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28/12/2009

Meilleurs Voeux 2010

arton9673-05fc8.jpgL’année 2009 arrive à son terme et, un peu comme une clé viendrait fermer le tiroir où sont rangés nos soucis quotidiens, voilà que les fêtes du nouvel an se pointent et que s’opère à nouveau la magie de ces temps  d’espérance qui nous saisissent année après année depuis notre enfance.

 

2009 avait commencé par une offensive terrestre lancée le 3 janvier dans la bande de GAZA en Palestine. On aurait pu trouver mieux pour démarrer l’an neuf sur cette terre où la nouvelle loi, il y a plus de 2000 ans, demandait aux Hommes de s’aimer les uns les autres.

 

2009 s’achève sur le triste spectacle de jeunes militants/résistants matraqués pour avoir oser faire entendre leur voix à un sommet qui les concernait au premier chef et de l’incapacité des dirigeants politiques à se mettre d’accord pour la préservation du bien commun planétaire.

 

De Gaza à Copenhague en passant par l’interminable sortie de crise, chaque jour annoncée, chaque jour reportée, que peut-il bien nous rester à espérer en ces jours de nouvel an? Les nouvelles du monde pourraient nous inciter à répondre : pas grand-chose.

 

 

899682-1064903.jpgPendant que d’un côté regorgent l’argent et le superflu, dans les pays les plus démunis et les plus pauvres, des millions d’hommes, de femmes, de vieillards et d’enfants peinent à survivre dans l’indifférence générale des puissants de la Terre gavés et armés jusqu’à la gueule.

 

Et pourtant. En cette période, qui voit, au solstice d’hiver, le soleil gagner sur les ténèbres, les hommes de conscience et de bonne volonté, suivant en cela la nature, continuent d’espérer. Ils sont persuadés que le printemps qui vient sera favorable.

 

A cet effet, les uns invoquent leur Dieu, ils prient. Les autres, à leur façon prient aussi, ils font tout simplement des projets d’avenir, des projets à leur mesure. 

 

APress 2.jpgTous ont en commun de finalement continuer de croire en l’avenir. Vaincre la maladie qui accable ou accable un des siens, trouver ou retrouver un emploi, fonder une famille, faire un enfant avec l’être aimé, en adopter un, se réconcilier avec celui dont on n’a pas su garder l’amitié. Chacun à travers ses aspirations avance sur le chemin et se faisant donnent un sens à sa vie.

 

Et puis il y a aussi tous ceux qui rêvent de voir enfin l’équité, la paix, l’amour et la solidarité régner entre les Hommes. Tous ceux là, anonymes ou connus, qui cette année qui vient continueront inlassablement d’agir, l’espoir chevillé au corps de pouvoir faire avancer le Bonheur et le Bien être, font aussi d’une autre manière confiance à la vie et à l’Avenir.

 

A tous, aux vôtres, à ceux qui vous sont chers, en qui vous avez confiance que vous aimez et qui vous aiment je souhaite une belle et bonne année.

 

feu-d-artifice-v-g-tal-2.jpgQue cette année 2010 soit à la hauteur de  vos espérances et vous comble, qu’elle soit riche de bonheurs partagés et d’amitiés fortes et réconfortantes pour les moments plus délicats.

 

 

 Que la Force de la Santé vous porte, que la Sagesse vous accompagne et que la Beauté soit le but et le sens de tous vos engagements.

20:28 Écrit par Bernard FRAU | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gaza, copenhague, vie, bonheur | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

20/09/2009

COPENHAGUE 2009

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Monsieur le Président,


Au mois de décembre de cette année se tiendra à Copenhague le Sommet de l’ONU sur le climat. Confrontés au péril climatique, les dirigeants du monde entier devront parvenir à surmonter leurs divergences d’intérêts de court terme pour se rassembler autour d’un projet politique mondial fondé sur un constat scientifique objectif et ainsi donner une suite au protocole de Kyoto qui soit à la hauteur des enjeux que nous allons devoir tous ensemble affronter dans les décennies à venir. Le résultat de cette conférence dessinera l’avenir climatique de l’humanité. Or comme le rappelait il y a un an le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon, « nous sommes au bord d’une catastrophe si nous n’agissons pas ».


Acteurs reconnus de la protection de l’environnement, des droits humains et de la solidarité internationale, conscients des responsabilités qui sont les nôtres, nous avons décidé pour la première fois de parler d’une seule voix pour vous exprimer publiquement notre préoccupation et vous appeler à agir avec ambition et détermination lors de la Conférence de Copenhague. Au regard de l’ultimatum climatique auquel l’humanité est confrontée aujourd’hui, Monsieur le Président, vous aurez rendez-vous avec l’Histoire en décembre 2009.

Le réchauffement du système climatique est sans équivoque. L’activité humaine en est la cause. Ses impacts se font déjà ressentir en différents points du globe, notamment par la multiplication des catastrophes climatiques. Si nous n’agissons pas maintenant, ils seront sans aucun doute encore plus dévastateurs. C’est le constat sans appel de 2 500 scientifiques du monde entier qui ont reçu collectivement le Prix Nobel de la Paix en 2007 pour leurs travaux sur le phénomène des changements climatiques. Depuis, de nouveaux éléments scientifiques montrent, chaque jour, que le climat se dérègle au-delà des prévisions les plus pessimistes, avec des conséquences bien plus précoces que prévues et d’ores et déjà visibles.


S’il est encore difficile d’évaluer avec précision l’amplitude des impacts, le danger est en revanche déjà certain. Ecosystèmes ravagés, variabilité climatique extrême, hausse du niveau des océans… : les premières victimes de ces catastrophes en chaîne sont les populations déjà vulnérables en Afrique subsaharienne, en Asie centrale, du Sud Est ou dans de nombreux pays insulaires. La sécurité alimentaire, l’accès à l’eau ou à la terre sont gravement menacés et des centaines de millions de personnes risquent d’être poussées à l’exode, grossissant les rangs de ceux que l’on nomme les « réfugiés climatiques ». Dans un monde de crises, nous craignons que la guerre, l’autoritarisme, les inégalités, la misère  et la souffrance humaine prennent encore un peu plus le pas sur la paix, la dignité humaine et la démocratie.


L’urgence climatique nous commande donc d’agir à la hauteur des périls qui sont devant nous. Nous maîtrisons déjà la plupart des technologies nécessaires pour relever le défi d’un mode de développement qui intègrerait à sa juste mesure l’impératif climatique. De plus, cette rupture avec un modèle de développement hérité d’un passé révolu recèle des opportunités d’économies, d’emplois et d’innovations considérables. Encore faut-il que nous prenions la décision politique de le faire.


Tout d’abord, il faut impérativement parvenir à stopper la croissance des émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici à 2015 avant de les faire décroitre. C’est la seule voie pour limiter le réchauffement des températures bien en-dessous de 2°C, seuil au-delà duquel la capacité à s’adapter de nos sociétés et des écosystèmes est menacée. Pour ce faire, Les pays industrialisés, dont la France, doivent s’engager collectivement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40% d’ici à 2020 par rapport à 1990.

Mais cela ne sera pas suffisant. Les pays en développement doivent, eux aussi, mettre en place les politiques industrielles, énergétiques et agricoles qui limiteront la croissance de leurs émissions avant de les réduire, sans compromettre leur légitime aspiration au développement économique et social. L’accord de Copenhague devra permettre à ces pays d’évoluer vers des modèles sobres en carbone. Il devra aussi leur permettre de s’adapter aux conséquences inévitables du changement climatique.


Pour nombre d’entre eux, en particulier les plus vulnérables, ces actions ne pourront se faire sans le soutien financier et technique des pays industrialisés. Les besoins d’ici à 2020 sont évalués à plus de 100 milliards d’euros par an. C’est moins de 10% des dépenses militaires mondiales.

Responsables de la majorité des émissions de gaz à effet de serre aujourd’hui dans l’atmosphère, munis de capacités d’action plus fortes, les pays industrialisés portent la responsabilité morale, légale et économique de mener le combat contre le dérèglement du climat. Monsieur le Président, vous vous devez de prendre la tête de ce combat qui est sans aucun doute l’enjeu de ce siècle. Notre avenir commun dépendra dans deux cents jours des choix politiques qui seront faits.

 

Serge Orru, WWF-France
Pascal Husting, Greenpeace France
François Danel, Action contre la Faim
Olivier Braunsteffer
, Care France

Souhayr Belhassen, FIDH
Nicolas Hulot, Fondation Nicolas Hulot
Anne Bringault, Les amis de la terre
Michel Bruguière
, Médecins du Monde

Luc Lamprière, Oxfam France Agir Ici
Sandrine Mathy, Réseau Action Climat
Michel Roy, Secours Catholique

 

 

 

 

 

 

11:20 Écrit par Bernard FRAU dans 4. Mes engagements | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : sommet, onu, copenhague, climat, gaz, effet de serre | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

 
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