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19/03/2013

Fukushima : Ça chauffe dans les piscines

502720.jpgUn nouvel incident vient de se produire à la centrale atomique de Fukushima, ravagée le 11 mars 2011 qui provoque l’inquiétude des Japonais. De quoi s’agit-il ?

L’alimentation en courant électrique des équipements destinés à assurer le fonctionnement des installations sensibles de la centrale, est interrompue depuis 24 heures.

A l’heure actuelle TEPCO, l’opérateur responsable de la Centrale, est dans l’incapacité d’expliquer cette panne qui affecte notamment les systèmes de refroidissement des piscines de stockage de combustibles usés de la centrale.

Avant la coupure la température dans le bassin du réacteur N° 4 se situait à 25° Celsius. Sans le système de refroidissement cette température monte régulièrement de 0,37 degré par heure soit près de 9 degrés par Jour.

Ce qui laisse aux techniciens de Tepco 4 jours pour rétablir la situation dans ce bassin dans lequel sont stockés un peu plus de 1500 crayons de combustibles ce qui équivaut à trois cœurs de réacteurs.

Le seuil de 65° degré Celsius est considéré comme seuil potentiellement critique pouvant déclencher des réactions difficilement contrôlables.

963952-1141146.jpgQuestionné à propos de la gravité de cette panne dont personne à l’heure actuelle ne sait ou ne veut dire l’origine, le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga, s’est contenté de dire l’habituel discours de circonstance ; il comprend l’inquiétude à propos de la situation au réacteur N°4, il assure que Tepco a le temps pour rétablir le courant électrique.

Il convient de noter que ce n’est pas la première fois que depuis 2011 les installations électriques de la centrale sont défaillantes.

En janvier 2012, une panne a provoqué l’arrêt du système de refroidissement de trois piscines pendant une heure. En juin de la même année, la défaillance d’une pompe dans le bassin du réacteur 4 avait conduit à un arrêt de 30 heures du refroidissement, provoquant une augmentation de la température de l’eau jusqu’à 43° degrés Celsius.

Ce nouvel incident est l’illustration patente que la filière nucléaire est porteuse d’une maladie congénitale dont les manifestations peuvent dégénérer en catastrophe. Même à l’arrêt les réacteurs d’une centrale constitue un risque pour les habitants et les écosystèmes naturels.

480797.jpgUne fois de plus, au Japon mais cela vaut également pour la France, les autorités se répandent en discours rassurants, quand ils ne tentent pas de nous persuader des bienfaits du nucléaire. Pas de dégagement de gaz à effets de serre disent-il, quand d’autres expliquent : « c’est bon pour l’économie et nos exportations ».

Il faut cesser de prendre l’opinion publique pour une bille. Une centrale nucléaire c’est sale, c’est cher, c’est éthiquement pourri toujours : avant, pendant et après.

Avant parce que ceux qui les construisent en connaissent tous les dangers.

le-nucleaire-10738976njnkn_1713.jpgPendant parce que les travailleurs de la filière y sont exposés aux radiations depuis l’extraction de l’uranium, jusqu’au transport et au stockage des déchets de production.

Pendant encore, parce que le risque de catastrophe que le discours officiel voulu nous persuader qu’il était « impossible », puis «improbable» existe bel et bien ; la preuve Tchernobyl et Fukushima.

Il faut au contraire avoir en permanence à l’esprit, que le facteur risque n’est pas aussi négligeable que les pro-nucléaire veulent bien nous le dire. De plus qu’aussi minime soit ce risque, l’ampleur des dégâts humains, économique et écologiques, en cas de catastrophe sont tels que cela exige qu’il ne soit pas pris.

La région de Fukushima est économiquement dévastée, la mer est polluée, la ressource halieutique est impropre à la consommation, les populations qui ont été exposées développeront des tumeurs cancéreuses à plus ou moins long terme. Cela nous le savons et l’on se demande bien au nom de quelle logique et de quel dogme  les autorités ne portent pas un coup d’arrêt définitif à cette «horreur technologique».

Si la filière nucléaire est dangereuse avant et pendant son exploitation, elle l’est tout autant après, parce qu’une fois la centrale fermée les choses n’en restent pas là.

Commencent alors les travaux de décontamination et de démantèlement des installations  qui s’étalent sur plusieurs décennies sans compter les encombrants déchets de production à longue durée de vie dont on ne sait que faire.

En France la question doit impérativement dépasser le cadre du débat «Sortir immédiatement ou sortir à terme du Nucléaire» dans lequel les pro-nucléaires et les anti-nucléaires se débattent à longueur d’antennes et de manifestations pendant que les centrales vieillissent et se fragilisent rendant encore plus réel le risque d’une catastrophe majeure.

Il importe que les citoyens se saisissent de cette question et LogoSDN-100.pngqu’ils imposent aux autorités politiques et publiques et privées, dont la responsabilité est désormais engagée, l’évidence qui découle des catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima.

Il faut sortir au plus vite du nucléaire. C'est possible!

06/11/2010

Le train de l'enfer

Le train de déchets nucléaires est reparti de Caen pour l'Allemagne

Le train de déchets nucléaires allemands, bloqué à Caen vendredi après-midi par cinq militants anti-nucléaires qui s'étaient enchaînés aux voies, est reparti vers l'Allemagne tandis que trois de ces militants ont été hospitalisés pour des brûlures, selon la police.

 

Le convoi, qui était parti à 14H20 de Valognes (Manche), avait été bloqué vers 15H40 à plusieurs centaines de mètres avant la gare de Caen par cinq militants qui se sont enchaînés à la voie.

Le train a pu repartir aux alentours de 19H00 après le dégagement des voies des manifestants enchaînés, dont un de nationalité allemande.

 

Sept militants ont été ou vont être placés en garde à vue pour entrave à la circulation: trois de ceux qui étaient enchaînés ont été "hospitalisés car ils ont été brûlé pendant la désincarcération", a indiqué une source policière.

 

Cette source a précisé que ces militants ne devraient pas rester longtemps à l'hôpital et que leurs brûlures n'étaient "pas graves". Les militants s'étaient enchaîné aux voies dans des tubes de métaux et du béton.

 

Le train doit arriver samedi en Allemagne, terme de son périple jalonné de manifestations des antinucléaires qui trouveront leur point d'orgue au terminus, où près de 30.000 personnes sont attendues par les écologistes. (©AFP / 05 novembre 2010 19h54)

18:15 Écrit par Bernard FRAU dans 6. Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : déchets nucléaires, train, allemagne, militants, gare | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

23/10/2009

54 fûts d’uranium appauvri en partance pour la Russie

300px-Centraletricastin.jpgUne source AFP en date du 22 10 2009 fait savoir qu’un transport l'uranium appauvri d'origine française quittera le Havre d'ici samedi 24 10 2009 pour la Russie !

 

Toujours selon cette source, Henri-Jacques Neau, directeur délégué de la logistique d'Areva aurait indiqué que la cargaison comporterait "54 fûts de 200 litres d'uranium naturel appauvri" en provenance du site nucléaire du Tricastin dans la Drome où sont regroupées des installations de fabrication de combustible nucléaire. L’uranium en partance pour la Russie est un produit  résiduel issu du cycle de production d’enrichissement destiné à l’alimentation des centrales.

 

Le responsable AREVA  indiquerait que les futs sont expédiés à Tomsk en Russie pour y être enrichis en vue de fabriquer d’autres combustibles nucléaires.

 

Si, comme l’indique Greenpeace, les produits en question sont faiblement radioactifs et moins dangereux que ceux dont il a été question dans le documentaire Arte "Déchets: le cauchemar du nucléaire", il n’en reste pas moins que comme l’a affirmé Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire de Greenpeace France, " La logique est la même, on nous dit qu'on envoie de l'uranium en Russie pour le transformer afin de le réutiliser, en fait il n'est pas réutilisé et c'est pourquoi nous considérons cet uranium comme un déchet".

 

En fait il s’agit bel et bien de déchets dont on voudrait faire croire qu’ils pourraient être assimilés à une sorte de matière première secondaire recyclable.

 

Selon Henri-Jacques Neau, directeur délégué de la logistique d'Areva, c’est au moins "au moins une dizaine" de convoi de ce type par an qui chaque année quittent le Havre.

 

Il convient de rappeler que ces voyages d'uranium appauvri datent des années 70 et l’on peut s’étonner de les voir se perpétuer alors même que le Haut Comité pour la Transparence et l'information sur la sécurité nucléaire (HCTISN) saisi par (le ministre de l'Ecologie) Jean-Louis Borloo vient d’en demander vient le un recensement.

 

L’Alliance Ecologiste indépendante dénonce le transport du 24 10 2009 et s’associe à la campagne de Greenpeace France sur le sujet.

 

L’Alliance Ecologiste réclame, en outre, au gouvernement d’interdire tous transports de matières et de déchets nucléaires français dans le monde jusqu’au terme du recensement qui vient d'être annoncé par le gouvernement.

 
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