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01/09/2013

Syrie: Barack OBAMA décrète la pause François Hollande suit!

Le 29 août, la Chambre des communes, par 285 voix contre 272 voix, a refusé d’approuver la proposition de David Cameron d’intervenir militairement en Syrie.

Le vote à la Chambre de communes, à claqué comme une gifle cinglante pour David Cameron qui est désormais contraint mettre Barack Obama, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, Jean-Pierre Chevènement, David Cameron, Fraçois Bayrou, Syries, Lettre ouverte Bayrou, Sunites Chiites, Vote Chambre des Communes, Parlement à Versailles, Syrie, Damas,un bémol à ses propos et actions belliqueuses. Du coup  Barack Obama dont le piège dans lequel il s’est enferré tout seul – la fameuse ligne rouge – se referme sur lui un peu plus et l’oblige à consulter le Congrès américain pour solliciter un « feu vert » avant de décider de lancer sur la Syrie ses missiles Tomawaksà partir des navires de la flotte américaine pré-positionnée au large des côtes syriennes.

En France, François Hollande, suivant en cela Laurent Fabius et les «pousse à la guerre» de Barack Obama, dit avoir «la certitude» de «la responsabilité indubitable du régime» syrien dans l'attaque chimique du 21 août dernier est désormais dans une position Barack Obama, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, Jean-Pierre Chevènement, David Cameron, Fraçois Bayrou, Syries, Lettre ouverte Bayrou, Sunites Chiites, Vote Chambre des Communes, Parlement à Versailles, Syrie, Damas,politique et diplomatique assez inconfortable.  

La pause décrétée par Barack Obama, qui militait pour des frappes punitives immédiates à laquelle la France s’était ralliée, oblige François Hollande à attendre une décision qui le placera demain plus encore en suiveur atlantiste soumis quel que soit la position qu’adoptera le Congrès américain.

De plus au plan national à gauche comme à droite de nombreuses Barack Obama, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, Jean-Pierre Chevènement, David Cameron, Fraçois Bayrou, Syries, Lettre ouverte Bayrou, Sunites Chiites, Vote Chambre des Communes, Parlement à Versailles, Syrie, Damas,voix s’élèvent pour réclamer un vote du Parlement.  

François Hollande, qui a déclaré que cette exigence n’est pas inscrite dans la Constitution et que donc il pouvait s’en passer, serait bien inspiré d’y souscrire, ce d’autant que selon un sondage BVA publié le 30 août, 64 % des Français sont hostiles à une intervention armée.

Bernard FRAU Délégué général HER

 


Dominique de Villepin: l'invité de Ruth Elkrief... par BFMTV

Syrie : Lettre ouverte de François Bayrou à François Hollande:

« S’il est peu de doute qu’il existe des armes chimiques – les mêmes ont été si largement utilisées pendant la guerre de 14 –, les preuves indiscutables de la responsabilité de leur utilisation Barack Obama, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, Jean-Pierre Chevènement, David Cameron, Fraçois Bayrou, Syries, Lettre ouverte Bayrou, Sunites Chiites, Vote Chambre des Communes, Parlement à Versailles, Syrie, Damas,n’ont pas été apportées, comme l’a reconnu M. Cameron. Le fer et le feu continuent à faire des deux côtés de nombreuses victimes.

Vous créez un précédent : vous allez intervenir sans mandat des Nations unies, sans nos alliés européens, sans l’Otan, dans une action bilatérale avec les États-Unis. Ce que la France reprochait en 2003 à Berlusconi, à Blair, à Aznar, elle va l’accomplir aujourd’hui. Comment interdire à d’autres demain des interventions unilatérales? »

 (…) « … la France a un devoir vis-à-vis d’elle-même! Nous avons construit une image de la France au travers des décennies : de de Gaulle à Jacques Chirac lors du drame irakien, nous étions le pays qui parlait avec tous, et protégeait l’essentiel. Et ce n’était pas seulement une image : c’était notre identité et notre réalité. C’était un patrimoine pour notre pays.

Monsieur le Président, nous étions nombreux à avoir mis de l’espoir en votre modération et votre équilibre. Vous engagez la France dans une voie périlleuse.

Je souhaite me tromper, mais je voulais vous dire que vous faites courir un grand risque à l’avenir de la Syrie, aux minorités, au Liban, et à une certaine idée de la France qui ne s’aligne pas ».

Lu sur : Journal du Dimanche 01/09/2013

http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Syrie-la-lettre-ouverte-de-Bayrou-a-Hollande-626689

Syrie : Entretien de Jean-Pierre Chevènement au Parisien dimanche,

Propos recueillis par Philippe Martinat.

Le Parisien: Vous attendiez-vous à une telle escalade de la tension internationale sur la Syrie?

Jean-Pierre Chevènement: J’ai toujours été inquiet au sujet de la Syrie. J’avais d’ailleurs exprimé ma préoccupation à François Barack Obama, François Hollande, Jacques Chirac, De Gaulle, Jean-Pierre Chevènement, David Cameron, Fraçois Bayrou, Syries, Lettre ouverte Bayrou, Sunites Chiites, Vote Chambre des Communes, Parlement à Versailles, Syrie, Damas,Hollande et à Laurent Fabius dès le mois de juin 2012 quant à la définition de notre politique. Selon moi, il eût mieux valu privilégier une posture de négociation et faire de la France un intermédiaire entre les camps qui s’opposent dans ce qui est une véritable guerre civile intercommunautaire avec, à l’arrière-plan, une rivalité entre sunnites et chiites.

Je ne pense pas que la France ait intérêt à entrer dans une guerre de religion.

Vous jugez notre diplomatie imprudente?

Je m’étais inquiété de la formulation « Bachar doit partir », calquée sur celle employée naguère par Alain Juppé: «Kadhafi doit partir.»

Je me suis entretenu à plusieurs reprises avec le président de la République et avec le ministre des Affaires étrangères. Je pense qu’il n’y a pas de solution militaire, il ne peut y avoir qu’une solution politique.

Celle-ci doit intervenir avec l’ensemble des parties prenantes du conflit, ce qui suppose le respect de la légalité internationale, car c’est dans le cadre du Conseil de sécurité de l’ONU que ces négociations peuvent être menées.

En tout cas, j’ai clairement privilégié cette ligne de la négociation et j’ai beaucoup regretté qu’Alain Juppé ait fermé l’ambassade de France à Damas en mars 2012 : il y a une continuité, si je puis dire…

Bachar al-Assad n’a-t-il pas néanmoins franchi la ligne rouge en employant des armes chimiques?

C’est possible, mais ce n’est pas sûr. Etait-ce vraiment son intérêt? Je pense qu’une erreur a été commise par le président Obama quand il a déclaré, en août 2012, que l’emploi de l’arme chimique serait la ligne rouge conditionnant une intervention occidentale. Il s’est piégé lui-même.

Reste maintenant à savoir ce qui s’est passé réellement. On nous parle de preuves, mais je me rappelle de Colin Powell devant le Conseil de sécurité de l’ONU brandissant ses fioles : « We’ve got the evidence! » - NDLR : « Nous avons les preuves ! » - Le secrétaire d’Etat, qui était peut-être de bonne foi, avait été intoxiqué par la CIA. Dans le cas présent, nous n’avons pas de preuves irréfutables.

Il y a tout de même environ un millier de morts dans ce massacre…
Au Caire aussi, il y a un millier de personnes qui ont été tuées, certes par balles, mais on n’a guère entendu les professeurs de morale. Autrefois, il y avait le droit. Aujourd’hui, on a remplacé le droit par la morale. Et de la morale on passe à la punition. C’est plus facile, mais c’est très dangereux, car le fameux « droit d’ingérence », c’est toujours le droit du plus fort : on n’a jamais vu les faibles intervenir dans les affaires des forts.

Je n’ai pas besoin de vous rappeler tous les exemples de manipulation de l’opinion publique dans l’histoire. Je me méfie donc beaucoup des manipulations de l’opinion publique et de la dictature de l’émotion à partir de laquelle on prend des décisions apparemment dictées par la morale mais qui ont en fait un sens politique. Le droit-de-l’hommisme ignore ou, de manière plus perverse, occulte les choix politiques.

La France prend-elle un risque en restant en première ligne à côté des Etats-Unis?

Je constate que la France sera, si cette frappe intervient, le seul allié européen de M. Obama, d’ailleurs soutenu par l’ancien président Bush. C’est la situation inverse de celle de 2003, où les Etats-Unis et la Grande-Bretagne avaient le concours de l’Italie, de l’Espagne, de la Pologne et d’autres pays européens. Là, nous sommes totalement isolés.

J’ajoute que l’opinion publique est divisée. Ce n’est pas servir la défense du pays que d’engager nos forces dans un pareil contexte. Le président Hollande parle à juste titre du maintien de la souveraineté de la France.

Mais l’indépendance de la France suppose que nous ne soyons pas ralliés à la ligne « occidentaliste », celle qu’on appelait autrefois néoconservatrice : c’est-à-dire l’Occident contre les autres.

Vous êtes donc résolument hostile à des frappes?

Je n’ai pas un esprit systématique : je m’étais abstenu sur la Libye, j’ai été tout à fait en pointe sur le Mali. Quand on fait le bilan de toutes les ingérences, ce n’est pas très brillant : au Kosovo, nous avons récolté un Etat mafieux ; en Irak, où il n’y a plus d’Etat, il y a eu 1 000 morts en juillet dans des attentats ; en Libye, les milices islamistes sont maîtresses du terrain… Que se passera-t-il demain après Bachar al-Assad? Nous savons très bien qu’il y a des groupes jihadistes importants, armés de l’extérieur. Moi, je serais prudent. Il faut absolument privilégier les voies de la paix.

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Source:
Le ParisienDimanche 1 Septembre 2013 à 08:36

24/02/2013

Royaume-Uni: « triple A » pan sur le bec !

C’est la première fois depuis 1978, alors que le pays est Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,sous la menace de retomber en récession, que l'agence de notation Moody's vient de sanctionner Londres en lui retirant son triple A. Cette décision intervient un an après un premier avertissement qui avait été notifié au gouvernement britannique.

Pour justifier sa décision – baisse de la note d’un cran de «AAA à Aa1» – Moody's a avancé «la faiblesse continue des perspectives à moyen terme » de la Grande-Bretagne, et a indiqué qu’il fallait s'attendre à ce que la faiblesse de l'activité économique du pays «s'étende à la deuxième moitié de la décennie».

La note est toutefois assortie d’une perspective «stable» eu égard à la solvabilité «extrêmement élevée»  de l'économie britannique qui a été jugée solide. On peut penser que cette appréciation conduira l’agence à ne pas retoucher à court terme la note de la Grande Bretagne.

Au quatrième trimestre 2012 avait fait un premier pas vers un retour en direction de la récession qui s’était traduit par un recul de son PIB – Produit intérieur brut – de 0,3%. Les résultats du 1er trimestre sont attendus avec inquiétude.

Si la tendance devait se confirmer les Britanniques devront subir une troisième récession de la crise de 2008-2009. 

Cette perte du AAA n’est en fait pas une surprise, déjà au mois de décembre George Osborne, le patron des Finances britanniques, avait dû avouer que le plan d’austérité devrait se poursuivre au moins jusqu’en 2018 et que les objectifs de réduction de la dette ne serait pas atteints.

Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,Le chef du gouvernement David Cameron, qui lors des dernières négociations du budget européen s’était montré si intraitable sur la nécessité d’imposer aux européens une cure d’austérité, est désormais sous forte pression. Son budget doit être présenté  le 20 mars.

De façon particulièrement éclairante l’analyste en chef de Moody's pour la Grande-Bretagne  a indiqué à l’AFP «Plusieurs facteurs se combinent mais il y a principalement un processus de désendettement du secteur privé et public qui a sans aucun doute étouffé la croissance».

On peut se demander quel «démon» titille tous ces experts économistes qui poussent des schémas de resserrement des budgets, dont ils constatent les résultats qu’ils sanctionnent malgré tout.

L’agence s’inquiète du niveau de la dette publique du Pays tout en signalant une «inflation élevée».

De qui se moque-t-on ?

Personne n’ignore que produire de l’inflation est pour un état un moyen bien connu de  réduire la valeur absolue de sa dette souveraine.

Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,Le gouvernement britannique le sait fort bien, qui hypocritement fait filer l’affaire en laissant la banque centrale anglaise l’alimenter en faisant fonctionner la planche à billet.

Ce mécanisme de dévaluation camouflé de la livre, censé freiner la consommation intérieure tout en dopant les exportations est une arnaque particulièrement déloyale vis-à-vis des européens de la zone euro, permise par le fait que Londres précisément n’appartient pas cette zone euro.

«Loin d'affaiblir notre détermination à mettre en oeuvre notre plan de relance, cette décision la redouble», s’est empressé de déclarer à la presse a aussitôt réagi, George Osborne.

On peut là encore se demander de qui se moque ce ministre du gouvernement Cameron.

De quel plan de relance parle-t-il ? De celui que son premier ministre empêche de mettre en œuvre à Bruxelles ?

Comment veut-il faire repartir une économie dont l’activité se contracte sous l’effet conjugué d’un recul du PIB malgré une dévaluation de fait et une inflation qui pèse sur la consommation des ménages.

Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,David Cameron et son gouvernement n’auront pas d’autres possibilités que de laisser se creuser la dette publique que le FMI a déjà prévu qu’elle devrait atteindre 93,3% du PIB en 2013. Moody's, de son côté, ajoute qu’elle estime qu’elle ne devrait «pas s'inverser avant 2016 ».

Pour l’opposition travailliste cette perte du «AAA» est la preuve patente « que le plan (Cameron ndlr) n'a pas marché".

«Le gouvernement doit prendre de toute urgence des mesures pour relancer notre économie atone et réaliser que nous avons besoin de croissance pour réduire les déficits (...) au lieu de saigner le malade comme le faisaient les médecins au XVIIIe siècle» réclame Ed Balls, le responsable de l'opposition travailliste chargé de l'économie.

Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,Pour mémoire le FMI tout récemment avait suggéré à David Cameron mettre un bémol à son programme de rigueur lui conseillant «un assainissement budgétaire plus lent ». David Cameron a fait la sourde oreille.

En attendant, qu’il conduise la Grande Bretagne dans une nouvelle crise économique et sociale ne regarde que les Anglais à qui il finira par devoir rendre des comptes, mais qu’il s’autorise à donner des leçons aux Européens alors qu’il n’en a ni la légitimité – la Grande-Bretagne n’est pas dans la Zone Euro – ni les contraintes n’est pas acceptable.

L’attitude d’Angela Merkel qui, au dernier sommet Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,européen, a rangé l’Allemagne aux côtés des Britanniques contre la France est-elle le signe qu’à l’initiative des libéraux-conservateurs un retournement d’alliance serait en train de s’amorcer au sein du Vieux Continent ?

On peut légitimement poser la question après l’annonce Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,du soutien germano-britannique au projet américain de mise en place d’une zone de libre-échange entre les USA et l’UE qui porterait à n’en pas douter un coup fatal à l’agriculture française.

Le choix britannique de favoriser les fabricants d’avions Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,d’outre-Atlantique n’est pas non plus le signe d’une volonté de renforcement de l’UE en matière de défense qui est le seul moyen de garantir la souveraineté de toute  puissance politique ! Visiblement en la matière le Royaume-Uni ne regardent pas du même côté que la France.

Quant à l’Allemagne qui vit depuis toujours sous le parapluie militaire américain sans en avoir à payer le prix budgétaire, la situation présente assurément un côté confortable en période de crise qui pourrait inciter sa classe dirigeante à prendre une certaine distance avec le pacte historique passé entre le général De Gaulle et le chancelier Adenauer.

Grande-Bretagne, AAA, Triple A, Perte triple A, David Cameron, Angela Merkel, Moody's, dernier sommet européen, Georges Osborne, FMI, De Gaulle, Adenauer, Union Européenne, UE, Plan de relance, cure d'austérité, AFP,Les semaines et les mois qui viennent permettront d’y voir un peu plus clair, mais il souffle en ce moment un vent mauvais sur les relations européennes.

Espérons que la perte du «triple A» britannique incitera les dirigeants du gouvernement de sa majesté à un peu moins de mépris, à un peu plus de réalisme.

19/06/2012

Victoire sans appel pour le PS et ses alliés 314 sièges sur 577

media_xll_4913554.jpgAu soir du 17 juin Jean-Marc Ayrault peut se féliciter des résultats du 2ème tour de scrutin des législatives. Son objectif d’assurer à François Hollande une majorité stable et cohérente est largement atteint.

 Les résultats bruts

PS-2-e09ba-cd4dc.jpgSelon les décomptes effectués par les services du Ministère de l’Intérieur pour la métropole et l’outremer, le Parti Socialiste a obtenu 280 sièges, ses alliés proches PRG et MDC 34 sièges soit au total au total 314 sièges pour une assemblée qui en compte 577.

François Hollande pourra donc compter sur une majorité absolue pour mettre en œuvre les 60 propositions de son « programme de changement dans la justice » qu’il a proposé aux Français.

A cette majorité absolue il convient, pour évaluer le nouveau 3985492-6040872.jpgrapport de force droite gauche au Palais Bourbon, d’ajouter les autres députés de gauche qui ont été élus ce dimanche. Ils sont 10 pour le Front de gauche de Mélanchon, 17 pour Europe Ecologie les Verts et 2 pour les indépendantistes martiniquais.

2010.12.06_logo-facebook.pngDe son côté l’opposition totalise 229 sièges. 194 pour l’UMP, le NC 14, les Radicaux de Jean-Louis Borloo 6 et les divers droite 15.

 

 

L’extrême-droite quant à elle comptera 3 élus dont 2 FN et le Modem 2 élus.

Les faits marquants

Le taux de participation enregistré à cette élection est le plus faible depuis des dizaines d’années. Cette situation est tout simplement préoccupante pour le bon fonctionnement démocratique des institutions.

A croire que, le Président de la République élu, les électeurs considèrent qu’il n’est pas utile de se déplacer pour la désignation de la représentation nationale. Le mode de scrutin majoritaire à deux tours et le choix du calendrier conforte probablement cette tendance à la baisse.

Pour le futur l’introduction d’une dose de proportionnelle, promise par le Président de la République devrait pallier cette dérive tout en assurant une meilleure représentativité des courants d’idées à l’Assemblée.

1699656_3_f3e9_francois-bayrou-le-10-mai-a-paris_fdcabd5f591d9a8380549c1e58850677.jpgLa défaite à Pau de François Bayrou entérine dans l’immédiat la disparition d’un Centre indépendant au cœur du paysage politique français. Ce recul du score centriste résulte du choix de Nicolas Sarkozy d’imprimer durant sa campagne présidentielle une chasse aux électeurs du Front National.

Les dirigeants de l’UMP obsédés par la menace « bleue marine » et la crainte de voir l’unité de leur mouvement éclater, n’ont pas cru devoir clarifier la situation. Tirant de cette situation ambiguë, qui a  laissé à penser aux électeurs modérés que les seuls alliés possibles de l’UMP pouvaient être le FN, ceux-ci ont reporté leur choix sur les candidats du Parti Socialiste.

Ce débat éludé pendant la campagne législative ressurgira à l’UMP lorsqu’il s’agira de désigner le prochain patron qui conduira la bataille des municipales en 2014. Là encore le mode de scrutin qui pousse à la bipolarisation n’a pas aidé.

Si la Présidente du FN, battue par le socialiste Philippe Kemel, n’a pas réussit son pari de gagner dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais à Hénin-Beaumont, l’entrée au parlement de trois membres de l’extrême-droite, dans un scrutin majoritaire à deux tours constitue pour le Front National une réussite indéniable qui va peser dans le débat durant le quinquennat.

De même il faut s’attendre à ce que cette incursion du FN ne soit sans conséquences à l’UMP où certaines figures n’ont pas fait mystère de leurs proximités idéologiques avec les thèses frontistes. Il reste toutefois que les plus en pointe des candidats UMP sur cette ligne, Nadine Morano à Toul et Claude Guéant dans la 9e circonscription des Hauts-de-Seine, ont été battus.

 

melenchon-henin-beaumont_scalewidth_630.jpgLa nette victoire, à ces élections législatives, du Parti Socialiste le dispensera de la nécessité d’être appuyé au Parlement par la gauche radicale de Jean-Luc Mélanchon dont les positions à la fois sur l’Europe et sur l’économie sont assez difficilement compatibles.

 

1504910_201106109877487-1_298x224.jpgIl en est de même pour les Verts qui, malgré un accord de gouvernement passé en échange de circonscriptions gagnables, ne semble pas très décidés à se comporter en alliés loyaux – l’épisode de la dépénalisation du cannabis entre les deux tours et les récentes déclarations de Noël Mamère à propos du vote des étrangers en sont les symboles représentatifs.

L’ensemble des ministres du Gouvernement Ayrault qui se sont 3470413227.jpgprésentés ont été élus confortablement avec une mention particulière pour Marie-Arlette Carlotti qui s’est imposée dans la 5ème circonscription des Bouches du Rhône, à Marseille face à Renaud Muselier et Stéphane Le Foll qui est allé s’imposer dans la 4ème circonscription de la Sarthe l’ancien fief de François Fillon.

Un regret

La défaite de Ségolène Royal dans la 1ère circonscription de Charente-Maritime restera comme une ombre sur la victoire du PS.

Battue par un dissident socialiste arrivé derrière elle au 1er tour, la Présidente de la Région Poitou-Charentes a été victime d’une « arnaque politique » – « une trahison politique » a-t-elle dit – qui ne bénéficiera à personne tant elle décrédibilise ceux qui l’ont ourdie.

Olivier Falorni, qui a bénéficié de la complicité active des dirigeants de la droite charentaise, ne doit son élection qu’à un report massif de voix de l’UMP et de l’extrême droite, ne siègera pas au sein du groupe socialistes pas plus qu’il ne pourra se prévaloir à terme d’un quelconque nouveau soutien de l’opposition. Sa carrière est largement compromise.

Il restera à jamais celui qui a fait mieux, dans cette législative 2012, qu’Eric Besson dont on se souvient qu’il fut ce membre félon de l’équipe Royal qui avait rejoint Nicolas Sarkozy en pleine campagne présidentielle en 2007 pour le prix d’une charge ministérielle.

h-4-2061491-1295541115.jpgSégolène Royal ne présidera pas l’Assemblée Nationale. Certains caciques du PS comme Lionel Jospin, Laurent Fabius ou Philippe Marchand s’en réjouiront peut-être. Ses concurrents de droite en Poitou-Charentes probablement aussi. Ils ont tord car Ségolène Royale, seule femme en France à d’être hissée jusqu’à une finale présidentielle, en avait les qualités.

Et maintenant

La victoire est nette, sans bavure. La question est désormais de savoir ce qu’il en sera fait.

 

media_xll_4913089.jpgFrançois Hollande a en main toutes les cartes pour mettre en œuvre son programme. Il dispose d’amis sûrs tant au Sénat qu’au Palais Bourbon pour faire avancer le changement. La campagne législative est terminée, l’opposition est semble-t-il décidée à remplir son rôle de façon constructive et intelligente. La voie pour agir en formant des majorités d’idée est ouverte. Elle peut  être une méthode pour agir et rassembler.

Les Français qui lui ont fait confiance, d’abord en l’élisant Président de la République puis en lui accordant une majorité absolue ne lui pardonneraient pas de ne pas honorer le mandat qu’ils lui ont accordé.

En 1981 François Mitterrand et ses amis avaient promis de changer la vie, il ne leur a pas fallu longtemps pour changer d’avis et se couler dans le moule du politiquement correct à la fois bruxellois et atlantiste.

En 2012 sans vouloir nier les contraintes des crises qui secouent la planète, mais aussi celles de la France – hollande.jpgdésindustrialisation, dette publique, déficit budgétaire, déficit commercial, chômage,  santé, environnement, transition énergétique – François Hollande doit, car il en a les moyens, imposer une voie social-démocrate nouvelle en Europe à ceux des dirigeants qui ne cessent de soutenir un modèle économique qui pour l’heure fait payer aux plus faibles et à la nature les dégâts d’une crise qui ne profite prioritairement qu’aux spéculateurs.

Pour conduire le changement dans la justice que les Français attendent, il faudra, par exemple, faire comprendre à la 3709284.jpgChancelière allemande mais également au Premier Ministre anglais, que le Président de la République française n’est pas un caniche que l’on ballade lors des réunions internationales ou un velléitaire à qui l’on peut imposer de se renier un mois après avoir été élu.

Plus qu’un chef de file des pays du Sud de l’Europe nous attendons de François Hollande qu’il agisse, face à la mécanique implacable des maîtres de la City, de la justice-300x200.jpgBundesbank et de Wall-Street, comme un dirigeant responsable qui impulse, en Europe et sur la scène internationale une politique de non alignement qui privilégie le sort des hommes et des femmes ainsi que celui de la nature avant celui de la folie spéculative actuelle des banques et les multinationales.

Saura-til le faire ? Pourra-t-il le faire? C’est le pari que nombre de nos concitoyens ont tenté en renvoyant Nicolas Sarkozy à ses amis du MEDEF, à ses futures entrevues avec la justice et à ses réunions au Conseil constitutionnel.

1693608_02-france-overseas-fire-69_140x80.jpgLa réussite est impérative car au bout d’un nouvel échec pointerait à coup sûr la révolte populaire et le museau pourri des dictatures et de la guerre.

La responsabilité est lourde. Le défi est exaltant. Le courage et l’abnégation sont nécessaires ainsi que l’unité et le rassemblement des forces citoyennes. 

 
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