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28/06/2013

L’ancien ministre de la ville au tapis !

Bernard TAPIE, Nicolas Sarkozy, Claude Guéant, Eric Woerth, CDR, Christine Lagarde, FMI, Pierre Estoup, Stéphane Richard, Adidas, Crédit Lyonnais, Consortium de Réalisation, FMI, mise en examen de Bernard Tapie,

Après 96 heures de garde à vue Bernard Tapie a été présenté ce vendredi devant les 3 juges d’instruction chargés de l’enquête judiciaire   à propos de l’arbitrage dont il a été bénéficiaire au terme duquel une somme de 403 millions d'euros lui a été accordée en juillet 2008 pour solde de tout compte de son litige avec le Crédit lyonnais sur la vente d'Adidas.

A l’issue de cette présentation il a été mis en examen pour « escroquerie en bande organisée » et placé sous contrôle judiciaire.

Vidéo Thomas Clay 3 questions sur le recours en révision

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Les juges ont considéré que les soupçons de trucage concernant l'arbitrage arrêté au profit de l'homme d'affaires étaient suffisants pour décider de la mise en examen.

Ils cherchent en particulier à faire la lumière sur la manière dont Bernard Tapie à user pour plaider son dossier auprès de Nicolas Bernard TAPIE, Nicolas Sarkozy, Claude Guéant, Eric Woerth, CDR, Christine Lagarde, FMI, Pierre Estoup, Stéphane Richard, Adidas, Crédit Lyonnais, Consortium de Réalisation, FMI, mise en examen de Bernard Tapie,Sarkozy Président de la République à l’époque des faits  et de Christine Lagarde aujourd'hui à la tête du FMI –  Fonds Monétaire International – et  Ministre de l'économie en charge du dossier au moment de l’arbitrage. Les juges mènent aussi leurs investigations pour connaître des liens que Bernard Tapie entretenait avec les arbitres, notamment Pierre Estoup.

Bernard Tapie rejoint donc trois autres personnes qui, sur cette affaire Adidas/Tapie/Crédit Lyonnais, ont également été mises en examen pour escroquerie en bande organisée : l'ancien juge-arbitre Pierre Estoup, Stéphane Richard, le PDG d’Orange et Jean-François Rocchi, l'ancien président du Consortium de réalisation (CDR) qui l’instance chargée de gérer le passif du Crédit lyonnais.

Il n’est pas exclu que l’affaire ne fasse pas l’objet de nouveaux développements.

Selon Médiapart la police judiciaire serait en possession d'un courrier d’Eric Woerth aux avocats de Bernard Tapie à propos  du montant des impôts que celui-ci a dû acquitter après l'arbitrage.

Le mode de calcul l’impôt utilisé pour évaluer les sommes à acquitter – approximativement 12 millions d’euros –  aurait été extrêmement favorable au contribuable Tapie. Toujours selon Médiapart qui cite une source anonyme d’autres modes de calcul aurait pu se traduire par un impôt à régler d’une somme dix fois plus élevée.

Bernard TAPIE, Nicolas Sarkozy, Claude Guéant, Eric Woerth, CDR, Christine Lagarde, FMI, Pierre Estoup, Stéphane Richard, Adidas, Crédit Lyonnais, Consortium de Réalisation, FMI, mise en examen de Bernard Tapie,On s’attend par ailleurs à ce que Claude Guéant – secrétaire général de l'Elysée à l’époque des faits – qui aurait été le pivot central de cette affaire dans la décision de recourir à la formule de l’arbitrage soit prochainement convoqué devant les juges.

Enfin un recours contre la sentence arbitrale qui a attribué 403 millions d'euro à Bernard Tapie et aux liquidateurs de ses sociétés a été déposé ce vendredi  devant la cour d'appel de Paris par le Consortium de réalisation – CDR –  qui dès le 4 juin s'était constitué partie civile pour disposer de l’accès au dossier d'instruction et connaître les conditions dans lesquelles le 7 juillet 2008, l'arbitrage avait été rendu.

Ce recours s’appuie sur l'article 1491 du code de procédure civile – avant révision en 2011 –  qui dispose que « le recours en révision n'est ouvert que pour l'une des causes suivantes : s'il se révèle, après le jugement, que la décision a été surprise par la fraude de la partie au profit de laquelle elle a été rendue ; s'il a été jugé sur des pièces reconnues ou judiciairement déclarées fausses depuis le jugement ; s'il a été jugé sur des attestations, témoignages ou serments judiciairement déclarés faux depuis le jugement ».

Dans son communiqué le CDR indique  « les investigations menées par la brigade financière sous le contrôle de trois juges d'instruction et du parquet ont révélé au CDR l'existence d'indices graves et concordants permettant de considérer que l'arbitrage a été entaché de fraude »

Dans l’hypothèse où il était renvoyé en correctionnelle à l'issue de l'instruction, et condamné pour le chef « d'escroquerie en bande organisée », Bernard Tapie, qui disait il y a quelques jours encore « qu’il n’avait rien à foutre de sa convocation »,  pourrait se voir infliger  une des peines les plus dures encourues pour un délit : au maximum dix ans de prison et une amende d'un million d'euros, sans compter le remboursement des 403 millions d’euros en litige.

 

19/06/2013

De Mitterrand à Sarkozy, le révélateur Tapie!

13 JUIN 2013 Par LAURENT MAUDUIT

Mis en difficulté avec l'affaire Cahuzac, les socialistes ont 

Bernard Tapie, Nicolas Sarkozy, Les années Fric, Claude Bartolone, Elf, Pechiney Triangle, Adidas, Crédit Lyonnais, François Bayrou, Modem, escroquerie en bande organisée, scandale Tapie, Christine Lagarde, affaire d'état,

trouvé avec le scandale Tapie une opportunité de contre-attaque pour dénoncer l'affairisme qui avait cours sous le précédent quinquennat. En chœur, tous les hiérarques de la Rue de Solferino dénoncent donc à qui mieux mieux cette « affaire d'Etat »

Bernard Tapie, Nicolas Sarkozy, Les années Fric, Claude Bartolone, Elf, Pechiney Triangle, Adidas, Crédit Lyonnais, François Bayrou, Modem, escroquerie en bande organisée, scandale Tapie, Christine Lagarde, affaire d'état,

Ils se font un malin plaisir de souligner qu'elle va nécessairement éclabousser Nicolas Sarkozy, à l'origine des instructions qui ont conduit au désormais célèbre arbitrage et aux 403 millions d'euros perçus sans doute indûment par Bernard Tapie. 

Au risque de jouer les rabat-joie, il faut pourtant dire les choses telles qu'elles sont : les dignitaires socialistes n'ont aucune raison de tirer la couverture à eux et de s'attirer les mérites de ce spectaculaire épilogue judiciaire qui est en train de se jouer, avec la mise en examen de l'un des arbitres pour «escroquerie en bande organisée». 

D'abord parce qu'ils n'ont pas joué les premiers rôles Bernard Tapie, Nicolas Sarkozy, Les années Fric, Claude Bartolone, Elf, Pechiney Triangle, Adidas, Crédit Lyonnais, François Bayrou, Modem, escroquerie en bande organisée, scandale Tapie, Christine Lagarde, affaire d'état,dans la bataille pour que la vérité finisse par émerger - le président du MoDem, François Bayrou, a manifesté une pugnacité autrement plus remarquable. Et puis, surtout, les socialistes ont une part de responsabilité dans cette histoire stupéfiante, qu'il est opportun de ne pas oublier.

En quelque sorte, Bernard Tapie fait le pont entre les 

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aspects les plus sombres du mitterrandisme et les traits les plus saillants du sarkozysme. Ou, si l'on préfère, c'est un formidable révélateur de l'affairisme qui avait cours sous le premier, et qui s'est encore accentué sous le second.

L'histoire de Bernard Tapie peut en effet se résumer à ce sidérant raccourci : le scandale, c'est sous François Mitterrand qu'il a commencé, et c'est sous Nicolas Sarkozy qu'il s'est achevé.

Sa bonne fortune, c'est, de fait, sous le second septennat de François Mitterrand que Bernard Tapie a commencé à la connaître.

D'abord parce que les socialistes ont pris à l'époque la responsabilité de le présenter sous les traits d'un entrepreneur modèle, au point de faire de lui un ministre, alors qu'il n'était qu'un aventurier sans trop de scrupule de la vie financière, jouant en permanence sur le registre du populisme. 

Mais il y a encore beaucoup plus grave que cela.

C'est que Bernard Tapie a tiré financièrement avantage de cette courte échelle que lui ont faite les socialistes.

L'homme d'affaires se présente en effet souvent en victime et fait valoir qu'il aurait été floué par le Crédit
lyonnais lors de la revente du groupe Adidas, mais la vérité est tout autre. S'il n'avait pas été protégé par François Mitterrand, il n'aurait jamais profité des bonnes grâces du Crédit lyonnais, qui était à l'époque une banque nationalisée.

On oublie trop souvent que Bernard Tapie n'a jamais engagé le moindre argent personnel - pas un seul centime - lors de sa prise de contrôle, en juillet 1990, du groupe Adidas : c'est la banque publique qui a financé l'opération, en lui faisant un prêt de 1,6 milliard de francs sur deux ans ; prêt que Bernard Tapie n'a jamais été capable de rembourser.

Or, deux ans plus tard, après déjà bien des péripéties, si la banque, à l'époque dirigée par Jean-Yves Haberer,
avait été un établissement normal ; si l'Elysée n'avait pas fait comprendre que Bernard Tapie était sous sa protection et allait bientôt redevenir ministre, l'histoire se serait arrêtée là. 

Le Crédit lyonnais aurait fait jouer les nantissements dont il disposait sur les titres Adidas de Bernard Tapie, et il n'y aurait pas eu de litige commercial les années suivantes. Et il n'y aurait pas eu non plus d'arbitrage seize ans plus tard. 

En somme, Bernard Tapie a profité d'un traitement de Bernard Tapie, Nicolas Sarkozy, Les années Fric, Claude Bartolone, Elf, Pechiney Triangle, Adidas, Crédit Lyonnais, François Bayrou, Modem, escroquerie en bande organisée, scandale Tapie, Christine Lagarde, affaire d'état,faveur indigne d'une démocratie, en 1992, parce qu'il était l'un des protégés de François Mitterrand. Et c'est grâce à cela, sans jamais avoir investi le moindre sou dans Adidas, qu'il a pu, longtemps après, intriguer dans les coulisses du pouvoir 

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sarkozyste.

A bon droit, on peut donc juger sévèrement cette histoire d'arbitrage, dont Nicolas Sarkozy et Christine Lagarde ont pris l'initiative en 2007.

Très sévèrement, surtout si la justice arrive à étayer ce qui est aujourd'hui sa suspicion, à savoir que toute la procédure n'a été, en réalité, qu'une invraisemblable «escroquerie», conduite par une «bande organisée» qui pourrait avoir des ramifications jusqu'à l'intérieur même de l'Etat. 

Mais il ne faut donc pas perdre de vue que ce scandale trouve sa source dans d'autres dérives, celles qu'ont connues les socialistes au début des années 90. Epoque passablement glauque !

C'étaient les «années-fric», les années de «l'argent fou», éclaboussées par une cascade de scandales, du délit d'initiés de Pechiney-Triangle jusqu'aux détournements d'Elf. 

De cette époque lointaine, où Bernard Tapie était le protégé de l'Elysée, il reste d'ailleurs des traces. Car, aujourd'hui encore, quelques socialistes lui sont restés fidèles et défendent sa cause.

A commencer par le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, qui intrigue en 

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permanence en sa faveur. 

En quelque sorte, Bernard Tapie est un trait d'union entre deux époques détestables, où la démocratie était anémiée et l'affairisme, prospère.

En sommes-nous vraiment sortis ?

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Source: Médiapart

 
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