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30/12/2012

La taxe à 75% censurée, l'opposition jubile!

446247.jpgSamedi, le Conseil constitutionnel, qui avait été saisi le 20 décembre par le groupe UMP de l'Assemblée Nationale, a censuré la mesure phare du budget 2013. Les  «Sages» ont considéré que la forme prévue pour l’application de la mesure de taxation  à 75% des revenus annuels de plus d'un million d'euros n’était pas convenable.

En effet, la taxe s’appliquant aux personnes physiques et non aux foyers fiscaux, un couple dont l’un des conjoints aurait gagné plus d’un million d’euros aurait été assujetti alors qu’un couple dont l’homme et la femme aurait gagné 900000 euros chacun ne l’aurait pas été.  

C’est d’ailleurs dans ce sens qu’a communiqué  le Conseil Constitutionnel : «Deux foyers fiscaux bénéficiant du même niveau de revenu issu de l'activité professionnelle pouvaient se voir assujettis (...) ou au contraire en être exonérés selon la répartition des revenus entre les contribuables composant ce foyer».

Dès lors, sans s’opposer au principe même de la taxation à 75%  le Conseil estimant qu’il y avait «méconnaissance de l'égalité devant les charges publiques» a jugé que la disposition n’était pas applicable en l’état.

Les réactions n’ont pas tardé.

Quand bien même le rejet du Conseil Constitutionnel ne UMP.jpgporte que sur les aspects techniques de l’application de la taxation à 75% et non sur son principe même, l’opposition, après avoir infligé aux Français durant plusieurs semaines le triste spectacle de  l’étalage de ses divisions intestines, a vu là une bonne occasion de matraquer la majorité. Elle ne s’en prive d’ailleurs pas.

A travers le rejet de la contribution exceptionnelle de 75%  – mesure emblématique de la majorité,  promise, lors de la campagne présidentielle, par François Hollande –  qu’elle juge responsable de l'exil fiscal des plus riches de nos concitoyens, l’UMP voit un désaveu de l’ensemble de la politique du début de mandat de François Hollande.

«Même dans mes rêves les plus fous, je ne pensais pas que ce serait aussi ample. Parce qu'à côté de la taxe à 75% dont tout le monde parle, il y a d'autres mesures tout aussi importantes qui ont été invalidées» a déclaré  dans une interview au Figaro le député UMP Gilles Carrez.

LTaxe 75%, Arrêt Miot, UMP, François Hollande, Pierre Moscovici, Jean-Marc Ayrault, Depardieu, Zidane, Riberry, Conseil Constitutonnel, Foyer fiscal, Retraîte-chapeau, stock-option, exil fiscal, Belgique, Bernard Arnault, Christian Jacob, Frédéric Thiriez, Ligue de Football Professionnel, Gilles Carrez, Jean-François Copé, Maire de Meaux, Takieddine, LVMH, François Millon, Dette de la France, tranche à 45%, Budget 2012, 2013, Nicolas Sarkozy, Corse, Démocratie, Peuple, Crise de régime, e président du groupe UMP à l'Assemblée nationale  Christian Jacob, s’exprimant dans un communiqué a déclaré «En faisant croire aux Français qu'il redresserait la France en surtaxant les plus aisés de nos compatriotes, François Hollande les a bernés».

Par la voix de son président Frédéric Thiriez, on crie aussi victoire à La Ligue de Football Professionnel qui dès la campagne présidentielle s’était élevée  contre la 461763.jpg taxe 75% qui aurait concerné  une centaine de joueurs du Championnat de France comme les pauvres Zidane, Ribéry et autres vedettes qui doivent leur renommée au petit peuple qui vient au stade les applaudir.

L’inénarrable Jean-François Copé, assidu il n’y a pas si longtemps de la piscine de l’homme d’affaire Takieddine, quant à lui se lâche. « En réalité, dissuader les créateurs drom.pngd'entreprises et punir les plus riches jusqu'à qu'ils quittent notre pays fait mécaniquement retomber l'effort fiscal sur les classes moyennes» indique doctement le député-maire de Meaux, en faisant référence, au patron de LVMH, Bernard Arnault, dont il se dit qu’il aurait plusieurs société lessiveuse d’impôts en Belgique, et à propos des remous suscités par la scandaleuse évasion en Belgique du «citoyen-pognon-ronchon-vigneron» Gérard Depardieu.

i dit non no no non.jpgEncore sous la pression de toutes les frustrations nées de ses empoignades récentes avec François Fillon, le Maire de Meaux  va jusqu’à inviter le chef de l’Etat «à tirer les leçons de ses échecs et à changer de politique » fustigeant ce qu’il qualifie être «une faute morale».

La taxation à 75% des revenus de plus de 1 millions d’euros une faute morale ! Et pourquoi ne pas non plus demander à François Hollande de faire acte de repentance ?

Faut-il que François Hollande, pour trouver grâce auprès de l’opposition sarko-copéenne,  viennent en Taxe 75%, Arrêt Miot, UMP, François Hollande, Pierre Moscovici, Jean-Marc Ayrault, Depardieu, Zidane, Riberry, Conseil Constitutonnel, Foyer fiscal, Retraîte-chapeau, stock-option, exil fiscal, Belgique, Bernard Arnault, Christian Jacob, Frédéric Thiriez, Ligue de Football Professionnel, Gilles Carrez, Jean-François Copé, Maire de Meaux, Takieddine, LVMH, François Millon, Dette de la France, tranche à 45%, Budget 2012, 2013, Nicolas Sarkozy, Corse, Démocratie, Peuple, Crise de régime, place publique faire amende honorable d’avoir voulu marquer sa volonté de remettre un peu plus de poids à la charge fiscale de ceux qui pendant des années ont eu le privilège de bénéficier des largesses d’un gouvernement qui au bout de son mandat a laissé la France avec une dette augmentée de 500 milliards d’euros?

Et puis quoi encore ? Il reste tout de même que deux décisions importantes, dont se gardent bien de parler l’UMP, ont été validées par le Conseil Constitutionnel et reconnues conforme à la Constitution.

Il s’agit d’abord  de la création d’une nouvelle tranche marginale à 45% de l'impôt sur le revenu ainsi que le projet de budget 2012 rectifié qui a été validé globalement avec son crédit d'impôt d'aide aux entreprises de 20 milliards d'euros.

Sur ce dernier point en particulier, il étonnant de ne pas entendre les commentaires de l’UMP qui lors du mandat 4849317.jpgSarkozy avait fait plus pour  les «rentiers pleins aux as» et franchement pas grand-chose pour les entreprises de production, s’attachant à soutenir en priorité les banques dont on sait combien elles contribuent à alléger la charge de la dette du pays.

Il ne faut pas se cacher derrière son petit doigt et bien Taxe 75%, Arrêt Miot, UMP, François Hollande, Pierre Moscovici, Jean-Marc Ayrault, Depardieu, Zidane, Riberry, Conseil Constitutonnel, Foyer fiscal, Retraîte-chapeau, stock-option, exil fiscal, Belgique, Bernard Arnault, Christian Jacob, Frédéric Thiriez, Ligue de Football Professionnel, Gilles Carrez, Jean-François Copé, Maire de Meaux, Takieddine, LVMH, François Millon, Dette de la France, tranche à 45%, Budget 2012, 2013, Nicolas Sarkozy, Corse, Démocratie, Peuple, Crise de régime, reconnaître que si le gouvernement avait voulu faire preuve d’amateurisme, il ne s’y serait pas pris autrement. Surtout pour une mesure dont on nous dit qu’elle a valeur symbolique.

Le principe de «l'égalité devant les charges publiques » est inscrit dans le marbre de la Déclaration des Droits de l’Homme, nul ne peut l’ignorer et encore les personnes qui ont eu en charge de cette affaire.

C’est donc une véritable faute professionnelle qui a été commise par les services de Bercy qui concocté la loi de finance et une faute politique pour les ministres qui l’ont présentée et les députés qui l’ont votée.

4986511.jpgBien sûr le chef de l’Etat, est serein et ne renoncera pas ! Bien sûr Jean-Marc Ayrault a déjà sur la table une demande pour trouver une nouvelle formule et repasser le plat en 2013 et rattraper ce qui en langage populaire s’appelle une belle con……e

Bien sûr, Bien sûr …. Mais tout cela fait grand désordre à un moment où le doute ne doit pas s’insinuer dans les esprits,  tant en France qu’à l’Etranger, sur la cohésion et la compétence du gouvernement ainsi que sur sa capacité  à tenir ferme les commandes du Pays.

C’est le ministre de l’économie qui dans une déclaration au Journal du Dimanche a le plus synthétiquement résumé l’état d’esprit du Président et du Premier Ministre: « Nous prendrons en compte les principes définis par le Conseil constitutionnel et nous reviendrons en 2013 avec une mesure qui mette en oeuvre cette philosophie, à laquelle nous ne renonçons pas ». Dont acte !

Il serait bien que cette fois le mécanisme nouveau soit inattaquable !

Tout ce qui a été retoqué doit être repris et corrigé, le relèvement de la fiscalité sur les stock-options et des actions gratuites, la taxation des retraites chapeaux – dont au passage il faut tout de même admettre qu’elles constituent une forme particulièrement indécente d’inégalité entre les salariés d’une même entreprise –  et l’incitation aux investissements  outre-mer.  

Dernier élément ! L’Assemblée de Corse avait en Juillet demandé une prorogation de 5ans d’un dispositif «dérogatoire applicable aux successions sur des immeubles situés dans les départements de Corse».

Pour mémoire ce régime particulier, qui en 2011 a couté à l’Etat, quelques 24millions d’euros,  avait été créé par le conseiller André-François Miot, envoyé en Corse par le consul Bonaparte, par un arrêté le 10 juin 1801 afin de compenser un «handicap de l’insularité».

big-le-port-de-bonifacio-en-corse-75983.jpgAu moment de la discussion du projet de loi de finances,  alors même que la disparition du  dit dispositif était programmée pour la fin 2013 par le gouvernement, celui-ci a choisi de ne pas rejeté la demande de prorogation sollicitée.

Ce dernier estimant que l’application immédiate de l’abrogation du régime Miot pouvait entrainer des répercussions, notamment une augmentation de la spéculation foncière sur l’ile, avait donné son accord pour maintenir le régime jusqu’en 2017.

Nicolas Sarkozy lors de sa campagne s’était engagé à répondre favorablement à la demande Corse, on aurait aimé entendre l’UMP nous dire comment ils apprécient aujourd’hui la décision du Conseil d’Etat de déclarer non Constitutionnelle cette mesure.

Foin de polémique !

Il reste au-delà cette bourde technique du gouvernement et cet acharnement idéologique de l’UMP à vouloir soutenir les «explorateurs à la recherche du territoire le billets-979456-jpg_844675 les riches privilégiés.jpgmieux disant fiscal» qui veulent planquer leur rente et assurer à leur succession les privilèges dont ils jouissent, il faut bien avoir à l’esprit que la situation d’affrontement contre-productif qui existe depuis l’élection de François Hollande à la Présidence de la République ne pourra pas durer longtemps.  

Le pouvoir de décider et la richesse par hérédité est un non-sens républicain n’en déplaise à ceux qui Taxe 75%, Arrêt Miot, UMP, François Hollande, Pierre Moscovici, Jean-Marc Ayrault, Depardieu, Zidane, Riberry, Conseil Constitutonnel, Foyer fiscal, Retraîte-chapeau, stock-option, exil fiscal, Belgique, Bernard Arnault, Christian Jacob, Frédéric Thiriez, Ligue de Football Professionnel, Gilles Carrez, Jean-François Copé, Maire de Meaux, Takieddine, LVMH, François Millon, Dette de la France, tranche à 45%, Budget 2012, 2013, Nicolas Sarkozy, Corse, Démocratie, Peuple, Crise de régime, soutiennent les Bettencourt, Depardieu, Arnault, Halliday et autres  en espérant un jour pouvoir disposer en retour d’un peu de leur  manne contributive  dans leur lutte pour accéder au pouvoir politique désormais illusoire qui leur a échappé cette fois.

En démocratie le pouvoir est au Peuple.

Il est assez étonnant que des Députés de l’Assemblée Taxe 75%, Arrêt Miot, UMP, François Hollande, Pierre Moscovici, Jean-Marc Ayrault, Depardieu, Zidane, Riberry, Conseil Constitutonnel, Foyer fiscal, Retraîte-chapeau, stock-option, exil fiscal, Belgique, Bernard Arnault, Christian Jacob, Frédéric Thiriez, Ligue de Football Professionnel, Gilles Carrez, Jean-François Copé, Maire de Meaux, Takieddine, LVMH, François Millon, Dette de la France, tranche à 45%, Budget 2012, 2013, Nicolas Sarkozy, Corse, Démocratie, Peuple, Crise de régime, Nationale se félicitent avec un tel en train – «les rêves les plus fous de Gilles Carrez» –  de voir le Conseil Constitutionnel  retoquer une politique fiscale approuvée deux fois par le Peuple Français. Une fois en envoyant François Hollande à l’Elysée, une deuxième fois en lui accordant une majorité à l’Assemblée nationale pour légiférer.

Il faudra bien dans le futur que ce télescopage, entre la volonté du Peuple et celles des Institutions, fasse l’objet Taxe 75%, Arrêt Miot, UMP, François Hollande, Pierre Moscovici, Jean-Marc Ayrault, Depardieu, Zidane, Riberry, Conseil Constitutonnel, Foyer fiscal, Retraîte-chapeau, stock-option, exil fiscal, Belgique, Bernard Arnault, Christian Jacob, Frédéric Thiriez, Ligue de Football Professionnel, Gilles Carrez, Jean-François Copé, Maire de Meaux, Takieddine, LVMH, François Millon, Dette de la France, tranche à 45%, Budget 2012, 2013, Nicolas Sarkozy, Corse, Démocratie, Peuple, Crise de régime, d’un aménagement rapide au bénéfice du pouvoir du Peuple.  

Faute de quoi il est à craindre, surtout dans la période actuelle de grandes difficultés générales mondiales et européennes aux quelles La France n’échappe pas, les Français seront à plus ou moins brève échéance confrontés à une véritable crise de régime

18/05/2012

Ecouter ce cri qui monte depuis Athènes

grèce,europe,athènes,papandréou,françois hollande,weimar,etat-nation,economie,démocratie,austérité,parti syriza,union européenne Au lieu de traiter les responsables grecs comme des parias et leurs électeurs comme des pestiférés, les dirigeants européens, allemands en tête, feraient mieux de les écouter. Car à force de faire prévaloir les exigences de l’économie sur la démocratie, ils sapent les fondements de l’Union.

Nous nous habituons tellement vite aux clichés que nous n'en voyons plus les effets pervers, et nous les répétons machinalement, comme si c'étaient des vérités irréfutables, Indice-boursier_pics_180.jpgalors que leur rôle est justement de nous remettre dans les rangs. Le danger de suivre le même chemin que la Grèce, par exemple : c'est désormais devenu le mot d'ordre qui nous transforme tous en spectateurs ahuris d'un rite de pénitence, où l'on sacrifie le bouc émissaire pour le bien collectif.

Le différent, le difforme, n'a pas de place dans notre cité. Et si les nouvelles élections qui viennent d'être convoquées ne donnent pas la majorité voulue par les partenaires, le destin hellénique sera tout tracé.

Combien de fois avons-nous entendu les dirigeants insinuer de manière ténébreuse: «Vous ne souhaitez pas, n'est-ce pas, subir le destin de la Grèce ?» La sortie de la zone euro n'est pas prévue par les traités, mais elle peut être subrepticement intimée, facilitée. En réalité, Athènes est déjà tombée dans la zone crépusculaire de la non-Europe, elle est déjà le loup-garou invoqué pour effrayer les enfants.

Les vraies racines du mal ignorées 

Peut-être la sécession grecque est-elle inévitable, mais faisons au moins la lumière sur les vraies raisons : si c'est inéluctable, ce n'est pas parce que le sauvetage est trop coûteux, mais parce que la démocratie est entrée en conflit avec les stratégies qui devaient prétendument sauver le pays.

Bruxelles-Union-europeenne-mobilisation-manifestation-Europe_pics_180.jpgLors des élections du 6 mai, la majorité des votants ont rejeté la pilule d'austérité que le pays avale depuis deux ans sans succès et qui, au contraire, précipite la Grèce dans une récession funeste pour la démocratie. Une récession qui rappelle Weimar, avec des coups d'Etat militaires à l'horizon.

Contraints de repartir aux urnes en l'absence d'accord entre les partis, les électeurs réaffirmeront leur rejet et donneront encore plus de poids à la gauche radicale, le parti Syriza d'Alexis Tsipras. Et encore une fois, les clichés proliféreront : Syriza est une puissance néfaste, contraire à l'austérité et à l'Union, et Tsipras est dépeint comme l'antieuropéen par excellence.

La réalité est tout autre. Tsipras ne veut pas sortir de l'euro, ni de l'Union. Il demande une autre Europe, exactement comme François Hollande. Il sait que 80 % des Grecs veulent garder la monnaie unique, mais pas de cette manière, pas avec ces politiciens nationaux et européens qui les ont appauvris, tout en ignorant les vraies racines du mal : la corruption des partis dominants, l'Etat et les services publics esclaves de la politique, les riches épargnés [par l’austérité].

Tsipras est la réponse à ces maux et pourtant, personne ne veut se griller en discutant avec lui. Pas même Hollande, qui a refusé de rencontrer le leader du Syriza lorsque celui-ci s'est précipité à Paris après les élections. 

Et avez-vous entendu les gauches européennes, qui prétendent 1695522_photo-1320086848358-1-0_640x280.jpgavoir la solidarité dans le sang, soutenir Georges Papandréou quand il affirmait qu'il fallait européaniser la crise grecque pour trouver la solution ? Qui avait pris au sérieux les paroles qu'il avait adressées aux Verts allemands en décembre, après sa démission du poste de Premier ministre ?

L'idée qu'il avait exposée reste aujourd'hui encore la meilleure solution pour sortir de la crise : "Aux Etats membres, la rigueur ; à l'Europe, les politiques nécessaires de croissance".

Les paroles de Papandreou sont restées lettre morte : comme s'il était honteux d'écouter un Grec de nos jours. Comme s'il 1875654.jpgn'y avait aucune conséquence à la désinvolture ébahie avec laquelle on transforme en paria le pays qui a donné naissance à la démocratie et on analyse de manière impitoyable les dégénérations : l'oligarchie, le règne des marchés qui se traduit par la plutocratie, la liberté avec laquelle la loi et la justice sont méprisées.

L'expulsion d'Athènes, un échec de l'Europe

Si nous avions un minimum de mémoire, nous comprendrions mieux l'âme grecque. Nous comprendrions l'écrivain Nikos Dimou quand il exprime dans ses aphorismes le malheur d'être grec : "Le peuple grec ressent le poids terrible de son propre héritage. Il a saisi le niveau surhumain de perfection auquel sont liées les paroles et les formes des anciens. Cela nous accable : plus nous sommes fiers de nos ancêtres (sans les connaître), plus nous sommes inquiets pour nous-mêmes".

Ceux qui évoquent les racines chrétiennes de l'Europe en oublient les racines grecques et l'enthousiasme avec lequel Athènes, une fois sortie de la dictature des colonels en 1974, a été accueillie en Europe en tant que pays symboliquement essentiel.

Ce que nos dirigeants ne disent pas, c'est que l'expulsion d'Athènes ne sera pas uniquement le fruit de son échec. Ce sera l'échec de l'Europe, une sale histoire d'impuissance volontaire. Nous n'avons pas su conjuguer les nécessités économiques et celles de la démocratie. Nous n'avons pas été capables, même en rassemblant nos ressources et notre intelligence, de surmonter la première ruine exemplaire des vieux États nation.

1863279.jpgL'Europe n'a pas fait bloc comme le fit le secrétaire au Trésor Alexander Hamilton au sortir de la guerre d'indépendance américaine, quand il décréta que le gouvernement central allait assumer les dettes de chaque Etat, les unissant ainsi en une fédération forte. L'Europe n'a pas fait de la Grèce une affaire européenne.

Elle n'a pas vu le lien entre les crises de l'économie, de la démocratie, de la nation et de la politique. Pendant des années, elle a fait la cour à un establishment grec corrompu et aujourd'hui, la voilà bouche bée devant un peuple qui rejette les responsabilités de ce désastre.

Cet éloignement entre Union et démocratie, entre Nous et Eux, aura des conséquences douloureuses. Leur mort serait un peu la nôtre, mais il manque dans ce déclin la connaissance de soi qu'Athènes nous a enseignée.

Ce n'est pas la mort grecque qu'Ajax le Grand invoque dans l'Iliade* : "Un brouillard noir nous enveloppe tous, les hommes et les chevaux. Père Zeus, délivre de cette obscurité les fils des Akhaiens ; rends-nous la clarté, que nos yeux puissent voir ; et si tu veux nous perdre dans ta colère, que ce soit du moins à la lumière !"

*Iliade (XVII 645- 647)

Source : La Repubblica Rome

Journaliste : Barbara Spinelli 17 mai 2012

Traduction : Laurent Laget

Illustration : D'après "Le Cri", d'Edvard Munch Steve Bell

 

24/01/2012

L’abominable vidéo !

Cette vidéo filmée en Afghanistan est abominable ! Elle relate, si les faits sont confirmés, un comportement ignoble de la part de soldats censés avoir été envoyés en Afghanistan pour combattre le soi-disant "axe du mal" au nom des valeurs de la démocratie et des droits de l’Homme.

De quoi s’agit-il ?

La vidéo montre quatre individus rigolards, en uniforme américain, urinant tranquillement sur trois cadavres qualifiés de rebelles talibans. Pour ajouter au sordide de l’affaire il est clair que ces ignobles individus étaient parfaitement conscients qu’une autre personne était en train de les filmer.

Pendant qu’ils se laissent aller les « salauds », en effet, jettent des « yeah » satisfaits, et l’un d’eux va jusqu’à lancer à l’adresse du cadavre dont il salit la dignité « passe une bonne journée mon pote».

Les autorités militaires et civiles américaines ont beau indiquer qu’une enquête est ouvertes, prendre des mines contrites, ce n’est pas la première fois que ce genre de dérapage dégradant pour l’adversaire mort ou prisonnier est évoquée à propos de militaires américains en campagne.

h_9_ill_1183723_d782_cia AFP PAUL J RICARD.jpgPersonne n’a oublié les tortures et les humiliations dont été victimes des détenus militaires irakiens dans la prison d’Abou Ghraïb en Irak. Tout cela vient s’ajouter aux bombardements de civils et autres exactions commises ces dix dernières années.

Si quelque part l’on souhaitait attiser encore plus la haine de la communauté musulmane mondiale à l'égard du monde occidental, pour mieux préparer une nouvelle intervention « pour la liberté » on ne s'y prendrait pas autrement.

Décidément, il y a définitivement quelque chose de pourri en Amérique!

« Uriner sur quelqu’un, c’est un acte radical, la violence est physique» a déclaré Rony Brauman l’ancien Président de Médecins Sans Frontière, ajoutant «on « élimine», et cela rentre dans cette logique. C’est très extrême».

Une condamnation sans appel est requise des autorités américaines, civiles et militaires. La France et l'Allemagne, mais également l’Union Européenne, s’honoreraient de marquer officiellement leur désapprobation pour ce qu’il faut bien appeler une profanation sordide de corps humains.

Les pays de la coalition en Afghanistan ont-ils clairement fait connaître leur condamnation de ces actes odieux?

Afghanistan, Droits de l'Homme, Dignité bafouée, Otan, Soldats américains, Démocratie, Axe du Mal, Rebelles, Talibans, Irak, Abou Ghraïb, Rony Brauman,Des enquêteurs indépendants doivent être nommés par l’ONU avec mission d’aboutir, dans la transparence la plus totale, rapidement et concrètement, à l’arrestation et au jugement des coupables à qui une lourde condamnation doit être infligée.Il faut que justice passe.

Il ne s’agit pas ici de cautionner en en aucune manière les actions des Talibans qui, lorsqu'ils sèment la mort par des actes terroristes, sont tout aussi ignobles et détestables, mais en l’occurrence, rien ne peu justifier, si les faits sont avérés, un tel mépris de la dignité humaine.

Dans cette affaire exécrable c'est d’abord à ceux de notre propre camp que nous devons réclamer des comptes.

02/11/2011

Georges Papandréou a raison!

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, José Manuel Barosso, Mario Draghi, FMI, BFCE, Union Européenne, Euro, Pazok, Parti Socialiste Grec, Grèce, Medef, Démocratie, République, France, C’était il y a une semaine, Nicolas Sarkozy s’exprimait sur France 2 et TF1 à propos du Plan de sauvetage de la Grèce concocté et voté dans la nuit du 26 au 27 octobre à Bruxelles par les dirigeants des pays membres de la Zone Euro. « S’il n’y avait pas eu d’accord hier soir, ce n’est pas simplement l’Europe qui sombrait dans la catastrophe, c’est le monde entier »

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, José Manuel Barosso, Mario Draghi, FMI, BFCE, Union Européenne, Euro, Pazok, Parti Socialiste Grec, Grèce, Medef, Démocratie, République, France, A en croire Nicolas Sarkozy, l’euro était sauvé, l’Europe était sauvée…..et la Grèce allait payer le cadeau. Georges Papandréou n’avait plus qu’à demander aux Grecs de se sacrifier encore un peu plus au nom de l’Europe et de la sauvegarde de l’Euro.

Le tout sous l’œil de Mario Draghi, vieille connaissance de la Grèce s’il en est, nouveau patron de la Banque Centrale Européenne, accessoirement ami des dirigeants du gotha mondial des banques d’affaires – Georges Soros, Goldman and Sachs, Baring Warburg, Barclays, Merryl Lynch, Salomon Brothers – et ancien patron de Goldman Sachs Europe, la Banque qui a permit au gouvernement Caramanlis de falsifier ses comptes pour entrer dans l’Europe.

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, José Manuel Barosso, Mario Draghi, FMI, BFCE, Union Européenne, Euro, Pazok, Parti Socialiste Grec, Grèce, Medef, Démocratie, République, France, Le 27 octobre José Manuel Barosso après l’annonce à Bruxelles de l’accord,  avait déjà lancé l’affaire sur le thème : « l’Europe est aujourd’hui beaucoup plus forte, qu’il y a quelque temps. Nous avons montré toute la détermination dont nous avons su faire preuve pour faire face à cette crise ».

Et comme si ce n’était pas suffisant, Nicolas Sarkozy, pour couronner le tout, avait ajouté en cours d’émission: « si la Grèce fait les efforts qui lui sont demandés, ça ne coûtera rien à la France, ça ne coûtera rien à l’Europe ». 

Merveilleux non ?

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, José Manuel Barosso, Mario Draghi, FMI, BFCE, Union Européenne, Euro, Pazok, Parti Socialiste Grec, Grèce, Medef, Démocratie, République, France, Peut-être, mais le premier ministre grec Georges Papandréou, lundi soir a annoncé de son côté, comme il en avait apparemment prévenu ses homologues européens, qu’il allait soumettre à référendum le fameux plan que lui impose l’UE  dès que celui-ci sera finalisé, soit en principe début janvier 2012.

S’exprimant devant des élus du Pasok – Parti socialiste grec – il a déclaré : « Nous faisons confiance aux citoyens. Nous croyons en leur jugement. Nous croyons en leur discernement ».

Ajoutant qu’il demanderait au parlement, où il ne dispose que d’une courte majorité, 152 sur 300, un vote de confiance pour son gouvernement afin de pouvoir gouverner le pays jusqu’à la fin de son mandat qui s’achève en 2013.

« Si les Grecs n’en veulent pas (du nouvel accord, ndlr), il ne sera pas adopté ». Autant dire que la déclaration de Georges Papandréou résonne comme un coup de tonnerre !

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, José Manuel Barosso, Mario Draghi, FMI, BFCE, Union Européenne, Euro, Pazok, Parti Socialiste Grec, Grèce, Medef, Démocratie, République, France, La planète finance est aux cent coups, c’est la panique sur les marchés, les rédactions sont hystériques, les places boursières sont toutes durement impactées – Paris, Milan, Francfort, Madrid, Londres subissent des pertes importantes, de même en Amérique et en Asie –

Les valeurs bancaires françaises sont en chute libre pendant que les spéculateurs se frottent par avance les mains et que le spectre de l’éclatement de la zone euro hante à nouveau les cénacles libéraux.

« A quoi joue Papandréou ?» s’indignent les uns. « Le premier ministre Papandréou à ouvert une boite de Pandore » affirme un autre. « Je déplore cette décision qui me parait totalement Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, José Manuel Barosso, Mario Draghi, FMI, BFCE, Union Européenne, Euro, Pazok, Parti Socialiste Grec, Grèce, Medef, Démocratie, République, France, irresponsable » déclare un proche de Nicolas Sarkozy. La palme de l’inacceptable revient à la présidente du Medef qui elle dénonce «  un comportement anormal qui n’est pas loyal à l’égard des chefs d’états européens, à l’égard des peuples européens ».

Mais tout de même,  plutôt que de céder à la purée médiatique et aux éditoriaux écrits par des porteplumes aux ordres, ne faut-il pas s’interroger ?

Est-il anormal qu’avant d’engager ses concitoyens pour une nouvelle purge d’austérité, le premier ministre grec décide de consulter le Peuple ? La réponse est non !

A-t-il, d’ailleurs, été élu pour mettre en œuvre cette politique qu’on veut lui imposer alors qu’il n’est responsable de rien de ce qui aujourd’hui accable la Grèce ? La réponse est encore non !

Est-il responsable de ce que son pays est obligé de financer sa dette sur le marché à des taux qui frisent « la folie », pendant que les Etats-Unis, le Royaume-Unis font tranquillement marcher la planche à billet sans qu’il leur en coûte? La réponse est  toujours non !

Très courageusement Papandréou depuis son arrivée au pouvoir en 2009 a réussit à faire passer le déficit  de la Grèce de 15%  nicolas sarkozy,angela merkel,josé manuel barosso,mario draghi,fmi,bfce,union européenne,euro,pazok,parti socialiste grec,grèce,medef,démocratie,république,franceà 7%. Pour autant le taux de financement de la dette de l’état, qui aujourd’hui atteint 350 milliards d’euros soit 160% du PIB, ruine tous les efforts réclamés aux Grecs qui désormais et c’est bien légitime, refusent une nouvelle cure d’austérité.

Sans compter que le « plan de sauvetage »  prévoit un renforcemenicolas sarkozy,angela merkel,josé manuel barosso,mario draghi,fmi,bfce,union européenne,euro,pazok,parti socialiste grec,grèce,medef,démocratie,république,francent des contrôles étrangers sur la politique budgétaire du Pays. Il est prévu l’installation à Athènes d’une représentation permanente de l’Union Européenne, de la Banque Centrale Européenne, et du FMI ce qui équivaut à une humiliante mise sous tutelle du Pays.

Quel citoyen français accepterait aujourd’hui un tel traitement, y compris parmi les durs soutiens de Nicolas Sarkozy à l’UMP?

Il est à tout le moins assez cocasse de voir que  les représentants d’un ensemble de pays qui revendiquent leur appartenance au camp des droits de l’homme et de la démocratie trouvent si impudent qu’un chef de gouvernement fasse appel au référendum qui est l’instrument démocratique par excellence des républiques  dans lesquelles les Peuples sont par nature constitutionnellement souverains.

Georges nicolas sarkozy,angela merkel,josé manuel barosso,mario draghi,fmi,bfce,union européenne,euro,pazok,parti socialiste grec,grèce,medef,démocratie,république,francePapandréou est allé au maximum de ce qu’il pouvait faire dans le cadre actuel des institutions européennes. La situation politique et sociale est aujourd’hui telle dans son pays qu’il s’en remet à la décision du peuple via une procédure référendaire. Il n’y a là rien que de très normal et légitime!

Ce qui, au contraire, doit inquiéter tous les démocrates conséquents réside dans ce signe inquiétant, marqueur évident de la dégradation actuelle du fait politique, qui donne à voir que des chefs d’états, des ministres, des haut-fonctionnaires, des représentant patronaux, s’offusquent de ce que les peuples soient associés aux décisions qui les concernent surtout lorsque leur souveraineté est engagée.

nicolas sarkozy,angela merkel,josé manuel barosso,mario draghi,fmi,bfce,union européenne,euro,pazok,parti socialiste grec,grèce,medef,démocratie,république,france« Le référendum fournira un mandat clair, mais aussi un message clair à l’intérieur et à l’extérieur de la Grèce sur notre engagement européen et notre appartenance à l’Euro » a indiqué Georges Papandréou lors d’une réunion de son cabinet, appelé en cession extraordinaire, au cours de la quelle ont été approuvées à l’unanimité la tenue du référendum et la décision de demander un vote de confiance au parlement.

L’on ne dira jamais assez que toute tentative de replâtrage, dans le traitement de la crise actuelle européenne, sera vouée à l’échec tant que ne sera pas levnicolas sarkozy,angela merkel,josé manuel barosso,mario draghi,fmi,bfce,union européenne,euro,pazok,parti socialiste grec,grèce,medef,démocratie,république,franceée l’ambigüité institutionnelle européenne qui empêche la mise en oeuvre d’une véritable solidarité européenne construite sur une intégration – sociale, écologique, économique, fiscale et budgétaire – des pays de la zone euro et l’accès direct des états à la banque centrale pour les besoins publics de financement.

La réponse à cette question est d’ordre politique et ne saurait en aucun se soumettre à la volonté des appétits financiers des marchés. Tout autre discours relève des stratagèmes de la démagogie destinés à cacher tant les renoncements que les volontés carriéristes au service d’intérêts particuliers.

nicolas sarkozy,angela merkel,josé manuel barosso,mario draghi,fmi,bfce,union européenne,euro,pazok,parti socialiste grec,grèce,medef,démocratie,république,franceGeorges Papandréou fait honneur à la Démocratie et à l’histoire de son Peuple. Il ne mérite pas les propos que l’on tient actuellement à son égard.

07/04/2010

Pipeau-démocratie à Dieppe !

image003.jpgAlors que vient de s’ouvrir ce lundi 29 mars, pour 4 mois, les travaux de la Commission particulière du débat public concernant le projet de réalisation d’un réacteur type EPR à Penly qui porte le nombre de réacteur de la centrale de 2 à 3 l’on apprend que : « le document officiel de Programmation pluriannuelle des investissements électriques, qui vient d'être publié, assure "à deux endroits différents que la mise en service du réacteur de nouvelle génération de Penly (l'EPR) est déjà décidée." » .

 

Il ne fait plus aucun doute que dans ces conditions, la tenue d’un débat public sur le sujet relève plus « du gadget pour gogo » que d’une véritable concertation avant décision finale. Désormais dans notre pays même nos gouvernants ne respectent plus la loi. Celle-ci – loi du 27 février 2002 –  dispose en effet « qu'un débat public porte, à la fois, sur l'opportunité et les modalités de sa mise en œuvre »

 

Chantier EPR Flamenville.jpgTout est donc joué alors même que les retards de livraison, généralement évalué à 3 ans, pour les chantiers EPR en cours en Finlande et à Flamanville ne permettent pas, comme s’y était engagé EDF en 2005, de mettre au débat les retours d’expérience EPR avant de mettre en chantier une éventuelle série de ces types de réacteur nouvelle génération.

 

Aucune base sérieuse ne permet aujourd’hui d’engager un véritable débat et de se prononcer sérieusement sur un projet qui pose encore de multiples questions !

 

Qu’il s’agisse de maîtrise des couts économiques de réalisation, de fiabilité des systèmes de sécurité, de rejets et de diffusion d’éléments potentiellement nuisibles pour la santé des populations, de production de déchets toxiques biologiquement dangereux, il y a, en effet, loin de la coupe aux lèvres.

 

Ce débat public n’est qu’un débat alibi, un déni de démocratie, un mépris des citoyens dont il convient de dire qu’ils ne sont pas dupes des pratiques et des objectifs de leurs gouvernants.

 

300x200_1535326_0_d83c_ill-1326151-04a8-ill-1269141-9931-464879.jpgLe ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durable, Jean-Louis BORLOO, ne se grandit pas en cautionnant une telle parodie de démocratie !

 

La même remarque vaut pour les leaders locaux et nationaux des « deux grandes surfaces du consensus productiviste et pro nucléaire »

 

L’UMP et le PS vont-ils enfin dénoncer cette pipeau-démocratie qui contribue à jeter dans l’abstentionnisme et le vote FN une quantité toujours plus grande de nos concitoyens ?

 

On peut à bon droit s’interroger sur la finalité de tels comportements.

 

La réalité est qu’il existe un immense marché nucléaire-civil mondial et qu’au plus haut niveau du lobby nucléaire français on ne veut pas se laisser distancer dans la course aux contrats.

 

Faut-il pour cela ne pas s’embarrasser de procédures ou d’engagements contraignants.  

 

dollar-en-liasse.jpgLe marché est aujourd’hui évalué à plus de 1 000 milliards de dollars d'investissements d'ici à 2030.

 

Il y a là de quoi faire bouillir encore un moment la marmite d’une flopée de dirigeants politiques inféodés à des financiers cyniques et irresponsables qui tirent les ficelles d’un modèle d’organisation de la cité qu’une partie chaque jour plus grande de Français  tend à rejeter tant il fait peu de place à la vie, au partage et à l’intelligence créatrice.

Ce pactole nucléaire fait courir Nicolas Sarkozy, qui a demandé en décembre dernier à l'ancien président d'EDF François Roussely de «  réfléchir à l'organisation industrielle de la filière nucléaire civile française, au rôle de l'Etat dans celle-ci et à sa stratégie en matière d'alliances et partenariats ». – cf. Le Monde du 17 03 2010 -.

regionales-haute-normandie-laurent-fabius-pou-L-1.jpgAu passage chacun, sur le sujet, peut noter le mutisme assourdissant de la troïka socialo-libérale -  FABIUS,  HOLLANDE et AUBRY – qui se garde bien de piper mot.    

Contrairement aux concessions verbales qu’ils condescendent à faire en agrémentant leurs discours de déclarations en faveur des énergies renouvelable, les leaders des partis de gouvernement, socialistes et les libéraux, ont déjà inscrit l’énergie nucléaire  au cœur du nouveau projet de cycle de croissance de l’après pétrole. Ils n’en démordront pas !

 

La question devra être tranchée lors des prochaines élections présidentielles, il faudra s’y préparer ! C’est bien à la lumière de cette réalité qu’il convient de regarder les méthodes utilisées pour l’organisation des travaux de Commission particulière du débat public concernant le projet de réalisation du réacteur type EPR à Penly. 

15:38 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : penly, pipeau, démocratie, marché, sarkozy | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

 
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