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17/12/2012

Petroplus Petit-Couronne : L’appel au boycott de la Shell par les salariés de la raffinerie.

Pétroplus, Shell, Raffinerie de Petit-Couronne, Tribunal de Commerce de Rouen, Arnaud Montebourg, Laurent Fabius, Alain Levern, Didier Marie, Conseil Général de Seine Maritime, Conseil Régional de Haute-Normandie, Mairie de Petit-Couronne, Yvon Scornet, CGT, CFDT, CFE/CGC, Intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC, Nicolas Vincent, Patrick Roméo Président Shelle France, AFP, LIA, Libyan Investment Authority, François Fillon, Dominique Randon, Rouen, Elections municipales 2014, Elections Régionales et territoriales 2015Le 24 janvier dernier,  après la mise en faillite  à la suite de la faillite de Petroplus propriétaire de la raffinerie de Petit-Couronne, près de Rouen en Haute-Normandie, celle avait été placée en redressement judiciaire par le Tribunal de commerce de Rouen.

Durant toute la période écoulée depuis le placement en redressement judiciaire, le site a été géré par la société Petroplus Raffinage Petit-Couronne (PPRC) assisté d'un administrateur judiciaire.

Le 16 octobre dernier, la liquidation judiciaire de la raffinerie a été prononcée par les juges du Tribunal de Commerce de Rouen, tout en admettant un sursis de façon à laisser du temps à des investisseurs potentiels pour se positionner. 

La date limite fixée pour le dépôt d’une offre de reprise est le 5 février. Au-delà de cette date le site sera définitivement fermé.

Pétroplus, Shell, Raffinerie de Petit-Couronne, Tribunal de Commerce de Rouen, Arnaud Montebourg, Laurent Fabius, Alain Levern, Didier Marie, Conseil Général de Seine Maritime, Conseil Régional de Haute-Normandie, Mairie de Petit-Couronne, Yvon Scornet, CGT, CFDT, CFE/CGC, Intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC, Nicolas Vincent, Patrick Roméo Président Shelle France, AFP, LIA, Libyan Investment Authority, François Fillon, Dominique Randon, Rouen, Elections municipales 2014, Elections Régionales et territoriales 2015En attendant la raffinerie, où travaillent 470 salariés, a fonctionné grâce à un contrat négocié  avec la Shell il y a 6 mois dont le terme était ce samedi 16 décembre. Une prolongation jusqu’au 7 janvier 2013 avait été obtenue par le Ministère Montebourg auprès de la Shell.

Cette prolongation a été jugée insuffisante par la direction locale, pour permettre une hypothétique reprise sans interruption de la production au cas où un nouvel investisseur se décidait.

De plus les niveaux de prix actuels du marché ne permettaient pas, selon la direction, une poursuite du contrat dans des conditions de rentabilité acceptables.

Dès lors les travaux de mise en arrêt du site ont été lancés.. «La direction a lancé les procédures d'arrêt qui commenceront jeudi et dureront une dizaine de jours, le temps de bien mettre en sécurité les installations», a précisé Yvon Scornet le porte-parole de l'Intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC.

La délégation de l’intersyndicale conduite par Nicolas Vincent s’est rendue lundi au siège du groupe  à Colombes dans les Hauts-de-Seine pour obtenir des éclaircissements «avant le 28 décembre» à propos de l’arrêt progressif des activités tel qu’il a été décidé.  

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«On fait un appel au boycott national de Shell. Patrick Roméo, le président du groupe en France, a refusé de nous recevoir et n'a pas de date avant le mois de janvier » a déclaré à l’AFP Nicolas Vincent.

«Nous demandons donc à tous les citoyens de ne plus faire le plein d'essence, ni d'acheter d'huile de la marque Shell», a complété le syndicaliste.

Au-delà de cet appel au boycott, le blocage d'un stock de propane, propriété de la  Shell, implanté sur le site, a été organisé par les salariés qui espèrent voir un investisseur reprendre l’outil industriel et assurer la poursuite des activités du centre de raffinage et de stockage.

Cela dit les choses semblent  plutôt mal se présenter : «le propriétaire historique de la raffinerie se désengage de ses responsabilités sociales et environnementales» ont-ils indiqué parlant d’une évaluation d’un plan social et de dépollution, en cas de fermeture définitive, « évalué à 500 millions d’euros à la charge de la collectivité et des contribuables ».

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LIA avait d’ailleurs démenti les premières rumeurs d’accord sur le mode : le fond «ne consentira des investissements que dans des projets rentables au service des intérêts de la Libye».

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Il faut que le projet soit rentable et au service des intérêts de la Libye ont-ils fait savoir aux français!.

Or précisément les conditions de prix sur le marché du raffinage ne permettent même pas une prolongation de 3 semaines d’activité avec garantie de ne pas perdre d’argent sur le site.

La bataille est engagée, gageons de plus que les autres pétroliers installés en France n’accepteront pas de voir s’installer une concurrence franco-libyenne  surtout avec le soutien des fonds publics du FSI – Front Stratégique d’Investissement – comme partenaire minoritaire.

On se souvient que dans une lettre publique, en date du 30 décembre 2011, Laurent Fabius, alors dans l’opposition, avait interpellé sur un ton dramatique le 1er ministre Fillon, afin d’être reçu pour évoquer «la situation gravissime» de la raffinerie de Petit-Couronne (*).

«Compte tenu de l’urgence, je vous demande de bien  vouloir me recevoir dès la semaine prochaine» avait insisté lourdement dans sa lettre Laurent Fabius, ajoutant que pour ce rendez-vous il souhaitait être accompagné de plusieurs de ses amis élus socialistes, Alain Levern le président de Région, Didier Marie celui du Conseil général de la Seine Maritime et Dominique Randon le Maire de Petit Couronne.

Chacun se demande aujourd’hui comment le Ministre des Affaires Etrangères et ses amis vont gérer le recul politique qu’ils seront contraints demain d’opérer.

Plus  grave encore que les contorsions auxquelles les édiles socialistes nous ont toujours habitués et auxquelles sans vergogne ils vont se livrer à nouveau ; c’est sur la question du coût social et environnemental qu’ils seront attendus.

Les 500 millions d’euros à la charge de la collectivité et des contribuables!

Faute d’avoir anticipé – les surcapacités européennes de raffinage étaient connues depuis longtemps – faute Pétroplus, Shell, Raffinerie de Petit-Couronne, Tribunal de Commerce de Rouen, Arnaud Montebourg, Laurent Fabius, Alain Levern, Didier Marie, Conseil Général de Seine Maritime, Conseil Régional de Haute-Normandie, Mairie de Petit-Couronne, Yvon Scornet, CGT, CFDT, CFE/CGC, Intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC, Nicolas Vincent, Patrick Roméo Président Shelle France, AFP, LIA, Libyan Investment Authority, François Fillon, Dominique Randon, Rouen, Elections municipales 2014, Elections Régionales et territoriales 2015d’avoir prévu une stratégie de repli – le site de Petit-Couronne est pollué et poreux donc très mal positionné pour une reprise, tout le monde le sait, Laurent Fabius le premier – les responsables régionaux fabiuso-socialistes vont mettre les Haut-Normands dans une grande difficulté.

Mais cela est une habitude courante en Haute-Normandie diront les habitués de la Région un peu fatalistes depuis que Laurent Fabius règne en maître sur le destin des hauts-normands.

Pétroplus, Shell, Raffinerie de Petit-Couronne, Tribunal de Commerce de Rouen, Arnaud Montebourg, Laurent Fabius, Alain Levern, Didier Marie, Conseil Général de Seine Maritime, Conseil Régional de Haute-Normandie, Mairie de Petit-Couronne, Yvon Scornet, CGT, CFDT, CFE/CGC, Intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC, Nicolas Vincent, Patrick Roméo Président Shelle France, AFP, LIA, Libyan Investment Authority, François Fillon, Dominique Randon, Rouen, Elections municipales 2014, Elections Régionales et territoriales 2015La même imprévoyance coupable avec le contournement de Rouen n’est-elle pas aussi à porter au débit de cette équipe et de son chef qui tiennent tous les pouvoirs locaux, municipaux départementaux et régionaux.

L’heure approche où ils devront, eux et leurs alliés verts et rouges devront rendre des comptes.   L’occasion leur en sera données lors des prochaines élections municipales en 2014 et régionales et Térritoriales en 2015.

(*) Voir billet : http://leblogpolitiquedebernardfrau.20minutes-blogs.fr/archive/2011/12/31/petroplus-fabius-fait-son-cinema.html

31/12/2011

Petroplus : Fabius fait son cinéma !

dollar-en-liasse.jpgIl manque un milliard de dollars au raffineur « suisse » pour acheter son brut et faire tourner ses raffineries. Or l’accès à une nouvelle ligne de crédit a été refusé par le groupe de 13 banques, dont la Société Générale, BNP Paribas, Crédit Suisse, UBS, Natixis, Morgan Stanley et Deutsch Bank qui jusqu’à présent assurait le financement à court terme de l’exploitation de Petroplus.

Dès lors tout en indiquant vendredi qu’elle poursuivait les discussions «  de façon ouverte et constructives, pour restaurer petroplus-logo.pngles facilités de crédit du groupe » la direction de Petroplus a pris la décision de cesser « provisoirement » l’activité de trois de ses 5 raffineries dont le groupe est propriétaire en Europe, précisant que leur redémarrage était conditionné à un retour favorable « de la disponibilité du crédit et des conditions économiques ». Autant dire que l’horizon paraît plus que douteux.

content_Petroplus_Karte_France.jpgIl et prévu d’enclencher les procédures d’arrêt dès lundi 2 janvier 2012. Sont concernés les sites d’Anvers en Belgique, de Gressier en Suisse et de Petit-Couronne qui emploie 550 personnes en Haute-Normandie, plus précisément dans la circonscription de Laurent Fabius, l’ex plus jeune premier ministre que François Mitterrand avait donné à la France. Les sites d’Ingolstadt en Allemagne et de Coryton au Royaume-Uni continuant pour l’instant de fonctionner.

Le député socialiste, qui ne recule devant aucune occasion de montrer qu’il est proche du Peuple et soucieux de préserver 609fe406-339a-11e1-99d2-cfc399f23281.jpgl’emploi à n’importe quel coût écologique ou économique et alors que le dossier est ouvert depuis le début décembre, s’est adressé au premier ministre, dans une lettre en date du 30 décembre, afin d’être reçu « dès la semaine prochaine » pour évoquer «  la situation gravissime » de la raffinerie de Petit-Couronne.

« Compte tenu de l’urgence, je vous demande de bien vouloir me recevoir dès la semaine prochaine» a écrit Laurent Fabius, ajoutant que pour ce rendez-vous il souhaitait être accompagné de plusieurs de ses amis élus socialistes, Alain Levern le président de Région, Didier Marie celui du Conseil général de la Seine Maritime et Dominique Randon le Maire de Petit Couronne.

 1509063_photo-1309094259596-1-0_640x280.jpgDe qui se moque Laurent Fabius pour parler d’urgence ? Déjà en octobre une annonce du groupe suisse indiquait que la Raffinerie de Petit-Couronne serait « reconfigurée »  entrainant l’arrêt de la fabrication d’huiles et la suppression de 120 emplois sur le site ! Quand aux difficultés à reconduire la fameuse ligne de crédit d’un milliard de dollars elles étaient connues depuis le début du mois de décembre.

Laurent Fabius et ses amis font du cinéma pré-électoral tel le ferait des intermittents de la politique locale ! Les difficultés du site de Petit Couronne sont connues de longue date ! Déjà en 1991 la direction en place de la Shell, lors d’un incident grave, menaçait de fermer le site, s’il n’était pas mis un terme aux interventions « politiques  en provenance de défenseurs de l’environnement».

Ces derniers dénonçaient avec vigueur le manque d’entretien des installations et des pratiques peu recommandables en matière d’élimination en forêt des déchets des bacs de stockage. Les archives de Paris Normandie, France 3, de Radio France et du Monde peuvent être consultées à propos. La raffinerie, dont les  installations déjà à l’époque laissaient à désirer, elles étaient poreuses, la Raffinerie Shell a été responsable du déversement de milliers de litres de gas-oil dans la nappe phréatique.

Laurent Fabius sait tout cela ! Il fait semblant de défendre un site qui est déjà  considéré comme condamné par les décideurs, spéculateurs et  financiers, qui aujourd’hui sont les maitres qui fixent la règle du jeu à des politiques complaisants.   

De plus le contexte européen de Petroplus est lui aussi bien connu depuis au moins 2007 année où le groupe est passé ca809e3e-52fe-11df-9ec1-da750d6a9e09.jpgdans le rouge. Cette  année là un rapport de la Commission européenne faisait état d’une situation problématique des raffineries européennes qui souffraient «  depuis le milieu des années 80 de surcapacités et d’une longue période de faible rentabilité » ! De fait était engagé le cycle de fermeture des sites non rentables ou à fort taux de frais d’entretien.

Les difficultés de Petroplus  ne sont pas d’ordre conjoncturel mais bien d’ordre structurel qui peuvent se décliner en trois points.

alternatives-au-petrole.jpgD’abord, l’achat des barils de brut réglé par du crédit à court terme, indique que l’entreprise n’a plus de fond de roulement ce qui la rend vulnérable aux incidents de conjoncture.

Ensuite l’examen des comptes fait apparaître au bilan des actifs « pourris » donc surévalués.

Enfin Petroplus intervient sur un secteur industriel où les capacités de production étant surabondantes, la concurrence y est vive et  induit de très faibles rentabilités d’exploitation. Au troisième trimestre de cette  année la perte annoncée pour Petroplus est de 146.6 millions de dollars. Ce qui se traduit par une impossibilité de financer les investissements nécessaires à la modernisation des sites de production.

Cet aspect du problème est d’autant plus aigu que les sites Petroplus, au contraire de ceux de ses concurrents Total, Exon, Shell et BP, sont en monoproduction ce qui rend impossible toute compensassions des pertes sur d’autres activités.

Laurent Fabius comme Eric Besson qui de son côté va rencontrer le PDG de Petroplus pour «  faire le point sur la situation du groupe, et plus particulièrement sur les perspectives concernant le site français de Petit-Couronne »  amusent la galerie en évoquant l’urgence et la gravité des problèmes.

Ils ne font que brasser de l’air ! Qu’ont-ils fait pour anticiper les difficultés  annoncées en 2007 déjà prévisibles depuis 30 ans maintenant?

Aujourd’hui l’UMP et le PS vont se partager, les rôles chacun appelant à la réindustrialisation de la France à la vaseline250.jpgdésertification duquel ils ont eux mêmes œuvré lorsqu’ils étaient en charge des affaires. Le gouvernement Fillon pragmatique et sans illusions sur l’issue du dossier a déjà chargé Pascal Clément « d’une mission d’appui et de suivi de la situation de la raffinerie de Petit-Couronne ». Laurent Fabius de son côté, fidèle à ses pratiques, va nous faire croire qu’il a un plan B qu’il oubliera ensuite les élections passées.

 
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