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01/09/2013

Syrie: Barack OBAMA décrète la pause François Hollande suit!

Le 29 août, la Chambre des communes, par 285 voix contre 272 voix, a refusé d’approuver la proposition de David Cameron d’intervenir militairement en Syrie.

Le vote à la Chambre de communes, à claqué comme une gifle cinglante pour David Cameron qui est désormais contraint mettre Barack Obama, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, Jean-Pierre Chevènement, David Cameron, Fraçois Bayrou, Syries, Lettre ouverte Bayrou, Sunites Chiites, Vote Chambre des Communes, Parlement à Versailles, Syrie, Damas,un bémol à ses propos et actions belliqueuses. Du coup  Barack Obama dont le piège dans lequel il s’est enferré tout seul – la fameuse ligne rouge – se referme sur lui un peu plus et l’oblige à consulter le Congrès américain pour solliciter un « feu vert » avant de décider de lancer sur la Syrie ses missiles Tomawaksà partir des navires de la flotte américaine pré-positionnée au large des côtes syriennes.

En France, François Hollande, suivant en cela Laurent Fabius et les «pousse à la guerre» de Barack Obama, dit avoir «la certitude» de «la responsabilité indubitable du régime» syrien dans l'attaque chimique du 21 août dernier est désormais dans une position Barack Obama, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, Jean-Pierre Chevènement, David Cameron, Fraçois Bayrou, Syries, Lettre ouverte Bayrou, Sunites Chiites, Vote Chambre des Communes, Parlement à Versailles, Syrie, Damas,politique et diplomatique assez inconfortable.  

La pause décrétée par Barack Obama, qui militait pour des frappes punitives immédiates à laquelle la France s’était ralliée, oblige François Hollande à attendre une décision qui le placera demain plus encore en suiveur atlantiste soumis quel que soit la position qu’adoptera le Congrès américain.

De plus au plan national à gauche comme à droite de nombreuses Barack Obama, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, Jean-Pierre Chevènement, David Cameron, Fraçois Bayrou, Syries, Lettre ouverte Bayrou, Sunites Chiites, Vote Chambre des Communes, Parlement à Versailles, Syrie, Damas,voix s’élèvent pour réclamer un vote du Parlement.  

François Hollande, qui a déclaré que cette exigence n’est pas inscrite dans la Constitution et que donc il pouvait s’en passer, serait bien inspiré d’y souscrire, ce d’autant que selon un sondage BVA publié le 30 août, 64 % des Français sont hostiles à une intervention armée.

Bernard FRAU Délégué général HER

 


Dominique de Villepin: l'invité de Ruth Elkrief... par BFMTV

Syrie : Lettre ouverte de François Bayrou à François Hollande:

« S’il est peu de doute qu’il existe des armes chimiques – les mêmes ont été si largement utilisées pendant la guerre de 14 –, les preuves indiscutables de la responsabilité de leur utilisation Barack Obama, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, Jean-Pierre Chevènement, David Cameron, Fraçois Bayrou, Syries, Lettre ouverte Bayrou, Sunites Chiites, Vote Chambre des Communes, Parlement à Versailles, Syrie, Damas,n’ont pas été apportées, comme l’a reconnu M. Cameron. Le fer et le feu continuent à faire des deux côtés de nombreuses victimes.

Vous créez un précédent : vous allez intervenir sans mandat des Nations unies, sans nos alliés européens, sans l’Otan, dans une action bilatérale avec les États-Unis. Ce que la France reprochait en 2003 à Berlusconi, à Blair, à Aznar, elle va l’accomplir aujourd’hui. Comment interdire à d’autres demain des interventions unilatérales? »

 (…) « … la France a un devoir vis-à-vis d’elle-même! Nous avons construit une image de la France au travers des décennies : de de Gaulle à Jacques Chirac lors du drame irakien, nous étions le pays qui parlait avec tous, et protégeait l’essentiel. Et ce n’était pas seulement une image : c’était notre identité et notre réalité. C’était un patrimoine pour notre pays.

Monsieur le Président, nous étions nombreux à avoir mis de l’espoir en votre modération et votre équilibre. Vous engagez la France dans une voie périlleuse.

Je souhaite me tromper, mais je voulais vous dire que vous faites courir un grand risque à l’avenir de la Syrie, aux minorités, au Liban, et à une certaine idée de la France qui ne s’aligne pas ».

Lu sur : Journal du Dimanche 01/09/2013

http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Syrie-la-lettre-ouverte-de-Bayrou-a-Hollande-626689

Syrie : Entretien de Jean-Pierre Chevènement au Parisien dimanche,

Propos recueillis par Philippe Martinat.

Le Parisien: Vous attendiez-vous à une telle escalade de la tension internationale sur la Syrie?

Jean-Pierre Chevènement: J’ai toujours été inquiet au sujet de la Syrie. J’avais d’ailleurs exprimé ma préoccupation à François Barack Obama, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, Jean-Pierre Chevènement, David Cameron, Fraçois Bayrou, Syries, Lettre ouverte Bayrou, Sunites Chiites, Vote Chambre des Communes, Parlement à Versailles, Syrie, Damas,Hollande et à Laurent Fabius dès le mois de juin 2012 quant à la définition de notre politique. Selon moi, il eût mieux valu privilégier une posture de négociation et faire de la France un intermédiaire entre les camps qui s’opposent dans ce qui est une véritable guerre civile intercommunautaire avec, à l’arrière-plan, une rivalité entre sunnites et chiites.

Je ne pense pas que la France ait intérêt à entrer dans une guerre de religion.

Vous jugez notre diplomatie imprudente?

Je m’étais inquiété de la formulation « Bachar doit partir », calquée sur celle employée naguère par Alain Juppé: «Kadhafi doit partir.»

Je me suis entretenu à plusieurs reprises avec le président de la République et avec le ministre des Affaires étrangères. Je pense qu’il n’y a pas de solution militaire, il ne peut y avoir qu’une solution politique.

Celle-ci doit intervenir avec l’ensemble des parties prenantes du conflit, ce qui suppose le respect de la légalité internationale, car c’est dans le cadre du Conseil de sécurité de l’ONU que ces négociations peuvent être menées.

En tout cas, j’ai clairement privilégié cette ligne de la négociation et j’ai beaucoup regretté qu’Alain Juppé ait fermé l’ambassade de France à Damas en mars 2012 : il y a une continuité, si je puis dire…

Bachar al-Assad n’a-t-il pas néanmoins franchi la ligne rouge en employant des armes chimiques?

C’est possible, mais ce n’est pas sûr. Etait-ce vraiment son intérêt? Je pense qu’une erreur a été commise par le président Obama quand il a déclaré, en août 2012, que l’emploi de l’arme chimique serait la ligne rouge conditionnant une intervention occidentale. Il s’est piégé lui-même.

Reste maintenant à savoir ce qui s’est passé réellement. On nous parle de preuves, mais je me rappelle de Colin Powell devant le Conseil de sécurité de l’ONU brandissant ses fioles : « We’ve got the evidence! » - NDLR : « Nous avons les preuves ! » - Le secrétaire d’Etat, qui était peut-être de bonne foi, avait été intoxiqué par la CIA. Dans le cas présent, nous n’avons pas de preuves irréfutables.

Il y a tout de même environ un millier de morts dans ce massacre…
Au Caire aussi, il y a un millier de personnes qui ont été tuées, certes par balles, mais on n’a guère entendu les professeurs de morale. Autrefois, il y avait le droit. Aujourd’hui, on a remplacé le droit par la morale. Et de la morale on passe à la punition. C’est plus facile, mais c’est très dangereux, car le fameux « droit d’ingérence », c’est toujours le droit du plus fort : on n’a jamais vu les faibles intervenir dans les affaires des forts.

Je n’ai pas besoin de vous rappeler tous les exemples de manipulation de l’opinion publique dans l’histoire. Je me méfie donc beaucoup des manipulations de l’opinion publique et de la dictature de l’émotion à partir de laquelle on prend des décisions apparemment dictées par la morale mais qui ont en fait un sens politique. Le droit-de-l’hommisme ignore ou, de manière plus perverse, occulte les choix politiques.

La France prend-elle un risque en restant en première ligne à côté des Etats-Unis?

Je constate que la France sera, si cette frappe intervient, le seul allié européen de M. Obama, d’ailleurs soutenu par l’ancien président Bush. C’est la situation inverse de celle de 2003, où les Etats-Unis et la Grande-Bretagne avaient le concours de l’Italie, de l’Espagne, de la Pologne et d’autres pays européens. Là, nous sommes totalement isolés.

J’ajoute que l’opinion publique est divisée. Ce n’est pas servir la défense du pays que d’engager nos forces dans un pareil contexte. Le président Hollande parle à juste titre du maintien de la souveraineté de la France.

Mais l’indépendance de la France suppose que nous ne soyons pas ralliés à la ligne « occidentaliste », celle qu’on appelait autrefois néoconservatrice : c’est-à-dire l’Occident contre les autres.

Vous êtes donc résolument hostile à des frappes?

Je n’ai pas un esprit systématique : je m’étais abstenu sur la Libye, j’ai été tout à fait en pointe sur le Mali. Quand on fait le bilan de toutes les ingérences, ce n’est pas très brillant : au Kosovo, nous avons récolté un Etat mafieux ; en Irak, où il n’y a plus d’Etat, il y a eu 1 000 morts en juillet dans des attentats ; en Libye, les milices islamistes sont maîtresses du terrain… Que se passera-t-il demain après Bachar al-Assad? Nous savons très bien qu’il y a des groupes jihadistes importants, armés de l’extérieur. Moi, je serais prudent. Il faut absolument privilégier les voies de la paix.

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Source:
Le ParisienDimanche 1 Septembre 2013 à 08:36

24/02/2013

Royaume-Uni: « triple A » pan sur le bec !

C’est la première fois depuis 1978, alors que le pays est Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,sous la menace de retomber en récession, que l'agence de notation Moody's vient de sanctionner Londres en lui retirant son triple A. Cette décision intervient un an après un premier avertissement qui avait été notifié au gouvernement britannique.

Pour justifier sa décision – baisse de la note d’un cran de «AAA à Aa1» – Moody's a avancé «la faiblesse continue des perspectives à moyen terme » de la Grande-Bretagne, et a indiqué qu’il fallait s'attendre à ce que la faiblesse de l'activité économique du pays «s'étende à la deuxième moitié de la décennie».

La note est toutefois assortie d’une perspective «stable» eu égard à la solvabilité «extrêmement élevée»  de l'économie britannique qui a été jugée solide. On peut penser que cette appréciation conduira l’agence à ne pas retoucher à court terme la note de la Grande Bretagne.

Au quatrième trimestre 2012 avait fait un premier pas vers un retour en direction de la récession qui s’était traduit par un recul de son PIB – Produit intérieur brut – de 0,3%. Les résultats du 1er trimestre sont attendus avec inquiétude.

Si la tendance devait se confirmer les Britanniques devront subir une troisième récession de la crise de 2008-2009. 

Cette perte du AAA n’est en fait pas une surprise, déjà au mois de décembre George Osborne, le patron des Finances britanniques, avait dû avouer que le plan d’austérité devrait se poursuivre au moins jusqu’en 2018 et que les objectifs de réduction de la dette ne serait pas atteints.

Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,Le chef du gouvernement David Cameron, qui lors des dernières négociations du budget européen s’était montré si intraitable sur la nécessité d’imposer aux européens une cure d’austérité, est désormais sous forte pression. Son budget doit être présenté  le 20 mars.

De façon particulièrement éclairante l’analyste en chef de Moody's pour la Grande-Bretagne  a indiqué à l’AFP «Plusieurs facteurs se combinent mais il y a principalement un processus de désendettement du secteur privé et public qui a sans aucun doute étouffé la croissance».

On peut se demander quel «démon» titille tous ces experts économistes qui poussent des schémas de resserrement des budgets, dont ils constatent les résultats qu’ils sanctionnent malgré tout.

L’agence s’inquiète du niveau de la dette publique du Pays tout en signalant une «inflation élevée».

De qui se moque-t-on ?

Personne n’ignore que produire de l’inflation est pour un état un moyen bien connu de  réduire la valeur absolue de sa dette souveraine.

Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,Le gouvernement britannique le sait fort bien, qui hypocritement fait filer l’affaire en laissant la banque centrale anglaise l’alimenter en faisant fonctionner la planche à billet.

Ce mécanisme de dévaluation camouflé de la livre, censé freiner la consommation intérieure tout en dopant les exportations est une arnaque particulièrement déloyale vis-à-vis des européens de la zone euro, permise par le fait que Londres précisément n’appartient pas cette zone euro.

«Loin d'affaiblir notre détermination à mettre en oeuvre notre plan de relance, cette décision la redouble», s’est empressé de déclarer à la presse a aussitôt réagi, George Osborne.

On peut là encore se demander de qui se moque ce ministre du gouvernement Cameron.

De quel plan de relance parle-t-il ? De celui que son premier ministre empêche de mettre en œuvre à Bruxelles ?

Comment veut-il faire repartir une économie dont l’activité se contracte sous l’effet conjugué d’un recul du PIB malgré une dévaluation de fait et une inflation qui pèse sur la consommation des ménages.

Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,David Cameron et son gouvernement n’auront pas d’autres possibilités que de laisser se creuser la dette publique que le FMI a déjà prévu qu’elle devrait atteindre 93,3% du PIB en 2013. Moody's, de son côté, ajoute qu’elle estime qu’elle ne devrait «pas s'inverser avant 2016 ».

Pour l’opposition travailliste cette perte du «AAA» est la preuve patente « que le plan (Cameron ndlr) n'a pas marché".

«Le gouvernement doit prendre de toute urgence des mesures pour relancer notre économie atone et réaliser que nous avons besoin de croissance pour réduire les déficits (...) au lieu de saigner le malade comme le faisaient les médecins au XVIIIe siècle» réclame Ed Balls, le responsable de l'opposition travailliste chargé de l'économie.

Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,Pour mémoire le FMI tout récemment avait suggéré à David Cameron mettre un bémol à son programme de rigueur lui conseillant «un assainissement budgétaire plus lent ». David Cameron a fait la sourde oreille.

En attendant, qu’il conduise la Grande Bretagne dans une nouvelle crise économique et sociale ne regarde que les Anglais à qui il finira par devoir rendre des comptes, mais qu’il s’autorise à donner des leçons aux Européens alors qu’il n’en a ni la légitimité – la Grande-Bretagne n’est pas dans la Zone Euro – ni les contraintes n’est pas acceptable.

L’attitude d’Angela Merkel qui, au dernier sommet Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,européen, a rangé l’Allemagne aux côtés des Britanniques contre la France est-elle le signe qu’à l’initiative des libéraux-conservateurs un retournement d’alliance serait en train de s’amorcer au sein du Vieux Continent ?

On peut légitimement poser la question après l’annonce Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,du soutien germano-britannique au projet américain de mise en place d’une zone de libre-échange entre les USA et l’UE qui porterait à n’en pas douter un coup fatal à l’agriculture française.

Le choix britannique de favoriser les fabricants d’avions Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,d’outre-Atlantique n’est pas non plus le signe d’une volonté de renforcement de l’UE en matière de défense qui est le seul moyen de garantir la souveraineté de toute  puissance politique ! Visiblement en la matière le Royaume-Uni ne regardent pas du même côté que la France.

Quant à l’Allemagne qui vit depuis toujours sous le parapluie militaire américain sans en avoir à payer le prix budgétaire, la situation présente assurément un côté confortable en période de crise qui pourrait inciter sa classe dirigeante à prendre une certaine distance avec le pacte historique passé entre le général De Gaulle et le chancelier Adenauer.

Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,Les semaines et les mois qui viennent permettront d’y voir un peu plus clair, mais il souffle en ce moment un vent mauvais sur les relations européennes.

Espérons que la perte du «triple A» britannique incitera les dirigeants du gouvernement de sa majesté à un peu moins de mépris, à un peu plus de réalisme.

23/07/2012

La rafle du Vél d'hiv : un «crime commis en France par la France».

Les 16 et 17 juillet 1942, 13.152 juifs, dont 4.115 enfants,  de Paris et de la banlieue ont été arrêtés, à leur domicile sur ordre du chef de la police de Vichy, René Bousquet, l’indéfectible ami de feu François Mitterrand.

Vél d'Hiv, la Rafle du Vel d'Hiv, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, L'état de Vichy, Philippe Pétain, Allemagne nazie, Vélodrome d'hiver, René Bousquet, occupation, un crime commis en France par la France, Henri Guaino, François Mittérand, «Les équipes chargées des arrestations devront procéder avec le plus de rapidité possible, sans paroles inutiles et sans commentaires. En outre, au moment de l'arrestation, le bien-fondé ou le mal-fondé de celle-ci n'a pas à être discuté » est-il précisé dans la circulaire de neuf pages du 13 juillet 1942, où se trouve décrit le mode opératoire de la rafle dite du Vél d’Hiv, exécutée par l'administration française à la demande des autorités allemandes d’occupation.

Vél d'Hiv, la Rafle du Vel d'Hiv, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, L'état de Vichy, Philippe Pétain, Allemagne nazie, Vélodrome d'hiver, René Bousquet, occupation, un crime commis en France par la France, Henri Guaino, François Mittérand, Pour la plupart, ces hommes, ces femmes, ces enfants et  ces  vieillards furent parqués dans des conditions détestables d’hygiène, au  Vélodrome d'hiver, dans le 15ème arrondissement de Paris,  puis internés au camp, de sinistre mémoire, de Drancy, avant de se voir dirigés vers les camps de la mort de l’Allemagne nazie.

Vél d'Hiv, la Rafle du Vel d'Hiv, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, L'état de Vichy, Philippe Pétain, Allemagne nazie, Vélodrome d'hiver, René Bousquet, occupation, un crime commis en France par la France, Henri Guaino, François Mittérand, Moins d'une centaine de ces déportés ont survécus à cet épisode tragique de l’Histoire des Hommes – l’enfer de la déportation, des chambres à gaz et de la solution finale –.  Aucun enfant raflé les 16 et 17 juillet 1942 n’est revenu.

Le nombre de victimes aurait pu être plus important. Les autorités françaises avaient tablé sur 27.000 arrestations, alors même, il faut le souligner,  que les autorités allemandes d’occupation en avaient réclamé 24.000.

«L'opération [...] se trouve ralentie par beaucoup de cas spéciaux : beaucoup d'hommes ont quitté leur domicile hier» est-il rapporté dans une note en date du 16 juillet 1942. Et pour cause, certains fonctionnaires de police, la veille de la Rafle,  ont eu le courage de décider de prévenir les victimes potentielles pour leur permettre d’échapper à l’arrestation.

Vél d'Hiv, la Rafle du Vel d'Hiv, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, L'état de Vichy, Philippe Pétain, Allemagne nazie, Vélodrome d'hiver, René Bousquet, occupation, un crime commis en France par la France, Henri Guaino, François Mittérand, C’était il y a 70 ans, l’Etat français de Vichy, en cédant aux exigences ignobles de l’Allemagne nazie, collaborant avec ses représentants, s’était déshonoré faisant ainsi porter à la France l’image odieuse d’un pays criminel!

Le scandale moral qu’a constitué cet épisode très peu reluisant de notre histoire commune a longtemps été tabou. Il a fallu Vél d'Hiv, la Rafle du Vel d'Hiv, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, L'état de Vichy, Philippe Pétain, Allemagne nazie, Vélodrome d'hiver, René Bousquet, occupation, un crime commis en France par la France, Henri Guaino, François Mittérand, beaucoup de temps, trop de temps, pour qu’enfin soit assumé le «crime» d’une administration française au service de l’occupant, pendant qu’à Londres la Résistance, sous l’impulsion du Général De Gaulle, s’engageait la longue marche pour la libération et le rétablissement de la République.

Vél d'Hiv, la Rafle du Vel d'Hiv, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, L'état de Vichy, Philippe Pétain, Allemagne nazie, Vélodrome d'hiver, René Bousquet, occupation, un crime commis en France par la France, Henri Guaino, François Mittérand, Ce dimanche 22 juillet, à Paris à l’emplacement où se situait l’ancien  Vélodrome d'Hiver, détruit en 1959, le Président de la République, François Hollande  a pris position. Il l’a fait de façon nette et sans ambiguïté.

Affirmant que la rafle du  Vél d'hiv, les 16 et 17 juillet 1942, Vél d'Hiv, la Rafle du Vel d'Hiv, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, L'état de Vichy, Philippe Pétain, Allemagne nazie, Vélodrome d'hiver, René Bousquet, occupation, un crime commis en France par la France, Henri Guaino, François Mittérand, était un «crime commis en France par la France», et en  saluant  la «lucidité» et le «courage» de Jacques Chirac, qui le 16 Juillet 1995 fut le premier président à l'avoir reconnu, François Hollande a définitivement et sans appel levé le tabou.

Ce faisant, François Hollande en s’inscrivant dans la voie tracée par Jacques Chirac a clairement fait le choix d’une double et salutaire rupture.

Rupture d’abord avec son prédécesseur, Nicolas Sarkozy,  qui durant son quinquennat n’avait de cesse de dénoncer avec vigueur « la repentance permanente», affaiblissant du coup la nécessaire oeuvre de transmission afin que mémoire ne meure.

Rupture ensuite,  à l’intérieur même de son camp, avec François Mitterrand, le président qui refusait obstinément que la République française soit «comptable» des crimes de Vichy, ce qui pourrait se concevoir intellectuellement, mais qui fleurissait la tombe du Maréchal Philippe Pétain, l’auteur du coup d’état contre la République du 10 juillet 1940, ce qui pour le coup n’était pas acceptable.

Vél d'Hiv, la Rafle du Vel d'Hiv, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, L'état de Vichy, Philippe Pétain, Allemagne nazie, Vélodrome d'hiver, René Bousquet, occupation, un crime commis en France par la France, Henri Guaino, François Mittérand, Cette prise de position de François Hollande marque aussi politiquement le choix d’une ligne de rassemblement des Français. C’est en effet une nouveauté qu’un Président de gauche rejoigne un Président de droite sur les questions mémorielles et la Shoa.

Position qui, à l’heure de l’actuelle banalisation rampante de l’antisémitisme  en France, en particulier dans les banlieues, est aussi l’affirmation d’une ferme volonté de ne pas fléchir et de ne faire aucune concession sur le sujet.

Vél d'Hiv, la Rafle du Vel d'Hiv, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, L'état de Vichy, Philippe Pétain, Allemagne nazie, Vélodrome d'hiver, René Bousquet, occupation, un crime commis en France par la France, Henri Guaino, François Mittérand, Dans un pays où, selon une dernière étude publiée le 16 Juillet de cette année, une majorité – 57 à 67% – des moins de 35 ans déclare ignorer ce qu'est la rafle du Vel d'Hiv – qui a conduit à la déportation, il y a à peine 70 ans, 13.152 Juifs arrêtés à Paris par la police française –, il n’est pas neutre, qu’un Président de la République se positionne aussi clairement.

En qualifiant la rafle du Vel d'Hiv de «crime français», François Hollande a prononcé, en présence de nombreux ministres du gouvernement et devant les Français une condamnation sans appel des actes odieux commis par des Français félons à la République – policiers, gendarmes, magistrats, officiers de l’armée, fonctionnaires de l’administration, hommes et femmes de France de toutes conditions complices ou indifférents –.

Il y eu, en France, durant ces années de plomb, des «salopards», beaucoup de «salopards», qui se sont accommodés de ce qui s’est passé durant cette période sombre. Notre pays porte, à jamais effaçable et au retour toujours potentiellement possible, la marque de leur infamie.

Vél d'Hiv, la Rafle du Vel d'Hiv, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, L'état de Vichy, Philippe Pétain, Allemagne nazie, Vélodrome d'hiver, René Bousquet, occupation, un crime commis en France par la France, Henri Guaino, François Mittérand, La France comme la République est une et indivisible, elle ne découpe pas en morceaux. La France est un bloc qui peut être déchiré pour un temps mais dont les fidèles veillent à la recoudre pour lui faire tenir son rôle de puissance émancipatrice et républicaine garante de la dignité humaine universelle.

Aujourd’hui, certains, «pisse-vinaigre», qui lors des dernières élections présidentielles ne se sont pas gênés pour soutenir la campagne d’un candidat ouvertement tournée en direction de l’extrême-droite, se sentent autorisés à nous jouer l’air de la pure référence républicaine outrée et scandalisée, «ma France, elle n'était pas à Vichy, elle était à Londres depuis le 18 juin».

Qu’ils chantent la division et leur haine – la déclaration dHenri Guaino sur BFM-TV et RMC «Peut-être que M. Hollande se sent proche de la France des notables apeurés qui se sont précipités à Vichy après l'armistice. Ce n'est pas ma France » est d’une stupidité et d’une méchanceté insigne qui ne le Vél d'Hiv, la Rafle du Vel d'Hiv, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, L'état de Vichy, Philippe Pétain, Allemagne nazie, Vélodrome d'hiver, René Bousquet, occupation, un crime commis en France par la France, Henri Guaino, François Mittérand, grandit pas –  il n’en reste pas moins que les déclarations de François Hollande sont toutes à son honneur et à celui de la France éternelle des Droits et des Devoirs de l'Homme et du citoyen,et des Français qu’il représente aujourd’hui.

03/05/2012

Aux Ecologistes de l'AEI, du MEI et aux Démocrates du Modem

3525160.jpgCette campagne a atteint un niveau de médiocrité tel que plus aucun argument de raison ne peut être d'une influence quelconque. C'est devenu du domaine de la bataille de rue caillassages contre caillassages. Je crains que François Hollande qui se tient plutôt correctement ne fasse les frais de cette "abomination" qui se veut gaulliste et républicaine. Aujourd’hui comme dit l'autre j'ai mal à ma France!

Mais je ne me résous pas à laisser filer les choses et me permet de me glisser dans vos échanges espérant y apporter une contribution utile.

Nous avons milité un temps ensemble, nous partageons sur le fond l’essentiel du combat écologiste, nos voies ne sont divergentes que sur la forme.

Je vous demande de m’accorder le temps de la lecture de ce texte et après chacun fera en conscience ce qu’il a à faire pour ce second tour des élections présidentielles.

Je me suis astreint mardi 1er mai après-midi à écouter en entier le discours prononcé par Nicolas Sarkozy depuis la Place du Trocadéro.

Je suis encore abasourdi devant tant de culot, de racolage et d'usurpation idéologique.

Tout y est passé "la France" ce serait lui ce candidat minable et inculte qui débite de la référence historique, idéologique et politique, comme un charcutier productiviste de la saucisse le ferait à l'étal d'une boucherie industrielle. De Gaulle, Blum, Victor Hugo, Lamartine, Voltaire, Zola et l'affaire Dreyfus tout y est passé je n'en crois pas encore mes oreilles.

Pétain n'y était pas mais l'allusion à "assumer l'histoire de la France, toute l'histoire de la France" et l'appel aux "travailleurs" à abandonner le drapeau rouge pour prendre le drapeau tricolore m'indigne encore à l’heure où je rédige ce papier!

Cet acharnement contre les syndicats et cet appel ne sont ni plus ni moins que la marque de cette idéologie de l’État français de Vichy tant admiré par Jean-Marie Lepen dont chacun connaît l'immense admiration qu'il a toujours voué au Général De Gaulle et à la République dont le candidat Sarkozy cherche à récupérer l’image oh combien positive du résistant libérateur de la République.

Comment peut-on dans le même discours en appeler aux mânes du Général et marauder sur les terres idéologiques de celui qui en avait la plus grande détestation ? Comment ? Je ne sais pas ! Mais Nicolas Sarkozy, lui le sait. Il l’a fait devant des sympathisants enflammés.

Chacun de vous connait bien mes options écolo-centristes et ma condamnation de ce que les régimes communistes ont pu porter à la fois à la démocratie et à la nature mais hier après-midi en écoutant ce flot de mensonges, de récupération décomplexée et honteuse je me suis senti solidaire de tous ces gens que d'une certaine manière Nicolas Sarkozy a exclu de la Patrie en criant à ses militants réunis place du Trocadéro "vous êtes le Peuple, vous être la France".

Que sommes-nous alors ? Nous qui n’étions pas avec lui pour l’écouter débiter son discours écrit par un autre que lui et adapté à une certaine clientèle électorale?

Que sommes-nous donc ? Nous ces écologistes qu’il désigne comme la secte qui voudrait faire revenir la France au Moyen-Age. De quelle Patrie serions-nous donc?

Quel sort nous réserverait-il s'il devait demain, gagner cette élection?

La déchéance nationale pour n’avoir pas, avec lui, stigmatisé les syndicats et les fonctionnaires qui ont choisi, comme c’est la tradition le jour de la fête du Travail, de défiler drapeau rouge à la main ?

Ce président devrait se souvenir que le rouge est la couleur du Tiers-État dont les membres sont toujours en première ligne de la souffrance et de l’angoisse au moment des crises sociales, économiques ou écologiques.

Les militants écologistes qui sont assassinés parce qu’ils s’opposent aux lobbies agro-industriels en Bolivie au Brésil et dans la forêt amazonienne le sont le drapeau rouge à la main et que je sache ne sont pas les amis de partis d’extrême-droite.

Les trois couleurs de la France le bleu, le blanc, et le rouge sont symboliquement à égalité dans notre drapeau pour précisément dire que la République est une et indivisible.

En virant dans ce 2ème tour, ostensiblement vers le bleu marine pour être réélu, ce candidat minable, à la colonne bourse-cac40-palais-brongniart-maxppp-930620_scalewidth_630.jpgvertébrale idéologique cartilagineuse, a pris le risque de briser le pacte républicain de notre pays déjà si malmené par la crise économique dont ses amis de la FNSEA, du CAC 40 et de Wall-Street nous ont gratifiés, hypothéquant ainsi la prochaine rentrée sociale d’automne dont tout le monde s’accorde pour dire qu’elle sera difficile .

Il faut imaginer ce que ce candidat réélu se permettra de faire, fort de la légitimité du suffrage universel.

N’ayant plus à se soucier de se faire réélire une fois de plus la constitution l’interdisant, plus libre que jamais d’aller au bout de la logique qu’il a mise en œuvre durant son premier mandat – soutien aux plus riches, à la FNSEA, remise en cause du code du travail et détricotage du model social et austérité généralisée au nom de la compétitivité – dont nous écologistes avons à nous plaindre :

-        Les chasseurs experts en biodiversité

 

-        800 épandages aériens de pesticide

 

-        La casse du Grenelle

 

-        L’autorisation d’augmentation des surfaces d’épandages de lisiers

 

-        La France mis devant la cour de justice européenne pour le non respect de la directive nitrates

 

-        La volonté affichée de réduire les normes notamment celles concernant la protection de l’environnement

 

-        La poursuite sans réserve du programme nucléaire dans sa totalité.

Le débat entre Nicolas Sarkozy et François Hollande que j’ai évidemment écouté avec beaucoup d’attention hier soir ne m’a apporté aucun élément qui puisse atténuer la très mauvaise appréciation que je fais depuis plusieurs semaines des promesses et du programme de Nicolas Sarkozy.

r.jpgCertes les deux candidats ont fait bien peu de place à l’Ecologie durant leurs interventions. Mais au moins François Hollande s’est engagé sur la fermeture de Fessenheim, la réduction à 50% du nucléaire à l’horizon 2025 et l’organisation d’un débat général avec les Français concernant les choix énergétiques du pays.

Pardon d'avance pour cette indignation non retenue que je vous ai infligée si vous m’avez lu jusque là. Soyons pratiques, arrêtons pour une semaine ces discussions et ces disputes entre-nous qui ont leur importance, mais qui nous agite alors que l’urgence est, j’en suis convaincu, vraiment ailleurs.

Nous aurons tout le temps de les reprendre après le 6 mai. Pour l’heure ne nous trompons pas de priorité, le sujet principal pour le 6 mai est que ce jour là ensemble, « tous citoyens » nous allons élire un Président pour notre la République.

Ce n’est pas le jour où nous mènerons des négociations avec le Parti socialiste. Ce n’est pas non plus le jour où en tant qu’Ecologiste nous nous déterminerons pour choisir tel ou tel parti partenaire, avec qui nous allons tenter de travailler dans le futur, ou de n’en choisir aucun.

Chacun d’entre-nous le comprend bien notre responsabilité de citoyen et de républicain est interpellée.

Le 6 mai nous ne pouvons pas faire comme si les deux candidats en présence peuvent être renvoyés dos à dos. Pour ma part, fort de mes convictions humanistes, fort de la force de mon engagement écologiste et fort de mon attachement aux principes républicains je vous le dis tranquillement  ma main ne tremblera pas lorsque je glisserai dans l’urne mon bulletin pour l’élection de François Hollande.

drapeau_europ_france 2.jpgJ’espère que vous serez le plus grand nombre à le faire de la même manière et vous en remercie par avance, pour l’avenir, pour l’écologie, pour l’Europe, la France et la République.

Bernard FRAU

Délégué Général Humanisme-Ecologie-République

21/12/2011

Génocide arménien: la loi doit être votée

L’Assemblée Nationale doit examiner jeudi une proposition de loi qui vise à condamner toute action de négation des turquie,arménie,génocide,génocide arménien,union européenne,de gaulle,moyen-orient,ue,recep tayyp erdogan,abdullah gül,ankara,henri morgentnau,empire ottoman,négationnisme,valérie boyer,umpgénocides dont le génocide arménien de 1915 à une peine de prison d’une durée de 1 an assortie d’une amende de 45000 euros.

La proposition de loi, portée par la Député UMP des Bouches du Rhône Valérie Boyer, est cosignée par plus d’une quarantaine de députés de la majorité présidentielle et aura le soutien des élus socialistes et communistes. Le temps de discussion de cette proposition de loi sera décompté de celui du gouvernement et non de celui des parlementaires, traduisant ainsi un soutien manifeste de l’exécutif à ce projet.

Quelques Députés et Sénateurs de droite se sont exprimés pour faire part de leur opposition à ce texte considérant qu’il n’était pas du ressort des parlementaires de faire des lois mémorielles et qu’il fallait laisser aux historiens, dont c’est le métier,  le soin d’étudier les évènements qui font ou ont fait la vie des Peuples et des Pays.

Turquie, Arménie, Génocide, Génocide arménien, Union européenne, De Gaulle, Moyen-Orient, UE, Recep Tayyp Erdogan, Abdullah Gül, Ankara, Henri Morgentnau, Empire Ottoman, négationnisme, Valérie Boyer, UMP, Il ne fait semble-t-il aucun doute, le texte sera adopté sans aucune difficulté. Il permettra d’aller au bout de la logique de la loi du 29 janvier 2001. En effet si à travers cette loi est reconnu en France la réalité du génocide arménien de 1915, rien dans son contenu ne permet à ce jour d’en réprimer les auteurs qui se rendraient coupable de négationnisme  à son propos.

Turquie, Arménie, Génocide, Génocide arménien, Union européenne, De Gaulle, Moyen-Orient, UE, Recep Tayyp Erdogan, Abdullah Gül, Ankara, Henri Morgentnau, Empire Ottoman, négationnisme, Valérie Boyer, UMP, La Turquie tout en reconnaissant la mort de 300 à 500000 morts entre 1915 et 1917 qu’elle impute aux aléas de la chute de l’Empire Ottoman lors de la première guerre mondiale, se refuse à reconnaître les faits qui pour la France, les Arméniens  une vingtaine d’autre pays sont constitutifs d’un véritable génocide dont ont été  victimes 1500000 personnes : hommes, femmes, enfants, vieillards lâchement massacrés, violés ou assassinés.

« Les faits relatés dans les rapports reçus par l’Ambassade de turquie,arménie,génocide,génocide arménien,union européenne,de gaulle,moyen-orient,ue,recep tayyp erdogan,abdullah gül,ankara,henri morgentnau,empire ottoman,négationnisme,valérie boyer,umptémoins oculaires absolument dignes de foi dépassent les plus bestiales et les plus diaboliques cruautés perpétrées ou imaginées dans l’histoire du monde » a écrit au sujet de ce génocide Henri Morgenthau qui fut ambassadeur des Etats-Unis à Constantinople dans un article publié en mars 1918 dans le Red Cross Magazine.

Aujourd’hui l’idée que l’Assemblée nationale puisse examiner turquie,arménie,génocide,génocide arménien,union européenne,de gaulle,moyen-orient,ue,recep tayyp erdogan,abdullah gül,ankara,henri morgentnau,empire ottoman,négationnisme,valérie boyer,umpun texte de loi tendant à réprimer et sanctionner tout auteur de négationnisme du génocide arménien soulève l’ire des principaux partis politiques d’Ankara qui dénoncent « une erreur historique inacceptable et grave ».

Le chef de l’Etat turc, Abdullah Gül dans un communiqué très ferme demande à Paris de retirer l’examen de ce projet de loi qu’il a qualifié d’«inacceptable», «Il n’est pas question pour nous d’accepter cette proposition de loi ………… qui dénie le droit de rejeter des accusations infondées et injustes contre notre pays et notre nation » y est-il ajouté.

De son côté le premier ministre Turc  Recep Tayyip Erdogan s’en prend au passé colonial de la France : « ceux qui veulent étudier un génocide feraient mieux de se retourner sur leur passé et de se pencher sur leur propre histoire, sale et sanglante »  et se fait menaçant. La Turquie « s’opposera par turquie,arménie,génocide,génocide arménien,union européenne,de gaulle,moyen-orient,ue,recep tayyp erdogan,abdullah gül,ankara,henri morgentnau,empire ottoman,négationnisme,valérie boyer,umptous les moyens diplomatiques à ces démarches populistes injustes et illégales » a-t-il déclaré, évoquant « des conséquences graves, irréparables ».

Relayant Recep Tayyip Erdogan, le président de la TOBB – Union des Chambres de commerces et des Bourses de Turquie – Rifat Hisarciklioglu s’est fait plus précis. Faisant allusion aux échanges importants entre la France et la Turquie dont le montant a été de 12 milliards d’euros en 2010 il a déclaré : « si cette loi est adoptée, il y aura beaucoup de dommages et de conséquences pour les deux pays ».

La réponse française n’a pas tardé. Elle est venue du ministère des Affaires Etrangères et en termes clairs a remis les choses à leur place : la Turquie, «est membre de l’OMC et est liée à l’Union européenne par un accord d’union douanière. Ces deux engagement juridiques impliquent un traitement non discriminatoire à l’égard des entreprises de l’UE».

Sans écarter les implications négatives que pourraient avoir pour la France un « clash diplomatique »  avec la Turquie au moment où se joue une importante redéfinition de la carte géopolitique au Moyen-Orient, sans nier l’importance des enjeux économiques – la Turquie est notre 5ème partenaire économique – il n’en reste pas moins que les faits sont les faits.

Turquie, Arménie, Génocide, Génocide arménien, Union européenne, De Gaulle, Moyen-Orient, UE, Recep Tayyp Erdogan, Abdullah Gül, Ankara, Henri Morgentnau, Empire Ottoman, négationnisme, Valérie Boyer, UMP, Ce qui s’est passé au début du siècle en Arménie anatolienne est, comme l’a dit le général De Gaulle, un « crime barbare condamnable que la conscience humaine doit bannir, ne jamais accepter, ni oublier».

Dès lors toutes ces déclarations, pressions, Turquie, Arménie, Génocide, Génocide arménien, Union européenne, De Gaulle, Moyen-Orient, UE, Recep Tayyp Erdogan, Abdullah Gül, Ankara, Henri Morgentnau, Empire Ottoman, négationnisme, Valérie Boyer, UMP, et autres menaces économiques, politique ou exécutives turques doivent être prises pour ce qu’elles sont : des ingérences choquantes dans la politique intérieure de la France mais également une prise de position indigne d’un pays qui prétend rejoindre l’Union Européenne et partager ses valeurs.

10/11/2010

Commémoration de la disparition du Général De GAULLE

 

 

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Le 9 novembre 1970 il y a 40 ans s’éteignait à Colombey-les-Deux-Eglises en Haute-Marne le chef de la France libre qui, depuis Londres, durant l’été 1940, avec l’assistance d’un petit carré d’hommes à la volonté bien trempée, mis en place les éléments de base d’une armée qui, aux côtés des alliés, participera à la libération de la France envahie.

 

Quelques jours après le débarquement allié du 6 juin, le 14 juin 1944 le Général De Gaulle reviendra au pays à bord du torpilleur «la Combattante» qui le conduira jusqu’à la plage de Courseulles-sur-Mer en Normandie. Dès son arrivée il prononcera à Bayeux un discours dont l’esprit, sur le fond n’a rien perdu de sa pertinence.

«Prenons le siècle comme il est. Nous avons à mener à bien, malgré d'immenses difficultés, une rénovation profonde qui conduise chaque homme et chaque femme de chez nous à plus d'aisance, de sécurité, de joie, et qui nous fasse plus nombreux, plus puissants, plus fraternels», dira-t-il ce jour là aux Français venus l’écouter. Puis poursuivant son appel et témoignant sa confiance il traçait la nouvelle mission à remplir «Nous avons à conserver la liberté sauvée avec tant et tant de peine. Nous avons à assurer le destin de la France au milieu de tous les obstacles qui se dressent sur sa route et sur celle de la paix». Et plus loin encore «Nous avons à déployer, parmi nos frères les hommes, ce dont nous sommes capables, pour aider notre pauvre et vieille mère, la Terre.».

 

Cet Homme de génie avait un grand amour de la France, une haute conception du service à son pays, et un sens hors du commun de la liberté et de la souveraineté pour son peuple.

Condamné, dans un premier temps à quatre ans de prison et à la perte de la nationalité française, l’homme de l’Appel du 18 juin 1940 se verra traduit devant le Tribunal militaire de Clermont-Ferrand qui le condamnera, le 2 août 1940, toujours par contumace à «mort, dégradation militaire et confiscation de ses biens meubles et immeubles» pour «Trahison, atteinte à la sûreté extérieure de l'État, désertion à l'étranger en temps de guerre sur un territoire en état de guerre et de siège».

Sa fierté de soldat, son dévouement au pays lui ont permis durant les années de plomb de résister à l’ennemie nazi, sa stature d’homme d’état fit le reste après la libération.

1435110_8_d00d_7-le-26-aout-1944.jpgDe retour au pays, sans attendre, il procédera au rétablissement de l’autorité de l’ordre républicain, à l’installation rapide d’un gouvernement d’union nationale permirent en effet d’éviter à la France, tout juste libérée, le statut de l'AMGOT (Allied Military Government for Occupied Territories), prévu pour elle par les États-Unis d’Amérique, un pays occupé sous administration étrangère.

Il est bon de temps en temps de rappeler aux détracteurs du général De Gaulle ce que les Français doivent à ce héros national qui a su à la fois composer, s’effacer pour finalement s’imposer et doter la France des institutions dont elle avait besoin pour réaliser son redressement.

Fondateur de la 5ème République dont il a été le premier président le Général nous a laissé une sorte de testament politique dont les dirigeants actuels de la France pourraient utilement revisiter pour chercher quelques inspirations pour nos temps de crises.

Au cœur de ce testament, le refus clair des tares inscrites au cœur des politiques néolibérales qu’il avait largement su entrevoir. N’affirma-t-il pas dès 1965 «le laissez-faire, le laissez-passer appliqué à l’économie(…)a souvent(…)donné au développement une puissante impulsion. Mais on ne saurait méconnaître qu’il est en résulté beaucoup de rudes secousses et une somme énorme d’injustices».

Sans concession pour toute atteinte à la souveraineté nationale qu’il considérait comme le rempart de l’intérêt général, sur qu’il n’aurait pas été l’homme des traités européens, en particulier celui de Lisbonne, qui ont finit par faire de l’Europe un grand marché ouvert aux 4 vents mauvais d’une globalisation sous influence des marchés financiers pilotés par Wall Street et la City sous contrôle du FMI et de l’OMC.

Dans ce testament, que nous a laissé Charles De Gaulle, figure en bonne place cette grande idée d’une Europe des Nations, qu’il imaginait puissante, de l’Atlantique à l’Oural, constituée à partir d’un axe fort franco-allemand. Le destin de la France y est inscrit, l’émergence d’un monde multipolaire exige sa construction faute de quoi la «vieille Europe», comme la qualifie avec beaucoup de mépris les américains finira par être engloutie par les crises à venir.

A l’heure où l’on commémore la disparition du chef de la France libre il ne faut pas craindre de dire que le gaullisme authentique est et reste d’une furieuse modernité, sachons pour demain nous en souvenir.

Enfin, rappelons-nous de son exhortation contenue dans la conclusion du premier discours de Bayeux «Soyons assez lucides et assez forts pour nous donner et pour observer des règles de vie nationale qui tendent à nous rassembler quand, sans relâche nous sommes portés à nous diviser contre nous-mêmes !»

L'héritage Gaulliste appartient à ceux qui veulent unir

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02:36 Écrit par Bernard FRAU dans 2. Les grands hommes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : libération, bayeux, europe, général, président, de gaulle | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

 
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