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05/08/2011

Somalie: il faut agir d'urgence!

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A l’heure qu’il est, la vie de près de onze millions d’êtres humains, hommes, femmes et enfants de tous âges est menacée par la famine qui sévit en Somalie.

La sécheresse, qui s’est abattue dans cette région du monde avec une intensité particulière cette année, n’est pas la seule cause de la crise alimentaire qui tue les Somaliens. Celle-ci se nourrit de l’échec absolu et coordonné de deux phénomènes qui ensemble conduisent le pays dans l’impasse face à la crise.

La Somalie est sur le plan de la gouvernance complètement sinistrée, il n’y a pas d’état de droit souverain. Par ailleurs, rien d’efficace au niveau diplomatie internationale n’a jusqu’à ce jour pu aboutir à des résultats concrets acceptables par tous les protagonistes en cause.

Tout a-t-il été mis en œuvre pour sortir de l’impasse? Probablement pas!

sécheresse,somalie,somaliens,shebab,émirats arabes unis,crise,famine,onuu,conseil de sécuritéLes Shebabs, rebelles islamistes liés à la mouvance terroriste contrôlent les régions sinistrées. Le conflit qui les oppose aux chefs locaux somaliens et à la communauté internationale rend impossible l’acheminement du gros de l’aide disponible pour enrayer la famine.

Quelques pays, dont les Émirats Arabes Unis, entretiennent encore des relations commerciales avec les Shebabs. La voie est certes étroite mais la possibilité d’un accord, par leur intermédiaire, avec les Shebabs, doit être explorée dans le cadre des instances internationales pour mettre un terme à la crise.

sécheresse,somalie,somaliens,shebab,émirats arabes unis,crise,famine,onuu,conseil de sécuritéLes Somaliens, ne peuvent pas être les victimes collatérales d’un conflit, la «guerre contre le terrorisme», qui les dépasse largement. Il est temps d’agir!

Le moment est venu pour la communauté internationale en général et les grandes puissances en particulier, d’aboutir à un accord, négocié avec les Shebab, qui fixe les conditions acceptables par les uns et les autres afin que l’aide alimentaire disponible parvienne sans délai au peuple somalien en souffrance.

Une réunion du Conseil de Sécurité de l'ONU doit se tenir incessamment il importe qu’à l’ordre du jour de cette réunion figure une initiative appelant les pays arabes, en capacité d’agir, à engager des négociations en vue prioritairement d’instaurer une coopération pour mettre fin à la famine en Somalie et plus largement de tenter d’ouvrir la voie à l’examen avec les parties concernées d’une solution politique pour la Paix.

sécheresse,somalie,somaliens,shebab,émirats arabes unis,crise,famine,onuu,conseil de sécuritéCette première étape franchie il conviendrait ensuite de se préoccuper activement des autres foyers de famine qui se développent dans les pays de cette partie de l’Afrique particulièrement touchée.

Étant entendu qu’en cette matière, comme dans d’autres, les solutions à mettre en œuvre doivent être de nature à agir à la racine des causes des crises et non à se limiter à des démonstrations médiatiques ponctuelles sur les effets visibles des maux à traiter.

 

19/07/2011

Crise de la dette: Bayrou Borloo même combat!

1263d0d6-54ca-11e0-9cf7-aca042536d20.jpgLe 12 juillet 2011, le Président du Modem, le centriste François Bayrou, déclarait lors d’une interview sur RTL à propos de la crise de l’Euro, «Je pense que c’est nécessaire aujourd’hui que tous les responsables politiques prennent leurs responsabilités.

J’ai demandé audience au président de la République car il faut absolument que la France ait un message différent de celui qu’elle a eu jusqu’à ce jour pour qu’on ne tombe pas dans cet énorme risque qui nous est envoyé. "

jean-louis-borloo-le-14-mai-2011-10458921zvrgr_1902.jpgDe son côté, lundi 18 juillet, s’appuyant sur les nouvelles prérogatives ouvertes par l’article 18 de la Constitution, Le Président du Parti Radical, Jean-Louis Borloo, a adressé une lettre au président de la République, pour l’inviter à s’exprimer devant le Parlement réuni en Congrès» avant la rencontre des chefs d’État et de gouvernement de la zone Euro à propos du soutien à la Grèce.

{71D8BED2-0057-4A12-962C-02E30836EEFE}Picture.jpg«J'ai adressé une lettre au président de la République pour lui demander que le Parlement soit convoqué, que le Congrès se réunisse pour informer les Français de la situation de la crise, qui n'est pas seulement une crise grecque mais une crise de la zone euro, de la zone dollar», a-t-il déclaré lors d’un déplacement à Poitiers.

Jean-Louis Borloo, considère, en effet, que les décisions qui seront prises lors de cette réunion engageront la France «pour les décennies à venir» et que cela justifie «un débat démocratique» avec la représentation nationale ainsi qu’une «information transparente» en direction des citoyens.

Il estime que toutes les options doivent mises sur la table devant les Français ceux-ci devant connaître le jugement précis que le gouvernement fait sur la crise. L’ancien ministre de l’écologie demande également que nos concitoyens soient informés de façon précise quant à l’exposition des banques et des institutions françaises face à la dette grecque.

article_euros.JPGDans sa lettre au Président de la République le leader centriste pose très directement la question de savoir «Comment seront précisément engagés les 400 milliards d'euros du Fond européen de stabilité financière (FESF)?»

Pourquoi cette démarche de Jean-Louis Borloo, complémentaire de celle de François Bayrou, est-elle à la fois intéressante et justifiée?

S’agissant de la Construction européenne force est de constater que celle-ci s’est faite progressivement d’abord le charbon et l’acier puis l’agriculture puis la justice enfin les frontières et la monnaie. Tout cela en passant de 6 à 27 pays.

A quel moment les citoyens ont-ils vraiment pu débattre des options choisies? Très rarement et à la marge et quand ils ont été consultés leur vote a été jeté à la poubelle – Traité de Lisbonne –.

merkel-und-sarkozy-lehren-aus-der-krise-ziehenpropertyposter1-300x208.jpgA force d’être mis de côté, les citoyens qui ne comprennent plus ce qui se joue sans eux, faisant le constat que tout va de mal en pis se retournent vers un «populisme» de désespérance né de leur impuissance à agir sur les mécanismes dont les effets les concerne au premier chef.

D'un autre côté la responsabilité des partis de gouvernement de gauche comme de droite est patente.

Quel fût le temps consacré, lors des dernières élections présidentielles et législatives, au débat sur l’Europe et son avenir face à la crise des dettes souveraines qui déjà étaient d’actualités? Rien nada!

Si l’on souhaite faire prospérer l’idée européenne et si l’on ne veut pas céder au repli sur soi que nous proposent les tenants d’une France rabougrie, il faut s’appuyer sur une «opinion publique commune» qui s’impose à la machine bruxelloise nourrie au carburant des lobbies dont l’intérêt premier n’est pas la démocratie mais le montant des profits qu’il pourront tirer d’un marché taillé à leurs convenances.

Si nous voulons que dans cette Europe, la France puisse jouer son rôle et faire valoir les valeurs qui sont les nôtres, alors il faut que les Français soient consultés informés et éclairés et mobilisés.

Pour cela l’initiative de Jean-Louis Borloo, mais également celle de François Bayrou, sont à soutenir et à saluer. Ces initiatives sont constructives et responsable.

On aimerait que l’ensemble de la classe politique s’en inspire au lieu de conserver le nez dans le guidon de la prochaine séquence électorale en ne proposant aux Français que des débats qui sont à mille lieux des défis que nous impose un monde aujourd’hui devenu volatile et dangereux.

15/06/2011

Plusieurs dizaines de milliers de Grecs dans la rue: Papandreou impuissant, et l’Europe avec lui !

128900_des-milliers-de-personnes-manifestent-devant-le-parlement-grec-contre-les-mesures-d-austerite-lors-d-une-greve-generale-le-15-juin-2011.jpgLa fronde gronde à Athènes, place Syntagma, où des milliers de personnes, encadrées par un dispositif policier impressionnant, manifestent, devant le parlement, leur refus de la nouvelle cure d’austérité que veut imposer le gouvernement socialiste en place.

C’est la troisième fois depuis le début de l’année que les Grecs répondent «présent» aux syndicats qui les ont à nouveau appelés à descendre dans la rue. Plus important, et c’est nouveau, cette fois les citoyens grecs se sont mobilisés après que le mouvement de protestation populaire des «Indignés», lancé en Grèce le 25 mai sur le modèle espagnol, les ait sollicités pour manifester leur colère.

296647.jpgLes contacts avec les forces de police sont rugueux. Aux jets de pierres des protestataires qui s’en prenaient aux bâtiments publics et aux voitures officielles en criant «voleurs» à l’adresse de la classe politique, les policiers ont répondu par des coups de matraque et des jets de gaz lacrymogènes. Des blessés ont déjà été évacués!

Le premier ministre, Georges Papandreou, dans un entretien avec le chef de l’Etat grec, Carolos Papoulias, a confirmé que son gouvernement allait «assumer ses responsabilités, continuer d'avancer et prendre les mesures nécessaires pour sortir le pays de la crise»

Papaandréou.jpgAprès la vague de mesures d'austérité imposées en 2010 et sous la pression des marchés financiers Georges Papandreou présente, au parlement ce mercredi, un nouveau projet de loi de finance «presse-purée» qui doit être voté fin juin. Ce plan d’austérité renforcée prévoie des économies nouvelles à hauteur de 28,4 milliards d'euros d'ici à 2015 et un train de privatisations massives.

Selon le chef du gouvernement, le versement de la cinquième tranche du prêt de 110 milliards d'euros accordé en 2010 par l'UE et le FMI – 53 milliards ont déjà été versés à aujourd’hui – est subordonné au vote de ce projet de loi de finance par le parlement.

Tous les clignotants sont au rouge:

731043821.jpgLa majorité au parlement de Georges Papandreou est en train de se réduire des députés socialistes commencent à faire défection. Le dernier en date a quitté le groupe parlementaire mardi soir en déclarant que le gouvernement «avait échoué».

L’opposition refuse d’aller à une solution de consensus politique, que réclament les autorités financières bailleurs de fonds potentiels.

Les créanciers de la zone Euro et du FMI n’arrivent pas à se mettre d’accord sur les solutions à mettre en œuvre pour sauver la Grèce d’un naufrage financier.

Les Agences de notation ont décidés d’attribuer à la Grèce une note CCC négative qui place le pays en situation d’être déclaré en défaut de paiement et rend toute possibilité de solution quasi impossible.

1875654.jpgLa Grèce est désormais au bord de la faillite et cela met en grave danger l’ensemble de la communauté européenne.

Les agences de notation, bras armé des marchés financiers qui veulent soumettre les peuples et les démocraties à leurs lois se livrent en réalité, à travers le cas grec, à une attaque en règle contre l’euro mais aussi et surtout contre toute tentative de la part des états de se sortir des difficultés par des solutions politiques sur lesquelles par définition elles ne pourraient pas avoir prise.

Combien de temps encore allons-nous accepter de poursuivre avec un système qui, les mêmes causes produisant les mêmes effets, conduit inexorablement les Peuples européens plus profondément dans les crises sociales et politiques pendant que les grands spéculateurs et les grands argentiers internationaux continuent leur «buissness as usual»?

520614.jpgL’Europe qui a été la grande absente de la campagne présidentielle de 2007 devra en 2012 faire l’objet d’un débat sans tabou s’agissant de la remise en question du Traité scélérat de Lisbonne qui interdit toute solution politique régulatrice au profit d’un libre échangisme intégral et sans limite.

Il n’est pas juste que des grecs fortunés puissent mettre leurs avoirs à l’abri en Suisse pendant qu’il est demandé citoyen moyen des efforts pour sortir le pays de ses difficultés. Des règles doivent être mise en place pour la circulation des capitaux.

Il est anormal que les états soient contraints de refinancer leurs dettes auprès des organismes privés. La Banque centrale européenne doit avoir un rôle qui dépasse le simple fait de contenir l’inflation.

justice-300x200.jpgIl est incongru que dans la même zone monétaire la règle d’harmonisation fiscale ne soit pas rigoureusement établie. La concurrence et le dumping fiscaux doivent tout simplement être interdits.

Peut-être faudra-t’il se poser la question de la mise en place d’une monnaie commune stabilisée, dans le cadre d’un système européen, en remplacement d’une monnaie unique qui, de fait, fait de la question sociale et de l’emploi la variable d’ajustement de politiques économiques qui aujourd’hui n’ont de nationales que la dénomination.

europe.jpgLa liste n’est pas limitative des questions que la grave crise grecque soulève quand au devenir du projet européen qui reste dans un monde multipolaire une nécessité à la fois culturelle, politique et géostratégique. En 2012 il appartiendra aux futurs candidats de préciser sur quelles orientations ils entendront, au nom de la France, intervenir, dans les grandes instances mondiales et européennes, lorsque le temps des vraies réformes sera venu.

 

17:47 Écrit par Bernard FRAU dans 7. Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : athènes, papandréou, euro, crise, 2012, ue, fmi | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

 
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