de la dette souveraine des états de la zone euro va faire monter d’un cran la pression sur ses partenaires en général et sur la France en particulier.

Dans sa dernière intervention devant le Congrès de la CDU, la Chancelière allemande a adopté une posture offensive posant son pays – la République Fédérale d’Allemagne – dans un rôle de leader de fait de la zone euro.

« Maintenant l’Europe parle allemand ».

berlin,angela merkel,union européenne,bruxelles,jean-claude juncker,traité de maastricht,automatisation des sanctions,zone euro,cour de justice européenne,commissaire de stabilité,mécanisme européenn de stabilité,mes,faillite ordonnée des etats,article 48 traité de l'union,volker kauder,ddu-csu,bundestag,royaume-uni,bce,natixis,sondervermögen,eurogroupe,espagne,italie,grèce,nicolas sarkozyVolker Kauder, le président du groupe parlementaire CDU/CSU ne prend d’ailleurs pas de gants sur cette question, pour lui il n’y a plus de doute. Dans une déclaration faite au Bundestag mardi 15 novembre il a tout simplement déclaré : « Maintenant l’Europe parle allemand ».

Moins maladroite, mais toute aussi déterminée la Chancelière s’est bien gardée d’aller jusque là. Ses déclarations ont été nettesberlin,angela merkel,union européenne,bruxelles,jean-claude juncker,traité de maastricht,automatisation des sanctions,zone euro,cour de justice européenne,commissaire de stabilité,mécanisme européenn de stabilité,mes,faillite ordonnée des etats,article 48 traité de l'union,volker kauder,ddu-csu,bundestag,royaume-uni,bce,natixis,sondervermögen,eurogroupe,espagne,italie,grèce,nicolas sarkozy et précises, totalement inspirées du texte récupéré par le Daily Telegraph. Trois d’entres elles paraissent représentatives des choix qui l’animent.

D’abord à destination de son propre pays car les réformes envisagées, notamment celles concernant l’automaticité des procédures, risquent de poser problème  au regard des dispositions de la constitution allemande qui prévoient l’autonomie budgétaire du Bundestag : « une avancée vers une nouvelle Europe ne pourra se faire que si nous sommes prêts à changer nos traités » 

Ensuite à destination du Royaume-Uni qui aujourd’hui joue sur le fait qu’il est partie prenante de l’Union sans être dans la Zone euro et qui jouant sur les deux tableaux refuse par exemple l’instauration d’une taxe à l’échelle de l’Union sur les mouvements financiers : «  les gouvernements nationaux doivent se préparer à se lier de manière contraignante à la communauté »

Enfin à destination de la France qui s’oppose au principe de « l’automatisation des sanctions » et qui souhaite la monétisation des dettes souveraines via la BCE : « si les politiciens pensent que la BCE peut résoudre la crise de l’Euro, alors ils se trompent ».

En première analyse la situation de l’Allemagne peut inciter ses dirigeants à vouloir donner des leçons à ses partenaires et surtout les amener à profiter du contexte pour imposer une manière allemande de concevoir les relations intereuropéennes.

Berlin, Angela Merkel, Union Européenne, Bruxelles, Jean-Claude Juncker, Traité de Maastricht, automatisation des sanctions,Zone Euro, cour de justice européenne, Commissaire de stabilité, Mécanisme européenn de stabilité, MES, faillite ordonnée des Etats, Article 48 traité de l'Union, Volker Kauder, DDU-CSU, Bundestag,Royaume-Uni, BCE, Natixis, Sondervermögen, Eurogroupe, Espagne, Italie, Grèce, Nicolas Sarkozy,Le déficit public serait à 1,7% du PIB en 2011, une dette à 82,6% en diminution, un chômage à 6% de la population active – rappelons que la prévision se situe à 9,6% pour la France – et pour couronner le tout un solde de la balance commerciale excédentaire. Qui dit mieux ? Pas la France en tout cas !

Les choses, à y  regarder de plus près, ne sont pas aussi engageantes qu’on veut bien en Allemagne le laisser croire!

« Son déficit public est honteusement truqué »  a dénoncé récemment un économiste de chez Natixis, qui met en cause une « astuce » technique qui a permi en 2008 à Berlin de créer un fond spécial de relance « Sondervermögen»  qui n’affecte pas le déficit public alors que la dette du pays augmente.

berlin,angela merkel,union européenne,bruxelles,jean-claude juncker,traité de maastricht,automatisation des sanctions,zone euro,cour de justice européenne,commissaire de stabilité,mécanisme européenn de stabilité,mes,faillite ordonnée des etats,article 48 traité de l'union,volker kauder,ddu-csu,bundestag,royaume-uni,bce,natixis,sondervermögen,eurogroupe,espagne,italie,grèce,nicolas sarkozyJean-Claude Juncker – Président de l’Eurogroupe –  en a remis une couche sur le sujet en déclarant : « En Allemagne, on fait comme si le pays n’avait aucun problème, comme si l’Allemagne était exempte de dettes tandis que les autres auraient des dettes excessives » ajoutant pour illustrer un peu mieux son propos : « l’Allemagne a une dette plus élevée que celle de l’Espagne. Seulement personne ne veut le savoir ici»

L’autre facteur qui devrait inciter les dirigeants Allemands  à plus de d’humilité est celui du déclin démographique, qui s’il permet l’affichage d’un faible taux de chômage n’en n’est pas moins très inquiétant. Le vieillissement de la population va contribuer à une explosion des dépenses d’assurance-maladie et de sécurité sociale soins et plus directement le déclin démographique va se traduire par « une baisse massive des recettes de l’état ».

Au fond la réussite affichée du modèle allemand est très relative et, dans un contexte généralisé de baisse de croissance de la zone euro, l’Allemagne pas plus que ses autres partenaires n’est pas à l’abri d’une attaque prochaine des spéculateurs qui pour l’instant l’épargnent encore et s’occupent de la Grèce de l’Italie, de l’Espagne et maintenant de la France. 

berlin,angela merkel,union européenne,bruxelles,jean-claude juncker,traité de maastricht,automatisation des sanctions,zone euro,cour de justice européenne,commissaire de stabilité,mécanisme européenn de stabilité,mes,faillite ordonnée des etats,article 48 traité de l'union,volker kauder,ddu-csu,bundestag,royaume-uni,bce,natixis,sondervermögen,eurogroupe,espagne,italie,grèce,nicolas sarkozyLe modèle Allemand mis en place avant la crise par les sociaux-démocrates n’est pas une assurance tout risque face aux assauts des spéculateurs d’outre-Atlantique dont l’Allemagne a depuis sa création été l’alliée tactique en Europe. La France doit être plus vigilante que jamais. L’Allemagne pays nationaliste de tradition ne cherche qu’à conforter ses positions et sa zone d’influence en Europe continentale.

Il est temps de dire à Madame Angela Merkel que la France n’entend pas que « l’Europe parle Allemand ».

berlin,angela merkel,union européenne,bruxelles,jean-claude juncker,traité de maastricht,automatisation des sanctions,zone euro,cour de justice européenne,commissaire de stabilité,mécanisme européenn de stabilité,mes,faillite ordonnée des etats,article 48 traité de l'union,volker kauder,ddu-csu,bundestag,royaume-uni,bce,natixis,sondervermögen,eurogroupe,espagne,italie,grèce,nicolas sarkozyCe qui se joue actuellement est un nouvel épisode de ce qui s’est joué au moment de la réunification entre la RFA et la RDA. François Mitterand l’a acceptée comme gage de paix et de réconciliation définitive du « tandem franco-allemand ».

Force est de constater que nous voilà désormais avec une nouvelle tentative de l’Allemagne de placer l’Europe à sa botte. Certes cette fois cela se passe pacifiquement, mais tout de même les berlin,angela merkel,union européenne,bruxelles,jean-claude juncker,traité de maastricht,automatisation des sanctions,zone euro,cour de justice européenne,commissaire de stabilité,mécanisme européenn de stabilité,mes,faillite ordonnée des etats,article 48 traité de l'union,volker kauder,ddu-csu,bundestag,royaume-uni,bce,natixis,sondervermögen,eurogroupe,espagne,italie,grèce,nicolas sarkozydégâts sociaux risquent d’être particulièrement violents.

L’heure est à la hiérarchisation des priorités pour la France et parmi celles-ci figure au rang premier, le Rassemblement des Français afin que le chef de l’Etat, aujourd’hui Nicolas Sarkozy demain celui qui sortira des urnes, soit dans tous les cas en mesure de faire prévaloir au sein de berlin,angela merkel,union européenne,bruxelles,jean-claude juncker,traité de maastricht,automatisation des sanctions,zone euro,cour de justice européenne,commissaire de stabilité,mécanisme européenn de stabilité,mes,faillite ordonnée des etats,article 48 traité de l'union,volker kauder,ddu-csu,bundestag,royaume-uni,bce,natixis,sondervermögen,eurogroupe,espagne,italie,grèce,nicolas sarkozyl’Union européenne les valeurs et la vision du monde qui sont les nôtres en ayant l’assurance du soutien indéfectible des Français.

11/11/2011

Le deuxième plan de rigueur a du plomb dans l'aile

 

Nicolas Sarkozy, François Fillon, Valérie Pécresse, François Barouin, Zone Euro, Standard & Poor's, Moody's, Grèce, Irlande, Espagne, Portugal, Italie, Commission de Bruxelles, Olli Rehn, Triple A, Il y a tout juste  trois jours sur ce même blog j’avais introduit l’article rédigé à propos du deuxième plan SarKozy/Fillon en émettant quelques doutes sur la fiabilité de celui-ci : « …..Ce nouveau budget de rigueur et d'austérité, dont on nous dit qu’il est le plus dur depuis 1945 vise, à donner l’impression que la France respectera les objectifs fixés concernant le déficit prévu pour 2012 ».

Ajoutant un peu plus loin dans le corps du texte : «  Il est clair que la perte du triple A complétant une récession  à laquelle nous n’échapperons pas avec ce mauvais plan, ne sera pas pardonné à un Nicolas Sarkozy plus accroché que jamais aux ors de l’Elysée et aux avantages qu’il peut en tirer. Alors avec force éléments de langage et présence médiatique tout azimut, on tente de faire croire que l’on est résolument engagé dans la bataille de la réduction des déficits ».

Nicolas Sarkozy, François Fillon, Valérie Pécresse, François Barouin, Zone Euro, Standard & Poor's, Moody's, Grèce, Irlande, Espagne, Portugal, Italie, Commission de Bruxelles, Olli Rehn, Triple A, Les choses n’ont pas tardé à se vérifier. Le deuxième plan de rigueur a du plomb dans l'aile. Cela est parti de Bruxelles où il a été annoncé pour la France une croissance de 0,6% en 2012 alors que le denier plan Fillon table désormais sur 1%, chiffre qui avait déjà été révisé à la baisse par rapport au plan d’il y a deux mois qui lui tablait sur 1,75%.

Olli Rehn – Commissaire européen aux affaires économiques – dans une formule toute diplomatique s’est plutôt critique concernant nos finances publiques : « Nous saluons le fait que le gouvernement (français) ait annoncé récemment des mesures de consolidation budgétaire. Pour ce qui concerne 2013, des mesures supplémentaires sont nécessaires pour corriger le déficit public excessif.»

François Baroin – ministre des finances – et Valérie Pécresse – ministre du budget – se sont empressés dans un communiqué commun d’indiquer que les engagements français seront respectés : «l’engagement de ramener le déficit à 3% du PIB en 2013 puis à l’équilibre en 2016 sera tenu».

Qui peut encore croire des gens qui il y a trois jours à peine nous assuraient, croix de bois croix de fer si je mens je vais en enfer, que ce gouvernement allait protéger les Français ? Les protéger de quoi?

Jeudi 10 novembre les taux français se sont envolés au point que sur le marché de la dette, l’écart entre les taux d’obligations à 10 ans de l’Allemagne et de la France a atteint un niveau historique.  Ce taux de financement a atteint 3,45% soit 1,7 point de pourcentage de différence avec l’Allemagne dont le taux est à 1,77%. Du jamais vu !

nicolas sarkozy,françois fillon,valérie pécresse,françois barouin,zone euro,standard & poor's,moody's,grèce,irlande,espagne,portugal,italie,commission de bruxelles,olli rehn,triple aCe qu’il faut bien avoir en mémoire lorsque l’on parle de la dette c’est que celle-ci a atteint aujourd’hui 1700 milliards d’euros soit 86% du PIB – elle était de  663,5 milliards d’euros fin 1995 (55,5% du PIB) et de 1211,6 milliards fin 2007(64,2% du PIB) –   et que passé 90% du PIB la dette devient ingérable tout simplement parce que au delà de ce seuil c’est la croissance du PIB qui est touchée.

La ligne budgétaire prévue au budget de l’état pour couvrir la charge de la dette représente à elle seule le 2ème poste de dépenses, juste après le budget consacré à l’éducation nationale et avant le budget de la défense et se situe à un montant de l’ordre de 48 à 50 milliards d’euros soit 2.5% du PIB.

Nicolas Sarkozy, François Fillon, Valérie Pécresse, François Barouin, Zone Euro, Standard & Poor's, Moody's, Grèce, Irlande, Espagne, Portugal, Italie, Commission de Bruxelles, Olli Rehn, Triple A, C’est dans ce contexte bien particulier que l’Agence Standard & Poor’s a annoncé que la France avait perdu son « triple A » suscitant l’ire du gouvernement français et la demande d’ouverture d’une enquête du de l’office de contrôle des marchés.

Valéry Pécresse et François Baroin peuvent bien gigoter, si erreur il yNicolas Sarkozy, François Fillon, Valérie Pécresse, François Barouin, Zone Euro, Standard & Poor's, Moody's, Grèce, Irlande, Espagne, Portugal, Italie, Commission de Bruxelles, Olli Rehn, Triple A, a pu y avoir de la part de l’Agence de notation c’est bien sur le timing de l’officialisation de la communication et non sur le fond du sujet qui est que la France désormais est entrée comme la Grèce, l’Irlande, l’Espagne, le Portugal et l’Italie dans une phase sérieuse d’incertitudes.

nicolas sarkozy,françois fillon,valérie pécresse,françois barouin,zone euro,standard & poor's,moody's,grèce,irlande,espagne,portugal,italie,commission de bruxelles,olli rehn,triple aD’ailleurs chacun se souvient que mi-octobre une autre agence de notation, l’agence Moody’s, avait fait savoir qu’elle se donnait trois mois avant de réviser ou pas sa perspective de notation AAA pour la France. En d’autres termes la France était sous surveillance accrue des marchés de puis 1 mois.

Pour un Président qui a déclaré qu’il préférait « être un président sérieux qu’un candidat mou » Nicolas Sarkozy aurait été mieux inspiré de ne pas prêter le flanc à une critique officielle de la Commission de Bruxelles en tentant de minimiser le défaut de croissance de la France pour 2012 – 1% au lieu de 0,6% – rendant ainsi un bien mauvais service à la crédibilité  de son plan d’austérité présenté il y a trois jours.

Nicolas Sarkozy, François Fillon, Valérie Pécresse, François Barouin, Zone Euro, Standard & Poor's, Moody's, Grèce, Irlande, Espagne, Portugal, Italie, Commission de Bruxelles, Olli Rehn, Triple A, Les marchés que nos gouvernants « idolâtrent » sont implacables, leur argent prime tout. Cette fois plus question de repousser à plus tard ce qui aurait dû être fait dès hier, l’heure n’est plus à rafistoler les budgets de dépenses pour ne pas toucher à sa clientèle électorale et prendre le risque de la défaite bref il va falloir à Nicolas Sarkozy se comporter autrement qu’en « président mou ».

Depuis 2007 la dette de la France a augmenté de 500 milliards d'euros. Tout n’est pas imputable au gouvernement en place et il faut reconnaître que la crise de 2008 a fait mal au budget de la France comme à celui de tous les autres. Mais plusieurs décisions politiques ont été prises par lui. Elles se sont traduites par une diminution nette des recettes fiscales – dépenses fiscales – sur les quelles il faut d’urgence revenir.

Nicolas Sarkozy, François Fillon, Valérie Pécresse, François Barouin, Zone Euro, Standard & Poor's, Moody's, Grèce, Irlande, Espagne, Portugal, Italie, Commission de Bruxelles, Olli Rehn, Triple A, Les Français les plus modestes – classes moyennes et classes populaires à revenus plus que modestes – n’accepteront pas sans réagir un troisième plan qui leur ferait supporter l’essentiel de la note. Ils attendent du sérieux de la fermeté et de la justice.

Il y a urgence à réagir tant en interne qu’au plan européen pour qu’au-delà des mesures proprement françaises soient trouvées les solutions de compromis avec l’Allemagne concernant la monétisation des dettes souveraines.

Nicolas Sarkozy, François Fillon, Valérie Pécresse, François Barouin, Zone Euro, Standard & Poor's, Moody's, Grèce, Irlande, Espagne, Portugal, Italie, Commission de Bruxelles, Olli Rehn, Triple A, L’heure est grave car un défaut de la Grèce ou de l’Italie viendrait impacter l’ensemble du dispositif de la Zone Euro aussi il est temps pour l’Allemagne de prendre conscience qu’aujourd’hui son attitude intransigeante ne sert que les intérêts financiers des banques et de l’état américains.

29/10/2011

Sarkozy: Un simple candidat en précampagne présidentielle pour 2012

 

nicolas-sarkozy-sur-tf1-et-france-2-le-27-octobre-2011-10574573padfh_1713.jpgQu’il le dise ou pas, n'a pas d'importance, l’homme qui s’est exprimé hier sur TF1 et France 2 était pré-campagne. Cette émission n’avait pour seul objectif, mettre au travail une batterie d’analystes et de communicants en vue de lui fournir ses futurs éléments de posture et de langage pour demain reconquérir la confiance de ceux qui ont cru dans ses promesses en 2007 qui aujourd’hui n’en peuvent plus de ses reniements et qui ont commencé à le vomir en silence.

Hier Nicolas Sarkozy n’a pas été le Président de la République responsable, qu’il voulu nous montrer, venant rendre compte aux Français des décisions qui ont enfin été accouchées à Bruxelles pour tenter de sortir l’Europe d’une crise qui n’en finit plus et que ni lui ni la Chancelière Allemande sont fichus de résoudre tant leurs désaccord est important.

 

 

banque_centrale_euro_18898b.jpgDans cette émission calée, calibrée, avec ce qu’il faut de  grandiloquence, « s’il n’y avait pas eu d’accord hier soir, ce n’est pas simplement l’Europe qui sombrait dans la catastrophe, c’est le monde entier »  Nicolas Sarkozy a tenté de nous faire croire qu’il ne fait que son devoir de chef de l’Etat – n’a-t-il pas été élu pour cela ?   sans se soucier de ses ambitions personnelles. Tu parles Charles !

Dur le jugement ! Non, réaliste ! Parce que même en le parant de toutes les vertus, cet accord, arraché après une nuit de « tiraillements » franco-allemands, ne règle en rien le problème de fond de l’Europe donc les problèmes liés à la crise et que la dessus il ne s’est pas exprimé parce qu’il n’a rien à dire, c’est un homme du passé sans vision pour le futur !

helmut.jpgimages.jpgL’Europe pour s’en sortir doit définitivement mettre un terme à l’ambigüité du Traité de Maastricht où le choix entre fédéralisme ou confédéralisme a été esquivé. Le compromis de François Mitterand et d’Helmut Kohl doit désormais être dépassé.

Hors Nicolas Sarkozy et Angela Merkel sur ce point sont loin de se rejoindre. Ils ne se sont mis d’accord que sur une chose, g2580252.jpgagner du temps et mieux aborder chacun leur côté la campagne électorale qui les attend en vue de leur réélection. On a sauvé la Grèce youppie on est les plus beaux et les plus forts !

Mais ce nième plan de sauvetage de la Grèce va rapidement montrer ses limites quand le Portugal, l’Espagne et l’Italie vont venir frapper à la porte de la solidarité européenne parce qu’elles ne peuvent plus payer les intérêts de leurs dettes respectives. D’ailleurs Nicolas Sarkozy lui-même n’y croit qu’à moitié, il commence déjà à se couvrir car rien n’est gagné : «  si la Grèce fait les efforts qui lui sont demandés, ça ne coûtera rien à la France, ça ne coûtera rien à l’Europe ».

Non hier Nicolas Sarkozy ne s’est pas comporté en chef de l’Etat qu'il prétend être, mais en candidat cornaqué par l’UMP dont il est en réalité resté le petit chef. Candidat à la recherche d’une stratégie de campagne pour sa réélection, candidat venu nous refaire la campagne de 2007.

Mais il n’a pas été meilleur sur le plan intérieur français !

Oser nous dire qu’il ne connaissait pas l’état des finances des caisses de retraites avant d’être élu, il fallait oser le faire ! Nicolas Sarkozy hier soir l’a fait ! Nous faire le coup de violon sur les 35 heures, la retraite à 60 ans, et tutti quanti comme étant les principales sources de la crise de la dette de la France, franchement il fallait aussi oser le faire ! Nicolas Sarkozy hier soir l’a fait !

Nicolas Sarkozy connaîtrait-il si mal l’entreprise qu’il n’a pas encore intégré que le passage aux 35 heures, s’il a posé un réel problème pour les PME de la sous-traitance, n’en n’a pas moins été un formidable moyen pour les directions des grandes entreprises d’engager des opérations réussies d’augmentation de la productivité au travail de coups de rabot conséquents sur les conditions de travail et de blocage des salaires durant trois ans.

Si Nicolas Sarkozy ne sait pas cela, les salariés sur qui la pression s’est accrue lors du passage aux 35 heures en savent eux quelque chose et s'en souviennent ainsi que les "petits patrons" de PME. Il ne faudrait tout de même pas prendre les Français qui travaillent que pour des billes.

54435_protesters-shout-slogans-during-a-rally-against-the-austerity-economic-measures-and-corruption-in-front-of-the-parliament-in-athens.jpgQuand à nous faire pleurer sur le sort des Grecs et ce qu’ils subissent, la ficelle est un peu grosse pour servir au Français l’idée un nouveau tour de visse auquel ils vont être soumis.

Il y a à peine trois mois  un plan d’austérité a été présenté en hors d’œuvre à nos concitoyens. Voilà que l’on nous annonce en plat de résistance un deuxième plan – la prévision de croissance à 1.75% du précédent s’avère mauvaise, il faut tabler désormais sur 1%. C’est la faute à …… Mitterand ? Il décédé depuis 1996 ! A …… Jospin ? Il a quitté la vie politique depuis 2002! A …… Martine Aubry ? Elle est dans l’opposition depuis 2002 ! Alors la faute à qui .....? – .

Le repas, que dire, « la pilule amère » est servie, Français il vous faut l’avaler. Nicolas Sarkozy le sauveur autoproclamé de l’Europe et du Monde, le protecteur de la France et des Français, vous convie à la table de la « gestion rigoureuse ». D’ailleurs ne vous plaignez pas regarder il vous a épargné le sort des Grecs. Ce n’est pas une ficèle, c’est une corde d’ancre marine!

Au fond qu’avons-nous vu et entendu hier ?

q.liberation.fr.jpgD’abord, il nous a été donné à voir un Nicolas Sarkozy, se faisant passer pour un héros du dernier sommet de Bruxelles, sauveur de l’Euro, de l’Europe et bientôt du monde. Grâce à lui et selon lui, tout ira mieux demain, les chinois vont investir leurs excédents en Europe  et la crise ne sera bientôt plus qu’un mauvais souvenir.

Ensuite, il nous a été donné d’entendre que si les socialistes en 1983 n’avaient pas pris "des décisions folles", aujourd’hui la France ne serait pas dans les difficultés qu’elle connaît, aussi 7708511405_une-mauvaise-note-de-l-agence-standard-and-poor-s-et-les-pays-concernes-empruntent-plus-cher-sur-les-marches.jpgendettée qu’elle l’est. Heureusement a martelé Nicolas Sarkozy les réformes qui s’imposaient ont été faites et le redressement est en marche. Si le président nous a dit assumer ses responsabilités il a omis au passage les 500 milliards d’augmentation de la dette de ces 4 dernières années qui pèsent durement sur notre fameuse note AAA.

Enfin, Nicolas Sarkozy a annoncé que les Français auront à se serrer la ceinture encore de quelques crans.  Le tout emballé dans une vague promesse que tout cela se fera de façon juste et que les efforts seront partagés par tous.

Pour le reste braves gens ne comptez pas sur Nicolas Sarkozy pour qu'il vous en dise plus! Le protecteur de la France prépare le régime mais ne vous dit pas ce qu’il y aura à la carte sinon que «  le problème ce ne sont pas les agences de notations, c’est que nous dépensons trop ». La messe est dite entre les lignes il faut comprendre demain ce sera régime sec.

Les Français veulent du changement, et souhaitent qu’on leur donne des perspectives d’avenir. De cela ils n’ont pas entendu parler.

Ce dont ils peuvent être surs c’est que Nicolas Sarkozy qui n’a qu’une obsession en tête, se faire réélire, fera tout ce qui est en son pouvoir pour ne pas déplaire aux marchés afin que la France conserve son triple A.

En ligne de mire, les retraites, le pouvoir d’achat, le remboursement des dépenses de santé, l’assurance chômage, bref il nous suffit de bien nous imprégner du régime qui a été imposé, par les marchés, le FMI et la Commission Européenne, aux Grecs, aux Espagnols, aux Italiens pour comprendre à quoi peuvent s’attendre demain les Français.

Personne ne peut nier que des efforts doivent être engagés pour redonne8300_1ere.jpgr de la compétitivité au secteur industriel français, pour réformer la fonction publique et territoriale, pour reconquérir  un équilibre des finances publiques, pour assurer la transition énergétique et écologique du modèle de production industriel et agricole français, pour transformer le système de santé et prendre en compte le viellissement de la population. Mais tout cela ne peut pas indéfiniment être porté par les classes moyennes et les classes les plus démunies.

Il faut impérativement remettre de la justice à tous les niveaux du corps social.

1-a-logo-for-oil-giant-total-is-seen-at-a-petrol-station-in-london_201.jpgLa contribution des plus aisés de nos compatriotes doit être sollicitée plus fortement. La tranche supérieure de l’impôt de 41% doit être élevée à 45%, il faut créer une nouvelle tranche à 50%. Que cela plaise ou ne plaise pas au Medef, il faut que 1893365.jpgles grands groupes industriels soit imposés plus lourdement. La grande distribution doit lâcher un bout de la part insolente de plus value qu’elle réalise sur le dos des consommateurs et des sous-traitants. Les transactions financières doivent être taxées.....

Ces pistes courageuses à explorer et à mettre en oeuvre pour un homme d’état, Nicolas Sarkozy ne les a pas abordées de riche_323.jpgfront et pour cause. Elles toucheraient à l’essentiel de ce qui constitue son fond de clientèle électoral qu’il n’a cessé de satisfaire depuis son arrivée à l’Elysée  et sans lequel demain il n’aurait plus aucune chance de se faire réélire.

La faiblesse et le peu d’ambition des propositions du programme socialiste auraient du l’inciter à s’inscrire résolument dans cette voie. Mais n’est pas homme d’état celui qui se déclare comme tel!

medium_drapeau.jpgLe costume de l'intérêt général est un peu trop large pour Nicolas Sarkozy, celui de chef de clan lui sied mieux c'est au fond la leçon qui nous a été donné de recevoir au terme de ce pitoyable tour de piste médiatique

09/08/2011

Note dette souveraine des Etats Unis: Pékin est rouge de colère !

L’affaire couvait depuis un certain temps. Finalement Standard & Poor’s, l’Agence de notation – elles sont trois plus une chinoise dans le monde – a franchi le Rubicon.

Pékin, Sarkozy, Déficit, Dette souveraine, Agences de notation, Standars & Poor's, BCE, Allemagne, France, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Euro, Europe, Etats-Unis, Chine,Pour la première fois depuis 1917, dans la nuit de vendredi à samedi 5 aout, une agence de notation, S&P, a officiellement dévalué la note de la dette publique américaine d’un cran, la passant du niveau AAA au niveau AA, le tout assorti d’une perspective négative. C’est la note souveraine des Etats-Unis qui vient d’être dégradée en raison en particulier du déficit croissant du pays et de l’augmentation de son endettement.

En clair l’Agence considère que les Etats-Unis n’ont pas la capacité de mettre en œuvre un programme de remise en ordre de leurs finances publiques et que cela pose désormais la question du remboursement d’une dette colossale.

Dette à ce point importante qu’une erreur de 2000 milliards de dollars commise par S&P dans les projections à 2021, n’a pas été jugée significative, par l’agence pour remettre en cause na notation.

Pékin, Sarkozy, Déficit, Dette souveraine, Agences de notation, Standars & Poor's, BCE, Allemagne, France, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Euro, Europe, Etats-Unis, Chine,Rappelons nous, à ce jour la dette américaine est chiffrée 14300 milliards de dollars et le déficit de l’Etat fédéral se situe au niveau du PIB du Canada – 1500 milliards de dollars –.

C’est la panique totale sur la planète finance et politique. Les Bourses s’effondrent, en Europe les dirigeants européens cherchent par tous les moyens à rassurer les marchés tout en n’étant pas au clair sur le fond des solutions à mettre en œuvre.

Ça tire à hue et à dia!

Pékin, Sarkozy, Déficit, Dette souveraine, Agences de notation, Standars & Poor's, BCE, Allemagne, France, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Euro, Europe, Etats-Unis, Chine,Français Allemands, Anglais Italiens, Espagnols vont de conciliabules en conciliabules privés bilatéraux et vidéoconférences secrètes. Devant les caméras, on affiche de grands sourires entre Allemands et Français mais derrière on ne pousse pas les mêmes solutions.

La Banque Centrale Européenne fait de son mieux pour rassurer «les marchés» mais l’Allemagne refuse d’augmenter les moyens du Fond de 476 milliards d’Euro pour s’affranchir du risque sur les dettes italienne, espagnole et portugaise.

Pékin, Sarkozy, Déficit, Dette souveraine, Agences de notation, Standars & Poor's, BCE, Allemagne, France, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Euro, Europe, Etats-Unis, Chine,L’euro est menacé à un moment ou plus que jamais il doit être renforcé face au dollar pour constituer une valeur alternative d’échange.

De son côté Washington proteste, l’agence de notation, elle, persiste et signe en indiquant très sérieusement que la note des Etats-Unis pourrait encore baisser d’un cran d’ici 16 à 24 mois.

Pékin, Sarkozy, Déficit, Dette souveraine, Agences de notation, Standars & Poor's, BCE, Allemagne, France, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Euro, Europe, Etats-Unis, Chine,Nicolas Sarkozy apporte un soutien sans faille à l’Amérique. Il s’en prend «à l’irrationalité des investisseurs, l’inconséquence des banques et l’inculture des agences de notations» bref il tacle ces institutions addicts aux principes de l’idéologie néo libérale-conservatrice qui depuis plus de 30 ans ont fait la pluie et le beau temps aux Etats-Unis avec le résultat que nous subissons aujourd'hui.

Pas un mot de sa part sur les dirigeants politiques qui continuent de ne pas regarder plus loin que le bout de leur prochaine campagne électorale et sur leur irresponsabilité qui les entrave alors qu’il importe en ce moment et plus que jamais que le «Politique» reprenne la main.

Pékin, Sarkozy, Déficit, Dette souveraine, Agences de notation, Standars & Poor's, BCE, Allemagne, France, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Euro, Europe, Etats-Unis, Chine,Le spectacle américain du débat Républicains/Démocrate au Congrès à propos du relèvement du plafond de la dette américaine a été lamentable.

Celui des Européens concernant le soutien à la Grèce et la mise en œuvre de dispositions pour faire face aux attaques contre les dettes souveraines de l’Espagne du Portugal et de l’Italie n’ayant pas été plus brillant.

Un verrou vient de sauter!

Mais, au de la de la crise à laquelle le système économique et financier mondial va une fois de plus devoir faire face – depuis 1971, date de la rupture unilatérale des accords de Bretton Woods par les Etats-Unis, nous avons connus 124 crises bancaires, 205 crises de crédit, 63 crises d’états souverains* –, au-delà des insuffisances des dirigeants politiques, ce dont il faut bien s’imprégner reste qu’un verrou qui vient de sauter.

Pékin, Sarkozy, Déficit, Dette souveraine, Agences de notation, Standars & Poor's, BCE, Allemagne, France, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Euro, Europe, Etats-Unis, Chine,Pour s’en convaincre il n’est qu’à lire et bien méditer les déclarations de l’agence Chinoise Xinhua que curieusement tant les journalistes que nos responsables politiques n’ont pas vraiment commentés.

Pékin est rouge de colère et tance les US!

Dans une déclaration au ton très peu amène, voir virulent, les choses ont été clairement dites par l’agence Xinhua – Chine nouvelle –. «Le seul moyen que les Américains ont trouvé pour améliorer la croissance économique a été de contracter de nouveaux prêts pour financer les anciens», et d’ajouter comme pour bien se faire comprendre, «Le gouvernement américain doit se résigner à un état de fait douloureux: le bon vieux temps où il n’y avait qu’à emprunter pour se tirer du pétrin qu’il avait lui-même créé est terminé».

pékin,sarkozy,déficit,dette souveraine,agences de notation,standars & poor's,bce,allemagne,france,italie,espagne,portugal,grèce,euro,europe,etats-unis,chinePuis après la critique la sentence sans appel: «La Chine, premier créancier de la seule superpuissance mondiale, est dorénavant dans son droit d’exiger des Etats-Unis qu’ils affrontent le problème de leur dette structurelle et assure la sécurité des actifs chinois en dollars».

Pékin ne s’est d’ailleurs pas contenter de parler aux Etats-Unis. A l’adresse des autres parties prenantes de l’économie mondiale – le G18, soit le G20 moins la Chine et les Etats-Unis – la Chine a annoncé la couleur: «Il faut mettre en place une surveillance internationale sur la question du dollar américain et une nouvelle monnaie de réserve, stable et sûre, peut aussi être une option pour éviter qu’une catastrophe soit provoquée par un seul pays».

La réalité des développements de cette crise restera d’abord et avant tout ces déclarations qui ouvrent une nouvelle perspective pour le leadership politique de la planète.

Plus rien ne sera comme avant la nuit du 5 au 6 Août 2011.

pékin,sarkozy,déficit,dette souveraine,agences de notation,standars & poor's,bce,allemagne,france,italie,espagne,portugal,grèce,euro,europe,etats-unis,chineLa Chine dont il y a beaucoup à dire, s’agissant de son soutien implicite aux dérives des Etats-Unis – nous y reviendrons dans un prochain billet –, vient de siffler la fin d’une partie. Une partie qui a vu les Etats-Unis conduire le monde en fonction de ses seuls intérêts.

Une nouvelle confrontation, car il n’est pas imaginable que les choses se passent tranquillement, va commencer dont l’issue est pour l’instant particulièrement incertaine.

Comble de l’ironie, c’est le PC Chinois qui tient désormais le sifflet.

Pékin, Sarkozy, Déficit, Dette souveraine, Agences de notation, Standars & Poor's, BCE, Allemagne, France, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Euro, Europe, Etats-Unis, Chine,L'Europe et les Européens dans ce moment doivent très rapidement prendre les décisions qui lui conserveront un rôle de puissance d'avenir dans un mode multipolaire que la Chine va vouloir dominer.

Dire que certains avaient pu croire, la lors de la chute du PC soviétique, que l’Histoire pouvait s'arrêter.



* source Édouard Tétreau «Quand le dollar nous tue» chez Grasset.

23/07/2011

Crise de la dette : un palliatif de 160 milliard d’€uros…... et après ?

bce_0.jpgEn réunion au sommet, jeudi à Bruxelles, les dirigeants européens, sont finalement parvenus à accorder leurs violons pour permettre à la Grèce de ne pas sombrer en entraînant toute la zone euro avec elle.

Quelles sont les grandes données du mécano financier qui a été imaginé pour venir en aide à la Grèce?

Globalement, avec ce nouveau plan la Grèce a obtenu, via le FESF – Fond Européen de Stabilité Financière – le maintien de son financement. Des moyens supplémentaires sur une durée plus longue et avec des taux d’intérêts moins élevé ainsi qu’une restructuration partielle de sa dette lui sont accordés.

En plus des 110 milliards d’€uros obtenus l’an dernier le nouveau plan se chiffre à 160 milliards d’€uro sur 3 ans, dont 50 milliards en provenance du secteur privé – banques assurances et fonds d’investissement – le solde étant apporté par le FMI et l’Union européenne. Afin de diminuer la charge de la dette le taux des intérêts d’emprunt passera de 4.5% à 3.5%. Enfin la Grèce aura plus de temps pour rembourser puisque la durée des prêts sera portée de 7 ans à 15 ans au minimum.

Les créanciers privés sont également mis à contribution.

Il leur est demandé d'échelonner les remboursements des dettes contractées ou d’accepter un rachat de leurs créances à prix «cassé» - 60% de la valeur d’émission» - des obligations d'Etat qu’ils ont acquis.

19_04_Bourse_trader_Wall_Street-930_620_scalewidth_630.jpgLes «marchés», après avoir tant et plus perturbé la sérénité des négociations menées par les dirigeants des états européens pour trouver une solution à la crise des dettes souveraines, semblent accueillir ce plan positivement. Les cotations à la «corbeille» des valeurs européennes des secteurs de la banque et des assurances sont reparties à la hausse.

Pour autant si l’horizon semble dégagé sur les 3 années à venir s’agissant du cas de la Grèce, rien ne vient garantir que les difficultés de l’Irlande, du Portugal, de l’Espagne, voir de l’Italie et de la France ne vont pas à échéance plus ou moins rapprochée relancer la mécanique de la crise et des attaques des Agences de notation anglo-saxonnes dont on peut à bon droit se dire qu’elle pourraient assez facilement être considérées comme les mercenaires d’une guerre contre l’€uros face au $dollar américain.

03cc3d4c-98cc-11e0-83d0-6311d46fe47f.jpgDes réformes de fond importantes sont promises par les dirigeants européens, la France et l’Allemagne en particulier semble vouloir afficher une volonté de dépassement de leurs divergences de fond.

Cela reste à vérifier car de nombreuses questions ne sont pas réglées et restent en suspend!

Parmi elles, une est d’importance capitale et il va falloir désormais y apporter une réponse nette: Quelle Europe voulons-nous?

Cette question est pendante depuis la création de la monnaie unique sans mise en place d’une approche globale des politiques économiques et fiscales des états membres de l’Union et sans se doter des moyens d’une défense collective face aux attaques des spéculateurs financiers.

Le combat contre les attaques spéculatives vis-à-vis de l’un ou l’autre des états de l’Union sont insupportables et il doit être mis fin aux menées malsaines des agences de notations qui permettent aux spéculateurs de prospérer sur les difficultés nées des déstabilisations qu’elles provoquent.

Des mesures de taxation seraient les bienvenues pour mettre un terme à ces agissements inacceptables.

A l’heure qu’il est, ce plan d’aide à la Grèce dont la mise en place a été trop longue et qui, selon François Fillon, aura pour conséquence «une augmentation d’ici 2014 de notre niveau d’endettement, à hauteur d’environ 15 milliards d’€uros» permet de mettre un terme provisoire aux difficultés européennes. Ce n’est qu’un répit qui est accordé à la zone €uro.

ue-drapeaux-de-divers-pays-europeens-4504391tulrl_1713.jpgIl faut désormais aller plus loin et travailler d’arrache pied à la construction d’un édifice européen solide et durable. Faute de quoi les mêmes causes engendrant les mêmes effets demain nous amèneront face à de nouvelles crises qui cette fois pourraient s’avérer fatales à l’Union Européenne.

 

27/04/2010

Que veut l'Allemagne?

87946_merkel-papandreou-unejpg.jpgDepuis le début de la crise grecque l’Allemagne n’en finit pas de jouer « le cul de plomb » dès lors que des solutions semblent se profiler pour permettre au gouvernement hellène une sortie de crise sans catastrophe sociale pour le pays. A ce jeu c’est l’ensemble des pays de la zone euro qui risquent bientôt de se trouver en difficulté.

 

Mercredi 17 mars, tout en émettant l’idée, «en dernier recours»,  d'exclure un pays de la zone euro en cas d'infractions répétées aux règles de Maastricht, Angela Merkel, rejetait devant le Bundestag, la possibilité d’une aide rapide à la Grèce.  Enfonçant le clou, la Chancelière allemande a précisé qu’il ne fallait pas «apporter une aide prématurée, mais mettre de l'ordre dans tout cela».

 

Certes l’opinion publique allemande est loin d’être favorable, voire hostile, à toute  politique de la main tendue envers un pays et une population qu’elle considère comme laxiste.

 

Angéla Merkel est d'autant plus sensibilisée par cette opposition que des élections locales difficiles pour son parti auront lieu à la mi-mai en Allemagne. De plus son gouvernement de coalition est divisé sur la question grecque.

 

Tout cela ne justifie en aucune manière que la solidarité européenne ne joue pas pour soutenir l’actuel chef de gouvernement grec, qui très courageusement fait face, de son côté, à une montée en puissance des mécontentement que soulève le plan d’austérité mis en place pour donner des gages sur la bonne conduite des affaires de l’Etat grec pour le futur.

 

Au-delà de la crise du financement de sa dette, le pays, très dépendant de la conjoncture générale européenne et mondiale pour son économie doit amortir un recul important de l’activité de secteurs traditionnellement forts. Ainsi en matière de tourisme le recul se chiffre à 13%, pour la construction navale et le transport maritime à 7,8%.

 

Le plan de redressement va imposer une cure d'austérité sans précédent au pays, qui viendra se surajouter aux difficultés réelles économiques. Ce plan aura, à n’en pas douter, des conséquences sur les investissements et la demande des ménages.

 

Pour mémoire le programme d’assainissement prévoit une augmentation de la TVA de 19 à 21%, un relèvement des Impôts et des taxes à la consommation, une réduction des salaires dans le secteur public qui représente 32 % des salariés du pays, moins 60% du quatorzième mois et moins 30 % du treizième mois ainsi qu’un blocage général des retraites.

Nonobstant, Wolfgang Schäuble le ministre des Finances CDU de la coalition Merkel en remet une couche. Alors que la Grèce a, ce vendredi, officiellement demandé l’aide de l’Union Européenne et du FMI, celui-ci lui réclame de nouvelles mesures d'austérité. Faute de quoi, Berlin pourrait mettre son veto à la mise en place du plan européen aide à Athènes.

Dans la foulée, Hans-Peter Friedrich, un des hauts responsables de la CSU, parti conservateur bavarois, considère lui que « la Grèce devrait envisager sérieusement de quitter la zone euro », pendant que Werner Langen l’actuel chef du groupe conservateur allemand, CDU/CSU, au Parlement européen, martèle, «la véritable alternative» serait qu'Athènes «quitte la zone euro et redevienne compétitive à l'aide de rudes réformes structurelles ».

 

Toute cette agitation provoque un affolement des marchés mais également une colère de la rue à Athènes.

Les taux grecs à 10 ans sont montés à un niveau record lundi dépassant le seuil de 9%. Cette tension s’est traduite par un relèvement des taux  au Portugal, en Espagne et en Irlande laissant craindre une contagion de la crise à d’autres pays fragilisés de la zone euro.

Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre qu’à ce stade la situation devient assez imprévisible. Le remède de cheval que veut  imposer l’Allemagne à la Grèce risque d’être plus négatif que positif. A force d’exiger plus d’économies et d’efforts c’est à une déroute économique et sociale que le pays va être conduit, qui ne sera pas sans conséquences pour l’ensemble de l’Europe.

 

Que veut l’Allemagne ? Le retour des colonels en Grèce ? Au rythme des déclarations de ses dirigeants on pourrait le croire. Que veut l’Allemagne ? Se payer à bon compte «  Quelques Iles » ? «On vous donne du fric, vous nous donnez Corfou »  comme le dit le journal allemand Bild.

Quelle honte, quelle arrogance ! D’autant que dans cette histoire de financement de la dette grecque, il n’est pas question de « don » de la part de qui que ce soit, mais bien de prêts adossés à des taux d’intérêts largement rémunérateurs pour les pays contributeurs. Pour mémoire pour prêter à la Grèce à un taux de 5%, l’Allemagne emprunterait à 1.5%.

Pourquoi l’Allemagne dont la part dans le commerce mondial des armes et systèmes d’armements atteint plus de 11%. ne recommande-t-elle pas à la Grèce une réduction drastique de ses budgets d’armement ? La réponse est claire, la Grèce, éternel rival de la Turquie, 5ème importateur mondial d’armement dont le budget défense est de 6 milliards d’Euro/an, représente 13% de ses ventes mondiales.

Il suffirait que l'Europe, à condition qu’elle existe en tant puissance politique et militaire souveraine, accorde sa protection à la Grèce contre toute agression, pour réduire dans un rapport deux ou trois les dépenses militaires de ce pays donc le budget général de l’état. Les marchands d'armes Allemands, Américains et Français seraient certes pénalisés, mais la dette et les déficits de la Grèce seraient très rapidement résorbés!

Il faut donc cesser cette hypocrisie générale qui se sert de la Grèce pour pousser les feux d’un projet politique allemand inavouable ! Il faut cesser de nous faire croire que la Grèce a trompé ses partenaires européens !

Depuis 2001, personne te surtout pas la Commission européenne ne pouvait ignorer la réalité des comptes de la Grèce. Il suffisait pour cela de vérifier les comptes des administrations centrales pour constater le déficit permanent du budget de l’État grec et voir que la dette officielle (rendue présentable pour intégrer la zone euro) annoncée ne correspondait pas à la réalité des finances du pays. Tout le monde savait mais personne n’a parlé! Pour des questions politiques et géostratégiques il fallait pousser à l’intégration de la Grèce dans la zone euro. A cette époque la France et l’Allemagne en étaient les plus ardents partisans.

En défendant la Grèce «nous défendons le territoire de l'euro»  a  déclaré  dimanche Christine Lagarde, ajoutant fort justement, «Lorsqu'une partie de ce territoire est attaquée, et que notre devise commune est sous pression, on est tous tenus d'être solidaires».

Il est temps pour l’Allemagne de comprendre que, sauf à vouloir délibérément casser l’Union Européenne, la solidarité des européens dans cette affaire doit jouer, comme ce fut le cas au moment de la réunification.

Il est temps aussi pour la France de dire très clairement que ces atermoiements ne peuvent plus durer, comme ne peut plus durer cette arrogance teutonne qui veut faire marcher l’Europe au pas cadencé depuis Berlin.

Il faut très clairement que le 3 mai prochain, le parlement français qui va débattre du plan d'aide du gouvernement français à la Grèce signifie à Angela MERKEL la détermination de notre Pays.

Pas de Munich diplomatique ! La  France solidaire des pays méditerranéens  doit soutenir la Grèce, sans complaisance certes, mais sans arrogance ou marchandage boutiquier avec à l’esprit le sens de l’intérêt général des pays européens de la zone euro.  

08:55 Écrit par Bernard FRAU dans 10. International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : grèce, portugal, espagne, merkel, europe | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

 
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